lundi 4 février 2013

Projet Céline 3 – phrase 29

Luego de unos instantes de reposo, el bar­bero sacó el pañuelo de su bol­sillo y se secó el sudor que le cor­ría a mares por la frente y le nublaba los ojos.

Traduction temporaire :
Après une pause de quelques instants, le barbier tira le mouchoir de sa poche et sécha la sueur qui coulait à flots sur son front et lui brouillait la vue.

Projet Céline 3 – phrase 28

La faz izquierda limpia y la mutante barba intacta, flo­re­cida, flame­ando en la derecha como una cruel ban­dera.

Traduction temporaire :
Le côté gauche dégagé ; le droit envahi par une barbe mutante intacte, florissante, ondoyant tel un drapeau cruel.

Projet Céline 3 – phrase 27

El ros­tro del sujeto estaba nue­va­mente frente a él como la efigie inal­ter­able en la mon­eda, como la boca de la esfinge inter­ro­gante en el desierto con su mirada oblicua, implaca­ble, tenaz.

Traduction temporaire :
Le visage du type était de nouveau devant lui, comme l’effigie inaltérable d’une pièce de monnaie, la bouche interrogative du sphinx dans le désert, et son regard oblique, implacable, tenace.

Projet Caroline – Titre + phrase 1

Caroline Leverrier, étudiante de L2 LTMI de l'université de Poitiers, nous rejoint et, pour ses débuts, elle va s'occuper d'une deuxième micro-nouvelle d'Ariel Carlos Delgado, « El otro lado ».


EL OTRO LADO”
Ariel Carlos Delgado
(Colombie)

Poco a poco la luz va reemplazando las sombras, tengo la mirada fija en el techo. Es la quinta noche que llevo sin dormir y temo por mi cordura.

Traduction temporaire :
« L’autre côté »

Peu à peu la lumière remplace les ombres, j’ai le regard fixé au plafond. C’est la cinquième nuit que je passe sans dormir et je m'inquiète pour ma raison.

Projet Audrey 3 – titre + phrase 1

Pour « lectures d'ailleurs », nous allons traduire 3 micro-nouvelles du Colombien Ariel Carlos Delago, dont « Tu ves, yo veo », choisie par Audrey.


 “TU VES, YO VEO”
Ariel Carlos Delgado
(Colombie)


Angustiado, logró colarse por la abertura en la reja de malla metálica que rodeaba el parque.

Traduction temporaire :
Angoissé,  il arriva à se faufiler dans la brèche du grillage métallique qui entourait le parc.

Projet Nancy – phrase 28

Pasarían años antes de que lo tildaran de ardelión, gamonal y agente del imperialismo rubio, un peligro, cierto y un desafío constante para la clase trabaja-, dora.

Traduction temporaire :
Des années passeraient avant qu'ils ne le traitent d'ardélion, de cacique et d'agent de l'impérialisme blond, avant qu'ils ne le considèrent comme un danger certain et un défi constant pour la classe ouvrière.

Projet Irène – titre + phrases 1-2

Pour « lectures d'ailleurs », Irène, une ancienne Tradabordienne revenue depuis peu à bord (je pense qu'Elena s'en félicitera), traduira « Ley seca » de l'Argentin Esteban Castromán.

« Ley seca »

Esteban Castromán, (Argentine)

1. Unos muchachos se acercan al auto y nos pegan en el vidrio de atrás una calcomanía circular que dice: “LEY SECA”. Es un logo redondo, conformado por un círculo rojo, letras blancas en mayúscula que dice LEY, arriba, y SECA, abajo. 

Traduction temporaire :
Des jeunes s’approchent de la voiture et collent sur notre vitre arrière un autocollant rond où il est écrit : « LOI SÈCHE ». Un logo constitué d'un cercle rouge, de majuscules blanches pour LOI, en haut, et rouges pour SÈCHE, en bas.

