jeudi 9 octobre 2014

Projet Agathe 3 – texte entier

PATRICIA HIDALGO

Última mirada

Las escalas de la villa se llenan de cabezas oscuras y ojos brillantes. Los roncos quejidos de mi madre esfuman el silencio.
Abajo, sobre el pavimento, el rojo ensortijado de mi pelo flota sobre el charco de sangre coagulada.
El cabo Pérez, y los otros hombres de verde, ya no ríen, ni dicen que son asuntos privados, tampoco se ven tan poderosos. Alguien hace eco de mi voz y grita: “ahora aparecen” y toda la vecindad les grita con mi voz silenciada. El eco de la rabia calmada y colmada agita el líquido viscoso de mis arterias y las de tantas otras.

Traduction temporaire :

PATRICIA HIDALGO

Dernier regard


Les strates du quartier pauvre s'emplissent de têtes sombres et d'yeux brillants. Les gémissements rauques de ma mère brisent le silence. En bas, sur le pavé, le rouge bouclé de mes cheveux flotte sur la flaque de sang coagulé. Le brigadier Pérez, et les autres hommes en vert, ne rient plus, ne disent plus que ce sont des affaires privées, et ne se sentent plus aussi puissants. Quelqu'un donne un écho à ma voix et crie : « ils arrivent ! », et tout le voisinage les huent à travers ma voix réduite au silence. L'écho de la rage calmée et pleine agite le liquide visqueux de mes artères et celles de tant d'autres.

Projet Émilie 5 – phrases 103-105

Él la apartó de un manotazo, pero la hembra volvió, se le subió al lomo y le mordió las orejas. Se perdieron los dos, entonces, en el interior de la jaula. La hembra corriendo delante y el viejo papión persiguiéndola hacia la habitación de ladrillos que los protegía de las miradas.

Traduction temporaire :
Le mâle l’écarta d’un coup de patte, mais elle revint à la charge, grimpa sur son dos et lui mordit les oreilles. Ils disparurent alors à l’intérieur de la cage, la femelle courant devant, le vieux babouin la poursuivant jusqu’à la cabane en briques qui les protégeait des regards.

Projet Justine 3 – phrases 18-20

Sólo Camila conseguía sacarme de ese mundo de cifras para meterme en otro más ligero, flotante y vital. Me llevaba al cine, a la playa, o a tomar una cerveza en cualquier bar. Lo mismo le daba el Superba de Lince, lleno de borrachos enternados, o La Noche, poblada de chiquillos y también de artistas y escritores y periodistas a muchos de los cuales Camila conocía y que tenían en común con los parroquianos de los bares de Lince el estar también siempre borrachos.

Traduction temporaire :
Seule Camila parvenait à me tirer de cet univers peuplé de chiffres, pour me faire plonger dans un autre monde, plus léger, flottant, plein de vie. Elle m’emmenait au cinéma, à la plage, ou boire une bière n'importe où. Pour elle, cela revenait au même d'aller au el Superba de Lince, bourré d’ivrognes invétérés, ou au La Noche, envahi de jeunes gens, mais aussi d’artistes, d’écrivains et de journalistes, que, pour la plupart, elle connaissait – et qui avaient un point commun avec les habitués des établissements de Lince : leur ébriété perpétuelle.

Projet Joana / Justine – phrases 184-188

Apagué las luces y quedamos iluminados solo con la luz exterior del poste como en mi cuento, en el que el personaje tenía un poste siempre elegido para cada cosa, hasta para mear. Me acerqué a ella, también siguiendo el tránsito de la cama. Levanté su falda y recorrí sus piernas. Estaban llenas de cicatrices. No me había dado cuenta antes.

Traduction temporaire :
J'ai éteint et nous n'avons plus été baignés que par la lumière extérieure du réverbère, exactement comme dans mon histoire, où le personnage disposait d'un réverbère bien précis pour chacun de ses faits et gestes, même pour pisser. Je me suis approché d'elle, en suivant également le chemin du lit. J'ai soulevé sa jupe et parcouru ses jambes. Elles étaient couvertes de cicatrices. Je ne m'en étais pas rendu compte avant.

Projet Hélène 3 – phrases 141-152

Llamaron a muchos de los jóvenes a participar de ella, pero él no lo era más. Ahora tenía un hijo y una hija que le habían dado una nieta de grandes ojos. Pero a Varenska le pareció una gran oportunidad trabajar en la nueva planta. Alaiksei presintió que su familia no volvería a ser la misma desde ese momento. Entonces se sabía poco o nada de Hiroshima. Alaiksei recordó a los soldados con máscaras el día de la evacuación. ¿Radiación? ¿Qué era eso? ¿Dónde estaba? Desde que la planta se construyó, la ganadería y la agricultura se incentivaron en la ciudad. Incluso el comercio se estableció con muchas ciudades cercanas, entre ellas Kiev a ciento treinta kilómetros de la ciudad. Anya estaba contenta porque el manzano del jardín había crecido lo suficiente para que pudiera trepar sobre él. ¿Acaso todo eso no llegó con la planta?

Traduction temporaire :
Beaucoup de jeunes gens furent invités à s’y investir. Seulement voilà, lui, il n’en faisait plus partie. Désormais, il était père, d’un fils et d’une fille, qui lui avait elle-même donné une petite-fille avec de grands yeux. Mais pour Varenska, travailler dans la nouvelle centrale semblait une belle opportunité. Aliaksei avait pressenti qu’à partir de ce moment-là, sa famille ne serait plus jamais comme avant. À cette époque, on ne savait pratiquement rien, ou même rien du tout, à propos d'Hiroshima. Aliaksei se souvint des soldats portant des masques le jour de l’évacuation. Radiations ? Qu’est-ce que c’était ? Où étaient-elles ? Depuis la construction de la centrale, l’élevage et l’agriculture s’étaient développés dans le coin. Jusqu'au commerce qui avait prospéré au contact des nombreuses villes environnantes, dont Kiev, à cent trente kilomètres de là. Anya était heureuse de voir que le pommier dans le jardin avait suffisamment poussé pour pouvoir y grimper. Tout cela n’était pas arrivé avec la centrale, peut-être ?

