mercredi 3 février 2016

Projet Justine / Nadia / Elise - phrase 248

En el verano de 1963, cuando mucha gente de La Punta emigraba hacia Ancón (una playa tipo Miami que se había puesto de moda), ya varios edificios habían desaparecido en el balneario —los vestidores del malecón Pardo, el hotel Internacional—, y, entre ellos, el más lúgubre y el más entrañable de todos, el caserón tipo barco que habitaba la Zurda, demolido dos años después de que el Pato partiera hacia el olvido.

Traduction temporaire :
L'été 1963, alors que beaucoup de gens de La Punta émigraient vers Ancón (une plage, ressemblant à celles de Miami, qui était devenue à la mode) plusieurs bâtiments de la station balnéaire avaient déjà disparu – les vestiaires de la jetée Pardo, l'hôtel International – et parmi eux, l'endroit le plus lugubre et le plus intime de tous : la demeure en forme de bateau qu'habitait la Gauchère, démolie deux ans après que Pat était tombé dans l'oubli.

Projet Pauline / Laëtitia – titre + phrases 1-4

Manuel Peyrou (Argentina)

El busto

Hizo el nudo de la corbata y, al mismo tiempo que tiraba hacia abajo para ajustarlo, apretó con dos dedos el género, de modo que a partir del lazo hiciera un doblez, un repliegue central, evitando la formación de pequeñas arrugas. Se puso el saco azul y verificó el efecto general. Estar impecable era para él una forma de la comodidad. Satisfecho —dignamente satisfecho—, salió y cerró con cuidado la puerta de calle. No había podido asistir a la iglesia, pero esperaba llegar antes de las diez a la casa de su hermana.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Justine / Sophie – phrases 52-56

Para eso era claro que un relato sería poco, ¡Todo cobraba forma para convertirse en una novela! ¡Y qué mejor personaje principal que un limpiador! ¡Alguien que conociera al polvo en profundidad y pudiera hablar acerca de él, dar a conocer sus secretos, revelar misterios, tener una psicología unida y dependiente del polvo! Podría decir sabias frases como “Somos polvo, simple nada que finalmente se esparcirá por el cosmos...”.

Traduction temporaire :
Mais pour ça, un récit ne suffirait évidemment pas. Tout prenait corps pour devenir un roman ! Et quoi de mieux qu’un nettoyeur comme personnage principal ? Quelqu’un qui ait une connaissance approfondie de la poussière et puisse en parler, donner à connaître ses secrets, en révéler les mystères, avoir une psychologie solidaire et dépendante de la poussière ! Il pourrait prononcer des phrases pleines de sagesse du genre : « Nous sommes poussière, simple néant qui à la fin, s'éparpillera dans le cosmos… »

Projet Iris / Medea – phrase 5

En su inconmensurable soberbia creía que todo en el Universo estábale subordinado, y el férreo yugo con que sujetó a los pueblos y naciones, superó a todas las tiranías de que se guardaba recuerdo en los fastos de la historia.

Traduction temporaire :
Dans son incommensurable orgueil, il croyait que tout dans l'Univers lui était subordonné, et l'inflexible joug sous lequel il assujettit les peuples et les nations dépassa n'importe laquelle des tyrannies dont on se souvenait dans les fastes de l'histoire.

Projet Sabrina 4 – phrases 46-48

¿Quién come mejor: un turista que viaja a lugares ignotos nunca ilustrados en libros de viajes; o un naturalista que viaja hasta ellos en busca de evidencias que demuestren sus presupuestos teóricos? Ella esperaba mi respuesta; yo no pude ahuyentar mis ojos de la hendidura de su escote, que como una lanza oscura parecía elevarse hasta su cuello, como si fuera una amenaza inminente sobre su vida o sobre mi capacidad para procurarme placer.
—Soy geólogo— repuse, temiendo que esa respues ta me condujera a la peor comida; al fin y al cabo, a primera vista un turista da la impresión de tener mucho tiempo libre y muchas ganas de pasárselo bien.

Traduction temporaire :
Qui mange le mieux ? Un touriste qui part vers des lieux inconnus, jamais mentionnés dans des guides de voyages ? Ou un naturaliste s'y rendant à la recherche de preuves qui démontreraient ses présupposés théoriques ? Elle attendait ma réponse ; je ne pus détourner les yeux de la fente de son décolleté qui, telle une sombre lance, semblait se dresser jusqu'à son cou, comme si une menace imminente planait sur sa vie ou sur ma capacité à trouver le plaisir.

— Je suis géologue, répondis-je, craignant que cela ne me conduise au pire repas ; finalement, à première vue, un touriste donne l'impression d'avoir beaucoup de temps libre et très envie de bien s'amuser.

Projet Elena 12 – phrases 204-208


 ―En sus palabras todo suena más lindo. Pero yo soy esa Orlando ¡No puedo imaginar los increíbles cambios que ocurrirán en mi mundo! Y me refiero a mi futuro en mi mundo. Nuestras ideas, pensamientos y creencias…nuestros paradigmas ―y lo digo en el sentido platónico, en que paradigma es sinónimo de modelo divino― ¡todo va a cambiar! Le refiero un tema que ocupa mi mente en estos días: he sufrido…en carne propia…la diferencia con que sus leyes y su sociedad, las de esta Tierra, tratan a los hombres y las mujeres.

Traduction temporaire :

― À vous entendre, tout semble plus beau. Or, je suis justement cette Orlando. Et je n'ose imaginer les changements incroyables qui adviendront dans mon monde ! Je fais référence à mon avenir dans mon monde. Nos idées, nos pensées et nos croyances… nos paradigmes – et ce dans le sens platonique du terme, où paradigme est synonyme de modèle divin – tout va changer ! Je m'ouvre à vous sur un sujet qui me taraude ces derniers jours : j'ai éprouvé… dans ma chair… la différence de traitement que vos lois et votre société, celles de cette Terre, réservent aux hommes et aux femmes. 

mardi 2 février 2016

Projet Justine 4 – phrases 149-152

Nos quedamos callados, el ángel que robaba las voces siempre pasaba sobre el edificio a esas alturas de la reunión. El doctor Flores empezó a fumar para serenar su espíritu mientras la señora gorda ya rezaba el Ave María dos pisos encima de mi cabeza. El presidente de la junta carraspeó impaciente, mirando con disimulo a todas las ventanas, tratando de  adivinar, como todos nosotros, quién había sido el elegido por el azar, quién sería el ejemplo de respeto a los estatutos y de amor a sus vecinos; el héroe trimestral del programa más severo de control poblacional. Cuando ante mis ojos vi caer el bulto gritando inútilmente por su vida, y sentí mis nervios crisparse por el horrible sonido del cráneo impactando contra el estacionamiento, justifiqué la cara seria, el gesto adusto, la abstención en el voto y el tic nervioso del señor nueve-cero-dos, pobre hombre pensamos todos, quizás el próximo sea yo.

Traduction temporaire :
Nous restâmes silencieux, l'ange voleur de voix passait toujours au-dessus de l'immeuble à ce stade de la réunion. Le docteur Flores se mit à fumer pour apaiser son esprit ; la grosse dame, elle, récitait déjà l'Ave Maria, deux étages au-dessus de ma tête. Le président de la copropriété se racla la gorge impatiemment en jetant un coup d’œil discret à toutes les fenêtres pour deviner, comme chacun de nous, qui avait élu le hasard, qui serait l'exemple de respect des lois et de l'amour pour ses voisins ; le héros trimestriel du programme le plus sévère de contrôle de la population. Quand je vis tomber la masse qui criait en vain pour sa vie, là, je sentis mes nerfs se crisper à cause de l'horrible bruit de l'impact du crâne sur le parking… Je trouvai une raison au visage sérieux, à la mine renfrognée, à l'abstention lors du vote et au tic nerveux de monsieur neuf-zéro-deux. Le pauvre homme ! pensâmes-nous. Le prochain, ce sera peut-être moi…

Projet Justine / Sophie – phrases 50-51

Un lugar donde al caminar descalzos se ensuciaran los pies, donde los rincones acumularan un fino polvillo enredado en pelusas, un lugar donde se necesitara limpiar y barrer periódicamente para evitar que el polvo se acumulara, el cual sería antiestético y desagradable... ¡Sí!, una economía diferente, donde millones de personas pobres se encargarían de limpiar la suciedad de las casas de los ricos y con ese dinero aspirar a una vida más digna...

