lundi 2 juin 2014

Projet Joana – phrases 157-158

Llevaba los resultados de laboratorio en un bolso viejo que mal colgaba de su hombro, y desde dentro, con una voz muy bajita, hablaban entre ellos. La locura se transformaba entonces en una masa que se esparcía y extendía por el cuerpo de Lidia.

Traduction temporaire :
Elle avait les résultats du laboratoire dans un vieux sac qui pendait mal sur son épaule. À l'intérieur, ils parlaient très bas. La folie se transformait alors en une masse qui se répandait et s'étendait sur le corps de Lidia.

Projet Morgane 11 – phrase 33

Ahora, entre las paredes de esta casa sentenciada, con la luz crepuscular colándose por las rendijas de las persianas herméticas, Dalila recobra el rostro de su abuelo con la reprobación hundida entre las cejas, y siente el alma erizada de calcáreos recuerdos: los abusos el Dictador descendiendo como estalactitas hasta unirse, en el vértice de la ignominia, al sometimiento aberrante.

Traduction temporaire :
Dans cette maison condamnée où la lumière crépusculaire se faufile entre les fentes des persiennes hermétiques, Dalila retrouve à présent le visage de son grand-père, la réprobation plongée dans ses sourcils, et elle sent l'âme hérissée des souvenirs calcaires : les abus du Dictateur tombant comme des stalactites, jusqu'à s'unir à la soumission aberrante, au sommet de l'ignominie.

Projet Noemi 1 – phrase 3

Al no encontrar resistencia, tardaron poco en tomar por asalto todos los ambientes, incluido el dormitorio principal.

Traduction temporaire :
Ne rencontrant pas de résistance, il leur fallut peu de temps pour prendre d'assaut toutes les pièces, y compris la chambre principale.

Projet Nadia / Élise – phrases 176-178

Si uno excedía el tiempo establecido, quienes aguardaban su turno afuera, en coro, se largaban a silbar como trenes de sierra. A veces, eso sí, se toleraba algún retraso. Mi primo Mario, en su primera vez, tardaría casi veinte minutos.

Traduction temporaire :
Si quelqu'un dépassait le temps imparti, ceux qui attendaient leur tour dehors se mettaient à siffler en chœur comme des trains de montagne. Par contre, parfois, on tolérait un peu de retard. Mon cousin Mario en aurait pour quasiment vingt minutes lors de sa première fois.

Projet Morgane 12 – phrases 63-64

A mí nunca tuvieron la oportunidad de nombrarme pero, por sus miradas, supe rápidamente que se habían dado cuenta de que llegaba volado con frecuencia y fingían ignorarlo. Era claro para mí que si ellos lo sabían, el General lo sabía.

Traduction temporaire :
Moi, même s'ils n'eurent jamais l'occasion de m'appeler par mon prénom, je lus rapidement dans leurs regards qu'ils se doutaient que j'étais défoncé la plupart du temps et feignaient de l'ignorer. Pour moi, il était clair que si eux étaient au courant, le Général l'était aussi.

Projet Alice 3 – phrases 53-57

Con la paranoia reinante la investigación de campo, la recolección de muestras, incluso la exploración, habían quedado relegadas; pero por supuesto Venera no se sentía incluida en las disposiciones generales. Anda.... Llévame a la frontera, dijo un día. Y yo, como un tonto, acepté.
Fue la primera vez de muchas en que nos escabullimos fuera de la muralla.

Traduction temporaire :
Le climat de paranoïa qui régnait avait remis à plus tard les recherches de terrain, la récolte d'échantillons, et même l'exploration ; mais il va de soi que Venara ne se sentait pas concernée par ces dispositions générales. Allez…, emmène-moi à la frontière, dit-elle un jour. Et moi, comme un imbécile, j'acceptai.  Ce fut la première d'une longue série d'escapades au-delà des remparts.

Projet Élise 3 – phrases 103

La mujer le había destrozado las manos; la presión era una llamarada en su memoria, algo intangible y secreto. No obstante, ahí no terminaba todo. Trató de recordar y de a poco, como abriéndose camino en el matorral tupido, como un cuerpo que intenta ganar terreno apretujado en medio de la multitud, asomó la punta de una vigilia breve, fugaz entre dos sueños, o peor, entre dos muertes. Gritó, y el grito fue algo ajeno y lo precipitó al vacío.

