mercredi 19 juillet 2017

Projet Nathalie / Florence – phrases 248-250

El “factor humano”, como solía llamarlo Olaf en algunos de sus discursos, fue reducido a la esclavitud, especialmente en los casos de quienes oponían una resistencia activa al régimen felino y canino. No sucedió con todos de la misma manera, ya que una elevada proporción de la población aceptó de buen grado su nuevo destino de mascotas. Algunos porque lo consideraban justo o inevitable, después de los miles de años de dominación humana.

Traduction temporaire :
Le « facteur humain », comme Olaf avait coutume de l'appeler dans quelques-uns de ses discours, fut réduit en esclavage, s'agissant particulièrement de ceux qui opposaient une résistance active à l'ordre félin et canin. Il n'en fut pas de même pour tout le monde, étant donné une proportion élevée de la population ayant accepté de bonne grâce son nouveau destin d'animaux de compagnie. Certains parce qu'ils le considéraient juste et inévitable, après les milliers d'années de domination humaine.

Projet Basta ! Sonita – texte 3

Sin título

LILIANA TAMARA

¿Cómo sano tus heridas? Esas que inundaron, a través de tus ojos y oídos, tu mente, tu corazón y tu alma. Esas que te dejaron muda al ver como descuartizaban a tu padre, al oír el grito de tu madre cuando la mutilaban delante de ti y de tu hermano. Esas que mojó el agua cuando el río se llevó sus cuerpos sin vida. Esas que penetraron por tus pies cuando corrían y corrían sin saber a dónde. Esas que se ahondaron cuando cada investigador volvía a preguntar sobre lo que había pasado. ¿Cómo, querida niña, podrás crecer sin el horror de tus recuerdos y de tus vacíos? ¿Cómo podrás dar gracias cada mañana por un nuevo día? ¿Cómo tendrás fuerzas para levantarte y soñar con un mejor futuro? ¿Cómo podrás perdonar las faltas de los demás, cuando tú, sin falta, obtuviste tal castigo? ¿Cómo ayudarte a no perpetuar el horror de la violencia? ¿Cómo pensar en un país en paz?

Traduction temporaire :

LILIANA TAMARA

Sans titre

Comment je guéris tes blessures ? Celles qui, à travers tes yeux et tes oreilles, ont inondé ton esprit, ton cœur et ton âme. Celles qui t’ont rendue muette en voyant comment on dépeçait ton père, en entendant le cri de ta mère tandis qu’on la mutilait devant ton frère et toi. Celles que l’eau a mouillées lorsque la rivière a emporté leurs corps sans vie. Celles qui ont pénétré par tes pieds lorsqu'elles couraient et couraient sans savoir où. Celles qui se sont creusées lorsque le détective demandait encore et encore ce qui s’était passé. Comment, ma chère enfant, pourras-tu grandir avec l’horreur de tes souvenirs et de tes manques ? Comment pourras-tu, chaque matin, te féliciter de la perspective d'une nouvelle journée à vivre ? Où trouveras-tu la force de te relever et de rêver d’un avenir meilleur ?  Comment pourras-tu pardonner leurs fautes aux autres, quand toi, exempte de péché, tu as reçu un tel châtiment ? Comment t’aider à ne pas perpétuer l’horreur de la violence ? Comment penser à un pays en paix ?

mardi 18 juillet 2017

Projet Basta ! Justine – texte 8

JULY STEPHANNY PELÁEZ RAMÍREZ

Quién devolverá nuestra hijita de Bachué

Cuando logré despertarme, medio inconsciente, atada a un árbol, con esfuerzo y los ojos entreabiertos, la vi, la vi frente a mí, con los labios quebrados, los ojos hinchados, su vestidito, decorado de hilos preciosos, rasgado, carcomido por el barro; estaba echada boca abajo, enseñando sus pequeñas nalgas hoyadas y su espalda aruñada. ¿Qué iba a decirle a mamá Quichué? ¡Va a preguntarme por su negrita! No podrá creer que su niña, su niñita, terminó con el rostro clavado en un charco, ensangrentada, con pelones sin cabellos, sollozando hasta la muerte. ¡Pobre! Pobre Quichué, llorará hasta colmar el río, su llanto y el de los niños ensordecerá la montaña. Ni la lluvia sobre la tierra nos devolverá nuestra hijita de Bachué.

Traduction temporaire :

Qui nous rendra la petite fille de Bachué ?

Quand j'ai réussi à me réveiller, à demi inconsciente, attachée à un arbre, péniblement, et les yeux mi-clos, je l'ai vue, je l'ai vue devant moi, les lèvres fendues, les yeux tuméfiés, sa petite robe ornée de jolis ficelles, déchirée, souillée de boue ; elle était allongée sur le ventre, laissant voir ses petites fesses creuses et son dos griffé. Qu'allais-je dire à mère Quichué ? Elle va me demander des nouvelles de sa fille chérie. Elle ne pourra pas croire que sa petite, sa chère petite, a fini le visage enfoncé dans une flaque d'eau, ensanglantée, la boule a zéro, sanglotant jusqu'à la mort.  La pauvre ! La pauvre Quichué ! Elle pleurera jusqu'à remplir le fleuve à ras bord, ses larmes et celles des enfants rendront la montagne sourde. Même la pluie sur la terre ne nous rendra pas notre petite fille de Bachué.

samedi 8 juillet 2017

Projet Basta ! Nathalie – texte 3

JOHANNA MARÍA HORTÚA CATAÑO

Tiempo

Escribiendo afloran los sentimiento nacidos de nuestras angustias, tristezas y alegrías... No cambiará el mundo, pero se inquietarán las conciencias.
Es ya la hora y, sin importar el cansancio de los 47, con la disposición con la que juró amor eterno a los 14, se pone en pie y de manera automática enciende la leña; asintiendo sin prisa, prepara el desayuno. Sus hijos y ese hombre aún reposan el cansancio, producto de horas frente al televisor, los negocios, único mundo de humo y abuso. El humo de las brasas por primera vez la embelesa, el péndulo del tiempo se detiene finalmente, y de manera fija reflexiona en los golpes que le propinó la vida, los cinco hijos que parió y le consumieron la juventud, pero lo que más le atormenta es la indiferencia de aquel que, con un anillo, diariamente le brindó, amargo y dulce, angustia, desolación y desamor. El tiempo avanza, el desayuno aún no está, el cuerpo yace, las lágrimas brotan, el humo se ha disipado.

Traduction temporaire :

JOHANNA MARÍA HORTÚA CATAÑO

Temps

En écrivant, les sentiments nés de nos angoisses, de nos joies et de nos peines affleurent… Ça ne changera pas le monde, mais les consciences seront ébranlées.
C'est l'heure, qu'importe la fatigue de ses 47 ans et, avec la même abnégation avec laquelle elle avait juré un amour éternel à 14 ans, elle se lève et allume le feu d'un geste automatique. Acquiesçant sans hâte, elle prépare le petit-déjeuner. Ses enfants et cet homme se reposent encore de leur fatigue, conséquence des heures passées devant le téléviseur, des affaires, pur monde de fumée et d'abus. Pour la première fois, la fumée des braises la captive, la pendule du temps s'arrête finalement ; là, elle réfléchit intensément aux coups que la vie lui a assénés, aux cinq enfants qu'elle a mis au monde et qui ont consumé sa jeunesse, mais ce qui la tourmente le plus, c'est l'indifférence de celui qui, amer et doux, lui a offert, outre une bague, angoisse, désolation et désamour au quotidien.

vendredi 7 juillet 2017

Projet Basta ! Elsa – texte 3

Sin título

HEIDY DAYANA OTAGRÍ RODRÍGUEZ

Está turca, solo así puede; camina por las calles, medita, las horas son inevitables. Llega al lugar y entra sin disimular; sube a la alcoba, se coloca su mejor máscara, cae la tormenta, es luna llena, ella cierra sus ojos mientras espera los centavos... Su cuerpo queda manchado cuando el alma calla y la plata habla. En el baño, mientras el labial se aplica, piensa cómo la vida le ha cambiado. Sale a la calle, soporta el frio, pide el primer tinto de la noche, ese que su vagina ha pagado.

Traduction temporaire :

Heidy Dayana Otagrí Rodríguez

Sans titre

Elle est ivre. Elle ne peut tenir que comme ça. Elle marche dans les rues, médite. Les heures passent, inévitablement. Elle arrive sur place et entre sans se cacher, monte dans la chambre, revêt [pour éviter la répétition de « met » un peu après] son plus beau masque. L’orage éclate, c’est la pleine lune, elle ferme les yeux en attendant les pièces de monnaie… Son corps se retrouve souillé quand l’âme se tait et le fric parle. Dans la salle de bain, alors qu’elle se met du rouge à lèvres, elle réalise à quel point la vie l’a changée. Elle sort dans la rue, endure le froid, commande le premier verre de vin de la soirée, celui que son vagin a payé.

Projet Elena 13 – phrases 293-304

Ábranla.
Quién.
Un glich un glich.
Ahhhhh.
Sangre convertida en ácido. La sangre es ácido, solo falta activarla. Se cae mi piel. Se cae mi piel. El hueso se deshuesa. Somos hueso, vuelvo a ser hueso. Los boxelders se alimentarán del polvo de mis huesos. Los boxelders mis brodis.

Traduction temporaire :
Ouvrez-la.
Qui ?
Un glich un glich.
Ahhhhh.
Du sang transformé en acide. Le sang est un acide, il ne reste plus qu'à l'activer. Ma peau tombe. Ma peau tombe.Mes os se désossent. Nous sommes os, je redeviens os. Les boxelders se nourriront de la poudre de mes os. Les boxelders, mes frères.

