lundi 19 octobre 2015

Projet Chloé T 2 – phrases 81-86

A los tres meses de trabajar en la planta media lo ascendieron a la cátedra de argumentos.
Allí era amplia la oficina, tenía aire acondicionado, untaban las medialunas con membrillo de manzana y podía pedir café cuantas veces quisiera. Los autores lo saludaban cuando lo veían por el pasillo, una tarde hubo alguien, incluso, que le estrechó las manos con fuerza y casi le da un abrazo.
A la salida de la fábrica dejó a la descriptora plantada y se fue a un concierto de rock con la arquitecta de escenas. Compraron entradas afiches, pullovers, Coca Cola y rositas de maíz. Cuando terminó el concierto alquilaron un Mustang naranja para cruzar la ciudad, en cada gasolinera se abastecieron de cerveza y combustible.

Traduction temporaire :
Après avoir travaillé trois mois à l'étage du milieu, on le fit monter au département des intrigues. Là, le bureau était spacieux, il y avait la climatisation, les croissants étaient recouverts de gelée de pomme et l'on pouvait demander du café autant de fois que l'on voulait. Les auteurs lui disaient bonjour lorsqu'ils le croisaient dans le couloir ; un après-midi, quelqu'un lui serra même la main vigoureusement et lui donna presque l'accolade. En sortant de l'usine, il planta l'experte en description et s'en alla à un concert de rock avec l'architecte de séquences. Ils achetèrent des billets, des affiches, des tee-shirts, du Coca-Cola et du pop-corn. À l'issue du concert, ils louèrent une Mustang orange pour traverser la ville ; à chaque station essence, ils faisaient le plein de bières et de carburant.

Projet Chloé 12 – titre + phrase 1

Ulises Gutiérrez Llantoy (Pérou)

The Cure en Huancayo

Para «Los Grillos de Medianoche»


Había solo una manera de llegar indemne a casa: caminar en fila india por el centro de las calles, ondeando una bandera blanca, y encomendarse a «Justo Juez», el santo de mi madre, para no encontrarse en el camino con un pelotón de terrucos o una patrulla del Ejército.

Traduction temporaire :

Ulises Gutiérrez Llantoy (Pérou) 

The Cure à Huancayo 

Pour « Les Grillons de Minuit » 


Il n'y avait qu'un seul moyen d'arriver indemne à la maison : marcher en file indienne au milieu des rues, en faisant flotter un drapeau blanc, et s'en remettre à « Justo Juez », le saint patron de ma mère, pour ne pas rencontrer en chemin un peloton de terroristes ou une patrouille de l'armée.

samedi 17 octobre 2015

Projet Fanny – phrases 160-174

—Ros, puedo explicártelo —dijo como única respuesta.
—¿Explicármelo? ¿Qué clase de bromas macabras estás acostumbrado a hacer? ¿Cómo esperabas que reaccionase yo? —su tono iba elevándose a cada pregunta—. ¿La tenías guardada para Halloween, o para mi cumpleaños? ¡Bonita sorpresa!
—No es ninguna broma. Ojalá lo fuese.
—¿Entonces, Josef? ¡Mira la puta foto y dime porqué has montado algo así! —Arrancó la fotografía de la mano de él, golpeándola contra su cara conforme se iba encendiendo de ira más y más—. ¿Se puede saber cuándo has hecho el montaje, cómo y por qué? Joder, ¡es la broma de peor gusto que me han hecho en mi puta vida!
—Te repito que no es una broma, ni un montaje. —Cogió con fuerza la mano de ella para parar los golpes—. Roslin, esa eres tú.

Traduction temporaire :

— Ros, je peux t'expliquer, dit-il pour seule réponse.
— M'expliquer ? Quel genre de blagues macabres as-tu l'habitude de faire ? Comment voulais-tu que je réagisse ? Son ton montait à chaque question. Tu la gardais pour Halloween, ou pour mon anniversaire ? Quelle bonne surprise !
— Ce n'est pas une blague. Si seulement s'en était une…
— Alors, Josef ? Regarde cette foutue photo et dis-moi pourquoi tu as fabriqué un truc pareil ! Elle lui arracha la photographie des mains et lui frappa le visage avec, de plus en plus fort, au fur et à mesure que sa colère augmentait. On peut savoir quand tu as fait ce montage, comment et pourquoi ? Merde, c'est la blague de plus mauvais goût qu'on ait pu me faire de toute ma putain de vie !
— Je te répète que ça n'est ni une blague, ni un montage. Il prit sa main avec force pour arrêter les coups. Roslin, c'est toi.

Projet Marine 5 – phrases 92-96

Verla y estallar fueron una sola cosa.
-¡La puta madre che! ¡la van a ver morirse un día y se van a seguir cagando de risa, manga de cabrones!
Le queríamos explicar que nadie se estaba riendo, que teníamos miedo de tocarla y que se rompiera; pero no nos escuchaba.
La levantó del piso, le sacudió el vestido y la llevó sosteniéndola y acariciándole el pelo hasta su cama.
-Gracias papá- dijo ella cuando le sacó los zapatos y le acomodó las sábanas.

Traduction temporaire :
La voir, c'était exploser.
— Putain de merde ! Un jour, vous allez la regarder crever et vous continuerez à vous pisser dessus de rire, bande d'enfoirés !
Nous voulions lui expliquer que personne ne riait, que nous avions peur de la toucher et qu'elle se brise ; mais il ne nous écoutait pas. Il la releva, lui lissa sa robe et la porta jusqu'à son lit en la câlinant.

— Merci, papa, dit-elle quand il lui retira ses chaussures et la borda.

vendredi 16 octobre 2015

Projet Morgane 13 – phrases 69-80

La guerra entre hermanos es una maldición del diablo. Significa la destrucción del amor a Cristo y la negación de Dios. El hombre debe entender que nada ni nadie está ni estará por encima del respeto a la vida, que es un don del cielo. Dios es primero, dijo el cura. La Patria y el Partido están sobre el hombre, prevalecen sobre todas las cosas, sobre la vida, sobre la religión, sobre la familia. Para poder entender a Dios es necesario saber comprender al Partido. El hombre es roca y aliento. No podremos separarlos jamás. Ese es su destino, de manera especial en cualquier país pequeño como el nuestro. !Vive Dios pero también vive el Partido. ¡Viva el Partido, gritó el Demóstenes. El edil se concretó a dar las muestras de pesar y a cubrir el costo de los gastos del cementerio.

Traduction temporaire :
La guerre entre frères est une malédiction du diable. Elle signifie la destruction de l'amour du Christ et la négation de Dieu. L'homme doit comprendre que rien ni personne n'est ni ne sera au-dessus du respect de la vie, ce don du ciel. Dieu est premier, affirma le curé. La Patrie et le Parti sont plus grands que l'homme, ils prévalent sur toute chose, sur la vie, sur la religion, sur la famille. Afin de comprendre Dieu, il est nécessaire de comprendre le Parti. L'homme est le roc, le courage. Nous ne pourrons jamais les dissocier. Tel est son destin, particulièrement dans un petit pays comme le nôtre. Vive Dieu, mais vive le Parti aussi ! Vive le Parti! cria le Démosthène. Le conseiller se borna à montrer des marques d'affliction et à couvrir les frais du cimetière.

Projet Hadia / Kaina – phrases 39-42

Poderla tocar como allá lejos ella lo hizo con todas las páginas de mis historietas. Son demasiados los estímulos, infinidades de canales, ya no existe esa relación espiritual de antaño. Ahora el espacio-tiempo que ella me dedica todas las tardes frente al televisor, me lo disputan docenas de programas que ella puede recorrer fácilmente gracias a la facilidad del control remoto. ¡Una verdadera manía que oxida más y más ese engranaje psíquico y afectivo del hombre llamado necesidad de información!

Traduction temporaire :
Pouvoir la toucher comme elle l'avait fait, là-bas, au loin, avec toutes les pages de mes bandes dessinées. Les stimulants, infinités de chaînes, sont trop nombreux ; cette relation spirituelle d'autrefois n'existe plus. Désormais, l'espace-temps qu'elle me consacre tous les après-midi devant la télévision m'est disputé par des douzaines d'émissions qu'elle peut parcourir facilement grâce à l'usage de la télécommande. Une vrai manie que rouille de plus en plus cet engrenage psychique et affectif de l'homme appelé nécessité d'information !

mercredi 14 octobre 2015

Projet Nancy 5 – phrases 4-11

La caja del cuerpo acompaña el avance, y la cabeza también: toda la fábrica del hombre cumple una actitud de manera fácil, hasta armoniosa. Ahora asienta el otro pie en el suelo. El caminar de este hombre es normal; camina desde hace veinte años, treinta años. Hay ritmo en la marcha de un hombre. Pero he aquí que este hombre asienta ahora el taco de su botín sobre una cáscara de fruta. No se ha producido el ruidito seco contra la baldosa; se oye más bien un chirrido un tanto apagado pero silbante, y en seguida se percibe con nitidez el golpe de la masa humana contra el suelo. El resbalón, rápido y traicionero, hizo perder línea, medida, ritmo y armonía. El hombre, al caer, movió sus brazos como un pelele.