Traduction temporaire :
Un endroit où on ne pourrait pas marcher pieds nus sans se salir, où les recoins accumuleraient une poussière fine enroulée en peluches, un lieu qu'il faudrait laver et balayer régulièrement pour éviter que la poussière s’amoncelle ; ce qui serait inesthétique et désagréable… Oui ! Une économie différente au sein de laquelle des millions de pauvres se chargeraient de nettoyer la saleté chez les riches et gagneraient l’argent grâce auquel ils pourraient aspirer à une vie plus digne…

Projet Sonita / Élise – phrases 448-457

—La chica está muerta —dijo una voz neutra, sin timbre ni matices.
Quiso reclamar, quiso enfurecerse. Se dijo que sólo era una puta del Callejón del Placer, una que trabajaba en alguno de aquellos tugurios y había salido a buscar clientes. Su contacto con ella fue efímero, casi nulo. Pero no pudo. No pudo decir nada, y no sólo porque no tenía lengua; se le formó un nudo en la garganta y una rata empezó a roerle las entrañas.
—Tranquilo —dijo uno de los borrachos sujetando los brazos que Zebrel movía sin control—. Vamos a saber dónde vive y vamos a avisar a la familia. Esos hijos de puta lo hicieron mierda, compañero.

Traduction temporaire :
— La fille est morte, annonça une voix neutre, sans timbre ni nuances. 
Il voulut protester, se mettre en colère. Il se dit qu’elle n’était jamais qu’une pute de la Ruelle du Plaisir, quelqu’un qui travaillait dans un taudis et qu’elle était seulement sortie chercher des clients. Son contact avec elle avait été éphémère, presque inexistant. Il ne put pas. Il ne put émettre aucun son, pas seulement parce qu’il n’avait pas de langue ; un nœud se créa dans sa gorge et un rat commença à lui ronger les entrailles. 

— Du calme, le rasséréna l’un des ivrognes en tenant les bras que Zebrel agitait de manière incontrôlable. On va chercher où vous habitez et prévenir votre famille. Ces fils de pute vous ont réduit en bouillie, mon pote.

Projet Morgane 13 – phrases 104-109

Firmaron el acta los mismos que la había desatado. El país quedó destruido y al final nadie resultó ganando. Mi madre pensó que había sido una verdadera desgracia que el acuerdo de paz no se hubiese firmado antes. “Pero nadie sabe lo que depara el destino”, la escuché decir llorando. Con la muerte de mi padre y el doloroso encuentro de la estación, mi cita con el tren, mi extraño diálogo con éste, mi escape con la andilla y mi actitud de rebelde perdió todo sentido. La estación cobró connotaciones de cementerio: grandiosa tumba ruidosa que me hizo recordar a mi padre cuando concientemente le necesité y me causaba angustia.

Traduction temporaire :
Les mêmes qui avaient déclenché la guerre signèrent cet acte. Le pays se retrouva détruit et à l'arrivée, personne n'en sortit gagnant. Selon ma mère, le fait que l'accord n'ait pas été signé plus tôt était un véritable malheur. « Mais tout le monde ignore ce que le destin nous réserve », l'écoutai-je dire entre ses larmes. Avec la mort de mon père et la douloureuse rencontre de la gare, mon rendez-vous avec le train, mon étrange dialogue avec lui, mes escapades avec la Bande et mon attitude rebelle perdirent tout son sens. La gare prit des airs de cimetière : grandiose tombe bruyante qui me rappela mon père quand j'en eus consciemment besoin et que cela m'angoissait.

lundi 1 février 2016

Projet Camille / Angélique – phrases 35-43

Ya no tuvo esperanzas de una vida sobrenatural. No, no había ningún misterio. Y empezó a descender, escalón por escalón, con gran pesadumbre. Se paró en el rellano. Acababa de advertir que, muerto y todo, había seguido creyendo que se movía como si tuviera piernas y brazos. ¡Eligió como perspectiva la altura donde antes llevaba sus ojos físicos! Puro hábito. Quiso probar entonces las nuevas ventajas y se echó a volar por las curvas del aire. Lo único que no pudo hacer fue traspasar los cuerpos sólidos, tan opacos, las insobornables como siempre.

Traduction temporaire :
Il perdit tout espoir de mener une vie surnaturelle. Non, il n'y avait aucun mystère. Et il commença à descendre, marche après marche, accablé de chagrin. Il s'arrêta sur le palier. En effet, il venait de constater que totalement mort, il avait continué de croire qu'il se mouvait comme s'il avait des jambes et des bras. Pour perspective, il choisit la hauteur depuis laquelle il voyait avant, lorsqu'il avait des yeux ! Pure habitude. Alors, il voulut tester ce que donnait ses nouvelles capacités, et se mit à voler dans les courbes de l'air. La seule chose qu'il ne put faire fut traverser les corps solides, tellement opaques, depuis toujours incorruptibles.

Projet Camille / Angélique – phrases 26-34

¡Qué mala suerte! ¿Por qué no se le habría ocurrido encerrarse con llave durante la experiencia. Ahora, con testigo, ya no podía resucitar; estaba muerto, definitivamente muerto. ¡Qué mala suerte!
Acechó a su mujer, casi desvanecida sobre su cadáver; y su propio cadáver, con la nariz como una proa entre las ondas de pelo de su mujer. Sus tres niñas irrumpieron a la carrera como si se disputaran un dulce, frenaron de golpe, poco a poco se acercaron y al rato todas lloraban, unas sobre otras. También él lloraba viéndose allí en el suelo, porque comprendió que estar muerto es como estar vivo, pero solo, muy solo.
Salió de la habitación, triste.
¿Adónde iría?

Traduction temporaire :

Quelle malchance ! Pourquoi ne lui était-il pas venu à l'esprit de s'enfermer à clé pendant son expérience ? Maintenant, en présence d'un témoin, il ne pouvait plus ressusciter ; il était mort, définitivement mort. Quelle malchance !
Il surveilla sa femme, presque évanouie au-dessus de son cadavre ; son propre cadavre, le nez dans les vagues des cheveux de sa femme. Ses trois filles firent irruption, comme si elles se disputaient pour un bonbon, elles s'arrêtèrent d'un coup, se rapprochèrent lentement, puis peu après, elles pleuraient toutes, les unes sur les autres. Lui aussi était en larmes, en se voyant là, par terre, parce qu'il comprit qu'être mort, c'est comme être vivant, mais seul, très seul.
Il sortit de la chambre, triste.
Où irait-il ?

Projet Élodie 10 – phrases 190-197

El gato era de color canela, tenía dos años y no miraba a los ojos. Lo agarré por el pescuezo, justo en esa parte por donde las hembras agarran con las fauces a sus crías cuando las cargan de un lado a otro. Así es como dicen que hay que cogerlos para que sepan quién manda, para que estén tranquilos. Y, como si fuera un bolso, lo coloqué bajo mi axila, me tumbé en la cama y le pedí a mi amante que, antes de penetrarme, se quedara un rato mirándome, mirándonos, como si acabara de descubrirnos. Después le rogué que me comiera entera. Tuve varios orgasmos con mi gato bajo la axila. De esa mañana aún perdura el arañazo que me cruza un pecho. Ahora tengo una ligera idea de cómo deshacerme del hambre.

