Vous l'avez certainement remarqué, nous avons depuis quelques jours un bug sur Tradabordo – pour le comptage des visites et la bannière avec les membres. Je ne sais d'ailleurs pas si l'on peut encore s'inscrire. Gageons que cela s'arrange rapidement. Quoi qu'il en soit, je crois que le reste fonctionne correctement – ce qui est quand même le plus important.
Plateforme communautaire et participative de traduction espagnol / français ; français / espagnol – Université Paris Nanterre
samedi 23 juillet 2016
mercredi 20 juillet 2016
Projet danny – phrase 50
Y en esa época mi papá no era canoso ni arrugado y mi mamá parecía Elizabeth Montgomery (y era la bella mamá del barrio clasemediero, donde todos se preguntaban cómo esa señora tan gringa y tan guapa vivía allí), y mamá y papá querían que yo fuera a un colegio inglés, cueste lo que cueste y en contra de la voluntad del señor Velasco, así como el padre de Manolo, al cual recordaría en esa esquina de Miraflores saliendo del cine Pacífico muchos años después, donde me estaba viendo realmente haciendo la cola del cine con Claudita, Maya y Micaela allá por el año 85, donde quedé fuera del círculo de tiza y retrocedí diez, quince años en mis recuerdos y donde luego, esto sí que es extraño, en lugar de ver a la “C” que me llevaría a casa, vi un bus rojo gigantesco, que nada tenía que hacer con mis pequeñas y veloces combis, porque el que lo manejaba era un señor blanco y no un indio peruano, y porque no se escuchaba salsa a todo volumen, y porque no me atropelló al cruzar la calle mientras me empapaba de pies a cabeza bajo la lluvia, sino que frenó y me dio el pase porque así es en Europa.
Traduction temporaire :
À cette époque-là, mon papa n'avait ni cheveux gris, ni ride et ma maman ressemblait à Elizabeth Montgomery (c’était la maman bien-aimée des quartiers de la classe moyenne, où tous se demandaient comment une dame aussi blonde et aussi belle faisait pour vivre là). Maman et papa voulaient que j'aille à une école anglaise, peu importe le prix qu’il leur en coûtera, contre la volonté de monsieur Velasco et du père de Manolo — lequel devait me revenir en mémoire des années plus tard, à l'angle de Miraflores, alors qu'il sortait du cinéma Pacífico. Je m’y revoyais vraiment, en train de faire la queue avec Claudita, Maya et Micaela, à l'époque, en 85, où je me suis retrouvée en dehors du cercle de craie et suis revenue dix, quinze ans en arrière dans mes souvenirs ; et où ensuite, oh ça oui c'est bizarre, au lieu de voir le "C" qui me ramènerait chez moi, j'ai vu un gigantesque bus rouge, qui n'avait rien à voir avec mes petits vans rapides, parce que celui qui le conduisait était un monsieur blanc et non un indien péruvien et parce qu'on n'écoutait pas de salsa à fond et parce qu'il ne m'a pas écrasée au croisement de la rue alors que je me faisais tremper de la tête au pied sous la pluie. Or, lui, il a freiné et m'a laissée passer. Ça marche comme ça en Europe.
À cette époque-là, mon papa n'avait ni cheveux gris, ni ride et ma maman ressemblait à Elizabeth Montgomery (c’était la maman bien-aimée des quartiers de la classe moyenne, où tous se demandaient comment une dame aussi blonde et aussi belle faisait pour vivre là). Maman et papa voulaient que j'aille à une école anglaise, peu importe le prix qu’il leur en coûtera, contre la volonté de monsieur Velasco et du père de Manolo — lequel devait me revenir en mémoire des années plus tard, à l'angle de Miraflores, alors qu'il sortait du cinéma Pacífico. Je m’y revoyais vraiment, en train de faire la queue avec Claudita, Maya et Micaela, à l'époque, en 85, où je me suis retrouvée en dehors du cercle de craie et suis revenue dix, quinze ans en arrière dans mes souvenirs ; et où ensuite, oh ça oui c'est bizarre, au lieu de voir le "C" qui me ramènerait chez moi, j'ai vu un gigantesque bus rouge, qui n'avait rien à voir avec mes petits vans rapides, parce que celui qui le conduisait était un monsieur blanc et non un indien péruvien et parce qu'on n'écoutait pas de salsa à fond et parce qu'il ne m'a pas écrasée au croisement de la rue alors que je me faisais tremper de la tête au pied sous la pluie. Or, lui, il a freiné et m'a laissée passer. Ça marche comme ça en Europe.
Projet Hélène 5 – phrases 265-275
¡Pues si eso es lo que quieren, un día lo tendrán, se lo daremos por el culo, si quieren! ¡Pero sólo el día que se nos ocurra a nosotros! ¡No cuando ellos quieran! El gigante melenudo lo volvió a mirar y miró luego a los prisioneros, quienes lo miraban aterrados y, a la vez, fascinados. Él los contemplaba sin odio, más bien con la tristeza del que sabe que lo que deba ocurrir, ocurrirá. La tribu escuchaba, expectante, otra vez a la espera. Él no quería imaginar el desenlace, aunque una cierta intuición ominosa buceaba en su conciencia y se esforzaba por salir a flote. Clyde no dejaba de hablar. Ya no se dirigía a él, ni a los prisioneros, y se concentró en la asamblea y otra vez en el cielo, con las manos alzadas, como si ahora pusiera de testigo a alguna fuerza superior. Una imagen rozó su cerebro: de no ser las procacidades que de tiempo en tiempo lanzaba, ese hombre, el hermano fornido de Bob Marley, hubiera sido un buen predicador.
Traduction temporaire :
Si c’est ce vous voulez, un jour, vous l’aurez, on vous le mettra bien profond ! Mais seulement quand nous, on l’aura décidé ! Pas vous ! Le géant chevelu lui jeta un nouveau regard, puis tourna les yeux vers les prisonniers, qui le regardaient à la fois terrifiés et fascinés. Il les contemplait, sans haine, plutôt avec la tristesse de celui qui sait que ce qui doit arriver, arrivera. La tribu écoutait dans l’expectative. Lui ne voulait pas imaginer le dénouement, même si une intuition abominable se mouvait dans les profondeurs de sa conscience et s’efforçait d'émerger à la surface. Clyde ne cessait de parler. Ne s’adressant plus à lui, ni aux prisonniers, il se concentrait désormais sur l’assemblée et, parfois, sur le ciel, les mains levées, comme s’il prenait à témoin une force supérieure. Une image lui effleura l’esprit : cet homme, le frère costaud de Bob Marley, aurait été un bon prédicateur si l'on omettait les invectives qu’il lançait parfois.
Si c’est ce vous voulez, un jour, vous l’aurez, on vous le mettra bien profond ! Mais seulement quand nous, on l’aura décidé ! Pas vous ! Le géant chevelu lui jeta un nouveau regard, puis tourna les yeux vers les prisonniers, qui le regardaient à la fois terrifiés et fascinés. Il les contemplait, sans haine, plutôt avec la tristesse de celui qui sait que ce qui doit arriver, arrivera. La tribu écoutait dans l’expectative. Lui ne voulait pas imaginer le dénouement, même si une intuition abominable se mouvait dans les profondeurs de sa conscience et s’efforçait d'émerger à la surface. Clyde ne cessait de parler. Ne s’adressant plus à lui, ni aux prisonniers, il se concentrait désormais sur l’assemblée et, parfois, sur le ciel, les mains levées, comme s’il prenait à témoin une force supérieure. Une image lui effleura l’esprit : cet homme, le frère costaud de Bob Marley, aurait été un bon prédicateur si l'on omettait les invectives qu’il lançait parfois.
lundi 18 juillet 2016
Projet Nathalie (agreg interne) 2 – titre + phrases 1-6
Sebastián Robles (Argentine)
(Villa Ballester, 1979- )
«Animalia»
A Francisco Marzioni
1.
El perro es el lobo que se apartó de la manada. En lugar de escapar por los bosques, que iban a ser tarde o temprano diezmados por la civilización humana, su instinto de supervivencia actuó de manera creativa. Se adaptó a la convivencia con las personas. Lo mismo pasó con los gatos. Entregaron su ferocidad a cambio de otras prebendas, mientras los animales salvajes caían por las balas de los cazadores, o se sometían al asfalto, los depredadores y al cambio climático. Primero se apropiaron de los jardines de los amos, luego del interior de sus casas.
Traduction temporaire :
Sebastian Robles (Argentine)
(Villa Ballester, 1979- )
Animalia
à Francisco Marzioni
1. Le chien est le loup qui s'écarta de la meute. Au lieu de s'enfuir à travers les bois, que la civilisation humaine allait tôt ou tard décimer, son instinct de survie agit de manière créative. Il s'adapta à la cohabitation avec les personnes. Il se passa la même chose avec les chats : Ils troquèrent leur férocité contre quelques prébendes pendant que les animaux sauvages tombaient sous les balles des chasseurs, ou se soumettaient à l'asphalte, aux prédateurs et au changement climatique. D'abord, ils s'approprièrent les jardins de leurs maîtres, ensuite l'intérieur de leurs maisons.
(Villa Ballester, 1979- )
Animalia
à Francisco Marzioni
1. Le chien est le loup qui s'écarta de la meute. Au lieu de s'enfuir à travers les bois, que la civilisation humaine allait tôt ou tard décimer, son instinct de survie agit de manière créative. Il s'adapta à la cohabitation avec les personnes. Il se passa la même chose avec les chats : Ils troquèrent leur férocité contre quelques prébendes pendant que les animaux sauvages tombaient sous les balles des chasseurs, ou se soumettaient à l'asphalte, aux prédateurs et au changement climatique. D'abord, ils s'approprièrent les jardins de leurs maîtres, ensuite l'intérieur de leurs maisons.
Projet Elena13 – phrases 56-63
Frecuencias, frecuencias que me volaban la cabeza, que me producían el tembleque desde los días niños en Anerjee. Un tembleque suave y corto, no como el de Laurence. Todos tenemos una versión del tembleque ki. Quizás Anerjee estaba muy cerca de do cayó la lluvia amarilla. Mas el interrogador dice que Anerjee no existe nel mapa de Iris. Lo borraron, digo, lanzaron una lluvia amarilla desde los bombarderos, como un siglo antes con todo Iris. No, eso no, dice el interrogador. Y yo quiero una inyección más, la muerte es tan cómoda como la vida, el nostar tan sagrado como el estar, la salud es tan o más mortal que la enfermedad, no es mi culpa si estoy como estoy, yo no inicié esta guerra.
Traduction temporaire :
Des fréquences, des fréquences qui faisaient exploser ma tête en morceaux et qui produisaient en moi le même tremblement depuis l'enfance, à Anerjee.
Un tembleque suave y corto, no como el de Laurence. Todos tenemos una versión del tembleque ki. Quizás Anerjee estaba muy cerca de do cayó la lluvia amarilla. Mas el interrogador dice que Anerjee no existe nel mapa de Iris. Un tremblement doux et saccadé, pas comme celui de Laurence. Chacun a une version du tremblement 'ci. Peut-être qu'Anerjee était tout près de là où la pluie était tombée. Sauf que l'interrogateur prétend qu'Anerjee n'existe pas sur la carte d'Iris. On l'a effacé, dis-je, en jetant dessus une pluie jaune depuis les bombardiers, comme à Iris, un siècle auparavant. Non, pas ça, réplique l'interrogateur. Et moi, je veux une nouvelle piqûre, la mort est aussi confortable que la vie, ne pasêtrelà aussi sacré que d'y être, la santé est tout aussi mortelle que la maladie, voire plus. Ça n'est pas de ma faute si je suis dans cet état, je n'ai pas commencé cette guerre.
Des fréquences, des fréquences qui faisaient exploser ma tête en morceaux et qui produisaient en moi le même tremblement depuis l'enfance, à Anerjee.
Un tembleque suave y corto, no como el de Laurence. Todos tenemos una versión del tembleque ki. Quizás Anerjee estaba muy cerca de do cayó la lluvia amarilla. Mas el interrogador dice que Anerjee no existe nel mapa de Iris. Un tremblement doux et saccadé, pas comme celui de Laurence. Chacun a une version du tremblement 'ci. Peut-être qu'Anerjee était tout près de là où la pluie était tombée. Sauf que l'interrogateur prétend qu'Anerjee n'existe pas sur la carte d'Iris. On l'a effacé, dis-je, en jetant dessus une pluie jaune depuis les bombardiers, comme à Iris, un siècle auparavant. Non, pas ça, réplique l'interrogateur. Et moi, je veux une nouvelle piqûre, la mort est aussi confortable que la vie, ne pasêtrelà aussi sacré que d'y être, la santé est tout aussi mortelle que la maladie, voire plus. Ça n'est pas de ma faute si je suis dans cet état, je n'ai pas commencé cette guerre.
samedi 16 juillet 2016
Projet Nathalie (agreg interne) – phrases 15-29
¿Qué hace? ¿Por qué está parado a mitad de la carretera? ¿Es un cuchillo lo que tiene en la mano? No, un machete. ¡Rojo, rojo! ¡Es sangre! ¿Y ese bulto? ¡Una mujer! ¡Alguien sálvela! El hombre está sobre ella y la penetra con el fierro oxidado. Oye que viene el camión y voltea. Fija su mirada en mí, el único que lo ve. Tiene la frente colmada de sudor y los ojos abiertos de par en par como un búho demente. Me ve, arquea una ceja y dibuja una sonrisa tenebrosa antes de que se pierda entre las tinieblas de esta noche escarlata. El autobús lo deja atrás.
Traduction temporaire :
Que fait-il ? Pourquoi est-il arrêté au milieu de la chaussée ? Est-ce un couteau qu'il tient dans sa main ? Non, une machette. Rouge, toute rouge ! Du sang ! Et ce paquet ? Une femme ! Que quelqu'un lui vienne en aide ! L'homme est au-dessus d'elle et la transperce avec la lame oxydée. Il entend le camion arriver et se tourne. Il me fixe du regard, je suis le seul à le voir. Son front est couvert de sueur et ses yeux sont grand ouverts , comme ceux d'un hibou fou. Il me voit, hausse un sourcil et esquisse un sourire sombre , avant de se perdre dans les ténèbres de cette nuit écarlate. L'autobus le dépasse et s'éloigne.
Que fait-il ? Pourquoi est-il arrêté au milieu de la chaussée ? Est-ce un couteau qu'il tient dans sa main ? Non, une machette. Rouge, toute rouge ! Du sang ! Et ce paquet ? Une femme ! Que quelqu'un lui vienne en aide ! L'homme est au-dessus d'elle et la transperce avec la lame oxydée. Il entend le camion arriver et se tourne. Il me fixe du regard, je suis le seul à le voir. Son front est couvert de sueur et ses yeux sont grand ouverts , comme ceux d'un hibou fou. Il me voit, hausse un sourcil et esquisse un sourire sombre , avant de se perdre dans les ténèbres de cette nuit écarlate. L'autobus le dépasse et s'éloigne.
vendredi 15 juillet 2016
Projet Alexia / Sonita – phrases 91-104
Al final no conseguimos tantos. Eran caros. Pero la doctora prometía calidad.
—Necesitamos de varias edades y de varios países. Escritores o tipos literarios. También nos sirven lectores rockeros, cinemaniacos punk y cualquier tipo de aficionado a las series B y Z.
—Algunas mujeres, de ser posible —apuntó alguien.
—Las locas cuestan más —dijo la doctora.
Volvimos a negociar. Conseguimos especialistas muertas, groupies telequinésicas y lesbianas góticas. Ahora solo faltaba el lugar.
La doctora señaló por la ventana:
—Por allá, no muy lejos, hay un hangar en desuso. Lo custodian unos militares, pero ellos también están locos.
