mardi 21 octobre 2014

Projet Elsa 3 – phrases 12-13

Es mi primera ópera, le digo, a lo que me responde que no será la última y que la disfrute. Comienzan los primeros sonidos de la orquesta.

Traduction temporaire :
C'est mon premier opéra, lui dis-je, ce à quoi il me répond que ce ne sera pas le dernier et qu'il faut que j'en profite. Les premiers accords de l'orchestre retentissent.

La chanson du mardi – choisie par Elena

Serú Girán - Seminare

lundi 20 octobre 2014

Projet Elena / Céline – phrases 59-62

Tomaba la medida con los pasos: cada paso era un metro. Yo deseaba que los tiros fueran muy largos pero nunca pasaban de los setenta me­tros. Me acuerdo clarito de la distancia que había entre las huellas de papá, setenta metros más o menos a lo largo de la playa. Y sin em­bargo, mi papá se murió. ¿No es increíble?

Traduction temporaire :
Il mesurait le résultat avec des enjambées : chaque pas équivalait à un mètre. Moi, j’avais envie qu'il réussisse à aller très loin, or ça ne dépassait jamais les soixante-dix mètres. Je me souviens parfaitement de la distance qu'il y avait entre chacune de ses traces de pas sur environ soixante-dix mètres, le long de la plage. Et pourtant, mon papa est mort. Incroyable, non ?

Projet Julie M – titre + phrases 1-2

LORENA DÍAZ

27 de febrero

Mamá arrancó con mi hermanito en brazos. Pensó que la seguiría, pero con el alboroto no me atreví.

Traduction temporaire :


LORENA DIAZ

Le 27 février

Maman m'arracha mon petit frère des bras. Elle pensa que je la suivrais, mais au milieu de toute cette agitation, je n'osai pas.

Projet Elena 7 – phrase 232

Y dos horas más tarde estaba cenando con ellos en un restaurante mexicano -elegido, supuse, como un gesto entre condescendiente y cordial por la resonancia latina de mi apellido- para la parte más importante de la prueba: la conversación en la mesa, los modales durante la comida, el test de la carta de vinos.

Traduction temporaire :
Et deux heures plus tard, je dînais avec eux dans un restaurant mexicain – choix effectué, je suppose, dans un geste mi-condescendant, mi-cordial à l'égard de la consonance latine de mon nom –, pour la partie la plus importante de l'épreuve : la conversation à table, les manières durant le repas, le test de la carte des vins.

Projet Sabrina 4 – phrases 34-40

Escuche un momento. Sí, son pasos allá fuera, alguien se acerca. Dios, como odio el sonido de este timbre, nunca me gustó. No se lo dije por no ofenderle ya que sé que usted lo escogió con cariño, pero imagino que ahora todo eso da igual. Están a punto de entrar. Supongo que, cuando no abramos, la policía terminará por forzar la puerta. Iré a buscar una manta para cubrirle antes de que entren, no quiero que le vean así.

Traduction temporaire :
Tendez l'oreille. Oui, ce sont bien des pas, là-bas, dehors ; quelqu'un s'approche. Dieu que je déteste le bruit de cette sonnette ; je ne l'ai jamais aimé. Je ne vous l'ai pas dit pour ne pas vous blesser, car je sais que vous l'avez choisi avec soin. Mais j'imagine que maintenant, tout cela importe peu. Ils sont sur le point d'arriver. Je suppose qu'en voyant que nous n'ouvrirons pas, la police finira par enfoncer la porte. J'irai vous chercher une couverture avant qu'ils n'entrent ; je ne souhaite pas qu'on vous voie ainsi.

Projet Nadia – phrases 77-78

No hay un exilio sino dos. No hay escritores, músicos, pintores del exilio europeo, asiático, africano, sudamericano o norte - americano, sino que hay también el exilio más en carne viva e insomne, el exilio doméstico del artista que se quedó en la tierra porque no quiso, no pudo, no se atrevió a salir, también de aquél que, lanzando su palabra de socorro y ayuda, de fraternal ayuda a amigos, colegas, cómplices, camaradas, sólo recibió en respuesta el más absoluto silencio.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Hélène 3 – phrases 153-163

 9


La noche lo sorprendió en un lugar sin nombre. Una pequeña casa se alzaba a pocos metros. Entró en ella y ahí se protegió de la baja temperatura. Al siguiente día, cuando las primeras luces lo despertaron, recorrió la casa. Los platos, los cubiertos, algunas tazas corroídas y llenas de polvo adornaban el centro de una mesa de madera. En el dormitorio, un viejo vestido antes rojo ahora decolorado por la luz del sol, se confundía con el color a tierra que impregnaba toda la habitación. El anciano miró desde la ventana el jardín abandonado que se mezclaba con el bosque. Aliaksei salió de la casa y reemprendió el viaje. “Estas eran tierras buenas”, pensó callando. “Nadezhda solía vivir por estas zonas. Pero Nadezhda ya no debe de vivir en estas zonas”.

Traduction temporaire :
9

La nuit le surprit dans un lieu sans nom. À quelques mètres, se dressait une petite maison. Il y entra pour se protéger du froid. Le lendemain, lorsque les premières lumières le réveillèrent, il parcourut les lieux : les assiettes, les couverts, quelques tasses rouillées et pleines de poussières agrémentaient le centre de la table en bois. Dans la chambre, une vieille robe autrefois rouge, et à présent décolorée par les rayons du soleil, rappelait la couleur terre qui dominait. À travers la vitre, le vieil homme regarda le jardin abandonné ne faire plus qu'un avec la forêt. Aliaksei sortit et se remit en route. « Ça, c’étaient de bonnes terres », se dit-il intérieurement. « Nadezhda vivait dans les parages. Mais, désormais, elle ne doit plus s'y trouver ».

