lundi 8 février 2016

Projet Justine / Nadia / Élise – phrases 249-252

Los Marovich habían sido sus últimos (aparte de sus más célebres) inquilinos. Estuvieron apenas un verano, el verano en que todos conocimos a la Zurda, y luego se hicieron humo. Ciertamente, nadie los buscó, pero tampoco ninguno de ellos, por largo tiempo, se hizo notar. Siguieron con nosotros, si se quiere, teñidos de nostalgia, en los recuerdos y en los más caprichosos rumores y chismes acerca de su paradero.

Traduction temporaire :
Les Marovich avaient été ses derniers locataires (outre ses plus célèbres). Ils y séjournèrent à peine un été, l'été où nous fîmes tous la connaissance de la Gauchère, puis ils s'évaporèrent. Certainement, personne ne les chercha, mais, pendant longtemps, aucun d'entre eux ne se fit remarquer non plus. Ils restèrent avec nous – si on veut – teintés de nostalgie, dans nos souvenirs et dans les plus fantasques rumeurs et blagues au sujet de leur point de chute.

Projet Medea / Iris – phrases 10-12

-¡Apoderaos del radiante pez y todo en torno suyo perecerá!
El rey se despertó sobresaltado e hizo llamar a los astrólogos y nigromantes para que explicasen el extraño sueño. Muchos expresaron su opinión, mas ninguna satisfacía al monarca hasta que, llegado el turno al más joven de ellos, se adelantó y dijo:

Traduction temporaire :

— Emparez-vous du poisson brillant et tout autour de vous périra !
Le roi se réveilla en sursaut et fit appeler les astrologues et les nécromanciens pour qu'ils expliquent ce rêve étrange. Beaucoup exprimèrent leur opinion, mais aucune ne satisfaisait le monarque, jusqu'à ce que, son tour venu, le plus jeune d'entre eux, s'avance et dise :

Projet Justine / Sophie – phrases 57-61

En su cabeza la historia se desenvolvía rápidamente: Se aclaraban las ideas y una novela inmensa empezaba a formarse. El universo mismo podría haberse formado a partir del polvo. Los hombres, animales y objetos no serían más que polvo originario, y terminal. Eran hijos del polvo, desintegrándose al morir hasta volver a convertirse nuevamente en él. Podría construir una filosofía acerca del polvo, introducir sectas que lo reverenciaran como el Dios primitivo, el que es todo y del cual formamos parte...

Traduction temporaire :
Dans sa tête, l'histoire se développait rapidement. Les idées devenaient plus claires et un immense roman commençait à germer. L'univers lui-même pourrait s'être formé à partir de la poussière. Les hommes, les animaux et les objets ne seraient autre que de la poussière originale et terminale. C'étaient les enfants de la poussière qui, en mourant, se désintégraient jusqu'à redevenir poussière. Il pourrait fonder une philosophie à propos de la poussière, introduire des sectes qui la vénéreraient comme le Dieu primitif, celui qui est Tout et dont nous faisons partie…

Projet Sarah / Sarah – phrases 3-5

La veíamos toda entera de un lado del caballo, la cara escondida bajo el ala del chambergo negro. Del otro, una sola mano enguantada; el perfil tan claro, como si de pronto se acercara a una lámpara. Parecía que toda la figura hiciera contrapeso, desde un flanco del caballo, al otro, al luminoso, al íntegro de su rostro.

Traduction temporaire :
D’un côté du cheval, nous la voyions en entier, le visage caché par les bords de son chapeau noir. De l’autre, une seule de ses mains, gantée ; son profil si lumineux, comme si elle s’était soudainement approchée d’une lampe. On aurait dit que toute sa silhouette était en équilibre, un flanc du cheval faisant contrepoids à l’autre, à celui qui était éclairé, à l'intégralité de son visage.

Projet Justine 4 – phrases 153-159

Las ventanas se cerraron una a una, escondiendo tras ellas la desagradable impresión a la que ya debíamos estar acostumbrados, y un silencio respetuoso se apoderó del edificio hasta el día siguiente. La pesadez del ambiente aquella noche contrastó con el buen humor con que llegó mi esposa de trabajar, he recibido un buen aumento y muy pronto podremos largarnos de aquí, si embaucamos a alguien como hicieron con nosotros. Al notar mi ánimo se puso seria, recordando de golpe que había habido junta esa tarde.
A quién le tocó esta vez, preguntó.
Al señor serio, el del piso nueve.
Me dio un beso en la mejilla y se fue al baño para ver si tenía la suerte de encontrar agua saliendo de la ducha.
A ver quién se queda con su estacionamiento, alcancé a oír que decía tras la puerta.

Traduction temporaire :

Les fenêtres se fermèrent l'une après l'autre, cachant la désagréable impression à laquelle nous devions désormais tous être habitués, et un silence respectueux s'empara de l'immeuble jusqu'au lendemain. Ce soir-là, la lourdeur de l'atmosphère contrasta avec la bonne humeur de mon épouse lorsqu'elle rentra du travail. J'ai eu une belle augmentation et nous pourrons filer d'ici très bientôt, si on arrive à embobiner quelqu'un comme ç'a été le cas pour nous. Devant ma mauvaise humeur, elle devint sérieuse, se rappelant qu'il y avait eu une réunion dans l'après-midi.
À qui le tour, cette fois ? s'enquit-elle.
Au monsieur sérieux, celui du neuvième étage.
Elle m'embrasa sur la joue avant d'aller voir dans la salle de bain si, par chance, elle aurait de l'eau pour prendre une douche.
Voyons qui va récupérer sa place de parking, l'entendis-je dire derrière la porte.

Projet Johanna – phrases 202-207

Los mocos que cuelgan de sus narices relucen y llegan hasta el borde del labio superior. Sus ojos, dos llamas sofocadas, parecen aguardar algo. Transcurren varios minutos. Entonces, desde el interior de la casa, se escucha la aguda voz de su madre ordenando que ingresen a comer. Pero ella no se incorpora.
–¡Ya voy, mami! –grita Julio, corriendo hacia la casa.

Traduction temporaire :
La morve qui coule de son nez brille et descend jusqu'au bord de sa lèvre supérieure. Ses yeux, deux flammes étouffées, semblent exprimer quelque chose. Plusieurs minutes passent. On entend alors, depuis l'intérieur de la maison, la voix aiguë de leur mère leur ordonnant de rentrer manger. Mais elle ne se relève pas.
— J'arrive maman ! crie Julio en courant jusqu'à la maison.

Projet Elena 12 – phrases 217-224


 ―No lo sé. Pero no se fatigue en futilidades. En nuestra ignorancia llamamos azar al tejido infinito e incalculable de causas y efectos. El «yo» es nuestro mayor pecado. Pero el «yo» tiene poco que ver con la individualidad, con ser distinto a los demás. Tres de los autores que siempre he admirado: Schopenhauer, Hume y Berkeley, siempre hablaron del «yo» como una ilusión y creo que estaban en lo cierto. Usted se pregunta por su propia esencia, por sus diversos futuros, por las aparentes inconsistencias de lo porvenir. Yo, en cambio, tengo miedo de seguir siendo. 

Traduction temporaire :

― Je ne sais pas. Mais ne vous fatiguez pas avec ces futilités. Par ignorance, nous appelons hasard le tissu infini et incalculable des causes et des effets. Le « je » est notre plus important péché. Alors que le « je » n'a pas grand-chose à voir avec l'individualité ou avec le fait de se démarquer des autres. Trois des auteurs que j'ai toujours admirés – Schopenhauer, Hume et Berkeley –, parlent du « je » comme d'une illusion et je crois qu'ils ont vu juste. Vous, vous interrogez sur votre essence, sur vos divers avenirs, sur les apparentes inconsistances du futur. Moi, en revanche, j'ai peur de continuer d'exister.