—Necesitamos de varias edades y de varios países. Escritores o tipos literarios. También nos sirven lectores rockeros, cinemaniacos punk y cualquier tipo de aficionado a las series B y Z.
—Algunas mujeres, de ser posible —apuntó alguien.
—Las locas cuestan más —dijo la doctora.
Volvimos a negociar. Conseguimos especialistas muertas, groupies telequinésicas y lesbianas góticas. Ahora solo faltaba el lugar.
La doctora señaló por la ventana:
—Por allá, no muy lejos, hay un hangar en desuso. Lo custodian unos militares, pero ellos también están locos.
Traduction temporaire :
Finalement, nous ne réussîmes pas à en obtenir beaucoup. Ils étaient chers. Mais la doctoresse avait promis de la qualité.
— Nous avons besoin qu'ils soient d'âges et de pays variés. Des écrivains ou le genre intello. Des rockeurs lecteurs, des punk cinémaniaques ou n'importe quel type d'accro aux séries B et Z feront bien l'affaire, aussi.
— Quelques femmes, si possible, ajouta quelqu'un.
— Les folles sont plus chères, répondit la doctoresse.
Nous négociâmes de nouveau. Nous parvînmes à avoir quelques spécialistes mortes, des groupies télékinésistes et des lesbiennes gothiques. Maintenant, il ne restait plus qu'à trouver le lieu.
La doctoresse désigna la fenêtre :
— Là-bas, pas très loin, il y a un hangar désaffecté, gardé par des militaires, mais eux aussi, ils sont fous.
Finalement, nous ne réussîmes pas à en obtenir beaucoup. Ils étaient chers. Mais la doctoresse avait promis de la qualité.
— Nous avons besoin qu'ils soient d'âges et de pays variés. Des écrivains ou le genre intello. Des rockeurs lecteurs, des punk cinémaniaques ou n'importe quel type d'accro aux séries B et Z feront bien l'affaire, aussi.
— Quelques femmes, si possible, ajouta quelqu'un.
— Les folles sont plus chères, répondit la doctoresse.
Nous négociâmes de nouveau. Nous parvînmes à avoir quelques spécialistes mortes, des groupies télékinésistes et des lesbiennes gothiques. Maintenant, il ne restait plus qu'à trouver le lieu.
La doctoresse désigna la fenêtre :
— Là-bas, pas très loin, il y a un hangar désaffecté, gardé par des militaires, mais eux aussi, ils sont fous.
Projet Nathalie (agreg interne) – phrases 5-14
Reclino mi asiento, me pongo los audífonos y me dispongo a estar sentado cinco horas que, para un insomne como yo, son una eternidad. Recorro la cortina un poco para que no moleste a la gente normal que sí duerme. Veo hacia afuera durante un largo rato. La una. Las dos. Las tres de la mañana. Ya estamos más cerca. Ruedan y ruedan las llantas del autobús. Miro a través de la ventana árboles, asfalto, luces a lo lejos... Un hombre.
Traduction temporaire :
J'incline mon siège, mets mes écouteurs et me prépare à rester assis cinq heures qui, pour un insomniaque comme moi, sont une éternité. J'écarte légèrement le rideau afin de ne pas déranger les gens normaux, qui dorment,eux. Je regarde par la vitre pendant un long moment. Une heure du matin. Deux heures. Trois heures. Nous sommes maintenant plus près. Les pneus de l'autobus roulent encore et toujours. Par la fenêtre, je vois des arbres, de l'asphalte, des lumières au loin... Un homme.
J'incline mon siège, mets mes écouteurs et me prépare à rester assis cinq heures qui, pour un insomniaque comme moi, sont une éternité. J'écarte légèrement le rideau afin de ne pas déranger les gens normaux, qui dorment,eux. Je regarde par la vitre pendant un long moment. Une heure du matin. Deux heures. Trois heures. Nous sommes maintenant plus près. Les pneus de l'autobus roulent encore et toujours. Par la fenêtre, je vois des arbres, de l'asphalte, des lumières au loin... Un homme.
Projet Elsa 2 – phrases 24-29
Hacía décadas que no se atrevía a mirar su verdadera cara, una masa de carne blanda cuya piel color bronce había ido palideciendo hasta tomar un tono blanquecino; un cráneo huesudo apenas cubierto por un pellejo arrugado.
Apartó el corpachón mecánico del espejo y se concentró en la sensación de sentir sus brazos y sus piernas moviéndose de nuevo, disipando la angustia de los primeros momentos del día en los que sólo era un cerebro horrorizado atrapado en un cuerpo inmóvil.
-Buenos días, Justine- dijo Leila.
-Buenos días, señora- susurró dulcemente la voz de la IA junto a su oído-. La temperatura en el interior del soporte es de 298 K. El nivel de oxígeno en el aire suministrado es del 22%.
Apartó el corpachón mecánico del espejo y se concentró en la sensación de sentir sus brazos y sus piernas moviéndose de nuevo, disipando la angustia de los primeros momentos del día en los que sólo era un cerebro horrorizado atrapado en un cuerpo inmóvil.
-Buenos días, Justine- dijo Leila.
-Buenos días, señora- susurró dulcemente la voz de la IA junto a su oído-. La temperatura en el interior del soporte es de 298 K. El nivel de oxígeno en el aire suministrado es del 22%.
Traduction temporaire :
Cela faisait des décennies qu’elle n’osait observer son vrai visage, une masse de chairs molles dont la peau brune avait pâli jusqu’à prendre un ton blanchâtre, un crâne osseux à peine couvert d’une espèce de pelure fripée.
Elle écarta sa carcasse mécanique de devant le miroir et se concentra sur les perceptions de ses bras et ses jambes qui bougeaient de nouveau, dissipant l’angoisse des premières heures de la journée, où elle n'était qu’un cerveau effrayé et enfermé dans un corps immobile.
— Bonjour Justine, lança Leila.
— Bonjour madame, susurra délicatement la voix de l’IA près de son oreille. La température à l’intérieur du support est de 298 K. Le niveau d’oxygène dans l’air que vous recevez est de 22 %.
Cela faisait des décennies qu’elle n’osait observer son vrai visage, une masse de chairs molles dont la peau brune avait pâli jusqu’à prendre un ton blanchâtre, un crâne osseux à peine couvert d’une espèce de pelure fripée.
Elle écarta sa carcasse mécanique de devant le miroir et se concentra sur les perceptions de ses bras et ses jambes qui bougeaient de nouveau, dissipant l’angoisse des premières heures de la journée, où elle n'était qu’un cerveau effrayé et enfermé dans un corps immobile.
— Bonjour Justine, lança Leila.
— Bonjour madame, susurra délicatement la voix de l’IA près de son oreille. La température à l’intérieur du support est de 298 K. Le niveau d’oxygène dans l’air que vous recevez est de 22 %.
jeudi 14 juillet 2016
Projet Elisa / Agnès (agreg interne) – phrases 1-4
Eduardo Cerdán (Mexique)
¡Clarito lo vi!
Bueno, pues mire, le voy a decir la mera verdad: yo tengo miedo y mucho, señor. Ay, no, hubiera visto hoy en la mañana: salí en chinga de mi casa, casi dejo la chancla por ai tirada. Es que ¡de veras! Sabe Dios que ya estoy vieja y luego con estos sustos... ¡¿A dónde voy a ir a dar?!...
¡Clarito lo vi!
Bueno, pues mire, le voy a decir la mera verdad: yo tengo miedo y mucho, señor. Ay, no, hubiera visto hoy en la mañana: salí en chinga de mi casa, casi dejo la chancla por ai tirada. Es que ¡de veras! Sabe Dios que ya estoy vieja y luego con estos sustos... ¡¿A dónde voy a ir a dar?!...
Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires
Projet Chloé T. 3 – phrases 262-273
–Nadie entiende nada de nada –dijo Aleh, otra vez, algo ebria–. Sólo tú creo que entiendes. ¿Qué es todo esto? Estar en medio de la oscuridad y los petardos, recibiendo los disparos por encima de nuestras cabezas, como en la canción de Bowie: I can remember, standing by the wall. And the guns shot above our heads. And we kissed as though nothing could fall. And the shame was on the other side. Oh we can beat them forever and ever. Then we could be heroes just for one day… ¿Por qué todo como en la canción de Bowie? Como si ya estuviera escrito, como si estuviéramos condenados de antemano, a sufrir los tiempos que nos han tocado vivir, a no entender nada. Solos tú y yo ¿Por qué?
Traduction temporaire :
— Personne ne comprend rien à rien, a encore une fois lancé Aleh, un peu éméchée. Je crois qu’il y a que toi qui comprennes. C’est quoi, tout ça ? Se retrouver en pleine obscurité et au milieu des détonations, les coups de feu sifflant au-dessus de nos têtes, comme dans la chanson de Bowie : I can remember, standing by the wall. And the guns shot above our heads. And we kissed as though nothing could fall. And the shame was on the other side. Oh we can beat them forever and ever. Then we could be heroes just for one day… Pourquoi tout est exactement comme dans la chanson de Bowie ? Comme si c’était déjà écrit, comme si on était condamnés d’avance à devoir subir l’époque dans laquelle on vit, à rien comprendre. Toi et moi, seuls. Pourquoi ?
— Personne ne comprend rien à rien, a encore une fois lancé Aleh, un peu éméchée. Je crois qu’il y a que toi qui comprennes. C’est quoi, tout ça ? Se retrouver en pleine obscurité et au milieu des détonations, les coups de feu sifflant au-dessus de nos têtes, comme dans la chanson de Bowie : I can remember, standing by the wall. And the guns shot above our heads. And we kissed as though nothing could fall. And the shame was on the other side. Oh we can beat them forever and ever. Then we could be heroes just for one day… Pourquoi tout est exactement comme dans la chanson de Bowie ? Comme si c’était déjà écrit, comme si on était condamnés d’avance à devoir subir l’époque dans laquelle on vit, à rien comprendre. Toi et moi, seuls. Pourquoi ?
mercredi 13 juillet 2016
Projet Danny – phrase 49
Y fue en el “Mariano Melgar” que empezó todo: ahí conocí a mi inseparable amiga Claudita, recién llegada de Brooklyn, yeah, y que posiblemente era más feliz en esa época porque tenía un Volkswagen escarabajo amarillo como el sol y no un Mercedes Benz, que a veces avergüenza en una tierra donde los niños nunca fueron iguales, y que fue conmigo una little lamb en nuestra pequeña mesita y con nuestros mandilitos color ratita.
Traduction temporaire :
C'est au “Mariano Melgar” que tout a commencé : là bas, j’ai connu mon inséparable amie Claudita, fraîchement arrivée de Brooklyn, yeah, qui était probablement plus heureuse à cette époque, parce qu'elle avait une Coccinelle jaune comme le soleil et non une Mercedes Benz, qui fait parfois honte dans un pays où les enfants n’ont jamais été égaux. Elle a été avec moi un little lamb à notre toute petite table et avec nos petits tabliers couleurs gris souris.
C'est au “Mariano Melgar” que tout a commencé : là bas, j’ai connu mon inséparable amie Claudita, fraîchement arrivée de Brooklyn, yeah, qui était probablement plus heureuse à cette époque, parce qu'elle avait une Coccinelle jaune comme le soleil et non une Mercedes Benz, qui fait parfois honte dans un pays où les enfants n’ont jamais été égaux. Elle a été avec moi un little lamb à notre toute petite table et avec nos petits tabliers couleurs gris souris.
Projet Nathalie (agreg interne) – phrases 1-4
Eduardo Cerdán (Mexique)
Suena el Himno Nacional en la radio del autobús. Es medianoche y nos encaminamos a la TAPO. “Buenas noches, señores pasajeros. Autobuses de Oriente les agradece su preferencia...”, el discurso de siempre que decido ignorar porque ya me lo sé.
Traduction temporaire :
Eduardo Cerdan (Mexique)
La nuit écarlate
On entend l'hymne national sur la radio de l'autobus. Il est minuit et nous nous dirigeons vers la TAPO (1). « Mesdames et Messieurs, bonsoir. Les autobus de Oriente vous remercient de votre confiance... » ; l'éternel discours, que je décide d'ignorer vu que je le connais déjà.
(1): La TAPO : Terminal d'autobus de l'est de Mexico. Initiales pour Terminal de Autobus de Pasajeros de Oriente
vendredi 8 juillet 2016
Projet Alexia / Sonita – phrases 79-90
No éramos suficientes para simular un evento literario de la envergadura King. Necesitábamos extras, voluntarios talentosos. De pronto, alguien tuvo una idea completamente loca.
—Tengo algunos contactos en el Hospital Psiquiátrico. Si reunimos dinero...
Nos fuimos al Hospital Psiquiátrico con el dinero reunido y un soborno en la cabeza.
Gracias a los contactos del que tuvo la idea pudimos llegar hasta una doctora que se pintaba o se afilaba las uñas en un escritorio. Al principio nos escuchó comprensiva, como pensando en ingresarnos. Luego, cuando le enseñamos el dinero, su mirada cambió.
—¿Cuántos locos quieren?
Propusimos un número. Empezó el regateo.
—Tengo algunos contactos en el Hospital Psiquiátrico. Si reunimos dinero...
Nos fuimos al Hospital Psiquiátrico con el dinero reunido y un soborno en la cabeza.
Gracias a los contactos del que tuvo la idea pudimos llegar hasta una doctora que se pintaba o se afilaba las uñas en un escritorio. Al principio nos escuchó comprensiva, como pensando en ingresarnos. Luego, cuando le enseñamos el dinero, su mirada cambió.
—¿Cuántos locos quieren?
Propusimos un número. Empezó el regateo.
Traduction temporaire :
Nous n'étions pas assez de monde pour prétendre organiser un événement littéraire de l'envergure de King. Nous avions besoin d'extras, de volontaires talentueux. Soudain, quelqu'un eut une idée complètement folle.
— J'ai quelques contacts à l'Hôpital Psychiatrique. Si on réunit suffisamment d'argent…
Nous allâmes à l'Hôpital Psychiatrique avec l'argent que nous avions collecté et en tête l'idée de verser un pot-de-vin.
Grâce aux contacts de celui qui avait eu cette trouvaille, nous pûmes parvenir auprès d'une doctoresse qui se vernissait les ongles ou les limait sur un bureau. Au début, elle nous écouta, compréhensive, comme si elle avait l'intention de nous interner. Puis, lorsque nous lui montrâmes l'argent, son regard changea.
— Combien de fous voulez-vous ?
Nous proposâmes un chiffre. Le marchandage commença.
Nous n'étions pas assez de monde pour prétendre organiser un événement littéraire de l'envergure de King. Nous avions besoin d'extras, de volontaires talentueux. Soudain, quelqu'un eut une idée complètement folle.
— J'ai quelques contacts à l'Hôpital Psychiatrique. Si on réunit suffisamment d'argent…
Nous allâmes à l'Hôpital Psychiatrique avec l'argent que nous avions collecté et en tête l'idée de verser un pot-de-vin.
Grâce aux contacts de celui qui avait eu cette trouvaille, nous pûmes parvenir auprès d'une doctoresse qui se vernissait les ongles ou les limait sur un bureau. Au début, elle nous écouta, compréhensive, comme si elle avait l'intention de nous interner. Puis, lorsque nous lui montrâmes l'argent, son regard changea.
— Combien de fous voulez-vous ?
Nous proposâmes un chiffre. Le marchandage commença.
Projet Annelise 3 – phrases 82-88
-Una seña particular... un dato... No, no. Pues, era un hombre completamente vulgar. Así más o menos de mi estatura -el Comisario era un poco alto-; grueso y de carnes flojas. Pero una seña particular... no... al menos que yo recuerde...