Projet Victor 2 – phrases 26-31

Pero una mañana dijo Urashima a su mujer:
-Muy contento y satisfecho estoy aquí. Necesito, no obstante, volver a mi casa y ver a mi padre, a mi madre, a mis hermanos y a mis hermanas, Déjame ir por poco tiempo y pronto volveré.
-No gusto de que te vayas -contestó ella-. Mucho temo que te suceda algo terrible; pero vete, pues así lo deseas y no se puede evitar. Toma, con todo, esta caja, y cuida mucho de no abrirla. Si la abres, no lograrás nunca volver a verme.

Traduction temporaire :
Mais un matin, Urashima annonça à sa femme :
— J’ai beau être très heureux et satisfait ici, je dois retourner chez moi pour voir mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs. Laisse-moi partir pour quelque temps, je reviendrai bientôt.

— Je n’aime pas l’idée que tu t’en ailles. J’ai vraiment peur qu’il t’arrive quelque chose de terrible, mais va, puisque tel est ton souhait et qu’on ne peut l’empêcher. Toutefois, prends cette boîte et veille à ne pas l’ouvrir, ou tu ne pourras jamais me revoir.

Projet Caroline 2 – phrases 121-125

Ninguno de los presentes dijo nada, puesto que todos esperaban con expectación la respuesta de Satanás.

—No es ninguna sorpresa que haya espíritus que planeen desertar; y es que la razón principal por la que nos unimos para formar este vasto imperio ha dejado de tener sentido. Sabéis que conmigo siempre os habéis considerado libres para hacer vuestra voluntad. Precisamente por eso estáis conmigo. Y si ahora eso es lo que queréis no seré yo quien lo impida.

Traduction temporaire :

Tous se turent, car ils avaient hâte d'entendre la réponse de Satan.
— Il n'y a rien de surprenant à ce que certains esprits envisagent de déserter. En effet, la principale raison pour laquelle nous nous sommes unis afin de former ce vaste empire n'a plus de sens. Vous savez qu'avec moi, vous avez toujours été considérés libres d'agir selon votre volonté. C'est précisément pour cela que vous êtes avec moi. Et si à présent, c'est cela que vous désirez, ce ne sera pas moi qui l'empêcherai.

Projet Margaux 11 – titre + phrases 1-2

LUISA DE ROKHA

Gestos

Estuve esperando que la fuerza de mis miedos me llevaran a un pantano.
Dejé que mi vida fuese una bolsa de papel vacía.

Traduction temporaire :


LUISA DE ROKHA

« Grimaces »

J’espérai que la force de mes peurs me porterait jusqu’à un marais. Je laissai ma vie devenir un sac en papier vide.

mercredi 15 octobre 2014

Projet Sonita 16 – phrase 26

Pero los papeles eran viejas boletas, recibos de sueldos, tickets de supermercados y algunas cartas intercambiadas con mi tío Juan a propósito de la casa antes de que papá le cediera sus derechos y acciones por el cincuenta por ciento, cartas que por lo breves y secas denotaban la falta de comunicación, la distancia y hasta cierta rivalidad que había entre mi padre y su hermano.

Traduction temporaire :
Mais il n'y avait que de vieilles factures, des fiches de paie, des tickets de supermarché et quelques lettres échangées avec mon oncle Juan à propos de la maison, avant que papa ne lui cède ses parts et actions à hauteur de cinquante pour cent ; des lettres dont la brièveté et la sécheresse trahissaient le manque de communication, la distance et même une certaine rivalité qu'il y avait entre eux.

Projet Florian – phrases 29-33

Entonces salgo y me doy cuenta que ya no recuerdo ni la alineación del Madrid. En el siguiente puesto me venden mi primera nómina y un menú de mi boda, el álbum de mi viaje a Chile con Mercedes y una foto de mi padre. Y D. Francisco-el cura que nos casó para el cual también soy un desconocido- me los vende pero aunque saco el talonario me dice que no tengo bastante dinero. Sigo caminando y olvidando.

Traduction temporaire :
Alors je sors et me rends compte que je ne me rappelle même pas l'agencement de Madrid. À l'étal suivant, on vend mon premier bulletin de salaire et le menu de mon mariage, l'album photo de mon voyage au Chili avec Mercedes et un portrait de mon père. Et c'est le Dr. Francisco - le curé qui nous a mariés et pour lequel je suis également un parfait inconnu - qui me les vend, sauf que j'ai beau sortir mon chéquier, il me dit que je n'ai pas assez d'argent. Je me remets en route et continue d'oublier.

Projet Morgane 12 – phrases 101-102

No fue muy difícil entonces reconocernos entre esos adolescentes envilecidos que viajaban en la tolva de la camioneta y bajaron raudamente a enfrentarnos. Ahí, en medio de esa muchedumbre rubia y pelilarga que habitaba en la otra ribera de la playa, estábamos también nosotros, animalizados por el tedio y listos para dejarnos llevar aunque el azar y las circunstancias nos hubieran hecho las víctimas esa noche.

Traduction temporaire :
Il ne nous fut donc pas difficile de nous reconnaître en ces adolescents dépravés, voyageant dans la remorque d'une camionnette, qui descendirent rapidement pour nous affronter. Nous étions là, animalisés par l'ennui et disposés à nous laisser emmener, au milieu de cette foule à la longue chevelure blonde qui vivait sur l'autre rive de la plage, même si le hasard et les circonstances nous auraient fait passer pour les victimes cette nuit-là.