Projet Émilie 5 – phrases 99-102

Los ojos del papión se posaron en la señora Ema y recorrieron sus hombros, su busto, la cintura. La señora Ema se puso colorada pero no se amilanó: durante un instante miró al papión directo a los ojos y se sintió desnuda y temblorosa y sintió también la furia, la desazón y la tristeza en el fondo de las pupilas del animal. Pero fue sólo un instante, él enseguida bajó la vista, avergonzado. Después, la hembra advirtió lo que pasaba, chilló desde su palo y bajó alocada a interponerse entre el papión y la señora Ema.

Traduction temporaire :
Les yeux du babouin se posèrent sur madame Ema et parcoururent ses épaules, son buste, sa taille. Elle rougit sans pour autant se laisser intimider. Pendant un court instant, elle fixa l’animal droit dans les yeux : elle se sentit nue et tremblante, en percevant la fureur, l’ennui et la tristesse au fond des pupilles du babouin. Impression fugace, puisqu’il baissa aussitôt le regard, tout honteux. Puis, s'apercevant de ce qui se passait, la femelle glapit du haut de sa branche, avant d’en descendre comme une folle pour venir s’interposer entre le babouin et madame Ema.

Projet Sabrina 4 – phrases 30-24

Nunca me senté a escucharla. Bueno, hoy sí, y quizá no debí haberlo hecho. Me contó todo y yo me quedé sin habla, ¿qué podía decirle? Me dijo que jamás se lo había contado a nadie, ni siquiera a madre, aunque imagino que ella notaría su ausencia en la cama por las noches, padre. ¿De verdad jamás intentó impedírselo? No está bien todo esto que ha estado usted haciendo.

Traduction temporaire :
Je n'ai jamais pris le temps de m'asseoir pour l'écouter. Eh bien, aujourd'hui si, et peut-être n'aurais-je d'ailleurs pas dû. Elle m'a tout raconté et je suis resté sans voix. Que pouvais-je lui répondre ? Elle m'a confié n'en avoir jamais parlé à personne, pas même à mère. Pourtant, la nuit, elle devait bien voir que vous n'étiez pas dans le lit, père. Vraiment, vous n'avez jamais essayé de l'en empêcher ? C'est pas correct tout ce que vous avez fait.

Projet Sonita 16 – phrase 25

Mientras, revisaba uno a uno sus papeles con el afán de encontrar un indicio, palabras, alguna clave, cierta denominación curiosa o extraña aunque fuera el nombre de un país o de una ciudad que me permitiera deducir la ruta del dinero.

Traduction temporaire :
En attendant, j'ai vérifié un par un ses papiers, à la recherche d'une piste, de mots, un quelconque code, n'importe quelle allusion bizarre ou étrange, ne serait-ce que le nom d'un pays ou d'une ville me permettant de dénicher la piste de l'argent.

Projet Florian 4 – phrases 22-24

Sigo caminando y, a través de un escaparate, aparece la señorita Enriqueta igual de gorda que cuando estaba en tercero. También tiene voz metálica, tampoco me reconoce. Está en un tenderete donde vende un baby de rayas, un cuaderno de dibujos a la cera, un marco hecho con lentejas que pone “papá te quiero” y el traje de marinero con el que hice la Comunión.

Traduction temporaire :
Je me remets en route et, dans une vitrine, je vois apparaître mademoiselle Enriqueta, aussi grosse que quand j'étais à l'école primaire. Elle a également une voix métallique. Elle non plus, elle ne me reconnaît pas. Elle est devant un étalage où on vend une chemise à rayures pour bébé, un cahier de dessin à la cire, un cadre décoré avec des lentilles au centre duquel il est écrit "papa je t'aime" et la tenue de marin dans laquelle j'avais fait ma communion.

Projet Élodie 9 – phrases 72-73

Hace dos años que trato de cambiar y no puedo, siempre llego al mismo punto, que no valgo nada, que no vale la pena, que todo me sale mal.
Intenté terminar el secundario, pero llego a la puerta de la escuela y no logro entrar me quedan 5 materias que nunca pude rendir.

Traduction temporaire :
Cela fait deux ans que j'essaie de changer, mais je ne peux pas, j'arrive toujours au même point : je me dis que je ne vaux rien, que ça n'en vaut pas la peine, que tout va mal. J'ai tenté de terminer le secondaire, mais lorsque j'arrive à la porte de l'école, je ne parviens pas à entrer, il me reste encore cinq matières que je n'ai jamais pu valider. 

Projet Chloé 11 – phrases 16-17

En realidad no todo es completo en esta vida. Finalmente el plato llega y lo asalto sin darle tregua al par de filetes de pechuga de pollo con verduras frescas y algunas cocidas y mientras me sirven un jugo de frutas de una pequeña jarra, escucho los cubiertos y copas de otras mesas que también procedieron con su guerra digestiva hacia ya algunos minutos.

Traduction temporaire :
En réalité, dans la vie, rien n'est jamais parfait. L'assiette arrive enfin, et je m'attaque sans plus attendre aux escalopes de poulet accompagnées de quelques légumes à la fois crus et cuits. Pendant qu'on me verse un jus de fruits d'une petite carafe, j'écoute le bruit des couverts et des verres provenant des autres tables qui, elles aussi, ont entrepris leur guerre digestive il y a déjà quelques minutes.