Traduction temporaire :
Le chat était couleur cannelle, il avait deux ans et ne regardait pas dans les yeux. Je le saisis par le cou, juste là où les femelles attrapent leurs rejetons dans leurs mâchoires quand elles les portent d'un endroit à un autre. On dit que c'est ainsi qu'il faut les prendre pour qu'ils sachent qui commande et restent tranquilles. Et, pareil qu'avec un sac, je le mis sous mon aisselle et m'allongeai sur le lit. Je demandai à mon amante de rester un moment à me regarder, nous regarder, comme si elle venait de nous découvrir, avant de me pénétrer. Puis, je la priai de me manger entièrement. J'eus plusieurs orgasmes avec mon chat sous le bras. L'égratignure de ce matin-là, qui parcourt un de mes seins, est encore visible. Maintenant, j'ai une petite idée de comment me débarrasser de la faim.

Projet Marion – phrases 5-6

Ella también estaba triste, ella también extrañaba a Martín, pero no quería seguir encerrada en la casa, con todo el verano afuera, los gritos de los chicos en las piscinas de las casas vecinas, las colas de gente en la heladería de la esquina y el cielo de un celeste completo, sin manchas blancas, tan cercano que parecía al alcance de la mano si uno se ponía en puntas de pie, extendía el brazo y cerraba los ojos. Verónica no aguantaba más esa casa que, por cerrada, conservaba la frescura de una primavera fría y no quería seguir pensando en los últimos días de Martín, que había ido lleno de miedo a la cirugía, que nunca, nunca, se había creído las palabras optimistas de sus padres, de sus médicos, de nadie.

Traduction temporaire :
Elle aussi était triste, à elle aussi Martín manquait, mais elle ne voulait pas continuer de rester cloîtrée dans la maison, quand l'été était partout à l'extérieur, les cris des enfants dans les piscines des maisons voisines, les queues chez le glacier du coin et le ciel d'un bleu absolu, sans taches blanches, si proche qu'il paraissait à portée de main si l'on se mettait sur la pointe des pieds, tendait le bras et fermait les yeux. Verónica ne supportait plus cette maison qui, parce qu'elle était fermée, conservait la fraîcheur d'un printemps froid. Elle voulait cesser de penser aux derniers jours de Martín, qui s'était rendu en chirurgie plein de peur et qui n'avait jamais, jamais cru les mots optimistes de ses parents, de ses médecins, de personne.

dimanche 31 janvier 2016

Projet Cindy 4 – phrases 49-53

Sí, ahora que han pasado tantos años comprende que no se había casado con Luis por amor; sin embargo, no atina a comprender por qué,  por qué se marchó ella un día,  de pronto... Pero he aquí que Mozart la toma nerviosamente de la mano y,  arrastrándola en un ritmo segundo a segundo más apremiante, la obliga a cruzar el jardín en sentido inverso, a retomar el puente en una carrera que es casi una huida. Y luego de haberla despojado del quitasol y de la falda transparente, le cierra la puerta de su pasado con un acorde dulce y firme a la vez, y la deja en una sala de conciertos, vestida de negro, aplaudiendo maquinalmente en tanto crece la llama de las luces artificiales. De nuevo la penumbra y de nuevo el silencio precursor. Y ahora Beethoven empieza a remover el oleaje tibio de sus notas bajo una luna de primavera.

Traduction temporaire :
Oui, à présent que tant d'années ont passé, elle comprend qu'elle ne s'était pas mariée avec Luis par amour ; néanmoins, elle n'arrive pas à comprendre pourquoi, pourquoi elle est partie un jour, soudainement… Mais, c'est là que Mozart la prend nerveusement par la main et, l'entraînant dans un rythme plus urgent de seconde en seconde, l'oblige à traverser le jardin en sens inverse, à reprendre le pont dans une course qui est presque une fuite. Et après l'avoir débarrassée de son ombrelle et de sa jupe transparente, il ferme la porte de son passé avec un accord doux et ferme à la fois, et la laisse dans une salle de concerts, de noir vêtue, applaudissant machinalement à mesure que la flamme des lumières artificielles grandit. De nouveau la pénombre et de nouveau le silence précurseur. Et maintenant, Beethoven commence à agiter la houle tiède de ses notes sous une lune de printemps.

samedi 30 janvier 2016

Projet Alexia – phrases 7-11

Hace años escribí un cuento titulado “Yo fui un adolescente ladrón de tumbas”. El título lo tomé de uno de los primeros cuentos (que nunca leí) de Stephen King: “I was a teenage grave robber”.
Pues bien, una vez yo andaba por Groenlandia, todavía no me explico haciendo qué, y de regreso tomé una avioneta helada que me dejó en algún sitio de Québec. Mi plan era tomar un avión decente a Montreal o Toronto y de ahí seguir vuelo a La Habana, pero al parecer lo que tomé fueron demasiados tranquilizantes y mi cerebro se fundió una o varias veces, no recuerdo dónde ni cómo. El caso es que pocas horas después yo estaba en el aeropuerto de Portland, Maine, no mucho más al sur y sin nadie a quién contarle del Polo Norte.

Traduction temporaire :
Il y a des années, j’ai écrit une nouvelle intitulée “J’ai été un adolescent pilleur de tombes”. Le titre, je l’ai pris dans une des premières nouvelles (que je n’ai jamais lues) de Stephen King : “I was a teenage grave robber”.  Or, un jour, j’étais au Groenland - je ne m’explique toujours pas ce que j’y faisais - et au retour, j’ai pris un petit avion gelé qui m’a laissé quelque part à Québec. Mon idée était de prendre un vol digne de ce nom à Montréal ou à Toronto, et à partir de là, en prendre un autre jusqu’à la Havane ; mais apparemment ce que j’ai pris c’était surtout trop de tranquillisants et mon cerveau a fondu une ou plusieurs fois, je ne me rappelle plus ni où ni comment. Le problème était que, quelques heures plus tard, je me trouvais à l’aéroport de Portland, dans le Maine, pas beaucoup plus au sud, et sans personne à qui raconter mon aventure du Pôle Nord.

Projet Camille / Angélique – phrases 16-25

-Ahora que sé que del otro lado no hay ángeles ni abismos me vuelvo a mi humilde morada.
Y con buen humor se aproximó a su cadáver -jaula vacía- y fue a entrar para animarlo otra vez.
¡Tan fácil que hubiera sido! Pero no pudo. No pudo porque en ese mismo instante se abrió la puerta y se entrometió su mujer, alarmada por el ruido de silla y cuerpo caídos.
-¡No entres! -gritó él, pero sin voz.
Era tarde. La mujer se arrojó sobre su marido y al sentirlo exánime lloró y lloró.
-¡Cállate! ¡Lo has echado todo a perder! - gritaba él, pero sin voz.

Traduction temporaire :

— Maintenant que je sais que de l'autre côté, il n'y a ni anges ni abîmes, je regagne mon humble demeure.
De bonne humeur, il s'approcha de son cadavre – une cage vide - et s'y glissa pour lui redonner vie. Ç'aurait été si facile ! Mais il ne put pas. Il ne put pas parce qu'à cet instant, la porte s'ouvrit et sa femme surgit, alarmée par le bruit de la chute de la chaise et de son corps.
— N'entre pas ! cria-t-il, sans voix
Trop tard. La femme se jeta sur son mari et, le découvrant inanimé, elle pleura encore et encore.
— Tais-toi ! Tu as tout gâché ! cria-t-il, sans voix.

Projet Constance / Laura – titre + phrases 1-2

Daniel Biojó Guevara

El payaso que reía con la letra A

Jijijijijiji. Con la boca extensa como el horizonte, asi fue que nos acostumbraron a ver reir a los payasos, que dia a dia, en recintos cerrados o en carpas improvisadas, nos deleitaron con tres espectaculos y la misma frecuencia, y parodiando a cada transeunte, alimentando el espiritu, incluso, de aquellos que pretendieron olvidarse de reir.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Justine / Sophie – phrases 42-49

Había algo en su planeta que impedía que el polvo se generara, ya fuera que no pudiera producirse, o consumiéndolo apenas apareciera... ¿Cómo podía haber sucedido aquello? ¿Acaso en el pasado no había existido? Los registros históricos indicaban que sí, y que había sido algo normal en el pasado. El cerebro de Jorge empezó a trabajar a toda máquina. Pensó en su relato... Podría escribir una historia acerca de un universo donde el polvo existiera y fuese algo corriente... ¡Qué diferente sería su mundo!