Projet Aurélie S – phrase 4

Por saber si las lágrimas eran un buen abono y, en general, por saber algo más de las setas, me compré un libro titulado “Delicias del micólogo”; y descubrí que, en mi coche, había nacido una variedad de níscalo de cuyas heridas mana un líquido rojo similar a la sangre.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Elena 7 – phrases 228-231


Del otro lado del mundo escuché la voz de mi hermana, en un tono desconocido, estrangulado por el llanto: había muerto mi padre. Puedo suspender esto, le dije, y tomar el primer avión que encuentre. Igual, no llegarías para el entierro, dijo mi hermana. Seguí mi viaje y cuatro horas después, delante de tres profesores de caras impasibles, me escuché hablar sobre Borges y la literatura inglesa con una seguridad sin fallas y recité largas citas de memoria, como si fuera un prodigio mecánico que todavía pudiera funcionar con las piezas rotas.

Traduction temporaire :
À l'autre bout du monde, j'entendis la voix de ma sœur, le ton m'était inconnu, étouffé par les sanglots : mon père était mort. Je peux tout mettre entre parenthèses, lui dis-je, et prendre le premier vol. De toute manière, tu n'arriverais pas à temps aux funérailles, répondit-elle. Je continuai donc mon voyage et quatre heures plus tard, devant trois professeurs à l'air impassible, je m'entendis disserter sur Borges et la littérature anglaise, avec un aplomb imperturbable, et débiter de longues citations par cœur, tel un prodige de mécanique, capable de fonctionner malgré ses pièces cassées.

Projet Nancy 4 – phrases 8-12

Y no es cuento. Más bien novela. O una que otra revista literaria, o de crónicas de viaje, que no es lo mismo que los folletines turísticos. Por su trabajo en un centro de investigación, debe leer tres periódicos al día, un boletín especializado en economía mundial, un manual de legislación laboral y semanalmente dos publicaciones con el acontecer científico de los países del primer mundo. Además de la investigación que esté asesorando en ese momento.

Traduction temporaire :
Mais pas des récits. Plutôt des romans. Ou quelques revues littéraires ou chroniques de voyage – ce qui n'a rien à voir avec les fascicules touristiques. Son travail dans un centre de recherches lui impose de lire trois journaux par jour, un bulletin spécialisé en économie mondiale, un manuel de législation du travail et deux publications hebdomadaires sur l'actualité scientifique des pays du premier monde. En sus de ses propres recherches.

Projet Élodie 9 – phrases 75-79

Costanza insiste. —Vos podés; empezá por ir a buscar los papeles, e irás rindiendo de a una materia por vez. —Ella cree que soy una mujer valiosa, término que usa siempre, y también me dice que tengo mucha ternura en el corazón, que podría cuidar bien a mis hijos, sin golpearlos—. Probá, probá, probá, probá. —Eso es lo que resuena en mi cabeza, sus palabras de aliento, su esperanza...

Traduction temporaire :
Costanza insiste :
— Tu peux le faire. Commence par aller chercher les documents et ensuite, tu rendras les matières les unes après les autres. Elle croit que je suis une mère courageuse, terme qu'elle utilise toujours, et me dit également que j'ai beaucoup de tendresse dans le cœur, que je pourrais m'occuper correctement de mes enfants, sans les frapper. Essaie, essaie, essaie, essaie. C'est ce qui résonne dans ma tête, ses mots d'encouragement, son espoir…

Projet Émilie 5 – phrases 129-138

Mucho más si se enteraba de la visita a los tigres. La señora Ema no supo qué contestar. Duilio aferró su mano y la arrastró tras de sí. Su pulso era firme y seguro. Subieron a una pequeña montaña, bajaron y se toparon con una construcción de paredes desteñidas. A un costado, a ras del suelo, había una puerta baja, de chapa, pintada de negro. Duilio la abrió. Métase por acá, dijo. No tenga miedo. En un rato cierra el zoológico y el público debe retirarse. A partir de ahí, será sólo para nosotros.

Traduction temporaire :
Et ce serait encore pire s’il apprenait qu’ils avaient rendu visite aux tigres. Madame Ema ne sut que répondre. Duilo la saisit par la main et l’entraîna derrière lui. Sa poigne était ferme et assurée. Ils montèrent en haut d'une petite colline, redescendirent et tombèrent sur une construction dont les murs étaient délavés. Sur un côté, au ras du sol, il y avait une petite porte en tôle peinte en noir. Duilio l’ouvrit. Entrez là-dedans, ordonna-t-il. N’ayez pas peur. Le zoo va bientôt fermer et le public doit s'en aller. Après, nous aurons le parc rien que pour nous.

Projet Jennifer G – titre + phrases 1-2

Patricia Nasello (Argentine)

Lo que quieras

Yo estaba de pie, él de rodillas. Sus manos en las mías, su mirada en mis ojos.

Traduction temporaire :

Patricia Nasello (Argentine)

Ce que tu voudras


Moi, j'étais debout, lui, à genoux. Ses mains sur les miennes. Son regard dans mes yeux.

mardi 14 octobre 2014

Projet Noemi 3 – phrases 38-40

En cuanto a él, no se quedaría atrás. El éxito de mamá acotaba cada día más su fracaso, y tanta comodidad lo llegó a incomodar. Justo cuando estaba por cumplirse un año de su arbitrario despido, decidió darle un mejor uso a las duras palabras de su ex jefe, las cuales aún botaban dentro de su cabeza.

Traduction temporaire :
Quant à lui, il ne serait pas en reste. Chaque jour, le succès de maman accentuait un peu plus son propre échec. En outre, tant de confort finit par le mettre mal à l'aise. Pile un an après son licenciement arbitraire, il décida de faire un meilleur usage des dures paroles de son ex-patron, qui résonnaient encore dans sa tête.