Como el señor Comisario no sabía decirme más, salí, agradeciéndole de nuevo.
Me dirigí presuroso a mi casa; me encerré en el estudio; encendí mi pipa y saqué las fotografías, que con aquel dato del periódico eran preciosos documentos.
Traduction temporaire :
— Un signe particulier... un renseignement... Non, non. Disons que c’était un homme tout à fait banal. Plus ou moins de ma taille – le Commissaire était assez grand ; gros et mou. Mais un signe particulier... non... du moins, pas que je m’en souvienne...
Comme monsieur le Commissaire ne pouvait m’en dire davantage, je suis parti en le remerciant de nouveau.
Je me suis empressé de rentrer chez moi ; je me suis enfermé dans mon bureau ; j’ai allumé ma pipe et ai sorti les photographies qui, en plus du renseignement trouvé dans le journal, constituaient de précieux documents.
— Un signe particulier... un renseignement... Non, non. Disons que c’était un homme tout à fait banal. Plus ou moins de ma taille – le Commissaire était assez grand ; gros et mou. Mais un signe particulier... non... du moins, pas que je m’en souvienne...
Comme monsieur le Commissaire ne pouvait m’en dire davantage, je suis parti en le remerciant de nouveau.
Je me suis empressé de rentrer chez moi ; je me suis enfermé dans mon bureau ; j’ai allumé ma pipe et ai sorti les photographies qui, en plus du renseignement trouvé dans le journal, constituaient de précieux documents.
mardi 5 juillet 2016
Projet Sabrina 5 – phrases 5-16
Llegué a casa, comí, hice mis deberes y me fui a la cama. Era ya de madrugada cuando me despertaron unos ruidos muy cerca del oído. Me levanté y encendí la lámpara. Ahí, en el buró, estaba una cosa tan tierna como rara, tan graciosa como inquietante. Intentaré describírtelo, o describírtela; no sé qué es o si tenga género. De aquí en adelante lo llamaré “él”, como neutro. Mira, imagínate a una cruza miniatura con cara de ardilla, orejas y cola de oso, porte de perrito de la pradera y obesidad de chinchilla. Es literalmente una bola de pelos, toda ella de un azul clarísimo, casi blanco: como una nube apenas convidada del color del cielo. Mide quince centímetros (más o menos), tiene unos ojos grandes, grandes como canicas, y camina siempre erguido. Cuando lo vi sobre mi buró, tenía en su cuerpo, por todas partes, hilillos negros del “nido”. Yo creo que, más que nido, era una especie de capullo, en donde se preparó para nacer. ¿Cómo llegó ahí? Quién sabe.
Traduction temporaire :
Je suis arrivé à la maison, j'ai mangé, fait mes devoirs et suis allé me coucher. Il était déjà tôt lorsque des bruits tout près de mon oreille m'ont réveillé. Je me suis levé et ai allumé la lampe. Là, sur le bureau, se trouvait une chose aussi délicate qu'étrange, aussi mignonne qu'inquiétante. Je vais essayer de le décrire, ou la décrire. Je ne sais pas ce que c'est ou s'il a un genre. Désormais, je l'appellerai “il”, un “il” neutre.
Tiens, imagine un mini-bâtard avec une tête d'écureuil, des oreilles et une queue d'ours, une allure de petit chien de prairie et une obésité de chinchilla, littéralement une boule de poils, d'un bleu très clair, presque blanc. On dirait un nuage à peine altéré par la couleur du ciel. Il mesure 15 centimètres (plus ou moins), il a de grands yeux, grands comme des billes, et il se déplace toujours dressé sur ses pattes. Quand je l'ai vu sur mon bureau, tout son corps était couvert de petits fils noirs du “nid”. Je pense que, plus qu'un simple nid, il s'agissait d'une espèce de cocon dans lequel il s'est préparé à naître. Comment est-il arrivé là ? Mystère.
Je suis arrivé à la maison, j'ai mangé, fait mes devoirs et suis allé me coucher. Il était déjà tôt lorsque des bruits tout près de mon oreille m'ont réveillé. Je me suis levé et ai allumé la lampe. Là, sur le bureau, se trouvait une chose aussi délicate qu'étrange, aussi mignonne qu'inquiétante. Je vais essayer de le décrire, ou la décrire. Je ne sais pas ce que c'est ou s'il a un genre. Désormais, je l'appellerai “il”, un “il” neutre.
Tiens, imagine un mini-bâtard avec une tête d'écureuil, des oreilles et une queue d'ours, une allure de petit chien de prairie et une obésité de chinchilla, littéralement une boule de poils, d'un bleu très clair, presque blanc. On dirait un nuage à peine altéré par la couleur du ciel. Il mesure 15 centimètres (plus ou moins), il a de grands yeux, grands comme des billes, et il se déplace toujours dressé sur ses pattes. Quand je l'ai vu sur mon bureau, tout son corps était couvert de petits fils noirs du “nid”. Je pense que, plus qu'un simple nid, il s'agissait d'une espèce de cocon dans lequel il s'est préparé à naître. Comment est-il arrivé là ? Mystère.
Projet Chloé T. 3 – phrases 252-261
–¿Qué fue? –pregunta Iosú.
–Un apagón –dijo Aleh tratando de encontrar un foco encendido en la ciudad– ¡Malditos terrucos!
–No tengas miedo, acá arriba estaremos a salvo –le dije–. Esperemos que regrese la luz.
–Ja, ja, te cagaron el vacilón –dice Iosú – ¿Y hasta que hora estuvieron esperando?
–Un buen rato –señala Jualma–. La pasamos abrazados, compartiendo muchas ilusiones. Cuando se terminó el trago bajamos a caminar por las calles que estaban desiertas.
–Un apagón –dijo Aleh tratando de encontrar un foco encendido en la ciudad– ¡Malditos terrucos!
–No tengas miedo, acá arriba estaremos a salvo –le dije–. Esperemos que regrese la luz.
–Ja, ja, te cagaron el vacilón –dice Iosú – ¿Y hasta que hora estuvieron esperando?
–Un buen rato –señala Jualma–. La pasamos abrazados, compartiendo muchas ilusiones. Cuando se terminó el trago bajamos a caminar por las calles que estaban desiertas.
Traduction temporaire :
— C’était quoi ?
— Une coupure de courant, a expliqué Aleh en cherchant un point lumineux dans la ville. Putain de terroristes !
— N’aie pas peur. Ici, en haut, on est en sécurité, l’ai-je rassurée. Attendons que la lumière revienne.
— Ha ha ha, ils ont foutu ta soirée de bringue en l’air, commente Iosú. Et vous avez attendu jusqu’à quelle heure ?
— Un bon moment. On est restés dans les bras l’un de l’autre, à partager plein de rêves. Quand on a terminé la bouteille, on est descendus marcher dans les rues désertes.
— C’était quoi ?
— Une coupure de courant, a expliqué Aleh en cherchant un point lumineux dans la ville. Putain de terroristes !
— N’aie pas peur. Ici, en haut, on est en sécurité, l’ai-je rassurée. Attendons que la lumière revienne.
— Ha ha ha, ils ont foutu ta soirée de bringue en l’air, commente Iosú. Et vous avez attendu jusqu’à quelle heure ?
— Un bon moment. On est restés dans les bras l’un de l’autre, à partager plein de rêves. Quand on a terminé la bouteille, on est descendus marcher dans les rues désertes.
Projet Camille / Angélique 3 – phrases 187-197
Día Tres en Límite-E
Te despiertas agotada. Vuelves a recordar lo del día anterior. Te parece demasiado extravagante como para buscarle alguna lógica, como si hubiera sido un sueño. No eres una fantástica óptifex especializada en xenología, no entiendes de especies extrañas ni de otra cosa que no sea sobrevolar planetas prometedores a los que luego serán enviados otros canoris todavía más atrevidos que tú. Ni siquiera tenías que haber llegado a éste, que se supone ya explorado.
Así que céntrate en arreglar tu nave e irte lo antes posible.
Pasas todo el día (las pocas horas que eso supone) recopilando datos del procesador, haciéndole autoanalizarse sistema por sistema, estudiando los resultados. En los pocos ratos que te permites un descanso vuelven a ti las imágenes de la pesadilla de ayer, e incluso en algún momento vuelves a
(no hay espejos)
Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires
Projet Justine / Déborah / Julie – phrases 606-623
—Estela… —la llamamos.
Ella nos miró sorprendida, pero fue Carl quien nos habló.
—Pero si es Luis Javier. ¿Qué, no que te habías ido?
—Estela… —insistimos, ignorando a Carl.
—Luis Javier… —respondió ella intentando despegarse de Carl.
—Mocoso, ya jodiste todo lo que quisiste con Estela. Ahora es mi turno. Así que por favor, lárgate.
Apretamos los puños y nos acercamos dispuestos a golpearle.
—Luis Javier, por favor —dijo ella.
—¿Entonces es cierto? —le preguntamos de una vez.
—¿Qué cosa? —preguntó ella.
—¡Que eres sólo un puto robot!
Hubo un instante de silencio y entonces escuchamos las carcajadas de Carl.
—¿No lo sabías? Dios santo… Pobrecito niño, se enamoró de un pedazo de fierro —dijo entre risotadas mientras nosotros nos dábamos la vuelta y comenzábamos a correr de regreso por donde habíamos llegado.
Traduction temporaire :
— Estela…, l'appelâmes-nous.
Elle nous regarda, surprise, mais c'est Carl qui s'adressa à nous.
— Mais, c'est Luis Javier ! Bah alors, t'étais pas parti ?
— Estela…, insistâmes-nous, ignorant Carl.
— Luis javier…, répondit-elle tandis qu'elle essayait de se dégager de l'étreinte de Carl.
— Hé, morveux, t'as baisé tout ton soul avec Estela. À moi, maintenant. Alors barre-toi, s'il te plaît.
Nous serrâmes les poings, prêt à le frapper.
— Luis Javier, s'il te plaît, implora-t-elle.
— Alors c'est vrai ? lui demandâmes-nous brusquement.
— Quoi ?
— Que tu n'es qu'un putain de robot !
Après un instant de silence, nous entendîmes l'éclat de rire de Carl.
— Tu l'ignorais ? Grand dieu… Pauvre petit, il est tombé amoureux d'un morceau de ferraille, se moqua-t-il. Quant à nous, nous nous retournions et repartions par où nous étions arrivés.
— Estela…, l'appelâmes-nous.
Elle nous regarda, surprise, mais c'est Carl qui s'adressa à nous.
— Mais, c'est Luis Javier ! Bah alors, t'étais pas parti ?
— Estela…, insistâmes-nous, ignorant Carl.
— Luis javier…, répondit-elle tandis qu'elle essayait de se dégager de l'étreinte de Carl.
— Hé, morveux, t'as baisé tout ton soul avec Estela. À moi, maintenant. Alors barre-toi, s'il te plaît.
Nous serrâmes les poings, prêt à le frapper.
— Luis Javier, s'il te plaît, implora-t-elle.
— Alors c'est vrai ? lui demandâmes-nous brusquement.
— Quoi ?
— Que tu n'es qu'un putain de robot !
Après un instant de silence, nous entendîmes l'éclat de rire de Carl.
— Tu l'ignorais ? Grand dieu… Pauvre petit, il est tombé amoureux d'un morceau de ferraille, se moqua-t-il. Quant à nous, nous nous retournions et repartions par où nous étions arrivés.
dimanche 3 juillet 2016
Projet Chloé 12 – phrases 84-91
—Para qué nos tiramos, huevones, musitó Fredy, con el rostro pegado en la arena. Miren cómo estamos. Mejor sacamos la bandera y a lo mejor nos jalan al barrio.
—¡La bandera la sacamos cuando no haya otra salida, carajo! gritó bajito Rubén. Esos huevones nos jalan, pero a Chilca. A ver que vean tu boleta nomás, huevón y vas a ver como tu mamita va a estar llorando mañana en la puerta del cuartel.
—¡La bandera la sacamos cuando no haya otra salida, carajo! gritó bajito Rubén. Esos huevones nos jalan, pero a Chilca. A ver que vean tu boleta nomás, huevón y vas a ver como tu mamita va a estar llorando mañana en la puerta del cuartel.
El camión tomó una decisión. Siguió cuesta abajo y se alejó de nosotros, quejumbroso y apresurado, hasta perderse doblando por la Calle Real. Recién entonces nos incorporamos, sacudiendo vanamente el lodo de nuestros cuerpos.
Traduction temporaire :
— Pourquoi on plonge, espèce d'abrutis ? marmonna Fredy, le visage enfoui dans le sable. Regardez dans quel état on est. Hissons le drapeau et ils nous traîneront peut-être à la maison.
— On hissera le drapeau quand on n'aura plus le choix, bordel ! cria Rubén, le moins fort possible. Sinon, ces connards nous emmèneront direct à Chilca, je te le dis. Attends juste qu'ils voient ta tronche, imbécile, et tu vas voir comment ta maman va pleurer demain, à l'entrée de la caserne. Le camion prit une décision. Gémissant et pressé, il continua en descendant la côte, et s'éloigna de nous, jusqu'à se perdre en tournant dans la Calle Real. Dès qu'il eut disparu, nous nous levâmes en secouant vainement la boue sur nos corps.
— Pourquoi on plonge, espèce d'abrutis ? marmonna Fredy, le visage enfoui dans le sable. Regardez dans quel état on est. Hissons le drapeau et ils nous traîneront peut-être à la maison.
— On hissera le drapeau quand on n'aura plus le choix, bordel ! cria Rubén, le moins fort possible. Sinon, ces connards nous emmèneront direct à Chilca, je te le dis. Attends juste qu'ils voient ta tronche, imbécile, et tu vas voir comment ta maman va pleurer demain, à l'entrée de la caserne. Le camion prit une décision. Gémissant et pressé, il continua en descendant la côte, et s'éloigna de nous, jusqu'à se perdre en tournant dans la Calle Real. Dès qu'il eut disparu, nous nous levâmes en secouant vainement la boue sur nos corps.
vendredi 1 juillet 2016
Projet Justine / Marion – phrases 287-296
Pero ya había venido. La vieja de piel verde llena de fuego se hundió en el agua y Verónica no quiso ver más. ¿Podría cruzar la plataforma desde la que predicaba el pastor sin que nadie la detuviera? La gente cantaba y gritaba, no prestaba atención. Intentó trepar de un salto pero entonces vio los zapatos del pastor. Eran enormes. No eran zapatos normales. Tiene los pies deformes, pensó Verónica. Eran lo suficientemente grandes como para calzar la pezuña de una vaca. O de una cabra.
Hay cosas peores que la muerte, ay, por qué no le avisé a papá que venía acá, él lo hubiera recordado, él no me ignora, está triste, eso es todo, está triste pero nos vamos al mar, sí, el año que viene nos vamos al mar
Traduction temporaire :
Or, elle était bel et bien partie.
La vieille dame à la peau verte en feu s’enfonça dans l’eau et Verónica refusa d’en voir davantage. Parviendrait-elle à traverser la plateforme depuis laquelle le pasteur prêchait sans que personne ne l’arrête ? Les fidèles chantaient et criaient, ne lui prêtaient pas la moindre attention. Elle tenta de grimper d’un bond, mais à cet instant précis, elle remarqua les chaussures du pasteur, énormes, pas normales. Il doit avoir les pieds déformés, pensa-t-elle. Elles étaient assez grandes pour chausser le sabot d’une vache ou d’une chèvre.
Il y a des choses pires que la mort, hélas ! Pourquoi n’ai-je pas prévenu papa que j'y allais, il s’en serait souvenu lui, il ne m’ignore pas, il est seulement triste, il est triste, mais on ira à la mer, oui, l’année prochaine, on ira à la mer.