Traduction temporaire :
La femme lui avait brisé les mains ; la pression était une brûlure dans sa mémoire, une chose intangible et secrète. Cependant, cela ne s'arrêtait pas là. Il essaya de se rappeler puis lentement, comme s'ouvrant un chemin dans une végétation dense, comme un corps essayant de gagner du terrain, écrasé au milieu de la foule, un bref éclair de conscience surgit, fugace, entre deux rêves, ou pire, entre deux morts. Il cria, mais son cri lui sembla étranger et le précipita dans le vide.

Projet Nancy – phrases 143-145


—No, no. Él lee el  Daily Telegraph, pero eso es otro tipo de lectura — sostuvo su taza de té en el aire por unos segundos y prosiguió. — Yo estuve muy contenta cuando dijo que le parecía una lectura muy interesante, tal vez no tuve una nota académica brillante, no recuerdo muy bien, pero de alguna manera ahora eso parece menos importante. La taza se mantenía suspendida en el aire con una precisión de reloj suizo.

Traduction temporaire :
— Non, non. Il lit le Daily Telegraph, mais ça, c'est différent – elle a gardé sa tasse de thé en l'air durant quelques secondes avant de continuer – j'ai été si contente quand il m'a annoncé que ce que j'avais écrit lui semblait vraiment intéressant ! Je n'ai peut-être pas obtenu une note brillante, je ne m'en souviens pas très bien, mais, d'une certaine façon, cela me paraît moins important maintenant. La tasse restait en suspension, avec une précision de montre suisse.

Projet Sabrina 3 – phrase 31

Poco a poco fui dejando traslucir mis estados anímicos, que no eran sino el efecto del contacto con los hombres, mis pétalos fueron orlándose de tornasoles y con cada emoción cubriéndose de un nuevo matiz de color.

Traduction temporaire :
Je laissai peu à peu transparaître mes états d'âme, effet de mon seul contact avec les hommes ; mes pétales se bordèrent progressivement de reflets et avec chaque émotion, ils se couvrirent d'une nouvelle nuance de couleur.

Projet Manon / Justine – phrase 57

Se empinó, estiró el cuello por encima de los brazos nudosos, fibrosos, pálidos y se puso a esparcir más aromas y a despertar paisanos, después de que le quitaron la piel dulzona y lo secaron al sol y al viento tibio, haciéndolo reventar de calor, tostándolo carmelita para volverlo polvo, mezclarlo con agua y hacerlo resbalar por el guargüero.

Traduction temporaire :
Il se dressa sur ses pattes, étira son cou au-dessus de ses bras noueux, vigoureux, pâles, et se mit à libérer davantage d’arômes, réveillant les paysans, qui lui ôtèrent sa peau doucereuse, puis le firent sécher au soleil et au vent tiède, le laissant éclater sous la chaleur, griller pour qu’il prenne sa couleur marron, avant de le réduire en poussière, de le mélanger avec de l’eau et de le faire couler le long de la gorge.

Projet Manon 3 – phrases 49-51

Nadie sabía nada de él. Ahora, en esa cola, García Márquez sólo era un humano más entre otros humanos más también a la espera de enfrentarse con Dios, eso era todo. Al cabo de un par de semanas el así llamado "Gabo" divisó un edificio de dimensiones sobrehumanas en el cual, una a una, iban ingresando las almas que componían la hilera.

Traduction temporaire :
Personne ne connaissait rien à son sujet. Dans cette queue, García Márquez n'était désormais plus qu'un humain lambda attendant de rencontrer Dieu. Au bout de deux semaines, le susnommé « Gabo » aperçut un bâtiment aux dimensions surhumaines, où entraient les âmes composant la file, une à une

Projet Hélène 2 – phrases 47-51

Con el atardecer ya encima fueron llegando los demás; personas que conocía, que reconocía, que supe que lo conocieron. Todos tuvieron palabras amables. Me dieron la mano. Me dijeron cuánto lo sentían. Comprendían, como yo lo había hecho, que habían envejecido de pronto con esa muerte.