Projet Annelise 4 – phrases 9-11

Dormiría todas las noches contemplando aquel maravilloso paisaje y tal vez soñaría con él. ¡Oh, sí, ojalá entrara en sus sueños y permaneciera allí! Podría vivir feliz entre aquellos árboles, aunque fuera en la tierra onírica, aunque fuera solo con los ojos cerrados, aunque fuera no más que un recuerdo de cada amanecer.

Traduction temporaire :
Elle s'endormirait chaque nuit en contemplant ce merveilleux paysage et en rêverait peut-être. Oh oui ! Si seulement il entrait dans ses rêves et y restait ! Elle pourrait être heureuse parmi ces arbres, même si c'était sur une terre onirique, même si c'était seulement avec les yeux fermés, même si ce n'était qu'un souvenir à chaque lever du jour.  

Projet Hélène 2 – phrases 137-139

Y en Guilherme, que no dejaba de crecer, un futuro que le sonreía con los hoyuelos más hermosos y una perspectiva de la vida completamente nueva. El ciclo tranquilo que le ponían delante y que tendría que terminar a solas, era, después de todo, una promesa que aceptaba sin miedo ni alternativas. Era curiosamente un síntoma que –comprendía– formaba parte de la madurez, y que llegaba con sus pesados pies de hábitos silenciosos y pacientes, y que con ella el tiempo se suavizaba, elegía su ritmo y su propia forma.

Traduction temporaire :
Et en Guilherme, qui ne cessait de grandir, un futur qui lui souriait avec de belles fossettes, ainsi que de toutes nouvelles perspectives. Le cycle tranquille qui s'ouvrait devant lui et au bout duquel il devrait aller seul était, en fin de compte, une promesse qu’il acceptait sans crainte, ni faux-fuyants. Curieusement, il y voyait – de ce qu’il comprenait – un symptôme de maturité, arrivant à pas lourds, vêtus de silence et de patience, permettant au temps de s’apaiser, de choisir son rythme et sa propre forme.

Projet Lorena 9 – phrases 6-7

Se la veía volver con su bolsa de las compras, cabeza gacha mirando al suelo, tratando de es- cabullirse entre los árboles de las veredas, para que nadie pudiera saludarla, pisando las hojas secas, seria. Nunca una sonrisa.

Traduction temporaire :
On la voyait rentrer avec son sac de courses, tête basse, les yeux rivés au sol, tentant de filer entre les arbres du sentier pour que personne ne puisse la saluer, marchant sur les feuilles sèches, sérieuse. Jamais un sourire.

Projet Sabrina 3 – phrases 58-59

Esta flor de cristal –le dijo- fue durante siglos el desvelo de grandes hombres. Cantada por los poetas, quienes la convirtieron en soberana de su mundo imaginario, se adueñó hasta tal punto de su alma que muchos de ellos ansiaron sacrificarse inmolando su vida para que aquel reino adviniera a la realidad.

Traduction temporaire :
Cette fleur de cristal, lui dit-il, a été la cause de bien des insomnies pour de grands hommes pendant des siècles. Chantée par les poètes, qui l'érigèrent en reine de leur monde imaginaire, elle prit si bien possession de leur âme, que bon nombre d'entre eux désirèrent se sacrifier en s'immolant pour que son règne advienne.

Projet Victor 2 – phrases 22-25

Piensa en todo lo más bonito, primoroso y luciente que viste en tu vida, ponlo junto, y tal vez concebirás entonces lo que el palacio parecía. Y todo ello pertenecía a Urashima. Y ¿cómo no, si era el yerno del dios de la mar y el marido de la adorable princesa? Allí vivieron dichosos más de tres años, paseando todos los días por entre aquellos árboles con hojas de esmeraldas y frutas de rubíes.

Traduction temporaire :
Imaginez-vous les choses les plus belles, les plus ravissantes et les plus brillantes que vous ayez jamais vues, rassemblez-les et peut-être alors parviendrez-vous à vous représenter le palais. Et tout cela appartenait désormais à Urashima. Et pourquoi pas ? Après tout, il était le gendre du dieu de la mer et le mari de l’adorable princesse. En ce lieu, ils vécurent heureux plus de trois ans. Chaque jour, ils se promenaient parmi les arbres aux feuilles d’émeraudes et aux fruits de rubis.

Projet Émilie 5 – phrases 124-128

Ya casi no había sol. A la sombra de los eucaliptos se podía palpar el fresco de la noche. En los edificios frente al zoológico se prendieron las luces de un par de ventanas. Duilio le explicó a la señora Ema que había que hacerlo todo con gran sigilo. El director del zoológico era muy estricto con el personal y si lo veía hablando con un visitante podría castigarlo.

Traduction temporaire :
Il n’y avait presque plus de soleil. À l’ombre des eucalyptus, la fraîcheur de la nuit était palpable. Dans les immeubles en face du zoo, les lumières de quelques fenêtres s’allumèrent. Duilio expliqua à madame Ema qu’il fallait procéder incognito. Très strict avec le personnel, le directeur du zoo le sanctionnerait s’il le voyait en train de parler à un visiteur.

Projet Émeline / Justine 3 – phrases 18-19

Gonzalo fue llamado a la consulta de su cardiólogo, que aquella mañana se puso su sonrisa de doctor televisivo, la del bálsamo para el dictamen, para diagnosticarle que, si se cuidaba un poco y dejaba el tabaco y el café, y la sal, la carne, el vino, el sexo –esto sólo lo pensó-, la cardiopatía no sería letal hasta dentro de cinco o seis meses. Gonzalo ignoró la letra esquizofrénica de las recetas, cogió su libro y se fue a tomar un café.