Projet Basta ! Danny – texte 1

Fruto de mi vientre

HEIDY ARAQUE

Es el corazón el que más duele, a pesar de que el golpe fue en otro sitio. Su fuerza fue impactante. Es difícil hablar con otros sobre lo que hizo Ernesto, mi niño querido. No estoy segura si, al volver, me mirará a los ojos; ni si yo lo haré. Prefiero que nadie más se entere. Los que saben, reaccionan reprochando que le haya pegado a su madre. Cuando los oigo, sé que sus palabras también están cargadas de molestia contra mí. ¿Cómo actuar cuando regrese? ¿Pretenderá que nada ha ocurrido? 

Traduction temporaire :

Fruit de mon ventre

HEIDY ARAQUE

C’est mon cœur qui souffre le plus, même si le coup a été porté ailleurs. Sa force a été brutale. Il est difficile de parler avec d’autres de ce qu’a fait Ernesto, mon cher petit. À mon retour, je ne suis pas sûre qu’il me regardera dans les yeux ; ni que je le ferai, moi. Je préfère que personne d’autre ne l’apprenne. Ceux qui savent lui reprochent d’avoir frappé sa mère. Quand je les écoute, je sais que leurs paroles sont également chargées de colère envers moi. Comment m’y prendre quand je rentrerai ? Prétendra-t-il qu’il ne s’est rien passé ?

samedi 1 juillet 2017

Projet Nathalie / Florence – phrases 241-247

Eran cientos de miles, tal vez millones. Habían pasado una semana sin ser alimentadas, y ya se devoraban entre sí en los vestuarios. No tenían espíritu de cuerpo. Nunca habían googleado. Sólo tenían hambre. Latte y Codesani gritaron por última vez antes de que las ratas, desprovistas de sentido, los atravesaran a dentelladas.

5.

Pasaron los años. La revolución, que al principio pareció que iba a incluir a todos los animales, terminó por limitarse a perros y gatos y sólo a unos pocos ejemplares de otras especies.

Traduction temporaire :

ls étaient des centaines de milliers, des millions peut-être. Ils avaient passé une semaine sans manger, et s'entre-dévoraient déjà dans les vestiaires. Ils n'avaient pas l'esprit de corps et n'étaient jamais allés sur google. Ils avaient juste faim. Latte et Codesani crièrent une dernière fois, avant que les rats, irrationnels, ne les transpercent à coups de dents.

5.

Les années passèrent. La révolution, qui au début avait semblé inclure tous les animaux, finalement se limita aux chiens, aux chats et uniquement à quelques rares spécimens d'autres espèces.

Projet Basta ! Rachel – texte 2

Conversación

GLORIA GONZÁLEZ DELGADO

Un almizcle gelatinoso escurría por sus piernas mezclado con granos de tierra. Llegó hasta el crucifijo inmenso de la pared principal del templo y lo miró largamente. Siguió hasta el altar. Se dobló sobre la blanca mesa y llorando estremecida la abrazó con fuerza. Desde allí su voz casi inaudible llegó hasta el Cristo -¿Por qué?-. El vaho doloroso de sus palabras se mezcló con el olor a incienso; la luz desde la calle titiló sobre la efigie de la Virgen y un silencio sagrado invadió el altar. Su mirada se perdió con los sollozos. Se durmió. No supo cuánto tiempo pasó... Despertó aturdida, estaba oscuro; destrancó una puerta y salió. Sobre el mantel quedaron manchas de sangre y tierra; en el piso, restos de maleza flotaban sobre el líquido viscoso que había rodado desde su entrepierna. Dios siguió en silencio...

Traduction temporaire :

GLORIA GONZÁLEZ DELGADO

Conversation

Un musc gélatineux mêlé à de la terre s'écoulait d'entre ses jambes. Elle atteignit l'immense crucifix sur le mur principal du temple et le considéra longuement. Elle s'avança jusqu'à l'autel. Elle se courba sur la table blanche et, secouée de sanglots, elle l'étreignit avec force. De là-bas, sa voix presque inaudible arriva jusqu'au Christ. — Pourquoi ? Le souffle douloureux des ses mots se mélangea à l'odeur d'encens. La lumière de la rue scintilla sur l'effigie de la Vierge et un silence sacré envahit l'autel. Son regard se perdit dans ses pleurs. Elle s'endormit. Elle ne sut pas combien de temps avait passé… Elle se réveilla, désorientée, tout était plongé dans l'obscurité. Elle ôta la barre d'une porte et sortit. La nappe resta tâchée avec du sang et de la terre. Sur le sol, des résidus de mauvaises herbes flottaient sur le liquide visqueux qui avait dégouliné de son entrejambe. Dieu demeura silencieux…

lundi 26 juin 2017

Projet Chloé T – phrases 20-23

Casi nunca llegaban diversiones de ese tipo a su remota aldea de las montañas, así que todos los niños se acomodaron en el suelo obedientemente. El titiritero se agachó, desapareciendo de su vista, y la música cesó. Por un momento, la expectación se adueñó de la plaza; el público aguantaba la respiración. De pronto, el teatro de marionetas comenzó a resollar y chirriar como un fuelle, con sus tubos de escape escupiendo una humareda negra.

Traduction temporaire :
Des distractions de ce genre n’atteignant presque jamais leur village de montagne isolé, tous les enfants s’assirent par terre, sagement. Le marionnettiste s’accroupit, à présent hors de leur champ de vision, et la musique s’interrompit. Un instant, l'attente gagna la place ; le public retenait sa respiration. Tout à coup, le théâtre de marionnettes commença à souffler et grincer comme un soufflet, avec ses pots d’échappement crachant un nuage de fumée noire.

Projet Basta ! Héloïse – texte 2

La ilusión de María

ELSA MILENA DUCÓN SAINEA

Estaba María ahí, vestida de blanco armiño, resplandeciente, feliz, como lo está una mujer el día de su matrimonio, antes de llegar al altar para unirse al hombre que más la “amaría”... Lejos, muy lejos de pensar que él con sus “caricias” sería el causante de su enfermedad... 

Traduction temporaire :

L'illusion de María

María était là, vêtue de blanc hermine, resplendissante, heureuse, comme l'est une femme le jour de son mariage, avant d'arriver à l'autel pour s'unir à l'homme qui « l'aimerait » le plus… Loin, très loin de penser qu'avec ses « caresses », il serait la cause de sa maladie…

dimanche 25 juin 2017

Projet Basta ! Justine – texte 7

El final del cuento

DIANA MARCELA CASTRO FARFÁN

-”Y vivieron felices por siempre.”-Cerró el libro de cuentos que le leía sin falta cada noche, en un intento de ofrecer alguna dosis de amabilidad a sus días. Sólo era una fantasía, pero se negaba a permitir que él les arrebatara también eso. Observó el rostro de su hija que se había quedado dormida. Guardó el libro en la pequeña maleta, que contenía unas pocas cosas de la niña, la carta dirigida a su hermana y los escasos pesos que logró esconder en el relleno del viejo oso de peluche. Escuchó la puerta de la casa abrirse, se puso de pie y tomó el cuchillo que tenía guardado en el primer cajón de la mesa de noche. Miró una vez más el rostro de su pequeña y salió de la habitación dispuesta a matar al dragón, aunque fuera lo último que hiciera.

Traduction temporaire :

Diana Marcela Castro Farfán

La fin du conte

— « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. » Elle ferma le livre de contes qu'elle lui lisait chaque soir, sans faute, pour tenter d'apporter un peu de douceur à sa vie. Ce n'était que pure imagination, mais elle se refusait à le laisser leur arracher cela aussi. Elle observa le visage de sa fille, qui s'était endormie. Elle rangea le livre dans la petite valise, qui contenait quelques affaires de sa fille, la lettre adressée à sa sœur et les maigres pesos qu'elle avait réussi à cacher dans le rembourrage du vieil ours en peluche. Elle entendit la porte de la maison s'ouvrir, se mit debout et attrapa le couteau qu'elle gardait dans le premier tiroir de sa table de chevet.  Elle regarda de nouveau le visage de la petite et sortit de la chambre, prête à terrasser le dragon, même si ce devait être la dernière chose qu'elle ferait jamais.

Projet Basta ! Sonita – texte 2

Palabras mal interpretadas

DAYANA ANDREA TORRES CUCAITA

Me decía: quiero que seas mía y que siempre lo seas. Me conquistaba...
Me decía: si no estás conmigo no estás con nadie. Me enamoraba...
Me decía: si te vas de mi lado te inmortalizaré. Me asustaba.
Me decía: si te hago daño es porque me das razones. Me paralizaba.
Aquel día al parecer le di razones suficientes...Y me inmortalizó.
Mi recuerdo sigue vivo en las mentes y corazones de las personas que me amaban y me advirtieron de un amor controlador, obsesivo y nocivo que no supe interpretar a tiempo.

