vendredi 15 août 2014

Projet Chloé 11 – phrase 8

Por supuesto que mientras avanza en el tráfico usted se da cuenta que no está solo, también están en la misma ruta los transportes públicos, ellos hacen que todo sea aun más complicado.

Traduction temporaire :
Évidemment, pendant que vous avancez au milieu de la circulation, vous vous apercevez que vous n'êtes pas seul : les transports publics sont là, eux aussi, et par leur faute, la situation est encore plus compliquée.

jeudi 14 août 2014

Projet Justine / Maxime – phrases 91-97

El revólver y el brazo de Aguinaga ingresaron en la sala más secreta del país. El parpadeo de las luces fluorescentes le marcaba un camino de imágenes detenidas. Al final de este, la luz era plena. Recordó el lugar. ¡Lo habían apartado del proyecto con tan poco esfuerzo! Después de tanto trabajo y soledad. No lo merecía.

Traduction temporaire :
Le revolver et le bras de Aguinaga pénétrèrent dans la salle la plus secrète du pays. En clignotant, les néons fluorescents lui traçaient un chemin d’images figées, au bout duquel il se retrouvait en pleine lumière. Il se rappela cet endroit. Il avait été si facilement évincé du projet ! Après tant de travail et de solitude. Il ne méritait pas ça.

Projet Hélène 3 – phrases 56-65

4

Cerca al anochecer, Natashenka llegó más silenciosa que otras veces a la nueva casa que el gobierno les había otorgado. Fue ese mismo día que Gorbachov habló por televisión: “Buenas tardes camaradas. Todos saben que ha habido un desafortunado evento... el accidente en la planta nuclear de Chernobyl.” Natashenka se sentó a la mesa junto con Aliaksei. “Esto ha afectado dolorosamente a la población soviética y escandalizado a la comunidad internacional.” “Papá. Un soldado me dijo que los muertos de la explosión están enterrados en el cementerio de la ciudad.” “Por primera vez, enfrentamos la fuerza real de la energía nuclear fuera de control.” “Que por razones de seguridad ya no fueron trasladados a ningún  hospital”. El viejo la miró pero no podía escuchar sus palabras porque, entremezcladas con las del televisor, eran sólo un ruido, un murmullo ininteligible, un hueco sordo que Aliaksei no podía descifrar.

Traduction temporaire :

4

Plus silencieuse que jamais, Natashenka arriva peu avant la tombée de la nuit dans leur nouvelle maison, assignée par le gouvernement. C'est précisément ce jour-là que Gorbatchev fit sa fameuse allocution à la télévision : « Bonsoir camarades. Comme vous le savez, un événement malheureux s’est produit… l’accident dans la centrale nucléaire de Tchernobyl ». Natashenka s’assit à table, à côté d’Aliaksei. « La population soviétique a subi de douloureux dommages et la communauté internationale est scandalisée ». « Papa, un soldat m’a dit que les morts de l’explosion sont enterrés dans le cimetière de la ville. » « Pour la première fois, nous sommes confrontés à la force réelle et incontrôlable de l’énergie nucléaire ». « Et que pour des raisons de sécurité, aucun n'a été transporté à l’hôpital. » Le vieux la regarda, sans entendre ses paroles, car, mêlées à celles du téléviseur, elles ne formaient qu’un bruit, un murmure inintelligible, un vide sourd qu’Aliaksei ne parvenait pas à déchiffrer.

mercredi 13 août 2014

Projet Élise 4 – phrase 42

Sin embargo, al encontrarme una vez más solo, como cuando lo descubrí, tumbado en la cama con los pies apoyados en el suelo – uno descalzo, el otro dentro de la pantufla - y el torso sobre del viejo colchón, cubierto a medias con la camisa que ya tenía puesta el día anterior, se apoderó de mí ese escalofrío premonitorio, irracional, la caricia helada que impulsa a correr luego de lanzar un aullido de terror, la urgencia de hacer algo por destruir la telaraña insidiosa que cierra sin contemplaciones toda posibilidad a la huida.

Traduction temporaire :
Toutefois, en me retrouvant une fois de plus seul, comme lorsque je l'avais découvert, renversé sur le lit, les pieds appuyés par terre – un, nu, l'autre glissé dans une pantoufle – et son torse sur le vieux matelas, à moitié couvert par la chemise qu'il portait déjà la veille, un frisson prémonitoire, irrationnel, avait pris possession de moi, cette caresse glacée qui nous pousse à courir après avoir lancé un hurlement de terreur, l'urgence de faire quelque chose pour détruire la toile d'araignée insidieuse qui condamne sans égards la moindre possibilité de fuite.

Projet Élise 3 – phrases 196-204

Despertó en el mismo callejón de putas donde empezara la pesadilla. Sobre la acera húmeda se demoraban las hojas de un diario al que el viento se obstinaba en dar clases de vuelo. Hacía frío, pero el exoprot lo mantenía arropado en una engañosa calidez.
¿Qué se te ofrece, hermano? —La voz ligeramente sofocada de una mujer sonó junto al hombro de Zebrel.
Que alguien me saque de esta lata de sardinas —dijo él en un tono extrañamente firme. Pero la descarga llegó puntualmente, y con ella la amenaza del operador de turno en la base.
Ella vende su cuerpo al primero que se le cruza y busca redención. Dale lo que pide. No te preocupes si tu poder la lastima; ella necesita dolor para redimirse.

Traduction temporaire :

Il se réveilla là où avait commencé le cauchemar, dans la ruelle à putes. Les feuilles d'un journal s'attardaient sur le trottoir humide, le vent s'obstinait à leur donner des leçons de vol. Il faisait froid, mais l'exoprot l'enveloppait dans une chaleur trompeuse.
— Qu'est-ce que tu veux, mon frère ?
La voix légèrement étouffée d'une femme résonna juste derrière l'épaule de Zebrel.
— Que quelqu'un me sorte de cette boîte de sardines, répliqua-t-il sur un ton étrangement ferme.
Malheureusement pour lui, la décharge arriva immanquablement et, avec elle, la menace de l'opérateur en service à la base.
— Elle vend son corps au premier venu et cherche la rédemption. Donne-lui ce qu'elle réclame. Ne te préoccupe pas de savoir si ton pouvoir la blesse ; elle a besoin de la douleur pour se racheter.