Traduction temporaire :
Gonzalo a reçu un appel le convoquant au cabinet de son cardiologue, qui, ce matin-là, a affiché son sourire de médecin télévisuel, celui du baume destiné à faire passer la pilule, en l'occurrence pour le prévenir que s'il prenait un peu soin de lui et arrêtait le tabac et le café, le sel, la viande et le sexe – ça, il l'a juste pensé –, la cardiopathie dont il souffrait lui laisserait encore cinq ou six mois à vivre. Gonzalo a ignoré l'écriture schizophrène des ordonnances, a pris son livre et est allé boire un café.

lundi 13 octobre 2014

Projet Morgane 13 – texte entier

MARISOL IBARRA (Chili)

Perros que ladran

Fue lo de siempre, te sacaste la correa y me la amarraste al cuello. Tu rostro estaba sobre el mío tirando el tufo caliente.
Lo sentí duro entrar una y otra vez, mientras jalabas de la correa con tanta fuerza que apreté los párpados por el dolor que me causabas.
Antes del final, tomaste con tu otra mano el arma, la pusiste haciendo presión sobre mi es- tómago. ¡Mami! gritó ella. Al fin abrí los ojos para verla infinitamente frágil, asustada en el umbral de la habitación.
Corre a ver a tu perro, que está ladrando, le dije.
En cosa de segundos giré el arma contra tu miembro y lo sentí acabar en sangre, por última vez.

Traduction temporaire :


MARISOL IBARRA (Chili)

« Des chiens qui aboient »

Comme d'habitude, tu enlevas la laisse et tu l'attachas à mon cou. Ton visage était près du mien, soufflant de l'air chaud. Je le sentis pénétrer ma peau encore et encore, dur, pendant que tu tirais sur la laisse avec tant de force que je fermai les paupières de douleur.
Avant que cela ne s'arrête, tu saisis l'arme avec ton autre main et enfonças le canon dans mon estomac. Maman ! cria-t-elle.
J'ouvris finalement les yeux et je la vis, infiniment fragile, effrayée sur le seuil de la porte de la chambre. Cours voir ton chien, il est en train d'aboyer, lui ordonnai-je. En quelques secondes à peine, je retournai l'arme contre ton membre et je le sentis exploser en sang, pour la dernière fois.

Projet Justine / Vanessa – phrase 152

Mientras los hermanos traían el preciado objeto plateado por las calles de Paris en una patrulla que se abría paso con su sirena al máximo, entre los autos y transeúntes; nosotros entrabamos a la famosa cripta de la virgen María para extraer del interior de una losa que sostenía la cruz de la lamentaciones otro objeto con las mismas características del primero que se acercaba ya a la iglesia.

Traduction temporaire :
Tandis que les frères emportaient cet inestimable objet en argent à travers les rues de Paris, en un convoi qui se frayait un passage entre les voitures et les passants à grand renfort de sirènes hurlantes, nous, nous nous introduisions dans la célèbre crypte de la Vierge Marie, afin d'extraire de la brique qui supportait la croix des lamentations un autre objet ayant les mêmes caractéristiques que l'autre, déjà en chemin vers l'église.

Projet Baptiste 1 – phrase 3

Sólo, somos diversos: insectívoros, frugívoros, omnívoros; como los géneros literarios, los colores, los olores, las expresiones en los rostros… pero nos convirtieron en generalizadas leyendas hematófagas, por dos o tres especies que comparten sus gustos con mosquitos y zancudos.

Traduction temporaire :

Seulement voilà, nous sommes plurielles : insectivores, frugivores, omnivores ; à la manière des genres littéraires, des couleurs, des odeurs, des expressions sur les visages…, mais à cause de deux ou trois espèces ayant les mêmes goûts que les moustiques, on nous a toutes généralisées en légendes hématophages.

Projet Émilie 5 – phrases 113-123

Duilio salió de la jaula, cerró la puerta y le puso candado. Después, con disimulo, se acercó a la señora Ema y le susurró al oído:
Los tigres están en el depósito. La hembra se clavó una espina en la pata y hubo que doparla para hacer las curaciones. Al macho lo dormimos también porque solo se pone muy nervioso. ¿Quiere verlos?
¿Se puede?, preguntó la señora Ema.
Nada es gratis en esta vida, dijo Duilio. ¿Está dispuesta a pagar?
La señora Ema lo pensó un instante
Sí, estoy dispuesta, dijo al final.

Traduction temporaire :

Duilio sortit de la cage, referma la porte et mit le cadenas. Discrètement, ensuite, il s’avança ensuite vers madame Ema et lui murmura à l’oreille :
Les tigres sont dans la remise. La femelle s’est planté une épine dans la patte et il a fallu la droguer pour lui faire des soins. Nous avons aussi endormi le mâle, parce qu’il devient très nerveux quand il se retrouve tout seul. Voulez-vous les voir ?
C’est possible ? demanda madame Ema.
Rien n’est gratuit, dans la vie, répondit Duilio. Êtes-vous prête à y mettre le prix ?
Madame Ema réfléchit un instant.
Oui, je le suis, lâcha-t-elle finalement.

Projet Élise 3 – phrases 269-275

En el otro extremo, sin embargo, se agitó una turbulenta inquietud: lo único que podía mantener fuera del alcance de los Hermanos eran sus pensamientos, y ni siquiera estaba seguro de eso; no descartaba la existencia de un dispositivo incorporado al exoprot que fuera capaz de leer la mente.
—Ya llegan. Son tres. Sólo uno tiene armadura.
—¿De qué habla?
Eran tres y tenían a la chica. Bloqueaban la salida del callejón y avanzaban lentamente. El del exoprot estaba flanqueado por los otros dos; el de la derecha llevaba a la prostituta sujeta de un brazo. La chica no se resistía.