Projet Hélène / Audrey – phrases 7-9

Llegué a Buenos Aires en un intento por empezar a salir de la tristeza provocada por la muerte de mi madre. Llevaba cinco días de paseo en la ciudad y el fin de semana me encaminé como los demás turistas hacia la feria de San Telmo. El lugar lucía rebosante de gente de diferentes partes del mundo que, como yo, se abrían paso entre los cientos de tenderetes de antigüedades —que exhibían desde botones de ropa femenina hasta victrolas de inicios del siglo pasado—, todos a la caza de algún objeto para adornar sus casas o llevar de recuerdo a sus amigos.

Traduction temporaire :
J’étais arrivée à Buenos Aires pour tenter de chasser la tristesse que la mort de ma mère avait provoquée en moi. Je me promenais dans la ville depuis cinq jours, et le week-end, je pris le même chemin que les autres touristes, en direction de la feria de San Telmo. Les lieux semblaient grouiller de personnes en provenance de différentes parties du monde : comme moi, elles se frayaient un passage à travers les centaines de vendeurs d’antiquités — qui exposaient tous types d’objets, allant des boutons pour vêtements féminins, jusqu’aux phonographes du début du siècle dernier. Chacun était en quête d’une petite chose pour décorer sa maison ou rapporter un souvenir à ses amis.

Projet Marion – phrases 12-16


A veces Verónica creía que exageraban el duelo, que la muerte de Martín les dolía demasiado. ¿Sería porque ahora debían conformarse apenas con ella? La habitación de Martín seguía intacta, como solía pasar en las películas trágicas que pasaban los sábados a la tarde: nadie había tocado los carteles de Nirvana y de los White Stripes, ni la guitarra eléctrica apoyada contra la pared, ni siquiera los medicamentos que brillaban bajo el sol, sobre el escritorio. Habían pasado cuatro meses y Verónica creía que, si seguían sin atreverse a tocar esa habitación –que quedaba al lado de la suya– se llenaría de polvo y de algo más, de una presencia flotante, escondida. Ella ya la sentía.

Traduction temporaire :
Parfois, Verónica pensait qu'ils poussaient le deuil à l'extrême, que la mort de Martín leur faisait trop mal. Serait-ce parce que maintenant, ils devaient se contenter d'elle ? La chambre de Martín était intacte, comme souvent dans les films tragiques qui passaient le samedi soir : personne n'avait touché aux affiches de Nirvana et des White Stripes, ni à la guitare électrique appuyée contre le mur, ni même aux médicaments qui brillaient au soleil, sur le bureau. Quatre mois étaient passés et Verónica pensait que s'ils continuaient à ne pas oser toucher cette chambre – qui se trouvait à côté de la sienne –, elle se remplirait de poussière et d'autre chose, d'une présence flottante, cachée. Elle la sentait déjà. 

Projet Fanny – phrases 234-238

Cuando seis meses después te diagnosticaron cáncer de hígado, los médicos no nos permitieron tener ninguna esperanza. La enfermedad estaba extendida ya por gran parte de tu organismo, la metástasis era irreversible. Lloramos y lloramos durante días enteros, nos desesperamos, nos tiramos del pelo, decidimos suicidarnos juntos, decidimos que merecía la pena vivir juntos tus últimos días…
Cuando acepté que no había vuelta atrás, pero que no iba a quedarme cruzado de brazos, imaginé un nuevo comienzo. Compré el mejor hospital privado que pude encontrar, el más aislado, el más oculto, en la otra punta del mundo, porque decidí lo que tenía que hacer, y no iba a permitir que nadie me impidiese hacerlo. 

Traduction temporaire :

Six mois plus tard, quand ils t'ont diagnostiqué un cancer du foie, les médecins ne nous ont laissé aucun espoir. La maladie s'était déjà étendue dans une grande partie de ton organisme, les métastases étaient irréversibles. Nous avons pleuré et pleuré des jours entiers, nous nous sommes désespérés, nous sommes arrachés les cheveux, nous étions déterminés à nous suicider ensemble, que ça valait la peine de vivre tes derniers jours tous les deux…
Lorsque j'ai accepté l'idée qu'il n'y avait pas de retour en arrière possible, mais que je n'allais pas rester les bras croisés, j'ai imaginé un nouveau début. J'ai acheté le meilleur hôpital privé que j'ai pu trouver, le plus isolé, le plus caché, à l'autre bout du monde, parce que j'avais décidé ce qu'il fallait faire, et je n'allais permettre à personne de m'en empêcher.

samedi 6 février 2016

Projet Chloé / Pablo / Simon – phrases 112-115

XII

No podría haber alegado desconocer el artículo 173 de la Constitución Universal, nadie podía hacerlo porque era enseñado junto a las primeras letras. “La coexistencia de dos realidades lleva implícita la existencia de dos jurisdicciones penales y las condenas a los delitos cometidos en cada una de ellas deben purgarse en la realidad correspondiente”. Es por esto que una persona podía estar libre en la realidad analógica y encarcelada en la virtual. Me gustaría agregar “y viceversa” pero, de hecho, ya casi nadie que no fuera rico (y por ende capaz de permitirse esclavos de ADN replicado en el mercado negro) cometía delitos -ni hacía ninguna otra cosa más allá de conservar sus signos vitales- en la realidad analógica, al fin y al cabo, una realidad subordinada para el común de los seres vivos de nuestro atestado y agotado planeta.

Traduction temporaire :
XII


Je ne pourrais pas avoir allégué méconnaître l’article 173 de la Constitution Universelle ; vu qu’il était enseigné au moment de l’apprentissage de la lecture, nul ne pouvait l’ignorer. « La coexistence de deux réalités rend implicite l’existence de deux juridictions pénales, et les peines sanctionnant les délits perpétrés dans chacune d’elle doivent être purgées dans la réalité correspondante ». Raison pour laquelle quelqu’un pouvait être libre dans la réalité analogique, et en prison dans la réalité virtuelle. J’aimerais ajouter « et vice-versa » mais, en fait, presque personne qui ne soit pas riche (et par conséquent en mesure de s’offrir des esclaves issus d’ADN reproduit au marché noir) ne commettait de délits – et ne faisait quoi que ce soit d’autre que conserver ses constantes vitales – dans la réalité analogique. Cette dernière était, au bout du compte, une réalité dont dépendait le commun des mortels de notre planète saturée et épuisée.

Projet Chloé T 3 – phrases 55-64

–¡Qué chucha insultas, oe! –intervine, más motivado por impresionarla que por valiente– Déjala decir lo que piensa ya que tú ni siquiera haces eso. Tienes la cabeza por las huevas.
–Te achoraste –dice Iosú–, ¿y qué pasó te hicieron la bronca?
–No –dice Jualma–, el huevón se paró y después de unos empujones nos separaron. Aleh se había apartado unos metros. La vi bastante afectada y me acerqué.
–No le hagas caso –le dije–, está borracho.
–Nadie entiende nada –dijo sin mirarme–, nada de nada.
–¡Y aprovechaste el pánico y te la chapaste! –dice Iosú.

Traduction temporaire :

— C’est quoi ces putains d’insultes ! me suis-je interposé non pas par courage, mais pour l’impressionner. Laisse-la dire ce qu’elle pense, puisque toi, t’en es même pas capable. T’as rien dans le crâne.
— Tu t’es rebellé, lance Iosú à Jualma, et alors, qu’est-ce qu’il s’est passé ? Ils ont cherché la baston ?
— Non, le connard s’est arrêté et après quelques bousculades, on nous a séparés. Aleh s’était éloignée de quelques mètres. J’ai vu qu’elle était secouée et je me suis approché.
— Fais pas gaffe à lui, la rassurai-je, il est bourré.
— Personne ne comprend rien, soupira-t-elle sans me regarder, rien de rien.
— Et t’as profité de la panique et tu te l’es tapée ! s’exclame Iosú.

Projet Maxime / Justine – phrases 19-24

Última oportunidad, en serio, pueden irse. Ah, se quedan. Insisten en permanecer en sus butacas. Claro, deben pensar “con lo que me costó la entrada”. No solo hablo de dinero, obvio, ustedes deben tener sus recursos. Me refiero al mero hecho de que esto suceda, que esté sucediendo, en pocas palabras, al mito.

