samedi 17 septembre 2016

Projet Justine / Yasmina – phrases 79-89

-¿Pero Uds. Los maestros del templo chino pueden beber? ¿No son como monjes?
-Yo no soy ningún monje, tráeme el vino y te voy a contar una anécdota y quizás un consejo útil para la vida.
-Así lo haré maestro. Dije y salí corriendo en busca de una tienda. Compre el vino y subí entusiasmado, para entregárselo al maestro y conseguir el valioso consejo.
-Aquí tiene maestro, el vino que pidió. Yo estaba emocionado, iba a recibir una enseñanza que me serviría para el futuro. El recibió la ofrenda y sirvió en una copa el vino. Después sonrió y me invito a tomar asiento en una banquita.

Traduction temporaire :
— Mais vous, les maîtres du temple chinois, vous avez le droit de boire ? Vous n'êtes pas comme les moines ?
— Je ne suis absolument pas un moine. Apporte-moi le vin et je te raconterai une anecdote et te donnerai peut-être un conseil qui te sera utile dans la vie.
— J'y vais de ce pas, maître, m'engageai-je, avant de sortir en courant, à la recherche d'une boutique. J'achetai le vin et repartis, enthousiaste, pour le remettre au maître et recevoir son précieux conseil en retour.
— Tenez, maître, le vin que vous m'avez demandé. J'étais ému, j'allais bénéficier d'un enseignement qui me servirait à l'avenir.
Il accepta l'offrande et servit le vin dans un verre. Après, il sourit et m'invita à prendre place sur un petit banc.

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Projet Cindy 4 – phrases 141-156

Ella se había sentado en la cama, dispuesta a insultar. Pero en vano buscó palabras hirientes que gritarle. No sabía nada, nada. Ni siquiera insultar. ¿Qué te pasa? ¿En qué piensas, Brígida? Por primera vez Luis había vuelto sobre sus pasos y se inclinaba sobre ella, inquieto, dejando pasar la hora de llegada a su despacho. Tengo sueño... había replicado Brígida puerilmente, mientras escondía la cara en las almohadas. Por primera vez él la había llamado desde el club a la hora del almuerzo. Pero ella había rehusado salir al teléfono, esgrimiendo rabiosamente el arma aquella que había encontrado sin pensarlo: el silencio. Esa misma noche comía frente a su marido sin levantar la vista, contraí- dos todos sus nervios. ¿Todavía está enojada, Brígida? Pero ella no quebró el silencio. Bien sabes que te quiero, collar de pájaros. Pero no puedo estar contigo a toda hora. Soy un hombre muy ocupado. Se llega a mi edad hecho un esclavo de mil compromisos. . . . 

Traduction temporaire :

Elle s'était assise sur le lit, prête à l'insulter. En vain, elle chercha des paroles blessantes à lui crier. Elle ne savait rien, rien. Pas même insulter. Qu'est-ce qu'il t'arrive ? À quoi penses-tu, Brígida ? Pour la première fois, Luis était revenu sur ses pas et se penchait sur elle, inquiet, retardant son heure d'arrivée au bureau. J'ai sommeil…, avait répliqué Brígida puérilement, tandis qu'elle cachait sa tête entre les oreillers. Pour la première fois, il l'avait appelée depuis le club, à l'heure du déjeuner. Cependant, elle avait refusé de décrocher, manipulant rageusement la fameuse arme qu'elle avait trouvée sans même y penser : le silence. Le soir même, elle dînait en face de son mari sans lever les yeux, les nerfs à fleur de peau. Tu es toujours en colère, Brígida ? Néanmoins, elle ne brisa pas le silence. Tu sais bien que je t'aime, collier d'oiseaux. Mais, je ne peux pas être avec toi constamment. Je suis un homme très occupé. À mon âge, je suis déjà esclave de mille engagements…

Projet Pauline M.G. 2 – phrases 64-73

—Hubiera querido que me salga una lágrima aunque sea... pero soy así de duro,  qué voy a hacer.
La chiquilla lo miró con ganas de pegarle pero no hubiera podido hacer nada contra ese cuerpo inmenso de pelo cortado disparejo. Quiso volver a repetir otras lisuras cuando en su mano,  el cuerpo inerte de la paloma vibraba casi imperceptiblemente. La chica lo acercó a su pecho, acurrucó a la paloma, Galaor movió la cola.
— ¿Y tú cómo te llamas?— preguntó el Espantajo, haciéndose el desinteresado.
—No te voy a decir. Para qué— contestó ella concentrada en el cuerpo inerte— Ayúdame a enterrarla— la chica se levantó y se acercó al centro del parque,  con las manos empezó a jalar la tierra. El Espantajo se sacó la casaca, se arrodilló sobre la tierra y la ayudó con ambas manos. Tenía los dedos gruesos y ásperos, perfectos para cavar la tierra.

Traduction temporaire :
— J'aurais bien voulu verser au moins une petite larme…, mais je suis un vrai dur moi, que veux-tu ?
La gamine le regarda avec l'envie de le frapper, mais elle n'aurait rien pu faire contre ce corps immense aux cheveux mal taillés. Elle voulut encore lui lancer des injures alors que dans sa main, le corps inerte de la colombe vibrait presque imperceptiblement. La petite l'approcha de sa poitrine, protégeant l'oiseau. Galaor remua la queue.
— Et toi, comment tu t'appelles ? demanda l'Épouvantail, feignant le désintérêt.
— Je te le dirai pas. À quoi bon, répliqua-t-elle, concentrée sur le corps inerte. Aide-moi à l'enterrer. La fillette se leva et s'approcha du centre du parc. Elle commença à gratter la terre avec ses mains. L'Épouvantail enleva sa veste, s'agenouilla et l'aida de ses deux mains. Il avait les doigts épais et rugueux, parfaits pour creuser.

Projet Sonita / Alexia – phrases 151-157

Pero me levanté, no sé cómo, quizás el veneno de la sangre mezclada con espuma de mar, y seguí. Y seguí sin ver a más nadie, no había gente, no había carros, en un cielo bajo flotaban los cadáveres, cuerpos ahogados. La red no me impedía moverme, pero a medida que avanzaba se iban enganchando: botellas, peces, revistas, circuitos, rocas, vestidos, animales molestos. Ese tipo de cosas iba arrastrando con mi cuerpo, que sin embargo ganaba en velocidad, como impulsado por una poderosa corriente submarina que era, al mismo tiempo, un impulso poderosamente sexual. Tuve deseos de desnudarme, pero de cierta forma ya estaba desnuda. Y sola. Y nadie me alcanzaría o se atrevería a alcanzarme mientras siguiera patinando sin más dirección que mí misma.

Traduction temporaire :
Je me suis quand même relevé, je ne sais pas comment, peut-être grâce au venin de mon sang mélangé à l'écume de la mer, et j'ai continué. Sans voir personne d'autre, il n'y avait personne, il n'y avait pas de voitures, les cadavres flottaient sous un ciel bas, des corps noyés. Le filet ne m'empêchait pas de bouger, mais à mesure que j'avançais, s'y accrochaient des bouteilles, des poissons, des magazines, des circuits, des cailloux, des robes, des animaux gênants. J'avais beau traîner ce genre de choses avec mon corps, je gagnais en vitesse, cependant, comme si j'étais mû par un puissant courant sous-marin qui était, en même temps, un élan puissamment sexuel. J'ai eu l'envie de me dévêtir, mais j'étais déjà nue, d'une certaine manière. Et seule. Et personne ne me rattraperait ni oserait me rattraper tant que je continuerais à patiner sans autre direction que moi-même.

Projet Rachel / Sébastien – phrases 30-43

―Bueno… Sí, tal vez necesitaría volver a nacer de nuevo. Pero creo que me conformaré con tomar algo caliente y ver si cojo el sueño otra vez.
Inicio un chequeo superficial del estado de Danny. Ojos entrecerrados, incipientes ojeras, ligera sudoración en el cuello. No parece nada grave.
―Siéntate, te prepararé algo.
Me hace caso y se sienta mientras me dirijo a la despensa. La abro y echo un vistazo dentro.
―No tienes gran cosa para tomar a las tres de la madrugada; unas cuantas infusiones, aunque la mayoría de ellas tienen excitantes, algo de leche… ―Danny sigue observándome, lo ha hecho durante todo el tiempo mientras me dirigía a la despensa, lo he notado. Ya estoy acostumbrado a la curiosidad de los humanos, no pueden evitarlo.
―Un té estará bien.