Traduction temporaire :

Sa cage thoracique accompagne le mouvement, sa tête aussi : l'ensemble de la machine de cet homme adopte une attitude avec facilité, avec harmonie même. À présent, il pose l'autre pied. Sa marche est normale ; il marche depuis vingt, trente ans. Il y a du rythme dans les pas d'un homme. Or, voici qu'il pose soudain le talon de sa botte sur la coque d'un fruit. Le petit bruit sec contre le pavé n'a pas claqué ; à la place, on entend un cri un peu étouffé mais sifflant, et sur-le-champ, on perçoit nettement le choc de la masse humaine contre le sol. La chute, rapide et traître, lui a fait perdre la ligne, la mesure, le rythme et l'harmonie. En tombant, l'homme a agité ses bras comme un pantin.

Projet Marjorie – titre + phrase 1

Manuel Alonso (Puerto Rico)

La linterna mágica

Una de las cosas que distinguen mi carácter, y que en él sirven de contraste a ciertos arranques impetuosos, es la grandísima flema con que muchas veces me detengo, aun en los parajes más públicos, a mirar objetos que son tenidos por la gente de frac y levita como indignos de llamar su atención; así no es extraño hallarme con tamaña boca abierta parado delante de una tienda de estampas contemplando una testa contrahecha de Napoleón, un Gonzalo de Córdoba patituerto o un Luis XIV jorobado, y allí me estoy largo rato para despedirme después con una sonrisa: tampoco es raro el verme detenido en medio de una calle, estorbando, si es menester, a los que pasan, para oír la ensarta de disparates con que un ciego publica el romance nuevo, donde se da razón de la batalla sangrienta de los doce Pares de Francia contra los moros mandados por don Juan de Austria.

Traduction temporaire :

Manuel Alonso (Puerto Rico)

La lanterne magique

L’un des traits de mon caractère qui compense certains de mes débordements impétueux est le très grand flegme avec lequel je m’arrête souvent, y compris dans les endroits les plus fréquentés, pour regarder des objets considérés comme indignes d'attirer l'attention aux yeux des gens vêtus de queues-de-pie et de redingotes. Voilà pourquoi il n’est pas surprenant de me trouver en arrêt, bouche bée, devant une boutique d’estampes, en train de contempler une tête difforme de Napoléon, un Gonzalo de Córdoba cagneux ou un Louis XIV bossu ; j’y reste un long moment avant de m’en aller, un sourire aux lèvres. Il n'est pas rare non plus de me voir arrêté au milieu d'une rue, gênant au besoin les passants, pour écouter le flot de bêtises avec lequel un aveugle annonce une nouvelle idylle, où a lieu la bataille sanglante des douze Pairs de France contre les maures envoyés par Jean d'Autriche. 

mardi 13 octobre 2015

Projet Marine 5 – phrases 82-91

-Digale a mi mamá que me perdone, padre, por favor!-Perdóneme usted también!
Se apretó los ojos con mucha fuerza y el llanto se convirtió en sacudidas.
Arrodillada ahí, toda remordimientos, parecía una estatuita de pesebre. El pelito blanco, las manitos de laucha, los zapatitos mínimos.
Antonio llegó a los gritos.
-Che! Han dejado el mate acá y se enfrió!
-Shhhhh! Vení, le susurré mientras lo llevaba al patio de atrás a los tirones.

Traduction temporaire :
— Dites à maman de me pardonner, s'il vous plaît, père ! Pardonnez-moi, vous aussi !
Elle appuya très fort sur ses yeux et fut secouée de sanglots. À genoux, là, rongée par les remords, elle ressemblait à un santon. Ses fins cheveux blancs, ses petites mains de souris, ses minuscules chaussures.
Antonio arriva en criant.
— Hé ! Vous avez laissé le maté ici et il a refroidi !

— Chut ! Viens, lui chuchotai-je en l'emmenant rapidement dans la cour de derrière.

Projet Élodie 10 – phrases 148-154

Entonces la agarré por el pescuezo como si fuera su madre, la coloqué bajo la axila y apreté con fuerza para que no se soltara. ¿Matar a la gata?, me detuve de pronto, vaya una estupidez, y me puse a llorar aunque, a ratos, sus maullidos se oyeran más que los míos. Trágatelos, tonta. Y así entramos en aquel parque. Todo lo demás lo recuerdo de forma vaga. Estaba harta de mi hambre y de Micaela y sé que dejé a la gata sobre unas escaleras que daban a una calle cortada, solo había coches aparcados. Y sé que mi gata husmeaba el aire de la calle.

Traduction temporaire :
Alors, je l'attrapai par le cou comme si j'étais sa mère, la mis sous mon bras et serrai fort pour ne pas qu'elle s'échappe. Tuer ma chatte ? Soudain, je m'arrêtai, quelle stupidité ! Je commençai à pleurer. Parfois, ses miaulements s'entendaient plus que mes sanglots. Ravale-les, idiote. Sur ce, nous entrâmes dans le parc. Tout le reste, je ne m'en souviens que vaguement. J'en avais marre de ma faim et de Micaela et je sais que j'abandonnai la chatte sur des marches qui donnaient sur une voie sans issue où il n'y avait que des voitures garées. Et je sais que ma chatte humait l'air de la rue.

lundi 12 octobre 2015

Projet Pablo / Chloé – phrases 67-73

IV

El traficante lucía previsiblemente abominable. Estaba sentado sobre una especie de tanque de deshechos y fumaba distraídamente algo cuya composición desconozco (afortunadamente). Tenía puesto un sobretodo tan oscuro como la noche que nos rodeaba, la cual parecía ansiosa por devorarnos. Al verme no preguntó nada, me miró con sus ojos vidriosos, inyectados en sangre, y aguardó. Le di mi nombre, el nombre falso con el cual lo había contactado a través de la grilla. Y entonces sonrió. Una sonrisa de dientes manchados y torcidos, separados entre sí por un vacío con olor a muerte.

Traduction temporaire :


IV

Le trafiquant avait une apparence abominable, comme il fallait s'y attendre. Il était assis sur une espèce de cuve de déchets et fumait distraitement quelque chose dont j'ignore la composition (heureusement). Il portait un par-dessus aussi sombre que la nuit qui nous entourait, apparemment impatiente de nous dévorer. Lorsqu'il me vit, il ne demanda rien ; il me regarda de ses yeux vitreux, injectés de sang, et attendit. Je lui dis mon nom, le faux nom avec lequel je l'avais contacté par l'intermédiaire de la grillonne. Il sourit. Un sourire avec des dents tachées et tordues, séparées entre elles par un vide à l'odeur de mort.

Projet Chloé T 2 – phrases 77-80

En la planta media la gente era menos áspera. Hizo algunos amigos, salió a un par de fiestas. Conoció a una chica del Área Descriptiva, según los comentarios era la mejor descriptora de edificios de toda la fábrica, la invitó a cenar a un restaurant de comida tailandesa donde gastó sin miramientos todos sus ahorros. Pidieron el mejor vino tinto, el camarero los atendió con exagerada amabilidad, el barman no les quitaba la vista de encima. Joe se sintió un poco contrariado, pero al rato se fue acostumbrando y con el postre ya se sentía el hombre más importante de la ciudad.

Traduction temporaire :
Au rez-de-chaussée, les gens étaient moins revêches. Il se fit quelques amis et participa à deux ou trois fêtes. Il rencontra une fille du Service Descriptif qui, à ce qu'on disait, était la spécialiste pour la description des bâtiments. Il l'invita à dîner dans un restaurant thaïlandais, où il dépensa sans compter la totalité de ses économies. Ils commandèrent le meilleur vin rouge ; le serveur s'occupa d'eux avec une amabilité exagérée, le barman ne les quittait pas des yeux. Joe se sentit un peu agacé, mais très vite il s'habitua et, arrivé au dessert, il se sentait l'homme le plus important de la ville.

samedi 10 octobre 2015

Projet Elena 12 – phrases 147-155

Mi padre me ha enseñado a pensar que el individuo tiene que ser fuerte y el Estado débil. No puede entusiasmarme una teoría donde un Estado, un planeta, sea más importante que un individuo. Las dictaduras fomentan la opresión y el servilismo. Las dictaduras fomentan la crueldad. Más abominable es el hecho de que fomentan la idiotez. ¿Y cómo es que anda caminando por acá? Los argentinos estamos mejor dotados para la amistad que para el amor o el parentesco ¿Dice que esta es su prisión? Esos Hados no le habrán deparado que me tocará a mí el papel de carcelero, ¿no?