Traduction temporaire :
La nuit tombant, les autres arrivèrent ; des personnes que je connaissais, que je reconnaissais, ou qui, d'après ce que j'appris, l’avaient connu. Tous eurent des mots gentils, me tendirent la main en me témoignant leur chagrin. Ils comprenaient, comme je l’avais également compris, que cette mort les avait soudain fait vieillir.

samedi 31 mai 2014

Projet Sonita 15 – phrases 2-3

Me consideraban, seguramente, culpable del abandono de mi mujer que había regresado a Rusia. ¿Qué pretendía yo hacer en un país donde faltaba trabajo?

Traduction temporaire :
Sans doute me jugeaient-ils coupable d'avoir été abandonné par ma femme, rentrée en Russie. Qu'avais-je l'intention de faire, moi, dans un pays où le travail manquait ?

Projet Élodie 8 – titre + phrases 1-4

Betina Goransky (Argentine)

Amor sobre todo

Aprieto las manos hasta poner rojos los nudillos, duele, pero menos que mi alma. —Amor —dice acongojado—. Esperaba tu llamada. No se repetirá. Me saqué; estoy muy presionado, te necesito; no me dejes.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet L'ébène – titre + phrase 1

Marina Perezagua (Espagne)

Leche

A Hui Zhan y Deuckjoo Kim

En diciembre de 1937 dos periódicos japoneses comenzaron a cubrir la noticia de un concurso: los lugartenientes Toshiaki Mukai y Tsuyoshi Noda habían decidido competir amistosamente en una carrera a espada, cuyo vencedor sería aquel que consiguiera matar antes a cien prisioneros chinos.

Traduction temporaire :


Marina Perezagua (Espagne)

Lait

À Hui Zhan et Deuckjoo Kim

En décembre 1937, deux journaux japonais ont couvert la nouvelle du concours suivant : les lieutenants Toshiaki Mukai et Tsuyoshi Noda avaient décidé de faire une compétition amicale à l'épée. Celui qui tuerait cent prisonniers chinois en premier serait déclaré vainqueur.

Projet Céline / Sonita 4 – phrases 78-80

Ya de adolescente empecé a dedicar mi vida a acostarme mujeres. Las hijas de mis amigos, las mujeres de mis amigos, las conocidas y las desconocidas, lo que fuera, sólo no me cogí a mi madre”. Empero, habrá que ahorrarse las lágrimas.

Traduction temporaire :
Adolescente, j'avais très vite consacré ma vie à coucher avec des femmes. Les filles de mes amis, les femmes de mes amis, les connues, les inconnues, quelles qu'elles soient, la seule que je n'ai pas baisée, c'est ma mère ». Néanmoins, il faudra économiser les larmes.

Projet Anaïs 4 – phrases 11-17

Todo el día, toda la noche se alargó el quehacer. Mirna, la bailarina. Así la nombran. Ahora ya tiene catorce años. Es desde los diez, si es que ella sabe contar, que recuerda su danza en los campos polvorientos, en los tablados o en los patios. Recita, juega con los osos mirándolos a los ojos, desanda su misterio, canta. Sube a los cuerpos.

Traduction temporaire :
Le travail se prolongea toute la journée et toute la nuit. Mirna, la ballerine. C’est ainsi qu’ils la surnomment. Aujourd'hui, elle a quatorze ans. Ses premiers souvenirs de danse dans des terrains poussiéreux, sur scène ou dans des cours remontent à ses dix ans, si tant est qu’elle sache compter. Elle récite, elle joue avec les ours en les regardant dans les yeux, dévoile son mystère, chante. Elle monte sur les corps.

Projet Joana – phrases 152-156

Fue la primera vez que noté mi pobreza o que me molestó. Traté de buscarme en las cosas que había dejado bajo la cama hacía años. Sin embargo, ella entró nuevamente y esta vez sola. Se sentó en la cama. Mi cuento se llama «La voz de Lidia» dijo y empezó a leer.

Traduction temporaire :
Ce fut la première fois que je pris conscience ma pauvreté ou du moins qu'elle me gêna. Je tâchai de me retrouver moi-même dans les affaires que j'avais laissées sous mon lit il y a des années. Cependant, elle revint, seule cette fois. Elle s'assit sur mon lit. Ma nouvelle s'intitule « La voix de Lidia », dit-elle avant de commencer à lire.