Or, elle était bel et bien partie.
La vieille dame à la peau verte en feu s’enfonça dans l’eau et Verónica refusa d’en voir davantage. Parviendrait-elle à traverser la plateforme depuis laquelle le pasteur prêchait sans que personne ne l’arrête ? Les fidèles chantaient et criaient, ne lui prêtaient pas la moindre attention. Elle tenta de grimper d’un bond, mais à cet instant précis, elle remarqua les chaussures du pasteur, énormes, pas normales. Il doit avoir les pieds déformés, pensa-t-elle. Elles étaient assez grandes pour chausser le sabot d’une vache ou d’une chèvre.
Il y a des choses pires que la mort, hélas ! Pourquoi n’ai-je pas prévenu papa que j'y allais, il s’en serait souvenu lui, il ne m’ignore pas, il est seulement triste, il est triste, mais on ira à la mer, oui, l’année prochaine, on ira à la mer.
Projet Justine / Marion – phrases 275-286
Otro empujón la arrojó al lado de la plataforma por donde el pastor caminaba y leía la Biblia. Desde ahí podía ver la fila de los bautizados. Se sorprendió: la siguiente en la fila de los bautizados era la abuela de Mariela. Verónica buscó a su amiga y a los Domínguez, pero no pudo verlos. La abuela, con su largo pelo blanco, se desnudó para entrar en el agua.
Tenía la piel verde y cubierta de pelusa, como una mandarina podrida. No llevaba los anteojos oscuros y Verónica volvió a ver los fósforos que ardían bajo sus párpados en lugar de las pupilas.
—Jeremías diecisiete nueve, gritó el pastor. Engañoso es el corazón más que todas las cosas, y perverso; ¿quién lo conocerá?
Entonces Verónica recordó. Cómo podía haberse olvidado.
No vayas no vayas
Traduction temporaire :
Une autre bousculade l'entraîna à côté de la plateforme sur laquelle le pasteur marchait et lisait la Bible. De là, elle pouvait voir la file des baptisés. Elle fut surprise : dans la rangée, la personne suivante était la grand-mère de Mariela. Verónica chercha son amie ainsi que les Domínguez. Impossible de les apercevoir. Soudain, la grand-mère aux longs cheveux blancs se déshabilla pour rentrer dans l'eau. Elle avait la peau verte et couverte de duvet, comme une mandarine pourrie. Elle ne portait pas ses lunettes noires, aussi Verónica revit les allumettes qui brûlaient à la place des pupilles, sous ses paupières.
— Jérémie, chapitre dix-sept, verset neuf, s’égosilla le pasteur. Le cœur est tortueux par-dessus tout et il est méchant. Qui peut le connaître ? Verónica se souvint alors. Comment avait-elle pu oublier ? N’y va pas ! N’y va pas !
Une autre bousculade l'entraîna à côté de la plateforme sur laquelle le pasteur marchait et lisait la Bible. De là, elle pouvait voir la file des baptisés. Elle fut surprise : dans la rangée, la personne suivante était la grand-mère de Mariela. Verónica chercha son amie ainsi que les Domínguez. Impossible de les apercevoir. Soudain, la grand-mère aux longs cheveux blancs se déshabilla pour rentrer dans l'eau. Elle avait la peau verte et couverte de duvet, comme une mandarine pourrie. Elle ne portait pas ses lunettes noires, aussi Verónica revit les allumettes qui brûlaient à la place des pupilles, sous ses paupières.
— Jérémie, chapitre dix-sept, verset neuf, s’égosilla le pasteur. Le cœur est tortueux par-dessus tout et il est méchant. Qui peut le connaître ? Verónica se souvint alors. Comment avait-elle pu oublier ? N’y va pas ! N’y va pas !
jeudi 30 juin 2016
Projet Camille / Angélique 3 – phrases 168-186
Ves la claridad entrando por la escotilla superior. Y también ves cómo se cierra lentamente. Si no te das prisa te quedarás dentro. Todos los demás accesos están bloqueados por la enredadera. Podrías quedarte atrapada durante días, quién sabe si semanas, hasta que lograras despejar cualquiera de ellos. Y todo ese tiempo tendrías que vivir cerca de ese gato.
Con un grito medio ahogado empujas con furia. Aunque te parezca increíble, era sólo el viento lo que movía la escotilla. Se abre y te escupe al exterior, sobre el estabilizador.
La brisa acaricia tu rostro. Cierras detrás. Nada ha salido. Nada se oye dentro ya. Ni en tu cabeza (o eso te parece). Exhalas todo el aire acumulado. Tu corazón te castiga el pecho demasiado deprisa y fuerte.
No te quedes más. Ve a tu nave. Descansa. Los días son cortos en Límite-E y
(no tienes espejos)
pronto la oscuridad invadirá esta parte del planeta.
Traduction temporaire :
Tu vois la clarté entrer par l'écoutille supérieure. Tu la vois aussi se fermer lentement. Si tu ne te dépêches pas, tu resteras à l'intérieur. Tous les autres accès sont bloqués à cause de la plante grimpante. Tu pourrais être piégée durant des jours, qui sait, peut-être des semaines, jusqu'à ce que tu réussisses à dégager n'importe laquelle d'entre elles. Et tout ce temps, tu devras vivre près de ce chat. Avec un cri à moitié étouffé, tu pousses furieusement. Même si ça te paraît incroyable, c'était seulement le vent qui déplaçait l'écoutille. Elle s'ouvre et te crache à l'extérieur, sur le stabilisateur.
La brise caresse ton visage. Tu fermes derrière toi. Rien n'est sorti. On n'entend plus rien à l'intérieur. Ni dans ta tête (ou tu en a l'impression). Tu exhales tout l'air accumulé. Ton cœur frappe ta poitrine très vite et fort.
Ne t'éternise pas. Va à ton vaisseau. Repose-toi. Les jours sont courts sur Limite-E et
(tu n'as pas de miroir)
rapidement l'obscurité envahira cette partie de la planète.
Tu vois la clarté entrer par l'écoutille supérieure. Tu la vois aussi se fermer lentement. Si tu ne te dépêches pas, tu resteras à l'intérieur. Tous les autres accès sont bloqués à cause de la plante grimpante. Tu pourrais être piégée durant des jours, qui sait, peut-être des semaines, jusqu'à ce que tu réussisses à dégager n'importe laquelle d'entre elles. Et tout ce temps, tu devras vivre près de ce chat. Avec un cri à moitié étouffé, tu pousses furieusement. Même si ça te paraît incroyable, c'était seulement le vent qui déplaçait l'écoutille. Elle s'ouvre et te crache à l'extérieur, sur le stabilisateur.
La brise caresse ton visage. Tu fermes derrière toi. Rien n'est sorti. On n'entend plus rien à l'intérieur. Ni dans ta tête (ou tu en a l'impression). Tu exhales tout l'air accumulé. Ton cœur frappe ta poitrine très vite et fort.
Ne t'éternise pas. Va à ton vaisseau. Repose-toi. Les jours sont courts sur Limite-E et
(tu n'as pas de miroir)
rapidement l'obscurité envahira cette partie de la planète.
Projet Camille / Angélique 3 – phrases 155-167
—Ya me he dado cuenta. ¿Por qué...? —contestas, nerviosa.
(no hay espejos, no hay espejos, no hay espejos, no hay espejos, no...)
—¡Calla! —gritas, apartándote del animal. No sabes cómo, pero el pánico te ha invadido de repente como un relámpago. Oleadas de angustia golpean tu cabeza al mismo ritmo de las insistentes afirmaciones del gato, que no se detienen. Te levantas. Tus pies tropiezan con algo blando en el suelo y te hacen resbalar y caer. Te golpeas contra los restos de lo que fue una vez un fusil esterilizador. No quieres quedarte allí. Quieres salir. Te vuelves a levantar y corres por el pasillo metálico, imaginando cómo dos ojos ambarinos brillan tras de ti enmarcados en una negrura inimaginable, persiguiéndote.
No vuelves la cabeza.
(me llamo Nabucod...)
Traduction temporaire :
— Je m'en suis déjà rendu compte. Pourquoi… ? réponds-tu nerveusement.
(il n'y a pas de miroir, il n'y a pas de miroir, il n'y a pas de miroir, il n'y a pas de miroir, il n'y a pas…)
— Tais-toi ! hurles-tu, en t'écartant de l'animal. Tu ne sais pas comment, mais la panique t'a envahie d'un coup, comme un éclair. Des vagues de panique frappent ta tête en même temps que les affirmations insistantes du chat, qui ne s'arrêtent pas. Tu te lèves. Tes pieds heurtent quelque chose de mou au sol et te font glisser puis tomber. Tu te cognes contre les restes de ce qui fut une fois un fusil stérilisant. Tu ne souhaites pas rester là. Tu te relèves et tu cours à travers le couloir métallique, imaginant comme les deux yeux ambrés brillent derrière toi, encadrés dans une noirceur inimaginable, te poursuivant.
Tu ne relèves pas la tête.
(je m'appelle Nabuchod…)
Traduction temporaire :
— Je m'en suis déjà rendu compte. Pourquoi… ? réponds-tu nerveusement.
(il n'y a pas de miroir, il n'y a pas de miroir, il n'y a pas de miroir, il n'y a pas de miroir, il n'y a pas…)
— Tais-toi ! hurles-tu, en t'écartant de l'animal. Tu ne sais pas comment, mais la panique t'a envahie d'un coup, comme un éclair. Des vagues de panique frappent ta tête en même temps que les affirmations insistantes du chat, qui ne s'arrêtent pas. Tu te lèves. Tes pieds heurtent quelque chose de mou au sol et te font glisser puis tomber. Tu te cognes contre les restes de ce qui fut une fois un fusil stérilisant. Tu ne souhaites pas rester là. Tu te relèves et tu cours à travers le couloir métallique, imaginant comme les deux yeux ambrés brillent derrière toi, encadrés dans une noirceur inimaginable, te poursuivant.
Tu ne relèves pas la tête.
(je m'appelle Nabuchod…)
Projet Elena 13 – phrase 55 B
al igual que las frecuencias alborotadas de la radio que escuchaba papá nel sótano, cuando volvía de su trabajo de cocinero nel voluntariado duna iglesia, una radio que captaba frecuencias lejanas, frecuencias de Munro que hablaban dun mundo medroso mas estable, frecuencias de Sangaì que hablaban de multitudes inquietas que solo vivían pa comprar pese a la espalda rota de tanto trabajo, de tanto festejo, frecuencias de la India y de Tailandia que mencionaban una inundación que desaparecía ciudades, una inundación feliz que redibujaba el mapa del globo, frecuencias dotros planetas, frecuencias de Alba que hablaban de los cristales por los cuales bien valía un viaje interplanetario, cristales que te permitían ver a los guardianes nel cielo-de-arriba, frecuencias de Jaelle que planeaba la invasión si es que antes no lo hacíamos nos.
Traduction temporaire :
comme le tintamarre des fréquences de la radio qu'au retour de son travail de cuisinier volontaire dans une église, papa écoutait au sous-sol, une radio qui captait des fréquences lointaines, des fréquences de Munro parlant d'un monde timoré plus stable, des fréquences de Sangaì qui évoquaient des foules inquiètes, passant leur temps à faire des achats malgré leurs dos cassés à force de travailler et de faire la fête, des fréquences de l'Inde et de la Thaïlande, faisant référence à une inondation qui engloutissait des villes, une inondation bienvenue qui redessinait la carte du globe, des fréquences d'autres planètes, des fréquences d'Alba annonçant le prix en cristaux d'un voyage interplanétaire, des cristaux qui permettraient de voir les gardiens du-ciel-d'en-haut, des fréquences de Jaelle planifiant l'invasion, si nous n’agissions pas avant eux.
comme le tintamarre des fréquences de la radio qu'au retour de son travail de cuisinier volontaire dans une église, papa écoutait au sous-sol, une radio qui captait des fréquences lointaines, des fréquences de Munro parlant d'un monde timoré plus stable, des fréquences de Sangaì qui évoquaient des foules inquiètes, passant leur temps à faire des achats malgré leurs dos cassés à force de travailler et de faire la fête, des fréquences de l'Inde et de la Thaïlande, faisant référence à une inondation qui engloutissait des villes, une inondation bienvenue qui redessinait la carte du globe, des fréquences d'autres planètes, des fréquences d'Alba annonçant le prix en cristaux d'un voyage interplanétaire, des cristaux qui permettraient de voir les gardiens du-ciel-d'en-haut, des fréquences de Jaelle planifiant l'invasion, si nous n’agissions pas avant eux.
Projet Justine / Marion – phrases 268-274
La gente seguía llegando y se acomodaba como podía, porque el espacio era relativamente chico. Traían con ellos la humedad de la lluvia que se evaporaba y hacía chorrear a las paredes. Algunos de los recién llegados empezaron a cantar pero a Verónica le costaba verlos porque ya no quedaba espacio, la empujaban, y en un empujón demasiado fuerte perdió de vista a los Domínguez. Empezó a transpirar: se dio cuenta de que tenía miedo. El coro cantaba pero la melodía era extraña, nerviosa, y no podía entender una palabra de la letra. Estaba segura de que no era una de las canciones del día anterior. Era una música horrible, repetitiva, y se escuchaban gritos.
Traduction temporaire :
Les gens continuaient d’affluer et s’installaient tant bien que mal à cause de l’exiguïté de l’endroit. Ils apportaient avec eux l’humidité de la pluie qui s’évaporait, faisant ruisseler les murs. Une poignée des derniers arrivés se mit à chanter, mais Verónica avait du mal à les voir parce qu'il n’y avait plus de place, on la poussait et dans une trop forte bousculade, elle perdit les Domínguez de vue. Elle commença à transpirer : elle se rendit compte qu’elle avait peur. Le chœur chantait, mais la mélodie était étrange, nerveuse, elle ne comprenait pas un mot des paroles. Elle était certaine que ce n’était pas un des morceaux de la veille. Il s’agissait d’une musique horrible, répétitive, et on entendait des cris.
Les gens continuaient d’affluer et s’installaient tant bien que mal à cause de l’exiguïté de l’endroit. Ils apportaient avec eux l’humidité de la pluie qui s’évaporait, faisant ruisseler les murs. Une poignée des derniers arrivés se mit à chanter, mais Verónica avait du mal à les voir parce qu'il n’y avait plus de place, on la poussait et dans une trop forte bousculade, elle perdit les Domínguez de vue. Elle commença à transpirer : elle se rendit compte qu’elle avait peur. Le chœur chantait, mais la mélodie était étrange, nerveuse, elle ne comprenait pas un mot des paroles. Elle était certaine que ce n’était pas un des morceaux de la veille. Il s’agissait d’une musique horrible, répétitive, et on entendait des cris.
Projet Justine / Marion – phrases 257-267
Al despertar, Verónica ya había olvidado los detalles de la pesadilla. Recordaba, sí, una pesadilla. Unos golpes en la ventana. Estaba triste. Nada más. No habló mucho durante el desayuno ni en el auto, pero todos iban callados. Llovía y parecía que, más tarde, podía desatarse una verdadera tormenta de verano. El bautismo se hacía en la parte de atrás de la iglesia. No había demasiada gente; unas cincuenta personas, todas rodeando un piletón blanco. La mitad de las personas vestían túnicas blancas, estaban descalzas y, en el caso de las mujeres, llevaban el pelo suelto. El pastor, con la Biblia en la mano, caminaba sobre una plataforma y nombraba a quienes se sumergían en la bañera; no era un bautismo como el de los bebés en las iglesias que Verónica conocía: los fieles se metían por completo en el agua, hundían la cabeza y el cabello largo de las mujeres quedaba flotando alrededor de sus cabezas como moluscos velludos.
