lundi 25 janvier 2016

Projet Sabrina 4 – phrases 34-37

No sé si fue error u omisión, pero en mis bolsas de muestreo faltaba un juego de piedras basálticas que estaba seguro de haber recogido en el flanco sur de la laguna. El director del equipo concluyó que sería ridículo presentar ese trabajo en un foro internacional, ofreciendo como única prueba la aseveración de haber tenido entre nuestras manos un conjunto completo de muestras. Todavía teníamos tiempo y en el presupuesto quedaba el importe de imprevistos sin gastar. A mí me tocó viajar de nuevo; otra vez volar una hora en avión y luego recorrer una carretera sin asfaltar, durante cuatro horas, en una furgoneta donde tendría que pasar la noche pues en el pueblo más próximo al lago no había ningún hotel confiable.

Traduction temporaire :
Je ne sais pas si cela est dû à une erreur ou un oubli, toujours est-il que dans mes épuisettes, il manquait un jeu de pierres basaltiques que j'étais sûr d'avoir ramassées sur le flanc sud de la lagune. Le directeur de l'équipe conclut qu'il serait ridicule de présenter ce travail à un forum international en brandissant pour unique preuve l'affirmation d'avoir tenu entre nos mains un ensemble complet d'échantillons. Il nous restait encore du temps et nous n'avions pas touché à la partie du budget consacrée aux dépenses imprévues. Je fus donc chargé de repartir ; de faire à nouveau une heure d'avion et de parcourir une route non goudronnée, pendant quatre heures, dans une fourgonnette où je devrais passer la nuit vu que dans le village le plus proche du lac, il n'y avait pas d'hôtel fiable.

vendredi 22 janvier 2016

Projet Sonita / Élise – phrases 426-431

—¡Llamen una ambulancia! ¡La chica está malherida!
Tal vez los borrachos no habían visto nunca a un lisiado en exoprot cargando una prostituta herida, por lo que tardaron unos segundos en reaccionar. Finalmente uno de ellos pareció decidirse y sacó un teléfono móvil de un bolsillo de la chaqueta. Marcó el número de emergencias con dedos torpes y le tendió el aparato a Zebrel. Éste movió la cabeza hacia los costados y el borracho no tuvo más remedio que hacerse cargo.

Traduction temporaire :

— Appelez une ambulance ! La fille est grièvement blessée !
N'ayant peut-être jamais vu un estropié dans un exoprot portant une prostituée blessée, les ivrognes mirent quelques secondes avant de réagir. Finalement, l'un d'entre eux sembla se décider et sortit un téléphone portable d'une poche de sa veste. Il composa le numéro des urgences avec maladresse et tendit l'appareil à Zebrel, qui secoua la tête. L'ivrogne n'eut pas d'autre choix que de s'en occuper lui-même.

Projet Maxime / Justine – phrases 12-15

En este mismo instante, los invito a que se retiren, sigan mi consejo. ¡Váyanse! No se rían, esto va en serio, todavía se pueden ir, solamente tienen que dejar la butaca y salir por donde entraron. No, su dinero no les será devuelto, pero les aseguro que habrán ganado mucho más que el precio de la entrada.

Traduction temporaire :
À cet instant précis, je les invite à partir et à suivre mon conseil. Allez-vous-en ! Ne riez pas, c'est du sérieux, vous pouvez encore filer, vous devez simplement quitter ce fauteuil et sortir par là d'où vous êtes arrivés. Non, votre argent ne vous sera pas remboursé, mais je vous assure que vous aurez gagné beaucoup plus que le prix de l'entrée.

jeudi 21 janvier 2016

Projet Justine / Nadia / Élise – phrases 232-242

—Claro —replicó uno—. ¿Quién es?
—Bueno, no sé cómo decirlo... —dije, evocando la sonrisa simpática y natural de nuestro amigo—. Digamos que el Pato fue el único muchacho que besó a la Zurda.
—¿A la Zurda? —intervino otro—. ¿Y quién es la Zurda?
Esta vez no contesté.
Más tarde alguien me dijo que esos nuevos veraneantes no cejaron en satisfacer su curiosidad y que por varios días se la pasaron preguntando acerca del Pato y la Zurda, hasta que tocaron la puerta de los Mendieta Solana y encontraron solo a la mamá:
—¿La Zurda? —contestó la señora—. A decir verdad, yo no recuerdo haber conocido a esa muchachita de la que mis hijos hablaban a escondidas, pero no creo que sea gente decente. Una señorita correcta, de buenos modales, nunca consentiría que le pusieran un apodo tan ordinario.

Traduction temporaire :

— Bien sûr ! répliqua l'un d'eux. Qui est-ce ?
— Eh bien, je ne sais pas comment dire…, répondis-je en évoquant le sourire sympathique et naturel de notre ami. En fait, Pat est le seul garçon à avoir embrassé la Gauchère.
— La Gauchère ? intervint un autre. Mais qui est la Gauchère ?
Cette fois, je gardai le silence.
Plus tard, quelqu'un m'apprit que ces nouveaux estivants n'avaient pas renoncé à satisfaire leur curiosité et passé plusieurs jours à poser des questions sur Pat et la Gauchère, avant de frapper à la porte des Mendieta Solana, chez qui ils n'avaient trouvé que la mère :
— La Gauchère ? répéta-elle. Pour être honnête, je ne me rappelle pas avoir connu cette jeune fille dont mes enfants parlent en cachette, mais je ne crois pas que ce soit quelqu'un de bien. Une demoiselle convenable, avec des bonnes manières ne consentirait jamais à ce qu'on l'affuble d'un surnom aussi ordinaire.

Projet Justine 4 – phrases 136-139

Cada vez que alzaba la vista para contar quiénes se sumaban en las ventanas más altas comprobé que la hora elegida para esas sesiones era la perfecta. Uno podía atender las opiniones de sus vecinos superiores sin que el sol interpusiera su castigo desde lo alto. Reunirse en plena tarde, por ejemplo, hubiera sido un suplicio para los ojos, y hacerlo muy de mañana hubiera sido descortés para quienes trabajan. A las cinco y treinta en punto, en cada segmento de la ele, todas las ventanas lucían a sus representantes debidamente enmarcados.

Traduction temporaire :

Chaque fois que je levais les yeux pour recenser qui se joignait à nous, aux fenêtres supérieures, je constatai que l'heure choisie pour ces séances était idéale. On pouvait entendre les avis de ses voisins du dessus sans qu'en haut, le soleil n'interpose son châtiment. Par exemple, se réunir en pleine après-midi aurait été un supplice pour les yeux, très tôt le matin aurait été irrespectueux vis-à-vis des gens qui travaillent. À dix-sept heures trente précises, dans chaque segment du L, toutes les fenêtres montraient leurs représentants, parfaitement dans le cadre.

Projet Fanny – phrases 216-225

Roslin le miraba incrédula, cabreada, sorprendida.
—No soy yo, ¿no lo entiendes? Ella no soy yo.
—¡Cállate! —gritó él, agarrándola por el brazo con más fuerza de la que era su intención—. Ya me rompiste el corazón una vez. Aguanté a tu lado mientras te consumías poco a poco, sin ánimo y sin esperanzas, alentándote a reír, a vivir el tiempo que yo necesitaba. Y verte así fue el trance más amargo de mi vida, ¡así que cállate de una puta vez!
Roslin se echó hacia atrás con fuerza para soltarse del brazo de él. Había pánico y espanto en su mirada, porque nunca había visto en los ojos de él la desesperación que reflejaban ahora.
—Josef, cálmate y cuéntame de qué estás hablando.

Traduction temporaire :

Roslin le regardait, incrédule, en colère, surprise.
— Non, ça n'est pas moi, tu comprends pas ? Cette fille n'est pas moi.
— Tais-toi ! cria-t-il, l'attrapant par le bras avec plus de force qu'il ne le voulait. Tu m'as déjà brisé le cœur une fois. J'ai enduré tout cela tandis que tu te consumais, petit à petit, sans volonté et sans espoir. Je t'ai encouragé à rire, à vivre le temps dont moi, j'avais besoin. Et te voir comme ça a été le plus dur moment de ma vie. Alors tais-toi, maintenant !
Roslin recula avec force pour libérer son bras. Il y avait de la panique et de la peur dans son regard, parce qu'elle n'avait jamais vu dans ses yeux le désespoir qu'ils reflétaient aujourd'hui.
— Josef, calme-toi et dis-moi de quoi tu parles.