Projet Irène – phrases 156-161

Entonces me levanto y voy al baño. Orino. Salgo, vuelvo y veo al personaje de espaldas, que sigue en su verborrea de cosas que ni a palos quiero escuchar hoy, un sábado a la noche, en San Miguel. Este gringo imbécil, pienso al salir del baño, es el polo negativo de mí.
No me importa de dónde sea, su puto país de procedencia, pero me está haciendo flashear mal. Mal. Mal. Mal.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires
Alors, je me lève et je file aux toilettes. Je pisse. Je sors, je reviens, je vois le type de dos, qui continue à déblatérer sur des choses qu’aujourd’hui, un samedi soir, à San Miguel, je n’écouterai même pas sous la torture. Cet idiot d'étranger, me dis-je en sortant des toilettes, c’est mon pôle négatif. J’en ai rien à cirer d’où il vient, de son putain pays d’origine, parce qu'au bout du compte il est en train de m'envoyer dans un méchant trip. Méchant. Méchant. Méchant.

mardi 12 août 2014

Projet Hélène 3 – phrases 50-55

Había puesto comida y agua en su mochila para pocos días, tres, tal vez cuatro, hasta que pudiera encontrar algún lugar donde alimentarse.  “A los setenta años no importa”, se dijo, “siempre hay un pueblo cercano”. Aliaksei miró a lo lejos la maleza de la zona, desierta del rostro de los hombres. Kilómetros más, kilómetros menos, pensó. Cuando recogió algunos pedazos de madera, no pudo distinguir el olor húmedo de los árboles. Los guardó en su mochila y siguió caminando.

Traduction temporaire :
Dans son sac, il avait mis de la nourriture et de l’eau pour quelques jours, trois, peut-être quatre, jusqu’à ce qu’il puisse trouver un endroit où s’alimenter. « À soixante-dix ans, ce n’est pas important », se dit-il, « il y a toujours un village à proximité ». Aliaksei regarda au loin, vers les broussailles de la zone contaminée, vide d’un quelconque visage humain. Un kilomètre de plus ou un kilomètre de moins, pensa-t-il. Quand il ramassa quelques bouts de bois, il ne parvint pas à reconnaître l’odeur humide des arbres. Il les glissa dans son sac et poursuivit son chemin.

Projet Nadia – phrase 71

El poeta de residencia en la tierra ha evolucionado mágicamente hasta lo contradictorio heroico: ha descubierto la tierra, la realidad de la tierra, (... Il était une fois la realité..., comentaba el poeta surrealista), no es un residente de la isla negra de su escapulario y crepusculario, no es ya el llorador sublime y tenaz de una canción desesperada, es un constructor más que topo con el ensangrentado sufrimiento, con la torturada injusticia.

Traduction temporaire :
Le poète de Résidence sur la terre a évolué magiquement jusqu’à une contradiction héroïque : il a découvert la terre, la réalité de la terre, (... Il était une fois la réalité…, commentait le poète surréaliste), ce n’est pas un résidant de l’île noire de son scapulaire et crépusculaire, ce n’est plus le pleureur sublime et tenace d’une chanson désespérée, c’est un constructeur de plus qui s’est retrouvé face à la souffrance ensanglantée, à l’injustice torturée.

Projet Hélène 2 – phrases 101-105

Sentí que le hablaba a mi padre y dije gracias más por inercia; pero algo en la escena me resultó intolerable, y sentí que no podía seguir mirándola a los ojos, ni a sus leotardos blancos ni mucho menos a sus zapatos homogéneos e inmaculados. La mirada que tenía encima de mí, que me traspasaba y lograba mirar más adentro que ninguna otra persona en esa sala llena, era demasiado fuerte para ser compartida por alguien. No lo soporté, no quise soportarlo, pero aún así dije gracias. Agradecí educadamente como lo habría hecho el señor Fonseca. Era mi tarea ser comprensivo y tener palabras amables.

Traduction temporaire :
Je compris qu’elle s’adressait en fait à mon père et je la remerciai, surtout par inertie ; mais il y eut dans cette scène quelque chose qui me fut intolérable, et je sentis que je ne pouvais pas continuer à la regarder dans les yeux, pas plus que ses épais collants blancs, ses chaussures homogènes et immaculées encore moins. Le regard qu’elle dirigeait au-dessus de moi, qui me transperçait et parvenait à voir plus profondément que n’importe qui dans cette salle, était trop pénétrant pour être partagé par quelqu’un d’autre. J’eus beau ne pas le supporter, ne pas vouloir le supporter, je lui dis pourtant merci. Je la remerciai courtoisement, comme l’aurait fait Monsieur Fonseca. C’était mon devoir d’être compréhensif et d’avoir des paroles aimables.

Projet Julie 2 – phrases 95-102

Se puso de pie con un gran esfuerzo, sosteniéndose del respaldo de una silla.
¡Has hecho un buen trabajo, hijo mío! —le dijo a su gemelo—. ¡Regresa ahora a tu mundo!
El falso Narhitorek ladeó la cabeza, lacónicamente, y le respondió al original:
No.
El nigromante pestañeó azorado, como si no comprendiera el alcance de la palabra que acababa de oír.
¿Qué has dicho? —preguntó—. ¿Has dicho… no?

Traduction temporaire :

Il se releva au prix d'un gros effort, en s'appuyant sur le dossier d'une chaise.
— Tu as fait du bon travail, mon garçon ! lança-t-il à son jumeau. Maintenant, retourne dans ton monde !
Le faux Narhitorek pencha la tête, laconiquement, et répondit à l'original :
— Non.
Le nécromancien cligna des yeux, troublé, comme s'il ne comprenait pas la portée du mot qu'il venait d'entendre.
— Qu'as-tu dit ? … Non ?

lundi 11 août 2014

Projet Élise / Nadia – phrases 206-217

¿Qué le ocurría conmigo? ¿Por qué me pedía a mí que me secara? En tanto me frotaba con la toalla, ya desnudo, la Zurda contemplaba a unas gaviotas sobrevolando el océano. (Años más tarde, en un libro, descubrí el erguido perfil de un mascarón de proa: me recordaría su postura de esos momentos).
¿Estás con frío? —pregunté.
Ella contestó, distraída:
Sí, tengo frío... —y giró sobre sus talones—. Lo tengo desde hace unas semanas... ¿Crees que estoy enferma?
No lo sé —tartamudeé.
Debo estarlo —dijo—, porque no es normal. Hace un calor horrible para que yo sienta este frío tan raro.