Traduction temporaire :

Dayana Andrea Torres Cucaita

« Paroles mal interprétées »

Il me disait : je veux que tu sois à moi, et que tu le sois pour toujours. Il me séduisait…
Il me disait : si tu n’es pas avec moi, tu ne le seras avec personne. Il me rendait amoureuse…
Il me disait : si tu me quittes, je t’immortaliserai.
 Il me faisait peur. Il me disait : si je te fais du mal, c’est parce que tu me donnes des raisons de le faire. Il me paralysait. Ce jour-là, je lui ai apparemment donné assez de raisons… Et il m’a immortalisée.
Mon souvenir reste vivant dans les esprits et les cœurs des personnes qui m’aimaient et m’avaient mise en garde contre son amour dominateur, obsessionnel et nocif, que je n’ai pas su interpréter à temps. 

mercredi 14 juin 2017

Avis à la population

Je suis actuellement aux oraux de l'Agrégation externe et j'essaie de gérer au mieux le flot des commentaires. Ne vous impatientez pas :-)

lundi 12 juin 2017

Projet Elena – phrases 283-292

Cuando abran la puerta, ábranla plis, confesaré todo lo que quieran. Veintitrés veintitrés veintitrés. Les diré soy una terrorista, plis, una mastermind, whatever, ábranla. Laurence y yo, esa vez que nos encontraron nel sótano desa casa en la plaza, planeábamos la llegada de las tropas de Orlewen. El triunfo de Orlewen es inevitable y el fin deste mundo tu. Mas no quiero morir como Laurence. Clavar su cabeza nuna pica es de tembleques, gestos desesperados de quienes están perdiendo la guerra. Sin pruebas, sin nada. Se han comportado como los aliens dotros planetas. Como los aliens de Jaelle. 

Traduction temporaire :
Quand vous ouvrirez la porte, ouvrez-la, plize, j'avouerai tout ce que vous voudrez. Vingt-trois vingt-trois vingt-trois. Je vous dirai que je suis une terroriste, plize, le mastermind, whatever, ouvrez-la ! Laurence et moi, ce jour où ils nous ont trouvés dans le sous-sol de cette maison, nous étions en train de planifier l'arrivée des troupes d'Orlewen. Le succès d'Orlewen est inévitable. La fin de ce monde aussi. Mais je ne veux pas mourir comme Laurence. Empaler sa tête sur une pique est typique du couard, le geste désespéré de ceux qui perdent la guerre. Sans preuves, sans rien. Ils se sont comportés comme les aliens d'autres planètes. Comme les aliens de Jaelle.

Projet Elsa 2 – phrases 109-118

-Tenemos una esperanza de vida ilimitada. Sin embargo, hay accidentes, o personas que deciden poner fin a su vida. La longevidad ilimitada vino de la mano de la esterilidad. La especie humana está condenada a la extinción.
El avatar de Leila entrecerró los ojos, estudiando el rostro holográfico del joven Nubai.
-Pretendes revertirlo- dijo en un susurro.
-Míranos, Leila. Cascarones estériles de lo que una vez fueron personas, atrapados en una noche sin fin. Nunca morimos, pero tampoco dejamos de envejecer. No seríamos nada sin nuestras IA. No se puede decir que estemos realmente vivos.

Traduction temporaire :
— Nous avons une espérance de vie illimitée. Il y a néanmoins des accidents ou des gens qui décident de mettre fin à leurs jours. La longévité infinie est arrivée avec la stérilité. L’espèce humaine est condamnée à l’extinction.
L’avatar de Leila plissa les yeux pour sonder le visage holographique du jeune Nubai.
— Tu comptes revenir à la situation d'avant, murmura-t-elle.
— Regarde-nous Leila, nous ne sommes que les coquilles vides des êtres que nous avons été autrefois. Prisonniers d'une nuit sans fin. Nous ne mourons jamais, mais ne cessons pas de vieillir. Nous ne serions rien sans nos IA. On ne peut pas dire que nous soyons réellement vivants.

Projet Basta ! Elsa – texte 2

El lobo

DIANA MARCELA GODOY BALLESTEROS

No te apartes, no permanezcas sola, si buscas afuera encontrarás al lobo. Siempre está esperando que te ataque el miedo, siempre está buscando que te quedes ciega. No juegues en el bosque mientras el lobo está, ¿el lobo está? Se está poniendo la sotana. No corras y permanece callada y no juegues en el bosque mientras el lobo está. ¿El lobo está? Está buscando la forma de enredarte con su cruz, te asusta y luego te encadena. Si te quedas quieta y lo confiesas todo, no hay nada más oscuro que el desasosiego que te da el lobo.

Traduction temporaire :

Diana Marcela Godoy Ballesteros

Le Loup

Ne t’éloigne pas. Ne reste pas seule. Si tu vas fureter dehors, tu n'échapperas pas au loup. Il attend toujours que la peur te saisisse, il cherche toujours à t’égarer. Ne te promène pas dans les bois pendant que le loup y est. Loup y es-tu ? Le loup met sa soutane. Ne cours pas, garde le silence et ne te promène pas dans les bois pendant que le loup y est. Loup y es-tu ? Le loup tente de t’embobiner avec sa croix, il t’effraie, puis, t’enchaîne. Si tu ne bouges pas et que tu confesses, il n’y a rien de plus sombre que le tourment que t’inflige le loup.

Projet Nathalie / Florence – phrases 235-240

La ceremonia duró unos pocos minutos. Codesani y Latte aparecieron en la cancha de fútbol ante una multitud que ladraba y maullaba enardecida. Temblando, iban tomados de la mano. Hablaban entre sí. Latte, una vez más, lloraba.” Entonces empezaron a verse, desde los vestuarios, a un costado del estadio. El video de YouTube repite su entrada desde diferentes ángulos.

Traduction temporaire :
La cérémonie ne dura que quelques minutes. Codesani et Latte firent leur apparition sur le terrain de football devant une foule enflammée qui aboyait et miaulait. Tremblants, ils se tenaient par la main et parlaient entre eux. Latte, une fois de plus, pleurait. » Alors, ils commencèrent à se voir, depuis les vestiaires, dans un coin du stade. La vidéo de Youtube repasse leur entrée depuis des angles différents.

samedi 10 juin 2017

Projet Justine / Elena – texte 111

Servidumbre

La osa de una vuelta caminando despacio. Tiene puesta una pollera violeta. Su domador también está en la pista, pero se mantiene apartado, fuera del alcance de las luces. La banda toca una marcha alegre, liviana. El público sigue el ritmo batiendo las palmas.
La osa se para en dos patas, en una. Se trepa a un banquito, juega a la pelota, hace cabriolas, baila.
Su domador se acerca, reverenciándose ante ella, dando a entender que ella es su reina. Toma un micrófono.
—Señoras y señores, queridos niños. Lo que van a presenciar no tiene precedentes en la historia circense. Hasta ahora, esta prueba sólo se había hecho con felinos, ruego atención y silencio.
Enciende un aro. Sonriendo, ordena al animal que pase entre las llamas. El fuego se refleja en los ojos de la fiera que permanece quieta como una estatua. La mirada de él se endurece pero sigue sonriendo. Alguien le alcanza un látigo. Lo castiga contra el suelo. Una, dos, tres veces. Se oye un redoble de tambores. El público contiene el aliento, expectante.
Ella retrocede, se detiene, tensa cada músculo. Salta. La rutina ha sido impecable. La mano izquierda del hombre se desliza suavemente sobre el animal, por el cuello tembloroso, la cabeza transpirada. Luego saca pescado de un cesto, la osa come de su mano. En la derecha aún conserva el látigo.
El público ríe, aplaude. Está conforme.
En un palco del circo, un hombre observa el espectáculo con cara de aburrido. La hermosa joven que lo acompaña mira atentamente el show.
Cuando la osa y su domador se retiran, ella baja la vista. Viste falda violeta.
—Otra espantosa coincidencia —razona.
Su pareja le acaricia el brazo, indiferente. Una, dos, tres veces.

Traduction temporaire :

Servitude

L'ourse fait un tour en marchant lentement. On lui a mis une jupe violette. Son dompteur est également sur la piste, mais il reste à l'écart, hors de portée des projecteurs. La bande-son diffuse une marche joyeuse, légère. Le public suit le rythme en battant des mains.
L'ourse se tient sur deux pattes, sur une. Elle grimpe sur un petit banc, joue au ballon, fait des cabrioles, danse. Son dompteur s'approche, esquisse une révérence devant elle, laissant entendre qu'elle est sa reine. Il prend un micro :
— Mesdames et messieurs, les enfants, le numéro auquel vous allez assister est sans précédent dans l'histoire du cirque. Jusqu'à présent, il n'avait été réalisé qu'avec des félins. Je vous demande d'être attentifs et silencieux.
Il embrase un cerceau. Avec un sourire, il ordonne à l'animal de passer au milieu des flammes. Le feu se reflète dans les yeux du fauve qui reste immobile, telle une statue. Le regard du dompteur se durcit, mais il sourit toujours. Quelqu'un lui tend un fouet. Il le fait claquer au sol. Une, deux, trois fois. On entend un roulement de tambour. Dans l'attente, le public retient son souffle.
 L'ourse recule, s'arrête, bande ses muscles. Saute. La mécanique a été impeccable. La main gauche de l'homme glisse délicatement sur l'animal, sur son cou tremblant, sa tête couverte de sueur. Puis, il sort du poisson d'un panier, l'ourse lui mange dans la main. Il a toujours le fouet dans la main droite.
Le public rit, applaudit, satisfait.
À un balcon, un homme observe le spectacle. L'ennui se lit sur son visage. La jolie jeune femme qui l'accompagne regarde attentivement le show.
Quand l'ourse et son dompteur se retirent, elle baisse les yeux. Elle porte une jupe violette.
— Encore une effroyable coïncidence, raisonne-t-elle.
Son partenaire lui caresse le bras, indifférent. Une, deux, trois fois.

Projet Basta ! Justine – texte 6

Acoso sexual en la oficina

CONSUELO CUESTAS

Jefe: Señorita, recoja el papel que se me cayó.
Empleada: Oiga, “Maestro”, el que yo me agache a recoger el papel no le da derecho a tocarme.
Jefe: ¿Yo? Yo no hice nada. ¡Ja!
Al día siguiente...
Suena el timbre. Ring. Ring.
Empleada: Aló, buenos días.
Jefe: Qué hubo ¿Ya compró el periódico?
Empleada: No, no señor, ¿Lo necesita?
Jefe: La que lo necesita es usted para que vaya buscando empleo.