Projet Justine 3 – phrases 16-17

Me alejé de todos los que en la oficina tenían cargos inferiores al mío, salvo si podían proporcionarme datos valiosos. Parte de mis ganancias, en la bolsa o por mi sueldo, las invertí en hacerme socio de un par de clubes a los que asistían propietarios de las empresas que yo analizaba.

Traduction temporaire :
Au bureau, j'avais pris mes distances vis-à-vis de quiconque occupait des postes inférieurs au mien, exception faite de ceux qui étaient en mesure de me fournir de précieux renseignements. J’avais investi une partie de mes gains en bourse et de mon salaire pour devenir membre de deux clubs fréquentés par les propriétaires des entreprises que j'expertisais.

mercredi 8 octobre 2014

Projet Émilie 5 – phrases 97-98

Enmarcada de pelos hirsutos, la cara del papión parecía una de esas caras con las que los científicos ilustran la cadena evolutiva. Es más que un simio, pensó la señora Ema, sin darse cuenta de que eso también lo había escuchado en la televisión. Gran parte de la similitud entre la señora Ema y el papión descansaba en la piel de las manos del animal, aunque también estaban la nariz ahusada, las mejillas curtidas, las cejas y, sobre todo, los ojos. Unos ojos sensibles, inteligentes, marrones, con el globo ocular muy blanco.

Traduction temporaire :
Encadrée de poils hirsutes, la tête du babouin rappelait une de ces illustrations qu’utilisent les scientifiques pour représenter la chaîne de l’évolution. C’est bien plus qu’un singe, se dit madame Ema, sans se rendre compte que cela aussi, elle l’avait entendu à la télévision. Une grande part de sa ressemblance avec le babouin provenait de la peau des mains de l’animal, quoique son museau fuselé, ses joues tannées, ses sourcils et surtout ses yeux y soient aussi pour quelque chose. Des yeux sensibles, intelligents, marrons, dont le globe oculaire était très blanc.

Projet Agathe 2 – phrases 3-7

Raúl con su traje de oficina llega a la casa.
-La comida aún no está lista, Martín no me ha saludado y un perro cagó en la entrada.
Comienza la discusión: Raúl se pone su traje de verdugo. María se pone su traje de víctima. Martín se pone su traje de superhéroe.

Traduction temporaire :

Raúl, dans sa tenue de bureau, arrive à la maison.
- Le repas n'est pas encore prêt, Martín ne m'a pas salué et un chien a fait caca dans l'entrée.
La discussion débute : Raúl enfile son costume de bourreau. María enfile son costume de victime. Martín enfile son costume de superhéros.

Projet Victor 2 – phrases 19-21

Tomó entonces Urashima un remo y la princesa marina otro; y remaron, remaron, hasta arribar por último al Palacio del Dragón, donde el dios de la mar vivía o imperaba, como rey, sobre todos los dragones, tortugas y peces. ¡Oh, qué sitio tan ameno era aquel! Los muros del Palacio eran de coral; los árboles tenían esmeraldas por hojas, y rubíes por fruta, las escamas de los peces eran plata, y las colas de los dragones, oro.

Traduction temporaire :
Urashima saisit alors une rame et la princesse marine l'autre ; puis ils ramèrent, et ramèrent, jusqu’à atteindre le Palais du Dragon, où le dieu de la mer vivait ou régnait, en tant que roi, sur tous les dragons, les tortues et les poissons. Oh, quel lieu agréable ! Les murs du Palais étaient faits de corail ; les arbres avaient pour feuilles des émeraudes, et pour fruits des rubis ; les écailles des poissons étaient d’argent et les queues des dragons, d’or.

mardi 7 octobre 2014

Projet Elena / Céline – phrases 148-152

Con los mediomundos me entretenía tra­tando de adivinar, cada vez que los levantaban, cuántos cornalitos traían. Ge­neral­mente no traían ninguno. Había apren­dido a agarrar los cornalitos, que me dejaban en la mano las esca­mas bri­llosas, y los ponía en la lata del pescador. Me gustaba el olor de la mezcla que los mediomunderos tira­ban cada tanto al agua para atraer a los corna­litos. En el muelle lo único que sacábamos eran gatuzos.

Traduction temporaire :
Je m’amusais à essayer de deviner combien de cornalitos se trouvaient pris dans les carrelets chaque fois qu’on les remontait. Généralement, il n’y en avait aucun. J’avais appris à attraper les cornalitos, qui me laissaient des écailles brillantes sur les mains, et je les mettais dans un sceau. J’aimais l’odeur de la pâte que les pêcheurs au carrelet jetaient de temps à autre à l’eau pour attirer les cornalitos. Sur la jetée, on ne pêchait que des emissoles gatuso.

Projet Elena / Céline – phrases 148-152

Con los mediomundos me entretenía tra­tando de adivinar, cada vez que los levantaban, cuántos cornalitos traían. Ge­neral­mente no traían ninguno. Había apren­dido a agarrar los cornalitos, que me dejaban en la mano las esca­mas bri­llosas, y los ponía en la lata del pescador. Me gustaba el olor de la mezcla que los mediomunderos tira­ban cada tanto al agua para atraer a los corna­litos. En el muelle lo único que sacábamos eran gatuzos.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Elena / Céline – phrases 48-52

Con los mediomundos me entretenía tra­tando de adivinar, cada vez que los levantaban, cuántos cornalitos traían. Ge­neral­mente no traían ninguno. Había apren­dido a agarrar los cornalitos, que me dejaban en la mano las esca­mas bri­llosas, y los ponía en la lata del pescador. Me gustaba el olor de la mezcla que los mediomunderos tira­ban cada tanto al agua para atraer a los corna­litos. En el muelle lo único que sacábamos eran gatuzos.