Projet Annelise 1 – phrases 42-62

(debajo de la cama)
- ...
- Soy yo....
- ...
- Disculpa la hora. Me acabo de despertar y tenía que llamarte...
- Estoy durmiendo...
- Escúchame. Solo te lo puedo contar a ti. Nadie más me va a entender...
- ...
- Me desperté y no podía moverme. Como antes, ¿te acuerdas? No podía moverme. Y el conejo estaba ahí...
- ¿De qué hablas? ¿Sabes qué hora es?
- El conejo, nuestro conejo. Me desperté y no podía moverme. Y el conejo me lamía...
- No sé de qué hablas. Déjame dormir.

Traduction temporaire :
(sous le lit)
— …
— C’est moi…
— …
— Désolé pour l’heure. Je viens de me réveiller et il fallait que je t’appelle…
— Je dors…
— Ecoute-moi. Il n’y a qu’à toi que je peux raconter ça. Personne d’autre ne me comprendra…
— …
— Je me suis réveillé et je ne pouvais plus bouger. Comme avant, tu te souviens ? Je ne pouvais pas bouger. Et le lapin se trouvait là…
— De quoi tu parles ? Tu sais l’heure qu’il est ?
— Le lapin, notre lapin. Je me suis réveillé et je ne pouvais pas bouger. Et le lapin me léchait…

— Je ne sais pas de quoi tu parles. Laisse-moi dormir.

Projet Aurélie – phrases 15-16

Bárbara se reía y se burlaba de ellas: ¡Qué Dios ni qué ocho cuartos! Sólo la plata las podía sacar de esa mierda. Bárbara estaba ahorrando para abrir una peluquería y ya había planificado toda su vida: primero la plata, después el negocio, más tarde un enamorado decente y al final cuatro hijitos, por lo menos.

Traduction temporaire :
Bárbara riait et se moquait d'elles : Dieu ? Et puis quoi encore ? Seul le fric pouvait les sortir de ce merdier. Bárbara économisait pour ouvrir un salon de coiffure et avait déjà planifié toute sa vie : d'abord l'argent, ensuite son commerce, plus tard un fiancé respectable et pour finir quatre enfants, au moins.

Projet Chloé 9 – phrase 2

Como es torpe pero también tímida causa estruendo al tropezarse con los muebles y luego hace el favor de lavar los trastos a manera de disculpa.

Traduction temporaire :
Maladroite, mais aussi timide, elle fait du vacarme en heurtant les meubles, puis, pour s'excuser, elle rend service en lavant la vaisselle.

Projet Lorena 6 – texte entier

Solange Rodríguez Pappe (Ecuador)

El congreso de magia


Hubo que emplear una ilusión de emergencia para detener el tiempo minutos antes de que se diera por finalizado.
En el congreso de magia aún no se termina de debatir qué fue primero, si el conejo o el mago. 

Traduction temporaire :

Solange Rodríguez Pappe (Équateur)

« Le congrès de la magie »

Il fallut avoir recours à une illusion d'urgence pour arrêter le temps quelques minutes avant qu'il s'achève. Au congrès de la magie, on n'en finit pas de débattre sur qui est apparu d'abord : le lapin ou le sorcier.


vendredi 30 mai 2014

Projet Elena 7 – phrases 68-72

Mi padre le hizo una seña a mi madre para que le diera su pastilla y lo vimos retirarse de la mesa hacia su cuarto, arrastrando las pantuflas, como un fantasma derrotado. Yo insistí, para quebrar el silencio.
--¿Pero de verdad papá pensás que no puede haber alguien totalmente feliz?
Mi padre pareció dudar, trató de recobrar su tono irónico de siempre y me apuntó con un dedo.
--Si quieres ser feliz, como me dices,… no analices, muchacho, no analices.