Traduction temporaire :
Consuelo Cuestas

Harcèlement sexuel au bureau

Le chef : Mademoiselle, veuillez ramasser le papier que j'ai fait tomber.
L'employée : Écoutez, « Maître », le fait que je me penche pour ramasser ce papier ne vous donne pas le droit de me toucher.
Le chef : Moi ? Je n'ai rien fait. Non mais !
Le lendemain…
La sonnerie retentit. Dring. Dring.
L'employée : Allô, bonjour.
Le Chef : Alors, vous avez déjà acheté le journal ?
L'employée : Non, non monsieur, vous en avez besoin ?
Le chef : Celle qui en a besoin, c'est vous, pour vous chercher un autre emploi.

Projet Basta ! Marie-Ella – texte 1

CLAUDIA CECILIA RAMÍREZ CARDONA

Amanda

Cuando se enteró que alias “Pinina” estaba preso decidió denunciarlo. Ese día vistió a las mellicitas con un par de trajes iguales y las dejó en casa de su vecina. Camino a la Fiscalía volvió a su mente la mirada despiadada de ese hombre que, después de llegar al pueblo un día cualquiera, había impuesto su autoridad a sangre y fuego, y recordó esa tarde cuando a su regreso del colegio había sentido su mirada siniestra. Después llegó borracho a llamar a la puerta de su casa, entró y sin mediar palabra la buscó y le arrancó el uniforme tomándola violentamente, a la fuerza, golpeándola porque ella se negaba a quitarle la mirada de sus ojos. Llegando a la Fiscalía, la asaltó un pensamiento que la dejó fría y antes de devolverse dijo en voz baja: - si lo denuncio va a saber que es el papá de las niñas-.

Traduction temporaire :

CLAUDIA CECILIA RAMÍREZ CARDONA

Amanda

Quand elle apprit que celui qu'on surnommait "Pinina" était détenu, elle décida de porter plainte contre lui.  Ce jour-là, elle habilla ses petites jumelles avec deux robes identiques et les confia à sa voisine.Alors qu'elle se rendait chez le procureur, il lui revint à l'esprit le regard impitoyable de cet homme qui, après son arrivée au village, un jour ordinaire, avait violemment imposé son autorité et elle se souvint de cette soirée lorsqu'à son retour de l'école, elle avait senti son regard sinistre.  Ensuite, il sonna à sa porte, saoul, entra chez elle et sans un mot, il la chercha et lui arracha son uniforme en la prenant violemment, de force, en la frappant parce qu'elle refusait d'arrêter de le regarder dans les yeux. En arrivant chez le procureur, elle fut saisie par une pensée qui lui glaça le sang et avant de faire demi-tour, elle dit à voix basse : - Si je porte plainte contre lui, il va savoir qu'il est le père des petites.

Projet Basta ! Nathalie – texte 2

Basta!

CLAUDIA DE GREIFF

Eran las once de la noche, María no probó alimento desde el día anterior. Alfredo, su esposo, irrumpió en la casa con un portazo, gritando ¡Tengo hambre! No hay nada, responde María con la voz quebrada por el miedo. De pronto sus ojos se nublaron, su rostro se ensangrentó y su cuerpo fue arrastrado brutalmente por el piso mientras oía palabrotas en contra de su dignidad de mujer. Frecuentemente maltratada, María ya no soportó más, así que embistió al hombre con una patada en el estómago, se lo quitó de encima, gritó ¡Basta! y corrió con su pequeño hijo en brazos, saliendo de la casa, huyendo sin saber a dónde. Nunca volvió a saber de Alfredo. Hoy es dueña de una empresa de empanadas que distribuye a toda la ciudad y da empleo a mujeres cabeza de familia que han sido denigradas por depender económicamente de sus maridos.

Traduction temporaire :
Basta !

Il était onze heures du soir. Maria n'avait rien mangé depuis la veille. Alfredo, son époux, fit irruption dans la maison en claquant la porte et en criant J'ai faim ! Il n'y a rien, répond Maria, la voix brisée par la peur. Soudain, ses yeux se brouillèrent, son visage se mit à saigner et son corps fut brutalement trainé à travers l'appartement tandis qu'elle entendait des grossièretés contre sa dignité de femme. Régulièrement maltraitée, Maria ne put en supporter davantage. Elle se jeta sur l'homme, lui lança un coup de pied dans l'estomac, se dégagea, cria Basta ! et sortit de la maison en courant, son petit garçon dans les bras, fuyant sans savoir où. Elle n'eut plus jamais de nouvelles d'Alfredo. Aujourd'hui, elle est propriétaire d'une entreprise d'empanadas qui fournit toute la ville et donne du travail à des femmes chargées de famille, humiliées parce qu'un jour, elles furent économiquement dépendantes de leur mari.

Projet Basta ! Nieves – texte 2

Territorio

CAMILA CHARRY NORIEGA

Si hoy murieras, como una equivocada flecha sobre la carne herida, hoy, bajo el cielo morado que se arquea sobre la ciudad de siempre, sería terrible la tarde que palpita en mis ojos, madre. Son tantas las voces que te nombran territorio, el cuerpo amado pero infame que hace tanto rasgó tu deseo y que entonces supiste se sublevaría y esa extraña guerra te dejaría a la sombra de todos los muertos que tendrías que peinar con tus manos, con tu lengua. Era abril cuando bajo un paraguas caminabas la lluvia, ardiendo en tu propia sal, feliz y reciente entre las calles que eran ríos en los que creías ver, clarividente, el mapa de un futuro vivo. Te quedó hambriento el corazón porque llegó el futuro; la rutina de una casa de hijos que se iban silenciosos a transitar los campos iluminados por los fuegos fatuos, te quedó la urgencia por urdir con la voz el aire que separaba el sexo del amor. Te quedó el grito de las manos y en la sien la estela de los que creyeron reclamar en ti su territorio. Pero aquí en el mundo yo te sé palabra y luz, memoria de todos los huesos erigidos bajo el sol o apagados bajo el mar que sobre sí mismo flota.

Traduction temporaire :

CAMILA CHARRY NORIEGA

Territoire

Si tu mourais aujourd’hui, comme une flèche égarée dans la chair blessée, aujourd’hui, sous le ciel violet qui se voûte sur la ville de toujours, le soir qui palpite dans mes yeux serait terrible, mère. Si nombreuses sont les voix qui te nomment territoire, le corps aimé, mais infâme, qui, il y a longtemps, a déchiré ton désir et qui, tu l’as su, alors, se révolterait ; et cette étrange guerre te laisserait dans l’ombre de tous les morts que tu devrais peigner avec tes mains, avec ta langue.  C’était en avril, quand, sous un parapluie, tu arpentais la pluie, brûlant dans ton propre sel, heureuse et neuve dans les rues qui étaient des rivières, où, clairvoyante, tu croyais voir la carte d’un avenir plein de vie. Ton cœur demeura affamé parce que l’avenir arriva ;  La routine d’une maison d’enfants qui, silencieux et illuminés par les feux follets, s’en allaient parcourir les champs ; il te resta l’urgence d’ourdir avec la voix l’air qui séparait le sexe de l’amour. Il te resta le cri de tes mains et, sur les tempes, la trace de ceux qui crurent exiger, en toi, leur territoire. Mais ici, en ce bas monde, je te sais parole et lumière, mémoire de tous les os érigés sous le soleil ou éteints sous la mer qui flotte sur elle-même.

vendredi 9 juin 2017

Projet Rachel / Sébastien – phrases 148-156

―¿Lo ves? ―le digo― Acabo de decirte algo hiriente, con la única intención de herirte, y te he herido. No has podido evitarlo, tú no has decidido. Conozco tu programación y sé activarla. Igual que tú conoces la mía. No hay libre albedrío.
Se me queda mirando. Intensamente. Durante más de un minuto. Le mantengo la mirada. Sin desafío. Solo mi mirada en la suya.

Traduction temporaire :
― Tu vois ? lui dis-je, je viens de te répondre quelque chose de blessant dans le seul but de te blesser, et je t'ai blessé. Tu n'as pu l'éviter, ce n'est pas toi qui as choisi. Je connais ta programmation et je sais l'activer. Comme toi, tu connais la mienne. Il n'y pas de libre arbitre. Il me fixe du regard. Intensément. Pendant plus d'une minute. Je soutiens son regard. Sans défi. Les yeux dans les yeux.

Projet Pauline M.G. – phrases 203-208

La chiquilla también se acerca despacio, Galaor se le ha adelantado y olfatea con su hocico la sangre que salta rojísima de las perforaciones del cuerpo. Los demás hombres revisan el pantalón del muchacho,  le quitan una billetera vieja sin un centavo y unos papeles higiénicos que guardaba en el bolsillo de la casaca. El perro aúlla. —Te demoraste demasiado. Ya te iba ir a buscar— le dice el hombre de la barba a la chica.
—Me quedé dormida, esa hierba era pura lechuga...— los dos se miran indiferentes — ¿Y me puedo quedar con el perro?

Traduction temporaire :

La gamine s'approche elle aussi lentement. Galaor l'a devancée et flaire le sang rouge vif qui coule des perforations sur le corps de l'Épouvantail. Les hommes fouillent le pantalon du garçon, en sortent un vieux porte-monnaie vide et du papier toilette qu'il gardait dans la poche de sa veste. Le chien glapit.
— Tu as trop tardé. Je suis parti à ta recherche, dit le barbu à la petite.
— Je me suis endormie, cette herbe était trop forte... Ils se regardent tout deux avec indifférence. Je peux garder le chien ?

mercredi 7 juin 2017

Projet Basta ! Delphine – texte 1

Angustia

DORA MIREYA HORTÚA LANCHEROS

Anoche pasó algo raro que me obliga a permanecer petrificada en la cama sin dormir hasta la madrugada... Anoche llegó, comió, se acostó... Anoche no me golpeó, ¡qué angustia tan grande sentir que ya no me quiere!