Traduction temporaire :


Quelque chose sur sa planète empêchait la génération de la poussière, soit en bloquant sa production, soit en l'avalant sitôt qu'elle apparaissait… Comment cela avait-il pu arriver ? Peut-être la poussière n’avait-elle jamais existé ? Pourtant, les registres historiques indiquaient que si, et qu’elle avait été un élément normal dans le passé.
Le cerveau de Jorge se mit à travailler à toute allure. Il songea à son récit… Il pourrait écrire une histoire sur un univers où la poussière existerait et serait un phénomène courant… Son monde serait tellement différent !

vendredi 29 janvier 2016

Projet Camille / Angélique – phrases 11-15

Se inclinó y se miró en su cadáver como antes solía mirarse en el espejo. ¡Qué avejentado! ¡Y esas envolturas de carne gastada! - Si yo pudiera alzarle los párpados quizá la luz azul de mis ojos ennobleciera otra vez el cuerpo - pensó. Porque así, sin la mirada, esos mofletes y arrugas, las curvas velludas de la nariz y los dos dientes amarillos, mordiéndose el labio exangüe estaban revelándole su aborrecida condición de mamífero.

Traduction temporaire :
Il se pencha et se regarda dans son cadavre, comme avant il avait l'habitude de se regarder dans le miroir. Quel vieillissement prématuré ! Et ces enveloppes de chair usée ! - Si je pouvais relever les paupières, peut-être que la lumière bleue de mes yeux anoblirait de nouveau mon corps, pensa-t-il. Car ainsi, sans la vue, ces grosses joues et rides, les courbes velues de son nez, ses deux dents jaunes mordant sa lèvre exsangue, lui révélaient son affreuse condition de mammifère.

Projet Justine 4 – phrases 144-148

Sin embargo, el problema del exceso de basura encontró una solución brillante propuesta por el doctor Flores -dos ventanas bajo la mía- que sugirió la contratación de una empresa privada que cobra una módica tarifa por su recojo diario, sólo hay que aumentar un pequeño porcentaje en el recibo de mantenimiento de cada departamento y asunto arreglado. ¿Qué les parece? Todas las manos se alzaron satisfechas en cada una de las ventanas, salvo en la del nueve-cero-dos. A ese señor siempre serio parecía no interesarle nada, salvo el nudo de su corbata que acomodaba cada cierto tiempo como si se tratara de un tic nervioso. Una vez agotado el temario del día, el sudor trimestral afloró en mis manos avisando que mi corazón no tardaría en acelerarse, tal como les debía estar pasando a todos en las demás ventanas. 

Traduction temporaire :
Cependant, pour le problème du surplus d'ordures, on trouva une solution brillante, proposée par le docteur Flores – deux fenêtres en dessous de la mienne : faire appel à une entreprise privée qui, pour un tarif modique, effectuerait un ramassage quotidien ; il suffirait d'augmenter un peu le pourcentage des charges de chacun, et ce serait réglé ! Qu'en pensez-vous ? Toutes les mains se levèrent, satisfaites, sauf au neuf-zéro-deux. Rien ne semblait intéresser ce monsieur toujours sérieux, à part le nœud de sa cravate, qu'il tripotait régulièrement, comme s'il souffrait d'un tic nerveux. Une fois venus à bout de l'ordre du jour, la fameuse sueur trimestrielle – qui apparaissait immanquablement lors de ces réunions –, couvrit mes mains, me prévenant de l'accélération imminente de mon rythme cardiaque, comme cela devait probablement arriver à tout le monde, aux différentes fenêtres.

Projet Sonita / Élise – phrases 440-447

Abrió los ojos a la brumosa atmósfera de un lugar cerrado y maloliente. Husmeó: cebollas, humedad, orín, vino. Se preguntó qué lugar sería aquel y recién entonces advirtió que por primera vez en mucho tiempo —aunque no podía precisar cuánto— no estaba embutido en el exoprot.
—Ya se despertó —dijo una voz aguardentosa. ¡Lo había logrado! El lugar era el sótano de una bodega o algo parecido. Los borrachos lo habían sacado del exoprot para ubicarlo sobre dos mesas unidas, y aunque los muñones le hormigueaban y sentía la boca llena de una pasta pegajosa, como si la lengua le hubiera vuelto a crecer en la boca hasta ocupar cada recoveco, tuvo la sensación de que una marea de fuego le recorría el cuerpo, de que podría salir corriendo y recuperar la libertad en cuanto se lo propusiera. Por eso, la frase siguiente lo demolió.

Traduction temporaire :

Il rouvrit les yeux dans l'atmosphère brumeuse d’un lieu clos et malodorant. Il renifla : oignons, humidité, urine, vin.
Il se demanda où il se trouvait ; il remarqua alors que pour la première fois depuis bien longtemps – bien qu’il ne puisse pas préciser depuis quand – il n'était pas engoncé dans l’exoprot.
— Ça y est, il est réveillé, dit quelqu'un avec une haleine d’eau-de-vie.
Il avait réussi ! L'endroit en question était un sous-sol ou quelque chose dans ce genre-là.
Les ivrognes l’avaient sorti de l’exoprot et l’avaient allongé sur deux tables qu'ils avaient rapprochées, et bien que ses moignons le démangent et qu’il ait l'impression que sa bouche était remplie d’une pâte collante, comme si sa langue avait repoussé dans sa bouche, jusqu’à complètement l'emplir, il eut la sensation qu’une marée de feu parcourait son corps, qu’il aurait pu partir en courant et reprendre sa liberté aussitôt qu’il le souhaiterait. C’est pourquoi la phrase qui suivit le démolit :

Projet Justine / Sophie – phrases 33-41


—¡Polvo! —exclamó—. ¿Por qué nunca lo he visto? ¿Por qué nadie lo menciona? ¿Dónde está? —continuó hablando en voz alta mientas observaba con suspicacia a su alrededor. Pasó el dedo por encima de la mesa frente suyo, y no encontró nada. Pateó la alfombra, buscó en el fondo de los cajones, sobre la heladera y en todos los rincones. Luego salió a la calle, a continuar su actividad detectivesca... Pero al rato acabó convenciéndose que no existía polvo en su mundo. Inclusive levantó tierra de una maceta y la lanzó al aire... Mas ésta no llegó a depositarse en el suelo, simplemente desapareció frente suyo como si fuera una nube de vapor... 

Traduction temporaire :

— La poussière ! s'exclama-t-il. Pourquoi ne l’ai-je jamais vue ? Pourquoi personne ne l’a jamais évoquée ? Où est-elle ? reprit-il à voix haute, scrutant les alentours avec méfiance. Il passa un doigt sur la table devant lui, ne trouva rien. Il donna des coups de pied dans le tapis, chercha au fond des tiroirs, au-dessus du réfrigérateur, jusque dans les moindres recoins. Ensuite, il sortit dans la rue, poursuivit son enquête… Au bout d’un moment, il finit par se convaincre que la poussière n’existait pas dans son monde. Il prit même de la terre d’un pot de fleurs et la lança en l’air… Or, elle ne se déposa pas sur le sol ; elle s’évapora tel un nuage de vapeur…

Projet Morgane 13 – phrases 100-103

Se trataba de la propaganda política alrededor de la reelección del Dictador de turno. Creo que ese día el grupo de esposas de soldados que combatían en el frente de guerra, vistieron trajes negros y cargando cruces llegaron a la estación para dar la espalda al Dictador. Uno de tantos sábados, después de la visita del candidato, regresó mi padre al pueblo convertido en cadáver con el rostro destrozado por la granada de un obús. Unos días después se negoció el Acuerdo de Paz que puso fin a la guerra.