Projet Sabrina 5 – titre + phrases 1-3

Eduardo Cerdán (Mexique)

Una nueva mascota

Las semanas pasaron normales hasta que una mañana ya no estaba el “nido”. Noté esto a punto de irme a la escuela y, como ya iba tarde, no presté mucha atención. Se me olvidó durante el día porque me distraje en la escuela.

Traduction temporaire :
Eduardo Cerdán (Mexique)

Un nouvel animal de compagnie

Les semaines se sont écoulées normalement, jusqu'à ce qu'un matin, le "nid" ne soit plus là. Je m'en suis rendu compte alors que je m'apprêtais à partir à l'école. Étant déjà en retard, j'y ai peu prêté attention. Au cours de la journée, cela m'est sorti de la tête parce que je me suis amusée.

mercredi 20 janvier 2016

À l'attention des nouveaux 2

Voici le lien pour aller jeter un œil aux anthologies du projet Lectures d'ailleurs dans lesquelles vos travaux seront publiés :

À l'attention des nouveaux

Comme indiqué en cours, vous mettez votre proposition de traduction du fragment proposé dans chaque post en bas, en cliquant sur « Aucun commentaire » – cf photo. 


Et pensez à signer vos commentaires, afin que je sache qu'il s'agit bien de vous.

Projet Valéria / Eugénie – titre + phrases 1-4

Eduardo Cerdán (Mexique)

De nuevo el amanecer

Cuando siente entumidos los párpados por mantener la vista en el techo, Irene opta por levantarse de la cama, no sin antes asomarse al reloj digital del buró que acusa la terrible cifra. Veinte para las cinco: de nuevo verá el amanecer. Enciende la lámpara y se incorpora. Sentada, con dos enormes morrales debajo de los ojos, tiene la mirada perdida en el vacío.

Traduction temporaire :


Eduardo Cerdán (Mexique) 

L'aube de nouveau

Lorsqu'elle sent ses paupières tuméfiées à force de fixer le plafond, Irene décide de sortir de son lit, non sans s'être préalablement penchée sur le réveil digital du bureau qui martèle le terrible chiffre. Cinq heures moins vingt : elle verra de nouveau l'aube. Elle allume la lampe et se redresse. Assise, deux énormes poches sous les yeux, elle a le regard perdu dans le vide.

Projet Élodie 10 – phrases 174-179

La chica que me atendió hablaba sin parar sobre la asociación, pero yo no me enteraba de mucho. Era muy linda. Mujer mimo, mujer mariposa. Y tan amable. Salí de allí y agarré a mi amante por el brazo. Me besó, subimos a casa y empezamos a hacer el amor. Entonces oí maullar al gato y, aunque tenía una buena erección, salté de la cama y le pedí a mi amante que esperase.

Traduction temporaire :
La fille qui me reçut parlait de l'association sans s'arrêter, mais je ne comprenais pas grand chose - elle était très belle ; femme mime, femme papillon. Et tellement aimable. Je sortis de là et agrippai mon amante par le bras. Elle m'embrassa, nous montâmes à la maison et commençâmes à faire l'amour. À ce moment-là, j'entendis le chat miauler et, alors que j'avais une bonne érection, je sautai du lit et demandai à mon amante d'attendre.

Projet Hélène / Audrey – titre + phrases 1-4

Yeniva Fernández
(Perú)

RUTKA O LA HISTORIA DE ALGUNAS FLORES EXTRAÑAS


La vi detrás de un pequeño mostrador de antigüedades, debajo de una enorme sombrilla que cubría todo el perímetro del puesto. Era ella, no tenía dudas. Se hallaba sentada en un pequeño banco plegable, donde su cuerpo delgado se encogía incómodo. Su mirada vagaba de modo distraído entre los artículos que conformaban su mercadería, mientras una de sus manos sostenía un libro sobre motores hidráulicos.

Traduction temporaire :


Yeniva Fernández (Pérou)

Rutka ou l’histoire de fleurs étranges

Je la vis derrière un modeste étal d’antiquités, sous un énorme parasol qui couvrait tout le stand. C’était elle, je n’avais aucun doute. Elle était assise sur un petit banc pliable, où son corps mince se contractait dans une position inconfortable. Son regard distrait errait sur les articles qui composaient sa marchandise, tandis que dans une main elle tenait un livre sur les moteurs hydrauliques.

Projet Sabrina 4 – phrases 32-33

Examinadas las muestras que tomamos de sus sue los superficiales y profundos, no cabían dudas: aquello que un día fue altura, sal, magma ardiente, se había tornado en agua dulce, azulada, verdosa; en hondura fría, a veces tibia, siempre húmeda. ¿Puede una ausencia material, minúscula, determinar el hallazgo de una presencia que trastornará por entero un proyecto de vida?

Traduction temporaire :
Après examen des échantillons que nous avions prélevés dans ses sols, en surface et en profondeur, aucun doute n'était plus permis : ce qui avait été un jour abysse, sel, magma ardent, était devenu eau douce, bleutée, verdâtre ; froide au fond, parfois tiède, toujours humide. Est-il possible qu'une absence matérielle, minuscule, détermine la découverte d'une présence apte à entièrement bouleverser un projet de vie ?

Projet Justine / Sophie – phrases 23-29

—Diccionario: Polvo —Ordenó.
Una sensual voz femenina le respondió de forma instantánea con total claridad:
—1. Parte más menuda y deshecha de la tierra muy seca, que con cualquier movimiento se levanta en el aire. 2. Residuo que queda de otras cosas sólidas, moliéndolas hasta reducirlas a partes muy menudas. 3. Partículas de sólidos que flotan en el aire y se posan sobre los objetos.
Jorge mostró un instante de duda... —¿Existe más información sobre dicha palabra? —preguntó nuevamente.

Traduction temporaire :
— Dictionnaire : poussière, ordonna-t-il. 
Une voix féminine sensuelle lui répondit instantanément et avec une précision absolue : 
1. Particule la plus fine rejetée de la terre desséchée, qui au moindre mouvement est soulevée en l’air. 2. Résidus de choses solides broyées jusqu’à être réduites à l'état de particules extrêmement fines. 3. Particules solides qui flottent dans l’air et se déposent sur les objets.
Jorge hésita un instant… Puis posa une nouvelle question :

— Existe-il plus d’informations sur ce mot ?

Projet Justine / Nadia / Élise – phrases 224-231

Lo encerraron un mes y, tras una sesión de infructuosos electroshocks, se lo llevaron a los Estados Unidos. Lo internaron en la clínica más avanzada de enfermedades mentales.
Y luego se acabaron las noticias.
Al verano siguiente tan solo se supo que el Pato seguía metido en la misma clínica, y al otro verano, nos dijeron lo mismo, hasta que poco a poco, casi sin darnos cuenta, conforme pasaba el tiempo, los muchachos fuimos perdiendo interés. Y así, un buen día en que charlaba con unos nuevos veraneantes, me tocó oír lo que por entonces me pareció la más insólita de las preguntas que alguien pudiera formular:
—¿Y quién es el Pato Mesones?
Sacudí unos instantes la cabeza, chistando:
—¿Hablan en serio?

Traduction temporaire :

Il resta enfermé un mois et, après une série d’électrochocs infructueux, il fut transféré aux États-Unis. Là, on l'interna dans la clinique la plus à la pointe dans le traitement des maladies mentales.
Après, plus de nouvelles.
Ce n'est que l'été suivant qu'on apprit que Pat était toujours dans cette fameuse clinique, pareil l'été suivant, si bien que peu à peu, presque sans qu'on s'en rende compte, au fil du temps, on se préoccupa moins de de son sort. Jusqu'à ce qu'un jour, en discutant avec de nouveaux estivants, j'entende soudain la question qui me parut la plus insolite qui soit sur le moment :
— Et Pat Mesones, qui est-ce ?
L'espace d'un instant, je secouai la tête à la recherche d'une réponse :
— Vous êtes sérieux ?