Traduction temporaire :


Je m’amusais à essayer de deviner combien de cornalitos (2) se trouvaient piégés dans les filets chaque fois qu’on les remontait. Généralement, il n’y en avait aucun. J’avais appris à attraper les cornalitos, qui me laissaient des écailles brillantes sur les mains, et je les mettais dans un sceau. J’aimais l’odeur de la pâte que les pêcheurs au carrelet jetaient de temps à autre à l’eau pour les attirer. Sur la jetée, on ne pêchait que des emissoles gatuso.

Projet Margaux 10 – phrases 3-4

Una patada en el trasero, un brazo enyesado y un botellazo en la rodilla, no fueron suficientes para despertar. 20 días para una audiencia tras amenazas de muerte. 4 testigos, 2 familias des- concertadas y un fiscal haciéndose cargo de un final triste.

Traduction temporaire :
Un coup de pied dans le derrière, un bras dans le plâtre et un coup de bouteille dans le genou ne suffirent pas à m'ouvrir les yeux. 20 jours d'audience à cause de menaces de mort. 4 témoins, 2 familles sous le choc et un procureur en charge d'une triste fin.

Projet Justine / Vanessa – phrase 149

Notre dame de Paris construido hace más de ochocientos años por Maurice de Sully y apoyado por el rey Luis VII guardaba en sus góticas construcciones el desafío simbólico que nadie en siglos logró descifrar.

Traduction temporaire :
Construite il y a plus de huit-cent ans par Maurice de Sully et commanditée par le roi Louis VII, Notre-Dame de Paris renfermait dans son architecture gothique le défi symbolique que personne, au fil des siècles, n'était parvenu à déchiffrer.

lundi 6 octobre 2014

Projet Loïck 2 – titre + phrase 1

Rosa Moinis

Obediencia


Juana obedeció a sus padres aceptando a José como esposo, abandonando al amor que la esperaba todas las noches desde hacía meses.

Traduction temporaire :

Rosa Moinis

Obéissance

Juana obéit à ses parents en acceptant José pour époux, renonçant ainsi à l'amour qui l'attendait toutes les nuits depuis des mois.






Projet Joachim 3 – phrase 89

Escuchaba su respiración agitada y entrecortada, la respiración de un animal en el silencio del ascensor,  la caja hermética gris, sin espejos, mi mirada en el suelo, mi bronca, las ganas de romperle la cabeza contra la puerta y el tipo que me hablaba y me deseaba suerte.

Traduction temporaire :
J'écoutais sa respiration agitée et entrecoupée : la respiration d'un animal dans le silence de cet ascenseur – sa cage hermétique, grise, sans miroirs – mon regard fixé sur le sol, ma rage, mon envie de lui fracasser la tête contre la porte, et lui, qui me parlait, me souhaitait bonne chance.

Projet Hélène 2 – phrases 135-136

Dos años después, cuando Luiz padre –apresurado por una salud minada por la diabetes– decidió jubilarse y dejar la dirección en sus manos, Luizinho consideró que ya la experiencia le había enseñado todo lo que debía sobre negocios, y la idea universitaria nunca se le volvió a plantear como un infortunio del que debiera arrepentirse. Tenía en Nuria a una esposa dulce y convencional. 

Traduction temporaire :
Deux ans plus tard, quand Luiz père décida – contraint et forcé à cause d’une santé minée par le diabète – de prendre sa retraite et de laisser la direction entre ses mains, Luizinho considéra que son expérience lui avait appris tout ce qu’il devait savoir en matière de commerce ; alors, la question de l’université ne revint plus jamais sur le tapis, comme un revers de fortune auquel il faut se résigner. Il avait trouvé en Nuria une épouse douce et conventionnelle.

Projet Audrey 4 – phrases 102-105


—Oiga oiga, eso no es lo que pasó. Vengo apurado y con hambre y esta señora me recibe con un chiste, además sabe que me incomodan programas como el suyo, y aun así se empecina en verlo… se demoró en traer mi comida por estar parada como una descerebrada poniéndole cuidado a otra descerebrada. Y mire: me hicieron retrasar. Ahora me pondrán la tercera falta de la semana por su culpa…

Traduction temporaire :
— Attendez, attendez, c'est pas comme ça que ça s'est passé. J'arrive, je suis pressé, j'ai faim et cette dame me reçoit en se moquant de moi. En plus, elle a beau savoir que les émissions comme la vôtre me dérangent, elle s'obstine à vouloir la regarder… Elle a mis du temps à m'apporter mon repas parce qu'elle gobait les images comme une écervelée qui écoute une autre écervelée. Résultat, vous avez tous réussi à me mettre en retard. Du coup, à cause de vous, je vais me faire taper sur les doigts pour la troisième fois de la semaine…

Projet Elena / Céline – phrases 45-47

El juego consistía en po­nerme en cuclillas y estirar el pullóver, que me quedaba grande, hasta que me tapaba comple­tamente las piernas, enganchado en el borde de los zapatos. Otra manera de protegerme del viento era poner­me contra una de las paredes de la casilla que había en la punta del muelle. Cambiaba de pared según cambiaba la direc­ción del viento.

Traduction temporaire :
Le jeu consistait à m'accroupir et à tirer sur le pull, déjà trop grand pour moi, jusqu'à ce que, coincé sous mes chaussures, il recouvre complètement mes jambes. Pour me protéger du vent, j'avais une autre astuce : m’adosser à l'un des murs de la cabane au bout de la jetée. Je changeais de mur en fonction de la direction du vent.

Projet Elena 7 – phrases 217-224


Mi hermana sospechaba que la mujer también orinaba junto con sus perros en la rejilla. Y algo más que no puedo contarte porque no me creerías. En otro e-mail le pregunté por los daños en la casa. Hay hongos en todas las paredes y estamos aterrados de que el techo se nos caiga encima. Papá y mamá tuvieron que mudarse al que era tu cuarto, el único al que no llega el agua. La humedad literalmente está matando a papá. Cada vez está peor de su enfisema. En fin, la ruina de la casa Usher. 