Traduction temporaire :
Dernière chance, sérieusement, vous pouvez vous en allez. Ah, vous restez. Vous vous obstinez à demeurer dans vos fauteuils. Bien sûr, vous devez penser "vu ce que m'a coûté l'entrée". Je ne parle pas uniquement d'argent, c'est évident, vous devez avoir vos moyens. Je fais référence au simple fait que cela arrive, que ce soit en train d'arriver, pour résumer, au mythe.

vendredi 5 février 2016

Projet Medea / Iris – phrases 6-9


Una noche que descansaba en su cámara tuvo un enigmático sueño. Soñó que se encontraba al borde de un estanque profundísimo, en cuyas aguas, de una diafanidad imponderable, vio un extraordinario pez que parecía de oro. En derredor de él y bañados por el mágico fulgor que irradiaban sus áureas escamas, pululaban una infinidad de seres: peces rojos que parecían teñidos de púrpura, crustáceos de todas formas y colores, rarísimas algas e imperceptibles átomos vivientes. De pronto, oyó una gran voz que decía:

Traduction temporaire :
Une nuit alors qu'il se reposait dans sa chambre, il fit un rêve énigmatique : il se trouvait au bord d'un étang extrêmement profond, dans ses eaux, d'une diaphanéité impondérable, il vit un poisson extraordinaire qui semblait être en or. Autour de lui et baignés dans l'éclat magique qu'irradiaient ses écailles dorées, une infinité d'êtres pullulait : des poissons rouges qui semblaient avoir été colorées de pourpre, des crustacés de toutes les formes et de toutes les couleurs, des algues très rares et des atomes vivants perceptibles. Soudain, il entendit une grosse voix qui disait :

Projet Annelise 3 – phrases 22-28

La primera cuestión que surge ante los que se enlodan en estos trabajitos es la del método. Esto lo saben al dedillo los estudiantes de la Universidad, los de los Normales, los de los Colegios y en general todos los que van para personas de provecho. Hay dos métodos: la deducción y la inducción (véase Aristóteles y Bacon). El primero, la deducción me pareció que no me interesaría. Me han dicho que la deducción es un modo de investigar que parte de lo más conocido a lo menos conocido. Buen método: lo confieso. Pero yo sabía muy poco del asunto y había que pasar la hoja.

Traduction temporaire :
La première question qui surgit chez ceux qui s’abaissent à ces petits travaux, c’est la méthode. Les étudiants de l’Université, ceux des Écoles Normales, des Instituts et plus généralement ceux en passe de devenir des gens utiles le savent sur le bout des doigts. Il existe deux méthodes : la déduction et l’induction (voir Aristote et Bacon). La première – la déduction – m’a semblé peu intéressante. On m’a dit que la déduction est un moyen d’investigation qui part du plus connu pour aller vers le moins connu. Bonne méthode : j’en conviens. Mais moi, je ne connaissais pas grand-chose à ce sujet et il fallait tourner la page.

Projet Sonita / Élise – phrases 458-468


Zebrel sintió que unas lágrimas vidriosas le rodaban por las mejillas. No sabía si estaba llorando por la chica muerta o por su propia situación. Le pondrían nuevas manos, y una lengua se dijo; esas cosas la resuelve la medicina. Pero la chica está muerta, y eso es irreversible. Si se hubiera ido cuando la solté... Killer tenía la culpa. Él la había degollado con el ala del ángel, un ala ridícula, un disfraz de carnaval. No, no tenía la culpa. Killer había sido golpeado por una descarga eléctrica. Un segundo antes se había burlado del monitor. Killer no quiso lastimarla...

Traduction temporaire :
Zebrel sentit des larmes vitreuses rouler sur ses joues. Il ne savait pas s’il pleurait à cause de la fille ou à cause de sa propre situation. On lui grifferait de nouvelles mains et une langue, se dit-il ; la médecine apporte des solutions pour ces choses-là. Mais la fille, elle, elle est morte, et ça, c’est irréversible. Si seulement elle était partie lorsque je l’ai relâchée… Killer était responsable. Il l’avait égorgée avec l’aile de l’ange, une aile ridicule, un déguisement de carnaval. Non, ce n'était pas de sa faute. Killer avait été frappé par une décharge électrique. Une seconde auparavant, il s’était moqué du moniteur. Killer n’avait pas voulu lui faire de mal…

Projet Morgane 13 – phrases 110-115

Mi madre al quedar sola tan joven, se sometió a una extraña viudez de vieja. Se tornó triste, olvidó la suave textura de su piel y lo radiante de los afeites. Cuando murió mi madre derribada por el dolor del amor en una soledad que mata, el cura al aconsejar a los que buscaban matrimoniarse ponía de ejemplo a Conchita, como réplica de mujer bíblica. Vino el tiempo sobre mí y llegué a viejo. Jamás olvidé a mi madre. Entonces deseé que hubiera sido feliz y tenerla un tanto más a mi lado. Pero no fue así, porque se había marchado pronto.

Traduction temporaire :
Se retrouvant seule si jeune, ma mère se soumit à un étrange veuvage de vieille femme. Elle devint triste, oublia la douce texture de sa peau et combien cela rend radieuse d'être apprêtée. Quand elle mourut, emportée par la douleur de l'amour dans une solitude meurtrière, le curé utilisa l'exemple de Conchita comme incarnation de la femme biblique pour conseiller ceux qui souhaitaient se marier. Le temps passa sur moi et je pris de l'âge. Jamais je n'oubliai ma mère. Je souhaitai qu'elle eût été heureuse et qu'elle restât un peu plus longtemps à mes côtés. Mais il en fut autrement, car elle nous quitta vite.

Projet Chloé T 2 – phrases 139-141

Después de un par de kilómetros comenzó a perder la noción del tiempo, del espacio, quizás hasta del nivel de realidad. Paró en cada gasolinera para abastecerse de cerveza y combustible. El amanecer lo sorprendió bajo el puente interestatal, las pequeñas ondas del lago acariciaban con dulzura el parabrisas.

Traduction temporaire :
Après quelques kilomètres, il commença à perdre la notion du temps, de l’espace, peut-être même du degré de réalité. Il s’arrêta à chaque station essence pour faire le plein de bières et de carburant. Sous le pont séparant les deux états, il fut surpris par le lever du jour ; la petite brise provenant du lac caressait doucement le pare-brise.

Projet Camille / Angélique – phrases 44-53

Chocaba contra ellos. No es que le doliera; simplemente no podía atravesarlos. Puertas, ventanas, pasadizos, todos los canales que abre el hombre a su actividad, seguían imponiendo direcciones a sus revoloteos. Pudo colarse por el ojo de una cerradura, pero a duras penas. Él, muerto, no era una especie de virus filtrable para el que siempre hay pasos; sólo podía penetrar por las hendijas que los hombres descubren a simple vista. ¿Tendría ahora el tamaño de una pupila de ojo? Sin embargo, se sentía como cuando vivo, invisible, sí, pero no incorpóreo. No quiso volar más, y bajó a retomar sobre el suelo su estatura de hombre. Conservaba la memoria de su cuerpo ausente, de las posturas que antes había adoptado en cada caso, de las distancias precisas donde estarían su piel, su pelo, sus miembros. Evocaba así a su alrededor su propia figura; y se insertó donde antes había tenido las pupilas.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires
Il se heurtait contre eux. Non que ça lui fasse mal, il ne pouvait simplement pas les traverser. Portes, fenêtres, couloirs, tous les passages que l'homme ouvre pour son activité persistaient à imposer des directions à ses voltiges. Il put se faufiler par le trou d'une serrure, mais à grand-peine. Une fois mort, il était une sorte de virus filtrable pour lequel il y a toujours des chemins ; il pouvait juste pénétrer par les interstices que les hommes découvrent d'un simple regard. Maintenant, aurait-il la taille d'une pupille ? Cependant, il se sentait comme lorsqu'il était vivant, invisible, certes, mais pas incorporel. Il ne voulut plus voler, et il se posa sur le sol pour reprendre sa stature d'homme. Il gardait le souvenir de son corps absent, des postures qu'il avait adoptées avant, pour telle ou telle occasion, des distances précises où seraient sa peau, ses cheveux, ses membres. Ainsi évoquait-il autour de lui sa propre silhouette ; et il s'inséra là où ses pupilles avaient jadis été.

mercredi 3 février 2016

Projet Danny – phrases 28-31

Es viernes y acabo de ver una buena película en el cine Pacífico, en la función de noche, y luego de dar un par de vueltas, con la esperanza de ver si me encuentro con alguien conocido, decido irme a casa. De hecho que están en Barranco, pienso, pero me da flojera tomar una combi hasta allá. Además, mañana me tengo que levantar temprano. Me paro en la esquina de Larco con Pardo a esperar a la “C”, la combi más rápida del planeta. Veo que todavía hay gente en la puerta del cine. 