Projet Justine 4 – phrases 131-135

Me entretuve observando su vuelo, imaginando la sensación de poder dominar el aire de esa forma, la suerte de observar la ciudad como quien mira una maqueta, hasta que vi algunos rostros asomándose ya por otras ventanas. Arriba ya estaba la señora diarréica del ocho-cero-dos saludándome con cortesía. Sobre ella apareció, de pronto, el rostro del señor del nueve-cero-dos saludando como siempre, sin pizca de sonrisa. Es un mal educado bastante cortés, pensé. Bajé la mirada para ver quién se acoplaba desde los pisos inferiores y pude ver bajo mi nariz la calva perfectamente pulida del doctor Flores, cuatro-cero- uno, saludando al anciano del dos-cero-uno.

Traduction temporaire :
Je musardai à les regarder voler, imaginant la sensation de pouvoir ainsi dominer le monde, la chance d'observer la ville à l'instar de celui qui découvre une maquette, jusqu'à ce que je voie quelque visages à d'autres fenêtres. Au-dessus, il y avait la dame diarrhéique du huit-zéro-deux, qui m'adressait un geste poli. Encore au-dessus, apparut soudain le visage du monsieur du neuf-zéro-deux, qui dit toujours bonjour sans un sourire. C'est un mal élevé relativement courtois, pensai-je. Je baissai les yeux pour voir qui faisait signe à qui aux étages inférieurs, et je repérai sous mon nez le crâne chauve et brillant du docteur Flores au quatre-zéro-un, qui saluait le vieux monsieur du deux-zéro-un.

Projet Nancy 5 – phrases 52-65

Abre en ángulo el índice y el mayor de su mano izquierda y aplica el ángulo así formado sobre la rodilla, a los lados de la rótula, y da golpecitos dentro del ángulo con un dedo de la otra mano. Después hace jugar la articulación con cuidado y atención, aguardando percibir algún mal juego. Presiona sobre la rótula; la mueve; presiona acá, allá… —¿Así le duele? Por fin, el médico dice: —Tendrá para rato. Ordena masajes, masajes, masajes. Y reposo absoluto. ¡Qué se le va a hacer! La salud es lo primero, la oficina después. El hospital. Pasan los días y el paciente no mejora. El médico dice: —Hay que ver con los rayos X. ¿Tuvo otra vez enferma esta rodilla? ¿Sí?

Traduction temporaire :

Il écarte l'index et le majeur de sa main gauche, pose l'angle que cela forme sur le genou de l'homme, de chaque côté de la rotule, et tapote à l'intérieur avec un doigt de son autre main. Il fait ensuite jouer l'articulation délicatement et consciencieusement, s'attendant à déceler un mauvais fonctionnement. Il appuie sur l'os, le fait bouger, appuie ici, là…
— Est-ce douloureux comme cela ? Le médecin finit par déclarer : Vous en aurez pour un moment.
Il lui prescrit des massages et encore des massages. Et le repos absolu. Qu'est-ce qu'on y peut ! La santé, c'est le plus important ; le bureau, ça passe après. L'hôpital. Les jours s'écoulent et l'état du patient ne s'améliore pas. Le médecin lui annonce :
— Il va falloir une radiographie. Avez-vous déjà eu une maladie à ce genou ? Oui ?

Projet Sarah / Sarah – titre + phrases 1-2

Norah Lange

Fragmentos de Cuadernos de infancia, 1937

La Madre

“La veo ribeteada de una ternura que nadie podría tocar sin deshacerle algo, sin agregarle más gracia de la que era necesaria y real. Montaba su caballo, vestida con esos faldones amplios, opacos, que se usaban en aquella época.

Traduction temporaire :

Norah Lange

Extraits de Carnets d'enfance, 1937

La Mère

Je la vois ourlée d'une tendresse que personne ne pourrait toucher sans rien faire disparaître en elle, sans lui ajouter plus de grâce que celle qui était nécessaire et réelle. Elle montait son cheval, vêtue d'une de ces amples jupes opaques qui étaient la mode à cette époque-là.

Projet Hadjer / Cécilia – titre + phrases 1-2

Espido Freire

Las vejez de las gemelas de el resplandor


Ahora salimos menos: cuando no es la una, es la otra la que siente una irrefrenable pereza. Remoloneamos antes de levantarnos de la cama, nos vestimos con calma, nos acercamos una y otra vez al espejo para comprobar si nuestros calcetines están bien subidos (los ocho: los nuestros y los del reflejo), las faldas de nuestros vestidos almidonadas y opulentas, y luego nos sentamos de nuevo, agotadas ya sin ni siquiera acercarnos a la puerta.

Traduction temporaire :


Espido Freire

La vieillesse des jumelles de Shining

Maintenant, nous sortons moins : quand ce n'est pas l'une, c'est l'autre qui ressent une paresse irrépressible. Nous traînassons avant de nous lever, nous nous habillons tranquillement, nous nous approchons encore et encore du miroir pour vérifier si nos chaussettes sont bien remontées (les huit : les nôtres et celles du reflet), les opulentes jupes de nos robes amidonnées, et ensuite, nous nous asseyons de nouveau, déjà épuisées, sans même atteindre la porte.

Projet Marie / Kaoutar – titre + phrases 1-5

Santiago Roncagliolo

El pozo

Debería verlo antes de partir, me dijo Wordsworth. Es algo que no se puede perder... Si se atreve, claro.
Wordsworth solía ponerse pedante a ciertas horas de la madrugada, cuando ya solo quedábamos los solteros y los decididamente alcohólicos en el bar del Grand Hotel des Wagons Lits. En realidad, yo detestaba a ese tipo.

Traduction temporaire :


Santiago Roncagliolo

Le puits

Vous devriez le voir avant de partir, me dit Wordsworth. C'est quelque chose qu'il ne faut pas manquer… Si vous osez, bien sûr.
Wordsworth se montrait souvent prétentieux à certaines heures de la nuit, quand, au bar du Grand Hôtel des Wagons Lits, nous nous retrouvions seuls, les célibataires et les alcooliques invétérés.

Projet Maxime / Justine – titre + phrases 1-11

Ariel Idez

La lectura

Locos. Ustedes están locos. ¿Lo sabían? Están rematadamente locos, locos de remate. ¡Hola! Sí, a ustedes les hablo, que abarrotan esta sala clandestina. Están todos locos. Yo no. Yo no estoy loco y aquí va la prueba:
Pueden irse.
Lo repito, pueden irse.

Traduction temporaire :

Ariel Idez

La lecture

Fous. Vous êtes fous. Vous le saviez ? Vous êtes complètement fous, fous à lier. Hé ho ! Oui, c'est à vous que je parle, vous qui vous entassez dans cette salle clandestine. Vous êtes tous fous. Moi, non. Je ne suis pas fou et en voici la preuve : Vous pouvez vous en aller. Je répète, vous pouvez vous en aller.

Projet Camille / Angélique – titre + phrases 1-3

Enrique Anderson Imbert (Argentine)

El fantasma

Se dio cuenta de que acababa de morirse cuando vio que su propio cuerpo, como si no fuera el suyo sino el de un doble, se desplomaba sobre la silla y la arrastraba en la caída. Cadáver y silla quedaron tendidos sobre la alfombra, en medio de la habitación.  ¿Con que eso era la muerte?

Traduction temporaire :

Enrique Anderson Imbert (Argentine)

Le Fantôme

Il se rendit compte qu'il venait de mourir lorsqu'il vit que son propre corps, comme si ce n'était pas le sien, mais celui d'un double, s'effondrait sur la chaise, l'entraînant dans sa chute. Cadavre et chaise se retrouvèrent sur le tapis, au milieu de la chambre. Était-ce dont cela la mort ?

lundi 18 janvier 2016

Projet Yasmina – titre + phrase 1

Gianfranco Solis (Pérou)

El día de mi suerte

Estoy cansado de tanto esperar
Y estoy seguro que mi suerte cambiara Pero ¿cuándo será?
H.L

Hace un tiempo paseaba por el barrio chino en el centro de Lima, despejando la mente, viendo curiosidades y porque no, quizás esperando encontrarme con algún conocido para pasar el rato.