Traduction temporaire :
Ma sœur soupçonnait la femme d'imiter ses chiens en urinant dans la grille. Et encore autre chose que je ne peux pas te raconter parce que tu ne me croirais pas. Dans un autre e-mail, je l'interrogeai sur les dégâts dans la maison. Les murs sont couverts de champignons et nous sommes terrorisés à l'idée que le plafond nous tombe sur la tête. Papa et maman ont dû déménager dans ton ancienne chambre, la seule où l'eau ne s'est pas infiltrée. L'humidité est littéralement en train de tuer papa. Son emphysème s'est aggravé. Bref, la ruine de la maison Usher.

Projet Hélène 3 – phrases 138-140

A lo largo de décadas, el régimen había podido integrar ambos. Las granjas no eran un mundo lejano sino que abastecían de comida a los habitantes. Aliaksei siempre desconfió del régimen pero no podía negar que las cosas habían mejorado sobre todo desde el 78, cuando se inauguró la planta.

Traduction temporaire :
Au fil des décennies, le régime avait réussi à les faire fusionner. Les fermes, qui fournissaient les habitants en nourriture, ne constituaient plus un monde lointain. Aliaksei, qui s’était toujours méfié du gouvernement, ne pouvait nier que la situation s’était améliorée, surtout depuis 1978, lorsque la centrale avait été inaugurée.

Projet Élodie 9 – phrases 67-71

Raúl sale corriendo y se encierra en su cuarto, prende la televisión y pone fuerte el volumen, como si quisiera aturdirse. En este momento recuerdo lo que dice mi psicóloga, Costanza.
—Tenés que tomar conciencia de que sos violenta, de que el abuso que viviste te convirtió en esta persona que sos ahora, pero podés revertirlo. —Se sienta a mi lado en el sillón y me acaricia despacio, me habla un rato largo; quizá tiene razón: me transformé en un monstruo, golpeo a quienes más amo, a mis hijos. ¿Y si eso era lo que le pasaba a papa, será así, que golpeas a las personas más amadas.

Traduction temporaire :
Raúl s'en va en courant et s'enferme dans sa chambre où il allume la télévision et met le son très fort, comme s'il voulait s'étourdir. À ce moment-là, je me rappelle ce que dit Costanza, ma psychologue.
— Tu dois prendre conscience que tu es violente, que les abus que tu as subis t'ont transformée en cette personne que tu es maintenant. Mais tu peux changer.

Elle s'assied à côté de moi sur le fauteuil, me caresse doucement et me parle un long moment. Elle a peut-être raison : je suis devenue un monstre, je frappe ceux que j'aime le plus, mes enfants. Et si c'était ce qu'il se passait pour papa ? Ce sera donc toujours comme ça ? Tu frappes les personnes que tu aimes le plus ?

Projet Marine 1 – phrases 12-16

Aunque sea unos pasos. De liberar la energía contenida. A veces, cuando no había nadie mirando, corría. Pero cuando me veías, tenía que reprimir la carrera, entonces agarraba un trapito que siempre llevaba en el bolsillo y lo arrugaba con fuerza. Eso me ayudaba a superar el momento.

Traduction temporaire :
Même si ce n'est que quelques pas. Histoire de libérer l'énergie contenue. Parfois, quand il n'y avait personne qui regardait, je courrais. Mais lorsque tu me voyais, je devais retenir ma course, alors j'attrapais un petit chiffon, que j'avais toujours dans la poche et le froissais vigoureusement. Cela m'aidait à surmonter ce moment.

dimanche 5 octobre 2014

Projet Florian 4 – phrases 19-21

Meto la mano en el bolsillo, saco todo mi dinero, es mucho pero ella me dice que no llevo bastante para comprar siquiera el papel de seda. Entonces empiezo a olvidar todo: a mi abuela, el baño en el mar y la cuchara. Trato de recordar y ya no puedo.

Traduction temporaire :
Je mets la main dans ma poche, j'en sors tout mon argent, ce qui représente une somme rondelette, mais elle me dit que je n'ai même pas assez pour acheter le papier de soie. Alors, je commence à tout oublier : ma grand-mère, le bain de mer et la cuillère. J'essaie de me les rappeler bien que désormais, je n'y arrive plus

samedi 4 octobre 2014

Projet Elena / Céline – phrases 42-44

En ocasiones muy especiales papá compraba calamaretes y los ponía en el congelador: carnada de lujo. En el muelle había siempre mucho viento. Yo me ponía un pullóver muy gordo de color amarillo mostaza que me había tejido mamá y jugaba a hacerme canasta.

Traduction temporaire :
Pour certaines occasions très spéciales, papa achetait des petits calamars qu'il conservait au congélateur : des appâts de luxe. Sur la jetée, il y avait toujours beaucoup de vent. Je mettais un épais pull jaune moutarde que maman m’avait tricoté et je jouais à me transformer en panier.

Projet Justine 3 – phrases 13-15

Dedicaba todo mi tiempo, en la oficina o en mi casa, sentado frente a mi computadora, a analizar empresas, a descubrir las verdades ocultas de un balance semestral. Construí alrededor de mí un muro de ojos que esperaban demasiado de mi trabajo. Al principio, no sentía presión alguna, sólo el halago de ser observado con atención.

Traduction temporaire :
Chez moi ou au bureau, je passais mon temps assis devant mon ordinateur, à expertiser des entreprises, à débusquer les vérités cachées dans un bilan semestriel. J’avais construit autour de moi un mur d’yeux qui attendaient bien trop de mon travail. Au début, je ne ressentais aucune pression, j’étais seulement flatté d’être aussi attentivement observé.