Traduction temporaire :
Il s'agissait de la propagande politique pour la réélection du Dictateur de service. Il me semble que ce jour-là, le groupe d'épouses de soldats combattant sur le front portèrent des robes noires et des croix quand elles se rendirent à la gare pour s'opposer au Dictateur. Un des samedis qui suivirent la visite du candidat, mon père rentra au village, cadavérique, le visage mutilé par l'éclat d'un obus. Quelques jours plus tard, l'Accord de Paix qui mit fin à la guerre fut conclu.

Projet Hélène 5 – phrases 96-99

De pronto, desde la ventanilla delantera, posiblemente accionado por el chofer, se encendió un potente fanal, como si dentro del vehículo hubiera policías buscando a alguien,  y un chorro de luz comenzó a barrer la amplia vereda de la plaza. En su cerebro también se hizo la luz y, centelleante, le vino la idea. No buscaban a nadie, se trataba de otra cosa. Desde la ventanilla trasera alguien estaba filmando ese lugar, esa escena que él no había visto bien, pero que había presentido, y buscado, al acercarse allí, con una  extraña mezcla de fascinación y de temor. 

Traduction temporaire :
Soudain, un puissant phare s’alluma à la vitre avant, sans doute déclenché par le chauffeur, comme s’il y avait dans le véhicule des policiers à la recherche de quelqu’un, puis un flot de lumière balaya le large trottoir de la place. Son cerveau fut lui aussi illuminé par un éclair ; une idée lui traversa l'esprit : ils ne cherchaient personne, il s’agissait d’autre chose. Depuis la lunette arrière, un inconnu filmait les lieux, cette scène qu’il n’avait pas bien vue, mais qu’il avait pressentie et cherchée en s’approchant d’ici, avec un étrange mélange de fascination et de peur.

Projet Justine / Nadia / Élise – phrases 243-247

Como en algún momento les sucede a casi todas las personas, experimenté por esa época la extrañeza y la desolación de comprender que la vida no es más que una constante sucesión de extravíos. Vivimos, atesoramos ideas, imágenes y sentimientos, y los perdemos. Perdemos, junto con la inocencia, el rubor de las mejillas. Perdemos lo tangible y lo intangible: la ilusión, los sueños, los viejos juguetes de la infancia. Y también perdemos casas enteras.

Traduction temporaire :
À un moment ou à un autre, ça nous arrive à presque tous ; moi, c'est à cette époque-là que je ressentis de l'étonnement et de la désolation en comprenant que la vie n'est rien qu'une éternelle succession de pertes. On vit, on accumule des idées, des images, des sentiments, puis on les perd. En même temps que notre innocence, le rouge de nos joues s'efface. On perd ce qui est tangible et ce qui ne l'est pas : notre illusion, nos rêves, les vieux jouets de notre enfance. Et nous perdons aussi des maisons entières.

Projet Maxime / Justine – phrases 16-18

Al respecto, creo entrever algunas caras de suspicacia, no crean que me hago rico con esto, hay que cubrir los gastos, todo esto cuesta dinero, el alquiler de la sala y mis colaboradores, por mucho aprecio que me guarden tienen también el mal gusto de alimentarse y no les gusta la carroña humana que dejarán sus despojos. A propósito, deshacerse de los cuerpos, ¡qué trabajo que cuesta! Créanme, voy casi a pérdida.

Traduction temporaire :
À ce sujet, je crois entrevoir quelques visages méfiants, n'allez pas croire que je sois devenu riche grâce à ça, il faut couvrir les dépenses, tout ceci coûte de l'argent : la location de la salle et mes collaborateurs. Même s'ils m'apprécient beaucoup, ils ont quand même le mauvais goût de manger, or, ils n'aiment pas la chair humaine que laisseront vos dépouilles. À propos, se débarrasser des corps, quelle énorme besogne ! Croyez-moi, je travaille presque à perte.

Projet Medea / Iris – titre + phrases 1-4

Baldomero Lillo Figueroa (Chili)
El Rapto del Sol

Hubo una vez un rey tan poderoso que se enseñoreó de toda la Tierra. Fue el señor del mundo. A un gesto suyo millones de hombres se alzaban dispuestos a derribar las montañas, a torcer el curso de los ríos o exterminar una nación. Desde lo alto de su trono de marfil y oro, la Humanidad le pareció tan mezquina que se hizo adorar como un dios y estatuyó su capricho como única y suprema ley.

Traduction temporaire :


Baldomero Lillo Figueora (Chili)

Le Rapt du Soleil

Il était une fois un roi si puissant qu'il s'empara de toute la Terre. Il devint le seigneur du monde. Au moindre de ses gestes, des millions d'hommes se levaient, prêts à abattre les montagnes, à changer le cours des rivières ou à exterminer une nation. Depuis le haut de son trône d'ivoire et d'or, l'Humanité lui parut tellement mesquine qu'il se fit adorer comme un dieu, et établit son caprice en tant que loi unique et suprême.

Projet Justine 4 – phrases 140-143

Entre las cortinas del nueve-cero-tres apareció el presidente de la junta, dando la bienvenida para luego nombrar los asuntos a tratar esa tarde. Casi siempre se discutía lo mismo. Cuando se hablaba del problema del agua era obligatorio recordar que debido al exceso de habitantes era necesario construir un reservorio mucho más grande que, desgraciadamente, no podía ser edificado en la azotea porque la estructura del edificio no estaba prevista para soportar ese peso adicional, aparte de que dicha obra supondría la demolición del penthouse legítimamente construido. Con el problema de los apagones surgían los mismos inconvenientes de toda la vida, y la solución más práctica era racionar aún más la energía en cada departamento.

Traduction temporaire :

D'entre les rideaux du neuf-zéro-trois, émergea le président de la copropriété, nous souhaitant la bienvenue avant de dresser la liste des points inscrits à l'ordre du jour cet après-midi-là. On débattait presque toujours de la même chose. Quand on évoquait le problème de l'eau, on rappelait immanquablement qu'à cause du trop grand nombre de résidents, il était nécessaire de construire une cuve beaucoup plus grande, laquelle ne pouvait cependant pas être édifiée sur le toit, la structure n'étant en effet pas prévue pour supporter ce poids supplémentaire. De tels travaux impliqueraient la démolition de l'appartement-terrasse bâti en toute légalité. Avec le problème des coupures de courant, les mêmes inconvénients survenaient au quotidien, et la solution la plus pratique consistait à consommer encore moins d'énergie dans chaque appartement.

Projet Justine / Sophie – phrases 30-32

—Ley de Murphy: “Existen dos tipos de polvo: uno oscuro que se deposita sobre los objetos claros y otro claro que se deposita sobre los objetos oscuros. Corolario: El ama de casa tiene tarea eterna de limpieza”.
Jorge apenas se dio un momento de análisis antes de levantarse rápidamente del asiento y sentir cómo su cuerpo reaccionaba con un temblor ante el descubrimiento de un hecho semejante.

Traduction temporaire :

— Loi de Murphy : « Il existe deux sortes de poussière : une foncée qui se dépose sur les objets clairs et une claire qui se dépose sur les objets foncés. Corollaire : la maîtresse de maison est éternellement de corvée de ménage. »
Jorge s’accorda à peine un moment de réflexion avant de se lever rapidement de son siège et de constater la réaction de son corps, tremblant face à la découverte d’un tel phénomène.

Projet Danny – phrases 23-27

Desaparecen los dos de mi vista y yo me quedo toda nostálgica bajo la lluvia, intentando guardar nerviosamente mi cámara en mi rotoso maletín. Y es a los pocos minutos, cuando empiezo a caminar sola bajo la lluvia nocturna, que recuerdo a Manolo y a Jimmy. Y luego, esto sí que es extraño, me encuentro de pronto caminando sola en la Av. Larco, bajo un cielo gris nocturno y sin lluvia de invierno limeño. Camino hacia el Parque Kennedy, que es por donde pasan las combis que van a la avenida La Marina. Me estoy viendo realmente; es como si me estuviera viendo.