Traduction temporaire :

DORA MIREYA HORTÚA LANCHEROS

Angoisse

Hier soir, il s'est passé quelque chose d'étrange qui m'oblige à rester pétrifiée dans mon lit, sans dormir, jusqu'à l'aube… Hier soir, il est rentré, il a mangé, il s'est couché… Hier soir, il ne m'a pas frappée. Quelle angoisse terrible de sentir qu'il ne m'aime plus !

Projet Elsa / Sabrina – phrases 10-16

No demasiado, le respondí, sin aclararle cuánto. Era una mujer muy bella, de carne generosa, con una llama de temor en la pupila. Contra su pecho estrujaba unos crisantemos de tela. Le preocupaba que éste fuera el Juicio Final, que nadie la fuera a perdonar por sus muchos pecados. No te apures, susurré, quitándole el ramo, yo te perdono. La ceñí por la cintura y descorchamos la champaña. A cambio de que me escuchara y de poder tocarla, le ofrecí saciar la sed y el hambre de tantos años.

Traduction temporaire :

Pas tellement, lui ai-je répondu, sans lui donner de précision. C'était une très belle femme, aux formes généreuses, avec une lueur craintive dans le regard. Elle serrait des chrysanthèmes en tissu contre sa poitrine. Envisager qu'il s'agissait du Jugement Dernier et que personne ne la pardonne de ses nombreux péchés, l'inquiétait. Ne t'en fais pas, lui ai-je murmuré, en lui prenant son bouquet des mains. Moi, je te pardonne. J'ai enlacé sa taille et nous avons débouché le champagne. En échange de son écoute et de la possibilité de la toucher, je l'ai invitée à étancher la soif et calmer la faim de tant d'années.

mardi 6 juin 2017

Projet Basta ! Justine – texte 5

¡Adiós, vida mía...!

DIANA MARCELA LEAL DÍAZ

Anudó sus lágrimas y con un leve arrojo de coraje balbuceó: ¡No preguntes por qué, ni yo lo entiendo!... Tomó un profundo respiro y continuó: ¡Me despido...! Ya no puedo vivir tus sueños ni cumplir tus caprichos. En verdad lo siento. Se acabaron los paseos en el parque y las noches de amigas. Mi dinero ya no te pertenece. Ya no cocinaré, ni lavaré, ni plancharé para ti. Mostrándose los golpes finalizó: ¡Debes entender que ni tu sonrisa cabe en esta casa! Cerró sus ojos, dio la espalda al espejo y volvió a la cama junto a él... 

Traduction temporaire :

Diana Marcela Leal Díaz

Adieu, ma vie… !

Elle ligatura ses larmes et dans un élan de courage ténu, elle balbutia : Ne demande pas pourquoi, même moi, je ne comprends pas !… Elle prit une profonde inspiration avant de poursuivre : Je prends congé… !  Je ne peux plus ni vivre tes rêves ni satisfaire tes caprices. Je suis vraiment désolée. Finies les promenades dans le parc et les soirées entre amies. Mon argent ne t'appartient plus. Je ne ferai plus ni la cuisine, ni la lessive, ni le repassage pour toi. En se montrant les coups qu'elle a reçus, elle conclut : Tu dois comprendre que même ton sourire n'a plus sa place dans cette maison ! Elle ferma les yeux, tourna le dos au miroir et retourna au lit, à côté de lui…

Projet Chloé 12 – phrases 161-166

«Ya, vayan parados nomás», nos ordeno el cabo. «Pariona, tú anda en la caseta», le dijo a un soldado mudo. Nos sujetamos de los fierros del techo. El camión retrocedió y reanudó la marcha, siguió de largo por Junín. Desde la carpa, la calle se veía como la salida de una cueva. Miré los postes de alumbrado, las tiendas cerradas de La Breña, alejándose de nosotros, como en una película.

Traduction temporaire :
« Bon, vous n'avez qu'à rester debout ! », ordonna le caporal. « Pariona, toi, monte dans la cabine ! », dit-il à un soldat muet. Nous nous accrochâmes aux barreaux du toit. Le camion recula et se remit en marche, continua par Junín, sans plus s'arrêter. Depuis la semi-remorque bâchée, la rue ressemblait à la bouche d'une grotte. Je regardai l'éclairage public, les boutiques fermées de La Breña, s'éloignant de nous, comme dans un film.

Projet Hélène 5 – phrases 408-410

¡Yo he visto, hermanos, siendo muy joven, en las selvas de Vietnam, lo que son capaces de hacer! ¡Yo he visto cómo el napalm quemaba los bosques, la tierra, los ríos, y evaporaba a los habitantes de aldeas enteras, alimentando con sus almas el volcán en que se transformaba el mundo! Me dirán que eso ya no es de actualidad, pero yo les digo que eso, y más, son capaces de hacer, y lo están haciendo, ahora, en alguna parte del planeta. 

Traduction temporaire :
Mes frères, je n'étais alors qu'un gamin. Or, j’ai vu dans la jungle vietnamienne ce qu’ils sont capables de faire ! J’ai vu comment le napalm brûlait les forêts, la terre, les rivières, et tuait les habitants de villages entiers, alimentant le volcan qu’était devenu le monde avec leurs âmes ! Vous me direz que ce n’est plus d’actualité. Eh bien, moi, je vous assure qu’ils sont capables d'un truc pareil, et plus encore. c'est d'ailleurs ce qu'ils font, en ce moment même, quelque part sur la planète.

Projet Cindy 4 – phrases 192-197

Puede que hubiera gritado: «No, no; te quiero, Luis, te quiero», si él le hubiera dado tiempo, si no hubiese agregado, casi de inmediato, con su calma habitual: En todo caso, no creo que nos convenga separarnos, Brígida. Hay que pensarlo mucho. En ella los impulsos se abatieron tan bruscamente como se habían precipitado. ¡A qué exaltarse inútilmente! Luis la quería con ternura y medida; si alguna vez llegara a odiarla, la odiaría con justicia y prudencia. Y eso era la vida.

Traduction temporaire :

S'il lui en avait laissé le temps, si, presque aussitôt, il n'avait pas ajouté, avec son calme habituel : dans tous les cas, je ne crois pas que nous devions nous séparer, Brígida. Il faut bien y réfléchir. Il est possible qu'elle ait crié : « Non, non ! Je t'aime, Luis, je t'aime ». Ses impulsions furent aussi brusques que précipitées. À quoi bon s'exalter inutilement ? Luis l'aimait dans la tendresse et la mesure ; si un jour, il devait en venir à la détester, il la détesterait avec justice et prudence. Et ça, c'était la vie.

lundi 5 juin 2017

Projet Chloé T – phrases 17-19

Ella sabía que no era cierto, su mamá le había explicado que eso sólo eran supersticiones, pero que debía tener cuidado porque la mayoría eran ladrones y, además, nunca se lavaban. Vestía de manera estrafalaria, y se presentó como el titiritero y a su carromato como un teatro de marionetas, que era una antigua tradición de los aborígenes del Nuevo Mundo. Pidió a los niños que se sentaran a aprender la Historia, y proclamó a viva voz que, si a sus padres les agradaba su humilde función, aceptaría unas monedas de cacao o algo de comida para poder cenar esa noche.

Traduction temporaire :
 Elle savait que ce n’était pas vrai ; sa mère lui avait expliqué qu'il s'agissait juste de superstitions, mais qu’elle devait faire attention, parce que la plupart étaient des voleurs ; sans compter qu'ils ne se lavaient jamais. Il était habillé de manière extravagante, se présenta comme le marionnettiste et sa roulotte comme un théâtre de pantins, une tradition ancienne des aborigènes du Nouveau Monde. Il demanda aux enfants de s'asseoir pour apprendre l’Histoire, puis annonça haut et fort que si son humble spectacle plaisait aux parents, il accepterait de recevoir du chocolat en guise de paiement ou un peu de nourriture pour pouvoir dîner ce soir-là.

Projet Basta ! Chloé T – texte 4

Ahora tengo mi súper poder

KATHERINE ESCOBAR

Mi historia no es muy distinta a la de muchas mujeres que iniciaron una relación, creyéndose enamoradas, y que al cabo de un tiempo, no mucho como en casi todos los casos, su compañero se convierte en el verdugo. Ahora que lo pienso, los golpes recibidos son una expresión física del maltrato, pero el mayor daño está en la mente; es tal, que en algún momento la vida se enreda, terminas sintiéndote responsable, te confundes, tu autoestima se reduce. Sin embargo, cuando logras hacer conciencia y te rescatas a ti misma, crece en ti un súper poder, ese que te salva de repetir la historia, que te llena de valor para contar lo sucedido sin lágrimas en los ojos, para seguir adelante aun cuando nadie pidió perdón por lo ocurrido, seguir sin rencores, sin odios que nos amarguen la vida, indignarte ante cada historia cercana, levantarte y solidarizarte.