Traduction temporaire :
Mon père m'a appris à considérer que l'individu est fort tandis que l’État est faible. Une théorie qui proclame qu'un État, ou une planète, est plus important que l'individu ne peut guère m'enthousiasmer. Les dictatures favorisent l'oppression et la servitude. Les dictatures favorisent la cruauté. Encore plus abominable, elles favorisent l'idiotie. Comment se fait-il que vous vous promeniez par ici ? Nous, les Argentins, nous sommes plus doués pour l'amitié que pour l'amour ou pour les liens familiaux. Vous dites que c'est votre prison ? Ces Divinités ne vous ont-elles pas réservé un sort où j'aurais le rôle du bourreau, si ?

jeudi 8 octobre 2015

Projet Fanny – phrases 150-159

—Ros… ¿De dónde has sacado esto? —El tono era suave, conciliador…
Ella seguía sin apartar la mirada de la foto.
—¿Cuándo? —tan solo eso pudo pronunciar ella, muy bajito.
—Mira, no sé de dónde has sacado esta foto pero…
—¿Y tú de dónde crees que la he sacado? —le interrumpió ella—. Eres el único que sabe dónde estaba, ¿en serio tienes que preguntarlo?
Josef se había quedado sin palabras, solo respiraba lenta y pesadamente, sin apartar los ojos de ella y sin soltar la fotografía, aún en su mano. Mil historias pasaban por su mente, mil disculpas, mil explicaciones… Pero sabía que ella no creería ninguna.

Traduction temporaire :

— Ros… Où as-tu trouvé ça ? Le ton était doux, conciliant…
La jeune fille ne quittait pas la photo des yeux.
— Quand ? Elle ne put prononcer que ce mot, très bas.
— Ecoute, je ne sais pas où tu as trouvé cette photo, mais…
— Et tu crois que je l'ai sortie d'où ? l’interrompit-elle. Tu es le seul qui sait où elle était. Tu veux vraiment que je te réponde ?
Josef était resté sans voix. Il respirait lentement et lourdement, sans éloigner son regard de Roslín et sans lâcher le cliché. Mille histoires passaient dans son esprit, mille excuses, mille explications… Il savait qu'elle n'en croirait aucune.

mercredi 7 octobre 2015

Projet Sabrina 4 – phrases 6-9

Desde el manto de algas donde se había detenido para observarme, ¡zas!, con un movimiento fulminante surcó los dos metros que nos separaban para devorar mi ojo derecho. Eso fue lo último, grande y feroz, que vi con él. Ahora solo cuento con el izquierdo; pero este apenas percibe sombras: el golpe que me condujo hasta estas profundidades lo dañó severamente. Así, pues, solo me queda aguzar el oído. Estoy añorando mi ojo derecho, mi ojo miope, que hacía varios años había perdido la capacidad de avistar con nitidez las cosas lejanas, que se irritaba seguido en los días soleados, que sí requería una lentilla para mostrarme los vaivenes del mundo con alta definición.

Traduction temporaire :
Depuis la couche d'algues où il s'était arrêté pour m'observer, vlan !, en un éclair, il franchit les deux mètres qui nous séparaient pour venir dévorer mon œil droit. Ce fut la dernière image, grande et féroce, que je vis grâce à lui. Maintenant, je ne peux compter que sur le gauche ; mais c'est à peine s'il perçoit les ombres : le coup qui m'a conduit jusqu'à ces profondeurs l'a sévèrement abîmé. De sorte qu'il ne me reste plus qu'à aiguiser mon oreille. Je regrette mon œil droit, mon œil myope qui, auparavant, avait perdu la capacité à distinguer de loin avec netteté ; cet œil qui s'irritait vite les jours ensoleillés, qui avait vraiment besoin d'une lentille pour me montrer les aléas du monde en haute définition.

Projet Johanna – phrases 182-186

Por la columna de la niña trepa de pronto un terror indecible. No se ha percatado de hace cuánto rato apareció. Está detrás de ella, siente su respiración peinando su nuca. Así que antes de apartarse y ponerse a resguardo, soporta en todo la espalda, como una descarga eléctrica, el feroz puñetazo que su hermano le propina. Es un puñetazo que le quita momentáneamente la respiración. La niña gime y se echa a llorar.

Traduction temporaire :
Une terreur indicible grimpe soudain le long de la colonne vertébrale de la petite fille. Elle ne sait pas depuis combien de temps il est là. Il est derrière elle, elle sent son souffle qui effleure sa nuque. Alors, avant de s'écarter et de se mettre à l'abri, elle encaisse, telle une décharge électrique, le coup de poing féroce que son frère lui assène dans le dos. Un coup de poing qui lui coupe momentanément la respiration. La fillette gémit et se met à pleurer.

Projet Élise 3 / Sonita – phrases 315-324

—¡Ahora!
—Tu diestra, Yahvé, ha aplastado al enemigo con la grandeza de tu poder.
Acompañó el latigazo destinado al blando con dos escupidas de ácido a los ojos del agresor del exoprot, y por una vez tuvo suerte, porque la visera no cubrió el ataque. Tal vez ese modelo en particular no tenía visera, pero no parecía el momento oportuno para hacer conjeturas.
—¡Hijo de puta! —exclamó uno de los dos. Zebrel no fue capaz de determinar cual de ellos, con lo que quedaba demostrado que a la hora de la verdad se terminaban las sutilezas bíblicas. Pero no sólo fue el grito. El exoprot dio un salto prodigioso y chocó contra la armadura de Zebrel, derribándolo. Hubo un golpe y un crujido metálico; las voces se apagaron y se oyeron zumbidos y vibraciones. Luego, antes de la oscuridad, un aleteo.

Traduction temporaire :

— Maintenant !
— Ta main droite, Yahvé, a écrasé l’ennemi grâce à la grandeur de ton pouvoir.
Il accompagna le coup de fouet destiné au gringalet de deux jets d’acide dans les yeux de l’agresseur de l’exoprot. Et, pour une fois, il eut de la chance : la visière ne le protégea pas. Peut-être ce modèle en particulier n'en était-il pas équipé, mais ça ne semblait pas le moment pour les conjectures.
— Fils de pute ! s'exclama l'un des deux.
Zebrel ne put pas déterminer lequel ; preuve que le moment de vérité venu, l'heure n'était plus aux subtilités bibliques.
Mais, ce ne fut pas uniquement le cri. L'exoprot fit un bond prodigieux et heurta l'armure de Zebrel, l'envoyant par terre. Il y eut un coup suivi d'un craquement métallique ; les voix s'éteignirent puis on entendit des bourdonnements et des vibrations. Avant l'obscurité, il perçut un battement d'ailes.

Projet Nathalie – phrases 72-77

¿Se enteró?, le dijo el Chibuto a doña Silvia, que la Guillermina mandó madrear a los hamburgueseros de la Alameda para poner dos puestos más de santacloses. Ya valió madre, dijo doña Silvia. Ya valiste madre, dice el Moreno. Todavía jadeando, lo inmoviliza con el peso de su cuerpo y le aprieta el cuello con una mano como zarpa. Toma aire. En su mirada hay rencor, pero sonríe.

Traduction temporaire :
Vous êtes au courant que Guillermina a fait virer les employés du fast-food de la Alameda pour installer deux stands de Noël supplémentaires à la place ? demanda le Barbu à doña Silvia. On n'en avait rien à cirer, répondit doña Silvia. T'en avais rien à cirer, corrige le Basané. Haletant toujours, il l'immobilise sous le poids de son corps et, sa main comme une griffe, lui serre le cou. Il prend une inspiration. Il y a de la rancœur dans son regard, mais il sourit.

Projet Loïck 9 – phrases 48-56

-Vamos, acaba de subir. Siéntate dentro y cierra la portezuela.
-No, señor -dijo con entereza-. Yo no tengo derecho a ir dentro, como un señorito. Aqui, y gracias, pues no tengo dinero.
Y con la firmeza de un testamdo se mantuvo en su puesto.
Yo estaba sentado junto a él; mis rodillas, en su espalda. Entraba en el departamento un verdadero huracán. El tren coma a toda veloci­dad; sobre los yermos y terrosos desmontes resbalaba la mancha roja y oblicua de la abierta portezuela, y en ella, la sombra encogida del des­conocido y la mia. Pasaban los postes telegráficos como pinceladas amarillas sobre el fondo negro de la noche, y en los ribazos brillaban un instante, cual enormes luciérnagas, los carbones encendidos que arrojaba la locomotora.

Traduction temporaire :

— Allons, monte ! Assieds-toi et ferme la portière.
— Non, monsieur, répliqua-t-il avec fermeté. Moi, je n'ai pas le droit d'aller à l'intérieur, comme les riches. Ici, et ça suffit bien, parce que je n'ai pas d'argent. Et avec la fermeté des têtus, il resta à sa place.
J'étais assis à côté de lui ; mes genoux contre son dos. Un véritable ouragan entrait dans le compartiment. Le train allait à toute vitesse ; la tache rouge et oblique de la porte ouverte glissait sur les remblais nus et terreux, et sur cette porte, l'ombre étroite de l'inconnu, et la mienne. Les poteaux télégraphiques défilaient, on aurait dit des coups de pinceau jaunes sur le fond noir de la nuit, et sur les dénivelés, ils brillaient l'espace d'un instant, tels d'énormes vers luisants, semblables aux braises enflammées que recrachait la locomotive.

lundi 5 octobre 2015

Projet Morgane 13 – phrases 64-68

Recuerdo que a tres semanas, después de lo de Juan Muñoz, llegaron en el tren Jacinto Cruz y Pedro Valencia dentro de cajas de pino, estaban cubiertos los cadáveres con la bandera del partido. Al bajar los ataúdes mi madre corrió y preguntó por los nombres. Se persignó y murmuró algo entre labios.
Fue un entierro con muchos asistentes el de estos caídos. El cura Felipe Sánchez en nombre de la Parroquia, y don Luis Moncada, el Demóstenes político del pueblo de San Marcos, improvisaron discursos funerario y patriótico. 