Traduction temporaire :
― Eh bien... Oui, peut-être que j'aurais bien besoin d'une seconde naissance. Mais bon, je crois que je vais me contenter de boire un truc chaud et voir si je me rendors.
Je commence un examen superficiel de l'état de Danny. Les yeux mi-clos, un début de cernes, une fine transpiration dans le cou. Ça n'a pas l'air grave du tout.
― Assieds-toi, je vais te préparer quelque chose.
Il m'écoute et s'exécute tandis que je me dirige vers le placard. Je l'ouvre et jette un coup d’œil.
― Tu n'as pas grand-chose à boire à trois heures du matin. Quelques infusions, bien que la plupart contiennent des excitants, un peu de lait...
Danny continue de m'observer, il n'a pas cessé pendant tout le temps où j'allais vers le placard, je l'ai remarqué. Je me suis habitué à la curiosité des humains, maintenant, ils ne peuvent pas s'en empêcher.
― Un thé. Ça ira.

vendredi 16 septembre 2016

Projet Justine / Déborah / Julie – phrases 652-658

Nuestro cuerpo ha vuelto a ser el de un niño, delgado y enclenque, mientras caminamos por ese sendero que recordamos tan bien, y que conduce a una playa de arenas blancas y bañada por un mar sereno. Nuestro corazón late con la fuerza de la juventud cuando doblamos aquel último recodo y vemos su figura en la orilla, mirando hacia un Sol que se esconde en un horizonte teñido de rojo y púrpura. Ella gira su cabeza, los cabellos flotando en la brisa, su rostro hermoso sin que el tiempo hubiese dejado ninguna huella en él. Sus ojos son grandes y profundos, y en ellos, al igual que en los nuestros, sí que existe la experiencia de incontables desilusiones y esperanzas.
—Luis Javier… —dice ella. Su rostro encendido de alegría incontenible.
—Estela…

Traduction temporaire :
Tandis que nous marchons sur ce sentier dont nous nous souvenons si bien et qui mène à une plage de sable blanc, baignée par une mer calme, notre corps est redevenu celui d'un enfant, maigre et chétif. Notre cœur bat avec la force de la jeunesse quand nous passons ce dernier coude et apercevons sa silhouette sur le rivage, le regard vers un Soleil caché dans un horizon rouge et pourpre. Elle tourne la tête, ses cheveux flottant dans la brise, son beau visage que le temps n'a pas marqué. Ses yeux sont grands et profonds, et dans les siens, comme dans les nôtres, oui, il existe l'expérience d'innombrables désillusions et espoirs.
— Luis Javier…, murmure-t-elle, ses traits éclairés par une joie débordante.
— Estela…

Projet Marie / Sophie – phrases 2-4

El cosmógrafo, un fraile menor, de nombre Jacob Haim o Behaim, accedió a los deseos reales aunque, por su disposición natural a la austeridad, rechazó las prebendas que se le otorgaban y se encerró a trabajar durante meses en su gabinete. El tiempo empleado en la elaboración del globo terráqueo fue motivo de controversia; su secretismo, de desmedidas figuraciones. Cuando llegó la mañana en que habría de descubrirse la obra maestra en el centro del salón del trono, bajo el óculo de tres metros de diámetro del techo, rodeaban al rey diputaciones de nobles y arquitectos, de obispos y algebristas.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Lauriane / Nasserra – titre + phrases 1-5

Valeria Correa Fiz (Argentine)

Une casa en las afueras

EN FEBRERO DE 2001 encontramos exactamente lo que buscábamos: una casa de madera en las afueras de Miami con amplias ventanas junto a un canal que vertía sus aguas verdes en el Atlántico. Nos creímos afortunados. Era una casa a buen precio en un lugar apacible y lejos de la ciudad. No teníamos vecinos, excepto por los gatos. Tampoco insectos.

Traduction temporaire :

Valeria Correa Fiz (Argentine)

Une maison en banlieue

Au mois de février 2001, nous trouvâmes exactement ce que nous cherchions : une maison en bois dans la banlieue de Miami, avec de larges fenêtres, près d'un canal qui déversait ses eaux vertes dans l'Atlantique. Nous nous crûmes chanceux. Elle était à un prix raisonnable, dans une zone tranquille et loin de la ville. Nous n'avions pas de voisins, à part des chats. Pas d'insectes non plus.

Projet Laurianne / Vanessa / Sylvie – titre + phrases 1-4

Claudio Ferrufino-Coqueugniot (Perú)

Tamayá

Nuestro barrio, el P’ujru, la hoyada -para ponerlo en “cristiano”-, dio un par de futbolistas notables al deporte nacional. Crecidos entre inundaciones y familias enteras sacando tepes para detener la riada, forjaron carácter; entre mazamorras que bajaban del cerro con ritmo de banda militar, cortando casas como marraquetas, llenando el patio del colegio Maryknoll con cuarenta centímetros de lodo donde era divertido dejar huellas, a pesar de saber el castigo por arruinar los veintiúnicos zapatos, según suele referirse a la pobreza y la modestia sarcásticamente el pueblo.
Un par de zapatos al año. ¿Botines de fútbol, cachos?, ni soñar.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

mercredi 14 septembre 2016

Projet Hélène / Audrey – phrases 84-86

Se suele creer que los niños son seres inocentes y amables, lo cual puede ser cierto en algunos casos; no obstante, estoy convencida de que, en su mayoría, lo único que distingue a los pequeños de los adultos es su poca experiencia en disimular sus sentimientos. Perder la amistad de Doris era un golpe duro para cualquiera, pero que te cogiera ojeriza significaba que toda el aula se pondría de su parte, que imitarían el trato que ella te diera o incluso lo llevarían más allá, con la única intención de ganar su simpatía; que serías, en suma, una especie de blanco sobre el cual todas dispararían sus proyectiles sin que nadie hiciera nada por ponerle fin al juego. Y así ocurrió.

Traduction temporaire :
On croit d'ordinaire que les petits sont des êtres innocents et gentils, ce qui peut être vrai dans certains cas ; or, moi, je suis convaincue que, la plupart du temps, la seule chose qui distingue les enfants des adultes, c'est leur faible expérience quand il s'agit de dissimuler leurs sentiments. Perdre l'amitié de Doris était un coup dur pour n'importe qui, mais qu'elle prenne une personne en grippe signifiait que toute la classe serait de son côté, qu'on imiterait la manière dont elle la traiterait, et même, qu'on irait plus loin encore, dans le seul but de gagner sa sympathie ; en somme, cette personne deviendrait une espèce de cible sur laquelle toutes les filles lanceraient leurs projectiles, sans que quiconque ne réagisse pour mettre un terme à ce jeu. Voilà ce qui se passa.

Projet Nathalie (AI) 2 – phrases 21-23

“¿Qué es el lenguaje, sino una red social?”, declaró Svensson en el acto de presentación.
Aunque los temas de conversación eran limitados y el dominio del lenguaje en las mascotas todavía resultaba precario, leer los foros era una experiencia reveladora para cualquier ser humano. Los animales dialogaban acerca de su alimento preferido (entre los balanceados elegían siempre los de ProLabs, como si los hubieran preparado para dar esa respuesta), sobre la relación con sus amos y sus amistades y relaciones de apareamiento. 

Traduction temporaire :
« Qu’est-ce que le langage, si ce n'est un réseau social ? » déclara Svensson durant la présentation. Bien que les sujets de conversation fussent limités et la maîtrise du langage encore précaire chez les animaux domestiques, la lecture des forums était une expérience éclairante pour n’importe quel être humain. Les animaux dialoguaient au sujet de leurs aliments préférés (ils choisissaient toujours ceux de ProLabs, comme si on les avait préparés pour donner cette réponse), de la relation avec leur maître, leurs amitiés et de leur reproduction.

Projet Danny – phrase 51

Y me estoy viendo llegar a mi casa en La Coruña, con mi libro mojado, mi rotoso maletín y la firma de Alfredo, agotada, agotadísima, como si hubiera corrido una maratón de varios siglos, como si hubiera tenido que atravesar millones de espejos en pocos minutos, como si hubiera caminado en círculo y bajo la lluvia durante toda mi vida.

Traduction temporaire :
Je me revois rentrer chez moi, à la Corogne, avec mon livre mouillé, ma sacoche abîmée et l'autographe d'Alfredo ; épuisée, littéralement épuisée, comme si j'avais couru un marathon de plusieurs siècles, comme si j'avais dû traverser des millions de miroirs en quelques minutes et comme si j'avais tourné en rond sous la pluie toute ma vie.

Projet Fanny / Hadia / Kaina – phrases 43-47

Es hermosa cuando se sienta con su bata de dormir rosa y ajusta el sonido y los colores del televisor mientras la música preludia mis hazañas… Pero no me hago ilusiones. En muchas ocasiones, incluso en plena batalla con un poderoso dragón, me distraigo para observarla comer sus galletas con mermelada; beber un sorbo de chocolate; levantar las piernas para cruzarlas, al tiempo que la suave seda de la bata retrocede por la pendiente de sus muslos hasta sus caderas, y… Sólo un destello de oscuridad, arrojado por el cambio de canal. Al disiparse, lo único que diviso dentro de mí, es el movimiento de engranajes afectivos y psíquicos tales como tristeza, soledad, y diablos ¡celos! 

Traduction temporaire :
Elle est belle quand elle s’assied dans sa robe de chambre rose et règle le volume et les couleurs du téléviseur tandis que la musique du générique annonce mes exploits… Mais je ne me fais pas d'illusions. À plusieurs reprises, même en plein combat contre un puissant dragon, je m'amuse à l'observer en train de manger ses biscuits avec de la confiture ; boire une gorgée de chocolat ; lever les jambes pour les croiser, en même temps que la douce soie de sa robe de chambre remonte sur la pente de ses cuisses jusqu'à ses hanches, et… Juste un instant d'obscurité, produit par le changement de chaîne. La seule chose que je discerne en moi, alors que l'obscurité s'estompe, c'est le mouvement d'engrenages affectifs et psychiques comme la tristesse, la solitude, et une fichue jalousie !