Traduction temporaire :
C’est vendredi et je viens de voir un bon film au cinéma Pacífico, à la séance du soir. Après m’être baladée, dans l’espoir, peut-être, de tomber sur quelqu'un que je connais, je décide de rentrer chez moi. il est probable qu'ils soient à Barranco, je pense, mais j’ai la flemme de prendre un van jusque là-bas. En plus, demain, je dois me lever tôt. Je m’arrête au coin de Larco et de Pardo pour attendre le « C », le van le plus rapide de la planète. Je vois qu’il y a encore des gens à la porte du cinéma.

Projet Marion – phrases 7-11

«Mamá» dijo. «Mariela me invitó a la pileta. ¿Puedo ir?»
Mariela era nueva en el barrio –se había mudado con su familia a la casa de la esquina, una de las más grandes de la cuadra, hacía apenas tres meses–. Solían verse en la parada del colectivo cuando lo esperaban juntas para ir al colegio, y a veces se cruzaban en el minimercado o en el kiosco: Verónica estaba a cargo de las compras desde hacía semanas porque su madre ni siquiera se levantaba de la cama, y su padre, cuando volvía del trabajo, se sentaba a llorar frente al televisor.

Traduction temporaire :
« Maman », dit-elle. « Mariela m'a invitée à venir à sa piscine. Je peux y aller ? » Mariela était nouvelle dans le quartier - il y avait à peine trois mois, elle avait déménagé avec sa famille dans la maison de l'angle de la rue, une des plus grandes des environs. Elles avaient l'habitude de se voir à l'arrêt de bus quand elles l'attendaient ensemble pour aller à l'école, et parfois elles se croisaient à la superette ou au kiosque. Verónica était chargée de s'occuper des courses depuis des semaines, parce que sa mère ne se levait même plus de son lit, et que son père, quand il rentrait du travail, s'asseyait pour pleurer devant le téléviseur. 

Projet Elena 12 – phrases 209-216

He visto lo que puede hacer un patriarcado represor. No me gusta esa desigualdad…inherente a una…condición con la que se nace. En mi mundo, tal diferencia no existirá; pero ¿qué pasará cuando nosotras volvamos y seamos…diferentes? ¡Seremos las perdedoras en un juego que no hemos elegido! ¡Y no me refiero sólo a nosotras, las…enpenadas! Me refiero a que tendremos hijos y algunos de ellos serán machos…de nacimiento. ¿Qué nos esperará a nosotras y a ellos? ¿Qué pasará con nuestro derecho a la igualdad?

Traduction temporaire :
J'ai vu les conséquences d'un patriarcat répresseur. Je n'aime pas l'inégalité… inhérente à notre… condition de naissance. Dans mon monde, une telle disparité n’existera pas, mais que se passera-t-il lorsque nous rentrerons et que nous serons… différentes ? Nous serons les perdantes d'un jeu que nous n'avons pas choisi ! Et je ne parle pas uniquement de nous, les… empéniées ! Je fais allusion aux enfants que nous aurons, certains seront des mâles… de la naissance. Qu'adviendra-t-il de nous et d'eux ? Que deviendra notre droit à l'égalité ?

Projet Justine / Nadia / Elise - phrase 248

En el verano de 1963, cuando mucha gente de La Punta emigraba hacia Ancón (una playa tipo Miami que se había puesto de moda), ya varios edificios habían desaparecido en el balneario —los vestidores del malecón Pardo, el hotel Internacional—, y, entre ellos, el más lúgubre y el más entrañable de todos, el caserón tipo barco que habitaba la Zurda, demolido dos años después de que el Pato partiera hacia el olvido.

Traduction temporaire :
L'été 1963, alors que beaucoup de gens de La Punta émigraient vers Ancón (une plage, ressemblant à celles de Miami, qui était devenue à la mode) plusieurs bâtiments de la station balnéaire avaient déjà disparu – les vestiaires de la jetée Pardo, l'hôtel International – et parmi eux, l'endroit le plus lugubre et le plus intime de tous : la demeure en forme de bateau qu'habitait la Gauchère, démolie deux ans après que Pat était tombé dans l'oubli.

Projet Pauline / Laëtitia – titre + phrases 1-4

Manuel Peyrou (Argentina)

El busto

Hizo el nudo de la corbata y, al mismo tiempo que tiraba hacia abajo para ajustarlo, apretó con dos dedos el género, de modo que a partir del lazo hiciera un doblez, un repliegue central, evitando la formación de pequeñas arrugas. Se puso el saco azul y verificó el efecto general. Estar impecable era para él una forma de la comodidad. Satisfecho —dignamente satisfecho—, salió y cerró con cuidado la puerta de calle. No había podido asistir a la iglesia, pero esperaba llegar antes de las diez a la casa de su hermana.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Justine / Sophie – phrases 52-56

Para eso era claro que un relato sería poco, ¡Todo cobraba forma para convertirse en una novela! ¡Y qué mejor personaje principal que un limpiador! ¡Alguien que conociera al polvo en profundidad y pudiera hablar acerca de él, dar a conocer sus secretos, revelar misterios, tener una psicología unida y dependiente del polvo! Podría decir sabias frases como “Somos polvo, simple nada que finalmente se esparcirá por el cosmos...”.

Traduction temporaire :
Mais pour ça, un récit ne suffirait évidemment pas. Tout prenait corps pour devenir un roman ! Et quoi de mieux qu’un nettoyeur comme personnage principal ? Quelqu’un qui ait une connaissance approfondie de la poussière et puisse en parler, donner à connaître ses secrets, en révéler les mystères, avoir une psychologie solidaire et dépendante de la poussière ! Il pourrait prononcer des phrases pleines de sagesse du genre : « Nous sommes poussière, simple néant qui à la fin, s'éparpillera dans le cosmos… »

Projet Iris / Medea – phrase 5

En su inconmensurable soberbia creía que todo en el Universo estábale subordinado, y el férreo yugo con que sujetó a los pueblos y naciones, superó a todas las tiranías de que se guardaba recuerdo en los fastos de la historia.

Traduction temporaire :
Dans son incommensurable orgueil, il croyait que tout dans l'Univers lui était subordonné, et l'inflexible joug sous lequel il assujettit les peuples et les nations dépassa n'importe laquelle des tyrannies dont on se souvenait dans les fastes de l'histoire.

Projet Sabrina 4 – phrases 46-48

¿Quién come mejor: un turista que viaja a lugares ignotos nunca ilustrados en libros de viajes; o un naturalista que viaja hasta ellos en busca de evidencias que demuestren sus presupuestos teóricos? Ella esperaba mi respuesta; yo no pude ahuyentar mis ojos de la hendidura de su escote, que como una lanza oscura parecía elevarse hasta su cuello, como si fuera una amenaza inminente sobre su vida o sobre mi capacidad para procurarme placer.
—Soy geólogo— repuse, temiendo que esa respues ta me condujera a la peor comida; al fin y al cabo, a primera vista un turista da la impresión de tener mucho tiempo libre y muchas ganas de pasárselo bien.

Traduction temporaire :
Qui mange le mieux ? Un touriste qui part vers des lieux inconnus, jamais mentionnés dans des guides de voyages ? Ou un naturaliste s'y rendant à la recherche de preuves qui démontreraient ses présupposés théoriques ? Elle attendait ma réponse ; je ne pus détourner les yeux de la fente de son décolleté qui, telle une sombre lance, semblait se dresser jusqu'à son cou, comme si une menace imminente planait sur sa vie ou sur ma capacité à trouver le plaisir.