Traduction temporaire :

De l'autre côté, en revanche, il fut pris d'une turbulente inquiétude : la seule chose qu'il pouvait maintenir hors d'atteinte des Frères étaient son esprit, sans d'ailleurs en être pleinement sûr ; il n'écartait pas la possibilité de l'existence d'un dispositif incorporé à l'exoprot capable de lire ses pensées.
— Ils arrivent ? Ils sont trois. Un seul porte une armure.
— De quoi vous parlez ?
Ils étaient bien trois et retenaient la fille. Ils bloquaient la sortie de la ruelle et avançaient lentement. L'homme dans l'exoprot était flanqué de deux compagnons ; celui de droite portait la prostituée, maîtrisée avec un seul bras. Elle ne résistait pas.

Projet Elsa 3 – phrases 8-11

A mi izquierda, una localidad libre y, a mi derecha, un caballero. Huele a jazmines. Me da las buenas noches con una deliciosa voz. Me disculpo por haber sido la última en sentarme.

Traduction temporaire :
À ma gauche, une place libre et, à ma droite, un monsieur. Il sent le jasmin. Il me dit bonsoir avec une voix délicieuse. Je m’excuse d’avoir été la dernière à m’asseoir.

Projet Caroline 2 – phrases 116-120

—Me consta que algunos de los nuestros están murmurando sobre la posibilidad de una deserción masiva hacia los reinos del demiurgo. De todos es conocido que sus ángeles envejecen con más lentitud que nosotros. La razón de esto sigue siendo aún un misterio, pero lleva ocurriendo así desde que comenzó la degeneración masiva. El caso es que en estos momentos todos los demonios conocen este hecho, y circula el rumor de que muchos de ellos ya están pensando en someterse a Yavé. Éste ya ha dicho que no tomará medidas contra los desertores.

Traduction temporaire :
— Je suis sûr que certains d'entre nous évoquent à voix basse la possibilité d'une désertion massive vers les royaumes du démiurge. Comme chacun sait, ses anges vieillissent moins vite que nous. La raison à cela constitue encore un mystère, mais il en va ainsi depuis le début de la décadence générale. Il se trouve qu'en ce moment, tous les démons ont connaissance de ce fait, et le bruit court que nombre d'entre eux pensent à se soumettre à Yahvé. Celui-ci a déjà annoncé qu'il ne prendra aucune mesure à l'encontre des déserteurs.

Projet Sabrina 4 – phrases 25-33

No nos queda mucho tiempo, padre, por eso le cuento esto, para intentar que me comprenda. No quiero que me perdone, ya se lo he dicho, imagino que eso es imposible. Shhh, calle un momento, ¿no lo oye? Creo que suena el ascensor allá fuera. Sí, parece que sube. Imagino que serán ellos. La vecina les habrá llamado al escuchar sus gritos. Espero que cuando madre regrese, todo esté ya recogido. No me gustaría que nos viese así. Ya ve, padre, menuda la hemos liado entre los dos.

Traduction temporaire :
Comme il ne nous reste pas beaucoup de temps, père, je vous explique pour que vous essayiez de me comprendre. Je ne cherche pas à obtenir votre pardon, je vous l'ai déjà dit, je me doute bien que c'est impossible. Chut, taisez-vous un instant. Vous ne l'entendez pas ? Je crois que c'est le bruit de l'ascenseur, là-bas, dehors. Oui, on dirait qu'il monte. J'imagine que ce doit être eux. La voisine a dû les appeler en entendant vos cris. J'espère que lorsque mère rentrera, tout sera déjà bien rangé. Je n'aimerais pas qu'elle nous voie ainsi. Regardez donc, père, dans quelle histoire nous nous sommes fichus les deux.

Projet Annelise 2 – phrases 37-41

 —No tienes ni idea, loco— se me acercó y me dijo al oído que no era coincidencia. Que esta ciudad está poblada de gente como ellos. Vienen por nosotros y yo no quiero que me lleven…
Lo visité varias veces en el hospital, hasta que él mismo impidió más contacto. Me dijeron todo con sobriedad, el lenguaje preciso para darle inicio a las tragedias.

Traduction temporaire :
— Tu te rends pas compte, mon pote. Il s’approcha de moi et me glissa à l’oreille que ce n’était pas une coïncidence. Que cette ville est peuplée de gens comme eux. Ils nous pourchassent et moi, je ne veux pas qu’ils m’emmènent… Je lui rendis visite plusieurs fois à l’hôpital, avant que lui-même empêche le moindre contact. Là-bas, on m'expliqua tout, avec sobriété, usant d’un langage précis, celui dont on se sert pour commencer les tragédies.

Projet Elena / Céline – phrases 53-58

En el Pozo de las Burriquetas tenía­mos más suerte. Había que bajar una especie de escalerita natural que tenía el acanti­lado. A mí me parecía muy peli­groso y divertido. Papá bajaba primero y me vigilaba desde ahí. El Pozo era una playita angosta y bastante lar­ga. Papá  aprovechaba para practicar tiros con la caña y medir hasta dónde llegaba la ploma­da.

Traduction temporaire :
Au Pozo de las Burriquetas, on avait plus de chance. Il fallait descendre une espèce de petit escalier étriqué, creusé naturellement dans la falaise. Je trouvais ça très dangereux, mais amusant. Papa passait le premier et me surveillait d’en bas. Le Pozo était une petite plage étroite et assez longue. Papa en profitait pour pratiquer quelques lancés avec sa canne et mesurer ainsi jusqu'où le plomb pouvait arriver.  