Traduction temporaire :

Gianfranco Solis ( Pérou)

Mon jour de chance

Je suis fatigué d’attendre autant
Je suis sûr que ma chance va tourner
Mais, quand ?
H.L

Il y a quelque temps, je me promenais en plein quartier chinois, dans le centre de Lima, me vidant l’esprit en regardant des curiosités et en espérant rencontrer une connaissance pour passer un moment.

Projet Elena 12 – phrases 202-203

La longevidad extraordinaria de este Orlando permitía que el tiempo dé vueltas, de modo que incurre, como mujer, en numerosas experiencias ―inclusión sea hecha del amor― que había vivido, de manera muy distinta, bajo la condición de hombre. Aunque con esa traducción se me ha acusado, injustamente debo acotar, de entregarme a mis prejuicios y neutralizar la visión de las mujeres; las diferencias de género y ―¡caramba!― las cuestiones de la bisexualidad y hasta el travestismo; que yo sepa, no se ha hecho otra traducción hasta el presente porque tienen por válida la mía. Y para concluir con este tema tan infame, déjeme decirle, mi joven amiga, que más allá de mi espanto infantil, el coito es aquel momento de dicha en que cada uno es los dos, la unión en la que nos perdemos, luego, en el sueño. Tan malo no es.

Traduction temporaire :
La longévité extraordinaire dudit Orlando laissait le temps au temps ; en tant que femme, il se livre donc à de nombreuses expériences – y compris l'amour – qu'il avait vécues de manière fort différente en tant qu'homme. Bien qu'à cause de cette traduction on m'ait accusé – injustement, je tiens à le souligner – de laisser libre cours à mes préjugés et de gommer ainsi la représentation de la femme, les différences de genre et – tant qu'à faire ! – les questions sur la bisexualité, voire le travestisme, à ma connaissance la mienne reste valable, personne n'ayant jusqu'à présent fait de nouvelle traduction. Et pour conclure un sujet aussi infâme, permettez-moi d'ajouter, ma jeune amie, qu'au-delà de ma frayeur enfantine, le coït est un moment de bonheur où les amants ne font qu'un, l'union après laquelle on plonge dans le sommeil. Pas si mal que ça.

Projet Annelise 3 – phrases 7-15

"Procuraremos tener a nuestros lectores al corriente de cuanto se sepa a propósito de este misterioso hecho." No decía más la crónica roja del Diario de la Tarde. Yo no sé en qué estado de ánimo me encontraba entonces. Lo cierto es que reí a satisfacción. ¡Un hombre muerto a puntapiés! Era lo más gracioso, lo más hilarante de cuanto para mí podía suceder. Esperé hasta el otro día en que hojeé anhelosamente el Diario, pero acerca de mi hombre no había una línea. Al siguiente tampoco. Creo que después de diez días nadie se acordaba de lo ocurrido entre Escobedo y García.

Traduction temporaire :
« Nous essaierons de transmettre à nos lecteurs toute information supplémentaire quant à ce mystérieux événement. » La rubrique des faits divers du Journal du Soir ne disait rien de plus. Je ne sais pas dans quel état d'esprit je me trouvais à ce moment-là. Ce qui est sûr, c'est que j'ai ri aux larmes. Un homme tué à coups de pied ! C'était ce qu'il y avait de plus drôle, de plus hilarant de tout ce que je pouvais imaginer. J'ai attendu jusqu'au lendemain pour feuilleter avidement le Journal, mais pas une ligne sur mon homme. Le surlendemain non plus. Je crois que dix jours plus tard, personne ne se souvenait de ce qu'il s'était passé entre Escobedo et García.

Projet Danny 1 – phrase 22

Alfredo me pregunta cómo estoy haciendo con la visa, le digo que estoy en problemas, me dice que es terrible, pero que los peruanos estamos considerados la peor escoria del mundo, que no quieren que nos quedemos en ninguna parte, la española insiste en la hora de la cena, Alfredo accede alegremente a tomarse una foto y me da su dirección en Madrid, la española insiste a modo de ultimátum, Alfredo se despide muy cariñosamente de mí y la española sonríe aliviada.

Traduction temporaire :
Alfredo me demande où j'en suis avec mon visa, je lui dis que j’ai des problèmes et il me répond que c’est terrible, mais que nous, les Péruviens, sommes considérés comme les pires déchets du monde, qu'on ne veut de nous nulle part ; l’Espagnole insiste sur le fait que c'est l'heure de dîner. Alfredo accepte avec joie de se faire prendre en photo et de me donner son adresse à Madrid ; l’Espagnole finit par poser un ultimatum, Alfredo me salue très affectueusement et l'Espagnole sourit de soulagement.

Projet Morgane 13 – phrase 99

Un señorón con sombrero de anchas alas y traje militar, alto, grueso, con tono alegre y farandulero estaba de pie en el anden del carro, agitando los brazos para saludar a los asombrados ciudadanos, mientras atractivas doncellas con enaguas de seda y colores del partido hacían corro; y de sus vistosas cestas de mimbre, sacaban billetes nuevos de diez centavos que lanzaban al aire, los que eran disputados por los de la Pandilla del Tren, y muchos otros jóvenes que se agregaron al holgorio.

Traduction temporaire :
Un bourgeois portant un chapeau à large bord et un uniforme, l'air joyeux et baratineur, se tenait debout sur la plateforme du wagon, agitant les bras pour saluer les citoyens surpris. De séduisantes demoiselles rassemblées autour de lui, dans leurs jupons de soie aux couleurs du parti, sortaient de leurs voyants paniers en osier des nouveaux billets de dix centavos qu'elles jetaient en l'air et que se disputaient ceux de la Bande du Train et de nombreux autres jeunes gens venus à la fête.

Projet Chloé T 3 – phrases 42-54

–Sí, fumábamos cuando se podía; porque ella siempre decía que lo hacía para relajarse, porque le gustaba hacer las cosas lúcidamente. Le llegaba la inconsciencia.
–Rayadaza la flaca...
–Sí, y no sé por qué esa canción la hizo rayarse más. Cantó fuerte: ¡Cualquier, cualquier lugar! La increíble vida de un ser vulgar. Algunos que estaban borrachos la comenzaron a joder de loca. Eso la rayó aún más.
–¡Qué saben ustedes sarta de estériles! –gritó Aleh, mirando a cada uno– Piensan que el mundo cambiará alrededor de un trago barato. Gritan libertad, anarquía y el sistema es una mierda, como si fumar, chupar y dejar que la vida se nos escape por estas veredas frías, fueran la solución.
–¡Cállate pastrula! –le dijo uno que estaba borracho– ¡Tú estás igual de perdida que nosotros, así que no te la des de muy sabelotoda!

Traduction temporaire :
— Oui, on fumait quand on pouvait, parce qu’elle prétendait qu’elle le faisait pour se détendre, qu’elle aimait agir avec lucidité. Elle ne supportait pas l'inconscience.
— Timbrée, la fille…
— Oui, et je sais pas pourquoi cette chanson l’a rendue encore plus cinglée. Elle s’est mise à chanter en hurlant Tous, tous, tous les lieux ! L’incroyable vie d’un être ordinaire. Bourrés, certains ont commencé à la traiter de folle. Ça n’a fait qu’empirer son état.
— Qu’est-ce que vous en savez, vous, bandes d’inutiles ! hurla Aleh, en regardant chacun d’eux. Vous pensez que le monde va changer autour d’une bouteille de piquette. Vous revendiquez la liberté, l’anarchie et accusez le système d’être une merde, comme si fumer, picoler et laisser la vie s’échapper le long de ces trottoirs froids était la solution.

— Tais-toi, la toxico ! lui lança un de ceux qui étaient bourrés. T’es aussi pommée que nous, alors fais pas madame-je-sais-tout !

Projet Aurélie S – phrases 35-36

Entonces subida en mi coche contemplando la nieve, temí que mis amigos no volvieran a traer las zambombas y que no volvieran a desearme feliz año los fines de semana. Sobre todo temí perder los besos del contorsionista y esto me entristeció tanto que me abracé al volante para llorar con desconsuelo.