Traduction temporaire :
Tout deux disparaissent de ma vue et moi, je reste là, triste, sous la pluie, à essayer de ranger nerveusement mon appareil photo dans ma sacoche abîmée. Au bout de quelques minutes, lorsque j'avance seule sous la pluie nocturne, je me souviens de Manolo et de Jimmy. Ensuite, oh ça oui, c'est bizarre, je me retrouve soudainement esseulée, à marcher sur la Av. Larco, sous un ciel gris nocturne et sans la pluie hivernale de Lima. Je mets le cap vers le Parc Kennedy, où passent les fourgonnettes allant à la Avenida La Marina. Je me vois vraiment ; c'est comme si je me découvrais.

Projet Hélène / Audrey – phrases 5-6

Llevaba un vestido de fondo verde, estampado con minúsculas flores blancas, abotonado hasta el cuello, con amplia falda que apenas dejaba ver las puntas de sus zapatos. Su cabello, que mi recuerdo había fijado como rubias serpientes batidas por el viento, estaba recogido en un austero moño de viuda que contrastaba con su rostro adolescente, de frente ancha, nariz afilada, cejas espesas (sobre una de ellas lucía una pequeña pero pronunciada cicatriz en forma de cruz) y unos ojos verdes que, con una pacífica mirada que yo no conocía, treinta y cinco años después todavía me producían un escalofrío que se irradiaba desde la base de la nuca a todos los centímetros de mi cuerpo.

Traduction temporaire :
Elle portait une robe verte, imprimée de minuscules fleurs blanches, boutonnée jusqu’au cou, dont la jupe ample laissait à peine voir la pointe de ses souliers. Ses cheveux, fixés dans mon souvenir comme des serpents blonds battus par le vent, étaient ramassés en un austère chignon de veuve qui contrastait avec son visage adolescent, au front large, au nez effilé, aux sourcils épais (sur l’un d’eux ressortait une cicatrice, petite, mais prononcée, en forme de croix) et aux yeux verts. Dans un regard pacifique que je ne connaissais pas, ils me faisaient encore frissonner, trente-cinq ans plus tard, depuis la base de ma nuque et à travers tous les centimètres de mon corps. 

jeudi 28 janvier 2016

Projet Chloé T 2 – phrases 135-138

Mientras se mantuvo al volante hizo un listado mental de todas las cosas caras e inútiles que podría vender. Incluyó a priori el sofá de la Sex Machine, una colección de autores latinoamericanos pasados de moda, y el disfraz de Elvis Presley, que finalmente le habían regalado después de un regateo voraz con el productor del show televisivo. Ya en el taller, al ver su auto tan limpio, sintió un poco de lástima, no supo en un primer momento si hacia él o hacia el auto. Le dijo al mecánico que daría una última vuelta y con cierto aire de estoicismo se puso el cinturón de seguridad.

Traduction temporaire :
Derrière son volant, il passa mentalement en revue toutes les choses coûteuses et inutiles qu’il pourrait vendre. D'emblée, il inclut dans la liste le canapé de la revue Sex Machine, une collection d’auteur latino-américains démodés, et le déguisement de Elvis Presley qu’on lui avait offert au terme d’une âpre négociation avec le producteur du show télévisé. Arrivé au garage, voir sa voiture aussi propre lui fit un peu de peine ; dans un premier temps, il ne sut pas s’il avait mal pour lui ou sa voiture. Il annonça au mécanicien qu’il allait faire un dernier tour et il attacha sa ceinture sécurité d’un air plutôt stoïque.

Projet Alicia – titre + phrases 1-5

Javier Calvo

Los niños perdidos de Londres

Al principio los Niños Perdidos de Londres eran cuatro: Sid, Auggie, Florence y Tommy Boy. Eso era antes de que Tommy Boy se atreviera a ir a la charcutería. Ahora los Niños Perdidos de Londres son tres, y Auggie dice que Florence huele tan mal porque se va a morir. Auggie dice que la gente huele muy mal justo antes de morirse. A Sid le parece que Florence huele mal porque es una guarra y no hay más que hablar.

Traduction temporaire :


Javier Calvo

Les Enfants Perdus de Londres

Au début, les Enfants Perdus de Londres étaient quatre : Sid, Auggie, Florence et Tommy Boy. Ça, c'était avant que Tommy Boy ose aller à la charcuterie. Les Enfants Perdus de Londres sont désormais trois, mais Auggie affirme que Florence sent très mauvais parce qu'elle va mourir. D'après Auggie, les personnes sentent très mauvais juste avant de mourir. Sid, lui, pense que Florence sent mauvais parce que c'est une cochonne, et qu'il ne faut pas chercher plus loin.

Projet Sabrina 4 – phrases 41-45

En lugar del camarero que nos había atendido con desdén y lentitud tres semanas atrás, al otro lado de la barra se apostaba una mujer de cabellos largos y negros. La encontré guapa, calculé que tendría la misma edad que yo, aunque su estatura era bastante más baja que la mía. Le pregunté si tenían pejerrey a la plancha para cenar; me respondió que no, pero que de pendiendo de si yo era turista o naturalista, me podía ofrecer otras viandas que no estaban en su carta. Ese comentario me hizo gracia y sonreí. Sin corresponder a mi sonrisa, ella me miró a los ojos y me indicó que estaba hablando en se rio; o sea: que dependiendo de si yo era turista o naturalista, podía ofrecerme diferentes platos que me pudieran agradar.

Traduction temporaire :
De l'autre côté du comptoir, à la place du serveur qui, trois semaines auparavant, s'était occupé de nous avec dédain et lenteur, se tenait une femme aux longs cheveux noirs. Je la trouvai belle ; elle était bien plus petite que moi ; malgré cela, j'estimai qu'elle devait avoir mon âge. Je lui demandai s'ils avaient du pejerrey* grillé au menu du dîner. Elle me répondit non, mais que selon si j'étais un touriste ou du coin, elle pouvait me proposer d'autres choses, qui n'étaient pas sur la carte. Cela m'amusa et je souris. Sans me rendre mon sourire, elle me regarda droit dans les yeux et me fit comprendre qu'elle parlait sérieusement ; c'est-à-dire que selon si j'étais un touriste ou du coin, elle pouvait me proposer différents plats susceptibles de me plaire.


* Espèce de poisson vivant dans les parages du Río de la Plata.

Projet Alexia – titre + phrases 1-6

Jorge Enrique Lage

Pure fiction days

Nada la toca, solo el aire, pero desde que la vi todo tiene que ver con ella. Puedo convertirla en una descripción de pelo largo y rubio, labios lejanos (the best lipstick, far lips, decía el comercial), ojos que no he visto y un cuerpo cuyas formas se adivinan y se pierden con rapidez. Puedo transformarla en un concepto. No lo haré. Dejémosla en el portal de las imágenes: una imagen hace tiempo rondando en mi cabeza, una imagen que merece unas palabras. Aquí están.

Traduction temporaire :

Jorge Enrique Lage

Pure fiction days


Rien ne la touche, uniquement l’air, mais depuis que je l’ai vue tout se rapporte à elle. Je peux la changer en une description de longs cheveux blonds, de lèvres lointaines (the best lipstick, far lips, disait la publicité), d’yeux que je n’ai pas vus et d’un corps dont les formes se devinent et se perdent avec rapidité. Je peux la transformer en concept. Je ne le ferai pas. Laissons-la sur le seuil des images : depuis un certain temps, une image me trotte dans la tête, une image qui mérite quelques mots. Les voici. 

Projet Bianca – titre + phrases 1-3

Nico Saraintaris

El pedregoso

El Pedregoso recorre unos cuarenta kilómetros de meseta patagónica para desembocar en el Limay, en la provincia de Neuquén. Cerca de la parte más ancha de su cauce, el río parte al medio un poblado al que da su nombre y en el que nací y viví hasta hace algunos años.
La casa que ocupábamos con mamá y mi hermano era humilde, en la parte más pobre del Pedregoso. 