Traduction temporaire :

Qu'est-ce qu'elle avait avec moi ? Pourquoi me demandait-elle de me sécher, à moi ? Pendant que je m'essuyais avec la serviette, à présent nu, la Gauchère contemplait des mouettes qui survolaient l'océan. (Des années plus tard, je découvris dans un livre la silhouette dressée d'une figure de proue : elle me rappellerait sa position à ce moment-là.)
— Tu as froid ? demandai-je.
Elle répondit, distraite :
— Oui, j'ai froid… puis elle tourna les talons. Cela fait des semaines que j'ai froid... Tu crois que je suis malade ?
— Je l'ignore, bégayai-je.
— Probablement, ajouta-t-elle, parce que ce n'est pas normal. Il fait une chaleur trop horrible pour que je ressente ce froid étrange.

Projet Nancy 4 – phrases 5-7

Tranquilo, le digo mientras tomo un cuaderno de notas y trato de pensar en cómo decirle que esa manía suya no representa el menor riesgo. Pero él insiste. Dice que en el trabajo le prohíben que lleve esas voluminosas novelas clásicas, tipo Hugo, Proust o Dostoievski, de las que tanto gusta, que los amigos lo molestan porque va a las reuniones con un libro, que en su cuarto hay más libros que ropa y más polvo que libros, y que ya no sabe qué hacer porque últimamente está olvidando asuntos importantes por pasársela leyendo en lugares remotos o por recordar argumentos de libros.

Traduction temporaire :
Je lui conseille de se calmer, tout en prenant un bloc-notes et en essayant de trouver le moyen de lui annoncer que son toc ne représente pas le moindre risque. Il n'en revient pas moins à la charge : à son travail, on lui interdit d'apporter les romans classiques volumineux qu'il apprécie tant (Hugo, Proust ou Dostoievski) ; ses amis le taquinent parce qu'ils ne le voient jamais sans un livre à la main ; dans sa chambre, il y a beaucoup plus de livres que de vêtements et encore plus de poussière ; enfin, il ne sait plus quoi faire car, dernièrement, il néglige certaines choses importantes, préférant passer son temps à lire dans des coins reculés ou à se remémorer ses lectures.

Projet Hélène 3 – phrases 45-49

Mientras se alejaba del puesto de vigilancia, escuchó las risas de los guardias. Rodeó unos obstáculos en medio de la pista y se encontró con la estatua de un huevo blanco en la entrada a la carretera que llevaba a la zona. Aliaksei lo miró como si fuese una lápida sin nombre. Sacó el mapa del bolsillo de sus pantalones. La distancia que le esperaba era muy extensa y no estaba seguro de poder llegar a la ciudad.

Traduction temporaire :
Tandis qu’il s’éloignait du poste de contrôle, il entendit les rires des gardes-frontières. Il évita quelques obstacles au milieu du chemin et arriva à l’entrée de la route menant à la zone, se retrouvant face à la statue d’un œuf blanc. Aliaksei l’observa comme s’il s’agissait d’une pierre tombale sans nom. Il sortit la carte de la poche de son pantalon. Le trajet qui l’attendait était très long et il n’était pas sûr de pouvoir arriver jusqu’à la ville.

dimanche 10 août 2014

Projet Sonita 16 – phrase 21

De modo que, buscando el tesoro escondido, hice levantar el piso del dormitorio y del comedor bajo mi estricta supervisión y no dormí esas noches para cerciorarme con una potente linterna de que no había ningún paquetito escondido entre las tablas.

Traduction temporaire :
À la recherche du trésor caché, j'ai fait soulever le parquet de la chambre et de la salle à manger. Cela sous ma stricte vigilance. Ces nuits-là, je n'ai pas dormi afin de m'assurer, à l'aide d'une puissante lampe de poche, qu'il n'y avait aucun petit paquet caché dans les lames.

samedi 9 août 2014

Projet Sabrina 3 – phrases 45-46

En aquella habitación se respiraba un ambiente de refinada exquisitez, ausente por completo en la tienda revuelta, lóbrega y húmeda donde habían transcurrido mis primeros días. Todo allí era envolvente y acariciador, las alfombras, los gobelinos, la calidez del fuego en la chimenea y, sin embargo, yo extrañaba mi primera estancia, tan pletórica de vida, con su simpleza y su casi grosera sinceridad, porque, después de todo, el único engaño que había en ella era la ingenua astucia del dueño, absolutamente inofensiva, ya que más o menos todos los clientes sabían que serían timados y entraban dispuestos a formar parte del embrollo disfrutando del encanto de la pantomima y el juego del comerciante.

Traduction temporaire :
Dans cette pièce, il y avait une atmosphère de délicatesse raffinée, entièrement absente dans la boutique désordonnée, lugubre et humide où j'avais passé mes premiers jours. Là, tout était enveloppant et caressant : les tapis, les tapisseries, la chaleur du feu dans la cheminée. Et malgré cela, je regrettais ma première résidence, si débordante de vie, sa simplicité et sa sincérité presque grossière. En effet, la seule tromperie n'était finalement que la ruse naïve du propriétaire. Elle était totalement inoffensive, puisque plus ou moins tous les clients savaient qu'ils seraient abusés, mais entraient quand même, prêts à participer à la supercherie en profitant du charme de la pantomime et du jeu du commerçant.

Projet Céline 2 – phrases 32-37

Se sacó un par, muy apretados no servía, había que poder mover los dedos para que no se congelaran. Con los agujeros de la suela no había mucho que hacer. El viejo le fabricó unas plantillas con la caña de una bota vieja que encontró en el galpón. – pa’ lo que te van a durar los pieses secos -. No era malo el viejo. Cuando estaba sobrio, solía contarle de sus aventuras cazando jabalíes y hasta a veces le leía poemas gauchescos. Una vez arreglada la suela, el muchacho calentó en la plancha de la cocina un pedazo de grasa rancia que había guardado de la última carneada, esperó que se derritiera un poco y la pasó sobre los calamorros una y otra vez.

Traduction temporaire :
Il en enleva deux, car elles ne servaient à rien si elles le serraient trop ; il devait pouvoir bouger les orteils afin qu’ils ne gèlent pas. Pour les trous dans les semelles, il n’y avait pas grand-chose à faire. Le vieillard lui en fabriqua de nouvelles avec la tige d’une vieille botte qu’il avait trouvée dans le hangar. Pour c’que ça va t’durer d’avoir les pieds sec. Le vieil homme n’était pas méchant. Quand il était sobre, il avait l’habitude de lui raconter ses aventures de quand il partait chasser le sanglier et parfois, il lui lisait même des poèmes gauchesques. La semelle réparée, le garçon fit chauffer sur la plancha un morceau de graisse rance qu’il avait gardé la dernière fois qu’il avait découpé de la viande, attendit qu’il fonde un peu et le frotta sur ses chaussures.