Traduction temporaire :
À son réveil, Verónica avait oublié les détails de son cauchemar. Elle se souvenait néanmoins en avoir fait un. Des coups contre la fenêtre. Elle était triste. Rien d’autre. Elle ne fut ni très loquace au petit-déjeuner, ni dans la voiture, mais ils se taisaient tous. Il pleuvait, et il semblait que plus tard, un véritable orage d’été pouvait éclater. Le baptême avait lieu à l’arrière de l’église. Il n’y avait pas trop de monde ; une cinquantaine de personnes regroupées autour d’un gros bassin blanc. La moitié en tuniques blanches, pieds nus, cheveux lâchés pour les femmes. La bible à la main, le pasteur marchait sur une plateforme et prononçait le prénom de ceux qui s'immergeaient dans la baignoire ; pas un baptême comme celui des bébés dans les églises que Verónica connaissait : non, là, les fidèles s’immergeaient totalement, mettant même la tête sous l’eau, et les longues chevelures des femmes flottaient autour de leurs têtes tels des mollusques velus.
À son réveil, Verónica avait oublié les détails de son cauchemar. Elle se souvenait néanmoins en avoir fait un. Des coups contre la fenêtre. Elle était triste. Rien d’autre. Elle ne fut ni très loquace au petit-déjeuner, ni dans la voiture, mais ils se taisaient tous. Il pleuvait, et il semblait que plus tard, un véritable orage d’été pouvait éclater. Le baptême avait lieu à l’arrière de l’église. Il n’y avait pas trop de monde ; une cinquantaine de personnes regroupées autour d’un gros bassin blanc. La moitié en tuniques blanches, pieds nus, cheveux lâchés pour les femmes. La bible à la main, le pasteur marchait sur une plateforme et prononçait le prénom de ceux qui s'immergeaient dans la baignoire ; pas un baptême comme celui des bébés dans les églises que Verónica connaissait : non, là, les fidèles s’immergeaient totalement, mettant même la tête sous l’eau, et les longues chevelures des femmes flottaient autour de leurs têtes tels des mollusques velus.
Projet Justine / Déborah / Julie – phrases 606-613
En realidad no sabemos si oímos toda esa larga explicación, pero sí
lo fundamental. Sin pensarlo salimos corriendo escaleras abajo, a través
de la recepción, por el sendero flanqueado por frondosas palmeras
transgénicas, hacia la playa, la misma donde habíamos amado por primera
vez. Pero ahora todas esas remembranzas, esas imágenes y sensaciones, se
teñían de angustia y desilusión. No queríamos recordar, no queríamos
verla ni saber nada más de ella y de lo que había pasado entre nosotros.
Y sin embargo corríamos directamente hacia donde sabíamos que la
encontraríamos.
Y sí, ella estaba allí. Junto a Carl, cuyos brazos
la rodeaban, mientras la besuqueaba y manoseaba sin ningún pudor.
Dudamos por un instante pero no pudimos evitar aproximarnos con el
rostro contraído y lágrimas deslizándose por nuestras mejillas.
Traduction temporaire :
En réalité, nous ne savons pas si nous entendîmes cette longue explication en entier, mais nous en saisîmes l'essentiel. Sans réfléchir, nous sortîmes en courant, dévalâmes les escaliers, avançâmes à travers la réception, sur le sentier flanqué de luxuriants palmiers transgéniques, en direction de la plage où nous avions aimé pour la première fois. Sauf que toutes ces réminiscences, ces images, ces sensations se mâtinaient à présent d'angoisse et de désillusion. Nous ne voulions pas nous souvenir, nous ne voulions ni la voir, ni rien savoir d'elle ou de ce qui s'était passé entre nous. Pourtant, nous foncions tout droit là où nous étions sûrs de la trouver. Et elle y était bel et bien. Auprès de Carl, qui l'entourait de ses bras, la bécotait et la tripotait sans la moindre pudeur. Nous hésitâmes un instant, mais ne résistâmes pas à nous approcher, le visage fermé et les larmes roulant sur nos joues.
En réalité, nous ne savons pas si nous entendîmes cette longue explication en entier, mais nous en saisîmes l'essentiel. Sans réfléchir, nous sortîmes en courant, dévalâmes les escaliers, avançâmes à travers la réception, sur le sentier flanqué de luxuriants palmiers transgéniques, en direction de la plage où nous avions aimé pour la première fois. Sauf que toutes ces réminiscences, ces images, ces sensations se mâtinaient à présent d'angoisse et de désillusion. Nous ne voulions pas nous souvenir, nous ne voulions ni la voir, ni rien savoir d'elle ou de ce qui s'était passé entre nous. Pourtant, nous foncions tout droit là où nous étions sûrs de la trouver. Et elle y était bel et bien. Auprès de Carl, qui l'entourait de ses bras, la bécotait et la tripotait sans la moindre pudeur. Nous hésitâmes un instant, mais ne résistâmes pas à nous approcher, le visage fermé et les larmes roulant sur nos joues.
Projet Justine / Déborah / Julie – phrases 591-605
—José Luis, ¿no le has dicho? —interrumpió la mujer con cierta molestia.
—Bueno, no. Me pidieron que no le dijera. Al menos hasta que terminara la prueba. Pero supongo que ya da lo mismo —se detuvo nuestro padre, como recordando que estábamos presentes—. Lo siento, muchacho.
—Bueno, no. Me pidieron que no le dijera. Al menos hasta que terminara la prueba. Pero supongo que ya da lo mismo —se detuvo nuestro padre, como recordando que estábamos presentes—. Lo siento, muchacho.
—¿De qué estás hablando? —volvimos a preguntar cada vez más inquietos y confundidos.
—La chica… cómo la llamaste ¿Estela? Sí, ella, hijo, es una robot. Un cyborg, más bien. Un prototipo de un nuevo producto de la compañía. Un cuerpo de carne con un cerebro de computadora, si me entiendes. Muy pronto la clonaremos y haremos miles de copias de ella y te aseguro que se venderán muy bien. Ahora, si te apuras y no me haces más problemas te juro que apenas salgan te compraré tu propia Estela. Pero ahora necesito que nos vayamos, ya…
Traduction temporaire :
— José Luis, tu ne lui as pas parler ? interrompit la femme, un peu gênée.
— Non. J'en avais reçu l'ordre. Au moins jusqu'à la fin du test. Mais je suppose que maintenant, cela leur est égal… Comme s'il se rappelait notre présence, notre père n'en dit pas plus. Désolé, fiston.
— Qu'est-ce que tu racontes ? répétâmes-nous, de plus en plus inquiets et perdus.
— Cette fille, là… comment tu l'appelles, déjà ? Estela, c'est ça ? Eh bien, il s'agit d'un robot. Un cyborg, plus précisément. Le prototype d'un nouveau produit de la compagnie. Un corps de chair et un ordinateur en guise de cerveau, tu me suis ? On la clonera très prochainement, on en reproduira des milliers de copies. Je t'assure qu'elle se vendront très bien. Maintenant, si tu te dépêches et que tu ne me causes plus d'ennuis, je te jure que quand elles seront sur le marché, je t'achèterai ton Estela à toi. Mais là, il faut vraiment qu'on y aille, allez…
— José Luis, tu ne lui as pas parler ? interrompit la femme, un peu gênée.
— Non. J'en avais reçu l'ordre. Au moins jusqu'à la fin du test. Mais je suppose que maintenant, cela leur est égal… Comme s'il se rappelait notre présence, notre père n'en dit pas plus. Désolé, fiston.
— Qu'est-ce que tu racontes ? répétâmes-nous, de plus en plus inquiets et perdus.
— Cette fille, là… comment tu l'appelles, déjà ? Estela, c'est ça ? Eh bien, il s'agit d'un robot. Un cyborg, plus précisément. Le prototype d'un nouveau produit de la compagnie. Un corps de chair et un ordinateur en guise de cerveau, tu me suis ? On la clonera très prochainement, on en reproduira des milliers de copies. Je t'assure qu'elle se vendront très bien. Maintenant, si tu te dépêches et que tu ne me causes plus d'ennuis, je te jure que quand elles seront sur le marché, je t'achèterai ton Estela à toi. Mais là, il faut vraiment qu'on y aille, allez…
Projet Justine / Elena – texte 37
Retrato de mujer con vértigo
Le atrajo la cornisa por ese color naranja brillante con el que está pintada, como si un rayo de sol bordeara el edificio. Un rayo de sol que la aparta de él y su ira sin justificaciones, de él y sus golpes.
—Se te ve muy bien —la saludan los vecinos desde la calle, alzando la voz sobre el estrépito del tránsito, varios metros más abajo. La mentira sale rápido y permite que se alejen con premura a ocuparse de lo que en verdad les importa.
Cada vez son más las palomas que, sucias, voraces, vuelan en círculos lentos alrededor de su cabeza.
Traduction temporaire :
Portrait de femme ayant le vertige
Il a été attiré par cette corniche et par l'éclatant orange de sa peinture, comme si un rayon de soleil bordait l'édifice. Un rayon de soleil qui l'éloigne de lui et de sa colère injustifiée, de lui et de ses coups.
— Tu as l'air d'aller bien, lui lancent ses voisins lorsqu’ils la saluent depuis la rue, en haussant la voix pour dominer le vacarme du trafic, quelques mètres plus bas. Leur mensonge fuse et leur permet de promptement retourner aux occupations qui les intéressent vraiment. De plus en plus nombreux, des pigeons sales et voraces tournent lentement en cercle autour de sa tête.
Portrait de femme ayant le vertige
Il a été attiré par cette corniche et par l'éclatant orange de sa peinture, comme si un rayon de soleil bordait l'édifice. Un rayon de soleil qui l'éloigne de lui et de sa colère injustifiée, de lui et de ses coups.
— Tu as l'air d'aller bien, lui lancent ses voisins lorsqu’ils la saluent depuis la rue, en haussant la voix pour dominer le vacarme du trafic, quelques mètres plus bas. Leur mensonge fuse et leur permet de promptement retourner aux occupations qui les intéressent vraiment. De plus en plus nombreux, des pigeons sales et voraces tournent lentement en cercle autour de sa tête.
Projet Justine / Elena – texte 36
Grandes aspiraciones
Coloca el plano de la ciudad sobre un eje de coordenadas cartesianas, señala la ubicación de su pieza y sobre ese punto calcula la tangente. Así es como obtiene el número de notas precisas para tocar en la flauta. Lo hace, y las pulgas de su colchón se van para no volver. Sonríe, la prueba piloto ha sido exitosa.
Traduction temporaire :
Grandes aspirations
Placer le plan de la ville sur un axe de coordonnées cartésiennes lui permet de trouver l'emplacement de sa chambre et de calculer la tangente à partir de ce point. Voilà comment obtenir le nombre exact de notes pour jouer de la flûte. Ce faisant, les puces de son matelas s'en vont et ne reviendront plus. Son sourire prouve que l'essai à été une réussite.
Projet Chloé T. 3 – phrases 238-251
–No. Me dijo que nunca lloraba por alguien que no quería, y ella realmente odiaba a su madre; pero si le hacían algo malo y era alguien que de verdad quería, sí lloraba.
–Extraña, recontra extraña esa flaca.
–Sí, pues…
–¿Por qué lo haces? ¿Por qué estás a mi lado? ¿Por qué me defendiste? ¿Por qué me estás besando ahora? –dijo Aleh mirándome con esa magia de sus ojos claros– Nada de esto nos hará felices.
–Al menos nos dará la sensación de serlo –le dije–. De que podemos sentir amor… yo seré el rey y tú serás la reina… ¡Podemos ser héroes, al menos por un día!
–Bien dicho –dice Iosú– ¿y qué pasó?
–Nos besamos con cariño –dice Jualma–, sintiendo el calor de nuestros cuerpos en esa noche fría… Íbamos muy bien, hasta que de pronto todo se puso negro en la ciudad y una explosión lejana nos separó.
Traduction temporaire :
— Non. Elle m’a confié qu’elle ne pleurait jamais à cause de quelqu’un qu’elle n’aimait pas or, elle détestait vraiment sa mère. Mais si on lui faisait du mal et qu’il s’agissait d’une personne qu’elle aimait réellement, alors là, oui, elle pleurait.
— Bizarre, archibizarre, cette nana.
— Ouais, et donc…
— Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi t’es avec moi ? Pourquoi tu m’as défendue ? Pourquoi tu m’embrasses, là, maintenant ? m’a demandé Aleh, avec de la magie dans ses yeux clairs. Rien de tout ça nous rendra heureux.
— Ça nous donnera au moins l’impression de l’être, ai-je répondu. De pouvoir ressentir de l’amour… je serai le roi, et toi la reine… On peut être des héros, ne serait-ce que pour un jour !
— Bien tourné, jugea Iosú. Et qu’est-ce qu’il s’est passé ?
— On s’est embrassés tendrement, répond Jualma. On sentait la chaleur de nos corps dans cette nuit froide… On était bien. Jusqu’à ce que, d’un coup, toute la ville soit plongée dans le noir et qu’une explosion au loin nous sépare.
— Non. Elle m’a confié qu’elle ne pleurait jamais à cause de quelqu’un qu’elle n’aimait pas or, elle détestait vraiment sa mère. Mais si on lui faisait du mal et qu’il s’agissait d’une personne qu’elle aimait réellement, alors là, oui, elle pleurait.
— Bizarre, archibizarre, cette nana.
— Ouais, et donc…
— Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi t’es avec moi ? Pourquoi tu m’as défendue ? Pourquoi tu m’embrasses, là, maintenant ? m’a demandé Aleh, avec de la magie dans ses yeux clairs. Rien de tout ça nous rendra heureux.
— Ça nous donnera au moins l’impression de l’être, ai-je répondu. De pouvoir ressentir de l’amour… je serai le roi, et toi la reine… On peut être des héros, ne serait-ce que pour un jour !
— Bien tourné, jugea Iosú. Et qu’est-ce qu’il s’est passé ?
— On s’est embrassés tendrement, répond Jualma. On sentait la chaleur de nos corps dans cette nuit froide… On était bien. Jusqu’à ce que, d’un coup, toute la ville soit plongée dans le noir et qu’une explosion au loin nous sépare.
Projet Pauline – phrases 147-162
Permaneció todo el día en cama. El mucamo hizo pasar a dos o tres amigos que fueron a saludarlo; también llegaron algunos regalos. A las nueve de la noche aquél se retiró, después de solicitarle permiso para ir al cinematógrafo. Adhemar le sugirió que dejara la puerta entreabierta, por si aún llegaba algún amigo. Media hora después sintió unos golpes y un mensajero entró sin esperar contestación. Estaba curvado por un paquete de gran peso, que dejó en la mesa del hall. Luego avanzó hasta la cama y le entregó una carta y se retiró. En la habitación próxima el paquete era una sombra oscura. Doblegado por el dolor, sin poder incorporarse, Adhemar abrió la carta y sacó una tarjeta. Nunca había leído este nombre. Sí; lo había leído: ¡la noche del casamiento de su sobrino, en la tarjeta que acompañaba al busto! Con ansiedad, estiró el brazo y tomó el teléfono. Acercó el auricular a su oído; estaba desconectado. Hizo dolorosamente, vanamente, un nuevo esfuerzo para incorporarse. Una opresión creciente, como una marea, le llenó el pecho y subió, subió. Bajo el arco del hall la oscuridad se extendió como café derramado y avanzó en la habitación.