Projet Marine 2 – titre + phrase 1

ALEJANDRA COSTAMAGNA

Tío


Te sientas en la cuneta, lo sacas de la bolsa, abres la tapa, llevas la boca al pote, lames la parte café, después la amarilla, jadeas, te tiemblan las manos, sigues lamiendo, llega Tío a tu cabeza, tan nítida su cara anoche frente al refrigerador, llevándose la jarra a la boca y a ti después -a tu boca seca y chica y miedosa- y cerrando la puerta, solos y a oscuras, todas las luces de la ciudad desconectadas o conectadas en alguna otra órbita mientras Tío bate su lengua en tu boca y tú apenas tienes saliva y vas tragando el sabor crudo, a vino con chirimoya o durazno, no sabes bien, y lames esa boca que ahora se aleja y dice algo que no escuchas o no entiendes, y se va.

Traduction temporaire :
ALEJANDRA COSTAMAGNA

Mec

Tu t’assieds dans le caniveau, tu sors le pot de ton sac, tu ouvres le couvercle, tu le portes à ta bouche, tu lèches la partie marron, ensuite la jaune, tu halètes, tes mains tremblent, tu continues à lécher. Mec arrive à ta hauteur, son visage si net la nuit dernière, devant le réfrigérateur, portant la carafe à sa bouche et à la tienne après – à ta bouche sèche, petite et peureuse – et refermant la porte. Seuls et dans le noir, toutes les lumières de la ville connectées ou non sur une autre orbite pendant que Mec tourne sa langue dans ta bouche. Et toi, c’est à peine si tu as de la salive et tu avales petit à petit la saveur crue, de vin avec de l’anone et de la pêche, tu ne sais pas vraiment, et tu lèches cette bouche qui maintenant s’éloigne et dit quelque chose que tu n’écoutes pas ou que tu ne comprends pas, et s’en va.

Projet Florian – phrases 25-28

Más adelante, se vende el disco rojo de los Beatles, una pulsera de cuero, un póster del Real Madrid con Amancio y todo, una máquina eléctrica de afeitar. Me miro al espejo y veo a Mercedes, delgada, con una camiseta de rugby besándome en la boca. Cuando saco el dinero sale el mismísimo Pirri y no me reconoce, porque yo siempre le vi desde la grada o desde la tele. Me dice que no tengo bastante dinero, saco la visa oro pero él insiste.

Traduction temporaire :
Plus loin, on vend The Red Album des Beatles, un bracelet en cuir, un poster du Real Madrid avec Amancio et tout, un rasoir électrique. Je me regarde dans le miroir et je vois Mercedes, mince et vêtue d'un maillot de rugby, m'embrassant sur la bouche. Pirri en personne arrive quand je sors mon argent, cependant il ne me reconnaît pas, car je l'avais toujours vu depuis les gradins ou à la télévision. Il me dit que je n'ai pas assez d'argent, je sors ma carte Visa Premier, mais il n'en démord pas.

Projet Justine 3 – phrases 21-25

Me sorprendía que no le importara el lugar a donde fuéramos. Ella encontraba conocidos en todas partes. Lo mismo sucedía con las discotecas. Podíamos estar en las de moda como el Bizarro o el Bauhaus o en las olvidadas, como el Ebony o La Monella.
—No me importa a donde vaya —me dijo un día— si tú estás conmigo.

Traduction temporaire :
J'étais surpris que le lieu où nous allions ne lui importe pas. Elle rencontrait des connaissances partout. Dans les discothèques, pareil : on pouvait être dans celles à la mode, comme el Bizarro, ou el Bauhaus, ou dans celles qui étaient tombées dans l'oubli, comme el Ebony, ou La Monella.

— Peu importe l’endroit, si tu es avec moi, m’avait-t-elle confié un jour.

vendredi 10 octobre 2014

Projet Élodie 9 – phrase 74

—¿Para qué querés terminar la escuela? —me dice Juan—; no te servirá de nada, siempre vas a depender de mí; más vale que yo tenga este trabajo y gane bien, porque si fuera por vos viviríamos en una villa.

Traduction temporaire :
— Pourquoi tu veux terminer l'école ? me demande Juan. Ça te servira à rien. Tu dépendras toujours de moi. Mieux vaut que j'aie ce travail et que je gagne bien ma vie, parce que si on comptait que sur toi, on vivrait dans un bidonville.

Projet Loïck 2 – phrases 2-4

Se casaron un día de otoño y durmieron juntos por primera vez en la casa de su abuela. Era costumbre en el pueblo que al amanecer el nuevo esposo mostrara a la familia la impronta que el amor había dejado en la blanca sábana.
Como José demoraba en salir, la familia entró y en la semioscuridad de la habitación, pudieron ver cómo una enorme y roja flor había abierto sus pétalos rodeando el cuerpo de Juana.

Traduction temporaire :
Ils se marièrent un jour d'automne et dormirent ensemble pour la première fois dans la maison de sa grand-mère. Au village, la tradition voulait qu'au lever du soleil, le nouvel époux montrât à la famille la marque que l'amour avait laissé sur le drap blanc.
Comme José tardait à sortir, les siens entrèrent, et, dans la semi-obscurité de la chambre, ils purent voir comment une énorme fleur rouge avait ouvert ses pétales, entourant le corps de Juana.