Traduction temporaire :
Mon père fit un signe à ma mère pour qu'elle lui donne son cachet et nous le vîmes sortir de table pour aller dans sa chambre, en traînant ses pantoufles, tel un fantôme anéanti. Je m'entêtai à briser le silence :
— Mais sincèrement, papa, tu penses qu'il ne peut y avoir quelqu'un de complètement heureux ?
Mon père sembla hésiter, essaya de reprendre son ton ironique habituel et me désigna du doigt.

— Si tu veux être heureux, comme tu dis…, ne fais pas d'analyses, mon garçon, ne fais pas d'analyses.

Projet Hélène 2 – phrases 45-46

Fue apenas su muerte, esa fría conveniencia que me había permitido canalizarla como él mejor lo hubiera hecho, es decir, trabajando. Por fin, de pie frente al ataúd que cuatro horas antes había ayudado a cerrar, pude llorar a solas, extenuado y vencido por mis propias fuerzas.

Traduction temporaire :
Sa mort fut à peine cette froide convenance qui m’avait permis de la canaliser, comme, lui, l'aurait fait le mieux, à savoir en travaillant. Debout, devant le cercueil que j’avais aidé à fermer quatre heures plus tôt, je pus enfin pleurer seul, exténué et vaincu par mes propres forces.

Projet Sonita 15 – titre + phrase 1

EL RUSO

Susana Aguad

El hecho de ser ruso y de vivir solo con mis dos hijos, en lugar de inspirar compasión a mis vecinos, los enardecía contra mí.

Traduction temporaire :

Susana Aguad (Argentine)

« Le Russe »

Loin de m'attirer la compassion de mes voisins, le fait d'être russe et de vivre seul avec deux enfants, les énervait.

Projet Élodie 7 – phrases 4-5

Sólo la afortunada Aurora logró conservar el final feliz de su cuento. El pinchazo contra un viejo huso envenenado la internó en un largo y profundo sueño justo antes de la hora señalada para el intercambio.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Marie-G. 3 – phrases 57-59

Uno se sienta en el banco móvil, y se afirma a los remos con un jadeo suave. La madera cruje, y el otro da las indicaciones para salir al Sarmiento. Impulso la colchoneta hacia un costado para que puedan girar; el bote es largo y mueve el agua en ondas lentas, que me balancean.

Traduction temporaire :
L'un s'assied sur le banc mobile, et s'appuie sur les rames avec un léger halètement. Le bois craque, et l'autre donne les instructions pour atteindre le Sarmiento. Je pousse le matelas pneumatique vers une rive, pour qu'ils puissent tourner ; le rebond est ample et fait bouger l'eau en de lentes ondes, qui me balancent.

Projet Manon / Justine – phrases 56

Café evidenció que una reencarnación lo había tocado. Y se sintió más poderoso que nunca.

Traduction temporaire :
Café se rendit à l’évidence : il s’était réincarné. Là, il se sentit plus puissant que jamais. 

Projet Chloé 9 – titre + phrase 1

Solange Rodríguez Pappe Ecuador

Hospedaje nocturno


La joven Diana empieza a vivir sola con mucho esfuerzo y supone que en el piso en el que vive, por las noches, salen de su escondrijo gente pequeña que corretea y fuma.

Traduction temporaire :


Solange Rodríguez Pappe
Équateur

« Logement nocturne »

La jeune Diana commence à vivre seule en faisant beaucoup d'efforts et imagine que dans l'appartement où elle habite, la nuit, de petites personnes sortent de leur cachette, galopent et fument.

Projet Julie 2 – phrase 71-74

Vio que el hombre se volvía y miraba por sobre su hombro. Y vio que el hombre era idéntico al que yacía muerto en el centro de la sala. Y vio, después, que el hombre dejaba su asiento y se acercaba, espada en mano, hasta tomar posición frente a él. Sólo la superficie espejada separaba a los antagonistas con un tremor latente.

Traduction temporaire :
Il vit l'homme se retourner et regarder par-dessus son épaule. Il vit qu'il était identique à celui qui gisait, mort, au centre de la pièce. Il le vit ensuite se lever de son siège et s'approcher, épée à la main, pour se placer face à lui. Seule la surface miroitante séparait les adversaires d'un tremblement latent.