Traduction temporaire :
Alors, installée dans ma voiture, à contempler la neige, j'ai eu peur que mes amis ne reviennent plus les bras chargés de leurs zambombas ni me souhaiter une bonne année le week-end. J'ai surtout eu peur de perdre les baisers du contorsionniste et cela m'a tellement attristée que j'ai enlacé le volant pour pleurer, inconsolable.

dimanche 10 janvier 2016

Projet Fanny – phrases 203-215

—¿Pero qué te pasa? —gritó ella sin poder contenerse ya—. ¡Claro que no soy yo, Josef! ¿Quieres volver a mirar la foto? ¡Jamás en mi vida he estado ingresada en un hospital, mucho menos en ese estado! ¿Quieres dejar de decir gilipolleces?
—Hicimos muchas fotos de esos meses, pero un día me pediste que las rompiese todas, que no querías que te recordase así —continuó él sin escucharle—. Querías que te recordase siempre como en la universidad, como cuando nos conocimos. Y casi cumplí tu deseo, pero ésta… —Josef empezó a levantar el tono, indignado—. ¿Cómo pensabas que iba a poder romperlas todas? Por mucho que ya hubiese decidido pasar página, ¡que ya supiese lo que había que hacer, lo que yo tenía que hacer! ¡No quería olvidarlo, no quería olvidarme de ti!

Traduction temporaire :
— Mais qu'est-ce qui te prend ? cria-t-elle sans pouvoir se contenir plus longtemps. Évidemment que c'est pas moi, Josef ! Tu veux bien regarder la photo à nouveau ? Je n'ai jamais été admise dans un hôpital de toute ma vie, encore moins dans cet état ! Arrête de dire toutes ces bêtises ?

— Nous avons pris plein de photos pendant cette période-là, mais un jour, tu m'as demandé de toutes les déchirer, parce que tu refusais que je me souvienne de toi ainsi, continua-t-il sans l'écouter. Tu exigeais que je me souvienne de toi comme tu étais à l'université, comme quand on s'était rencontrés. Et j'ai presque respecté ta volonté, mais celle-là… Josef commença à hausser le ton, indigné. Comment as-tu pu croire que j'allais m'exécuter ? J'avais beau avoir déjà décidé de tourner la page, je ne savais pas ce qu'il fallait faire, ce que moi je devais faire ! Il était hors de question que je l'oublie, que je t'oublie !

mercredi 23 décembre 2015

Projet Danny 1 – phrases 16-21

Caminamos hacia el restaurante, uno muy elegante, frente al puerto. Me pregunta si no me pone triste este frío, esta lluvia. Sí, me pone triste, muy triste. Es desde el frío y la lluvia que empiezo a extrañar el cielo gris de mi ciudad, aquel que describió Melville, cielo muy gris que te pone triste, pero... que no te malogra los zapatos. Es que en Lima nunca llueve. Finalmente llegamos. Hay una española con Alfredo, que, como todas las españolas, insiste impacientemente en la hora de la cena.

Traduction temporaire :
Nous marchons vers un restaurant, particulièrement raffiné, face au port. Il me demande si ce froid et cette pluie ne me rendent pas triste. Oui, ça me rend triste, très triste. C’est depuis le froid et la pluie que je commence à regretter le ciel gris de ma ville, celui décrit par Melville, un ciel très gris qui rend triste, mais… qui ne ruine pas les chaussures. À Lima, il ne pleut jamais. Nous arrivons enfin. Il y a une Espagnole avec Alfredo, qui, comme toutes les Espagnoles, insiste lourdement pour aller manger.

Projet Sabrina 4 – phrases 28-31

Durante cuatro días consecutivos, acompañado por tres colegas, me sumergí en este lago, que debe ser uno de los más coloridos del planeta. Pensé que algún día me gustaría volver como turista; jamás hubiera imaginado que aquí me pasaría el resto de la vida. Pero entre aquella primera inmersión y hoy, tuve todavía un tiempo para sumergirme en otros quehaceres. Cuando volvimos a la capital del país, confirmamos lo que hasta entonces solo era una hipótesis: que este lago es de origen volcánico, lo cual explica en buena medida la diversidad de colores que impregnan sus aguas: anaranjadas en su orilla sur, verdes en sus faldas orientales, turquesas en su frente norte, azules en su centro y en su flanco occidental.

Traduction temporaire :
Accompagné de trois collègues, je me suis immergé quatre jours consécutifs dans ce lac, qui doit être l'un des plus colorés de la planète. Je me suis dit qu'un jour, j'aimerais y revenir en tant que touriste ; je n'aurais jamais imaginé que je passerais le reste de ma vie ici. Mais entre cette première immersion et aujourd'hui, j'ai malgré tout eu un moment pour m'immerger dans d'autres affaires. Lorsque nous sommes revenus à la capitale, nous avons confirmé ce qui n'était jusqu'alors qu'une hypothèse : ce lac est d'origine volcanique ; cela explique en bonne partie la variété des couleurs qui imprègnent ses eaux : orangées sur sa rive sud, vertes sur ses versants orientaux, turquoises sur son front nord, bleues en son centre et sur son flanc occidental.

Projet Sonita / Élise – phrases 420-425

Zebrel comprendió que se trataba de una debilidad imperdonable, algo que el monitor pagaría caro; no obstante él no podía permitirse desperdiciar una ocasión como esa. Sin preocuparse por la sangre que salía de la herida con una fuerza inaudita, lanzó el exoprot hacia adelante y salió del callejón en tres o cuatro zanzadas. No se detuvo a comprobar si la chica estaba muerta, y tampoco reparó en los cuerpos encogidos y arrugados de los acólitos de Yahvé que Killer parecía haber rociado con algún combustible e incinerado a conciencia. O sea que, a fin de cuentas, había muerto gente.
Corrió por la avenida sin preocuparse por los pocos automóviles que circulaban; que se cuidaran ellos. Al pasar por delante de una cantina en la que un grupo de borrachos se peleaban sin ganas, logró llamar la atención de un par de ellos, seguramente los menos impregnados de alcohol.

Traduction temporaire :
Zebrel comprit qu’il s’agissait là d’une faiblesse impardonnable, quelque chose que le moniteur paierait cher ; cependant, il ne pouvait pas se permettre de laisser passer une occasion pareille. Sans se préoccuper du sang qui coulait de la blessure avec une intensité inouïe, il jeta l’exoprot et sortit de la ruelle en quelques enjambées. Il ne s’arrêta pas pour vérifier si la fille était morte, pas plus qu'il ne remarqua les corps réduits en bouillie et ratatinés des acolytes de Yahvé que Killer semblait avoir consciencieusement aspergés avec un combustible puis incinérés. À l'arrivée, des personnes étaient mortes. Il courut dans l'avenue sans s'inquiéter du peu de voitures qui circulaient ; il ne pouvait pas faire attention aux voitures, qu'elles fassent attention, elles. En passant devant un bar où un groupe d'ivrognes se disputait mollement, il réussit à attirer l'attention de deux d'entre eux, certainement les moins imprégnés d'alcool.

mardi 22 décembre 2015

Projet Nancy 5 – phrases 37-51

Dobla una calle. Se apoya en una pared; aguarda unos minutos. Continúa caminando. Ahora entra en su casa. El médico. Al día siguiente, el hombre no va a la oficina. Es más intenso el dolor. Su mujer le da masajes y después le pinta con tintura de yodo. Por la noche, como continúa el dolor y se ha hinchado “eso”, la mujer le coloca un emplastro caliente: azufre, aceite y unas hojas vegetales. El hombre no puede dormir. La mujer despierta varias veces en la noche y pregunta invariablemente: —¿Te sigue doliendo? Amanece. El hombre advierte que no puede levantarse de la cama. La mujer, entonces, sale a la calle para cumplir dos diligencias: primero — ¡ya lo creo que primero! — hablará por teléfono — 7376 Avenida — con el jefe de la oficina. Segundo: irá a buscar a un médico. El médico está ahora con el enfermo.

