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vendredi 14 novembre 2014

Projet Noemi 3 – phrases 55-61

Han pasado ya varios años. Mi hermana y yo pudimos ir a la universidad. No ejercemos, sin embargo. Con ellos ya retirados, optamos por continuar el negocio familiar. Mirando y calmando, saliendo y entrando. Otorgando nuevos puntos de vista. Y callando cuando hay que hacerlo.

Traduction temporaire :
Bien des années ont passé. Ma sœur et moi, nous pûmes aller à l'Université. Cependant, aucun de nous n'exerce aujourd'hui dans son domaine. Une fois nos parents à la retraite, nous décidâmes de reprendre l'affaire familiale. Observant et rassurant, entrant et sortant, offrant de nouveaux points de vue, mais aussi, nous taisant quand cela est nécessaire.

Projet Émilie 5 – phrases 229-248

Con pasos lentos y sin retirar la mano de su pecho, la señora Ema giró alrededor del acoplado. Las respiraciones acompasadas del tigre y la tigresa dormidos llenaban el galpón. Los zapatos con suela de goma de la señora Ema no hicieron ningún ruido al caminar sobre el polvo del piso. Duilio carraspeó y escupió hacia afuera.
¡Shhh!, exclamó la señora Ema. ¡Los va a despertar!
¿A quién? ¿A éstos? Éstos hasta mañana no se enteran de nada, dijo Duilio y metió un brazo por entre los barrotes, subió los belfos del tigre y lo tomó por uno de sus colmillos.
Le va a arrancar la mano, pensó la señora Ema. Ahora el tigre se va a despertar, va pegarle un zarpazo y le va a arrancar la mano. Duilio hizo como si quisiera aflojar el colmillo. La cabeza del tigre se movió sin oponer resistencia.
Déjelo, no sea molesto, dijo la señora Ema.
¿Quiere tocarlos?, preguntó Duilio.
Me da miedo. Con verlos así de cerca a mí ya me alcanza.
Venga, tóquelos, dijo Duilio.
¿Se puede?
Sí, claro.

Traduction temporaire :

À pas lents et sans ôter la main de sa poitrine, madame Ema contourna la remorque. Les respirations régulières du tigre et de la tigresse endormis emplissaient la remise. Les chaussures à semelle en caoutchouc de madame Ema ne firent aucun bruit lorsqu’elle foula la poussière sur le sol. Duilio se racla la gorge puis cracha vers l’extérieur.
Chuuuut ! s’exclama madame Ema. Vous allez les réveiller !
Qui donc ? Eux ? Ils ne s'apercevront de rien jusqu’à demain, déclara Duilio avant de passer un bras entre les barreaux pour soulever les babines du tigre et toucher un des crocs.
Il va lui arracher la main, pensa madame Ema. Le tigre va se réveiller, lui mettre un coup de griffe et lui arracher la main. Duilio fit mine de vouloir faire bouger le croc. La tête du tigre remua sans opposer la moindre résistance.
Laissez-le, arrêtez de l’embêter, ordonna madame Ema.
Voulez-vous les toucher ? demanda Duilio.
Ça me fait peur. Les voir d'aussi près me suffit.
Allons, touchez-les, insista Duilio.
Je peux ?
Oui, bien sûr.

Projet Aurélie 0 – phrases 5-11

En Sao Paulo, no sabíamos dónde íbamos. Nada importaba. El amor a primera vista era una tormenta devastadora.
Las cosas cambiaron, él golpeaba, insultaba, para que aprendas, me decía.
- Chilena subdesarrollada, para que aprendas, moretones y hematomas por todo el cuerpo, niña mal educada.
Huí por Brasil y Uruguay. Cartas amenazantes me perseguían. Nunca las contesté y jamás me alcanzaron.

Traduction temporaire :

À Sao Paulo, nous ne savions pas où nous allions. Rien n’importait. L’amour, à première vue, était une tempête dévastatrice.
Les choses changèrent, il me battait, m’insultait, pour que tu apprennes, me disait-il.
— Chilienne sous-développée, pour que tu apprennes, bleus et hématomes sur tout le corps, gamine mal élevée.
Je fuis au Brésil et en Uruguay. Des lettres menaçantes me poursuivaient. Jamais je n’y répondis et jamais elles ne m’atteignirent.