Projet Hélène 2 – phrase 44

Por último, terminada una larga jornada de seguros y pagos en lugares solo dispuestos a ser sensibles a cambio de una buena cuenta, la muerte de Luizinho, mi padre, fue exactamente lo que fue, no su maquillaje cargado de compromisos ni formalidades ni absurdos trámites evasores.

Traduction temporaire :
Au terme d’une longue journée passée à m'occuper des assurances et à régler des factures dans différents lieux disposés à n’être sensibles qu’en échange d’une coquette somme, la mort de mon père Luizinho fut finalement exactement elle-même, pas son fard chargé de compromis, de formalités, d’absurdes et inutiles démarches.

Projet Elena 7 – phrases 66-67

Mi hermano mayor empezó a temblar y vimos vibrar la punta de su tenedor, detenido en alto, como si estuviera por estallar en una crisis de llanto. Era la primera vez, desde su regreso de la clínica, que intentaba comer con nosotros.

Traduction temporaire :
Mon frère aîné se mit à trembler et nous vîmes vibrer les dents de sa fourchette qu'il tenait vers le haut, comme s'il s'apprêtait à éclater en sanglots. Depuis son retour de la clinique, c'était la première fois qu'il essayait de manger avec nous.

Projet Israelle – texte entier

Hado Gemina
(Espagne)

Curioso

Quería volar y la única forma que tenía de hacerlo era morir.
La muerte era para él una ventana abierta a otros mundos.
Ya había vivido en el nuestro durante mucho tiempo y ahora le tocaba explorar otros.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

jeudi 29 mai 2014

Projet Céline / Sonita 4 – phrase 77


Y este sentimiento se recrudece cuando una se entera de que el susodicho, al que hubiera amado tanto, murió consumido entre el desdén y el desprecio, pero con ánimo de totalidad, como lo muestra casi cualquier parágrafo de su tesis: “Tengo un alma de sultán de las mil y una noches; cuando era niño me enamoraba y me pasaba las noches llorando de amor, por lo menos una vez al mes.

Traduction temporaire :
Et ce sentiment redouble lorsqu'on apprend que le susdit, que j'aurais tant aimé, est mort, consumé entre le dédain et le mépris, mais avec une volonté d'absolu, comme le montre presque n'importe quel paragraphe de sa thèse : « J'ai l'âme d'un sultan des mille et une nuits ; enfant, je tombais amoureux au moins une fois par mois, et je passais mes nuits à pleurer d'amour.

Projet Sonita 14 – phrases 16-17

Subía por aquella calle con sus vidrieras de zapatos de lujo, lentamente, como ensañándose con cada baldosa. Estiré mi brazo para alcanzarlo pero me topé con el aire vacío.

Traduction temporaire :
Il s'en allait avec ses luxueuses chaussures vernies, lentement, comme s'il s'acharnait sur chaque dalle. J'étendis mon bras pour l'atteindre, mais je n'ai trouvé que l'air vide.

Projet Elena 7 – phrases 62-65

--La felicidad perfecta no existe –dijo mi madre-; y los M también tendrán sus cosas, como todas las familias.
--Yo creo que sí puede existir una familia completamente feliz. No la nuestra –dijo mi hermana con resignación-, pero otra, en algún lado.
--Sí, como los habitantes de otros planetas –dijo mi padre-: tan lejos que nunca los conoceremos.

Traduction temporaire :

— Le bonheur parfait n'existe pas, intervint ma mère, et les M doivent avoir leurs soucis, comme toutes les familles.
— Moi, je crois que oui, qu'une famille absolument heureuse, ça peut exister. Pas la nôtre, se lamenta ma sœur, mais une autre, quelque part.
— Oui, comme les habitants d'une autre planète, observa mon père, si lointaines qu'on ne les connaîtra jamais.

Projet Sabrina 3 – phrases 29-30

Inmersa en semejante avalancha de reacciones y sentimientos, ya no pude permanecer impasible. Me ruborizaba ante la desvergüenza, me indignaba ante la maldad, la injusticia y la grosería, me acurrucaba cariñosamente ante la dulzura y me exaltaba ante la dicha y el goce.

Traduction temporaire :
Submergée par une telle avalanche de réactions et de sentiments, je ne pus plus rester impassible. Je rougissais devant leur effronterie, m'indignais devant leur méchanceté, leur injustice et leur grossièreté, me recroquevillais tendrement devant leur douceur et m'enthousiasmais devant leur bonheur et leur plaisir.