Traduction temporaire :
Je me rappelle que trois semaines après l'histoire avec Juan Muñoz, Jacinto Cruz et Pedro Valencia arrivèrent par le train, dans des cercueils en pin, leurs cadavres recouverts avec le drapeau du parti. En les voyant, ma mère courut demander les noms des victimes. Elle se signa et murmura quelque chose entre ses lèvres. Beaucoup de gens se rendirent à l'enterrement des soldats tombés au combat. Le curé, Felipe Sánchez, au nom de la Paroisse, et don Luis Moncada, le Démosthène politique du village de San Marcos, improvisèrent des discours funéraires et patriotiques.

dimanche 4 octobre 2015

Projet Ludivine / Élise – phrases 289-296

Y Pinó, como Pepito lo llamaba, el niño eterno porque jamás volvió a ser marioneta, entró en la tienda. En su hombro la mariposa, consciente de que en ese momento no le quedaba otra alternativa que demostrarle su apoyo en silencio. Pinó tomó el taburete que, junto con algunas herramientas, constituía el único legado del viejo Gepetto y se puso a trabajar en el coche rojo una vez más. A través de la ventana abierta la estrella iluminaba sus manos arrugadas pero hábiles que cortaban, pulían, pintaban, retocaban el juguete de manera paciente y amorosa.
No estuvo listo hasta semanas más tarde, justo antes de Nochebuena. Esa misma mañana una niña de unos siete u ocho años se paró a admirarlo: ¡un coche de tamaño natural! Jamás en su vida había visto algo tan bonito. Era sencillamente perfecto.

Traduction temporaire :
Alors, Pinó, l'éternel enfant, comme l'appelait Pepito, parce qu'il ne redevint jamais une marionnette, regagna la boutique avec le papillon sur son épaule, conscient qu'à ce moment-là, il ne lui restait pas d'autre choix que de lui témoigner son soutien en silence. Pinó saisit le tabouret qui, outre quelques outils, représentait l'unique héritage du vieux Gepetto, et une fois de plus, se mit à travailler sur la voiture rouge. À travers la fenêtre ouverte, l'étoile illuminait ses mains ridées, et cependant agiles, qui coupaient, polissaient, peignaient, retouchaient le jouet patiemment et amoureusement. Il ne fut prêt que des semaines plus tard, juste avant la nuit de Noël. Ce matin-là, une fillette âgée de sept ou huit ans s'arrêta pour l'admirer : une voiture de taille réelle ! Elle n'avait jamais vu quelque chose d'aussi beau de sa vie. Elle était tout simplement parfaite.

Projet Chloé T 2 – phrases 75-76

El jefe de colectivo le repartía los envíos al jefe de sala y éste a los trabajadores según la calificación de cada cual. De forma general se consideraban tres categorías: Obrero Superior, calificado para construir cualquier tipo de diálogo; Obrero Adecuado, calificado para construir diálogos entre seres sobrenaturales, espíritus celestiales o infernales y cosas con características humanas; Obrero Deficiente, calificado solo para construir diálogos entre dos humanos, preferentemente hombre y mujer.

Traduction temporaire :
Le chef d'équipe portait les livraisons au chef de salle, qui les transmettait à son tour aux employés en fonction des compétences de chacun. De manière générale, on distinguait trois catégories : Employé Supérieur, qualifié pour construire n'importe quel type de dialogue ; Employé Adapté, capable de construire des dialogues entre des êtres surnaturels, des esprits célestes ou infernaux et des choses disposant de caractéristiques humaines ; Employé Déficient, uniquement capable de construire des dialogues entre deux humains, de préférence homme et femme.

Projet Nancy 5 – titre + phrases 1-3

Roberto Mariani (Argentine)

Uno

La caída.

Este hombre camina quizá un tanto apresuradamente. El fragor de la hora en esta calle central impide oír el ruido seco del taco militar contra las baldosas, pero ciertamente camina de modo normal: asienta primero el taco de un pie en el suelo, y después la planta; en seguida efectúa una presión muscular: se alza el talón, y todo el cuerpo presiona sobre la planta, ahora sobre los dedos… Mientras un pie es soporte, el otro va a serlo inminentemente, y mientras no lo sea de modo actual y absoluto, avanza unos quince, unos veinte centímetros.

Traduction temporaire :


Roberto Mariani (Argentine)

Un

La chute.

L'homme marche peut-être un peu vite. À cette heure-ci, le fracas dans la grand-rue couvre le bruit sec du talon de ses chaussures militaires sur le pavé, mais il semble avancer normalement. Il pose d'abord le talon par terre, ensuite, la plante du pied ; aussitôt, il contracte ses muscles, relève le talon, et appuie tout son corps sur la plante, puis maintenant sur les doigts… Pendant qu'un pied est un support, l'autre s'apprête à le devenir, et tant qu'il ne l'est pas vraiment et de manière absolue, il progresse de quinze à vingt centimètres.

Projet Agathe 6 – phrases 7-12

— ¿Qué hizo entonces?
— Dejé el bar deprisa, eché a correr calle abajo hasta el boulevard, estaba aturdida. Quise llegar a casa de mi madre, dormir, olvidar, en poco tiempo regresaría acá a París y esa noche no sería más que un mal recuerdo. Intenté cruzar la calle pero el ruido del frenazo me paralizó, casi termino atropellada, el chofer gritó una palabrota antes de seguir su rumbo a toda velocidad. Un chico muy joven sujetó mi brazo para hacerme subir a la acera, el mismo que dormía junto a mí, roncando a sus anchas, allí en ese sitio al que todavía no recordaba muy bien cómo había llegado. Se acercó; según dijo; porque no resistía ver a una mujer llorar sin tratar de hacer algo para ayudarla, me burlé de lo gastada que resultó la frase y noté su regocijo por haberme hecho reír aunque fuera con una cursilería.

Traduction temporaire :
— Qu'avez-vous fait, alors ?

— J'ai quitté le bar rapidement, j'ai descendu la rue en courant, jusqu'au boulevard. J'étais déboussolée. J'ai voulu aller chez ma mère, dormir, oublier, d'ici peu je serais revenue ici, à Paris, et cette nuit n'aurait été rien qu'un mauvais souvenir. J'ai essayé de traverser la rue, mais le bruit du coup de frein m'a paralysée, j'ai presque failli être écrasée. Le chauffeur a crié un juron, avant de continuer sa route à toute vitesse. Un très jeune garçon a pris mon bras pour me faire monter sur le trottoir, c'était la même personne qui dormait à côté de moi, ronflant à son aise, là-bas, dans cet endroit dont je ne me rappelais toujours pas très bien comment j'y étais arrivée. Il s'approcha, selon lui, parce qu'il ne pouvait pas résister à l'envie de tenter quelque chose pour aider une femme en train de pleurer. Je me suis moquée du cliché et j'ai remarqué sa joie de m'avoir fait rire, même si c'était avec une niaiserie.

samedi 3 octobre 2015

Projet Aurélie S – phrases 29-32

Pronto decidimos celebrar el día de los inocentes los martes por la tarde. Ese día se admitían bombas fétidas y cagadas de pega. Como el fin de semana nos reuníamos los cuatro a tomar las uvas, me compré un par de vestidos escotados y largos. Subíamos al coche con matasuegras y varios tuppers de uvas peladas y, después de las doce, nos abrazábamos con cariño para felicitarnos mutuamente el nuevo año.

Traduction temporaire :
Rapidement, nous avons décidé de fêter le poisson d'avril les mardis après-midi. Ce jour-là, les boules puantes et pleines de colle étaient autorisées. Comme nous nous réunissions le week-end tous les quatre pour manger les grains de raisin du Nouvel An, je me suis acheté deux longues robes avec décolleté. Nous montions dans la voiture avec des langues de belle-mère et plusieurs tupperwares de raisins pelés et, après les douze coups de minuit, nous nous serrions dans les bras, les uns les autres, avec affection pour nous souhaiter mutuellement une bonne année.