— Je suis géologue, répondis-je, craignant que cela ne me conduise au pire repas ; finalement, à première vue, un touriste donne l'impression d'avoir beaucoup de temps libre et très envie de bien s'amuser.

Projet Elena 12 – phrases 204-208


 ―En sus palabras todo suena más lindo. Pero yo soy esa Orlando ¡No puedo imaginar los increíbles cambios que ocurrirán en mi mundo! Y me refiero a mi futuro en mi mundo. Nuestras ideas, pensamientos y creencias…nuestros paradigmas ―y lo digo en el sentido platónico, en que paradigma es sinónimo de modelo divino― ¡todo va a cambiar! Le refiero un tema que ocupa mi mente en estos días: he sufrido…en carne propia…la diferencia con que sus leyes y su sociedad, las de esta Tierra, tratan a los hombres y las mujeres.

Traduction temporaire :

― À vous entendre, tout semble plus beau. Or, je suis justement cette Orlando. Et je n'ose imaginer les changements incroyables qui adviendront dans mon monde ! Je fais référence à mon avenir dans mon monde. Nos idées, nos pensées et nos croyances… nos paradigmes – et ce dans le sens platonique du terme, où paradigme est synonyme de modèle divin – tout va changer ! Je m'ouvre à vous sur un sujet qui me taraude ces derniers jours : j'ai éprouvé… dans ma chair… la différence de traitement que vos lois et votre société, celles de cette Terre, réservent aux hommes et aux femmes. 

mardi 2 février 2016

Projet Justine 4 – phrases 149-152

Nos quedamos callados, el ángel que robaba las voces siempre pasaba sobre el edificio a esas alturas de la reunión. El doctor Flores empezó a fumar para serenar su espíritu mientras la señora gorda ya rezaba el Ave María dos pisos encima de mi cabeza. El presidente de la junta carraspeó impaciente, mirando con disimulo a todas las ventanas, tratando de  adivinar, como todos nosotros, quién había sido el elegido por el azar, quién sería el ejemplo de respeto a los estatutos y de amor a sus vecinos; el héroe trimestral del programa más severo de control poblacional. Cuando ante mis ojos vi caer el bulto gritando inútilmente por su vida, y sentí mis nervios crisparse por el horrible sonido del cráneo impactando contra el estacionamiento, justifiqué la cara seria, el gesto adusto, la abstención en el voto y el tic nervioso del señor nueve-cero-dos, pobre hombre pensamos todos, quizás el próximo sea yo.

Traduction temporaire :
Nous restâmes silencieux, l'ange voleur de voix passait toujours au-dessus de l'immeuble à ce stade de la réunion. Le docteur Flores se mit à fumer pour apaiser son esprit ; la grosse dame, elle, récitait déjà l'Ave Maria, deux étages au-dessus de ma tête. Le président de la copropriété se racla la gorge impatiemment en jetant un coup d’œil discret à toutes les fenêtres pour deviner, comme chacun de nous, qui avait élu le hasard, qui serait l'exemple de respect des lois et de l'amour pour ses voisins ; le héros trimestriel du programme le plus sévère de contrôle de la population. Quand je vis tomber la masse qui criait en vain pour sa vie, là, je sentis mes nerfs se crisper à cause de l'horrible bruit de l'impact du crâne sur le parking… Je trouvai une raison au visage sérieux, à la mine renfrognée, à l'abstention lors du vote et au tic nerveux de monsieur neuf-zéro-deux. Le pauvre homme ! pensâmes-nous. Le prochain, ce sera peut-être moi…

Projet Justine / Sophie – phrases 50-51

Un lugar donde al caminar descalzos se ensuciaran los pies, donde los rincones acumularan un fino polvillo enredado en pelusas, un lugar donde se necesitara limpiar y barrer periódicamente para evitar que el polvo se acumulara, el cual sería antiestético y desagradable... ¡Sí!, una economía diferente, donde millones de personas pobres se encargarían de limpiar la suciedad de las casas de los ricos y con ese dinero aspirar a una vida más digna...

Traduction temporaire :
Un endroit où on ne pourrait pas marcher pieds nus sans se salir, où les recoins accumuleraient une poussière fine enroulée en peluches, un lieu qu'il faudrait laver et balayer régulièrement pour éviter que la poussière s’amoncelle ; ce qui serait inesthétique et désagréable… Oui ! Une économie différente au sein de laquelle des millions de pauvres se chargeraient de nettoyer la saleté chez les riches et gagneraient l’argent grâce auquel ils pourraient aspirer à une vie plus digne…

Projet Sonita / Élise – phrases 448-457

—La chica está muerta —dijo una voz neutra, sin timbre ni matices.
Quiso reclamar, quiso enfurecerse. Se dijo que sólo era una puta del Callejón del Placer, una que trabajaba en alguno de aquellos tugurios y había salido a buscar clientes. Su contacto con ella fue efímero, casi nulo. Pero no pudo. No pudo decir nada, y no sólo porque no tenía lengua; se le formó un nudo en la garganta y una rata empezó a roerle las entrañas.
—Tranquilo —dijo uno de los borrachos sujetando los brazos que Zebrel movía sin control—. Vamos a saber dónde vive y vamos a avisar a la familia. Esos hijos de puta lo hicieron mierda, compañero.

Traduction temporaire :
— La fille est morte, annonça une voix neutre, sans timbre ni nuances. 
Il voulut protester, se mettre en colère. Il se dit qu’elle n’était jamais qu’une pute de la Ruelle du Plaisir, quelqu’un qui travaillait dans un taudis et qu’elle était seulement sortie chercher des clients. Son contact avec elle avait été éphémère, presque inexistant. Il ne put pas. Il ne put émettre aucun son, pas seulement parce qu’il n’avait pas de langue ; un nœud se créa dans sa gorge et un rat commença à lui ronger les entrailles. 

— Du calme, le rasséréna l’un des ivrognes en tenant les bras que Zebrel agitait de manière incontrôlable. On va chercher où vous habitez et prévenir votre famille. Ces fils de pute vous ont réduit en bouillie, mon pote.

Projet Morgane 13 – phrases 104-109

Firmaron el acta los mismos que la había desatado. El país quedó destruido y al final nadie resultó ganando. Mi madre pensó que había sido una verdadera desgracia que el acuerdo de paz no se hubiese firmado antes. “Pero nadie sabe lo que depara el destino”, la escuché decir llorando. Con la muerte de mi padre y el doloroso encuentro de la estación, mi cita con el tren, mi extraño diálogo con éste, mi escape con la andilla y mi actitud de rebelde perdió todo sentido. La estación cobró connotaciones de cementerio: grandiosa tumba ruidosa que me hizo recordar a mi padre cuando concientemente le necesité y me causaba angustia.

Traduction temporaire :
Les mêmes qui avaient déclenché la guerre signèrent cet acte. Le pays se retrouva détruit et à l'arrivée, personne n'en sortit gagnant. Selon ma mère, le fait que l'accord n'ait pas été signé plus tôt était un véritable malheur. « Mais tout le monde ignore ce que le destin nous réserve », l'écoutai-je dire entre ses larmes. Avec la mort de mon père et la douloureuse rencontre de la gare, mon rendez-vous avec le train, mon étrange dialogue avec lui, mes escapades avec la Bande et mon attitude rebelle perdirent tout son sens. La gare prit des airs de cimetière : grandiose tombe bruyante qui me rappela mon père quand j'en eus consciemment besoin et que cela m'angoissait.

lundi 1 février 2016

Projet Camille / Angélique – phrases 35-43

Ya no tuvo esperanzas de una vida sobrenatural. No, no había ningún misterio. Y empezó a descender, escalón por escalón, con gran pesadumbre. Se paró en el rellano. Acababa de advertir que, muerto y todo, había seguido creyendo que se movía como si tuviera piernas y brazos. ¡Eligió como perspectiva la altura donde antes llevaba sus ojos físicos! Puro hábito. Quiso probar entonces las nuevas ventajas y se echó a volar por las curvas del aire. Lo único que no pudo hacer fue traspasar los cuerpos sólidos, tan opacos, las insobornables como siempre.