Projet Élise 3 – phrases 174-195

Un pie y la lengua se los cercenaron al día siguiente, bien temprano. Los cirujanos eran eficientes, veloces; trabajaban en equipo con los técnicos. Lo metieron en el exoprot y lo conectaron.
Prueba de voz —dijo un tipo enfundado en un mono azul pastel que tenía los símbolos de la secta en medio del pecho. El tipo era rubio; llevaba el cabello cortado al ras y una mueca de asco le colgaba de los labios—. Hable.
Zebrel sabía que le habían cortado la lengua, pero habló y el exoproct se encargó del resto.
¡Hijos de puta!
Bien —dijo el técnico dirigiéndose a otro, de mono verde—. Funciona. Ahora mándenle el aviso de que debe evitar los insultos y las blasfemias.
Una descarga eléctrica golpeó la tráquea de Zebrel y pareció alojarse en el muñón de la lengua.
¿Se da cuenta? —dijo una mujer menuda; estaba sentada a los pies de Zebrel y usaba un mono rosa—. Cada vez que diga algo inconveniente recibirá una descarga. Cada vez que reciba una descarga será más potente. Nunca sabrá si la siguiente es el golpe mortal. Cuide la lengua.
No tengo —dijo Zebrel.
Junto con la descarga llegó el comentario del técnico vestido de verde. —Las ironías también son punibles.
¿Puedo pensar? —insistió Zebrel, irreductible. El siguiente disparo lo arrojó al pozo sin fondo.

Traduction temporaire :

Un pied et sa langue suivirent, très tôt le lendemain. Les chirurgiens étaient efficaces, rapides ; ils travaillaient de pair avec les techniciens. Ils le mirent dans un exoprot et le connectèrent.
— Test voix, annonça un type moulé dans une combinaison bleue pastel portant les symboles de la secte au milieu de la poitrine. Dites quelque chose.
Zebrel savait qu'ils lui avaient tranché la langue, mais il parla, et l'exoprot se chargea du reste.
— Fils de pute !
— Bien, opina le technicien en se tournant vers un autre homme en combinaison verte. Ça fonctionne. Maintenant, préviens-le qu'il doit éviter les insultes et les blasphèmes.
Une décharge électrique frappa Zebrel à la trachée et sembla se loger dans le moignon de sa langue.
— Vous comprenez ? demanda une femme menue ; elle était assise aux pieds de Zebrel et portait une combinaison rose. Chaque fois que vous direz quelque chose de déplacé, vous recevrez une décharge. Vous ne saurez jamais si la prochaine sera fatale. Tenez votre langue.
— J'en ai pas, risqua Zebrel. La décharge et le commentaire du technicien arrivèrent simultanément.
— L'ironie aussi est répréhensible.
— Et penser, je peux ? insista Zebrel, irréductible. Le choc suivant le précipita dans un puits sans fond.

Projet Chloé 11 – phrase 7

Sólo trate de salir de su casa a las siete y media de la mañana desde el Distrito de La Molina, donde yo vivo y trasladarse a su trabajo, una hermosa oficina en el Distrito de San Isidro, pues le llevara más que una simple mañana y ni pensar en los calurosos días de verano, el infierno en la tierra.

Traduction temporaire :
Essayez donc de sortir de chez vous à sept heures et demi du matin dans La Molina, le quartier où j'habite, et de vous rendre à votre lieu de travail, un joli bureau dans le quartier de San Isidro. Eh bien, croyez-moi, il vous faudra plus d'une simple matinée pour y arriver, et encore, je ne vous dis pas quand c'est l'été, avec la chaleur, ça devient vraiment l'enfer sur Terre. 

vendredi 8 août 2014

Projet Miroslaba / Margaux – phrase 28

Ella se preguntaba qué más traía la vida de él, qué dolor le había crucificado y qué alegría le había alborotado el alma, cómo hubiera sido llegar a dormir entre sus brazos y envejecer con él.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Élodie 9 – phrases 34-39

Mis padres no pudieron venir, porque como siempre no pueden dejar la casa sola; es la excusa que me dan todos los años. Mi hermana estaba de viaje; ella sí que la pasa bien. Su marido la lleva a pasear por todo el mundo. Me casé con Juan para salvarme del horror de mi casa, y no, fue peor. Juan es agresivo, egocéntrico, egoísta; me trata como si fuera su sirvienta. Lo único bueno son mis hijos, los amo, son mis soles.

Traduction temporaire :
Mes parents n'ont pas pu venir, parce que, comme toujours, ils ne veulent pas laisser la maison sans surveillance ; c'est l'excuse qu'ils me donnent tous les ans. Ma sœur était partie en voyage ; oui, pour elle, ça va. Son mari l'emmène se promener dans le monde entier. Je me suis mariée avec Juan pour échapper à l'horreur que je vivais, or, ça a été pire. Juan est agressif, égocentrique, égoïste ; il me traite comme si j'étais sa boniche. La seule bonne chose, ce sont mes enfants, je les aime, ils sont mes soleils.

Projet Audrey 4 – phrases 54-60

Ay, ay, ay, ay señorita Aura, me parece que hace usted un gran trabajo. Siempre he querido decírselo. Creo que usted le pone los puntos sobre las íes a quienes pretenden atacar los valores tradicionales de la fidelidad, la obediencia a los padres y la sana convivencia entre paisanos. Me fascina su programa.
Gracias señora, gracias. No estudié siete años en vano para no contribuir con algo a mejorar el mundo—dijo la presentadora a través de la pantalla—Imagínese, y hay gente que piensa de mí como este muchachón desocupado… —continuó diciendo mientras buscaba los ojos de la mesera. El público del show aplaudió con entusiasmo cuando terminó de hablar.

Traduction temporaire :
― Oh la la, mademoiselle Aura, je trouve que vous faites un travail extraordinaire. J'ai toujours voulu vous le dire. Je pense que vous mettez les points sur les i à ceux qui osent s'en prendre aux valeurs traditionnelles comme la fidélité, l'obéissance aux parents et la saine cohabitation entre compatriotes. Votre émission me fascine.
― Merci, madame, merci. Je n'ai pas fait sept ans d'étude pour rien et pour ne pas aider mon prochain, répondit la présentatrice depuis l'autre côté de l'écran. Et dire qu'il y a des gens qui pensent la même chose que ce jeune homme au chômage à mon sujet…, continua-t-elle en cherchant le regard de la serveuse. Le public du show applaudit avec enthousiasme à peine eut-elle fini de parler.