Traduction temporaire :
Katherine Escobar

Maintenant, j’ai mon super pouvoir

Mon histoire n’est pas tellement différente de celle de beaucoup de femmes qui ont commencé une relation en croyant qu’elles étaient amoureuses, et qui, au bout d’un moment, pas très longtemps dans la plupart des cas, ont vu leur compagnon se transformer en bourreau.  Maintenant que j’y réfléchis, les coups reçus sont une expression physique de la maltraitance, mais la plus grande souffrance est dans la tête ; elle est telle qu’à un moment donné, la vie s’embrouille, on finit par se sentir responsable, on se rabaisse, notre estime de soi diminue. Pourtant, quand on parvient à prendre conscience des choses et qu’on se sauve soi-même, un super pouvoir grandit en nous, précisément celui qui nous empêche de répéter l’histoire, nous remplit de courage au moment de raconter sans larmes dans les yeux ce qu’il s’est passé, pour continuer à avancer même quand personne ne nous a demandé pardon de ce qui est arrivé, continuer sans rancœur, sans la haine qui rend la vie amère, nous indigner devant chaque histoire proche de la nôtre, nous insurger et être solidaires.

Projet Basta ! Chloé T – texte 3

El sonido de la moneda

JESICA FERNANDA MENDOZA PATIÑO

Ante tal descuido no existe justificación; si tal vez hubiese sabido el precio de aquel dolor. Sus manos grises, borrosas, poseían aquella moneda. Ella silenciosa, mientras él ponía el brillante objeto entre sus pequeñas manos pero también ponía esa cosa gris sobre su boca y sórdido asesaba. Sus ojos siguen clavados en la brillante y redonda moneda. Ignora que más tarde, después de gastarla, y cuando el paso del tiempo la construya, el sonido de la moneda le recordará la desidia y la maldad de un enfermo que no olvida.

Traduction temporaire :

Jesica Fernanda Mendoza Patiño

Le son de la pièce de monnaie

Une telle négligence n'était pas justifiable ; peut-être si elle avait pu mesurer la douleur à payer…Ses mains grises, troubles, possédaient cette pièce de monnaie. Elle, silencieuse, pendant que lui, il déposait l’objet brillant dans ses petites mains ; sauf que dans le même temps, il mettait aussi cette chose grise sur sa bouche et se répandait en elle, sordide. Ses yeux restent fixés sur la pièce de monnaie brillante et ronde. Elle ignore que plus tard, quand elle l'aura dépensée, et quand elle se sera construite avec le passage du temps, le bruit de cette pièce de monnaie lui rappellera le mépris et la méchanceté d’un malade qu’elle n’oublie pas.

Projet Justine / Elena – texte 110

Crónica del mundo destruido

A Ray Bradbury

Un solo encuentro y todo aquello que nadie se habría atrevido a recordar en voz alta, todo aquello que no creían recordar, quedaba dicho por el donante de información y comprendido y archivado por el receptor. Tal habilidad, compartir conocimientos prohibidos a través del contacto sexual, fue desarrollada varios años después de que destruyéramos todos sus libros y cualquier otra fuente de almacenamiento de datos. Aplicado nuestro sistema de limpieza intelectual, los vencidos demoraron tres generaciones en desarrollar este escatológico modo de recuperar lo limpiado. Motivo por el cual el contagio, al comienzo, fue lento: sólo los viejos sabían. Cuando el número de infectados jóvenes se hizo relevante, la enfermedad fue epidemia ya que, en su perversa manía, incapaces de esperar a que los niños maduraran sexualmente, comenzaron a instruirlos en la lectoescritura sobre arena o barro con palos, ramas o pequeñas rocas. Secretamente, eso creían, comenzaron a hablar con veneración de una tal Eva, lejana madre en común quien, de acuerdo a los registros que obran en nuestro poder, perdió el irreprochable mundo que habitaba por esa ansia de conocimiento que, dignos hijos de tal madre, a todos consumía. Cuando el descaro de su rebeldía los llevó a murmurar la palabra Eva como contraseña entre los iniciados, tomamos nuestra decisión. Dado el incomprensible y repugnante apego al estudio que demostraban, resultó paradójico comprobar que, los hijos de la tal Eva, no habían asimilado la lección.

Traduction temporaire :
Chronique du monde détruit
À Ray Bradbury

Rien qu'une rencontre et tout ce dont personne n'aurait osé se rappeler à voix haute, tout ce dont on ne croyait pas se rappeler était dit par le pourvoyeur d'informations, compris et archivé par le récepteur. Une telle habileté à partager des connaissances interdites via le contact sexuel fut développée plusieurs années après la destruction de l'ensemble de ses livres et de toute autre source de stockage de données. Une fois notre système de nettoyage intellectuel appliqué, les vaincus mirent trois générations à développer ce mode scatologique de récupération des données aseptisées. Raison pour laquelle, au début, la contagion fut lente : seuls les vieux étaient au courant. Lorsque le nombre de jeunes gens infectés fut significatif, la maladie devint véritablement une épidémie ; dans leur folie perverse, ils se montrèrent en effet incapables d'attendre que les enfants mûrissent sexuellement et leur apprirent à lire et écrire sur le sable ou la boue, avec des bâtons, des branches ou de petites pierres. Ils y croyaient secrètement. Ils évoquèrent avec vénération une certaine Ève, une lointaine mère commune ; selon les registres en notre possession, elle perdit le monde irréprochable qu'elle habitait à cause de sa soif de connaissances qui, en tant que dignes enfants d'une telle mère, les consumait tous. Quand l'impertinence de leur rébellion les poussa à chuchoter le prénom Ève comme mot de passe dans le cercle des initiés, nous prîmes notre décision. Vu l'incompréhensible et répugnante passion qu'ils montraient pour étudier, nous trouvâmes paradoxal de constater que les enfants d'Ève n'avaient pas assimilé la leçon.

Projet Elena 13 – phrases 272-282

Quién zumba ahí afuera. Pugnamos ensartarnos por el ojo del dragón. Dostán ahora, padre esfumado, madre ida.
El glich en mi cerebro. Soy el glich.
Quién.
Afuera. Ahí. Algo. Luz.
Hasta aquí llegué.

Traduction temporaire :
Qui bourdonne là, dehors ? Nous luttons pour nous engouffrer dans l’œil du dragon. Où êtes-vous, maintenant, père envolé, mère disparue ?
Le glich dans mon cerveau. Je suis le glich.
Qui ?
Dehors. Là. Quelque chose. Lumière.
Je suis arrivée jusque-là.

Projet Basta ! Justine – texte 4

Mensaje en escarlata

MARÍA CRISTINA OBREGÓN CARRILLO

Cierta noche de novilunio del año 2013, en el filo de las montañas de Carcasí, sobre las paredes del rancho en que vivía y en color escarlata, un ultimátum fue sellado: “FUERA GUERRILLEROS” -ordenaba-. Había sido escrito con la sangre de Benedicta, hermana de un sacerdote que practica la liberación de los pueblos.

Traduction temporaire :

María Cristina Obregón Carillo

Message en écarlate

Une nuit de la nouvelle lune de l'an 2013, sur la crête des montagnes de Carcasí, sur les murs du ranch où il vivait, un ultimatum avait été écrit en écarlate : « LES GUÉRILLEROS, DEHORS », ordonnait le message. Il avait été tracé avec le sang de Benedicta, la sœur d'un prêtre qui œuvre pour la libération des peuples.

Projet Nathalie / Florence – phrases 229-234

Esto habla una vez más de su ceguera. Piensan que por difundir un video sobre mi pasado, que es el pasado de todos nosotros, van a socavar esto que ya es irreversible. Ignoran el alcance de la rebelión, de la que soy un mero engranaje. Porque no me quedan dudas de que, el día que yo no esté, ustedes van a seguir adelante.”
“Hermanas y hermanos, la victoria ya es nuestra. Hoy será el día de su consolidación. Para que nadie más, humano o animal, ponga en duda la revolución que está en marcha, es necesario que de una vez por todas se ejecute el escarmiento.”

Traduction temporaire :
Une fois de plus, ça en dit long sur leur aveuglément. Ils pensent qu'en diffusant une vidéo sur mon passé, qui est notre passé à tous, ils vont saper ce qui est à présent irréversible. Ils ignorent la portée de la rébellion, dont je suis un simple rouage. Car ça ne fait aucun doute : le jour où je ne serai plus là, vous, vous allez poursuivre ». « Mes frères et sœurs, la victoire nous appartient déjà. Aujourd'hui sera le jour de sa consolidation. Pour que plus personne, humain ou animal, ne remette en question la révolution en marche, il faut qu'une fois pour toutes la sanction tombe. »

Projet Elsa 2 – phrases 104-108

Leila hizo un gesto de irritación que agitó el brazo servomecánico.
-Ese conocimiento se perdió al comenzar el Interregno- le recordó.
-Puede buscarse nuevamente. Comprender qué cambios se hicieron en el genoma humano, y cómo era antes del cambio.
-Pero... ¿Para qué?- musitó Leila, sin comprender.

Traduction temporaire :
Irritée, Leila agita son bras servomécanique.
— Ces savoirs se sont perdus au début de l’interrègne, lui rappela-t-elle.
— On peut les retrouver, chercher les modifications qui ont été apportées au génome humain et déceler comment il se présentait avant sa transformation.
— Mais… dans quel but ? susurra Leila, sans comprendre.

samedi 3 juin 2017

Projet Hélène / Audrey – phrases 141-145

Doris quería que yo se lo regalara en su cumpleaños, pero las sirenas no quisieron ir con ella, tomaron el omegascopio y cada vez que ella quería cogerlo este volaba lejos de sus manos. «¿Y cómo sabía ella del omesgascopio?», inquirí. «Me descubrió un día en el baño del colegio. Era muy temprano, no pensé que llegaría nadie», respondió. Entendí el repentino interés de Doris en su amistad, y vino a mi mente una palabra que mi madre usaba de cuando en cuando: sabandija.