Projet Sabrina 4 – titre + phrases 1-5

Karina Pacheco Medrano (Pérou)

Alma alga

Aquel pececillo me había estado dando vueltas desde el amanecer. Era delgado y plateado como una luna creciente y parecía intimidado por mi cuerpo, o por el de los peces ma yores que también nadaban a mi rededor. Creí que no se acercaba por la mirada desafiante que proyectaban mis ojos verdosos, más verdosos que estas aguas. En ese momento sus aletas dorsales parecían moneditas de plata partidas por la mitad, y sus ojos dos cabecillas de alfiler; pero cuando por fin decidió aproximarse, creció como una ola y se ha con vertido en la criatura más grande que haya visto en mi vida. O en mi muerte.

Traduction temporaire :

Karina Pacheco Medrano (Pérou)

Âme algue


Ce petit poisson m'avait tourné autour depuis l'aube. Il était aussi fin et plat qu'un croissant de lune et semblait intimidé par mon corps, ou par celui de plus grands poissons qui nageaient autour de moi. Je crus qu'il ne s'approchait pas à cause du regard provocateur que lançaient mes yeux verdâtres, encore plus verdâtres que ces eaux. À cet instant, on aurait dit que ses nageoires dorsales étaient de minuscules pièces d'argent à moitié coupées et que ses yeux étaient deux petites têtes d'épingle ; mais quand enfin, il a décidé de s'approcher, il s'est dressé comme une vague et est devenu la plus grosse créature que j'aie vue de ma vie. Ou de ma mort.

vendredi 2 octobre 2015

Projet Élodie 10 – phrases 134-147

A mi espalda, podía distinguir el sonido de la ropa y de los pies desnudos sobre el suelo. Se fue dando un portazo. Y yo seguía allí rígida, bajo el quicio de la puerta. La gata se acercó a mí. Intenté darle un puñetazo, pero consiguió esquivarlo. Aguanté un gruñido, aún me dura el moratón. Fuera tú también. ¡Fuera! Y me metí en la cama temblando de frío. Me destapé en seguida. No pensaba en nada. Me guiaba el temblor de unas tripas rojas. Me vestí y me puse el abrigo y las deportivas, bisbiseé un poco y logré engañar a esa gata tonta que nunca sospechaba. Quieta, quieta, gatita. 

Traduction temporaire :
Dans mon dos, je percevais le frottement des habits et des pieds nus sur le sol. Elle partit en claquant la porte. Et moi, j'étais là, toujours figée, dans l'encadrement de la porte. La chatte s'approcha de moi. J'essayai de lui donner un coup de poing, mais elle réussit à esquiver. Je ravalai un grognement ; le bleu est encore sensible. Dehors, toi aussi. Dehors ! Et je me mis dans mon lit, tremblante de froid. Je me découvris tout de suite. Je ne pensais à rien. Le frémissement de mes entrailles me guidait. Je m'habillai et enfilai mon manteau et mes baskets, murmurai et réussis à tromper cette chatte idiote qui ne se doutait jamais de rien. Doucement, doucement, petite chatte.

Projet Ludivine / Élise – phrases 283-288

Miraron de nuevo a Roberto que en ese momento se levantó despacio, como envejecido, los hilos moviendo sus miembros y llevándolo hacia la plaza hasta que finalmente dobló una esquina y desapareció de su vista. Oscurecía y asomaban tímidamente las estrellas. Una brillaba especialmente sobre la tienda de juguetes.
—Sí, ha vuelto. Demasiado tarde —suspiró el anciano. Y sacudió la cabeza, como queriendo olvidar lo que ya no tenía remedio—. En fin, Pepito, habrá que ponerse a trabajar.

Traduction temporaire :

Ils regardèrent de nouveau Roberto qui, à cet instant, se leva lentement, comme s'il avait vieilli, les fils agitant ses membres et le conduisant vers la place, jusqu'à ce qu'il tourne au coin de la rue et disparaisse de leur vue. La nuit tombait et les étoiles pointaient timidement. Une brillait tout particulièrement au-dessus du magasin de jouets.
— Oui, il est revenu. Trop tard, soupira le vieil homme. Et il secoua la tête, comme s'il voulait oublier ce qui ne pouvait plus changer. Bref, Pepito, il faut se remettre au travail.

Projet Elena 12 – phrases 138-146

Supone, también, que la migración hacia el patriarcado se correspondió con una lucha entre dioses, donde la Madre fue derrotada. Ahí tiene a otro profeta. Yo he escrito mucho sobre Dios, inclusive una demostración casi humorística sobre su existencia. Pero, al fin de cuentas, no sé si creo en Él… Creo que algo está detrás de las cosas. Pero de ahí a que por no creer la conviertan en prisionera. ¡Qué prepotencia! Eso es una forma de fascismo y yo siempre fui antifascista. En los tiempos del nazismo, cuando había tantos fascistas y nazis en Buenos Aires, condené a Mussolini y a Hitler, cuando muchos no abrían la boca.

Traduction temporaire :
Il présume aussi que la migration vers le patriarcat a coïncidé avec une lutte entre les dieux et qu'à la fin, la Mère a été battue. Voilà un autre prophète. J'ai beaucoup écrit à propos de Dieu, y compris une démonstration presque humoristique de son existence. Mais en fin de compte, je ne sais si je crois en Lui… Je crois que quelque chose se cache derrière chaque action. Cela dit, pas de quoi vous emprisonner simplement parce que vous n'y croyez pas. Quelle manifestation de prépotence ! Il y a là une forme de fascisme, or, moi, j'ai toujours été antifasciste. Au temps du nazisme, lorsqu'il y avait beaucoup de fascistes et de nazis à Buenos Aires, j'ai condamné Mussolini et Hitler, alors que nombreux étaient ceux qui n'osaient pas ouvrir la bouche.

jeudi 1 octobre 2015

Projet Marine 5 – phrases 76-81

Una y otra vez, como fascinada, hasta que soltó el llanto y partió, con el peso y la lentitud de la resignación, hacia la puerta del baño. Los zorzales parecieron inclinar la cabeza cuando se persigno y se quedaron callados. Tardó una eternidad en hincarse y nosotros, que siempre salíamos corriendo a verla nos quedamos quietos. Una especie de miedo nos inmovilizó. Antonio no había llegado de trabajar y no sabíamos por qué su ausencia nos produjo una sensación de desamparo. Los gemidos nos obligaron a acercarnos.

Traduction temporaire :
Encore et encore, comme fascinée, jusqu'à ce qu'elle éclate en sanglots et s'en aille, traînant le poids et la lenteur de sa résignation vers la porte de la salle de bain. Les litornes semblèrent incliner la tête quand elle fit le signe de croix et restèrent silencieuses. Elle mit une éternité à s'agenouiller et nous, qui sortions toujours en courant pour la voir, nous restâmes immobiles. Une espèce de peur nous paralysa. Antonio n'était pas rentré du travail et nous ne savions pas pourquoi son absence provoquait chez nous une sensation d'abandon. Les gémissements nous obligèrent à nous approcher.

Projet Aurélie O 12 – phrases 19-28

Es un acto de rebeldía, pienso bajito. ¿Por qué usar el vestido combinado con el rojo, tan sensual y excitante? Me imagino que la viuda, seguramente está necesitada de amor o por así decirlo hasta de sexo. El viejo debió ser un hombre aburrido. Se le nota en el rostro que no ha gozado con él. Es una mujer que ya pasa de los 40. Lo sé por sus manos venosas y su mirada. A pesar de tener cierta belleza. Se aprecia la rigidez de sus pómulos y de su frente, e incluso el rictus amargo de la boca. Esa boca no conoce bien el placer, ni el gusto; solo la soledad. Me apetece mordérsela, empaparla toda con mi lengua.

Traduction temporaire :
C’est un acte de rébellion, pensé-je secrètement. Pourquoi porter une robe assortie au rouge, si sensuelle et sexy ? J’imagine que la veuve a sûrement besoin d’amour ou même, si je puis dire, de sexe. Le vieux devait être ennuyeux. Cela se voit sur son visage qu’elle n'a jamais joui avec lui. C’est une femme qui a passé la quarantaine. Je le sais à cause de ses mains semées de veines apparentes et de son regard. Malgré une certaine beauté. On distingue une rigidité dans ses pommettes et son front, y compris dans le rictus amer de sa bouche. Cette bouche ne connaît pas vraiment le plaisir, ni la satisfaction ; seulement la solitude. J’ai envie de la lui mordre, de la lui mouiller avec ma langue.

mercredi 30 septembre 2015

Projet Danny 1 – titre + citation + phrases 1-4

Rossana Díaz Costa (Pérou)

Con Alfredo, en La Coruña

Y yo muerto de miedo, pensando en el Pontiac; tal vez Jimmy se iba a enterar de que ése era el de mi padre, se iba a burlar tal vez, lo iba a ver más viejo, más ancho, más feo que yo.  “Con Jimmy, en Paracas”, Alfredo Bryce Echenique.

Fue Silvia, mi compañera de clase, la que me dijo ese día por la mañana: “Alfredo Bryce Echenique está en La Coruña y va a dar una conferencia hoy día por la noche en el Teatro Colón”. No lo pensé dos veces. Hablé al mediodía con las madres de mis pequeños alumnos y asunto arreglado. Les daría media hora menos de clase a cada uno y podría llegar a tiempo a ver y escuchar a Alfredo, curiosamente, en La Coruña.