Traduction temporaire :
Il resta toute la journée au lit. Son domestique fit entrer deux ou trois amis venus le saluer ; quelques cadeaux arrivèrent aussi. À neuf heures du soir, ce dernier se retira après lui avoir demandé la permission d'aller au cinéma. Adhemar lui suggéra de laisser la porte entrouverte, au cas où un ami passerait. Une demi-heure plus tard, il entendit frapper et un coursier entra sans attendre de réponse. Il croulait sous le poids d'un gros paquet qu'il déposa sur la table dans le hall. Puis il s'avança jusqu'au lit, lui tendit une enveloppe et s'en alla. Dans la pièce voisine, le paquet formait une silhouette sombre. Tordu de douleur, ne pouvant l'atteindre, Adhemar ouvrit l'enveloppe et en sortit une carte. Il ne connaissait pas ce nom. Si, il l'avait déjà lu : le soir du mariage de son neveu, sur le carton qui accompagnait le buste ! Fébrile, il tendit le bras et prit le téléphone. Il approcha le combiné de son oreille ; la ligne était coupée. Il fit douloureusement un nouvel effort pour l'atteindre, en vain. Une oppression croissante lui envahissait la poitrine, comme une vague, et augmentait, augmentait. L'obscurité s'étendait sous l'arche du hall, semblable à du café renversé, et avançait dans la pièce.
Il resta toute la journée au lit. Son domestique fit entrer deux ou trois amis venus le saluer ; quelques cadeaux arrivèrent aussi. À neuf heures du soir, ce dernier se retira après lui avoir demandé la permission d'aller au cinéma. Adhemar lui suggéra de laisser la porte entrouverte, au cas où un ami passerait. Une demi-heure plus tard, il entendit frapper et un coursier entra sans attendre de réponse. Il croulait sous le poids d'un gros paquet qu'il déposa sur la table dans le hall. Puis il s'avança jusqu'au lit, lui tendit une enveloppe et s'en alla. Dans la pièce voisine, le paquet formait une silhouette sombre. Tordu de douleur, ne pouvant l'atteindre, Adhemar ouvrit l'enveloppe et en sortit une carte. Il ne connaissait pas ce nom. Si, il l'avait déjà lu : le soir du mariage de son neveu, sur le carton qui accompagnait le buste ! Fébrile, il tendit le bras et prit le téléphone. Il approcha le combiné de son oreille ; la ligne était coupée. Il fit douloureusement un nouvel effort pour l'atteindre, en vain. Une oppression croissante lui envahissait la poitrine, comme une vague, et augmentait, augmentait. L'obscurité s'étendait sous l'arche du hall, semblable à du café renversé, et avançait dans la pièce.
Projet Justine / Marion – phrases 251-256
Verónica empezó a llorar, quiso volver a tocarlo, pero su hermano retrocedió y se fundió en la pared detrás de los rosales. Ella se arrodilló sobre el pasto y se golpeó la cabeza para despertarse, se tiró del pelo, intentó gritar otra vez y, por fin, despertó.
Mariela seguía durmiendo en la cama de enfrente, ahora totalmente tapada por la sábana. El vidrio de la ventana estaba cubierto por las cortinas. Verónica intentó volver a dormirse. Sentía mucha más tristeza que miedo y tenía los pies muy fríos, como si hubiera caminado toda la noche por sobre una pista de hielo.
Mariela seguía durmiendo en la cama de enfrente, ahora totalmente tapada por la sábana. El vidrio de la ventana estaba cubierto por las cortinas. Verónica intentó volver a dormirse. Sentía mucha más tristeza que miedo y tenía los pies muy fríos, como si hubiera caminado toda la noche por sobre una pista de hielo.
***
Traduction temporaire :
Verónica éclata en sanglots, chercha de nouveau à le toucher, mais son frère recula et se fondit dans le mur, derrière les rosiers. Elle, elle s'agenouilla dans l’herbe et se frappa la tête pour se réveiller, se tira les cheveux, cria de plus belle, et s’éveilla enfin.
Dans le lit d’en face, Mariela dormait encore, cette fois entièrement sous son drap. Le carreau de la fenêtre était couvert par les rideaux. Verónica tenta de se rendormir. Elle ressentait bien plus de tristesse que de peur et avait les pieds glacés, comme si elle avait marché toute la nuit sur une patinoire.
Verónica éclata en sanglots, chercha de nouveau à le toucher, mais son frère recula et se fondit dans le mur, derrière les rosiers. Elle, elle s'agenouilla dans l’herbe et se frappa la tête pour se réveiller, se tira les cheveux, cria de plus belle, et s’éveilla enfin.
Dans le lit d’en face, Mariela dormait encore, cette fois entièrement sous son drap. Le carreau de la fenêtre était couvert par les rideaux. Verónica tenta de se rendormir. Elle ressentait bien plus de tristesse que de peur et avait les pieds glacés, comme si elle avait marché toute la nuit sur une patinoire.
Projet Justine / Déborah / Julie – phrases 579-590
—Quiero ver a Estela —le dijimos a nuestro padre sin entender de qué estaba hablando—. Déjame despedirme.
—No hay tiempo para eso, Luis Javier. Y ya te dije, no te preocupes más por eso —respondió mientras recogía apresuradamente nuestras pertenencias. Su novia esperaba en la puerta de la habitación.
—No puedes hacerme esto. Déjame despedirme, por lo menos —insistimos.
—Déjate de tonterías. Te prometo que apenas salgan a la venta te compraré una. Pero ahora necesito que nos vayamos de inmediato.
—¿Que me comprarás qué? ¿De qué estás hablando? —le preguntamos, desconcertados por tan absurdo comentario.
Traduction temporaire :
— Je veux voir Estela, suppliai-je mon père sans comprendre de quoi il parlait. Laisse-moi lui dire au revoir.
— On n'a pas le temps, Luis Javier. Je t'ai déjà expliqué, ne t'en fais pas pour ça, répondit-il en ramassant mes affaires à la hâte. Sa fiancée attendait à la porte.
— Tu peux pas me faire ça, laisse-moi au moins lui dire au revoir, insistâmes-nous.
— Cesse tes enfantillages ! Je te promets que dès qu'elles seront en vente, je t'en achèterai une. Pour l'heure, il faut qu'on parte immédiatement.
Déconcerté par un commentaire aussi absurde, je lui demandai :
— Tu m'achèteras quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ?
— Je veux voir Estela, suppliai-je mon père sans comprendre de quoi il parlait. Laisse-moi lui dire au revoir.
— On n'a pas le temps, Luis Javier. Je t'ai déjà expliqué, ne t'en fais pas pour ça, répondit-il en ramassant mes affaires à la hâte. Sa fiancée attendait à la porte.
— Tu peux pas me faire ça, laisse-moi au moins lui dire au revoir, insistâmes-nous.
— Cesse tes enfantillages ! Je te promets que dès qu'elles seront en vente, je t'en achèterai une. Pour l'heure, il faut qu'on parte immédiatement.
Déconcerté par un commentaire aussi absurde, je lui demandai :
— Tu m'achèteras quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ?
mercredi 29 juin 2016
Projet Annelise 3 – phrases 78-81
-Usted se interesa por el asunto. Llévelas no más caballero... Eso sí, con cargo de devolución -me dijo, moviendo de arriba a abajo la cabeza al pronunciar las últimas palabras y enseñándome gozosamente sus dientes amarillos.
Agradecí infinitamente, guardándome las fotografías.
-Y dígame usted, señor Comisario, ¿no podría recordar alguna seña particular del difunto, algún dato que pudiera revelar algo?
Traduction temporaire :
— Puisque le sujet vous intéresse, allez-y, prenez-les monsieur... Par contre, il faudra me les rendre, me dit-il, en hochant la tête en même temps qu’il terminait sa phrase et me montrait joyeusement ses dents jaunes.
Je l’ai remercié infiniment, et j’ai rangé les photographies.
— Et dites-moi, monsieur le Commissaire, ne pourriez-vous pas vous souvenir d’un signe particulier du défunt, n’importe quel renseignement qui pourrait être révélateur ?
— Puisque le sujet vous intéresse, allez-y, prenez-les monsieur... Par contre, il faudra me les rendre, me dit-il, en hochant la tête en même temps qu’il terminait sa phrase et me montrait joyeusement ses dents jaunes.
Je l’ai remercié infiniment, et j’ai rangé les photographies.
— Et dites-moi, monsieur le Commissaire, ne pourriez-vous pas vous souvenir d’un signe particulier du défunt, n’importe quel renseignement qui pourrait être révélateur ?
Projet Camille / Angélique 3 – phrases 137-154
No puedes creerlo. Te agachas y acercas la cabeza a la suya. Te sigue con la penetrante mirada. Aunque es absurdo, deberás intentarlo, y te aseguro que será pronto. Sólo unos segundos mirándole, perdiéndote en las estrías anaranjadas de sus iris de cárabe.
Finalmente, tal y como dije, le hablas.
—Hola.
Es la única tontería que se te ocurre. No eres ummana, sino canori, los únicos que se atreven a explorar alejándose de la seguridad de sus hogares en Umma. Y, como eres canori, no puedes compartir pensamientos con nadie, sólo hablar.
Te sientes extremadamente ridícula hablándole a un gato. Te alegras de estar sola. Por supuesto, te arrepentirás de eso más tarde.
(Hola, me llamo Nabucodonosor)
Crees haber escuchado antes el mismo pensamiento.
Ahora lo escuchas más claro.
Evidentemente, sabes que es el gato quién te habla.
(no hay espejos)
Traduction temporaire :
Tu n'arrives pas à y croire. Tu t'accroupis et tu approches la tête de la sienne. Il te suit d'un regard pénétrant. Bien que ce soit absurde, tu devras essayer, et je t'assure que ce sera bientôt. Tu le regardes seulement quelques secondes, te perdant dans les stries orangées de ses iris ambrés.
Finalement, tel que je le disais, tu lui parles.
— Bonjour.
C'est la seule bêtise qui te vient à l'esprit. Tu n'es pas une ummana, mais une canori, les seuls qui osent explorer en s'éloignant de la sécurité de leurs foyers, à Umma. Et, comme tu es une canori, tu ne peux partager tes pensées avec personne, seulement parler.
Tu te sens extrêmement ridicule de parler à un chat. Tu te réjouis d'être seule. Naturellement, tu le regretteras plus tard.
(Bonjour je m'appelle Nabuchodonosor)
Tu crois avoir entendu la même pensée auparavant.
Maintenant, tu la perçois plus clairement.
Évidemment, tu sais que c'est le chat qui te parle.
(il n'y a pas de miroir)
Tu n'arrives pas à y croire. Tu t'accroupis et tu approches la tête de la sienne. Il te suit d'un regard pénétrant. Bien que ce soit absurde, tu devras essayer, et je t'assure que ce sera bientôt. Tu le regardes seulement quelques secondes, te perdant dans les stries orangées de ses iris ambrés.
Finalement, tel que je le disais, tu lui parles.
— Bonjour.
C'est la seule bêtise qui te vient à l'esprit. Tu n'es pas une ummana, mais une canori, les seuls qui osent explorer en s'éloignant de la sécurité de leurs foyers, à Umma. Et, comme tu es une canori, tu ne peux partager tes pensées avec personne, seulement parler.
Tu te sens extrêmement ridicule de parler à un chat. Tu te réjouis d'être seule. Naturellement, tu le regretteras plus tard.
(Bonjour je m'appelle Nabuchodonosor)
Tu crois avoir entendu la même pensée auparavant.
Maintenant, tu la perçois plus clairement.
Évidemment, tu sais que c'est le chat qui te parle.
(il n'y a pas de miroir)
Projet Justine / Marion – phrases 235-250
Martín la guio hasta los rosales secos. Los perros dormían inquietos, gimiendo. Verónica quiso tocar el brazo de Martín pero no pudo. Como si su hermano estuviera hecho de humo. No le gustaba ese sueño, ahora. Estaba a punto de llorar. Los ojos de su hermano parecían cansados y reflejaban la luna. De noche, tenía los labios y las manos más azules que nunca.
—No vayas. No vayas. Engañoso es el corazón más que todas las cosas, y perverso; ¿quién puede conocerlo?
—¿Que no vaya adónde? Martín, mamá te extraña mucho.
Su hermano la miró con paciencia, con ternura.
—Recordá lo que acabo de decirte. Hay cosas peores que la muerte.
Traduction temporaire :
Martín la guida jusqu’aux rosiers desséchés. Inquiets, les chiens dormaient en gémissant. Verónica voulut lui toucher le bras, peine perdue. Comme si son frère était fait de fumée. Elle n’aimait pas ce rêve, aujourd'hui. Elle était à deux doigts de pleurer. Les yeux de son frère avaient l’air fatigués et reflétaient la lune. La nuit, ses lèvres et ses mains étaient plus bleues que jamais.
— Ne t'en va pas ! Ne t'en va va pas ! Le cœur est tortueux par-dessus tout et il est méchant : Qui peut le connaître ?
— Que je ne m'en aille pas où ? Martín, tu manques beaucoup à maman.
Son frère la contempla avec patience, avec tendresse.
— Souviens-toi de ce que je t’ai dit. Il y a des choses pires que la mort.
Martín la guida jusqu’aux rosiers desséchés. Inquiets, les chiens dormaient en gémissant. Verónica voulut lui toucher le bras, peine perdue. Comme si son frère était fait de fumée. Elle n’aimait pas ce rêve, aujourd'hui. Elle était à deux doigts de pleurer. Les yeux de son frère avaient l’air fatigués et reflétaient la lune. La nuit, ses lèvres et ses mains étaient plus bleues que jamais.
— Ne t'en va pas ! Ne t'en va va pas ! Le cœur est tortueux par-dessus tout et il est méchant : Qui peut le connaître ?
— Que je ne m'en aille pas où ? Martín, tu manques beaucoup à maman.
Son frère la contempla avec patience, avec tendresse.
— Souviens-toi de ce que je t’ai dit. Il y a des choses pires que la mort.
lundi 27 juin 2016
Projet Justine / Yasmina – phrases 13-18
Coloco unos caracoles en un cubilete de cuero y los arrojo en una franela roja, miro la forma de sus posiciones y con rostro serio me señalo una baraja de cartas que debía partir en 3 partes. Una vez colocadas estas partes en la franela me pidió que escogiera una de ellas, yo aposte a las del lado derecho. El hombre que predice el futuro en actitud vallejana, me miro y lanzo una sentencia: "Tu estas siendo asesinado muchas veces en tu futuro y por quienes más quieres". Intente pagarle y me rechazo el dinero, luego cerro la ventanita de atención y me dejo con las preguntas en la boca. ¿Y ahora qué pasa con estos chinos?, pensaba retomando el camino rumbo al arco de salida. La verdad me quede muy intrigado y hasta asustado por no encontrarle lógica a estos raros encuentros, así que recordé una visita hace años al templo chino de la Av. Paruro, donde uno de mis mejores amigos se realizó la lectura de unos palitos chinos, similares a los que utilizan para hacer anticuchos, así que fui corriendo a ver qué presagio me tenían reservado.
Traduction temporaire :
Il mit des escargots dans un gobelet en cuir et les lança sur de la flanelle rouge, regarda la forme que dessinait leurs positions et, le visage sérieux, me désigna un jeu de cartes que je devais couper en trois. Une fois les tas posés sur la flanelle, il me demanda d'en choisir un. Je pariai sur celui de droite. L'homme qui prédit l'avenir dans la même posture que Vallejo me fixa et prononça cette sentence : « Tu seras assassiné maintes fois dans le futur, et par ceux que tu aimes le plus ». Je tentai de le rémunérer, mais il refusa mon argent, referma son guichet et me planta là avec mes questions. Bon sang, que se passe-t-il avec ces Chinois ? me demandai-je en repartant en direction de la sortie. En vérité, j'étais très intrigué, voire effrayé de ne pas trouver de logique à ces étranges rencontres. Soudain, je me rappelai être allé des années auparavant au temple chinois de la Avenida Paruro où l'un de mes meilleurs amis s'était fait lire son avenir dans de petits bâtons, semblables à ceux qu'on utilise pour faire des brochettes. Je courus donc voir quel présage on m'avait réservé.