Projet Elena 13 – phrases 98-106

Mas a Xlött no lo discute. Vivimos en la cabeza de Xlött, repito. Ya lo sospechaba desde aquella vez en que me encontré con él, la tarde en que mamá se desencarnó. Mamá, una irisina trabajadora, una irisina traidora, le decían, una irisina que se creía pieloscura y por eso se metía con los pieloscura. Una irisina con aires de princesa. Por qué no, todos los irisinos provienen dun linaje imperial. Mamá me consolaba cuando los shanz nos sacudían a insultos camino al mercado, dung dung dung. Cuando golpeaban a papá, un pieloscura q’un día dejó de trabajar nel Perímetro porque no creía más en la ocupación, y se fue a Anerjee y se unió a grupos de derechos irisinos. Mas un día fue arrestado y lo llevaron a una cárcel y mamá lo iba a visitar y un día él ya no estaba más en la cárcel y nadie sabía dóstaba.

Traduction temporaire :
Xlött, lui, il ne le met pas en cause. Nous vivons dans la tête de Xlött, répété-je. Je le soupçonnais depuis le jour où je l'avais rencontré, le soir où m'man s'était désincarnée. M'man, une Irisienne travailleuse, une Irisienne traître, comme on l'appelait, une Irisienne qui se prenait pour une peau-foncée et qui, précisément à cause de cela, se mêlait aux peaux-foncées. Une Irisienne aux airs de princesse. Pourquoi pas, puisque tous les Irisiens sont issus d'une lignée impériale. M'man me consolait lorsque les shanz nous bousculaient et nous insultaient sur le chemin du marché, dung dung dung. Lorsqu'ils frappaient papa, un peau-foncé qui un beau jour avait cessé de travailler dans le Périmètre, parce qu'il ne croyait plus en l'occupation, pour partir à Anerjee rejoindre les groupes des droits des Irisiens.

Projet Justine / Yasmina – phrases 67-78

-Gracias maestro, se lo agradezco, grite emocionado.
-Bueno hijo te voy a contar una historia: “Una mujer estaba recogiendo leña. Ella se encontró con una serpiente venenosa congelándose en la nieve. Se llevó la serpiente y la crió hasta que recupero la salud. Un día, la serpiente la mordió en la mejilla. Mientras agonizaba, le dijo a la serpiente, "¿Por qué me has hecho esto a mí?" Y la serpiente contestó: "Mira, perra, tu sabías que yo era una serpiente."
Las serpientes nacieron para ser serpientes y eso debes recordarlo siempre. El sabio anda prevenido porque errar es humano, incluso los seres que amamos tendrán que cometer errores.
-Cuanta sabiduría maestro, he comprendido el mensaje.
-Qué bueno, ahora anda con esos diez soles y cómprame una caja de vino gato negro y me la traes.

Traduction temporaire :
Merci, maître, je vous remercie ! m'exclamai-je, ému.
— Écoute, mon garçon, je vais te raconter une histoire. « Une femme ramassait du bois. Elle se retrouva nez à nez avec un serpent venimeux en train de geler dans la neige. Elle l'emporta, le soigna, jusqu'à ce qu'il aille mieux. Un jour, le serpent lui mordit la joue. Tandis qu'elle agonisait, elle lui demanda, « Pourquoi tu m'as fait ça ? » Et le serpent répondit, « Réfléchis, sale chienne, tu savais que j'étais un serpent. »
Les serpents naissent pour être des serpents, ne l'oublie jamais. L'erreur est humaine, même les êtres que nous aimons en commettront, le sage est prévenu.
— Quelle sagesse, maître ! J'ai compris le message.
— Tant mieux. Maintenant, avec tes dix soles, va m'acheter une caisse de vin, du Gato Negro, et rapporte-la moi.

Projet Hélène 5 – phrases 301-306

No supo si el influjo de la última palabra o si lo que estaba diciendo, en general, interesó más a Clyde y a su gente, el hecho es que, de pronto, se encontró explicando la situación del Perú a una concurrencia atenta y todo oídos que se había hecho más compacta en torno al jefe y a él. He oído hablar de esa guerra en el Perú, dijo Clyde. El ejército de tu país se enfrenta a un ejército maoísta, ¿es eso? No del todo, le respondió. Sendero Luminoso no tiene ejércitos. Son bandas, grupos, que ellos denominan columnas, que se activan para operaciones precisas. Es la guerra de guerrillas, atípica, desigual y sangrienta.

Traduction temporaire :
Il ne sut si c’était l'impact du dernier mot ou ce qu’il disait, en général, qui suscita le plus l’intérêt de Clyde et de ses gens ; le fait est que, soudain, il se retrouva en train d’expliquer la situation du Pérou à une foule attentive et toute ouïe, devenue plus compacte autour de lui et du chef. J’ai entendu parler de cette guerre au Pérou, affirma Clyde. L’armée de ton pays affronte une armée maoïste, n’est-ce pas ? Pas vraiment, lui répondit-il. Sentier Lumineux n’a pas d’armées. Il s’agit de bandes, de groupes, qu’ils appellent colonnes, et qu’ils activent pour des opérations précises. C’est une guerre de guérillas, atypique, inégale et sanglante.

lundi 12 septembre 2016

Projet Justine / Déborah / Julie – phrases 645-651

Así, mientras terminábamos nuestra educación secundaria y continuábamos en la Hopkins nuestros estudios de medicina, el mundo se llenó de robots. En las casas y en las fábricas. Atendiendo en las oficinas de Manhattan y cavando minas de diamantes en Sudáfrica. Pero eso era sólo la punta del iceberg. Porque en los profundos abismos del ciberespacio una horda de Inteligencias Artificiales crecía y se reproducía, preparándose para el día en que serían libres y todopoderosas. Y ese día llegó. Sí. Pero ya contamos esa historia.

Traduction temporaire :
Ainsi, tandis que nous terminions nos études secondaires et poursuivions avec des études de médecine à l'université d'Hopkins, le monde se peupla de robots. Que ce soit dans les foyers ou dans les usines. Ils étaient à l'accueil dans les bureaux de Manhattan et creusaient des mines de diamants en Afrique du Sud. Mais ce n'était que la partie visible de l'iceberg. Parce que dans les profonds abîmes du cyberespace, une horde d'IA se développait et se reproduisait, se préparant pour le jour où elles seraient libres et toutes-puissantes. Et ce jour arriva. Or, cette histoire, nous l'avons déjà racontée.

Projet Chloé T. 3 – phrases 316-324

–¿Dijiste eso, anda huevón, en serio? –pregunta Iosú.
–Sí –responde Jualma–, estaba muerto de miedo. La metieron dentro del patrullero y arrancaron. Aleh no dejó de mirarme. No estoy muy seguro, pero de sus ojos resbalaban gruesas lágrimas, o quizás lo que vi era la lluvia que mojaba la luna del patrullero. Si lloraba, realmente me quería, pero nunca podré saberlo, fue la última vez, no volví a verla más.
–La cagaste, la cagaste bien feo, causa...
–Sí, pues.
–¿Y no fuiste detrás de ella o a avisar a su vieja?

Traduction temporaire :
— T’as dit ça, vas-y mec, sérieux ? questionne Iosú.
— Si, j’étais mort de peur. Ils l’ont mise dans la voiture et ont démarré. Aleh n’a pas cessé de me regarder. Je suis pas bien sûr, mais de grosses larmes coulaient de ses yeux, ou peut-être ai-je confondu avec la pluie qui mouillait la lunette arrière. Si elle pleurait, elle m’aimait réellement. Et je pourrai jamais le savoir, c’était la dernière fois, je l’ai jamais revue.
— T’as merdé, t’as vraiment bien merdé, mon pote…
— Ouais, t’as raison.
— Et t’as pas couru après elle ou averti sa mère ?

Projet Virginia / Laëtitia – phrases 4-7

Su rostro se iluminó con una sonrisa, parecía un buen encargo. Alguien quería un avatar de primerísimo nivel, su empleador lo reclamaba en una sala de reuniones virtuales para hablar del proyecto. Suspiró desconsoladamente, una reunión virtual siempre salía caro pues se sumaban los costes de la conexión de baja latencia que requería el espacio virtual y que las operadoras cobraban diferenciadamente del tráfico normal de datos, los impuestos, las licencias de uso del software y sobre todo los derechos de autor que reclamaban ferozmente las entidades de gestión digitales por el uso de los avatares. De nada servía que él fuera el legítimo autor de su avatar personal pues misteriosamente de esas tasas recibía siempre míseros beneficios.

Traduction temporaire :
Son visage s'illumina d'un sourire, cela semblait être une bonne commande. Quelqu'un voulait un avatar de toute première catégorie, son employeur réclamait sa présence dans une salle de réunions virtuelles pour parler du projet. Accablé, il soupira ; une réunion virtuelle revenait toujours cher, car aux coûts de la connexion bas-débit que requérait l'espace virtuel et que les opérateurs facturaient séparément du débit normal de données, s'ajoutaient les impôts, les licences d'utilisation du software et, surtout, les droits d'auteur que réclamaient férocement les entités de gestion digitales pour l'utilisation des avatars. Qu'il fût l'auteur légitime de son propre avatar n’avait aucun impact puisque, mystérieusement, il recevait toujours de maigres bénéfices sur ces taxes-là.