Traduction temporaire :
Doris voulait que je le lui offre pour son anniversaire, mais les sirènes n’ont pas voulu aller avec elle ; elles se sont emparées de l’omégascope, et chaque fois qu’elle voulait s’en saisir, il s’envolait loin de ses mains. » « Mais comment savait-elle pour l’omégascope ? » demandai-je. « Elle m’a surprise un jour dans les toilettes de l’école. Comme il était très tôt, je ne pensais pas que quelqu’un viendrait. » Je compris l’intérêt soudain de Doris dans cette amitié, et un mot que ma mère utilisait parfois me vint alors à l’esprit : vermine.

jeudi 1 juin 2017

Projet Basta ! Justine – texte 3

La muerte

NANCY PAOLA MORENO DELGADILLO (LUCÍA ROCAMADOUR)

Se despertó el gran silencio. Era el grito de la muerte, un aullido que hizo temblar la cobardía del guerrero. Sobre la tierra, el tierno y débil cuerpo del hijo abrazaba la soledad de la madre.

Traduction temporaire :

Nancy Paola Morena Delgadillo (Lucía Rocamadour)

La mort

Se despertó el gran silencio. Era el grito de la muerte, un aullido que hizo temblar la cobardía del guerrero. Sobre la tierra, el tierno y débil cuerpo del hijo abrazaba la soledad de la madre.

Le grand silence s'éveilla. Il s'agissait du cri de la mort, un hurlement qui ébranla la lâcheté du guerrier. Sur la terre, le corps délicat et sans défense de l'enfant enlaçait la solitude de sa mère.

mercredi 31 mai 2017

Projet Basta ! Chloé T – texte 2

Mena

CAROLINA GÓMEZ MONTOYA

Mena hubiera querido casarse, pero siendo la menor el abuelo no la dejó. Pocas fueron las concesiones en esa cadena de mutismo y, a la primera oportunidad de viajar, Mena se fue para Nueva York y no volvió más. Primero trabajó en Lord & Taylor y luego montó un negocio de corte y confección. La imagino caminando desde su apartamento hasta la calle Delancey, donde le compraba los paños a los judíos que habían visto y escuchado el horror. Las malas lenguas decían que era liberal, que fumaba y que vivió con una mujer. Nadie conoció nunca a quien la acompañó en su exilio. Nadie preguntó por esos veinte años de convivencia neoyorquina. Cuando ya no veía ni escuchaba nada, Mena pagó su funeral y se deshizo de todo. Ella que siempre había querido partir, apretaba los ojos y las manos como si la vida no la dejara ir.

Traduction temporaire :

Carolina Gómez Montoya

Mena

Mena aurait aimé se marier, mais étant la benjamine, son grand-père ne l’y autorisa pas. Il y eut peu de concessions dans cette prison de mutisme et, à la première occasion, Mena s’en alla pour New York et ne revint jamais.  Elle travailla d’abord chez Lord & Taylor, puis ouvrit un magasin de coupons de tissu et de confection. Je l’imagine marchant de son appartement jusqu’à la rue Delancey, où elle achetait les étoffes aux Juifs, qui avaient vu et entendu l’horreur. Les mauvaises langues disaient qu’elle était de gauche, qu’elle fumait et vivait avec une femme. Personne ne rencontra jamais celui ou celle qui l’accompagna dans son exil. Personne ne posa de questions sur ces vingt ans de vie commune newyorkaise. Lorsqu’elle ne vit ni n’entendit plus rien, Mena paya ses obsèques et se débarrassa de toutes ses affaires. Elle, qui avait toujours voulu partir, fermait les yeux et serrait les poings comme si la vie ne la laissait pas s’en aller.

Projet Basta ! Elena – texte 1

Solo un juego 

JENNIFER PAOLA RAMÍREZ

Estoy en este hospital psiquiátrico porque me niego a jugar; nadie entiende que no me gustaba sentir su baba resbalando por mi boca ni su juego a atrapar mi lengua; un día jugué a no soltarla, apreté y apreté tan fuerte que sé que ya nunca más me volverá a lamer la cara, ni los ojos, ni mi alma; lo mejor de todo es que ahora con mi hermanita tampoco podrá jugar.

Traduction temporaire :

JENNIFER PAOLA RAMÍREZ

Juste un jeu

Je me trouve dans cet hôpital psychiatrique parce que je refuse de jouer ; personne ne comprend que je n'aimais pas sentir sa bave glisser sur ma bouche, ni son jeu consistant à attraper ma langue avec la sienne ; un jour, moi, j'ai joué à ne pas la lâcher, j'ai serré et serré, tellement fort que je suis sûre qu'il ne me lèchera plus jamais ni le visage, ni les yeux, ni l'âme ; et le mieux dans tout ça, c'est que maintenant, il ne pourra pas non plus jouer avec ma petite sœur.

Projet Basta ! Nieves – texte 1

FLOR MILENA BAREÑO TORRES

Dice que me ama

Él dice que me ama, pero me golpea cada mañana con sus palabras, su trato, sus amenazas. No entiendo esa forma de amar, porque besos ya no me da. Todo cambió desde aquel día en que me golpeó; ese día sentí que el amor se desplomó y me sentí culpable. ¿Por qué no me habló? ¡Me gritó, me golpeó y no me escuchó! ¿Por qué me siento culpable si no he hecho nada? Desde que estoy con él me convertí en su esclava... Esclava de sus golpes y de sus malas palabras. Llevo tantos años así... Me miro al espejo y veo una mujer muy demacrada; mi cuerpo siente que ya es hora de salir de esta jaula en la que me encuentro encarcelada. Si un día él dijo que me amaba ya no le creo, porque amar no es acallar con una bofetada.

Traduction temporaire :

FLOR MILENA BAREÑO TORRES

Il dit qu’il m’aime

Il dit qu’il m’aime, mais il me frappe tous les matins avec ses mots, sa manière de me traiter, ses menaces. Je ne comprends pas cette manière d’aimer, parce que des baisers, il ne m’en fait plus.  Tout a changé à partir du jour où il m’a tapée ; ce jour-là, j’ai senti l’amour s’écrouler et je me suis sentie coupable. Pourquoi il ne m’a pas parlé ? Il m’a crié dessus ! il m’a cognée et il ne m’a pas écoutée ! Pourquoi je me sens coupable si je n’ai rien fait ? Depuis que je suis avec lui, je suis devenue son esclave… Esclave de ses coups et de ses injures. J’ai passé tellement d’années ainsi… Je me regarde dans le miroir et je vois une femme très émaciée ; mon corps sent qu’il est temps de sortir de cette cage où je suis emprisonnée. S’il avait dit un jour qu’il m’aimait, je ne le crois plus, parce qu’aimer, ça n'est pas faire taire quelqu’un avec une gifle.

mardi 30 mai 2017

Projet Nathalie / Florence – phrases 225-228

Le agradezco el haberme alimentado y el haberme permitido ingresar en Animalia. Pero no le perdono el abandono al que me sometió, los años que pasé a la sombra de sus caprichos, el afecto malsano que me prodigaba, en el que sólo veo egoísmo y miedo. ¿No es esa, también, una forma de tortura?”
“Estos dos personajes se confabularon para cuestionar mis actos, pensando que de esa manera serían capaces de abrir grietas en nuestra unidad.

Traduction temporaire :
Je la remercie de m'avoir nourri et de m'avoir permis d'intégrer Animalia. Mais je ne lui pardonne pas l'abandon qu'elle m'a infligé, les années passées à l'ombre de ses caprices, l'affection malsaine qu'elle me prodiguait, dans laquelle je ne vois qu'égoïsme et peur. N'est-ce pas là aussi une forme de torture ? » « Ces deux personnages se sont ligués pour remettre en question mes actes, pensant qu'ainsi, ils seraient capables de fissurer notre unité.

Projet Justine / Elena – texte 109

Ira

Acostumbrados a verlo levantar sus olas, rítmica y tranquilamente, como magníficos bostezos de hipopótamo, no notan el cambio de humor que lo domina. No perciben su sorda rabia ante la nauseabunda mancha que se extiende. Por tal motivo sus primeros ataques —un grupo de pescadores, la sirenita de Andersen, el Libro de Jonás y cierta antigua casa labrada en coralina—, los tomará desprevenidos. Y para cuando, por fin, organicen la defensa, él, descontrolada ya su furia, con descomunales lenguas líquidas estará arrastrando a su abismo manadas de centauros, quebrachales, la regla de tres simple, acuarelas, niebla, agujeros, cuentos de suspenso, nidos, pesadillas, ocarinas, políticos y simios, el Paraíso Perdido y las Islas Bienaventuradas.
Pervertida la última gota de agua límpida de mar, llegará el aciago momento en el cual todo lo que de él surgió yazga bajo esa viscosa sangre de la muerte que los hombres llamaban petróleo.

Traduction temporaire :

Colère

Habitués à le voir déchaîner ses vagues, en cadence et tranquillement, tels de magnifiques bâillements d'hippopotame, ils ne remarquent pas son changement d'humeur. Ils ne perçoivent pas sa rage sourde devant la tache nauséabonde qui s'étend. Raison pour laquelle ses premières attaques – un groupe de pêcheurs, la petite sirène d'Andersen, le Livre de Jonas et une ancienne maison construite en corail – les prendra au dépourvu. Et quand, enfin, ils organiseront leur défense, lui, grâce à d'immenses langues liquides, et sa rage désormais hors de contrôle, il entraînera dans son abîme des troupeaux de centaures, des quebrachos*, la règle de trois, des aquarelles, du brouillard, des trous, des nouvelles à suspense, des nids, des cauchemars, des ocarinas, des politiques et des singes, le Paradis Perdu et les Îles Bienheureuses.
La dernière goutte d'eau limpide de la mer corrompue, le jour funeste viendra où tout ce qui a surgi d'elle se retrouvera sous ce visqueux sang de la mort que les hommes appelaient pétrole.