Projet Justine / Maxime – phrases 187-188

Dejó el arma sobre el tubo criogénico, se acercó a la palanca del interruptor y la envolvió con sus dedos. Antes de cortar la energía apoyó la frente sobre los puños cerrados. Intentando no escuchar el balbuceo de Carlon, se preguntó si el desesperado y mortal intento de este por frenar la decadencia de la moral humana había sido en verdad una deliberada injusticia.

Traduction temporaire :
Il posa son arme sur le tube cryogénique, s’approcha de la commande de l’interrupteur et l'enveloppa de ses doigts. Avant de couper l’alimentation, il appuya son front sur ses poings serrés. Essayant de faire abstraction de ce que bredouillait Carlon, il se demanda si la tentative désespérée et mortelle de ce dernier pour freiner la décadence de la morale humaine avait réellement été une injustice délibérée.

Projet Florian 4 – phrases 17-18

Se vende el hule de flores de la mesa de la cocina, la cuchara doblada que ponía mi nombre, el libro de cuentos de Perrault cuyos dibujos calcaba con papel de seda. La abuela Manuela sigue sin reconocerme y ahora me enseña el flotador con un pato con el que me bañé por primera vez en el mar y unos discos de 45 de Peter Pan y Barba roja.

Traduction temporaire :
On y vend de la toile cirée à fleurs pour table de cuisine, la cuillère tordue qui portait mon nom, le livre de contes de Perrault dont j'imitais les illustrations sur du papier de soie. Grand-mère Manuela ne me reconnaît toujours pas et elle me montre à présent la bouée en forme de canard avec laquelle je m'étais baigné pour la première fois dans la mer et certains des 45 tours en vinyl de Peter Pan et Barberousse.

Projet Justine / Vanessa – phrases 147-148

Los hermanos se habían disfrazado de policías y no les fue difícil entrar hasta la vista aérea del arco y en pocos instantes acordonaron una parte de la terraza, prohibieron a los turistas acercarse y empezaron a extraer la piedra de sus cimientos. En escasos minutos los hermanos recuperaron un objeto cilíndrico de unos 60 centímetros de longitud y salieron del lugar con dirección a la iglesia madre, Notre Dame de Paris.

Traduction temporaire :
Les frères s'étant déguisés en policiers, il ne leur fut pas difficile de pénétrer jusqu'au panorama de l'Arc. En l'espace de quelques instants, ils bouclèrent une partie de la terrasse, interdirent aux touristes de s'approcher, et commencèrent à desceller la pierre. À peine quelques minutes plus tard, ils récupérèrent un objet cylindrique d'environ 60 mètres de long et partirent en direction de l'église-mère du diocèse, Notre-Dame de Paris.

Projet Hélène 2 – phrase 133-134

Cinco meses después aceptó dejar la universidad con la promesa de recuperarla más tarde. Empezó a trabajar en la tienda de su padre, un próspero bazar de ultramarinos, donde se estrenó como auxiliar contable, y fue ascendiendo hasta ocupar el puesto de gerente administrativo.

Traduction temporaire :
Cinq mois après, il accepta d’arrêter l’université en se faisant la promesse d’y revenir plus tard. Il commença à travailler dans la boutique de son père, une épicerie prospère, où il fit ses premiers pas comme aide-comptable, puis monta en grade, jusqu’à occuper le poste de gérant.

Projet Agathe 2 – titre + phrases 1-2

EMA HERNÁNDEZ

Disfraces

María con su traje de dueña de casa se apresura en sus quehaceres.
Martín con su traje de escolar, estudia en su pieza.

Traduction temporaire :

EMA HERNÁNDEZ

Déguisements

Dans sa tenue de maîtresse de maison, María s'affaire à ses tâches.

Dans son uniforme d'écolier, Martín étudie dans sa chambre.

Projet Justine / Maxime – phrases 185-186

Aguinaga caminó hasta el sustentador criogénico y contempló su propio rostro detrás del acrílico. Recordó a Garnier corriendo, y cuánto le había costado reconocerlo. También reconoció el instante, ese mismo, en el que comenzaban a flaquear sus convicciones, y no quiso ni imaginarse en semejante situación.

Traduction temporaire :
Aguinaga avança jusqu’au sustentateur cryogénique et contempla son propre visage derrière l’acrylique. Il se rappela Garnier, courant, et combien il avait eu du mal à le reconnaître. Il reconnut aussi l’instant où ses convictions avaient commencé à vaciller, mais ne voulut surtout pas s'imaginer dans une situation pareille.  

vendredi 3 octobre 2014

Projet Audrey 4 – phrases 97-101

—Gracias mija, gracias. Recuérdanos tu nombre por favor.
—Moma Octavia de Las Casas, señorita Aura.
—Bien—dijo Aura dejando a un lado la carpeta con la investigación de la chica adicta al alcohol antiséptico—¿Qué tenemos aquí, señoras y señores? Moma Octavia de Las Casas, humilde mesera de un restaurante, es violentada verbalmente por un muchacho sin modales, por un maleducado que se cree que su malgenio es la excusa para tratar a todos a las patadas.

Traduction temporaire :
— Merci, ma petite, merci. Rappelle-nous ton prénom, s'il te plaît.
— Moma Octavia de Las Casas, Mademoiselle Aura.

— Bien, répondit Aura en posant à côté d'elle le dossier de la fille accro à l'alcool antiseptique. Qu'avons-nous ici, Mesdames et Messieurs ? Moma Octavia de Las Casas, humble serveuse dans un restaurant, est agressée verbalement par un jeune homme sans manières et mal élevé qui estime que son mauvais caractère est une excuse suffisante pour traiter les gens comme des chiens.