Traduction temporaire :

Nico Saraintaris

Le Rocailleux

Le Rocailleux parcourt environ quarante kilomètres de plateau patagonique, débouche sur le Limay, dans la province de Neuquén. Près de la partie la plus large de son lit, le fleuve sépare en son milieu un village auquel il donne son nom ; j'y suis né et j'y ai vécu jusqu'à il y a quelques années.

La maison où nous habitions avec maman et mon frère était modeste, dans la partie la plus pauvre du Rocailleux.

Projet Marion – titre + phrases 1-4

Mariana Enríquez

Los domínguez y el diablo


La puerta de la habitación estaba abierta y Verónica entró. Su mamá seguía acostada, con los ojos abiertos; no dormía. En la mesa de luz se acumulaban varios vasos, algunos vacíos, otros con jugo de naranjas, agua, gaseosa ya sin burbujas; pañuelos de papel, un reloj despertador con la alarma apagada, el teléfono móvil con la batería baja. Verónica se arrodilló ante la cara hinchada, pálida, de su madre: no sabía qué decirle.

Traduction temporaire :

Mariana Enríquez

Les domínguez et le diable


La porte de la chambre était ouverte et Verónica entra. Sa mère était toujours couchée, les yeux ouverts ; elle ne dormait pas. Sur la table de chevet, plusieurs verres s'accumulaient, certains vides, d'autres avec du jus d'orange, de l'eau, gazeuse sans plus de bulles ; des mouchoirs en papier, un réveil dont l'alarme était éteinte, son portable presque déchargé. Verónica s'agenouilla devant le visage gonflé et pâle de sa mère : elle ne savait que lui dire.

mercredi 27 janvier 2016

Projet Annelise 3 – phrases 19-21

Caramba, yo hubiera querido hacer un estudio experimental; pero he visto en los libros que tales estudios tratan sólo de investigar el cómo de las cosas; y entre mi primera idea, que era ésta, de reconstrucción, y la que averigua las razones que movieron a unos individuos a atacar a otro a puntapiés, más original y beneficiosa para la especie humana me pareció la segunda. Bueno, el por qué de las cosas dicen que es algo incumbente a la filosofía, y en verdad nunca supe que de filosófico iban a tener mis investigaciones, además de que todo lo que lleva humos de aquella palabra me anonada. Con todo, entre miedoso y desalentado, encendí mi pipa. -Esto es esencial, muy esencial.

Traduction temporaire :
Bon sang ! Moi, j’aurais voulu mener une étude expérimentale ; mais j’ai vu dans les livres que de telles études s'appliquent uniquement à enquêter sur le comment des choses ; néanmoins, entre ma première idée - la reconstruction - et celle qui examine les raisons qui ont incité des individus à en attaquer un autre à coups de pied, la seconde m’a paru plus originale et bénéfique pour l’espèce humaine. Bref, on dit que le pourquoi des choses incombe à la philosophie, or, à la vérité, je n’ai jamais su ce que mes recherches auraient de philosophique, d’autant que tout ce qui touche de près à ce mot m’accable. Malgré tout, à mi-chemin entre la peur et le découragement, j’ai allumé ma pipe. – Ça, c’est essentiel, absolument essentiel.

Projet Sabrina 4 – phrases 38-40

Además, yo mismo tendría que conducir esa furgoneta porque el presupuesto ya no alcanzaba para contratar un chofer. Me molestaba emprender de nuevo ese viaje solo y me molestó más tener que cancelar una cita con mi dentista y otra con una amiga que me gustaba. Tomé el avión, enfadado con mi equipo y con mi propio descuido; también lo tomé con cierto temor, pues esta vez solo contaría con la vigilia del motorista de la lancha al momento de sumergirme en el lago. Por la noche, cuando fui a cenar al único restaurante decoroso del pueblo, mi disgusto se desvaneció.

Traduction temporaire :
De plus, je devrais conduire moi-même la fourgonnette parce que notre budget ne permettait pas d'embaucher un chauffeur. Cela m'ennuyait de refaire ce voyage seul et cela m'ennuya encore davantage d'avoir à annuler un rendez-vous avec mon dentiste et un autre avec une amie qui me plaisait bien. Je pris l'avion, fâché contre mon équipe et contre ma propre négligence ; aussi, je m'envolai non sans crainte car cette fois-ci, je ne pouvais compter que sur la surveillance du barreur du canot au moment de plonger dans le lac. Le soir, quand j'allai dîner dans le seul restaurant convenable du village, ma contrariété disparut.

Projet Aurélie O 12 – phrases 45-49

La señora va al puesto de diarios y compra una revista, luego pasa al kiosco y compra un paquete de galleticas y una lata de gaseosa. ¿No se supone que la clase privilegiada pida caviar o champán? Claro que un kiosco no hay ese tipo de comida, pero puede entrar y comer en los restaurantes de la estación. Así son los ricos se cansan de lo mismo y necesitan probar otras cosas. Preparada para la forzosa espera, se sienta en uno de los largos bancos alejados del andén. Parece que no quiere ser molestada.

Traduction temporaire :
La femme part acheter une revue au stand de journaux, puis un paquet de biscuits et une canette de soda au kiosque. La classe privilégiée n’est-elle pas censée demander du caviar ou du champagne ? Évidemment, un kiosque n’offre pas ce genre de nourriture, mais elle peut toujours entrer et manger dans les restaurants de la gare. Les riches sont comme ça, ils se lassent de la routine et ont besoin d’essayer de nouvelles choses. Prête pour l’attente forcée, elle s'assied sur l’un des longs bancs éloignés du quai. On a l’impression qu’elle ne veut pas être dérangée.

Projet Johanna – phrases 200-201

Luego, tras romper lo que queda de la vajilla y de las muñecas de su hermana, vacía el contenido de su plato de un solo trago, sin masticar, como si se tratase de agua, y se aleja a su rincón del patio para seguir jugando con el perro chusco y con su resortera.
La niña permanece tirada en el suelo.

Traduction temporaire :

Puis, après avoir cassé le reste de la vaisselle et des poupées de sa sœur, il vide d'un coup le contenu de son assiette, sans mâcher, comme si c'était de l'eau, et s'éloigne vers son coin de la cour pour continuer de jouer avec le chien rigolo et son lance-pierres.
La fillette demeure étendue sur le sol.

lundi 25 janvier 2016

Projet Sonita / Élise – phrases 432-439

—Listo. Los de emergencias se ocuparán. Te queremos de vuelta enseguida; ninguna rebeldía será tolerada. —Zebrel se había olvidado, durante el par de minutos que corrió en procura de ayuda para la chica, de que el monitor estaba al tanto de cada uno de sus movimientos; no volvería a tener una oportunidad como aquella.
—¡Ayúdenme a salir del exoprot! ¡Rápido! —Sabía que estaba jugando todo el pozo a una carta, y la carta era un cuatro de copas... Con el último destello de conciencia antes de recibir la descarga, disfrutó su propia humorada como el banquete de un condenado a muerte.

Traduction temporaire :

— C'est bon, les urgences s'en chargeront. On te veut de retour immédiatement ; aucune rébellion ne sera tolérée.
Pendant les quelques minutes qu'avaient duré sa course pour trouver de l'aide à la fille, Zebrel avait oublié que le moniteur suivait chacun de ses mouvements. Il n'aurait sans doute pas une autre opportunité comme celle-ci.
— Aidez-moi à sortir de l'exoprot ! Vite !
Il savait qu'il jouait son va-tout, qu'il s'agissait d'un quatre de cœur. Dans un dernier éclat de conscience avant de recevoir la décharge, il se réjouit d'avoir envisagé une pareille folie et il se sentit comme un condamné à mort devant son dernier banquet.