Il mit des escargots dans un gobelet en cuir et les lança sur de la flanelle rouge, regarda la forme que dessinait leurs positions et, le visage sérieux, me désigna un jeu de cartes que je devais couper en trois. Une fois les tas posés sur la flanelle, il me demanda d'en choisir un. Je pariai sur celui de droite. L'homme qui prédit l'avenir dans la même posture que Vallejo me fixa et prononça cette sentence : « Tu seras assassiné maintes fois dans le futur, et par ceux que tu aimes le plus ». Je tentai de le rémunérer, mais il refusa mon argent, referma son guichet et me planta là avec mes questions. Bon sang, que se passe-t-il avec ces Chinois ? me demandai-je en repartant en direction de la sortie. En vérité, j'étais très intrigué, voire effrayé de ne pas trouver de logique à ces étranges rencontres. Soudain, je me rappelai être allé des années auparavant au temple chinois de la Avenida Paruro où l'un de mes meilleurs amis s'était fait lire son avenir dans de petits bâtons, semblables à ceux qu'on utilise pour faire des brochettes. Je courus donc voir quel présage on m'avait réservé.
Projet Justine / Déborah / Julie – phrases 562-578
—Estoy listo —le dijimos al androide más cercano, aquel que barría las calles.
—De acuerdo. En dos minutos vendrán por usted, quédese a mi lado.
—¿Cuánto se demora?
—Para usted será sólo un instante.
—¿Dolerá?
—No.
—Estela… —la llamamos— ¿Estarás conmigo?
—Para siempre.
La noche en que hicimos el amor con Estela resultaría ser nuestra última noche en Isla Inocencia. A la mañana siguiente nuestro padre entró de improviso en nuestra habitación. Teníamos que partir de inmediato. Había algunos problemas urgentes que resolver y se requería su presencia en Hong Kong. No, no iba a dejarnos allí solos. No era necesario. La corporación estaba satisfecha con nuestro trabajo y no se necesitaban más pruebas.
Traduction temporaire :
— Je suis prêt ! annonçai-je à l’androïde le plus proche, celui qui balayait les rues.
— D'accord, on viendra vous chercher dans deux minutes, restez à côté de moi.
— Ça prendra combien de temps ?
— Pour vous, juste un instant.
— Ça va faire mal ?
— Non.
— Estela… appelâmes-nous, resteras-tu avec moi ?
— Pour toujours.
La nuit où nous fîmes l'amour avec Estela serait en fait notre dernière nuit sur Isla Inocencia. Le lendemain, notre père entra dans la chambre à l'improviste. Nous devions partir sur-le-champ. On avait besoin de lui à Hong Kong pour des problèmes urgents à résoudre. Il n'allait pas nous laisser seuls ici. Pas la peine. L'entreprise était satisfaite de notre travail et n'avait plus besoin de preuves.
— Je suis prêt ! annonçai-je à l’androïde le plus proche, celui qui balayait les rues.
— D'accord, on viendra vous chercher dans deux minutes, restez à côté de moi.
— Ça prendra combien de temps ?
— Pour vous, juste un instant.
— Ça va faire mal ?
— Non.
— Estela… appelâmes-nous, resteras-tu avec moi ?
— Pour toujours.
La nuit où nous fîmes l'amour avec Estela serait en fait notre dernière nuit sur Isla Inocencia. Le lendemain, notre père entra dans la chambre à l'improviste. Nous devions partir sur-le-champ. On avait besoin de lui à Hong Kong pour des problèmes urgents à résoudre. Il n'allait pas nous laisser seuls ici. Pas la peine. L'entreprise était satisfaite de notre travail et n'avait plus besoin de preuves.
(Agrégation interne) Projet Eva / Rocío – titre + phrases 1-2
Abraham Truxillo (Mexique)
INSTRUCCIONES
PARA NADAR
Sin
dilación, sumérjase con la confianza de que usted es de agua y está
de regreso. Elija de preferencia un espacio cuya profundidad le
permita un ensayo cómodo: sin encallar y herir con pena su barriga
de mamífero terrestre, pero tampoco encontrándose frente a un
abismo al que usted deba rendirse si intenta –por un increíble
momento– volver a poner los pies en suelo.
Traduction temporaire :
Abraham Truxillo (Mexique)
Instructions pour nager
Sans tergiverser, plongez avec l'assurance que vous êtes constitué d'eau et que vous y retournez. Choisissez de préférence un endroit dont la profondeur vous permette de faire une tentative dans de bonnes conditions : sans risquer d'échouer et de blesser douloureusement votre panse de mammifère terrestre, mais sans vous retrouver non plus face à un abîme devant lequel vous allez devoir capituler, si vous essayez — pendant un moment incroyablement long – de reprendre pied. Avant tout, souvenez-vous que chaque voyage s’achève et que, quoi qu'il en soit, ce fond sans mémoire vous attend depuis l'éternité. Pour vos premiers déplacements, n’hésitez pas à suivre le courant dans lequel vous vous trouverez. Si vous commencez dans des eaux calmes, le Styx, par exemple, notez que même là, de petites forces orientent le destin. Ne cherchez pas à résister, cela vous aidera à avancer et développera la sensibilité de chacun des nouveaux pores de votre corps. L'eau vous portera avec l'attention d'une mère poussant son enfant à vélo. Le tout est de se laisser glisser en position horizontale à la surface du nouvel élément, en décubitus dorsal ou en décubitus ventral, selon vos goûts, vos besoins respiratoires et votre position finale. Utilice sus brazos como los remos de la barca de su propio cuerpo. No necesita a Caronte. Las manos deben pasar sobre su cabeza y entrar al agua para propulsarlo como dos aspas modificadas. Servez-vous de vos bras comme des rames de votre barque corporelle. Vous n'avez pas besoin de Charon. Vos mains doivent passer au-dessus de votre tête et entrer dans l'eau telles deux hélices modifiées pour vous propulser. Puis avec vos jambes : donnez de violents coups de pied, comme des petits pas en avant ; imaginez que du bout de vos pieds maintenant bien tendus, vous tapez dans un ballon de football qui revient constamment à vous. Si vous avez atteint une vitesse de nage régulière, continuez sans vous arrêter ; dans l'intervalle, commence une dernière exploration au cœur de votre vie, vers le passé. N'ayez pas peur, à ce stade, il est déjà trop tard et vous ne pourrez plus revenir. Traversez les moments de votre existence comme s'il s'agissait de très beaux ports, des criques ou des îles paradisiaques. Vu votre âge, prenez le temps nécessaire pour égrener la liste de vos années régressives.Vous verrez que la vie est un flux d'eau qui vient à vous afin que vous la buviez d'un trait. À présent, continuez avec des mouvements de têtard et évitez de penser à vos parents alors que vous triomphez dans cette grande course contre vos frères que vous avez déjà gagnée auparavant. Quand vous serez passé devant tout le monde, introduisez-vous dans le tunnel de fécondité, où – comme jamais – votre autre moitié vous attend ; et à partir de là, considérez qu'à chaque seconde vous pourrez donner des coups de pied, de l'intérieur, à votre mère. Enfin, le jour de votre renaissance, n’oubliez pas de pleurer avec vos deux poumons et de montrer la grande confusion que vous éprouverez sans doute. Émergez immédiatement de ce monde, convaincu d'être poussière et d'y retourner.
Abraham Truxillo (Mexique)
Instructions pour nager
Sans tergiverser, plongez avec l'assurance que vous êtes constitué d'eau et que vous y retournez. Choisissez de préférence un endroit dont la profondeur vous permette de faire une tentative dans de bonnes conditions : sans risquer d'échouer et de blesser douloureusement votre panse de mammifère terrestre, mais sans vous retrouver non plus face à un abîme devant lequel vous allez devoir capituler, si vous essayez — pendant un moment incroyablement long – de reprendre pied. Avant tout, souvenez-vous que chaque voyage s’achève et que, quoi qu'il en soit, ce fond sans mémoire vous attend depuis l'éternité. Pour vos premiers déplacements, n’hésitez pas à suivre le courant dans lequel vous vous trouverez. Si vous commencez dans des eaux calmes, le Styx, par exemple, notez que même là, de petites forces orientent le destin. Ne cherchez pas à résister, cela vous aidera à avancer et développera la sensibilité de chacun des nouveaux pores de votre corps. L'eau vous portera avec l'attention d'une mère poussant son enfant à vélo. Le tout est de se laisser glisser en position horizontale à la surface du nouvel élément, en décubitus dorsal ou en décubitus ventral, selon vos goûts, vos besoins respiratoires et votre position finale. Utilice sus brazos como los remos de la barca de su propio cuerpo. No necesita a Caronte. Las manos deben pasar sobre su cabeza y entrar al agua para propulsarlo como dos aspas modificadas. Servez-vous de vos bras comme des rames de votre barque corporelle. Vous n'avez pas besoin de Charon. Vos mains doivent passer au-dessus de votre tête et entrer dans l'eau telles deux hélices modifiées pour vous propulser. Puis avec vos jambes : donnez de violents coups de pied, comme des petits pas en avant ; imaginez que du bout de vos pieds maintenant bien tendus, vous tapez dans un ballon de football qui revient constamment à vous. Si vous avez atteint une vitesse de nage régulière, continuez sans vous arrêter ; dans l'intervalle, commence une dernière exploration au cœur de votre vie, vers le passé. N'ayez pas peur, à ce stade, il est déjà trop tard et vous ne pourrez plus revenir. Traversez les moments de votre existence comme s'il s'agissait de très beaux ports, des criques ou des îles paradisiaques. Vu votre âge, prenez le temps nécessaire pour égrener la liste de vos années régressives.Vous verrez que la vie est un flux d'eau qui vient à vous afin que vous la buviez d'un trait. À présent, continuez avec des mouvements de têtard et évitez de penser à vos parents alors que vous triomphez dans cette grande course contre vos frères que vous avez déjà gagnée auparavant. Quand vous serez passé devant tout le monde, introduisez-vous dans le tunnel de fécondité, où – comme jamais – votre autre moitié vous attend ; et à partir de là, considérez qu'à chaque seconde vous pourrez donner des coups de pied, de l'intérieur, à votre mère. Enfin, le jour de votre renaissance, n’oubliez pas de pleurer avec vos deux poumons et de montrer la grande confusion que vous éprouverez sans doute. Émergez immédiatement de ce monde, convaincu d'être poussière et d'y retourner.
dimanche 26 juin 2016
Projet Sabrina 4 – phrases 265-277
No podré volver a probar de tu wayranto. Tampoco podré volver a tocarte. Pero derribado aquí, en este fondo del lago, te he podido ver a través del agua, caminado cerca de este totoral, buscándome, sentándote varias horas, aguar dándome. Y te he visto marcharte, triste.
¿De dónde brota la alegría, Alga? Cuando te vi mar chándote así, me ofrendé yo mismo a este lago tuyo, a este lago que te adora. «Prolonga mi muerte cien días, si quieres; pero haz que cada vez que nuestra Alma, Alga, ven ga a buscarnos, una legión de libélulas se eleve desde las totoras; que le anuncie buenas noticias y a través de su canto le ofrezca el consejo que desde hace muchos años aguarda». El lago no demoró ni un instante en responder y aceptó mi ofrenda.
Ya no veo, es cierto. Pero todavía oigo.
Bzzz; Alma está cerca. Bzzzz, bzzz; Alga ya está llegando. Bzzz, bzzz, bzzz; Alma está interpretando un mensaje. Bzzz, bzzz, bzzz, bzzz; Alga está feliz.
Traduction temporaire :
Je ne pourrai pas goûter de nouveau ton wayranto. Ni te toucher de nouveau. Jeté ici, au fond de ce lac, j'ai néanmoins pu t'observer à travers l'eau, marchant près des roseaux, me cherchant, assise durant des heures, m'attendant. Puis je t'ai vue t'en aller, triste. D'où naît la joie, Algue ? Lorsque je t'ai vue partir ainsi, je me suis moi-même offert à ton lac, à ce lac qui t'adore. « Prolonge ma mort cent jours, si tu le souhaites, mais fais en sorte qu'à chaque fois qu'Alma, Algue viendra nous chercher, une légion de libellules s'élève depuis les roseaux, qu'elle apporte des bonnes nouvelles et qu'elle donne grâce à son chant le conseil qu'elle renferme depuis longtemps.» Le lac n'a pas longtemps tardé à me répondre et a accepté mon offrande. Je ne vois plus, c'est sûr. Cependant, j'entends encore. Zzz ; Alma est à côté. Zzz, zzz ; Alma est presque là. Zzz, zzz, zzz ; Alma interprète ce message. Zzz, zzz, zzz, zzz ; Alma est heureuse.
Je ne pourrai pas goûter de nouveau ton wayranto. Ni te toucher de nouveau. Jeté ici, au fond de ce lac, j'ai néanmoins pu t'observer à travers l'eau, marchant près des roseaux, me cherchant, assise durant des heures, m'attendant. Puis je t'ai vue t'en aller, triste. D'où naît la joie, Algue ? Lorsque je t'ai vue partir ainsi, je me suis moi-même offert à ton lac, à ce lac qui t'adore. « Prolonge ma mort cent jours, si tu le souhaites, mais fais en sorte qu'à chaque fois qu'Alma, Algue viendra nous chercher, une légion de libellules s'élève depuis les roseaux, qu'elle apporte des bonnes nouvelles et qu'elle donne grâce à son chant le conseil qu'elle renferme depuis longtemps.» Le lac n'a pas longtemps tardé à me répondre et a accepté mon offrande. Je ne vois plus, c'est sûr. Cependant, j'entends encore. Zzz ; Alma est à côté. Zzz, zzz ; Alma est presque là. Zzz, zzz, zzz ; Alma interprète ce message. Zzz, zzz, zzz, zzz ; Alma est heureuse.
Projet Elena 13 – phrases 55 A
Vuelve a agigantarse y oigo
campanas por todas partes, las campanas de la iglesia de Anerjee, las
campanas de la única iglesia cristiana de Anerjee, y ahí vamos, con
mis sis y pas, una familia kreol orgullosa como pocas, una familia
que se lleva bien con los irisinos que trabajan pa ella y con los
pieloscura y kreols que mandan nel pueblo y la miran a menos, somos
un cóctel de rasgos, dicen, y nau qué, mas pronto comenzarán con
esa historia de que no tengo hermanos, campanas, campanas,
Traduction temporaire :
Il s'agrandit de nouveau et j'entends des cloches partout, les cloches de l'église d'Anerjee, les cloches de la seule église chrétienne d'Anerjee, et nous voilà, avec mes sœurs et mes parents, une famille kréole des plus fières, une famille qui s'entend aussi bien avec les Irisiens travaillant sous ses ordres qu'avec les peaux-foncées et les kréols qui commandent le village et qui la regardent d'en haut, nous sommes un cocktail de particularités, disent-ils, et alors ? Et sans tarder, ils rabâcheront que je n'ai pas de frères, des cloches, des cloches,
Il s'agrandit de nouveau et j'entends des cloches partout, les cloches de l'église d'Anerjee, les cloches de la seule église chrétienne d'Anerjee, et nous voilà, avec mes sœurs et mes parents, une famille kréole des plus fières, une famille qui s'entend aussi bien avec les Irisiens travaillant sous ses ordres qu'avec les peaux-foncées et les kréols qui commandent le village et qui la regardent d'en haut, nous sommes un cocktail de particularités, disent-ils, et alors ? Et sans tarder, ils rabâcheront que je n'ai pas de frères, des cloches, des cloches,
Projet Camille / Angélique 3 – phrases 118-136
Como si no hubiera sucedido nunca, el animal olvida su enfado y se deja acariciar. Empiezas a escuchar el suave ronroneo que poco a poco va aumentando de volumen. El gato
(me llamo Nabucodonosor)
arquea su lomo bajo tu mano. Parece disfrutar. No te has dado cuenta, pero acabas de olvidarte del procesador de la nave. Las finas hendiduras en esas pupilas te observan fijamente. No sientes ya el dolor. Estás bien. Muy bien. Qué placentero es acariciar el pelo negro y largo de un gato ronroneante.