Traduction temporaire :

Rossana Díaz Costa (Pérou)

Avec Alfredo, à La Corogne

Et moi, mort de peur, je songeais à la Pontiac ; Jimmy apprendrait-il qu’elle était à mon père, peut-être se moquerait-il, la verrait-il plus vielle, plus grosse, plus moche que moi. «Con Jimmy, en Paracas», Alfredo Bryce Echenique.


C'est Sylvia, ma copine d’école, ce jour-là, dans la matinée, qui m’a dit : « Alfredo Bryce Echenique est à La Corogne et il va donner une conférence ce soir au théâtre Colón ». Je n’y ai pas réfléchi à deux fois. J’en ai parlé aux mères de mes petits élèves et l’affaire était réglée à midi. Je leur ferais une demi-heure de moins de cours à chacun et je pourrais ainsi y être à temps pour voir et écouter Alfredo, avec curiosité, à La Corogne.

lundi 28 septembre 2015

Projet Elena 12 – phrases 136-137


Son los nombres que mi porosa memoria ahora evoca. Y si es por evocar, Robert Graves ―un gran poeta de quien compré sus Obras Completas para buscar un poema que parece qué él eliminó de sus obras (un poema lindísimo sobre Alejandro de Macedonia)― supone que, antes de todos los mitos, la humanidad era una sociedad matriarcal; y en aquel entonces la Diosa Madre era superior al Dios Hombre. 

Traduction temporaire :
Ce sont les noms que ma mémoire poreuse évoque en ce moment. Mais s'il s'agit de cela, Robert Graves – un grand poète dont j'ai acheté les Œuvres Complètes pour y chercher un poème qu'il aurait éliminé de l'ouvrage (un poème très beau sur Alexandre de Macédoine) – suppose qu'avant tous les mythes, l'humanité était une société matriarcale ; et qu'à cette époque-là, la Déesse Mère était supérieure au Dieu Homme.

Projet Justine / Nadia / Élise – phrases 294-301

Cuando el Pato salió de la casa-barco, veinte muchachos lo aguardábamos emocionados.
—No ha sido nada, patas —nos diría con esa falsa modestia del triunfador—. No ha sido nada. Después del primer beso, los otros vinieron en catarata.
No había nada más que decir.
Por un buen rato alguien contó infinidad de chistes muy graciosos, muy machos, muy estúpidos.
Esa tarde, fresca, luminosa, de cielo despejado, fuimos todos —los veinte muchachos— a bañarnos juntos a Cantolao. Nadamos hasta el segundo espigón de la escuela naval, que era el punto de reunión de los superbacanes, y ahí, al vaivén de los tumbos, por más de una hora, flotando con el agua al cuello, nos quedamos charlando tonterías mientras se hacía de noche.

Traduction temporaire :

Quand Pat sortit de la maison-bateau, on était vingt garçons à l'attendre, émus.
— Du gâteau, les gars, nous a-t-il affirmé avec la fausse modestie du vainqueur. Franchement, du gâteau. Après le premier baiser, les autres sont venus naturellement.
Il n'y avait rien à ajouter. Pendant un bon moment, il raconta plein de blagues très drôles, très machos, très stupides.
Cette après-midi-là, fraîche, lumineuse, sous un ciel dégagé, nous nous baignâmes tous les vingt à Cantolao. Nous nageâmes jusqu'à la deuxième jetée de l'école navale – point de ralliement des superfriqués, et là, dans le va et vient des grosses vagues, nous restâmes plus d'une heure à flotter, l'eau nous arrivant au cou, racontant des bêtises alors que la nuit tombait.

dimanche 27 septembre 2015

Projet Chloé T 2 – phrases 68-74

-Según me han dicho es usted un trabajador eficiente -le dijo el jefe de colectivo y le estrechó la mano. – Tenemos un buró de lujo, acabamos de adquirirlo a buen precio en una tienda de antigüedades, según el tendero perteneció a un escritor importante. Nótelo: madera contrachapada, gaveteros bajo llave, y un pisapapeles con la cabeza de Marilyn Monroe. Por el momento se encargará de la construcción de diálogos. Conoce nuestra forma de trabajar: esto funciona como una caja cerrada.
El salario de Joe se incrementó en un 150 %. El conducto por el cual llegaban las situaciones y los personajes era más estrecho y la polea hacía menos ruido que en el sótano.

Traduction temporaire :
— À ce qu’on m’a rapporté, vous êtes un employé efficace, lui dit le chef d’équipe en lui serrant la main. Nous avons un bureau somptueux ; nous venons de l’acheter à un bon prix chez un antiquaire, selon qui il aurait appartenu à un écrivain important. Regardez, bois contreplaqué, des tiroirs à clé, et un presse-papiers avec le visage de Marilyn Monroe. Pour le moment, vous vous chargerez de la construction des dialogues. Vous connaissez notre manière de travailler, ça marche comme une boîte fermée. Le salaire de Joe augmenta de 150%.
Le conduit par lequel les situations et les personnages arrivaient était plus étroit, et la poulie faisait moins de bruit qu’au sous-sol.

Projet Justine / Sophie L – phrases 7-8

Y en este caso la psicología acertaba en gran medida con el carácter real de Jorge, el cual se volvía más complejo al llevar adelante dos vidas paralelas: una real y solitaria, y otra irreal pero totalmente social. Todas sus experiencias interpersonales se basaban en tener amigos virtuales, cuyos rostros reales jamás conocería; o acudir a eventos, reuniones y actividades en que las meras imágenes representaban a los participantes, aunque los hombres y mujeres detrás de ellos se encontraran a enormes distancias los unos de los otros. 

Traduction temporaire :
Et dans ce cas précis, la psychologie voyait juste en grande partie quant au vrai caractère de Jorge, qui devenait de plus en plus complexe ; en effet, il menait de front deux vies parallèles : l'une réelle et solitaire, l'autre irréelle, mais complètement sociale. Toutes ses expériences interpersonnelles se basaient sur le fait d'avoir des amis virtuels dont il ne connaîtrait jamais le vrai visage, ou sur sa participation à des événements, des réunions et des activités où de simples avatars représentaient les participants, ce alors même que les hommes et les femmes qu'ils cachaient étaient à de grandes distances les uns des autres.

vendredi 25 septembre 2015

Projet Johanna – phrases 163-181

Se arrodilló frente a él, murmuró algo a sus oídos y sin dejar de llorar lo atrajo con fuerza y hundió sus ásperos labios contra los suyos. De inmediato Julio sintió la lengua del tipo revolcándose en su garganta, los gruesos bigotes lastimando su nariz y el aliento a tabaco asfixiándolo. No entendía nada. Su madre lloraba. ¿Y luego, hijo, qué pasó luego?
–Nada –contestó él–. Sólo se fue sin decir nada. –Y luego de unos segundos, abriendo más los ojos–: Era mi papá ¿no?
–Claro que no. Tu papá está muerto.
–Pero…
–¿Entiendes eso, verdad?
–Sí.
–No vuelvas a hablar con nadie, hijo. Estás prohibido.
–¿Y tú crees que no he visto lo que has hecho? –dice Julio–. ¿Ah, burra?

Traduction temporaire :
Il s'agenouilla face à lui, murmura quelque chose à son oreille, sans cesser de pleurer, l'attira avec force et posa ses lèvres rêches contre les siennes. Julio sentit immédiatement la langue du type tourner dans sa bouche, les moustaches rugueuses lui piquaient le nez et l'odeur du tabac dans son haleine l'asphyxiait. Il ne comprenait rien. Sa mère pleurait. Et ensuite fiston, que s'est-il passé ?
— Rien, a-t-il répondu. Il est juste parti sans rien dire. Et après quelques secondes, en ouvrant davantage les yeux : C'était mon père, non ?
— Bien sûr que non. Ton père est mort.
— Mais… 
— Tu comprends ça, n'est-ce-pas ?
— Oui.
— Ne parle plus à personne, fiston. Je te l'interdis. 

— Et tu crois que je n'ai pas vu, ce que tu as fait ? dit Julio. Hein, bourrique ?

Projet Émilie 8 – phrases 218-221

El transporte de su dolor elevábalos a cierta vaga noción de provenencia, ante aquel cielo de donde había estado cayendo la lluvia infernal; y sus rugidos preguntaban ciertamente algo a la cosa tremenda que causaba su padecer. Ah... esos rugidos, lo único de grandioso que conservaban aún aquellas fieras disminuidas: cual comentaban el horrendo secreto de la catástrofe; cómo interpretaban en su dolor irremediable la eterna soledad, el eterno silencio, la eterna sed... Aquello no debía durar mucho. El metal candente empezó a llover de nuevo, más compacto, más pesado que nunca.