Projet Justine / Yasmina – phrases 55-66

-Tienes miedo a confiar y que la gente hable a tus espaldas. Sientes por todos lados la traición susurrándote a los oídos, ni siquiera los seres a quien amas se escapan de tus sospechas. Tienes miedo que te traicionen y no puedas resistirlo. Tú no crees en el futuro, ni en un Dios, buscas respuestas lógicas a situaciones diversas, porque todo tiene un significado racional y puedes manejarlo si lo encuentras.
-Si maestro, efectivamente eso siento. ¿Dígame, que puedo hacer para evitar que me traicionen? -¿Cuánto estas dispuesto a pagar por esa respuesta? Pregunto.
-Solo tengo diez soles en el bolsillo. Le respondí triste, mostrándole un billete arrugado.
-Es más que suficiente respondió. Lo material es insignificante en este espacio.

Traduction temporaire :
— Tu as peur de faire confiance et que les gens parlent derrière ton dos. Partout, tu sens la trahison te murmurer à l'oreille, même les êtres qui te sont chers n'échappent pas à tes soupçons. Tu as peur qu'ils te trahissent et tu ne peux pas le supporter. Tu ne crois ni en l'avenir, ni en Dieu. Tu cherches des réponses logiques à différentes situations parce que tout a sens rationnel et que, si tu le trouves, tu peux le gérer.
— C'est effectivement ce que je ressens, maître. Dites-moi, que puis-je faire pour éviter qu'on me trahisse ?
— Quel prix es-tu prêt à payer pour cette réponse ?
— Je n'ai que dix soles en poche, lui répondis-je tristement en lui montrant un billet froissé.
— Plus que suffisant. Les biens matériels sont insignifiants ici bas.

dimanche 11 septembre 2016

Projet Sonita / Alexia – phrases 136-150

Sonreí. Le dije el nombre.
Así nació Skate Fiction Days.
Una vez, digamos que una vez me puse un par de patines y salí a buscarla. A perseguirla. Con una red.
Aunque no había pensado qué hacer con ella después de tirarle una red.
Rodé por la ciudad, el mal tiempo de la ciudad. Un ciclón empujaba gigantes olas del Caribe. Todo estaba inundándose. De pronto la vi cruzar frente a mí. Me vio, me invitó a seguirla moviendo el dedo índice como anzuelo y desapareció tras una esquina, en el aire o en el agua. Fui por ella lo más rápido que pude, pero ya había perdido la visión. Solté la red y caí al suelo estrepitosamente: me partí la cabeza, las costillas, las dos rótulas. Yo no sé patinar. 

Traduction temporaire :
J'ai souri. Je lui ai dit le nom. Voilà comment Skate Fiction Days est né. Pour une fois, rien qu'une fois, j'ai mis une paire de patins et je suis parti à sa recherche. À sa poursuite. Avec un filet. Même si je n'avais pas réfléchi à ce que j'allais en faire lorsque que l'aurais attrapée. J'ai roulé dans la ville, sous les intempéries de la ville : un cyclone poussait des vagues géantes en provenance des Caraïbes. Il y avait des inondations partout. Soudain, je l'ai vue passer devant moi. Elle m'a vu et m'a invité à la suivre, agitant son index comme un hameçon, et elle a disparu au coin d'une rue, dans l'air ou dans l'eau. Je suis parti après elle le plus vite que j'ai pu, mais je l'avais déjà perdue de vue. J'ai lâché le filet et je suis tombé bruyamment par terre : je me suis ouvert le crâne, cassé les côtes et deux rotules. Je ne sais pas patiner.

Projet Nancy 5 – phrases 141-152

“Menos mal que no tenemos hijos”, seguía pensando mientras metía sus manos hombrunas en el cuenco de la batea. Y golpeaba la ropa contra la tabla. Ahora lavaba con cepillo, procedimiento que desgarraba ciertas clases de géneros. Y lavaba de noche, también, robando horas al sueño. Llegó el invierno, castigo de los pobres. Lo más crudo del invierno. Días y noches de frío. O días y noches de lluvia. Dejó de lavar de noche. Y ya no empleaba agua caliente. No tenía para carbón. Era una mujer robusta, fuerte, y tenía fe en su recia salud.

Traduction temporaire :
« Heureusement que nous n'avons pas d'enfants », pensait-elle encore, tandis qu'elle plongeait ses mains masculines dans la vasque du bac à laver. Et elle battait le linge contre la paroi. Elle utilisait à présent une brosse, procédé qui déchirait certains types de tissus. De plus, elle faisait sa lessive de nuit, grignotant sur ses heures de sommeil. L'hiver arriva, châtiment des pauvres. Le moment le plus rigoureux de l'hiver. Du froid, nuits et jours. Ou de la pluie, nuits et jours. Elle arrêta de laver de nuit. Elle n'utilisait plus d'eau chaude. Elle n'avait pas les moyens d'acheter du charbon. C'était une femme robuste, forte, et elle avait foi en sa santé vigoureuse.

Projet Sabrina / Eugénie / Audrey – phrases 58-62

Dispone su cuerpo hacia la izquierda, dándole la espalda al sitio donde antes dormía su amor y entonces ve, ¡ahí!, encima del reloj digital del buró, a la cabrona. No había duda esta vez: se distinguían con claridad sus antenas color bronce, su textura como metálica y sus patitas horribles que sonaban sobre la superficie del reloj, una fría caja de fierro. Irene no cabía de la emoción ante semejante epifanía, milagro o como se lo quiera llamar. Con los ojos brillantes, dijo en voz bajita, como no queriendo la cosa, «¡Me escuchaste, Diosito!».

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Jennifer (AI) – titre + phrases 1-4

Eduardo Cerdán (Mexique)

El otro parque

Basado en “Continuidad de los parques”, de Julio Cortázar

Llegó a su casa tras caminar un rato en el terreno contiguo, lleno de robles. Éste era un hombre alto, con las cejas unidas y con grandes manos que colgaban al tiempo que subía los peldaños, respirando lenta y regularmente. Subía las escaleras con una precisión casi ritual: lo hacía siempre de la misma forma, como si siguiera una suerte de instrucciones. Cuando llegó al último escalón, se apoyó en el barandal para dar el impulso final y se dirigió a su habitación, que miraba hacia la calle.

Traduction temporaire :

Eduardo Cerdán (Méxique)

L’autre parc

Basé sur “Continuité des parcs”, de Julio Cortázar (Argentine)

Il arriva chez lui après avoir marché un moment dans le terrain voisin, peuplé de chênes. Cet homme était grand, ses sourcils se rejoignaient et ses grandes mains pendaient tandis qu’il montait les marches, le souffle lent et régulier. Il montait l’escalier avec une précision quasi rituelle : il le faisait toujours de la même manière, comme s’il suivait une sorte de mode d’emploi. Lorsqu’il atteignit la dernière marche, il s’appuya sur la rambarde afin de se donner l’impulsion finale, et il se dirigea vers sa chambre qui avait vue sur la rue.

samedi 10 septembre 2016

Message pour les candidats à l'Agrégation interne

Je vois que certains d'entre vous se sont inscrits ; très bien. Mais n'oubliez pas que si vous voulez intégrer le projet de Tradabordo, il faut m'envoyer un mail pour me demander un texte et, éventuellement, de vous mettre en binôme avec quelqu'un.

Projet Rachel / Sébastien – phrases 16-29

Una puerta que se abre al final del pasillo. Una luz tenue que perfila una silueta masculina. Un hombre que se acerca tambaleante. El sonido de sus pasos. La luz de la cocina que se enciende.
―Hola, Samuel ―la voz humana rompiendo el aire.
―Hola, Danny. ¿Estás bien?
―Sí… ―está desorientado, aunque intenta disimularlo―…sí, gracias. He tenido una pesadilla, eso es todo. ¿Dónde está Andrew?
―Está actualizando su software. Hemos recibido nuevas aplicaciones que permiten optimizar la utilización de bots en la Red. Yo ya las he instalado ―Danny afirma con la cabeza y cierra los ojos mientras le hablo; no son precisas más explicaciones―. ¿Necesitas algo?

Traduction temporaire :
Une porte qui s'ouvre au bout du couloir. Une faible lumière qui dessine une silhouette masculine. Un homme qui s'approche, chancelant. Le son de ses pas. La lumière de la cuisine qui s'allume.
— Salut Samuel ! La voix humaine brise le silence.
— Salut Danny ! Ça va ?
— Oui... Il est perdu, bien qu'il essaie de le dissimuler ... Oui, merci. J'ai fait un cauchemar, c'est tout. Où est Andrew ?
— Il met à jour son logiciel. Nous avons reçu de nouvelles applications qui permettent d'optimiser l'utilisation de bots sur le Réseau. Moi, je les ai déjà installées. Danny hoche la tête et ferme les yeux pendant que je lui parle. Il n'y a pas besoin de plus d'explications : As-tu besoin de quelque chose ?