Projet Elena 7 – phrases 212-216

(blanco)

Pasaron algunos años más. ¿Cuántos? Los suficientes como para que las cartas de mi hermana, con su letra redonda y consoladora, se convirtieran en mensajes de e-mail, cada vez más cortos, como si le avergonzara tener sólo malas noticias. Habían iniciado un juicio contra la gente de arriba, que se arrastraba en los tribunales sin avanzar un paso. En represalia, la mujer de la planta alta dejaba durante horas abierta la canilla de la terraza, con una manguera sobre la grieta, y el agua ya caía ahora en cascadas dentro de nuestra casa.

Traduction temporaire :
(blanc)

Quelques années s'écoulèrent encore. Combien ? Suffisamment pour que les lettres de ma sœur, d'une graphie ronde et apaisante, deviennent des e-mails, de plus en plus courts, comme si elle avait honte de me donner uniquement de mauvaises nouvelles. Ils avaient intenté un procès contre les voisins du haut, mais cela s'éternisait dans les tribunaux. En représailles, la femme laissait le robinet de la terrasse ouvert pendant des heures, plaçant le tuyau pile sur la fissure, l'eau ruisselant chez nous en cascade.

Projet Florian 4 – phrase 15-16

Los espejos muestran mi rostro cuando daba mis primeros pasos y la cara de mi hermana Marta adornada por dos chapetes tan rojos como los lazos de sus trenzas. Sale una dependienta, es la abuelita Manuela pero no me reconoce.

Traduction temporaire :
Les miroirs présentent la figure que j'avais quand je faisais mes premiers pas ainsi que le visage de ma sœur, paré de deux taches de fard à joues aussi rouges que les rubans dans ses tresses. Une vendeuse apparaît, il s'agit de mémé Manuela, mais elle ne me reconnaît pas.

Projet Émilie 5 – phrases 93-96

El pelaje gris disminuía en la muñeca y la palma abierta era pura piel rosada, con las líneas y los nacimientos de los dedos bien marcados, casi como una palma humana pero diminuta. Tenía las uñas redondas, iguales a las uñas de cualquier hombre aunque de color negro. El papión pedía tutucas. Estaba acostumbrado a que los visitantes se las tiraran, pero la señora Ema no tenía.

Traduction temporaire :
Le pelage gris était clairsemé sur le poignet, et la paume ouverte n’était plus qu'une surface de peau rosée, les lignes parfaitement dessinées et la base des doigts bien marquée, comme une minuscule main humaine. Les ongles étaient arrondis, pareils à ceux de n’importe quel homme, mais noirs. Le babouin réclamait du pop-corn. Il était habitué à ce que les visiteurs lui en jettent, malheureusement, madame Ema n’en avait pas.

Projet Justine 3 – phrases 9-12

Y todo esto quería celebrarlo cada mes y yo me ahogaba de tantas efemérides y tontas celebraciones. Sobre todo porque entonces estaba obsesionado con mi trabajo. Quería llegar a la gerencia financiera antes de cumplir los treinta y cinco años. Estaba seguro de que podía lograrlo. Había hecho ganar mucho dinero a la empresa, primero con mis informes, y después con mis inversiones, cuando tuve la autorización para hacerlas.

Traduction temporaire :
Et elle voulait fêter ça chaque mois. Sauf que moi, toutes ces dates anniversaires et ces célébrations idiotes m’étouffaient. Surtout qu’à cette époque-là, j’étais littéralement obsédé par mon travail. Je voulais obtenir le poste de directeur avant d’avoir trente-cinq ans. J’étais sûr d’y arriver. J’avais fait gagner beaucoup d’argent à l’entreprise grâce à mes rapports d’abord, puis, quand j’en avais eu l’autorisation, grâce à mes investissements.

Projet Elena / Céline – phrases 37-41

En la caja verde había también magrú, que usábamos de carna­da. A veces Papá me dejaba cortar el magrú, pero siem­pre lo encarnaba él porque tenía miedo de que me lastimara con los anzuelos. (Papá siempre tenía miedo de que yo me lastimara. Por esa época había in­ventado un protector de alambre que se ponía en la hoja del cuchillo para que yo aprendiera a pelar naranjas sin cortarme). El magrú tiene un olor fuerte y mamá se enojaba cuando veía la caja de pesca dentro de la casa. La guardá­bamos en el baúl del auto.

Traduction temporaire :
Dans la boîte verte, il y avait aussi des maquereaux, qui servaient d’appâts. Parfois, papa me laissait les découper, mais c’est toujours lui qui les accrochait à l’hameçon, de peur que je me blesse. (Papa avait toujours peur que je me blesse. À cette époque, il avait inventé une protection en fil de fer, qu’il plaçait sur la lame du couteau pour que j’apprenne à peler des oranges sans me couper.) Mais le maquereau, ça sent sent fort et Maman se fâchait quand elle voyait la boîte à pêche dans la maison. On la laissait donc dans le coffre de la voiture.

Projet Victor 2 – phrases 14-18


-Yo soy la hija del dios del mar y vivo con mi padre en el Palacio del Dragón, allende los mares. No fue tortuga la que pescaste poco ha y tan generosamente pusiste de nuevo en el agua en vez de matarla. Era yo misma, enviada por mi padre, el dios del mar, para ver si tú eras bueno o malo. Ahora, como ya sabemos que eres bueno, un excelente muchacho, que repugna toda crueldad, he venido para llevarte conmigo. Si quieres, nos casaremos y viviremos felizmente juntos, más de mil años, en el Palacio del Dragón, allende los mares azules.

Traduction temporaire :
— Je suis la fille du dieu de la mer et je vis avec mon père dans le Palais du Dragon, au-delà des mers. Ce n’était pas une tortue que tu as pêchée tout à l’heure, puis généreusement remise à l’eau plutôt que de la tuer, mais moi, envoyée par mon père, le dieu de la mer, pour déterminer si tu étais bon ou mauvais. À présent, comme nous savons que tu es bon, un garçon admirable, qui refuse la moindre cruauté, je suis venue pour te ramener avec moi. Si tu le souhaites, nous nous marierons et vivrons heureux ensemble, pour plus de mille ans, dans le Palais du Dragon, au-delà des mers bleues.