Exercice d'écriture 8 – par Justine Ladaique

« Réincarnation »

C’est bizarre les psys ; ça pose parfois des questions déroutantes. La dernière fois, j’étais allongée sur le divan et, soudain, il m’a demandé :
— Et si vous vous réincarniez, qui ou que seriez-vous ? Ça nous en dira long sur vous car tout a un sens.
« Tout a un sens »… Il rabâche sans cesse cette phrase, ça doit être l’un de ses mantras. Je réfléchissais alors à ma réincarnation potentielle.
— Hum… bonne question… Je pourrais vous répondre que j’aimerais être un chat pour son indépendance, ses neuf vies, ses longues siestes au coin du feu… ou un cheval pour son élégance,  sa douceur,  les grandes balades qu’il fait et la liberté qu’elles lui offrent. Ou encore un oiseau pour son insouciance,  parcourir et découvrir l’immensité du ciel. Mais ce serait si je ne tenais pas compte de mon côté gourmand qui lui,  me donne envie de devenir chocolat.
— En quinze ans, je n’avais encore jamais entendu un tel désir, c’est surprenant, mais très intéressant… Développez, je vous écoute.
— En fait, j’adore le chocolat, j’en mange tous les jours ; plus exactement, j’en déguste, j’en savoure – en tablette, en tarte, en gâteau, en truffes… – c’est toujours le même régal !
Cette denrée est souvent associée au plaisir. Je voudrais donc être cet or noir, blanc, au lait, aux amandes, aux noisettes… – il en faut pour tous les goûts – pour décorer les pâtisseries ou même en être l’ingrédient phare, les rendre toujours plus alléchantes. Je serais à la fois émue et fière devant les yeux brillants des enfants qui me découvriraient à Pâques, me déballeraient à la hâte avant de me croquer avec avidité et garderaient des traces de moi plein les mains, tout autour de la bouche… Je serais aussi susceptible d’apporter du réconfort à des personnes hospitalisées et me sentir utile me satisferait.
Par ailleurs, j’ai appris récemment qu’il existait des massages au chocolat et je me dis qu’être étalée sur le corps de quelqu’un, le recouvrir de ma chaleur, le détendre tout en lui procurant du plaisir et en exhalant une odeur agréable doit s’avérer une expérience inoubliable, sensorielle et sensuelle.
Mais si je me réincarnais en chocolat, il faudrait que ceux entre les mains desquels je tomberais sachent m’apprécier ; je ne supporterais pas d’être dévorée,  ingurgitée, avalée sans ménagement. Si tel était le cas,  je me  vengerais en les faisant grossir sans pitié.
— Bien… Je ne sais pas si je devrais vous le dire mais, vous m’avez intrigué et captivé aujourd’hui. À la semaine prochaine.

Projet Hélène / Audrey – « La tortuga es una flecha » – 1

« La tortuga es una flecha »

Carlos Droguett

La tortuga es una flecha indefinible,
su cabeza es una flecha, sus patas
son una cantidad lenta de flechas

Traduction temporaire :
La tortue est une flèche indéfinissable,
sa tête est une flèche,
 ses pattes sont une lente somme de flèches

Projet Céline – phrase 55

El tren a Roma estaba casi lleno, no, ahora no tendría la facilidad de tener un asiento, junto a la ventana,  y en un extremo del tren, para él solo, ahora no podría,  y tendría que apurarse para ello, sino que sentarse donde pudiera,  y lo hacia instintivamente,  echando por lo alto la maleta para no molestar a los viajeros que venían tras él, haciendo lo que él hacia, mirando los rostros de los viajeros con quienes tendrían que convivir, en silencio, o a través de monosílabos, durante un par de horas.

Traduction temporaire :
Le train pour Rome était presque plein ; non, là, il ne trouverait pas aussi facilement une place pour lui tout seul à côté de la fenêtre ou en bout de wagon,  là,  il n’aurait d’autre choix – et encore,  il lui faudrait se dépêcher pour y arriver – que de s’asseoir où il le pourrait ; ce qu’il effectuait instinctivement, posant sa valise dans l’emplacement du haut pour ne pas déranger les voyageurs qui arrivaient après lui, faisaient ce qu’il faisait, regardaient les visages des personnes avec lesquelles ils devraient cohabiter en silence ou communiquer par monosyllabes durant quelques heures.