Projet Émilie 5 – phrases 106-112


Seis: el comienzo de la aventura. Se acercó el cuidador llamado Duilio. Llevaba en sus manos un cajón de plástico lleno de frutas y se metió dentro de la jaula del chimpancé. El chimpancé se columpiaba en una cubierta de auto colgada del techo y no se movió. Duilio barrió los restos de comida y heces, llevó una manguera y limpió el piso con agua. La señora Ema lo contemplaba, parada frente a la jaula. Cuando Duilio terminó de baldear, descargó el cajón de frutas en una batea. El chimpancé se deslizó por una soga y fue a investigar.

Traduction temporaire :
Six : le début de l’aventure. Le soigneur nommé Duilio s’approcha. Une caisse en plastique pleine de fruits dans les mains, il pénétra dans la cage du chimpanzé. L’animal, occupé à se balancer sur un toit de voiture suspendu au plafond, ne réagit pas. Duilio balaya les restes de nourriture et les excréments, puis alla chercher un tuyau d’arrosage pour laver le sol à grande eau. Madame Ema le contemplait, debout près de la grille. Après avoir tout nettoyé, il vida le contenu de la caisse sur un plateau. Le chimpanzé glissa le long d’une corde et commença à fouiner parmi les fruits.

Projet Maïté 8 – phrases 6-11

Treinta y cinco años después, la avenida todavía conserva intactos sus ruidos piadosos. María necesitaba volver seguido. Estremecerse como una hoja ante la imponente entrada pretensiosa del campo de detención. Por eso compró un de- partamentito con balcón justo enfrente. Desde allí arriba se veía casi inocuo.

Traduction temporaire :
Trente-cinq ans après, l’avenue conserve intacts les mêmes bruits pieux. María devait y retourner au plus vite. Trembler comme une feuille devant l’impressionnante entrée prétentieuse du centre détention. Voilà pourquoi elle avait acheté un petit appartement avec balcon juste en face. Vu d’en haut, cela semblait presque inoffensif.

Projet Irène – phrases 173-175

Me miran como si fuese un ET. Y no lo soy, no me queda otra que seguir la movida hasta las últimas consecuencias.
Entonces me creo el juego, me traslado mentalmente al cuerpo de un forajido del Conurbano Profundo, con experiencia en la cohetería, y subrayo mi impronta para no retroceder.

Traduction temporaire :
Ils me regardent comme si j’étais un extra-terrestre. Mais je n’en suis pas un et je n'ai pas le choix, je dois aller jusqu’au bout. Alors je me prends au jeu, je me transporte mentalement dans le corps d’un hors-la-loi de la Banlieue Profonde expérimenté en explosifs, et je presse le pas pour ne pas faire marche arrière.

Projet L'ébène – phrase 17

Tampoco Xiuying Shi sabe que treinta años atrás el padre de su bebé intentaba, con la misma desesperación, sacar leche de los pechos vacíos de su madre. Zhan Wu no dejaba de llorar.

Traduction temporaire :
Ce que Xiuying Shi ne sait pas non plus, c'est qu'il y a trente ans, le père de son bébé essayait, avec le même désespoir, de faire sortir du lait des seins vides de sa mère. Zhan Wu ne cessait de pleurer.

Projet Julie – phrases 130-134

—¿Y ustedes qué diablos quieren? —rugió Narhitorek.
Los resurrectos detuvieron su precario desplazamiento y olisquearon al mago.
—Nos envía Narhitorek —barbotaron al unísono—, ¡para devorarte a discreción!
—¡¿Qué?! —El nigromante corrió a refugiarse en su torre. Cerró la puerta tras de sí, y remontó furioso los peldaños, con el corazón asomándole a la boca.

Traduction temporaire :

— Et vous, que diable voulez-vous ? rugit Narhitorek. Les ressuscités arrêtèrent leur course titubante et vinrent renifler le mage.
— Narhitorek nous envoie pour que nous te dévorions à l'envi ! marmonnèrent-ils à l'unisson.
— Quoi ?!
Le nécromancien courut se réfugier dans sa tour. Il verrouilla la porte derrière lui et remonta les marches, furieux, le cœur au bord des lèvres.

jeudi 9 octobre 2014

Projet Elena 7 – phrases 225-227

A fin de ese año viajé a Canadá, para presentarme a un cargo de profesor, en una universidad pequeña que prometía tenure a corto plazo. En el aeropuerto de Quebec, mientras esperaba para hacer la conexión, escuché mi nombre por los altoparlantes. Pensé que había un problema con la reserva, pero cuando me acerqué al mostrador el empleado me extendió un teléfono.

Traduction temporaire :
À la fin de cette année-là, je voyageai au Canada, pour postuler à un poste de professeur qu'une petite université avait promis de m'accorder à court terme. À l'aéroport de Québec, pendant que j'attendais ma correspondance, j'entendis mon nom dans les haut-parleurs. Je pensai qu'il y avait un problème avec ma réservation, or quand je me rendis au comptoir, l'employé me tendit un téléphone.

Projet Justine / Vanessa – phrases 150-151

Muchos especialistas religiosos y de altisonantes diplomas de arqueólogos y arquitectos del vaticano trabajaron años y años para encontrar en la iglesia la famosa piedra filosofal y el misterioso Santo Grial. Ellos no sabían ni se imaginaban que en esa iglesia se guardaba otro secreto, aun más mortífero para el estado del vaticano.

Traduction temporaire :
Beaucoup de spécialistes en religion et de gens ayant des diplômes aux intitulés ronflants, des archéologues et des architectes du Vatican, travaillèrent de nombreuses années pour trouver la pierre philosophale et le fameux Saint-Graal dans cette église. Ils ignoraient et n'imaginaient même pas que ce lieu puisse renfermer un autre secret, encore plus mortifère pour l'état du Vatican.