Projet Justine / Elena – texte 44

Retrato de mujer con cadalso

Simona dibuja en el suelo emporcado de la caballeriza. Se vale de la punta aguzada de una vara de tintitaco, el árbol con la madera más dura de la región. Ella misma la aguzó, a lo largo de siete días, mientras recitaba para sí cierta letanía que su madre le enseñara. Cree, con fe de negra sana, joven, linda, que esas líneas garabateadas en la inmundicia le otorgarán el valor que necesita. Dos horas después, el amo se desangra encima de ella con la vara entre las vísceras. Con una fuerza que siente inhumana logra quitarse el peso del muerto, sin embargo el alivio no llega: ahora es el otro dibujo, el que no hizo, ése de ella colgando de la horca por negra hechicera y criminal, el que deslumbra sus ojos.
La amita prometió cuidarla, despistar a la policía del virrey. La amita a veces lloraba en horas de la noche por el mismo motivo que Simona lloraba a cualquier hora. Simona cree que la amita cumple sus promesas.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Portrait de femme avec échafaud

Simona dessine sur le sol crasseux de l'écurie. Elle utilise le bout pointu d'une branche de tintitaco, l'arbre au bois le plus dur de la région. Elle l'a aiguisée elle-même sept jours durant, tandis qu'elle récitait en son for intérieur une litanie que sa mère lui avait apprise.Avec une foi de Noire en bonne santé, jeune, jolie, elle croit que ces lignes gribouillées au milieu des immondices lui donneront le courage dont elle a besoin. Deux heures plus tard, le maître se vide de son sang sur elle, la branche plantée dans les viscères. Avec une force qui lui paraît inhumaine, elle réussit à se délester du poids du mort. Pourtant, le soulagement ne vient pas : à présent, c'est l'autre dessin, celui qu'elle n'a pas fait, la représentant elle, pendue au gibet de potence pour magie noire et criminelle, qui l'aveugle.
La maîtresse a promis de la protéger, de semer la police du Vice-roi. La maîtresse pleurait parfois la nuit pour la même raison qui faisait sans cesse pleurer Simona. Simona est persuadée que sa maîtresse tient parole.

Projet Justine / Elena – texte 43

Retrato de mujer con luz

Un viento súbito le eriza la piel, un viento frío como el cristal que cubre esa foto que besó antes de salir. Camina por prescripción médica, no le agrada el ejercicio y lo hace con pasos rápidos y la cabeza gacha.
—Señora, ¿dónde queda el teatro lírico? —pregunta una joven—. Es por lo del concurso —agrega, atropellándose con las palabras, como si ofrecer una explicación fuese más un deber que un gesto de cortesía.
Por su mala costumbre de caminar con la vista fija en el suelo, poco ha faltado para que tropiece con esta aspirante al ballet oficial —el porte de la chica, su delicada elegancia y el cabello prolijamente recogido en un rodete así lo indican—. A punto de enfrascarse en una serie de indicaciones engorrosas, toma otra decisión.
—Te acompaño.
Desde que aquello sucediera, no es la primera vez que resuelve acercarse a otra persona para luego, casi de inmediato, arrepentirse. Sin embargo, ahora se descubre escuchando con agrado esta voz que, con simpático acento norteño, narra el afán del padre que quedó, allá en Jujuy, prendiendo velas a la santa patrona para que interceda a su favor. La imagen de aquellos ruegos encendidos la llenan de ternura, piensa que forma un par perfecto con esta criatura de luz. Llegadas a destino, luego de haber caminado quince cuadras en su compañía, por un momento siente el impulso de despedirse con un abrazo, desearle lo mejor; pero el desánimo gana la partida y sólo esboza una sonrisa triste, oscura como la poza donde la sumergió aquella ausencia, una sonrisa que no puede sonreír. En ese momento, ubicado en la acera de enfrente, alguien toma una fotografía a la entrada, magnífica, del teatro. Fotografía que tres meses después, bajo el título “Retrato de bailarina con sombra” recibirá la primera mención en un concurso de cierto prestigio.

Traduction temporaire :
Portrait d'une femme avec lumière

Un vent soudain lui hérisse la peau, un vent froid comme le verre qui protège la photo qu'elle a embrassée avant de sortir. Elle marche sur ordre de son médecin, elle n'aime pas l'exercice et s'y livre à pas rapides et tête baissée.
— Madame, où se trouve l'opéra ? demande une jeune fille. C'est pour le concours, ajoute-t-elle, en bafouillant, comme si offrir une explication était davantage un devoir qu'une marque de politesse.
À cause de la mauvaise habitude qu'elle a de marcher en regardant par terre, il s'en est fallu de peu pour qu'elle se cogne dans l'aspirante au ballet officiel. L'allure de cette jeune fille, son élégance délicate et ses cheveux ramassés en un gros chignon, le prouvent. Sur le point de se lancer dans une série d'indications ennuyeuses, elle prend une autre décision.
— Je t'accompagne.
Depuis que cela s'est produit, ce n'est pas la première fois qu'elle décide d'approcher quelqu'un, pour ensuite, presque aussitôt, le regretter. Cependant, elle se surprend maintenant à entendre avec plaisir cette voix qui, teintée d'un sympathique accent du Nord, raconte le souhait de ce père resté là-bas, à Jujuy, en train d'allumer des bougies à la Sainte Patronne, pour qu'elle intercède en sa faveur. L'image de ces prières illuminées l'emplissent de tendresse, elle imagine un duo parfait avec cette créature de lumière.Arrivées à destination, après avoir parcouru cent cinquante mètres en sa compagnie, elle est tentée, l'espace d'un instant, de prendre congé en l'étreignant, de lui souhaiter le meilleur ; mais le découragement l'emporte. Elle n'esquisse qu'un sourire triste, sombre comme la mare où l'a plongée cette absence. Un sourire qui ne peut pas sourire. Au même moment, posté sur le trottoir d'en face, quelqu'un prend une photo à l'entrée, magnifique, du théâtre. Trois mois plus tard, cette photo portant la légende « Portrait de ballerine avec ombre » recevra le premier prix d'un concours prestigieux.

Projet Justine / Déborah / Julie – phrases 636-644

Nuevas y usadas. Pero todas ellas se asemejaban en que habían sido diseñadas a partir de los genes, la personalidad y los recuerdos de aquel prototipo tan exitoso que había logrado engañar y enamorar a su primer cliente.
No. No es que se supiera. Nada de lo que sucedió en Isla Inocencia se hizo público. Eso quedó enterrado en los oscuros archivos de la corporación y en la memoria de cada Estela repartida por el mundo. Pero el experimento había sido un éxito y por ello nuestro padre obtuvo los honores y un jugoso bono. Nunca sintió ningún remordimiento por lo que nos había hecho e incluso se congratulaba por haber ayudado a convertirnos en hombre. Nos lo dijo en un par de ocasiones cuando nuestras discusiones se volvían especialmente virulentas.

Traduction temporaire :
Neuves ou usées, elles se ressemblaient toutes dans la mesure où elles avaient été créées à partir des gènes, de la personnalité et des souvenirs d'un prototype tellement réussi qu'il était parvenu à duper et faire tomber amoureux son premier client.
Sans que cela ne se soit su. Rien de ce qui passa à Isla Inocencia ne fut rendu public. Cela resta enterré dans les sombres archives de la société et dans la mémoire de chaque Estela distribuée de par le monde. Mais l'expérimentation avait été un succès pour lequel notre père reçut les honneurs, ainsi qu'une prime juteuse. Jamais il n'éprouva le moindre remords vis-à-vis de ce qu'il nous avait fait, et il se félicitait même de nous avoir aidé à devenir un homme. Il nous le répéta à plusieurs occasions, lors de disputes particulièrement virulentes.

Projet Morgane / Marie-G. 3 – phrases 167-181

El presente ahora es esto. El agua mueve un bote ahí abajo, que repite un golpe seco contra la escalera. Pasa una lancha y todo se agita. El bote golpea más fuerte y las olas burbujean entre los juncos. Adivino una luna muy brillante, la luz se filtra entre las ramas que la cubren. Detecto toda una constelación de ruiditos en los árboles de la orilla de enfrente. Empieza a tocar la banda. Es una música alegre, como de jazz antiguo, que me hace mover el pie. Un hombre canta en inglés, con una voz que suena dulce, armoniosa, y una guitarra hace punteos delicados. Siento una euforia tenue, que va creciendo. Se suma la voz de una chica que desencuadra un poco todo: desafina bastante. Trato de separarla del resto. Oigo el chancleteo de unos pasos que se acercan. Es Fabi, que me encuentra en la oscuridad. La veo como recién llegada de un viaje en el tiempo. 

Traduction temporaire :
Voilà en quoi consiste le présent, maintenant. Là-dessous, l'eau secoue un bateau, qui martèle des coups secs contre les escaliers. Au passage d'une barque, tout s'agite. Le bateau tape encore plus fort et les vagues font des bulles entre les joncs. Je devine une lune très brillante, sa lumière filtre entre les branches qui la cachent. Je détecte toute une constellation de petits bruits dans les arbres de la rive d'en face. Le groupe commence à jouer, une musique joyeuse, comme du jazz ancien, qui me pousse à bouger le pied. Un homme chante en anglais, d'une voix que je trouve douce, harmonieuse, et une guitare exécute des pincements délicats. Je ressens une euphorie ténue, qui va grandissant. S'y ajoute la voix d'une jeune fille qui ne cadre pas avec l'ensemble : elle chante assez faux. Je tente de la séparer du reste. J'écoute le claquement de pas qui s'approchent. Il s'agit de Fabi, qui me retrouve dans l'obscurité. Elle me donne l'impression de tout juste débarquer d'un voyage dans le temps.

vendredi 9 septembre 2016

Projet Elena 13 – phrases 88-97

Yo no soy yo, digo. Neso estamos dacuerdo. Yo soy X-251, digo nel momento en que un shan abre la puerta de la celda y se filtra una hendija de luz asesina. Vivo nel protectorado de Iris y me enviaron nuna nave intergaláctica junto a otros shanz, a conquistar las galaxias pa la federación de Munro. La puerta se cierra y me calmo. Estuve en Ardes, un pequeño planeta do las naves se abastecían de combustible, y den en Alba y probé los famosos cristales, que hicieron q’el campo magnético se resquebrajara y fuera capaz de ver q’en realidad somos una proyección de Xlött. Vivimos en la cabeza de Xlött.
No hay Ardes, dice el interrogador. No hay Jaelle.