Projet Manon 2 – phrases 3-5

Ella murió joven, a los treinta y cinco años. Nunca pudo dar a conocer su obra. Las editoriales le rechazaban sus escritos, por incompetentes, decían, “por no estar a la altura de los grandes escritores de nuestros tiempos”.

Traduction temporaire :
Elle est morte jeune, à trente-cinq ans. Elle n'a jamais pu faire connaître son œuvre. Les éditeurs incompétents rejetaient ses écrits, ils disaient qu'ils « n'étaient pas à la hauteur des grands écrivains d'aujourd'hui ».

Projet Élodie – phrases 43-44

Probablemente me hablaba como a alguno de sus alumnos. Según Carolina,  había sido docente en Princeton y en Brown antes de mudarse a Italia.

Traduction temporaire :
Il me parlait probablement comme à un de ses élèves. D'après Carolina, il avait enseigné à Princeton et à Brown avant de déménager en Italie. 

Projet Élodie – phrases 41-42

“En mi época el hispanismo era muy polémico. Ahora solamente lo sigue siendo en México, en Argentina es como si nunca hubiera existido.”

Traduction temporaire :
« À mon époque, l'hispanisme était très polémique. Aujourd'hui, il ne l'est plus qu'au Mexique ; en Argentine, c'est comme s'il n'avait jamais existé. »

Projet Élodie – phrases 39-40

“Mi madre me leía a Góngora, ella era de León.” “Cuando era estudiante sabía casi todas las letrillas satíricas de Quevedo de memoria.”

Traduction temporaire :
« Ma mère me lisait Góngora, elle était de León. » « Quand j'étais étudiant, je savais par cœur presque tous les poèmes satiriques de Quevedo. »

Entraînement de CAPES 5 – pour le 19 février

Vous traduirez le texte proposé cette année au concours de l'Agrégation interne – j'ai publié le sujet hier ou avant-hier.

Entraînement de CAPES 4 – « correction » de la proposition de Nancy


Muchas veces recuerdo cómo éramos antes, cómo éramos cuando nos conocimos.
Souvent [pour le coup, je pense que tu pourrais le déplacer… mais ça n'est pas une obligation ; a fortiori pour le CAPES], je me rappelle comment nous étions avant, comment nous étions quand nous nous sommes connus.

Yo, por entonces, acababa de llegar a Santiago y tenía la inocencia de un cubo.
Moi, à ce moment-là [ou « à cette époque-là » ?], je venais d'arriver à Santiago et j'étais innocent comme un enfant [pourquoi l'expression « de un cubo » ? As-tu cherché – et, le cas échéant, pourquoi as-tu fait ce choix de traduction ? Je ne dis pas que tu as eu tort, je veux comprendre…, pour valider].

Llevaba el pelo largo, chirucas agujereadas y siempre un libro o un bocata en el bolsillo.
J'avais les cheveux longs, des chaussures « Chiruca » [si c'est la marque, est-ce que tu crois qu'on la mettrait entre guillemets ? Exemple : Demain, je mets mes « Nike »] trouées et toujours [déplace-le] un livre ou un sandwich dans la poche.

Recuerdo aquel deslumbramiento inicial frente a la libertad.
Je me rappelle cet [pas avec un démonstratif ici… ; je ne reviens pas sur l'explication] éblouissement initial [je pense qu'il faut ajouter des chevilles ici] face à la liberté.

Me vi embriagado de posibilidades, de madurez, de independencia.
Je me suis trouvé [ou avec « être » ou « sentir » ?] enivré par tant de possibilités, de maturité et d'indépendance.

Fue el año de las grandes borracheras y de la búsqueda.
Ç'a été l'année des grandes beuveries et de la quête.

Vivía en una pensión llena de novatos asquerosos.
Je vivais dans une pension pleine [ou « bourrée » ?] de novices répugnants.