Traduction temporaire :
Il perdit tout espoir de mener une vie surnaturelle. Non, il n'y avait aucun mystère. Et il commença à descendre, marche après marche, accablé de chagrin. Il s'arrêta sur le palier. En effet, il venait de constater que totalement mort, il avait continué de croire qu'il se mouvait comme s'il avait des jambes et des bras. Pour perspective, il choisit la hauteur depuis laquelle il voyait avant, lorsqu'il avait des yeux ! Pure habitude. Alors, il voulut tester ce que donnait ses nouvelles capacités, et se mit à voler dans les courbes de l'air. La seule chose qu'il ne put faire fut traverser les corps solides, tellement opaques, depuis toujours incorruptibles.

Projet Camille / Angélique – phrases 26-34

¡Qué mala suerte! ¿Por qué no se le habría ocurrido encerrarse con llave durante la experiencia. Ahora, con testigo, ya no podía resucitar; estaba muerto, definitivamente muerto. ¡Qué mala suerte!
Acechó a su mujer, casi desvanecida sobre su cadáver; y su propio cadáver, con la nariz como una proa entre las ondas de pelo de su mujer. Sus tres niñas irrumpieron a la carrera como si se disputaran un dulce, frenaron de golpe, poco a poco se acercaron y al rato todas lloraban, unas sobre otras. También él lloraba viéndose allí en el suelo, porque comprendió que estar muerto es como estar vivo, pero solo, muy solo.
Salió de la habitación, triste.
¿Adónde iría?

Traduction temporaire :

Quelle malchance ! Pourquoi ne lui était-il pas venu à l'esprit de s'enfermer à clé pendant son expérience ? Maintenant, en présence d'un témoin, il ne pouvait plus ressusciter ; il était mort, définitivement mort. Quelle malchance !
Il surveilla sa femme, presque évanouie au-dessus de son cadavre ; son propre cadavre, le nez dans les vagues des cheveux de sa femme. Ses trois filles firent irruption, comme si elles se disputaient pour un bonbon, elles s'arrêtèrent d'un coup, se rapprochèrent lentement, puis peu après, elles pleuraient toutes, les unes sur les autres. Lui aussi était en larmes, en se voyant là, par terre, parce qu'il comprit qu'être mort, c'est comme être vivant, mais seul, très seul.
Il sortit de la chambre, triste.
Où irait-il ?

Projet Élodie 10 – phrases 190-197

El gato era de color canela, tenía dos años y no miraba a los ojos. Lo agarré por el pescuezo, justo en esa parte por donde las hembras agarran con las fauces a sus crías cuando las cargan de un lado a otro. Así es como dicen que hay que cogerlos para que sepan quién manda, para que estén tranquilos. Y, como si fuera un bolso, lo coloqué bajo mi axila, me tumbé en la cama y le pedí a mi amante que, antes de penetrarme, se quedara un rato mirándome, mirándonos, como si acabara de descubrirnos. Después le rogué que me comiera entera. Tuve varios orgasmos con mi gato bajo la axila. De esa mañana aún perdura el arañazo que me cruza un pecho. Ahora tengo una ligera idea de cómo deshacerme del hambre.

Traduction temporaire :
Le chat était couleur cannelle, il avait deux ans et ne regardait pas dans les yeux. Je le saisis par le cou, juste là où les femelles attrapent leurs rejetons dans leurs mâchoires quand elles les portent d'un endroit à un autre. On dit que c'est ainsi qu'il faut les prendre pour qu'ils sachent qui commande et restent tranquilles. Et, pareil qu'avec un sac, je le mis sous mon aisselle et m'allongeai sur le lit. Je demandai à mon amante de rester un moment à me regarder, nous regarder, comme si elle venait de nous découvrir, avant de me pénétrer. Puis, je la priai de me manger entièrement. J'eus plusieurs orgasmes avec mon chat sous le bras. L'égratignure de ce matin-là, qui parcourt un de mes seins, est encore visible. Maintenant, j'ai une petite idée de comment me débarrasser de la faim.

Projet Marion – phrases 5-6

Ella también estaba triste, ella también extrañaba a Martín, pero no quería seguir encerrada en la casa, con todo el verano afuera, los gritos de los chicos en las piscinas de las casas vecinas, las colas de gente en la heladería de la esquina y el cielo de un celeste completo, sin manchas blancas, tan cercano que parecía al alcance de la mano si uno se ponía en puntas de pie, extendía el brazo y cerraba los ojos. Verónica no aguantaba más esa casa que, por cerrada, conservaba la frescura de una primavera fría y no quería seguir pensando en los últimos días de Martín, que había ido lleno de miedo a la cirugía, que nunca, nunca, se había creído las palabras optimistas de sus padres, de sus médicos, de nadie.

Traduction temporaire :
Elle aussi était triste, à elle aussi Martín manquait, mais elle ne voulait pas continuer de rester cloîtrée dans la maison, quand l'été était partout à l'extérieur, les cris des enfants dans les piscines des maisons voisines, les queues chez le glacier du coin et le ciel d'un bleu absolu, sans taches blanches, si proche qu'il paraissait à portée de main si l'on se mettait sur la pointe des pieds, tendait le bras et fermait les yeux. Verónica ne supportait plus cette maison qui, parce qu'elle était fermée, conservait la fraîcheur d'un printemps froid. Elle voulait cesser de penser aux derniers jours de Martín, qui s'était rendu en chirurgie plein de peur et qui n'avait jamais, jamais cru les mots optimistes de ses parents, de ses médecins, de personne.

dimanche 31 janvier 2016

Projet Cindy 4 – phrases 49-53

Sí, ahora que han pasado tantos años comprende que no se había casado con Luis por amor; sin embargo, no atina a comprender por qué,  por qué se marchó ella un día,  de pronto... Pero he aquí que Mozart la toma nerviosamente de la mano y,  arrastrándola en un ritmo segundo a segundo más apremiante, la obliga a cruzar el jardín en sentido inverso, a retomar el puente en una carrera que es casi una huida. Y luego de haberla despojado del quitasol y de la falda transparente, le cierra la puerta de su pasado con un acorde dulce y firme a la vez, y la deja en una sala de conciertos, vestida de negro, aplaudiendo maquinalmente en tanto crece la llama de las luces artificiales. De nuevo la penumbra y de nuevo el silencio precursor. Y ahora Beethoven empieza a remover el oleaje tibio de sus notas bajo una luna de primavera.

Traduction temporaire :
Oui, à présent que tant d'années ont passé, elle comprend qu'elle ne s'était pas mariée avec Luis par amour ; néanmoins, elle n'arrive pas à comprendre pourquoi, pourquoi elle est partie un jour, soudainement… Mais, c'est là que Mozart la prend nerveusement par la main et, l'entraînant dans un rythme plus urgent de seconde en seconde, l'oblige à traverser le jardin en sens inverse, à reprendre le pont dans une course qui est presque une fuite. Et après l'avoir débarrassée de son ombrelle et de sa jupe transparente, il ferme la porte de son passé avec un accord doux et ferme à la fois, et la laisse dans une salle de concerts, de noir vêtue, applaudissant machinalement à mesure que la flamme des lumières artificielles grandit. De nouveau la pénombre et de nouveau le silence précurseur. Et maintenant, Beethoven commence à agiter la houle tiède de ses notes sous une lune de printemps.

samedi 30 janvier 2016

Projet Alexia – phrases 7-11

Hace años escribí un cuento titulado “Yo fui un adolescente ladrón de tumbas”. El título lo tomé de uno de los primeros cuentos (que nunca leí) de Stephen King: “I was a teenage grave robber”.
Pues bien, una vez yo andaba por Groenlandia, todavía no me explico haciendo qué, y de regreso tomé una avioneta helada que me dejó en algún sitio de Québec. Mi plan era tomar un avión decente a Montreal o Toronto y de ahí seguir vuelo a La Habana, pero al parecer lo que tomé fueron demasiados tranquilizantes y mi cerebro se fundió una o varias veces, no recuerdo dónde ni cómo. El caso es que pocas horas después yo estaba en el aeropuerto de Portland, Maine, no mucho más al sur y sin nadie a quién contarle del Polo Norte.