Projet Céline / Sonita 4 – phrase 76

Es desgarrador vivir envenenada entre tangos y conchas viejas que no conocerán la vorágine del macho ni la benéfica calma después del ayuntamiento de la carne.

Traduction temporaire :
C'est déchirant de vivre empoisonnée entre tangos et vieilles chattes qui ne connaîtront pas le tourbillon du mâle ni le calme bienfaisant après l'accouplement de la chair.

Projet Élise 4 – phrases 25-27

En un recurso extremo se obligó a permanecer sentado aunque el puño ya se le metió en el pecho y le impulsa a avanzar hacia la nube honda y vacilante que flota frente a él.
Escucha palabras, frases aisladas que no pueden estar allí. Susurros muy antiguos. “Los recuerdos son como mariposas”, dice, “giran y giran en redondo sin ir a ningún lado”.

Traduction temporaire :
En dernier recours, il se força à rester assis, bien que le poing serre déjà dans sa poitrine et le pousse à avancer vers le nuage profond et vacillant qui flotte devant lui.  Il entend des paroles, des phrases isolées qui ne peuvent pas être ici. Des murmures très anciens : « Les souvenirs sont comme des papillons », entend-il, « ils tournent et tournent en rond sans aller nulle part. »

Projet Nadia / Élise – phrases 174-175

Y ahora, de plano, no me quedaba escapatoria: debía continuar, acatar el plan que todos cumplían religiosamente.
Llegar adonde estaba la Zurda, bajarme los pantalones, tirar, no demorarme más de quince minutos.

Traduction temporaire :
Et maintenant, je n'avais manifestement aucune échappatoire : je devais continuer, suivre à la lettre le plan qu'ils accomplissaient tous religieusement. Parvenir là où se trouvait la Gauchère, baisser mon pantalon, coucher, ne pas rester plus de quinze minutes.

Projet Joana – phrases 150-151

Cuando bajaban las escaleras, abrí la ventana del pasadizo y me puse a gritar Y el cuento ¿dónde está? Dijiste que traerías un cuento, puta madre. Entré en mi cuarto y tiré la puerta, rabiando como un imbécil del que dos pituquitas de mierda se habían burlado.

Traduction temporaire :
Quand elles descendaient l'escalier, j'ouvris la fenêtre du couloir et criai : Et la nouvelle, où est-elle ? Tu m'avais dit que tu en apporterais une, putain. J'entrai dans ma chambre et claquai la porte, en colère comme un pauvre imbécile dont deux petites bourgeoises de merde s'étaient moqué.

Projet Morgane 13 – phrases 39-40

Jorge es más escéptico con el procedimiento, ha venido solo por descubrir su curiosidad con la ouij a. Flor coloca al centro el retrato enmarcado de una mujer que podría situarse en el siglo XIX, ataviada de una gargantilla de lazo que cierra el cuello de su blusa y de la que pende un relicario.

Traduction temporaire :
Jorge est plus sceptique quant au procédé. Seule la curiosité l'a poussé à venir, pour le ouija. Flor place au centre le portrait encadré d'une femme portant un ras-du-cou en ruban qui ferme le col de sa blouse et auquel pend un reliquaire ; elle pourrait avoir vécu au XIXe siècle.

Projet Elsa 2 – phrase 6

Hombre hipocondríaco donde los hubiera creyó que esas imágenes podrían ser síntomas de algún mal, con lo que su desazón fue in crescendo.

Traduction temporaire :
L’homme, hypocondriaque par excellence, crut que ces images pouvaient être les symptômes de quelque mal, ce qui accrut son désarroi.

Projet Hélène / Audrey – phrase 58

Sentía que se estaba riendo, es decir tratando de reír, pero la tos la cogía como el viento a un arbolito y entre ella estaba hablando, pidiendo algo, algo tan fácil como abrir el cajón y sacar la cajita de polvos y el frasquito con colorete.

Traduction temporaire :
Il sentait qu’elle riait, ou plutôt qu'elle essayait de rire, mais la toux la secouait comme le vent secoue un petit arbre, puis elle se parlait à elle-même, demandant quelque chose, quelque chose d'aussi facile qu’ouvrir le tiroir pour en sortir le fond de teint et le fard à joues.