Projet Nadia – phrase 70

En esa edad y soledad crítica y revolucionaria muchas manos formaron y formularon de nuevo al poeta, muchas voces, algunas muy antiguas, es decir muy actuales, lo fueron rescatando de su restringida y espléndida torre aureolada y marfileña y elevando hacia la voz predestinada, indispensable, constructora y demoledora.

Traduction temporaire :
À cet âge et dans cette solitude critique et révolutionnaire, de nombreuses mains formèrent et formulèrent de nouveau le poète ; de nombreuses voix, certaines très anciennes, c’est-à-dire très actuelles, le sauvèrent de son étroite et splendide tour auréolée et ivoirée et l’élevèrent vers la voix prédestinée, indispensable, constructrice et destructrice.

Question de lexique

Que signifie le terme : « cacochyme » ?

jeudi 7 août 2014

Projet Céline 2 – phrases 29-31

Debía abrigarse muy bien: debajo de las dos tricotas que le había tejido su madre, se puso unas hojas de diario para que no le pasara el viento a través de los agujeros del tejido, y arriba, el poncho. El problema eran los pies. Primero probó con tres pares de medias, pero los calamorros ya le estaban quedando chicos, le sobresalía el dedo gordo.

Traduction temporaire :
Il devait bien se couvrir : sous les deux pulls que sa mère lui avait tricotés, il glissa quelques pages de papier journal pour que le vent ne s’infiltre pas à travers les mailles, et par-dessus, il enfila son poncho. Le problème, c’était les pieds. D’abord, il essaya avec trois paires de chaussettes, mais ses gros orteils dépassaient de ses chaussures, devenues trop petites.

Projet Hélène 3 – phrases 31-44

3

Ese tarde de otoño emprendió el viaje de regreso. Echada sobre la cama, Natashenka sólo atinó a abrazarlo. “Llévate esto por favor”. Aliaksei miró la vieja foto un breve instante y la guardó en su bolsillo. Ese día, Aliaksei Paulikovich tomó el autobús más cercano a uno de los puntos de chequeo a 85 kilómetros de Pripyat. “¿Adónde vas viejo?” Aliaksei los miró pero no respondió. “¿Adónde vas viejo? ¿Acaso no sabes que esta zona está contaminada, que está prohibido el paso?”. Aliaksei no se inmutó. “Déjalo. Si quiere morir, será su problema”. “Pobre viejo”. “Ten cuidado con los monstruos”.

Traduction temporaire :
3

En cette après-midi d’automne, il entreprit le voyage de retour. Étendue sur le lit, Natashenka parvint seulement à l’étreindre. « Prends ça, s’il te plaît ». Aliaksei examina la vieille photo un bref instant et la rangea dans sa poche. Ce jour-là, Aliaksei Paulikovich prit le bus le plus proche d’un des points de contrôle, à 85 kilomètres de Pripyat. « Hé, le vieux, où vas-tu ? » Aliaksei les regarda, sans répondre. « Hé, le vieux, où vas-tu ? Tu n’es pas au courant que cette zone est contaminée et que le passage est interdit ? » Aliaksei demeura impassible. « Laisse-le. S’il veut mourir, c’est son problème ». « Pauvre vieux ». « Prends garde aux monstres ».

Projet Sarah 19 – phrase 32

El Jarma que la vió, yo no creo que usted se acuerde de él, uno con cara de bien turquito, que cuando usted se fue, aún él estaba adentro de la panza de su madre, que su madre estaba gruesa de él, y cuando el turquito nació, ella le quiso poner a él su nombre, papá, el nombre de usted, para recordarlo, pero Jarma el viejo dijo que no, se lo prohibió, porque si le ponía el nombre de usted, decía, el chico iba a salir matungo y asesino, y no es justo, papá, que ese viejo amarrete diga lo que dice de usted.

Traduction temporaire :
Le Jarma qui l'a aperçue, je ne pense pas que vous le remettiez, un type avec une tête de vendeur de babioles, il était encore dans le ventre de sa mère lorsque vous êtes parti, elle était enceinte de lui, et quand il est né, elle a voulu lui donner votre nom, papa, le vôtre, pour se souvenir de vous, mais le vieux Jarma a décidé que non, il le lui a interdit, car si elle l'appelait comme vous, expliquait-il, l'enfant allait naître chétif et assassin. Ce n'est pas juste, papa, que ce vieil avare parle comme cela de vous.

mercredi 6 août 2014

Projet Sonita 16 – phrases 18-20

Papá era un admirador del orden de los alemanes, de la eficacia y pulcritud alemanas. Un banco de esa nacionalidad no quebraba nunca, y jamás podía defraudar a sus clientes. Creo que lo había escuchado decir esto una vez y esas palabras quedaron grabadas en mi mente todavía joven, como una de las únicas certezas que papá tenía.

Traduction temporaire :
Papa était un admirateur de l'ordre des Allemands, de l'efficacité et de la propreté allemandes. Une banque de cette nationalité ne faisait jamais faillite, de même qu'elle ne décevait jamais sa clientèle. Je crois que je l'avais entendu dire cela une fois et ces mots sont restés gravés dans mon esprit encore jeune, comme l'une des seules certitudes qu'il avait.

Projet Hélène 2 – phrases 94-100

Sobrevino un momento de silencio incómodo, pero Guiraldes se contuvo y no lloró. Yo terminé por pensar que los ciegos no podían llorar, lo cual me distrajo hasta que un frufrú nos hizo sombra y levanté la vista y ahí estaba ella. Antes de que pudiera verla, parada entre nosotros, Guiraldes saludó a su enfermera:
Daniela –dijo, alzando un poco la voz–: éste es Guilherme...
La mujer, una dama enjuta y aséptica, estiró su mano hasta que tocó mi hombro:
Lo siento mucho, señor Fonseca.
Señor Fonseca…– repetí, midiendo las palabras.

Traduction temporaire :
Pendant un instant, il y eut un silence embarrassant, mais Guiraldes se contint et ne versa pas la moindre larme. Je finis par penser que les aveugles ne pouvaient pas pleurer. Mon attention fut détournée, jusqu’à ce que les froufrous d'une robe projettent sur nous une ombre et que je lève le regard ; elle était là. Avant que je puisse la voir, debout face à nous, Guiraldes salua son infirmière :
— Daniela, dit-il en haussant un peu la voix, je te présente Guilherme… La femme, une dame maigre et froide, tendit la main jusqu’à me toucher l’épaule :
— Je suis vraiment désolée, monsieur Fonseca.
— Monsieur Fonseca…, répétai-je, en pesant mes mots.