De pronto apartas la mano. Has oído algo.
(me llamo Nabucodonosor)
No. No estás segura. ¿Has oído algo o has pensado algo? Te vuelves nerviosa. No hay nadie detrás, en la sala de mando. Sientes los ojos amarillos clavarse en tu nuca.
(hola, me llamo Nabucodonosor)
Traduction temporaire :
Comme s'il ne s'était jamais rien passé, l'animal oublie sa colère et se laisse caresser. Tu commences à entendre le doux ronronnement qui, petit à petit, augmente de volume. Le chat
(je m'appelle Nabuchodonosor)
arque son dos sous ta main. Il semble apprécier. Tu ne t'es pas rendu compte, mais tu finis par oublier le processeur du vaisseau. Les fines fentes de ses pupilles t'observent fixement. Tu ne sens plus la douleur. Tu es bien. Très bien. Quel plaisir de caresser le pelage noir et long d'un chat ronronnant.
Soudain, tu retires ta main. Tu as entendu quelque chose.
(je m'appelle Nabuchodonosor)
Non. Tu n'es pas sûre. As-tu entendu quelque chose ou as-tu pensé à quelque chose ? Tu deviens nerveuse. Il n'y a personne derrière, dans la salle des commandes. Tu ressens les yeux jaunes s'enfoncer dans ta nuque.
(Bonjour, je m'appelle Nabuchodonosor)
Comme s'il ne s'était jamais rien passé, l'animal oublie sa colère et se laisse caresser. Tu commences à entendre le doux ronronnement qui, petit à petit, augmente de volume. Le chat
(je m'appelle Nabuchodonosor)
arque son dos sous ta main. Il semble apprécier. Tu ne t'es pas rendu compte, mais tu finis par oublier le processeur du vaisseau. Les fines fentes de ses pupilles t'observent fixement. Tu ne sens plus la douleur. Tu es bien. Très bien. Quel plaisir de caresser le pelage noir et long d'un chat ronronnant.
Soudain, tu retires ta main. Tu as entendu quelque chose.
(je m'appelle Nabuchodonosor)
Non. Tu n'es pas sûre. As-tu entendu quelque chose ou as-tu pensé à quelque chose ? Tu deviens nerveuse. Il n'y a personne derrière, dans la salle des commandes. Tu ressens les yeux jaunes s'enfoncer dans ta nuque.
(Bonjour, je m'appelle Nabuchodonosor)
samedi 25 juin 2016
Projet Justine / Déborah / Julie – phrases 547-561
Y ahí estábamos aquella mañana bajo el Sol de Miami Beach, el verdadero Sol y la verdadera Miami, sabiendo que esa sería la última vez que daríamos ese paseo. Nos sentíamos débiles y fatigados. Nos dolían los músculos y las articulaciones. A veces sentíamos náuseas y nos salía sangre de la nariz. Nuestro tiempo se agotaba, lo podíamos notar. ¿Así fue también para los demás? Para los damnificados de Guatemala y los pacientes del Jackson Memorial. Para los que huyeron a tiempo de la colonia y para los que no alcanzaron. Al final no es sólo el miedo a la muerte ni la necesidad de perdurar. Es una puerta que se abre, que siempre ha estado abierta. Un juego que sabemos que no ha terminado y que todavía hay muchas cosas por hacer. O quizás nos estamos mintiendo a nosotros mismos, intentando justificar nuestra traición hacia todo aquello en lo que habíamos creído hasta entonces. No lo sabemos. No nos interesa saberlo. Solo sabemos que es nuestro destino y que siempre lo ha sido. Nos detuvimos y buscamos a nuestro alrededor.
Traduction temporaire :
Et ce matin-là, nous étions sous le Soleil de Miami Beach, le vrai Soleil et la vraie Miami, conscients que ce serait la dernière fois que nous ferions cette promenade. Nous nous sentions faibles et las. Nos muscles et nos articulations étaient douloureux. Parfois, nous avions des nausées et saignions du nez. Nos jours étaient comptés, nous nous en rendions compte. En était-il allé de même pour les autres ? Pour les sinistrés [tu as vérifié ? / Oui] du Guatemala et les patients du Jackson Memorial. Pour ceux qui avaient fui la colonie à temps et ceux qui n'avaient pas réussi. Finalement, ce n'est pas que la peur de la mort ni la nécessité de perdurer, mais une porte qui s'ouvre, elle a en réalité toujours été ouverte. Un jeu que nous savons inachevé, il reste encore beaucoup à faire pour finir la partie. Ou peut-être nous mentons-nous à nous-mêmes en essayant de justifier notre trahison vis-à-vis de tout ce en quoi nous avions cru jusqu'alors. Nous ne savons pas. Nous ne voulons pas le savoir. Nous savons juste que c'est notre destin et que cela l'a toujours été. Nous nous arrêtâmes et cherchâmes autour de nous.
Et ce matin-là, nous étions sous le Soleil de Miami Beach, le vrai Soleil et la vraie Miami, conscients que ce serait la dernière fois que nous ferions cette promenade. Nous nous sentions faibles et las. Nos muscles et nos articulations étaient douloureux. Parfois, nous avions des nausées et saignions du nez. Nos jours étaient comptés, nous nous en rendions compte. En était-il allé de même pour les autres ? Pour les sinistrés [tu as vérifié ? / Oui] du Guatemala et les patients du Jackson Memorial. Pour ceux qui avaient fui la colonie à temps et ceux qui n'avaient pas réussi. Finalement, ce n'est pas que la peur de la mort ni la nécessité de perdurer, mais une porte qui s'ouvre, elle a en réalité toujours été ouverte. Un jeu que nous savons inachevé, il reste encore beaucoup à faire pour finir la partie. Ou peut-être nous mentons-nous à nous-mêmes en essayant de justifier notre trahison vis-à-vis de tout ce en quoi nous avions cru jusqu'alors. Nous ne savons pas. Nous ne voulons pas le savoir. Nous savons juste que c'est notre destin et que cela l'a toujours été. Nous nous arrêtâmes et cherchâmes autour de nous.
Projet Camille / Angélique 3 – phrases 106-117
Unos colmillos finísimos, muy blancos, enmarcan la lengua rosada cuando el animal abre la boca en actitud de amenaza. Un brusco relámpago y los ojos cambian de posición. El dolor lacera tu brazo derecho, que estaba desprotegido. Aparecen surcos rojizos paralelos en tu piel. Por unos instantes te sientes diminuta ante el ataque, pero luego te obligas a mirar y a evaluar, y comprendes que el animal no es muy grande y no puede hacerte mucho daño.
Porque es un gato.
O lo parece.
Un felino negro, grandes bigotes, pelo largo. Sentado cómodamente en el sillón de mando. Le has asustado, pero él te ha asustado más.
Suspiras e intentas acariciarlo con una mano mientras con la otra te palpas las heridas. Corres el riesgo de que te arañe otra vez, pero, a pesar de todo, lo haces. Te gustan los gatos.
Traduction temporaire :
Des canines extrêmement fines et très blanches encadrent la langue rose lorsque l'animal ouvre la gueule, menaçant. Un brusque éclair et les yeux changent de position. La douleur lacère ton bras droit, qui n'était pas protégé. Des sillons rougeâtres parallèles apparaissent sur ta peau. Durant un court instant, tu te sens minuscule devant l'attaque, mais ensuite, tu t'obliges à regarder et à évaluer ; tu comprends que l'animal n'est pas très grand et qu'il ne peut te faire beaucoup de mal. Parce que c'est un chat. Ou il y ressemble. Un félin noir, aux grandes moustaches, au poil long. Il est confortablement assis sur le fauteuil de commandement. Tu lui a fait peur, et pourtant, c'est lui qui t'a le plus effrayée. Tu soupires et tu tentes de le caresser avec l'une de tes mains tout en palpant tes blessures avec l'autre. Tu prends le risque qu'il te griffe une nouvelle fois, néanmoins tu le fait quand même. Tu aimes les chats.
Des canines extrêmement fines et très blanches encadrent la langue rose lorsque l'animal ouvre la gueule, menaçant. Un brusque éclair et les yeux changent de position. La douleur lacère ton bras droit, qui n'était pas protégé. Des sillons rougeâtres parallèles apparaissent sur ta peau. Durant un court instant, tu te sens minuscule devant l'attaque, mais ensuite, tu t'obliges à regarder et à évaluer ; tu comprends que l'animal n'est pas très grand et qu'il ne peut te faire beaucoup de mal. Parce que c'est un chat. Ou il y ressemble. Un félin noir, aux grandes moustaches, au poil long. Il est confortablement assis sur le fauteuil de commandement. Tu lui a fait peur, et pourtant, c'est lui qui t'a le plus effrayée. Tu soupires et tu tentes de le caresser avec l'une de tes mains tout en palpant tes blessures avec l'autre. Tu prends le risque qu'il te griffe une nouvelle fois, néanmoins tu le fait quand même. Tu aimes les chats.
(Agrégation interne) Projet Marie / Sophie – Titre + phrase 1
Angel Olgoso (España)
HISTORIA DEL REY Y DEL COSMÓGRAFO
Refiere Von Uexkull, en su Nouveaux voyages où personne n’a jamais pénétré, que cierto día el rey ordenó al mejor cosmógrafo del país la construcción de un globo terráqueo que superara a cualquier otro en grandiosidad y precisión.
Traduction temporaire :
Angel Olgoso (Espagne)
Histoire du roi et du cosmographe
Dans ses Nouveaux voyages où personne n'a jamais pénétré*, Von Uexkull raconte qu'un jour, le roi ordonna au meilleur cosmographe du pays la construction d'un globe terrestre qui surpassât tout autre en magnificence et en précision.
Angel Olgoso (Espagne)
Histoire du roi et du cosmographe
Dans ses Nouveaux voyages où personne n'a jamais pénétré*, Von Uexkull raconte qu'un jour, le roi ordonna au meilleur cosmographe du pays la construction d'un globe terrestre qui surpassât tout autre en magnificence et en précision.
Projet Justine / Marion – phrases 223-234
Su hermano se llevó uno de sus largos dedos azulados a la boca, para indicarle que no gritara. Verónica lo intentó, para despertarse de la pesadilla, pero no pudo. Como solía pasar en las pesadillas, estaba muda.
—Vení, Vero, dijo Martín. Hablaba bajo, pero ella le entendía perfectamente. Tengo algo que decirte.
Es un sueño, pensó Verónica. Y se dejó llevar. Era su hermano. Lo extrañaba, quería volver a hablar con él. Trató de mirarlo a la cara, que era casi la de siempre; no se parecía a la del funeral, tan delgada y gris.
(Pero el pecho, y la sangre, esa herida)
Traduction temporaire :
Son frère posa un long doigt bleuté sur sa bouche, lui indiquant de ne pas crier. Cherchant à sortir de son cauchemar, Verónica essaya quand même, en vain. Comme d’habitude dans ses cauchemars , elle était muette.
— Viens, Vero, la pressa Martín. Il s'exprimait à voix basse, mais elle l’entendait parfaitement. Faut que je te parle.
C’est un rêve, se dit Verónica. Et elle se laissa emmener. Il s’agissait de son frère. Il lui manquait, elle souhaitait discuter de nouveau avec lui. Elle tenta de regarder son visage, il n'avait quasiment pas changé ; il ne ressemblait en rien à celui de ses funérailles, tellement émacié et gris.
(Par contre, sa poitrine, et son sang, cette blessure).
Son frère posa un long doigt bleuté sur sa bouche, lui indiquant de ne pas crier. Cherchant à sortir de son cauchemar, Verónica essaya quand même, en vain. Comme d’habitude dans ses cauchemars , elle était muette.
— Viens, Vero, la pressa Martín. Il s'exprimait à voix basse, mais elle l’entendait parfaitement. Faut que je te parle.
C’est un rêve, se dit Verónica. Et elle se laissa emmener. Il s’agissait de son frère. Il lui manquait, elle souhaitait discuter de nouveau avec lui. Elle tenta de regarder son visage, il n'avait quasiment pas changé ; il ne ressemblait en rien à celui de ses funérailles, tellement émacié et gris.
(Par contre, sa poitrine, et son sang, cette blessure).
Projet Hélène 5 – phrases 265-274
A él le había conmovido la alusión a Billie Holiday. Clyde hablaba cerrando los ojos y luego abriéndolos en forma desmesurada, mientras gesticulaba con la boca, con la nariz, y alzaba los brazos y se llevaba las inmensas manos hasta su rostro, como si necesitara limpiárselo, limpiar sus ideas y sus palabras, explicarse las cosas para entenderlas mejor. Su vehemencia era tal, que hacía pensar que en cualquier momento iba a dar una orden terrible o incongruente, de matar, de orar o, tal vez, de aplaudir. Cualquier cosa podía ocurrir. ¡Hay gente mala!, repitió en voz baja, esta vez mirándolo. ¿Por qué? ¿Qué quieren de nosotros? ¿Qué es lo que están buscando, que desatemos un nuevo Watts? ¿Un nuevo berenjenal? ¿Incendios en toda la ciudad, para que nos asen luego, como tantas veces?
Traduction temporaire :
L’allusion à Billie Holiday l’avait ému. Clyde parlait les yeux fermés, puis les écarquillait démesurément, tout en gesticulant [on le dit avec bouche et nez ? Vérifie, quand même // On le dit, mais il est plus courant en français dans cet ordre-là] avec le nez et la bouche ; il levait les bras et portait ses immenses mains à son visage, comme s’il devait le laver, décrasser ses idées et ses paroles, s’expliquer les choses pour mieux les comprendre. Sa véhémence était telle, qu’à tout moment il pouvait donner un ordre terrible ou incongru, tuer, prier ou peut-être applaudir. Tout pouvait arriver. Il y a des personnes malveillantes, répéta-t-il à voix basse, cette fois-ci en le regardant. Pourquoi ? Qu’attendez-vous de nous ? Qu’est-ce que vous cherchez, que nous déclenchions un nouveau Watts ? Un autre bordel ? Des incendies partout dans la ville, pour qu’ensuite on nous grille, comme si souvent ?
L’allusion à Billie Holiday l’avait ému. Clyde parlait les yeux fermés, puis les écarquillait démesurément, tout en gesticulant [on le dit avec bouche et nez ? Vérifie, quand même // On le dit, mais il est plus courant en français dans cet ordre-là] avec le nez et la bouche ; il levait les bras et portait ses immenses mains à son visage, comme s’il devait le laver, décrasser ses idées et ses paroles, s’expliquer les choses pour mieux les comprendre. Sa véhémence était telle, qu’à tout moment il pouvait donner un ordre terrible ou incongru, tuer, prier ou peut-être applaudir. Tout pouvait arriver. Il y a des personnes malveillantes, répéta-t-il à voix basse, cette fois-ci en le regardant. Pourquoi ? Qu’attendez-vous de nous ? Qu’est-ce que vous cherchez, que nous déclenchions un nouveau Watts ? Un autre bordel ? Des incendies partout dans la ville, pour qu’ensuite on nous grille, comme si souvent ?
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