Projet Hélène 2 – phrases 42-43

La muerte, en cambio, nos exige que la imaginemos severa pero condescendiente, como si fuera una vieja institutriz plagada de virtudes que toma mucho tiempo apreciar. Finalmente nos llevamos el mismo secreto; ese que entonces, con desesperación, quisiéramos que alguien compartiera con nosotros: ¿nos veremos de nuevo alguna vez?

Traduction temporaire :
La mort, en revanche, exige que nous l’imaginions, sévère, mais bienveillante, comme une vieille institutrice pleine de vertus que l’on met longtemps à apprécier. Finalement, nous emportons avec nous le même secret ; celui que, désespérés, nous voudrions alors partager avec quelqu’un : est-ce qu’on se reverra un jour ?

mercredi 28 mai 2014

La collection « Lectures d'ailleurs »

Projet Audrey 4 – phrases 8-11

Entre página y página había fotografías en primeros planos de muertos, anuncios clasificados y más tetas. Moma se esforzaba por completar las letras de cada palabra en la cuadrícula. Cuando vio entrar a Noa interrumpió el esfuerzo mental para examinarlo por encima de sus lentes. Saludó.

Traduction temporaire :
Sur toutes les pages, il y avait des photographies de morts en gros plans, des petites annonces et toujours plus de nénés. Moma s'efforçait de remplir toutes les cases de la grille. Quand elle vit entrer Noa, elle interrompit son effort intellectuel pour l'examiner par-dessus ses lunettes. Elle le salua.

Projet Morgane 11 – phrase 31-32

No tardé en decirle que parecían barrotes de una jaula dentro de la cual me hubiera gustado reinar. Los barrotes, Dalila, por preciosos que sean siempre le ponen trabas a la libertad, fue lo último que escuché antes que me anonadase totalmente el glauco resplandor.

Traduction temporaire :
Je ne tardai pas à lui faire remarquer que ça ressemblait aux barreaux d'une cage dans laquelle j'aurais aimé régner. Dalila, aussi précieux soient-ils, les barreaux sont toujours une entrave à la liberté. Ce fut la dernière chose que j'entendis avant d'être totalement saisie par l'éclat glauque du lieu.

Projet Morgane 12 – phrases 60-62

Si eran invitados a comer con la familia, se acomodaban en un pequeño rincón de la terraza y agradecían cualquier atención haciendo una venia respetuosa. Al General Valdivieso lo llamaban mi General, a su esposa doña Jimena y a Penélope, señorita Penélope. Las mujeres del servicio —la cocinera, la sirvienta y la nana del último de los niños— eran las únicas a las que llamaban por sus nombres.

Traduction temporaire :
S'ils étaient invités à manger avec la famille, ils s'installaient dans un petit coin de la terrasse et remerciaient la moindre attention en inclinant la tête respectueusement. Ils appelaient le Général Valdivieso mon Général, son épouse, Doña Jimena, et Penélope, mademoiselle Penélope. Les employées – la cuisinière, la domestique et la nourrice du cadet – étaient les seules qu'ils appelaient par leurs prénoms.

mardi 27 mai 2014

Projet Élise 3 – phrases 97-102

Negro. Oscuridad. Tinieblas. Zebrel no sabía cuando había dejado de gritar. Las sensaciones dolorosas habían cedido su lugar a otras, más precisas, de horror, de espanto, que sólo contenían vagos vestigios de lo ocurrido en el callejón. Eso era real, lo podía recordar, pero luego se imponía un vacío sin fondo, un hueco con más ausencia que profundidad.

Traduction temporaire :
Noir. Obscurité. Ténèbres. Zebrel ignorait à quel moment il avait arrêté de crier. Les sensations douloureuses avaient cédé la place à d'autres, plus précises, d'horreur, de terreur, contenant uniquement des vestiges flous de ce qui s'était passé dans la ruelle. Ça, c'était réel, il pouvait s'en souvenir, mais ensuite, il ne restait qu'un vide sans fond, un trou avec plus d'absence que de profondeur.