Projet Fanny – phrases 226-233

El miró la foto por última vez, la rompió en dos y la dejó caer al suelo. Se echó hacia atrás reclinándose en el sofá. Y empezó a hablar.

“Nos conocimos en la Universidad. Nunca había sentido nada por nadie como lo que sentí por ti. Eras huérfana, como yo. Habías conseguido salir adelante con el poco dinero que tus padres habían dejado y que recibiste cuando cumpliste los dieciocho años, y habías empleado lo poco que te quedaba para pagar tu matrícula. Mis padres habían muerto hacía un año, y tú fuiste quien consiguió que dejase de sentirme solo por fin.

Traduction temporaire :

Il regarda la photo une dernière fois, la déchira en deux et la laissa tomber par terre. Il s'affala dans le canapé et commença à parler :
«Nous nous sommes connus à l'Université. Je n'avais jamais ressenti pour personne quelque chose de semblable à ce que j'ai ressenti pour toi. Tu étais orpheline, comme moi. Tu avais réussi à t'en sortir avec le peu d'argent que tes parents t'avaient légué et que tu avais reçu à tes dix-huit ans. Tu avais utilisé le peu qu'il te restait pour payer ton inscription. Mes parents, eux, étaient morts depuis un an, et tu as été la seule à réussir à me faire enfin oublier que j'étais abandonné.

Projet Simona / Noëlline – titre + phrase 1

Macedonio Fernández

Tantalia

El mundo es de inspiración tantálica.

Primer momento: El cuidador de una plantita

Él acaba por convencerse de que su sentimentalidad,  aptitud de simpatía,  que viene desde tiempo luchando por recuperar,  está agotada,  y en los sufrimientos de este descubrimiento cavila y halla por fin que quizá el cuidado de una plantita endeble,  de una mínima vida,  de lo más necesitado de cariño,  debiera ser el comienzo de la reeducación de su sentimentalidad.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Annelise 3 – phrases 16-18

Pero a mí llegó a obsesionarme. Me perseguía por todas partes la frase hilarante: ¡Un hombre muerto a puntapiés! Y todas las letras danzaban ante mis ojos tan alegremente que resolví al fin reconstruir la escena callejera o penetrar, por lo menos, en el misterio de por qué se mataba a un ciudadano de manera tan ridícula.

Traduction temporaire :
Mais moi, ça a fini par m'obséder. La phrase hilarante « un homme mort à coups de pied ! » me poursuivait partout. Et toutes les lettres dansaient si allègrement devant mes yeux que je me suis finalement résolu à reconstruire la scène de la rue ou, au moins, à pénétrer le mystère du pourquoi on avait tué un citoyen de façon aussi ridicule.

Projet Camille / Angélique – phrases 4-10

¡Qué desengaño! Había querido averiguar cómo era el tránsito al otro mundo ¡y resultaba que no había ningún otro mundo! La misma opacidad de los muros, la misma distancia entre mueble y mueble, el mismo repicar de la lluvia sobre el techo... Y sobre todo ¡qué inmutables, qué indiferentes a su muerte los objetos que él siempre había creído amigos!: la lámpara encendida, el sombrero en la percha... Todo, todo estaba igual. Sólo la silla volteada y su propio cadáver, cara al cielo raso.

Traduction temporaire :
 Quelle déception ! Il avait cherché à savoir comment était le passage vers l'autre monde, or, il se trouvait qu'il n'y avait aucun autre monde ! La même opacité des murs, la même distance entre les meubles, le même tintement de la pluie sur le toit… Et surtout, quelle immuabilité, quelle indifférence des objets face à sa mort, qu'il avait toujours cru être ses amis ! La lampe allumée, le chapeau sur le portemanteau… Tout, tout était pareil. Seuls la chaise, renversée, et son propre cadavre, le visage vers le faux plafond.

Projet Chloé / Pablo / Simon – phrases 107-111

XI

Entré en mi departamento, aquel que había abandonado físicamente por primera vez en décadas para encontrarme con el traficante, agotado y dolorido. Me quité el sobretodo, confeccionado con una tela acerada que rechazaba la suciedad y regulaba la temperatura del entorno de quien lo usaba; cayó pesadamente al suelo. No sabía por qué tenía una prenda de ese tamaño ni recordaba haberla comprado. Sólo sabía que era lo único en mi guardarropa que podía haber usado para salir al exterior; todo lo demás hubiera sido imposible de ser vestido, por una cuestión de tamaño. Vi mi cuerpo desnudo reflejado en el espejo; una masa informe de capas y capas de grasa blanquecina.

Traduction temporaire :
XI


Épuisé et endolori, je regagnai mon appartement que, pour la première fois en plus de dix ans, j'avais physiquement quitté pour rencontrer le trafiquant. J'enlevai mon par-dessus, fabriqué dans de la toile d'acier qui repoussait la saleté et régulait la température du corps ; il tomba lourdement par terre. J’ignorais pourquoi je possédais un vêtement de cette taille, de même que j'avais oublié pourquoi je l'avais acheté. Je savais juste que c'était la seule chose, parmi ce qui se trouvait dans mon armoire, que je pouvais avoir enfilé pour sortir à l'extérieur ; tout le reste était trop petit pour pouvoir être porté. Je vis le reflet de mon corps nu dans le miroir : une masse informe de couches et de couches de graisse blanchâtre.

Projet Sabrina 4 – phrases 34-37

No sé si fue error u omisión, pero en mis bolsas de muestreo faltaba un juego de piedras basálticas que estaba seguro de haber recogido en el flanco sur de la laguna. El director del equipo concluyó que sería ridículo presentar ese trabajo en un foro internacional, ofreciendo como única prueba la aseveración de haber tenido entre nuestras manos un conjunto completo de muestras. Todavía teníamos tiempo y en el presupuesto quedaba el importe de imprevistos sin gastar. A mí me tocó viajar de nuevo; otra vez volar una hora en avión y luego recorrer una carretera sin asfaltar, durante cuatro horas, en una furgoneta donde tendría que pasar la noche pues en el pueblo más próximo al lago no había ningún hotel confiable.

Traduction temporaire :
Je ne sais pas si cela est dû à une erreur ou un oubli, toujours est-il que dans mes épuisettes, il manquait un jeu de pierres basaltiques que j'étais sûr d'avoir ramassées sur le flanc sud de la lagune. Le directeur de l'équipe conclut qu'il serait ridicule de présenter ce travail à un forum international en brandissant pour unique preuve l'affirmation d'avoir tenu entre nos mains un ensemble complet d'échantillons. Il nous restait encore du temps et nous n'avions pas touché à la partie du budget consacrée aux dépenses imprévues. Je fus donc chargé de repartir ; de faire à nouveau une heure d'avion et de parcourir une route non goudronnée, pendant quatre heures, dans une fourgonnette où je devrais passer la nuit vu que dans le village le plus proche du lac, il n'y avait pas d'hôtel fiable.

vendredi 22 janvier 2016

Projet Sonita / Élise – phrases 426-431

—¡Llamen una ambulancia! ¡La chica está malherida!
Tal vez los borrachos no habían visto nunca a un lisiado en exoprot cargando una prostituta herida, por lo que tardaron unos segundos en reaccionar. Finalmente uno de ellos pareció decidirse y sacó un teléfono móvil de un bolsillo de la chaqueta. Marcó el número de emergencias con dedos torpes y le tendió el aparato a Zebrel. Éste movió la cabeza hacia los costados y el borracho no tuvo más remedio que hacerse cargo.

Traduction temporaire :

— Appelez une ambulance ! La fille est grièvement blessée !
N'ayant peut-être jamais vu un estropié dans un exoprot portant une prostituée blessée, les ivrognes mirent quelques secondes avant de réagir. Finalement, l'un d'entre eux sembla se décider et sortit un téléphone portable d'une poche de sa veste. Il composa le numéro des urgences avec maladresse et tendit l'appareil à Zebrel, qui secoua la tête. L'ivrogne n'eut pas d'autre choix que de s'en occuper lui-même.