Traduction temporaire :
Il tourne au coin d'une rue. Il s'appuie contre un mur, attend quelques minutes. Il reprend sa route. Il entre à présent chez lui. Le médecin. Le lendemain, l'homme ne se rend pas au bureau. La douleur est plus intense. Sa femme le masse et lui passe de la teinture d'iode. La nuit, comme le mal persiste et que « ça » a enflé, elle lui applique un emplâtre chaud : du soufre, de l'huile et des feuilles de végétaux. Il ne trouve pas le sommeil. Elle se réveille plusieurs fois dans la nuit et lui demande invariablement : Ça ne va pas mieux ? Le jour se lève. L'homme s'aperçoit qu'il ne peut pas sortir de son lit. Alors, sa femme s'en va effectuer deux actions : d'abord, – et c'est bien normal ! – elle téléphonera – au 7376 Avenue – pour prévenir son chef de bureau. Ensuite, elle ira chercher un médecin. Il se trouve maintenant auprès du malade.

samedi 19 décembre 2015

Projet Justine 4 – phrases 126-130

Traté de justificar a la pobre mujer ante mi esposa, seguramente que su inodoro está repleto de caca, como el nuestro, y qué más da hacerlo allí si en los baños tampoco hay agua. Pero ella tenía toda la razón, puedo aguantar falta de luz, de agua, de ascensores, pero esa churreta inmunda ya es demasiado; ya es hora de largarse, y si es antes de la próxima junta, mucho mejor, porque uno nunca sabe.
La última junta a la que asistí antes de deshacerme del departamento se desarrolló un día que la oficina había declarado libre por inventario, por lo que en la tarde tuve tiempo de sobra para tratar de relajarme leyendo un libro. Faltando cinco minutos para las cinco y treinta me acerqué a la ventana principal para fumar un cigarrillo mientras admiraba la vista. Los edificios de San Isidro se hacían silueta al fondo en espera del atardecer, los buses llenos de empleados regresaban de trabajar, y una pareja de gallinazos volaba en círculos a lo lejos, en la cúpula del cielo.

Traduction temporaire :
Auprès de mon épouse, j'essayai de justifier le comportement de cette pauvre femme : ses toilettes doivent déborder de caca, comme les nôtres, et après tout, qu'est-ce que ça change de faire ses besoins là, puisqu'il n'y a pas d'eau dans les sanitaires ? Mais elle avait entièrement raison : Je peux supporter les coupures de courant, d'eau, les pannes d'ascenseur, en revanche, cette bouse immonde, c'est trop ! Il est grand temps qu'on mette les voiles, et le mieux serait avant la prochaine réunion, parce qu'on ne sait jamais. La dernière réunion de copropriété à laquelle j'assistai avant de me débarrasser de l'appartement eut lieu un jour où je n'étais pas allé au bureau pour cause d'inventaire ; voilà pourquoi, l'après-midi en question, j'avais tenté de me détendre avec un livre. Cinq minutes avant dix-sept heures trente, je m'étais approché de la baie vitrée pour fumer une cigarette en admirant la vue. Au fond, les immeubles de San Isidro devenaient des silhouettes attendant la tombée de la nuit, les bus bondés d'employés rentraient du travail, et, au loin, un couple de vautours volait en cercles sur la voûte céleste.

vendredi 18 décembre 2015

Projet Justine / Sophie – phrases 20-22

Lastimosamente para Jorge, historias de esa índole fueron escritas mucho tiempo atrás, por lo que no eran novedad. Tenía que encontrar alguna otra idea original, sacarla de algún lado. La secuencia de pensamientos que recorrió en ese momento sería imposible de explicar, puesto que el cerebro trabaja de maneras incomprensibles, asociando datos que nada tienen que ver entre sí para construir nuevos conceptos; pero de una manera sencilla podríamos describirla así: Jorge visualizaba el polvo estelar que una aburrida nave espacial surcaba lánguidamente con alguna historia que no lograba inventar, pero en vez de centrarse en la nave, su mente se dirigió hacia el polvo, una nube de partículas flotantes, un concepto que le resultaba poco familiar, una palabra poco utilizada...

Traduction temporaire :
Malheureusement pour Jorge, des histoires de ce genre avaient déjà été écrites bien longtemps auparavant et ne constituaient donc pas une nouveauté. Il devait trouver une idée originale, chercher ailleurs. La série de pensées qui lui traversa l’esprit serait impossible à expliquer, son cerveau travaillant de manière incompréhensible à l'association d'informations n'ayant aucun rapport les unes avec les autres pour créer des concepts inédits. Mais, de façon simple, on pourrait la décrire ainsi : Jorge visualisait la poussière stellaire qu'un vaisseau spatial qui s'ennuyait, sillonnait nonchalamment avec une histoire qu’il n’arrivait pas à inventer, mais au lieu de se concentrer sur le vaisseau, son esprit vagabonda vers la poussière – un nuage de particules flottantes, un concept qui lui paraissait peu familier, un mot peu employé…

Projet Chloé T. 2 – phrases 129-134

Joe intentó no parecer sorprendido, mucho menos angustiado. Lo último que quería era que aquellos tipos notaran la decepción en su cara, no tanto por el orgullo que para esas alturas ya poseía, sino por el peligro de echar por tierra, con una actitud simplista o cobarde, toda su trayectoria laboral. Pero algunos gestos de la cara ya lo delataban y antes de perder todo el talante, tomó el trago de un tirón y puso el vaso sobre la mesa.
Con pasos cortos bajó las escaleras, atravesó el pasillo y en el mapa buscó el área soterrada. Le extrañó un poco no verla, aún permanecía casi imperceptible.
De regreso a casa decidió pasar por el Taller, limpiar el auto deportivo y entregarlo para la venta. Los gastos, ahora que iba a comenzar a trabajar en el sótano, ya no podían ser los mismos.

Traduction temporaire :
Joe essaya de ne pas paraître surpris, encore moins anxieux. La dernière chose qu’il voulait, c’est que ces types voient de la déception sur son visage, non pas parce qu'il se sentait fier d’être arrivé à ce niveau, mais parce qu'il ne voulait pas risquer d’anéantir tout son parcours professionnel à cause d’une attitude primaire ou couarde. Toutefois, certaines expressions de son visage le trahissaient et, pour ne pas complètement perdre la face, il but son verre cul sec avant de le poser sur la table. Puis il descendit les escaliers à pas lents, traversa le couloir et chercha sur le plan l’aire souterraine. Il fut un peu surpris de ne pas la voir ; elle demeurait toujours presque indécelable. De retour chez lui, il décida de passer au Garage, de nettoyer sa voiture de sport et la mettre en vente. Maintenant qu'il allait travailler au sous-sol, il devait revoir ses dépenses à la baisse.

Projet Pablo / Simon – phrases 101-106

X

La grilla había comenzado junto al mítico colisionador de hadrones, en un pasado ya lejano, una nueva estructura que permitiera almacenar y analizar un cúmulo gigantesco de información. Pocos años después había reemplazado a Internet; y su potencialidad había convertido a la red en mucho más de lo que todos pudiéramos haber soñado previamente. Comenzó la era de las realidades mezcladas; realidad, realidad aumentada, virtualidad aumentada, realidad virtual. Ésta última primaría por sobre todas las demás y se convertiría en La Realidad; fue lógico, podíamos hacerlo y serlo todo allí, sin límites. De allí a que se comenzaran a tipificar los delitos virtuales y luego fuera establecida la relación unívoca entre la agonizante identidad analógica y su correlato digital, e incorporada la misma a la Constitución Universal de 2154, hubo sólo un suspiro.

Traduction temporaire :

X


La grille était apparue en même temps que le mythique collisionneur de hadrons, une nouvelle structure qui permettait, à une époque déjà lointaine, de stocker et analyser une quantité gigantesque d’informations. Quelques années plus tard, elle avait remplacé internet ; et sa potentialité avait transformé le réseau en quelque chose de bien plus puissant que ce que nous aurions pu imaginer. L’ère des réalités mélangées s'ouvrit ; réalité, réalité augmentée, virtualité augmentée, réalité virtuelle. La dernière primerait sur toutes les autres et deviendrait La Réalité ; logiquement, nous pouvions tout faire et être nous tout entiers, là-bas, sans limite. En un clin d’œil, on commença à catégoriser les délits virtuels ; on établit ensuite une relation univoque entre l’identité analogique agonisante et son corrélat digital, et on l’intégra à la Constitution Universelle de 2154.

jeudi 17 décembre 2015

Projet Loïck 9 – phrases 79-84

Dos veces habia estado próximo, como aquella noche, a ser arro­jado a la via por los que despertaban sobresaltados con su presencia; y buscando en otra ocasión un departamento oscuro, tropezó con un viajero que, sin decir palabra, le asestó un garrotazo, echándole fuera del tren. Aquella noche si que creyó morir.
Y al decir esto, señalaba una cicatriz que cmzaba su frente.
Lo trataban mal, pero él no se quejaba. Aquellos señores tenian razón para asustarse y defenderse. Comprendia que era merecedor de aquello y algo más; pero ¡qué remedio, si no tenia dinero y deseaba ver a sus hijos!