Projet Sabrina 3 – phrase 44

Recostada sobre una fuente plana y oblonga, como en un trono de cristal perfectamente adaptado a mis dimensiones, me situaron sobre la mesa de su despacho, de tal modo que cualquiera que entrase estuviese al alcance de mi inexplicable capacidad para mimetizar su más íntima coloración.

Traduction temporaire :
Posée sur un plateau plat et oblong, comme sur un trône de cristal parfaitement adapté à mes dimensions, on m'installa sur son bureau, de sorte que toute personne entrant soit à la portée de mon inexplicable capacité à refléter sa plus intime coloration.

Projet Alison 2 – phrases 16-17

Siestas ardientes de verano, la abuela cómplice de la escapada hacia el sol, pieza umbría, piso de tierra bien apisonada, colchas de hilo en las camas, el crochet en las manos siempre dispuestas de la Sebastiana. Magia de dos mundos convergiendo en el aguaribay del patio, canto de zarzuelas y monodias; kultrún, pifilca y castañuelas en los milagros de un tiempo sin fronteras.

Traduction temporaire :
Ardentes siestes estivales, ma grand-mère complice de l'évasion vers le soleil, pièce ombragée, sol en terre bien compactée, couvre-lits tissés, le crochet dans les mains toujours prêtes de Sebastiana. Magie de deux mondes convergeant vers le faux-poivrier de la cour, chant de zarzuelas et de monodies ; kultrun (1), pifilca (2) et castagnettes dans les miracles d'un temps sans frontières.

(1) le kultrun est un tambour traditionnel Mapuche utilisé pour les cérémonies relgieuses.

(2) la pifilca est une sorte de flûte traditionnelle Mapuche.

Question de lexique

Qu'est-ce que la = « MONITION » ?

Projet Audrey 4 – phrases 48-53

¿Con qué derecho me llamas payasa, niño? —dijo la voz de una mujer que no estaba allí.
Noa y Moma miraron a la pantalla del televisor. El muchacho dijo, en medio de la perplejidad que le causó la respuesta de la presentadora:
No voy a perder mi tiempo discutiendo con usted, ya me queda poco para almorzar tranquilo. ¿Mesera, me haría el favor de apagar el televisor? Ya bastante tengo con que mis padres vean eso en casa…

Traduction temporaire :
— De quel droit tu me traites de guignol, petit ? lança la voix une femme qui n'était pas là. Noa et Moma tournèrent les yeux vers l'écran du téléviseur. La réponse de la présentatrice avait beau le laisser perplexe, le jeune homme répliqua :

— Je ne vais perdre mon temps à débattre avec vous, surtout qu'il me reste peu de temps pour déjeuner tranquillement. Madame, vous voulez bien éteindre la télé, s'il vous plaît ? J'ai déjà assez à faire avec mes parents qui regardent ça à la maison…

mardi 5 août 2014

Projet Nadia – phrase 69

Junto, pues, con comprometerse poco a poco, a veces perceptiblemente, en el dolor ajeno, este dolor que tiene nombres convencionales y académicos, luchas sociales, ideas políticas, partidos políticos, el poeta, contradictoriamente, sin embargo, se va quedando más solo, traspasado de inquietantes dudas, de tangibles interrogaciones.

Traduction temporaire :
En plus, donc, de s'engager peu à peu, parfois perceptiblement, dans la douleur de l’autre, douleur qui porte des noms conventionnels et académiques – luttes sociales, idées politiques, partis politiques – le poète, de manière contradictoire, cependant, devient de plus en plus seul, assailli par des doutes inquiétants, des interrogations tangibles.

Projet Élodie 9 – phrases 31-33

Este departamento es demasiado grande, pero Juan, mi marido, el rey de la casa, quería lo mejor, y no le importa si yo tengo que trabajar como una loca. Ayer cumplí años, y la casa quedo hecha un asco. Por supuesto que vino la familia de Juan, sus padres, hermanos, cuñadas, sobrinos; comieron como bestias y se fueron sin levantar un plato; se la pasaron criticando, especialmente la comida.

Traduction temporaire :
Cet appartement est trop grand, mais Juan, mon mari, le roi de la maison, voulait le meilleur, et il se fichait que je doive travailler comme une folle. Hier, c'était mon anniversaire et la maison s'est transformée en porcherie. Évidemment, la famille de Juan est venue, ses parents, ses frères, ses belles-sœurs, ses neveux ; ils ont mangé comme des bêtes et sont partis sans toucher une assiette ; ils ont passé leur temps à critiquer, surtout le repas.

Projet Hélène 3 – phrases 25-30


Natashenka casi no almorzaba ni desayunaba en la casa. El paradero de su esposo se había vuelto un secreto de estado. Aunque recorrió varios de los hospitales de Kiev donde los heridos del incendio habían sido llevados, Varenska no apareció. Aliaksei no podía ayudarla porque llevaba a Anya todos los días al hospital luego de las clases. “Abuelo”, sonrió la niña. “Más fuerte”. El anciano se acercó a su espalda y la empujó suavemente esperando que el columpio la pudiera elevar un poco más. Extrañaba ver flotar el pelo de su nieta por el aire. 

Traduction temporaire :

2

Natashenka ne prenait presque aucun déjeuner, ni petit déjeuner à la maison. L’endroit où se trouvait son mari était devenu un secret d’État. Bien qu’elle ait parcouru plusieurs des hôpitaux de Kiev, où les blessés de l’incendie avaient été transportés, Varenska demeura introuvable. Comme il emmenait Anya à l’hôpital tous les jours après l’école, Aliaksei ne pouvait pas l’aider. « Grand-père », sourit la petite-fille. « Plus fort ». Le vieil homme s’avança dans son dos et la poussa doucement, espérant que la balançoire puisse l'entraîner un peu plus haut. Voir les cheveux de sa petite-fille flotter au vent lui manquait.

Projet Hélène 2 – phrases 91-93

Quise decirle que tal vez no se hubiera vuelto ciego de no haber trabajado con mi padre, pero evité echarle a perder la imagen que tenía de él solo por hacer alarde de un estúpido ejercicio de retórica. Ya no tendría más imágenes nunca, después de todo, y quise respetar eso. Además, era cierto que mi padre lo había ayudado más que ninguna otra persona, tal vez mejor que nadie, y que eso ciertamente tenía valor para alguien que no tenía nada, salvo agradecimiento.