Traduction temporaire :
Il y a des années, j’ai écrit une nouvelle intitulée “J’ai été un adolescent pilleur de tombes”. Le titre, je l’ai pris dans une des premières nouvelles (que je n’ai jamais lues) de Stephen King : “I was a teenage grave robber”.  Or, un jour, j’étais au Groenland - je ne m’explique toujours pas ce que j’y faisais - et au retour, j’ai pris un petit avion gelé qui m’a laissé quelque part à Québec. Mon idée était de prendre un vol digne de ce nom à Montréal ou à Toronto, et à partir de là, en prendre un autre jusqu’à la Havane ; mais apparemment ce que j’ai pris c’était surtout trop de tranquillisants et mon cerveau a fondu une ou plusieurs fois, je ne me rappelle plus ni où ni comment. Le problème était que, quelques heures plus tard, je me trouvais à l’aéroport de Portland, dans le Maine, pas beaucoup plus au sud, et sans personne à qui raconter mon aventure du Pôle Nord.

Projet Camille / Angélique – phrases 16-25

-Ahora que sé que del otro lado no hay ángeles ni abismos me vuelvo a mi humilde morada.
Y con buen humor se aproximó a su cadáver -jaula vacía- y fue a entrar para animarlo otra vez.
¡Tan fácil que hubiera sido! Pero no pudo. No pudo porque en ese mismo instante se abrió la puerta y se entrometió su mujer, alarmada por el ruido de silla y cuerpo caídos.
-¡No entres! -gritó él, pero sin voz.
Era tarde. La mujer se arrojó sobre su marido y al sentirlo exánime lloró y lloró.
-¡Cállate! ¡Lo has echado todo a perder! - gritaba él, pero sin voz.

Traduction temporaire :

— Maintenant que je sais que de l'autre côté, il n'y a ni anges ni abîmes, je regagne mon humble demeure.
De bonne humeur, il s'approcha de son cadavre – une cage vide - et s'y glissa pour lui redonner vie. Ç'aurait été si facile ! Mais il ne put pas. Il ne put pas parce qu'à cet instant, la porte s'ouvrit et sa femme surgit, alarmée par le bruit de la chute de la chaise et de son corps.
— N'entre pas ! cria-t-il, sans voix
Trop tard. La femme se jeta sur son mari et, le découvrant inanimé, elle pleura encore et encore.
— Tais-toi ! Tu as tout gâché ! cria-t-il, sans voix.

Projet Constance / Laura – titre + phrases 1-2

Daniel Biojó Guevara

El payaso que reía con la letra A

Jijijijijiji. Con la boca extensa como el horizonte, asi fue que nos acostumbraron a ver reir a los payasos, que dia a dia, en recintos cerrados o en carpas improvisadas, nos deleitaron con tres espectaculos y la misma frecuencia, y parodiando a cada transeunte, alimentando el espiritu, incluso, de aquellos que pretendieron olvidarse de reir.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Justine / Sophie – phrases 42-49

Había algo en su planeta que impedía que el polvo se generara, ya fuera que no pudiera producirse, o consumiéndolo apenas apareciera... ¿Cómo podía haber sucedido aquello? ¿Acaso en el pasado no había existido? Los registros históricos indicaban que sí, y que había sido algo normal en el pasado. El cerebro de Jorge empezó a trabajar a toda máquina. Pensó en su relato... Podría escribir una historia acerca de un universo donde el polvo existiera y fuese algo corriente... ¡Qué diferente sería su mundo!

Traduction temporaire :


Quelque chose sur sa planète empêchait la génération de la poussière, soit en bloquant sa production, soit en l'avalant sitôt qu'elle apparaissait… Comment cela avait-il pu arriver ? Peut-être la poussière n’avait-elle jamais existé ? Pourtant, les registres historiques indiquaient que si, et qu’elle avait été un élément normal dans le passé.
Le cerveau de Jorge se mit à travailler à toute allure. Il songea à son récit… Il pourrait écrire une histoire sur un univers où la poussière existerait et serait un phénomène courant… Son monde serait tellement différent !

vendredi 29 janvier 2016

Projet Camille / Angélique – phrases 11-15

Se inclinó y se miró en su cadáver como antes solía mirarse en el espejo. ¡Qué avejentado! ¡Y esas envolturas de carne gastada! - Si yo pudiera alzarle los párpados quizá la luz azul de mis ojos ennobleciera otra vez el cuerpo - pensó. Porque así, sin la mirada, esos mofletes y arrugas, las curvas velludas de la nariz y los dos dientes amarillos, mordiéndose el labio exangüe estaban revelándole su aborrecida condición de mamífero.

Traduction temporaire :
Il se pencha et se regarda dans son cadavre, comme avant il avait l'habitude de se regarder dans le miroir. Quel vieillissement prématuré ! Et ces enveloppes de chair usée ! - Si je pouvais relever les paupières, peut-être que la lumière bleue de mes yeux anoblirait de nouveau mon corps, pensa-t-il. Car ainsi, sans la vue, ces grosses joues et rides, les courbes velues de son nez, ses deux dents jaunes mordant sa lèvre exsangue, lui révélaient son affreuse condition de mammifère.

Projet Justine 4 – phrases 144-148

Sin embargo, el problema del exceso de basura encontró una solución brillante propuesta por el doctor Flores -dos ventanas bajo la mía- que sugirió la contratación de una empresa privada que cobra una módica tarifa por su recojo diario, sólo hay que aumentar un pequeño porcentaje en el recibo de mantenimiento de cada departamento y asunto arreglado. ¿Qué les parece? Todas las manos se alzaron satisfechas en cada una de las ventanas, salvo en la del nueve-cero-dos. A ese señor siempre serio parecía no interesarle nada, salvo el nudo de su corbata que acomodaba cada cierto tiempo como si se tratara de un tic nervioso. Una vez agotado el temario del día, el sudor trimestral afloró en mis manos avisando que mi corazón no tardaría en acelerarse, tal como les debía estar pasando a todos en las demás ventanas. 

Traduction temporaire :
Cependant, pour le problème du surplus d'ordures, on trouva une solution brillante, proposée par le docteur Flores – deux fenêtres en dessous de la mienne : faire appel à une entreprise privée qui, pour un tarif modique, effectuerait un ramassage quotidien ; il suffirait d'augmenter un peu le pourcentage des charges de chacun, et ce serait réglé ! Qu'en pensez-vous ? Toutes les mains se levèrent, satisfaites, sauf au neuf-zéro-deux. Rien ne semblait intéresser ce monsieur toujours sérieux, à part le nœud de sa cravate, qu'il tripotait régulièrement, comme s'il souffrait d'un tic nerveux. Une fois venus à bout de l'ordre du jour, la fameuse sueur trimestrielle – qui apparaissait immanquablement lors de ces réunions –, couvrit mes mains, me prévenant de l'accélération imminente de mon rythme cardiaque, comme cela devait probablement arriver à tout le monde, aux différentes fenêtres.

Projet Sonita / Élise – phrases 440-447

Abrió los ojos a la brumosa atmósfera de un lugar cerrado y maloliente. Husmeó: cebollas, humedad, orín, vino. Se preguntó qué lugar sería aquel y recién entonces advirtió que por primera vez en mucho tiempo —aunque no podía precisar cuánto— no estaba embutido en el exoprot.
—Ya se despertó —dijo una voz aguardentosa. ¡Lo había logrado! El lugar era el sótano de una bodega o algo parecido. Los borrachos lo habían sacado del exoprot para ubicarlo sobre dos mesas unidas, y aunque los muñones le hormigueaban y sentía la boca llena de una pasta pegajosa, como si la lengua le hubiera vuelto a crecer en la boca hasta ocupar cada recoveco, tuvo la sensación de que una marea de fuego le recorría el cuerpo, de que podría salir corriendo y recuperar la libertad en cuanto se lo propusiera. Por eso, la frase siguiente lo demolió.