Traduction temporaire :
Comme cette nuit-là, il avait été près de se faire jeter sur la voie à deux reprises par les gens qui s'étaient réveillés en sursaut à cause de sa présence ; une autre fois, en cherchant un compartiment obscur, il tomba sur un passager qui, sans mot dire, lui asséna un coup de gourdin, l'éjectant du train. Cette fois-la, il crut bien mourir. Et en disant cela, il montrait une cicatrice qui barrait son front.
On le traitait mal, mais il ne se plaignait pas. Ces messieurs avaient raison d'avoir peur et de se défendre. Il comprenait qu'il était méritant de cela, et d'un peu plus ; il n'avait pas le choix dans la mesure où il n'avait pas d'argent et qu'il voulait voir ses enfants !

Projet Sabrina 4 – phrases 22-27

El siseo de una libélula, bzzzz, lo escucho con ni tidez. Pareciera que la pérdida de la visión me estuviera afinando el oído. Bzzzz. Aunque ya no pueda ver, puedo imaginar que una mujer vaporosa, de cabellos tan brillantes como las aguas de este lago a mediodía, se aproxima y sonríe, y sin tener que empinarse sobre sus pies avista una legión de buenas noticias. Yo aprendí a bucear desde muy joven; por algo nací en una ciudad anclada a las orillas de un océano. La primera vez que vine aquí, me sumergí avituallado como un exper to: no me faltaban la máscara de silicona y doble cristal, ni el buzo isotérmico, ni las aletas, ni la bolsa de muestreo; tampoco el tanque de aire ni la linterna.

Traduction temporaire :
Le sifflement d'une libellule, zzzz, je l'entends nettement. On aurait dit que perdre la vue avait aiguisé mon ouïe. Zzzz. À défaut de voir, j'ai le loisir d'imaginer qu'une femme vaporeuse, aux cheveux aussi brillants que les eaux de ce lac à la mi-journée, s'approche et sourit, puis, sans avoir à se hisser sur la pointe des pieds, aperçoit un flot de bonnes nouvelles. J'ai appris à plonger tout jeune ; je ne suis pas né dans une ville amarrée au bord d'un océan pour rien. La première fois que je suis venu ici, je me suis immergé, équipé comme un professionnel : je n'avais oublié ni le masque en silicone double foyer, ni la combinaison isothermique, ni les nageoires, ni l'épuisette ; ni non plus la réserve d'air, ni la lampe torche.

lundi 14 décembre 2015

Bientôt de retour

Bonjour à tous,
J'ai été privée de Tradabordo pendant quelques jours – je ne retrouvais plus l'identifiant et le mot de passe ;-) Je serai de retour sur le pont dès jeudi.

samedi 5 décembre 2015

Projet Chloé T. 2 – phrases 123-128

-Llegas en el momento justo- dijo el hombre de la botella- te quiero presentar a uno de nuestros autores más jóvenes. Ha hecho algo increíble, es el líder de un nuevo movimiento, destruyó el realismo.
-Pero mis libros son realistas.
-Cierto, por eso ya no se venden. Esa es la mala noticia que debo darte, pero no te desanimes, un autor debe ajustarse.
-O se ajusta o sucumbe- dijo el hombre de los vasos- tome un trago, celebre con nosotros, luego debe bajar al sótano, el turno está por comenzar.

Traduction temporaire :

— Tu arrives au bon moment, lui dit l'homme à la bouteille, je veux te présenter l'un de nos auteurs les plus jeunes. Il a réalisé quelque chose d'incroyable ; il est à la tête d'un nouveau mouvement. Il a détruit le réalisme.
— Mais, mes livres sont réalistes.
— Effectivement, raison pour laquelle ils ne se vendent plus. C'est la mauvaise nouvelle que je dois t'annoncer, cependant ne te décourage pas, un auteur doit savoir s'adapter.
— S'adapter ou succomber, ajoute l'homme aux verres. Buvez un coup, venez trinquer avec nous. Après, vous devrez descendre au sous-sol, l'équipe est sur le point de démarrer.

Projet Hélène 5 – phrases 91-95

Él seguía detenido en esa esquina, donde, desde hacía un buen momento ya, se había puesto a considerar, bajo esa llovizna “limeña” y como paralizado, sin animarse a avanzar ni a retroceder, lo que había hecho de su vida, ¡insensato!, ¡insensato! El automóvil ya estaba cerca. Lo miró, ahora con impaciencia, molesto de que el hijo de puta ese que lo manejaba anduviera dando vueltas por allí, merodeando por donde él estaba, en lugar de estar gozando de su casa y de su cama caliente y limpia. El coche se detuvo a unos diez metros. Había dos personas dentro, el chofer y alguien a su lado, o alguien que estaba en el asiento de atrás, pero que se había inclinado para hablarle, para darle instrucciones al conductor.

Traduction temporaire :
Lui restait debout au coin de la rue sous cette bruine « liménienne » sans se décider à avancer ou à reculer. Comme paralysé, il se demandait depuis un bon moment déjà ce qu’il avait fait de sa vie. Quel fou ! Mais quel fou ! La voiture était toute proche. Il la regarda, à présent avec impatience, agacé que le fils de pute qui la conduisait tourne en rond et traîne là, au lieu d'être tranquillement en train de profiter de sa maison et de son lit chaud et propre. Le véhicule s’arrêta à dix mètres de lui. Il y avait deux personnes à l’intérieur, le chauffeur et quelqu’un, à côté, ou à l’arrière, mais penché pour lui parler, lui donner des instructions.

Projet Sonita / Élise – phrases 409-419

Killer se volvió a reír. —Somos prisioneros de los Hermanos del Dolor —dijo sin tapujos—. A él, así como lo ve —señaló a Zebrel— le han cortado...
Por lo visto la descarga fue poderosa. Killer giró sobre sí mismo y una de las alas rozó el cuello de la prostituta y le abrió una herida profunda de la que de inmediato brotaron chorros de sangre; el filo de celuloide había seccionado una arteria.
—¡Rápido! ¡Haga algo! —exclamó Zebrel.
—No tengo más gente en el sector. —La voz del monitor sonó vacía y rota. —Llévela usted a alguna parte. No se lo voy a impedir. Pero tendrá que volver.

Traduction temporaire :
Killer rit de nouveau. 
— Nous sommes prisonniers des Frères de la Douleur, dit-il sans détours. Lui, comme vous le voyez - il désigna Zebrel du doigt - on l'a coupé… La décharge avait vraisemblablement été puissante. Killer pivota sur lui-même et l'une de ses ailes frôla le cou de la prostituée, lui infligeant une entaille profonde, d'où jaillirent immédiatement des flots de sang ; la lame en celluloïd avait sectionné une artère.
— Vite ! Faites quelque chose ! supplia Zebrel.
— Je n'ai personne d'autre dans le secteur. La voix du moniteur était vide et brisée. 

— Emmenez-la quelque part, vous. Je ne vous en empêcherais pas. Mais vous devrez revenir.

vendredi 4 décembre 2015

Projet Émilie 8 – phrases 225-231

Llevaba conmigo el pomo de veneno, que me causaba un gran bienestar apenas turbado por la curiosidad de la muerte.
El agua fresca y la obscuridad, me devolvieron a las voluptuosidades de mi existencia de rico que acababa de concluir. Hundido hasta el cuello, el regocijo de la limpieza y una dulce impresión de domesticidad, acabaron de serenarme.
Oía afuera el huracán de fuego. Comenzaban otra vez a caer escombros. De la bodega no llegaba un solo rumor. Percibí en eso un reflejo de llamas que entraban por la puerta del sótano, el característico tufo urinoso... Llevé el pomo a mis labios, y...