* Quebracho : arbre, Schinopsis quebracho-colorado.

Projet Hélène / Chloé – phrases 140-141

Ellas nadaban, flotaban, bajo una cascada de estrellitas, al ritmo de una música suave, cogían un ramo de luceros, los ensartaban en sus cabellos, los atravesaban con un hilo de plata para hacerse collares o simplemente los hacían bailar en sus palmas como si fuesen trompos, y viajaban por todo el amplio cielo oscuro de la sala de la casa de Rutka, y la cascada se hacía cada vez más grande, tanto, que al extender la mano caían sobre nuestras palmas decenas de estrellitas y podíamos sentir su peso como un puñado de plumas acariciando nuestra piel. «Se llama omegascopio —dijo Rutka—.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Chloé T – phrases 14-16

Consigue dar dos pasos antes de que las piernas dejen de sostenerla; pero los expertos sacerdotes la sujetan con suavidad y le ayudan a llegar hasta el final de la plataforma con forma de lengua.
Los niños se amontonaron frente al escenario y entonces el dueño se incorporó, asomándose desde el interior del carromato. Mientras el más pequeño preguntaba por qué se había pintado de amarillo el pelo, su hermano mayor de padre les dijo que tenían que irse porque el abuelo les había advertido que los rubios transmitían enfermedades.

Traduction temporaire :
Elle réussit à faire deux pas avant que ses jambes ne se dérobent sous elle ; mais les prêtres, expérimentés, la retiennent délicatement et l’aident à atteindre l’extrémité de la plateforme en forme de langue.
 Les enfants s’attroupèrent devant la scène ; le propriétaire se releva, apparaissant depuis l’intérieur de la roulotte. Pendant que le plus jeune demandait pourquoi il s’était teint les cheveux en rouge, l’aîné de ses demi-frères lui dit qu’ils devaient partir, leur grand-père les ayant prévenus que les roux transmettaient des maladies.

Projet Justine / Elena – texte 108

Bajo control
Una coherencia oculta, silenciosa, discutible, pero coherencia al fin.

Claudio Fantini

Según declaran las autoridades en esta ciudad hay setenta mil unicornios sin dueño, sueltos, en la calle.
Y los vecinos honestos, aguantándonos sus cochinadas porque se les despierta el instinto a toda hora y en cualquier parte. Este ejercicio de tolerancia viene de lejos. Todavía creo estar oyendo a mi suegra, en paz descanse:
—¡Lo hacen hasta en el patio de la escuela!
A partir de ahí, el recuerdo es imagen: por recato ella se callaba y sugería la idea con gestos.
Lamentablemente, la mayoría de los vecinos no se le parecen y por no parecérsele causan este problema. Viven en el desorden comprando unicornios chicos para entretener a los hijos, y después, cuando los hijos han crecido o está grande el unicornio o cuando descubren que darse con la satisfacción de un paseo estimulante sobre un buen lomo representa mucho gasto, lo abandonan. Y eso que sacárselos de encima no es tan fácil porque estas bestias consideran que la familia que les da albergue es su manada: una vez que la han perdido se gastan la vida intentando recuperarla.
Estaba viviendo sus últimos días cuando la santa de mi suegra decidió no hablar más, expresarse sólo a través de ademanes. Le dije a mi mujer:
—Che, a tu vieja tendría que verla un médico.
Me quedé esperando su respuesta.
No es que a mi mujer le falte recato, sucede que sus gustos son poco refinados, poco exigentes, por eso es capaz de toparse de frente con uno de estos espectáculos callejeros y seguir como si nada. No se lo reprocho, igual comportamiento se está observando en las mejores familias. Cuando la gente andaba a caballo nunca surgió esta diferencia de criterio que, a la larga, termina por desunir lo que lazos de amor y sangre habían unido.
Para mí está claro: el cuerno que adorna a los unicornios tiene poderes maléficos. Ojalá que alguien se los serruche porque dan mal ejemplo y de algún modo debería ponérselos bajo control.
Ojalá los castren. Ojalá se mueran.
Setenta mil: si las autoridades lo afirman seguro que son más, y si ella lleva años sin responderme, ha de ser porque no me puede oír.

Traduction temporaire :

Sous contrôle

Une cohérence occulte, silencieuse, discutable, mais finalement une cohérence.
Claudio Fantini

Selon les autorités, cette ville compte soixante-dix mille licornes sans propriétaire, en liberté, dans la rue.
Et nous, les honnêtes voisins, nous supportons leurs cochonneries parce que leur instinct les réveillent à toute heure et n'importe où. Cet exercice de tolérance vient de loin. Je crois entendre encore ma belle-mère, qu'elle repose en paix :
— Elles font leurs besoins jusque dans la cour de l'école !
À partir de là, mon souvenir est image : préservant sa pudeur, elle se taisait et suggérait l'idée par gestes.
Malheureusement, la plupart des voisins ne sont pas comme elle et, n'étant pas comme elle, ils causent les problèmes suivants : ils vivent dans le désordre, achetant de jeunes licornes pour amuser leurs enfants. À ceci près qu'ensuite, quand ils ont grandi, ou que la licorne est devenue adulte, ou lorsqu'ils découvrent que s'offrir le luxe d'une balade stimulante sur un dos confortable est très coûteux, ils l'abandonnent. Mais s'en débarrasser n'est pas si facile que cela ; ces bêtes considèrent en effet que la famille qui les accueille devient leur troupeau : une fois qu'elles l'ont perdue, elles passent leur vie à essayer de la récupérer.
Quand ma sainte belle-mère à décidé de ne plus parler, de ne s'exprimer que par gestes, elle vivait ses derniers jours. J'ai conseillé à ma femme :
— Dis donc, il faudrait que ta mère voie un médecin.
Je suis resté à attendre sa réponse.
Non, ma femme ne manque pas de pudeur, elle a juste des goûts peu raffinés, peu exigeants. Voilà pourquoi elle est capable de tomber sur l'un de ces spectacles de rue et de fermer les yeux. Je ne lui reproche pas, on observe un tel comportement dans les meilleures familles. Quand les gens se déplaçaient à cheval, cette différence de condition qui, à la longue, finit par désunir ce que les liens d'amour et de sang avaient uni, ne s'était jamais manifestée.
Pour moi, c'est acquis : la corne qui orne le front des licornes a des pouvoirs maléfiques. Quelqu'un devrait la leur scier, parce qu'elles donnent le mauvais exemple et parce que, d'une manière ou d'une autre, on devrait pouvoir les contrôler. On devrait les castrer. Elles devraient mourir. 
Soixante-dix mille : si les autorités l'affirment, je parie qu'elles sont plus nombreuses, et si elle, elle ne me répond plus depuis des années, c'est sûrement parce qu'elle ne peut pas m'entendre.

Projet Justine / Elena – texte 108

Siete Eones

En la noche indicada subió hasta la cima. Por todo equipaje llevaba en su mano izquierda una tablilla sobre la que siete eones atrás había grabado La Palabra. Su niñez, tiempo de aprendizaje, tiempo de concentración y quietud forzosa, había terminado: durante los próximos siete eones viajaría. Un tiempo para viajar en el Tiempo estaba próximo a comenzar.
Sintió un furor extraordinario. Viajó por la vasta inmensidad de la nada, por el gran estallido del comienzo, por todos los universos que la energía de aquel estallido generara. También fue testigo de la mengua sin pausa de esa energía que, lo estaba viendo, al finalizar los siete eones de su viaje, acabaría.
Quizá pensó que, aunque bello, era poco: el vacío absoluto ganaba la partida. Tal vez conocer la fecha exacta del término de aquel sistema le abrumaba. El caso es que sus superiores, observando como actuó, le juzgaron mal. Observaron que tomó un instante cualquiera para fijar un comienzo, sin meditarlo, porque el Tiempo le había decepcionado. Ob- servaron que eligió una galaxia al azar, un sol mediocre y una piedra minúscula que giraba alrededor de aquel sol, y así fijó un espacio. Ellos, que todo lo sabían, observaron que fue por capricho, por despecho, que tomó La Palabra y dijo:
—Hágase la luz.

Traduction temporaire :
Sept milliards d'années

La nuit indiquée, il monta jusqu'au sommet. Pour tout bagage, il tenait dans la main gauche une tablette sur laquelle sept milliards d'années plus tôt, il avait gravé La Parole. Son enfance, temps d'apprentissage, temps de concentration et de quiétude forcée, était terminée : pendant les sept prochains milliards d'années, il voyagerait. Une période pour voyager dans le Temps allait prochainement s'ouvrir.
Il éprouva une fureur extraordinaire. Il voyagea dans la vaste immensité du néant, dans la grande explosion du commencement, dans tous les univers que l'énergie de cette explosion avait créés. Il fut également témoin de la diminution constante de ladite énergie qui serait épuisée au bout de ses sept milliards d'années de voyage, il le voyait bien.À partir de là, mon souvenir est image : préservant sa pudeur, elle se taisait et suggérait l'idée par gestes.
Peut-être pensa-t-il que c'était peu, car malgré la beauté, le vide absolu gagnait la partie. Connaître la date exacte de la fin de ce système l'accablait probablement. Le fait est qu'en observant ses agissements, ses supérieurs le jugèrent mal. Ils observèrent qu'il prit un instant quelconque pour fixer un commencement, sans réfléchir, parce que le Temps l'avait déçu. Ils observèrent qu'il choisit une galaxie au hasard, un soleil médiocre, et une pierre minuscule qui tournait autour dudit soleil — oui, voilà comment il détermina un espace.