Traduction temporaire :

Il rouvrit les yeux dans l'atmosphère brumeuse d’un lieu clos et malodorant. Il renifla : oignons, humidité, urine, vin.
Il se demanda où il se trouvait ; il remarqua alors que pour la première fois depuis bien longtemps – bien qu’il ne puisse pas préciser depuis quand – il n'était pas engoncé dans l’exoprot.
— Ça y est, il est réveillé, dit quelqu'un avec une haleine d’eau-de-vie.
Il avait réussi ! L'endroit en question était un sous-sol ou quelque chose dans ce genre-là.
Les ivrognes l’avaient sorti de l’exoprot et l’avaient allongé sur deux tables qu'ils avaient rapprochées, et bien que ses moignons le démangent et qu’il ait l'impression que sa bouche était remplie d’une pâte collante, comme si sa langue avait repoussé dans sa bouche, jusqu’à complètement l'emplir, il eut la sensation qu’une marée de feu parcourait son corps, qu’il aurait pu partir en courant et reprendre sa liberté aussitôt qu’il le souhaiterait. C’est pourquoi la phrase qui suivit le démolit :

Projet Justine / Sophie – phrases 33-41


—¡Polvo! —exclamó—. ¿Por qué nunca lo he visto? ¿Por qué nadie lo menciona? ¿Dónde está? —continuó hablando en voz alta mientas observaba con suspicacia a su alrededor. Pasó el dedo por encima de la mesa frente suyo, y no encontró nada. Pateó la alfombra, buscó en el fondo de los cajones, sobre la heladera y en todos los rincones. Luego salió a la calle, a continuar su actividad detectivesca... Pero al rato acabó convenciéndose que no existía polvo en su mundo. Inclusive levantó tierra de una maceta y la lanzó al aire... Mas ésta no llegó a depositarse en el suelo, simplemente desapareció frente suyo como si fuera una nube de vapor... 

Traduction temporaire :

— La poussière ! s'exclama-t-il. Pourquoi ne l’ai-je jamais vue ? Pourquoi personne ne l’a jamais évoquée ? Où est-elle ? reprit-il à voix haute, scrutant les alentours avec méfiance. Il passa un doigt sur la table devant lui, ne trouva rien. Il donna des coups de pied dans le tapis, chercha au fond des tiroirs, au-dessus du réfrigérateur, jusque dans les moindres recoins. Ensuite, il sortit dans la rue, poursuivit son enquête… Au bout d’un moment, il finit par se convaincre que la poussière n’existait pas dans son monde. Il prit même de la terre d’un pot de fleurs et la lança en l’air… Or, elle ne se déposa pas sur le sol ; elle s’évapora tel un nuage de vapeur…

Projet Morgane 13 – phrases 100-103

Se trataba de la propaganda política alrededor de la reelección del Dictador de turno. Creo que ese día el grupo de esposas de soldados que combatían en el frente de guerra, vistieron trajes negros y cargando cruces llegaron a la estación para dar la espalda al Dictador. Uno de tantos sábados, después de la visita del candidato, regresó mi padre al pueblo convertido en cadáver con el rostro destrozado por la granada de un obús. Unos días después se negoció el Acuerdo de Paz que puso fin a la guerra.

Traduction temporaire :
Il s'agissait de la propagande politique pour la réélection du Dictateur de service. Il me semble que ce jour-là, le groupe d'épouses de soldats combattant sur le front portèrent des robes noires et des croix quand elles se rendirent à la gare pour s'opposer au Dictateur. Un des samedis qui suivirent la visite du candidat, mon père rentra au village, cadavérique, le visage mutilé par l'éclat d'un obus. Quelques jours plus tard, l'Accord de Paix qui mit fin à la guerre fut conclu.

Projet Hélène 5 – phrases 96-99

De pronto, desde la ventanilla delantera, posiblemente accionado por el chofer, se encendió un potente fanal, como si dentro del vehículo hubiera policías buscando a alguien,  y un chorro de luz comenzó a barrer la amplia vereda de la plaza. En su cerebro también se hizo la luz y, centelleante, le vino la idea. No buscaban a nadie, se trataba de otra cosa. Desde la ventanilla trasera alguien estaba filmando ese lugar, esa escena que él no había visto bien, pero que había presentido, y buscado, al acercarse allí, con una  extraña mezcla de fascinación y de temor. 

Traduction temporaire :
Soudain, un puissant phare s’alluma à la vitre avant, sans doute déclenché par le chauffeur, comme s’il y avait dans le véhicule des policiers à la recherche de quelqu’un, puis un flot de lumière balaya le large trottoir de la place. Son cerveau fut lui aussi illuminé par un éclair ; une idée lui traversa l'esprit : ils ne cherchaient personne, il s’agissait d’autre chose. Depuis la lunette arrière, un inconnu filmait les lieux, cette scène qu’il n’avait pas bien vue, mais qu’il avait pressentie et cherchée en s’approchant d’ici, avec un étrange mélange de fascination et de peur.

Projet Justine / Nadia / Élise – phrases 243-247

Como en algún momento les sucede a casi todas las personas, experimenté por esa época la extrañeza y la desolación de comprender que la vida no es más que una constante sucesión de extravíos. Vivimos, atesoramos ideas, imágenes y sentimientos, y los perdemos. Perdemos, junto con la inocencia, el rubor de las mejillas. Perdemos lo tangible y lo intangible: la ilusión, los sueños, los viejos juguetes de la infancia. Y también perdemos casas enteras.

Traduction temporaire :
À un moment ou à un autre, ça nous arrive à presque tous ; moi, c'est à cette époque-là que je ressentis de l'étonnement et de la désolation en comprenant que la vie n'est rien qu'une éternelle succession de pertes. On vit, on accumule des idées, des images, des sentiments, puis on les perd. En même temps que notre innocence, le rouge de nos joues s'efface. On perd ce qui est tangible et ce qui ne l'est pas : notre illusion, nos rêves, les vieux jouets de notre enfance. Et nous perdons aussi des maisons entières.

Projet Maxime / Justine – phrases 16-18

Al respecto, creo entrever algunas caras de suspicacia, no crean que me hago rico con esto, hay que cubrir los gastos, todo esto cuesta dinero, el alquiler de la sala y mis colaboradores, por mucho aprecio que me guarden tienen también el mal gusto de alimentarse y no les gusta la carroña humana que dejarán sus despojos. A propósito, deshacerse de los cuerpos, ¡qué trabajo que cuesta! Créanme, voy casi a pérdida.

Traduction temporaire :
À ce sujet, je crois entrevoir quelques visages méfiants, n'allez pas croire que je sois devenu riche grâce à ça, il faut couvrir les dépenses, tout ceci coûte de l'argent : la location de la salle et mes collaborateurs. Même s'ils m'apprécient beaucoup, ils ont quand même le mauvais goût de manger, or, ils n'aiment pas la chair humaine que laisseront vos dépouilles. À propos, se débarrasser des corps, quelle énorme besogne ! Croyez-moi, je travaille presque à perte.

Projet Medea / Iris – titre + phrases 1-4

Baldomero Lillo Figueroa (Chili)
El Rapto del Sol

Hubo una vez un rey tan poderoso que se enseñoreó de toda la Tierra. Fue el señor del mundo. A un gesto suyo millones de hombres se alzaban dispuestos a derribar las montañas, a torcer el curso de los ríos o exterminar una nación. Desde lo alto de su trono de marfil y oro, la Humanidad le pareció tan mezquina que se hizo adorar como un dios y estatuyó su capricho como única y suprema ley.

Traduction temporaire :


Baldomero Lillo Figueora (Chili)

Le Rapt du Soleil

Il était une fois un roi si puissant qu'il s'empara de toute la Terre. Il devint le seigneur du monde. Au moindre de ses gestes, des millions d'hommes se levaient, prêts à abattre les montagnes, à changer le cours des rivières ou à exterminer une nation. Depuis le haut de son trône d'ivoire et d'or, l'Humanité lui parut tellement mesquine qu'il se fit adorer comme un dieu, et établit son caprice en tant que loi unique et suprême.