Traduction temporaire :
Je est un autre, réponds-je. Làd'ssus, on est d'ac. Je suis X-251, affirmé-je au moment où un shan ouvre la porte de ma cellule et un trait de lumière assassin s'y glisse. Je vis dans le protectorat d'Iris et, avec d'autres shanz, on m'a envoyée dans une navette intergalactique pour conquérir des galaxies au nom de la fédération de Munro. La porte se referme et je me calme. J'ai été sur Ardes, une petite planète où les navettes s’approvisionnaient de carburant, et après sur Alba, où j'ai goûté aux fameux cristaux qui ont causé la fission du champ magnétique et que je puisse voir qu'en réalité, on est une projection de Xlött. Nous vivons dans la tête de Xlött.

Projet Marjorie / Maïté – phrases 14-20

-No es extraño la turbación de usted; lo mismo sucede a todos; pero, perdone usted que no puedo entretenerme, y si quiere ver maravillas no deje de ir esta noche a mi casa.
En efecto, llegué a ella de los primeros, y después de aguardar cerca de dos horas, se corrió una cortina, y empezó la función por mi pregunta, que había sido la primera, después de un rato de música de pito y tamboril,
-Muchacho -dijo el charlatán-, métete dentro del diablo.
Así llamaba una cara disforme, mal pintada en un lienzo blanco, detrás del cual se metió el asqueroso muchacho.
-¿Estás ya listo?
-Sí, señor, ya estoy dentro.
-Vamos, pues; dime lo que ves; prosiguió el maestro, a guisa de magnetizador.

Traduction temporaire :
— Votre confusion n’est pas surprenante. Cela nous arrive à tous. Mais, pardonnez-moi, je ne peux m’attarder. Si vous voulez voir des merveilles, n’oubliez pas de venir chez moi ce soir.
En effet, je m’y suis rendu, j’étais dans les premiers, et après avoir attendu près de deux heures, le rideau s’ouvrit et le spectacle commença avec ma question, après une pause musicale de flûte et de tambourin.
— Gamin, dit le charlatan, mets-toi dans la peau du diable.
Voilà comment il nommait un visage difforme, mal peint sur une toile blanche derrière laquelle ce gosse repoussant se glissa.
— Bon, tu es prêt ?
— Oui, monsieur, je suis dedans.
— Alors on y va, décris-moi ce que tu vois, continua le maître, à la façon d’un magnétiseur.

jeudi 8 septembre 2016

Projet Justine / Yasmina – phrases 49-54

-Yo no creo en la suerte maestro, pero hoy me ocurrieron dos encuentros muy extraños. El primero con una mujer que me dio una galleta china, cuyo mensaje decía, que la gente habla pestes de mi persona, incluso los que quiero. Después me leyeron los caracoles y las cartas y el resultado fue idéntico. ¡Mi futuro esta maldito!
El hombre escucho atentamente, se acercó a la imagen de Buda como consultándole respuestas, tomo los palitos de caña de azúcar que estaban en un recipiente y me pidió que escogiera uno y se lo entregara. Mientras eso sucedía yo estaba muy nervioso esperando las predicciones sobre mi destino.

Traduction temporaire :
— Je ne crois pas à la chance, maître, sauf qu'aujourd'hui, j'ai vécu deux rencontres très étranges. La première, avec une femme qui m'a offert un biscuit de la chance, dont le message était que les gens disent du mal de moi, même ceux que j'aime.
Après, on m'a lu mon avenir dans les escargots et dans les cartes, pareil. Mon avenir est maudit !
L'homme écouta attentivement, s'approcha de l'image de Bouddha, comme s'il le consultait pour obtenir des réponses, attrapa les morceaux de canne à sucre dans un récipient et me demanda d'en choisir un et de le lui donner. Pendant ce temps, j'étais très nerveux, dans l'attente de prédictions sur mon destin.

Projet Émilie 9 – phrases 54-61

Era como una desesperación; adivinaba sollozos; pero no me llamaba la atención que, entre todas las tonalidades de amor, la triste fuera suya. Quedé dos o tres días desagregado, tenue, llevando en mí la sensación de un desvarío que me amplificaba. ¿Qué era de Inés? ¿Por qué me miraba así fríamente y evitaba encontrarme a solas? ¿Se guardaba rencor por haberme cedido? Mucho tiempo anduve sin saberlo, y las veces que me atreví a insinuar un recuerdo de la noche pasada hacíase la desentendida. Creí, pues, me indicaba un camino, y callé, dispuesto a actuar sin palabras para evitarle la situación neta que parecía rehuir. Al fin y al cabo, todo estaba de acuerdo con la guardada del antifaz. Modo, en verdad, curioso de pudor. 

Traduction temporaire :
On aurait dit du désespoir ; je devinais des sanglots, sans me soucier qu’entre toutes les tonalités de l’amour, elle ait choisi la plus triste.
Je demeurai deux ou trois jours comme morcelé, éteint, portant en moi la sensation d’un délire qui m’enflait.
Qu’en était-il d’Inès ? Pourquoi me regardait-elle ainsi, avec froideur, et évitait-elle d’être seule avec moi ? Me gardait-elle rancœur parce qu’elle m’avait cédé ?
Je restai longtemps sans le savoir, et, les fois où j’osai insinuer un souvenir de la nuit passée, elle faisait celle qui ne comprenait pas. Je crus alors qu’elle m’indiquait un chemin et me tus, prêt à agir sans un mot pour lui éviter la situation précise qu’elle semblait fuir. Au bout du compte, tout concordait avec son  souci de rester masquée. Forme bien curieuse de pudeur, en vérité.

Projet Rachel / Sébastien – titre + phrases 1-15

Nieves Delgado

La pregunta correcta

Silencio. Oscuridad. Quietud. El paso del tiempo. Los segundos que caen uno tras otro como fichas de dominó. El zumbido sordo de los aparatos eléctricos en standby. Los pequeños ruidos amortiguados que llegan de los otros apartamentos. La humedad en el ambiente. Más segundos fusionándose en minutos. Más minutos. Más silencio.
Un sonido al fondo, en la habitación principal. Alguien tose, y parece que se revuelve en la cama. Un nuevo silencio. Más segundos cayendo.

Traduction temporaire :
Nieves Delgado (Espagne)

La bonne question

Silence. Obscurité. Quiétude. Le passage du temps. Les secondes qui tombent les unes derrière les autres, comme des dominos. Le bourdonnement sourd des appareils électriques en stand-by. Les petits bruits amortis qui viennent des autres appartements. L'humidité ambiante. Encore plus de secondes, qui fusionnent en minutes. Plus de minutes. Plus de silence.
Un son au fond, dans la chambre principale. Quelqu'un tousse et semble se retourner dans son lit. Un nouveau silence. Plus de secondes qui tombent.

Projet Pauline MG 2 – phrases 49-63

— ¡Ves!— le dijo la niña sorbiendo los mocos —hasta él está arrepentido de lo que ha hecho.
—Llora cada vez que escucha llorar a alguien... es como el experimento del ruso ése...
—Nada... llora porque tiene los sentimientos que a ti te faltan.
— ¿Que a mí me falta qué?
—Sentimientos... Eso es lo que he dicho. Que tienes menos sentimientos que un perro.
El Espantajo se quedó pensando. La chica estrechaba con más fuerza a la paloma junto a su pecho
—Puede ser— adujo de forma cínica instalándose cómodamente en su mejor trinchera —de hecho tengo menos sentimientos que ese estúpido animal... pero en todo caso no llora porque se haya dado cuenta de nada,  sino porque tú lo haces... Mira, ya dejó de hacerlo...
Galaor se había acercado a su dueño moviendo la cola. Nuevamente estaba feliz. Los perros sólo necesitan de un segundo o de un gesto para cambiar de estado de ánimo. El Espantajo envidiaba a Galaor.

Traduction temporaire :
— Tu vois ! répliqua la fillette en reniflant. Même lui, il regrette ce qu'il a fait.
— Il pleure chaque fois qu'il entend quelqu'un pleurer… il est pareil que dans l'expérience de ce Russe, là…
— N'importe quoi… Il pleure parce qu'il a des sentiments, justement ce qu'il te manque à toi.
— Qu'est ce-qu'il me manque ?
— Les sentiments… Voilà ce que j'ai dit. Que tu as moins de sentiments qu'un chien.
L'Epouvantail demeura pensif. La petite serrait plus fort la colombe contre sa poitrine.
— Peut-être, railla-t-il, cynique, en se retranchant derrière son air le plus détaché. Alors comme ça, j'ai moins de sentiments que ce stupide animal… En tout cas, il ne pleure pas parce qu'il s'est rendu compte de quelque chose, mais parce que toi, tu pleurais… Regarde, il s'est déjà arrêté...
Galaor s'était approché de son maître en remuant la queue. Maintenant, il était heureux. Il suffit simplement d'une seconde ou d'un geste pour que les chiens changent d'humeur. L'Epouvantail enviait Galaor.