Traduction temporaire :
Il souffraient tellement qu'ils entrevoyaient la provenance de leur douleur, face à ce ciel d’où était tombée la pluie infernale ; avec leurs rugissements, ils demandaient certainement des comptes à la chose terrible responsable de leur tourment. Ah… ces rugissements, seule grandeur que ces fauves diminués conservaient encore, dans leur façon de commenter l'atroce secret de la catastrophe, d'interpréter, dans leur irrémédiable douleur, l’éternelle solitude, l’éternel silence, l’éternelle soif… Cela ne dura guère. Le métal brûlant recommença à pleuvoir, plus compact, plus lourd que jamais.

Projet Justine 4 – phrass 105-107

La llave general del condominio saltaba, chamuscada, de forma muy frecuente debido a la sobrecarga de sesenta televisores prendidos y otras tantas cenas cocinándose en el horno eléctrico a la misma hora. Gran parte de las molestias del condiminio se vivían en el ascensor, debido al sobrepeso de los muchos vecinos que, por tratar de ser considerados, terminaban siendo todo lo contrario. La mayoría pugnaba por bajar temprano en las mañanas para sacar sus autos antes de dejar atrapado al del vecino, llenaban los ascensores de buenos días, kilos fuera del límite y, finalmente, de maldiciones, por que tenían que esperar apiñados y sofocados durante los minutos que tardaban en arreglarlo.

Traduction temporaire :
Les fusibles de la copropriété grillaient très souvent à cause de la surcharge produite par soixante télévisions allumées en même temps et autant de repas au four. L'ascenseur était à l'origine d'une grande partie des désagréments qu'on connaissait dans l'immeuble, et cela à cause d'une foule de voisins qui, en voulant bien faire, y montaient tous en même temps, provoquant ainsi une surcharge pour la machine, qui tombait en panne… Résultat : ils obtenaient l'effet inverse. La majorité se battait pour descendre tôt le matin et ainsi pouvoir sortir leur voiture avant qu'elle ne soit coincée par celle du voisin ; du coup, à l'aube, les ascenseurs étaient bondés, bien au-delà de la charge maximale prévue et, finalement, des insultes fusaient parce qu'ils étaient obligés d'attendre entassés et étouffés pendant la réparation qui durait de longues minutes.

mercredi 23 septembre 2015

Projet Élodie 10 – phrases 122-133

Todo eso vi. Con el puñetazo, Micaela había abierto los ojos y había soltado a la gata que, de un brinco, se agazapó en una esquina. Fuera. ¿Qué? Fuera. Pero… ¡Fuera de mi casa ahora mismo! Y Micaela, aún tumbada, se limpió los dedos en un almohadón y se atusó la melena. Luego se levantó y buscó su ropa, los botines, las medias de redecilla que, sin sus piernas, parecían trozos de un alga crujiente bajo el sol. Salió del dormitorio y me empujó con su hombro al pasar. Mi gata seguía agazapada en una esquina y yo, desde el quicio, la vigilaba mientras Micaela se vestía en el salón.

Traduction temporaire :
Je vis tout cela. Avec le coup de poing, Micaela avait ouvert les yeux et relâché la chatte qui, d'un bond, était allée se cacher dans un coin. Dehors. Quoi ? Dehors ! Mais… Hors de chez moi, maintenant ! Et Micaela, encore allongée, s'essuya les doigts sur un coussin et se recoiffa. Ensuite, elle se leva et chercha ses habits, ses bottines, ses bas résille ; sans ses jambes, étaient semblables à des morceaux d'algue cuite sous le soleil. Elle sortit de la chambre et en passant me bouscula avec son épaule. Ma chatte était toujours cachée dans un coin, et moi, depuis le seuil, je la surveillais pendant que Micaela s'habillait dans le salon. 

Projet Marine 5 – phrases 69-75

La muñeca en cuestión decía “mamá” cuando le apretaban la panza con una voz metálica espantosa. Confieso hoy, ya mayor, que yo intenté que hiciera gárgaras para que sonara mejor.
-Alguien la tocó, le sale la voz ronca!!!!-vociferaba entre hipos fingidos Gabriela y volvía a apretarle la panza a su Fiorella.
-Mamá- graznaba el bicho de pelo de nylon, con voz de mirlo con gripe.
La abuela empezó a zumbar un Ave María y los ojitos arrugados empezaron a lagrimear.
-Mamá-decía la muñeca.
-Mamá- decía la abuela.

Traduction temporaire :
La poupée en question disait "maman" d'une effrayante voix métallique quand on lui appuyait dessus. Aujourd'hui, bien plus adulte, j'avoue avoir essayé de lui faire un bain de bouche pour que sa voix sonne mieux.
— Quelqu'un y a touché, elle a la voix rauque maintenant !!!! vociférait Gabriela entre de faux hoquets, avant d'appuyer de nouveau sur sa Fiorella.
— Maman, croassait-elle, avec la voix d'un merle grippé, la bestiole au poil de nylon. La grand-mère commença à siffler un Avé Maria et ses petits yeux ridés se mirent à larmoyer.
— Maman, disait la poupée.
— Maman, disait la grand-mère.

Projet Cindy 4 – phrases 6-17

Y no era porque no tuviese oído ni afición. De niña fue ella quien reclamó lecciones de piano; nadie necesitó imponérselas, como a sus hermanas. Sus hermanas, sin embargo, tocaban ahora correctamente y descifraban a primera vista, en tanto que ella... Ella había abandonado los estudios al año de iniciarlos. La razón de su inconsecuencia era tan sencilla como vergonzosa: jamás había conseguido aprender la llave de Fa, jamás. «No comprendo, no me alcanza la memoria más que para la llave de Sol». ¡La indignación de su padre! «¡A cualquiera le doy esta carga de un infeliz viudo con varias hijas que educar! ¡Pobre Carmen! Seguramente habría sufrido por Brígida. Es retardada esta criatura». Brígida era la menor de seis niñas, todas diferentes de carácter. Cuando el padre llegaba por fin a su sexta hija, lo hacía tan perplejo y agotado por las cinco primeras que prefería simplificarse el día declarándola retardada. 

Traduction temporaire :
Et ce n'était pas parce qu'elle n'avait pas l'oreille musicale ni de goût. Enfant, c'est elle qui avait réclamé des leçons de piano ; personne n'avait eu besoin de le lui imposer, comme cela avait été le cas pour ses sœurs. Cependant, si elles, elles jouaient maintenant correctement et déchiffraient au premier coup d'œil, elle… Elle avait abandonné ses études l'année même où elle les avait commencées. La raison de son inconséquence était aussi simple qu'honteuse : jamais elle n'avait réussi à apprendre la clé de Fa, jamais ! « Je ne comprends pas, je n'arrive à mémoriser que la clé de Sol ». L'indignation de son père ! « Pareil fardeau d'un malheureux veuf avec plusieurs filles à élever, je le cède volontiers à qui en veut ! Pauvre Carmen ! Elle a sûrement souffert à cause de Brígida. Elle est attardée, cette gamine. » Brígida était la plus jeune des six. Toutes avaient un caractère différent. Quand enfin le père en était à donner des leçons de piano à la benjamine, il était tellement perplexe et épuisé par les cinq premières, qu'il préférait se simplifier la vie en affirmant qu'elle était attardée. 

lundi 21 septembre 2015

Projet Sabrina 3 – phrases 105-106

El niño me observaba con complicidad, mientras yo sentía hervir mi savia subiendo por mi tallo y mis hojas, como si fuera un volcán a punto de reventar, tan aunados estábamos en la intención y en la materia, hasta que por fin me liberé de mis raptores estallando en infinitas motas de cristal. Convertida en polvo de estrellas habito desde entonces en el pensamiento de un niño, silenciosa y constante intento regenerarme a partir de estos jirones, mientras deshojo mi tiempo absorbida por la fantasía de un nuevo encuentro, esperando que algún día no muy remoto alguien venga a despertarme y me devuelva a mi reino de cristal.

Traduction temporaire :
Le petit m'observait avec complicité, alors que je sentais bouillir en moi la sève, en train de monter dans ma tige et mes feuilles, tel un volcan prêt à exploser ; nous étions si connectés dans l'intention et dans la matière que je réussis enfin à me libérer de mes ravisseurs en éclatant en une incroyable poudre de cristal. Devenue poussière d'étoiles, j'habite désormais dans la pensée d'un petit garçon ; silencieuse et constante, j'essaie de me régénérer à partir de ces lambeaux, passant mon temps, obnubilée par le rêve d'une nouvelle rencontre, à attendre qu'un jour prochain, quelqu'un vienne me réveiller et me rende à mon royaume de cristal.

vendredi 18 septembre 2015

Projet Fanny / Laura – phrases 141-149

 Josef se sentó a su lado, todavía envuelto con su toalla y el pelo mojado.
—¿Quieres contármelo de una vez?
Ella le miraba, pero sus ojos parecían traspasarle. No decía nada y él empezaba a impacientarse. Nunca se enfadaba con ella, pero todo el mundo tiene un límite.
Cuando ella apartó los ojos de su cara y los dirigió al papel que había dejado caer sobre la mesa, Josef siguió su mirada. Miró el papel, solo una vieja fotografía, a juzgar por la textura, arrugada y extraña. Alargó la mano y la cogió, dándole la vuelta. Las arrugas hacían que no pudiese ver todos los detalles, pero pudo ver la foto. De hecho, pudo reconocerla.