Projet Sabrina 4 – phrases 27-29

Es curioso que dos hermanos podamos ser tan diferentes, ¿usted y madre nunca lo han hablado? Yo siempre de broma, sin dar a nada la importancia que se merece, y ella tan seria, ajena a todo, solitaria. Y yo culpaba a los genes de la abuela, ¿no lo entiende?

Traduction temporaire :
C'est drôle comme un frère et une sœur peuvent être aussi différents. Vous et mère n'en avez jamais parlé ? Moi, toujours à plaisanter, prenant tout à la légère alors qu'elle, elle semblait si sérieuse, étrangère au monde, solitaire. Et dire que je mettais cela sur le dos des gènes de grand-mère. Vous comprenez ?

Projet Julie – phrases 125-129

Salió al exterior. La noche de luna se derramaba sobre el flanco ladeado de su morada y sobre las lápidas del cementerio. Vio con sorpresa que se acercaban dos siluetas por el camino. Pensó en los aldeanos y su misión de venganza, y se maldijo por su mala suerte: estaba demasiado débil, y no podría defenderse. Pero se dio cuenta de que las dos siluetas no eran de los pobladores, sino de los habitantes redivivos del cementerio: las bocas babeantes y los ojos vidriosos, sumados a los jirones de sus prendas, no dejaban lugar a dudas.

Traduction temporaire :
Il sortit. La nuit de pleine lune se déversait sur le flanc incliné de sa demeure et sur les pierres tombales du cimetière. C'est avec surprise qu'il vit s'approcher deux silhouettes sur le chemin. Il pensa aux villageois et à leur expédition vengeresse, et maudit sa malchance : il était trop faible et ne pourrait pas se défendre. Cependant, il se rendit compte qu'elles n'étaient pas celles des paysans, mais celles des habitants ressuscités du cimetière : leurs bouches maculées de bave et leurs yeux vitreux, ajoutés aux lambeaux de leurs vêtements, ne permettaient pas d'en douter.

Projet Caroline 2 – phrases 111-115

—Durante los últimos meses hemos venido detectando fuertes movimientos por sus dominios —respondió Asmodeo—. Parece ser que un gran contingente de ángeles se está desplazando al Monte Sión. Es presumible que también él se dirija allí.
—Abandona su morada —murmuró Samael.
Azazel se levantó de su asiento con cierta inseguridad y habló:

Traduction temporaire :

— Ces derniers mois, nous avons détecté d'importants mouvements sur ses territoires, répondit Asmodée. Il semble qu'un grand contingent d'anges soit en route vers le Mont Sion. On peut supposer que lui-même s'y dirige.
— Il quitte sa demeure, murmura Samaël.
Azazel se leva d'un air mal assuré et dit :

Projet Nancy 3 – phrases 173-183

La acompañe a la calle. Lottie había adelgazado, tenía el cabello despeinado y los ojos hinchados, casi inexpresivos.
—¿Te acuerdas de mí? —le pregunté.
—No —dijo con un tono distraído pero con absoluta certeza.
—¿Cómo te llamas? —dije. Cualquier otra persona hubiese tomado esa pregunta por tonta.
— ¡Oh!, me dicen Lottie, — respondió en voz baja.
Abrí mi billetera y le entregué los tres  billetes que tenía. Ella los arrugó con una mano y los metió en su bolso de plástico negro. Quise besarla pero me contuve. La vi alejarse con esos huesos frágiles por la avenida larga y fría cuando una ráfaga de viento trajo un olor a canela y sándalo.

Traduction temporaire :

Je l'ai raccompagnée dehors. Elle avait maigri, ses cheveux étaient ébouriffés et ses yeux gonflés, presque inexpressifs.
— Tu te souviens de moi ?
— Non, a-t-elle assuré sur un ton distrait.
— Quel est ton prénom ?
N'importe qui d'autre aurait trouvé cette question idiote.
— Oh ! On me surnomme Lotie, a-t-elle répondu à voix basse.
J'ai ouvert mon portefeuille et lui ai tendu les trois billets qui s'y trouvaient. Elle les a froissés avant de les ranger dans son sac en plastique noir. J'ai eu envie de l'embrasser, mais me suis retenu. Je regardais ses os fragiles s'éloigner sur l'avenue longue et froide quand une rafale de vent m'a apporté une odeur de cannelle et de bois de santal.

mercredi 1 octobre 2014

Projet Hélène 3 – phrases 130-137

8

Pripyat no era como otras ciudades cerca de Moscú, mucho menos como Kiev. La vida era menos agitada ahí. Años antes, la ciudad había sido un lugar tranquilo para vivir. El régimen la había modelado con los lemas de la revolución. Todas las casas iban a ser construidas de la misma manera. La misma cantidad de espacio, el mismo número de cuartos, la misma altura. También habría un colegio muy cercano para los niños de los obreros, un centro de comercio equidistante de las casas y de los edificios de departamentos. El campo era parte de la misma ciudad.

Traduction temporaire :

8


Pripyat n’était pas comme les autres villes proches de Moscou, encore moins comme Kiev. La vie y était moins tumultueuse. Il y a quelques années, c'était un vrai havre de paix. Le régime l’avait modelée à partir des slogans de la révolution. Toutes les maisons devraient être construites à l'identique : la même superficie, le même nombre de pièces, la même hauteur. Il y aurait aussi un collège à proximité, pour les enfants des ouvriers, un centre commercial équidistant des pavillons et des barres d'immeubles. La campagne faisait partie intégrante de la cité.