Traduction temporaire :
Je voulus lui dire qu’il ne serait peut-être pas devenu aveugle s’il n’avait pas travaillé avec mon père, mais j’évitai de ternir l’image qu’il en avait juste pour faire valoir un stupide exercice de rhétorique. Après tout, il n’aurait plus jamais aucune autre image de lui, ce que je voulus respecter. De plus, il était vrai que mon père l’avait aidé plus qu’aucune autre personne, peut-être mieux que quiconque, et que ça avait certainement plus de valeur pour quelqu’un qui n’avait rien, si ce n’est de la gratitude.

lundi 4 août 2014

Projet Irène – phrase 155

Digo, vine a San Miguel con mis amigos, haciendo una previa divina en el auto con birra y música, me rebotaron de Nicanor pero conocí a unas chicas en la calle y caí en este oasis de diversión y desde que llegó este pelotudo se transformó en un comité psicopatero de política y ecología.

Traduction temporaire :
En fait, je suis venu à San Miguel avec mes amis, avant on a fait une super virée en bagnole, avec bière et musique ; on m’a refoulé du Nicanor, ensuite j’ai fait la connaissance d’un groupe de filles dans la rue et j’ai atterri dans cette fabuleuse oasis de plaisir, mais depuis que ce connard est arrivé, c’est devenu un comité de psychopathes de la politique et de l’écologie.

Projet Sarah 19 – phrases 29-31

La mamá dice que los suyos le ordenan que se vuelva, que la están esperando, se lo dicen a cada rato, en los sueños, la mamá habla con las almas de los suyos. Tiene metido en la cabeza lo de la vuelta, porque las almas de sus gentes se lo dicen en los sueños. Uno de los Jarma, dice, papá, pero yo no le creo, que la vió a la mamá andando dormida por el campo, como perdida.

Traduction temporaire :
Maman raconte que les siens lui ordonnent de revenir, qu'ils l'attendent, qu'ils le lui disent tout le temps, dans ses rêves ; maman parle avec leurs âmes. Elle s'est mis en tête d'y retourner, parce que les âmes de ses proches le lui demandent en songe. Un des Jarma, papa, prétend avoir vu maman endormie, marcher dans la campagne, l'air perdue, mais je ne le crois pas.

Projet Elena 7 – phrases 138-143

--No, solamente me dijo que no tocara nunca más ese pote. Pero parecía enojado.
--¿Y qué clase de pomada era? –dijo mi padre.
--No sé, señor –dijo Miguela-: una pomada blanca. Me dijeron que no tocara y yo no volví a tocar nunca más.
--En definitiva –dijo mi padre-, lo más cercano a la infelicidad que vio en casa de los M fue un rapto de malhumor por un pote cambiado de lugar.

Traduction temporaire :
— Non, il m'a juste dit de ne plus jamais toucher à ce pot. Mais il semblait fâché.
— Et quel type de crème était-ce ? s'enquit mon père.
— Je ne sais pas, Monsieur, répondit Miguela, une pommade blanche. On m'a ordonné de ne pas y toucher et moi, je n'y ai plus jamais touché.
— En somme, reprit mon père, ce qui ce qui se rapproche le plus d'un indice d'absence de bonheur chez les M, c'est un excès de mauvaise humeur à cause d'un pot changé de place.

dimanche 3 août 2014

Projet Julie 2 – phrases 87-94


Se inclinó sobre el cadáver del hechicero, y, separando las paredes de los labios, vació el contenido de la redoma en la boca rígida. Pronto el color invadió las mejillas, y el redivivo abrió los ojos. Pero algo andaba mal… La chispa del raciocinio no refulgía en el horizonte de aquellos ojos. El duplo especular acudió nuevamente al atril y repasó las anotaciones del nigromante. “¡Bien!”, dijo. Retornó a su paciente y le susurró algo al oído… ¡Y Narhitorek, el oscuro mago de la torre ladeada, sorteó por fin los muros de su mente ida!

Traduction temporaire :
Il s'inclina sur le cadavre du mage, et lui entrouvrant les lèvres, versa le contenu de la fiole dans sa bouche rigide. Les joues retrouvèrent bientôt leur couleur et le ressuscité ouvrit les yeux. Mais quelque chose n'allait pas… La lueur de la raison ne brillait pas dans leur horizon. Le double gagna de nouveau le pupitre et relut les notes du nécromancien. « Bien ! », dit-il en retournant à son patient pour lui murmurer quelque chose à l'oreille… Et Narhitorek, le sombre mage de la tour penchée, passa outre les murs de son esprit disparu !

Projet Noemi 3 – phrases 18-20

Al principio lo dudó, pero luego está bien, le dijo, entonces se acercó, la miró, la tomó de la mano y las palabras sencillamente fluyeron, sin parar. Estas lograron calmarla, lograron transmitirle paz, pero no contaron con que las mismas hicieran todo lo contrario con el médico. A punto de pincharse estuvo: le costó creer tan sublime acto.

Traduction temporaire :
Au début, elle hésita, mais ensuite, bon, très bien lui dit-elle ; alors maman s'approcha, la regarda, lui prit les mains, et les mots affluèrent, tout simplement. Parvenant à la calmer, réussissant à l'apaiser. Par contre, elles ne s'attendaient pas à ce qu'ils aient l'effet inverse sur le médecin. N'en croyant pas ses yeux et ses oreilles, il resta bouche bée devant un acte aussi sublime.

samedi 2 août 2014

Projet Hélène 3 – phrases 21-24

Sin que nadie se diera cuenta, Anya se dio la vuelta y vació la taza de leche sobre una piedras. Esa noche, mientras el camión recorría la carretera rumbo a Kiev, se acercó a una de las ventanas y vio cómo las luces en el cielo, que habían durado todo el  día, se iban apagando hasta que se instaló nuevamente la oscuridad. Entonces, sintió unas gotas cayendo ante sus grandes ojos. Había comenzado la lluvia.

Traduction temporaire :
Sans que personne ne s’en aperçoive, Anya se retourna et vida sa tasse de lait sur des pierres. Cette nuit-là, alors que le camion roulait en direction de Kiev, elle s’approcha de l'une des fenêtres et, dans le ciel, elle vit les lumières qui avaient tenu toute la journée s'éteindre jusqu’à que ce l’obscurité s’installe de nouveau. Elle sentit alors de grosses gouttes tomber devant ses grands yeux. Il avait commencé à pleuvoir.

Projet L'ébène – phrase 6

Sin embargo, de aquella otra cosa que había visto tan de cerca como el pezón de su madre, no recuerda nada, porque cuando en aquel mes de diciembre la ciudad amurallada de Nanking se convirtió en un campo de concentración, él tenía solo seis meses.