FIN

Traduction temporaire :
J’avais sur moi le flacon de poison, source [« pour moi » ? répétition avec "sur moi"] d’un profond bien-être, à peine troublé par la curiosité de la mort. L’eau fraîche et l’obscurité me rendirent aux voluptés de mon existence de riche, qui venait de s’achever. Tandis que j’étais immergé jusqu’au cou, la joie de la propreté et une douce impression de me sentir chez moi finirent de m’apaiser. J’entendais l’ouragan de feu dehors. Des décombres recommencèrent à tomber. Depuis la cave ne me parvenait plus aucun bruit. Sur ce, je perçus un reflet des flammes qui entraient par la porte, le relent d’urine caractéristique… Je portai le flacon à mes lèvres, et…

FIN

Projet Danny 1 – phrases 11-15

Le digo que soy amiga de Micaela, la hija de François, y me empieza a hablar de los treinta años de amistad y cartas con el padre de mi amiga. Salgo con él del teatro, me dice que lo acompañe hasta el lugar donde va a cenar con sus amigos. Empieza a llover. Sólo nosotros dos, un peruano que convive desde hace treinta años con la lluvia, y una peruana que recién desde hace un año sabe lo que es vivir bajo la lluvia casi permanente, somos los únicos que no tenemos paraguas. Alfredo me cuenta que siempre los pierde. Como yo, que perdí mi primer paraguas, que era de mi abuelita, en el metro madrileño.

Traduction temporaire :
Je lui dis que je suis une amie de Micaela, la fille de François, et il commence à me parler des trente ans d’amitié et d'échanges épistolaires avec le père de mon amie. Je sors avec lui du théâtre et il me propose de l’accompagner jusqu’à l’endroit où il dînera avec ses amis. Il se met à pleuvoir. Nous ne sommes que deux, un Péruvien qui cohabite depuis trente ans avec la pluie et une Péruvienne qui, depuis un an à peine, sait ce que c’est que de vivre sous la pluie presque constamment, nous sommes les seuls à ne pas avoir de parapluie. Alfredo me raconte qu’il les perd toujours. Moi aussi, j’ai perdu mon premier parapluie, que je tenais de ma mamie, dans le métro madrilène.

Projet Aurélie O 12 – phrases 35-44

¡Ah. Si pudiera ahora mismo tocar con mi mano, el centro de su placer, llenarle de saliva sus nalgas. Entregarle mi miembro para que lo devore ansiosa, frenética. No puedo explicar en qué momento exacto me vino la idea. La mujer se para y pregunta algo en la ventana. Debe ser relacionado con el horario de salida. Se nota apurada. Supongo que le espera la herencia, por tantos años de servicio compartido. Por los altavoces una vos desagradable informa que el tren está retrasado y que tarda aproximadamente una hora en llegar a la estación. Entonces observo el fastidio en su rostro blanco.

Traduction temporaire :
Ah ! Si je pouvais toucher avec ma main, là, tout de suite, le centre de son plaisir, emplir ses fesses de salive. Lui donner mon membre pour qu’elle le dévore avidement et frénétiquement. Je ne me rappelle pas à quel moment exact j’eus cette idée. La femme s'interrompt et demande quelque chose par la fenêtre. Cela doit avoir un rapport avec l’horaire de départ. Je la sens pressée. J’imagine que l’héritage l’attend, après tant d’années de bons et loyaux services. Dans les haut-parleurs, une voix désagréable informe que le train a du retard et qu’il arrivera en gare d'ici une heure. J’observe alors l’agacement sur son visage blanc.

Projet Elena 12 – phrases 196-201


 ―Sistema reproductor masculino… ―dijo Borges para sí y el rostro se le iluminó como a un chico que va a hacer una travesura―. En Inglaterra le dicen John Birch, ¿sabía? Y Lady Jane a… para seguir con su circunloquio, el sistema reproductor femenino. Alguna vez Victoria Ocampo me comisionó la traducción de “Orlando: A biography” de Virginia Woolf, de quien era gran admiradora. El libro cuenta la historia de un poeta que vive unos quinientos años, ya no recuerdo bien. Durante el inútil tránsito de las centurias asiste a los cambios sucedidos en Inglaterra pero también, y desde luego, es lo importante, experimenta la transformación cotidiana de hombre a mujer, con la esperable inversión de la perspectiva.

Traduction temporaire :

― Système reproducteur masculin…, murmura Borges et son visage s'illumina, tel un enfant qui s'apprête à faire une bêtise. En Angleterre, on appelle ça John Birch, le saviez-vous ? Et Lady Jane au… pour poursuivre votre circonlocution, le système reproducteur féminin. Un jour, Victoria Ocampo m'avait commandé la traduction d'« Orlando: A biography », de Virginia Woolf, qu'elle admirait beaucoup. Le livre raconte l'histoire d'un poète qui vit environ cinq-cents ans, je ne m'en souviens plus très bien. Durant l'inutile parcours des centuries, il assiste aux changements survenus en Angleterre, mais aussi, et d'ailleurs, voilà ce qui est important, il expérimente sa transformation quotidienne d'homme à femme, avec le prévisible changement de perspective attendu.

mercredi 2 décembre 2015

Projet Fanny – phrases 196-202

Dos grandes ramos de flores descansaban en la mesa al lado de la cama, así como libros y revistas, y en la pared, justo en el centro, un reloj digital marcaba las 9:03.
—La foto nos la hizo una de las enfermeras —dijo Josef muy despacio y mirando la fotografía—. No recuerdo como se llamaba, pero te cuidaba mucho. Cada día me ayudaba a bañarte y traía películas para que pudieses ver. Pasaba horas a tu lado leyendo revistas y hablando contigo, cuando estabas consciente y eras capaz de razonar —su tono era neutro, soñador—. Me obligaba a despegarme de al lado de tu cama para ir a darme una ducha o comer algo… Dios, pensaba que nunca tendría que contarte todo esto.

Traduction temporaire :
Deux grands bouquets de fleurs se trouvaient sur la table, à côté du lit, ainsi que des livres et des revues. Sur le mur, juste au centre, une horloge digitale indiquait 9h30.

— Cette photo a été prise par une des infirmières, dit Josef très lentement, les yeux sur le cliché. Je ne me rappelle pas son nom, mais elle s'occupait beaucoup de toi. Chaque jour, elle m'aidait à te laver et elle t'apportait des films. Je passais des heures à tes côtés, à te lire des magazines et à te parler, quand tu étais consciente et capable de parler – son ton était neutre, songeur. Elle m'obligeait à quitter ton chevet pour aller me doucher ou manger un bout… Mon Dieu, je pensais que je n'aurais jamais à te raconter tout ça.

Projet Agathe 6 – phrases 23-26

Hice el amor con un desconocido sin dudar al decirle ¡Sí voy contigo! Solo un detalle, a pesar del esfuerzo que hice no logré recordar, salí rápido del baño y busqué aquello, registré debajo de la cama y de las sábanas, en el cesto de basura, volteé al chico con cuidado, no quise que despertara, comprobé con tristeza que tampoco colgaba de su pene y lo supe con certeza, no aparecería nunca. Las piernas se negaron a sostenerme, me dejé caer en una esquina de la cama y no pude evitar el escalofrío ni la sensación de derrota que me envolvió. Y ya ve, doctor, a dónde he venido a parar, han pasado seis meses de aquel encuentro con el virus-

Traduction temporaire :
J'ai fait l'amour avec un inconnu, sans hésiter en lui disant : Oui, je viens avec toi ! Juste un détail : malgré mon effort, je n'ai pas réussi à me le rappeler. Je suis sortie rapidement de la salle de bain et j'ai cherché le truc. J'ai fouillé sous le lit et sous les draps, dans la poubelle, j'ai retourné le garçon prudemment, pour ne pas le réveiller. J'ai vérifié avec tristesse qu'il ne pendait pas non plus à son pénis et j'ai su avec certitude que je ne le trouverai jamais. Mes jambes n'ont pas voulu me soutenir, je me suis laissée tomber dans un coin du lit et je n'ai pas pu éviter le frisson ni la sensation de défaite qui m'a gagnée. Et vous voyez, docteur, où j'en suis, six mois ont passé depuis cette rencontre avec le virus –