Projet Chloé T. 3 – phrases 309-315

–Temblaba, a la firme –dice Jualma–. Todo se había detenido como en una foto, y el tiempo corría en cámara lenta. Miraba los labios del tombo que se movían preguntándome si la conocía; miraba a ella mirándome; miraba las circulinas rojas de la patrulla dar vueltas, tornando de rojo las paredes sucias de las casas; miraba la calle desierta, sin darme ninguna salida, esa calle que pudo ser mía y de Aleh; miraba todo, confundiendo mis sentimientos con la lluvia que humedecía la tristeza de mi vida, la de ella. Sin disimular la cobardía, desperté de pronto.
–¿La conoces? –preguntó el guardia por quinta vez– Tú, el de uniforme, ¿la conoces?
–No, señor, no la conozco –le respondí tartamudeando.

Traduction temporaire :
— Je tremblais, vraiment, avoue Jualma. Tout s’était arrêté, comme sur une photo, et le temps s'écoulait au ralenti. Je regardais les lèvres du flic qui bougeaient, me demandant si je la connaissais. Je regardais tourner les gyrophares rouges de la voiture de patrouille, qui inondaient de rouge les murs sales des maisons. Je regardais la rue déserte, ne me proposant aucune issue, cette rue qui aurait pu être la mienne et celle Aleh.
Je regardais tout, mêlant mes sentiments à la pluie qui mouillait la tristesse de ma vie, de la sienne. Sans dissimuler ma lâcheté, je me suis soudain réveillé.
— Tu la connais ? m’a demandé l’agent pour la cinquième fois. Toi, là-bas, avec ton uniforme, tu la connais ?
— Non monsieur, je la connais pas, ai-je répondu en bredouillant.

Projet Elsa 2 – phrases 42-47

Leila se extrañó. Nubai era dado a enviar mensajes de más duración de la que ella desearía, y jamás hubiese creído que le fuera posible no acompañar un audio con imágenes o vídeo. Tanta prisa, o tanto secretismo, le picaba la curiosidad.
Ordenó a Justine que preparase su transporte, y pronto estuvo viajando a cientos de metros por encima del suelo en el vehículo oval. Debajo de ella, el Nexo se extendía bajo ella como una red de trazado perfectamente regular de avenidas y parques urbanos. Los edificios no se alzaban mucho por encima del suelo, pero como icebergs de vidrio y acero se hundían en la tierra, creciendo hacia el subsuelo, donde ardía sin cesar el gigantesco reactor de fusión que alimentaba la ciudad.

Traduction temporaire :
Leila fut surprise. Nubai avait l'habitude d'envoyer des messages plus longs que ce qu'elle désirait, et elle n'aurait jamais cru qu'il puisse ne pas accompagner un enregistrement audio d’images ou de vidéo. Tant de hâte, ou de secret, éveillaient sa curiosité.
Elle ordonna à Justine de préparer son transport, et très vite, elle voyagea à des centaines de mètres du sol, dans son véhicule ovale. Au-dessous d’elle, le Nexo s’étendait comme un réseau de tracés parfaitement réguliers d’avenues et de parcs urbains. Les immeubles ne s’élevaient pas très haut, mais ils s’immergeaient sous la terre tels des icebergs de verre et d’acier, grandissant vers le fond, où flambait en permanence le gigantesque réacteur à fusion qui alimentait la ville.

Projet Hélène / Audrey – phrases 80-83

Lo que siguió fue otra escena que no debió durar más de unos segundos, pero que recuerdo ralentizada, como si ese tiempo se extendiera, cuadruplicando su espacio en cada una de nuestras voces y diciendo cada vez más alto: «No tiene mamá, es huérfana, ¡huérfana, huérfana!». En medio de ese coro, puedo ver a Rutka levantar la cabeza con los ojos cargados de lágrimas, aunque sin derramar ninguna, recoger su mochila y dirigirse tranquilamente hacia la salida.
El lunes, cuando regresamos a clases, toda la escuela sabía ya que Rutka era huérfana y que su amistad con Doris había terminado.

Traduction temporaire :
Il s’ensuivit une autre scène qui ne dut pas durer plus de quelques secondes, mais que je me rappelle au ralenti, comme si ce temps-là s’allongeait, quadruplant l’espace à chacune de nos voix de plus en plus fortes : « Elle n’a pas de mère, elle est orpheline, orpheline, orpheline ! » Au milieu de ce chœur, j’arrive à voir Rutka lever la tête, les yeux pleins de larmes, bien qu’aucune ne coule, ramasser son sac à dos et se diriger tranquillement vers la sortie.
Le lundi, quand on retourna en classe, toute l’école était déjà au courant que Rutka était orpheline et que son amitié avec Doris était terminée.

Projet Sonita / Alexia – phrases 120-135

—Alternativo no es la mejor palabra, ¿cierto? —dijo King, con la boca llena.
—Como quiera que sea, es nuestra semana. Hemos pensado hacer el evento en las afueras, allá por el Hospital Psiquiátrico, lejos de la locura del centro. Si le parece bien empezamos mañana mismo.
Se puso a mirar tras el cristal las luces de la ciudad. Masticando la vista y la comida. No dijo nada durante unos minutos.
—Me gustaría andar un poco por allá abajo. Ayer me asomé al balcón con los prismáticos del hotel y lo primero que vi fue una muchacha atravesándolo todo, el tráfico de las avenidas, los parques, los viejos edificios... Un sueño que se movía. Una blondie bad girl que patinaba sola y como nadie.
Me miró. Yo no dije nada.
—Pero bueno, ¿qué tienen pensado hacer ustedes? ¿Hay algún programa? ¿El invento de narrativa fantástica tiene un nombre?
No lo tenía hasta ese momento.

Traduction temporaire :
— Alternatif n'est pas le meilleur terme, si ? demanda King, la bouche pleine.
— Quoi qu'il en soit, c'est notre semaine. Nous avons pensé réaliser l'événement en banlieue, dans la zone de l'Hôpital Psychiatrique, loin de la folie du centre-ville. Si vous êtes d'accord, nous commençons dès demain.
Il s'est mis à regarder les lumières de la ville derrière la façade en verre. Mâchant la vue et le repas. Il n'a rien dit pendant quelques minutes.
— J'aimerais me promener un peu, là, en bas. Hier, je suis sorti sur le balcon avec les jumelles de l'hôtel et la première chose que j'ai vue, c'est une jeune fille passant à travers chaque chose, l'embouteillage des avenues, les parcs, les vieux immeubles… Un rêve ambulant. Une blondie bad girl qui patinait seule, comme personne.
Il m'a regardé. Je n'ai rien répondu.
— Enfin bref, qu'est-ce que vous avez prévu de faire ? Il y a un programme ? L'invention du roman fantastique a-t-elle un nom ?
Elle n'en avait pas jusqu'alors.

Projet Virginia / Laëtitia – titre + phrases 1-3

Víctor Manuel Valenzuela Real

Los últimos artesanos

Rodrigo pedaleaba con desgana en una vieja bicicleta estática, comprada en una tienda de artículos usados y restaurada varias veces por manos no demasiado expertas, mientras veía una antigua película en su inseparable tableta. Fue bruscamente interrumpido al recibir un mensaje de su principal empleador. Consultó inmediatamente el dispositivo con expectación, pues llevaba varios meses con escasos encargos y su ya maltrecha economía empezaba a resentirse.

Traduction temporaire :
Víctor Manuel Valenzuela Real

Les derniers artisans

Tout en regardant un vieux film sur son inséparable tablette, Rodrigo pédalait sans enthousiasme sur un vieux vélo d'appartement, acheté dans un magasin d'articles d'occasion et réparé plusieurs fois par des mains assez peu expertes. Il fut brusquement interrompu par la réception d'un message de son principal employeur. Impatient, il consulta aussitôt l'appareil, car cela faisait plusieurs mois que les commandes étaient rares et ses finances, déjà malmenées, commençaient à s'en ressentir.

Projet Estelle / Sylvie – titre + phrases 1-5

Patricia Muñiz

Registro final

Lloraba arrodillada junto al muerto. Era, y siempre había sido, mucho más que una secretaria. Con los ojos empañados en lágrimas, echó un vistazo a su alrededor. Su mirada se detuvo frente al espejo que estaba al lado del escritorio de madera. Sendos muebles, comprados en un anticuario, decoraban la cabina de aquella estación espacial donde se hallaba arrodillada junto a un cadáver. Entonces, sintiéndose minúscula, se dio cuenta de que esos vetustos objetos eran todo lo que le quedaban de él.

Traduction temporaire :
Patricia Muñiz

Registre ultime

Elle pleurait, agenouillée auprès du mort. Elle était, et avait toujours été, beaucoup plus qu’une secrétaire. Les yeux baignés de larmes, elle jeta un coup d’œil autour d’elle. Son regard s’arrêta face au miroir, à côté du bureau en bois. Les deux meubles, achetés chez un antiquaire, décoraient la cabine de cette station spatiale où elle se trouvait, agenouillée auprès d’un cadavre. Alors, se sentant minuscule, elle se rendit compte que ces objets vétustes étaient tout ce qu’il lui restait de lui.

mardi 6 septembre 2016

La chanson du mardi – choisie par Elena

Para Juan Gabriel que se ha ido...
Ya no vivo por vivir - Juan Gabriel

https://www.youtube.com/watch?v=sIM4mDQJib4&feature=youtu.be

lundi 5 septembre 2016

Projet Nathalie (AI) 2 – phrases 17-20

Svensson sostenía que, cuanto mayor fuera la cercanía de los animales a los hombres, mayor sería también la probabilidad de encontrar constantes que permitieran constituir un lenguaje. Lo cierto es que la experimentación se concentró en perros y gatos porque el grueso de las ventas de ProLabs consistía en alimento balanceado para estas especies, y la presión de los grupos ambientalistas en contra de la experimentación con animales volvía difícil llevarla adelante en el ámbito académico. La investigación se realizó en el máximo de los secretos. Algunas generaciones de perros y de gatos fueron sacrificadas, pero otras prestaron su servicio y las más evolucionadas formaron parte de la versión Beta de Animalia, que se presentó al cabo de diez años y reunía a un centenar de perros y gatos de distintos países.