Traduction temporaire :
Josef s'assit à côté d'elle, encore enveloppé dans sa serviette, les cheveux mouillés.
— Tu veux bien me le dire, à la fin ?
Elle le regardait, mais ses yeux semblaient le traverser. Comme elle ne disait rien, il commença à s'impatienter. Il ne se mettait jamais en colère contre elle, mais tout le monde a ses limites. 

Quand ses yeux quittèrent le visage de Josef et se dirigèrent vers le papier qu'elle avait laissé tomber sur la table, il suivit son regard et observa l'objet. Vu la texture, il s'agissait seulement d'une vieille photographie froissée et étrange. Il tendit la main, la prit et la retourna. On ne pouvait pas distinguer tous les détails en raison des plis, mais il put voir le cliché. En fait, il le reconnut.

Projet Cindy 4 – titre + dédicace + phrase 1-5

María Luisa Bombal (Chili)

El árbol

A Nina Anguita, gran artista, mágica amiga que supo dar vida y realidad a mi árbol imaginado; dedico el cuento que, sin saber, escribí para ella mucho antes de conocerla.

El pianista se sienta, tose por prejuicio y se concentra un instante. Las luces en racimo que alumbran la sala declinan lentamente hasta detenerse en un resplandor mortecino de brasa, al tiempo que una frase musical comienza a subir en el silencio, a desenvolverse, clara, estrecha y juiciosamente caprichosa. «Mozart, tal vez» piensa Brígida. Como de costumbre se ha olvidado de pedir el programa. «Mozart, tal vez, o Scarlatti...» ¡Sabía tan poca música!

Traduction temporaire :


María Luisa Bombal (Chili)

L'arbre (1931)

À Nina Anguita, une grande artiste, une amie magique qui a su donner vie et réalité à mon arbre imaginaire ; je lui dédie ce conte que j'ai écrit pour elle sans le savoir, longtemps avant de la connaître.
Le pianiste s'assied, tousse par pure habitude et se concentre un instant. Les lumières en grappe qui éclairent la salle déclinent lentement, jusqu'à une faible intensité de braise, tandis qu'une phrase musicale commence à monter dans le silence, à se dérouler, claire, étroite et judicieusement capricieuse. « Mozart, peut-être » pense Brígida. Comme d'habitude, elle a oublié de demander le programme. « Mozart, peut-être, ou Scarlatti… ». Elle en savait tellement peu sur la musique !

Projet Élodie 10 – phrases 109-121

Mi gata me mira toda ella quieta. Y yo sigo ahí, de pie, sin moverme del umbral de mi habitación. Ni me uno a ellas ni las arrastro por el pasillo ni clavo mis uñas en el hocico. Solo me quedo allí mirando. Micaela. Mica. Mi. Mi, mi, mí. Agarra a la gata de tal modo que aplasta el cuello y las patas del animal contra sí. Conozco ese contacto. Puedo sentir el pelo de mi gata sobre mi propio pecho. Acariciarla y morderle las orejas, eso le falta a Micaela. También siento mi humedad en el umbral de los labios a punto de escaparse, pero aprieto los muslos y doy un puñetazo en el quicio de la puerta.

Traduction temporaire :
Ma chatte me regarde, parfaitement immobile. Et moi, je reste là, debout, sans bouger du pas de ma chambre. Je ne les rejoins pas, ne les traîne pas dans le couloir et ne plante pas non plus mes ongles dans sa gueule. Je reste juste là, à regarder. Micaela. Mica. Mi. Mi, mi, moi. Elle attrape la chatte d'une telle façon qu'elle écrase le cou et les pattes de l'animal contre elle. Je connais ce contact. Je peux sentir le pelage de ma chatte sur ma propre poitrine. La caresser et lui mordre les oreilles, ça, Micaela ne le fait pas. Je sens également l'humidité au bord de mes lèvres, prête à s'échapper, mais je sers les cuisses et je donne un coup de poing dans l'encadrement de la porte.

Projet Justine / Nadia / Élise – phrases 290-293

Para el Bebe Souza (trepado en los escombros de un alero y con un óptimo ángulo de visión), cuando la Zurda sintió que la besaban, emitió un débil chillido al que seguirían una risa de hiena y una gama de temblores corporales. Después, se calmó y se incorporó. Fue entonces que el Pato, ya sin brusquedades, sonriente, se acomodó entre sus piernas, en tanto que ella, entornando los ojos, echando la cabeza hacia atrás, ondulando el cuerpo, se colgaba de su cuello con ambas manos y entregaba dócilmente su boca. La excitación de la Zurda, según Arrieta, culminó en abierto desenfreno. Según el Bebe Souza (notario de múltiples hazañas del grupo y en quien confiábamos más), los movimientos de la Zurda fueron limpios y armoniosos.

Traduction temporaire :
D'après Bébé Souza (perché sur les décombres d'un auvent d'où il avait un angle de vue optimal), quand la Gauchère sentit qu'on l'embrassait, elle poussa un faible cri, suivi d'un rire de hyène et de toute une palette de tremblements corporels. Après, elle se calma puis se leva. C'est alors qu'un Pat souriant se glissa entre ses jambes sans plus aucune brutalité. Quant à elle, elle se pendait à son cou et lui offrait docilement sa bouche, les yeux mi-clos, la tête en arrière, frémissante. Selon Arrieta, l'excitation de la Gauchère culmina dans une frénésie démonstrative. Selon Bébé Souza (chroniqueur de multiples exploits du groupe et celui en qui nous avions le plus confiance), les mouvements de la Gauchère furent gracieux et harmonieux.

mercredi 16 septembre 2015

Projet Nancy 4 – phrases 97-102

Contrario a mis costumbres decidí ir a visitarlo. Cuando llegué a su habitación, una dulce enfermera le sonreía, le estaba leyendo la novela que había dejado inconclusa cuando le echaron el carro encima. Tenía la cabeza vendada, las piernas rotas y uno de sus brazos colgaba de un armatoste. Él estaba feliz, sus anteriores visitas habían dejado sobre su mesa de noche muchos libros para que lo acompañaran durante su lenta recuperación. No me atreví a prohibirle esas lecturas, estar lisiado por un buen tiempo ya me parecía bastante tortura. Eso sí, no le dejé el libro que iba a regalarle.

Traduction temporaire :
Contrairement à mes habitudes, j'ai décidé d'aller lui rendre visite. Quand je suis entré dans la chambre, une douce infirmière lui souriait en lui lisant le roman qu'il avait en cours au moment de l'accident. Sa tête était bandée, ses jambes cassées et un de ses bras suspendu à une structure métallique. Il était heureux : les visiteurs précédents avaient posé une montagne de livres sur sa table de nuit pour accompagner sa lente récupération. Ces lectures-là, je n'ai pas osé les lui interdire ; être estropié pour un bon bout de temps m'a semblé une torture suffisante. En revanche, je ne lui ai pas donné le livre que je comptais lui offrir.

C'est reparti !

Vous le voyez, ça bouge de nouveau sur Tradabordo. J'ai enfin retrouvé une vraie connexion et nous allons pouvoir reprendre notre rythme habituel… Les « Lectures d'ailleurs » ont avancé au pas de l'escargot cet été et cela est bien contrariant :-) Retroussons nos manches et au travail !

Projet Chloé T 2 – phrases 65-67

-El salario se entrega quincenalmente y depende del puesto de trabajo –le explicaron en la caja. -Aquí tienes el listado, consérvalo- y cerraron la ventanilla enrejada.
Al principio no le alcanzaba prácticamente para sustentarse, suprimió los gastos al máximo y aprovechó cada vuelta de medialunas y café para engañar al estómago. Le hizo remiendos al pantalón, sustituyó el betún de los zapatos por el combustible que dejaban los carros en el parqueo frente a su edificio, apagó las luces de casa para que el suelo se viera menos sucio, hizo turnos extras y al sobrecumplir el plan por tercera vez, lo ascendieron a la planta media.

Traduction temporaire :
Le salaire est payé toutes les deux semaines et dépend du poste qu'on occupe, lui expliqua-t-on au service financier. Voici la liste, conservez-la, conclut-on avant de refermer la grille du guichet. Au début, vu que cela lui suffisait à peine pour subvenir à ses besoins, il réduisit ses frais au maximum et profita de chaque passage de croissants et de café pour tromper sa faim. Il rapiéça son pantalon, remplaça le cirage de ses chaussures par le dépôt de combustible que laissaient les voitures dans le parking en face de son immeuble, éteignit les lumières chez lui pour que le sol paraisse moins sale, fit des heures supplémentaires et lorsqu’il dépassa ses objectifs pour la troisième fois, on le fit monter au rez-de-chaussée.