Traduction temporaire :
Cependant, concernant cette autre chose qu'il avait vue d'aussi près que le mamelon de sa mère, il ne se souvenait de rien parce qu'en ce mois de décembre, lorsque la ville fortifiée de Nanking se transforma en camp de concentration, il n'avait que six mois.

Projet Élodie 9 – phrases 27-30

Ya me duele todo, estoy muy mojada; se abre la puerta.
¡Mamá, mamá! ¡No me puedo mover! —Ella me agarra de los brazos y me alza.
Ya, ya, ahora sí, todo pasó, hijita —dice.

Traduction temporaire :
J'ai mal partout, je suis toute mouillée ; la porte s'ouvre.
– Maman, maman ! Je ne peux plus bouger ! Elle me prend par les bras et me relève.

– Allez, allez, maintenant tu peux, c'est terminé, ma petite fille.

Projet Audrey 4 – phrases 41-47

Pareces malhumorado ¿Te molesta el programa? —Puso los platos en la mesa.
Estoy molesto por varias razones. Y sí, esos programas me parecen bastante detestables. Son estruendosos, sólo buscan que la gente reaccione contra algo, las pruebas de los casos son tan inverosímiles. Y todo el mundo se pisa gritando, todos… hasta la payasa esa de la presentadora. Siempre pretendiendo decir cosas trascendentales sobre la humanidad, sobre las relaciones amorosas, sobre la sociedad…

Traduction temporaire :
― Tu as l'air de mauvaise humeur. Elle te dérange, cette émission ?
Elle posa les assiettes sur la table.

― Je suis énervé pour plusieurs raisons. Et oui, ces émissions me semblent particulièrement détestables. Elles sont bruyantes, ne cherchent qu'à énerver les gens et les "preuves" utilisées dans les différentes affaires sont tout bonnement invraisemblables. Et ils se piétinent tous les uns les autres en criant, sans exception… Même l'autre guignol, là, la présentatrice. Toujours à faire comme si elle disait des choses transcendantales sur l'humanité, sur les relations amoureuses, sur la société…

Projet Céline 2 – phrases 23-28

Se acordó del mentado caso de Feliciano Quesada, en el cuarenta y cuatro, el peor invierno que se recuerde. En cada invierno crudo la gente lo rememoraba temiendo que volviera a repetirse. El muchacho tenía miedo. Pero el viejo era viejo, tembleque por la bebida. No hubiera resistido el viaje. No tenía más remedio que ir él.

Traduction temporaire :
Il se rappelle le cas célèbre de Feliciano Quesada, en quarante-quatre, le pire hiver dont il se souvienne. Chaque hiver rigoureux, les gens se le remémoraient, craignant que cela se reproduise. Le garçon avait peur. Mais le vieillard était vieux, et tremblait à cause de la boisson. Il n'aurait pas supporté le voyage. Il n'avait pas d'autre choix que d'y aller, lui.

vendredi 1 août 2014

Projet Élise / Nadia – phrases 197-205

Ya lo tengo —dije agarrando el cabo.
Bueno, ahora sube, rápido —ordenó ella—. La ola viene con fuerza.
Bastó un solo impulso para rebasar la cima y estar a buen recaudo. La ola pasó tronando, ventosa, agitando mis cabellos, remeciendo los muros, mojándome.
Unos momentos después ella me ofreció una toalla:
Quítate la ropa y sécate —dijo, distanciándose unos pasos. Esto me desconcertó. Yo había oído incontables veces que los chicos, chorreando agua salada, se arrojaban entre sus piernas, sin que ella se inmutara.

Traduction temporaire :
— Je la tiens, lançai-je en attrapant la corde. 
— Bien. Maintenant, monte, vite ! ordonna-t-elle. La vague revient fort.
Une seule impulsion suffit pour que je parvienne en haut et que je sois en lieu sûr. La vague passa en tonnant, venteuse. Elle agita mes cheveux, secoua les murs et me mouilla. Peu après, elle m'offrit une serviette :
— Déshabille-toi et sèche-toi, exigea-t-elle en s'éloignant de quelques pas.

Cela me déconcerta. J'avais entendu dire d'innombrables fois que les garçons, dégoulinant d'eau salée, se jetaient entre ses cuisses sans qu'elle proteste.

Projet Élise 3 – phrases 165-173

A mi nadie me va a mandar a ninguna parte —bramó Zebrel—. Voy a salir de este lugar ahora mismo y les voy a meter una denuncia... les voy a romper el culo...
Lo dudo —dijo el otro—. Primero averigüe qué le cortaron. Y si todavía no le cortaron nada, ya se lo van a cortar.
Zebrel se sintió aturdido. Volvió a pensar en la mujer del callejón y en la garra del exoprot moliéndole los huesos. Recordó el espacio roto entre nubes negras y levantó los brazos. Le habían amputado ambas manos.

Traduction temporaire :

— Personne ne m'enverra nulle part, moi ! rugit Zebrel. Je vais sortir de cet endroit illico et porter plainte… Je vais leur casser la gueule…
— J'en doute, lui opposa l'autre. D'abord, cherche à savoir ce qu'ils t'ont coupé. Et s'ils ne t'ont encore rien enlevé, ça ne saurait tarder.
Zebrel resta étourdi. Il repensa à la femme de la ruelle et à la main de l'exoprot lui broyant les os. Il se rappela l'espace brisé parmi les nuages noirs et leva les bras. On l'avait amputé des deux mains.

Projet Miroslaba / Margaux – phrases 26-27

Ella creyó otras veces que él estaba dispuesto a decirle todo o algo, los años, el silencio. Pero jamás se unieron mirada y palabra.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Noemi 3 – phrases 11-17

Sin aquel encuentro, la agencia jamás se hubiera puesto en marcha. Según cuenta mamá, sucedió un lunes por la noche en el hospital, mientras acompañaba a Toya, su amiga. Minutos antes había perdido a su madre. Si bien estaba dolida, se sentía tranquila, a diferencia de su hermana. Dile algo, lo que fuera, le pidió. Te he visto hacerlo antes. Por favor.

Traduction temporaire :
Sans cette rencontre, l'agence n'aurait jamais vu le jour. D'après maman, cela se produisit un lundi soir, à l'hôpital, alors qu'elle accompagnait Toya, son amie. Quelque minutes plus tôt, celle-ci venait de perdre sa mère. Bien qu'elle ait été affligée, elle se sentait sereine, contrairement à sa sœur. « Dis-lui quelque chose, n'importe quoi », lui demanda t-elle. « Je t'ai déjà vu le faire. Je t'en prie. »