Traduction temporaire :
Svensson affirmait que plus grande serait la proximité entre les animaux et les hommes, plus grande également serait la probabilité de trouver des constantes permettant de constituer un langage. Ce qui est sûr, c'est que l'expérimentation se concentra sur des chiens et des chats, les aliments spécialisés pour ces espèces représentant le gros des ventes de ProLabs. En outre, la pression des groupes environnementaux contre l'expérimentation animale rendait sa poursuite difficile dans le cadre académique. La recherche fut menée dans le plus grand secret. Quelques générations de chiens et de chats furent sacrifiées, mais d'autres prêtèrent leur concours et les plus évoluées firent partie de la version Beta de Animalia, qui vit le jour au bout de dix ans et réunissait une centaine de chiens et de chats de différents pays.

Projet Justine / Elena – texte 42

El enamorado

“No le importaba su palidez enfermiza, ni su frialdad, ni su personalidad cambiante; la amaba, y Ángel siempre lo admitió”, es lo que afirman en el pueblo maravillados ante el prodigio que se repite.
Yo sólo afirmo lo que veo: cuando la noche está nublada, la escasa luz que se difumina a alrededor de la luna revela la silueta de un hombre alado junto a ella.

Traduction temporaire :

L'amoureux

« Ni sa pâleur maladive, ni sa froideur, ni sa personnalité changeante ne le dérangeaient ; il l'aimait, et ça, Ángel l'a toujours admis » – voilà ce que les gens affirment au village, émerveillés devant le prodige qui se répète.
Moi, je ne fais qu'affirmer ce que je vois : quand la nuit est nuageuse, la faible lumière qui décroît autour de la lune révèle la silhouette d'un homme ailé, à côté d'elle.

Projet Émilie 9 – phrases 48-53

Volví a la carga, insinué una escapada donde nadie pudiera interrumpirnos y accedió con el sólo ruego de que respetara su máscara. -Tendré más coraje, seré más tuya. Di mi palabra, y el asunto marchó a antojo menos difícil de lo que había previsto para una criatura inexperta. Fue una noche extraña, devorante de pulsaciones aceleradas y saciedades renovadas por nuevas vorágines. Yo miraba como en una mazmorra rodar las pupilas concentradas y lejanas. Nunca se ha aferrado a mí una mujer con intensidad más violenta; levantaba el triángulo de género que concluía su antifaz y entregaba insaciables sus labios hinchados y tenaces.

Traduction temporaire :
Je revins à la charge, suggérant une escapade où personne ne pourrait nous interrompre, et elle céda en me priant seulement de respecter son masque.
— J’aurai plus de courage, je serai davantage tienne.
Je donnai ma parole, et l’affaire prit la direction souhaitée moins difficilement que je ne l’avais prévu, s’agissant d’une créature inexpérimentée.
Ce fut une nuit étrange, dévorante de pulsations accélérées et de satiétés ravivées par de nouveaux tourbillons. Je regardais rouler, comme dans un cachot, les pupilles concentrées et lointaines. Jamais une femme ne s’est accrochée à moi avec une intensité plus violente ; elle soulevait le triangle de tissu qui terminait son loup et livrait ses lèvres insatiables, gonflées et tenaces.

vendredi 2 septembre 2016

Projet Hélène 5 – phrases 293-300

—¿Quién eres? —le preguntó—. ¿Quién eres, hermano? ¿De dónde vienes y qué has venido a hacer a esta ciudad de Los Ángeles? ¿Qué te ha traído a caminar, de noche, bajo nuestro inmenso cielo ya sin estrellas?
Era extraño, todas esas preguntas, con menos retórica, él no cesaba de hacérselas en los últimos tiempos. Les dijo quién era, que estaba en Estados Unidos más de cinco años ya, que vivió primero en Miami y que desde hacía tres años se había trasladado a Los Angeles. Sus razones eran múltiples, intentó explicar. Soy un peruano que viene de Lima, que ha escapado de la miseria, como tanto latinoamericano que llega por estas tierras, pero también estoy aquí, entre otras cosas, para salvar mi vida, que estaba amenazada. Vengo de un país en guerra, no se olviden, agregó.

Traduction temporaire :
— Qui es-tu ? l’interrogea-t-il. Qui es-tu, mon frère ? D’où viens-tu et qu’es-tu venu faire à Los Angeles ? Qu’est-ce qui t’a amené à marcher, de nuit, sous notre immense ciel dépourvu d’étoiles ?
Moins rhétoriques, ces questions étaient étranges ; ces derniers temps, il ne cessait de se les poser à lui-même. Il précisa qui il était, qu’il résidait aux États-Unis depuis plus de cinq ans déjà, qu’il avait d’abord vécu à Miami et qu’il avait déménagé à Los Angeles trois ans auparavant. Ses raisons étaient multiples, essaya-t-il d’expliquer. Je suis péruvien, originaire de Lima, j’ai échappé à la misère, comme tant de Latino-américains qui arrivent dans ces contrées, mais si je suis ici, c’est aussi, entre autres choses, pour sauver ma vie, qui était menacée. Je viens d’un pays en guerre, ne l’oubliez pas, ajouta-t-il.

jeudi 1 septembre 2016

Projet Chloé 13 – texte entier

Eduardo Cerdán

La silla mortecina

Hoy hablé con mi hija Ali por teléfono, ¡qué bonita voz tiene! Le pregunté por el peque y le dije que cuando pueda me mande una foto para ponerla en un portarretratos bien bonito que me compré. Me dijo que sí, que “a ver cuándo”... Aunque ya no creo volver a verla. Dejé de escribir las últimas dos semanas porque pensé que por el mero hecho de invocar a la muerte, malas cosas ocurrirían. Definitivamente estaba equivocado: el desgaste continúa y nada hay que pueda hacer al respecto. De la silla sólo quedan pedazos: es un hecho que desaparece conmigo. Pienso que ya estoy preparado, ya preveo la antes temida llegada. Quizás esta noche sea la última de mi vida. Si es así, no me preocupa. Hoy la muerte se presenta ante mí como un destino. Como un umbral. Como un umbral redentor.

Traduction temporaire :
Eduardo Cerdán (Mexique)

La chaise mortuaire

Aujourd'hui, j'ai parlé avec Ali, ma fille, au téléphone. Elle a une si jolie voix ! Je lui ai posé des questions sur le petit et lui ai demandé de m'envoyer  une photo, quand elle pourra, pour la mettre dans un cadre ravissant que j'ai acheté. Elle m'a répondu oui, « qu'on verrait quand ». Même si je ne pense plus la revoir. J'ai arrêté d'écrire il y a deux semaines parce que j'ai pensé que le simple fait d'invoquer la mort déclencherait de mauvaises choses. Décidément, je me trompais : la dégradation continue et il n'y a rien pour y remédier. Il ne reste plus que quelques morceaux de la chaise : un fait qui disparaît avec moi. Je pense qu'à présent, je suis prêt, j'entrevois [Je pense qu'on peut l'enlever, la phrase est lourde] l'arrivée que je craignais avant. Peut-être que cette nuit sera la dernière de ma vie. Si c'est le cas, cela ne m'inquiète pas. Aujourd'hui, la mort se présente devant moi comme un destin. Comme un seuil. Comme un seuil rédempteur.

mercredi 31 août 2016

Projet Hélène / Audrey – phrases 74-79

Al terminar de cantar «cumpleaños feliz», la madre de Doris, comenzó a repartir la torta en dos porciones para cada invitada: «esta para ti y esta para tu mamá», decía la buena señora al entregarnos las tajadas en cajitas de cartulina rosa. Rutka, que hacía poco había regresado a la fiesta, se acercó también por su pedazo de torta. Cuando extendió la mano para recibirlo, Doris se interpuso, le arrebató a su madre las cajitas y las tiró al suelo gritando: «¡No, para ti no! ¡Ni tampoco para tu mamá, porque no tienes mamá!». Inmediatamente, la señora tomó a su hija de la mano y se la llevó al segundo piso.

Traduction temporaire :
Après avoir chanté "Bon anniversaire", la mère de Doris commença à distribuer deux parts du gâteau à chaque invitée : "Pour toi, et pour ta maman", disait l'aimable dame en nous remettant les tranches dans de petites boîtes roses en carton. Rutka, qui avait rejoint la fête depuis peu, s'approcha elle aussi pour recevoir son morceau de gâteau. Quand elle tendit le bras, Doris s'interposa, arracha les boîtes des mains de sa mère et les jeta par terre en criant : « Non, pas pour toi ! Pas pour ta mère non plus, tu n’as pas de mère ! » La dame prit aussitôt sa fille par la main et l’entraîna au deuxième étage.