Recuerdo aquellas comidas acnéicas en las que reinaba el repollo y sólo se hablaba de sexo.

Je me rappelle ces repas acnéiques où régnait l'ennui [vérification faite ?????] et où l'on ne parlait que de sexe.


Hablábamos de sexo, noche y día, como si estuviésemos en la mili, de un sexo pobre de revista manoseada.
Nous parlions de sexe, [sans virgule ici] nuit et jour, comme si nous étions à l'armée [inexact], d'un sexe pauvre de revue tripotée [mal formulé… Ça manque grandement de naturel ; tu dois te dégager de la V.O. et du littéral].

Empecé mis estudios con tan poco entusiasmo como era de esperar.
J'ai commencé mes études avec aussi peu d'enthousiasme qu'il fallait s'y attendre.
OK

Jamás iba a clase.
Jamais [change-le de place pour rejoindre une vraie fluidité en français] je n'allais en cours.

La economía, ya por entonces, se me antojaba un cúmulo de inmoralidades amparadas por la ley.
L'économie, déjà à cette époque [change le « déjà » de place + cf le début et le cas échéant, mets « à ce moment-là » ici], me semblait être [ou « m'apparaissait comme » ou « me faisait l'effet d'être » ?] un amas [mal dit] d'immoralités protégées par la loi.

Ahora, cinco años después, puedo deciros que me importa un pito.

Maintenant [ou « aujourd'hui » ?], cinq ans plus tard, je peux vous dire que je m'en fiche complètement [pas en V.O.].


En esto consiste ser adulto.
Être adulte consiste à cela [mal formulé ; manque de naturel].

Con diecinueve años, uno obvia el sustento.
À dix-neuf ans, on fuit les aides [??????].

A los veinticuatro, uno sólo quiere que le renueven la beca y dejarse de virguerías.

À vingt-quatre ans, on veut seulement qu'on nous renouvelle les bourses [possessif + au singulier, évidemment] et arrêter [ou « mettre un terme » ?] les futilités.


Pero volvamos a aquel año.
Mais revenons à cette année-là.
OK.

LLovió mucho o eso me dijeron.
Il a beaucoup plu [virgule] ou c'est ce que l'on m'a dit.

Yo nunca vi llover tras los cristales de mi cuarto.
Moi [ou « Personnellement » ?], je n'ai jamais vu la pluie derrière les vitres de ma chambre.

Mi cuarto era interior, daba a un patio de luces cubierto por donde apenas entraba aire.
Ma chambre était intérieure [mal dit], elle [besoin de répéter « elle » ?] donnait sur un patio [« cour »] couvert, par lequel [ou « d'où » ?] l'air entrait à peine.

Pero yo no era como ellos.
Mais moi, je n'étais pas comme eux.
OK.

Yo no era como todos aquellos mocosos granujientos de la pensión.
Moi, je n'étais pas comme tous ces morveux boutonneux de la pension.
OK.

Yo quería ver las cosas, quería conocer gente distinta,  gente original, gente inquieta.

Moi, je voulais voir les choses, je voulais rencontrer des gens différents, des gens originaux, des gens préoccupés [peu clair en français, si ?].


Empecé a andar solo, a frecuentar el teatro y los ciclos de cine del Principal.
J'ai commencé à partir [mal dit ici] seul, à fréquenter le théâtre et les cycles de cinéma [ou « films » ?] du Principal.

Asistí a miles de fiestas reivindicativas y antiimperialistas, a cientos de conciertos de música, flok, country o new-age, y a una docena de recitales de poesía erótica. 
J'ai assisté à des milliers de fêtes revendicatives [ou « militantes » ? Je te laisse trancher] et anti-impérialistes, à des centaines de concerts de musique folk, country ou new age, et à une douzaine de récitations [ou « lectures » ?] de poésie érotique.

Blanca Riestra, Anatol y dos más, Barcelona, Anagrama, 1996, p. 27

Entraînement CAPES, 4


Muchas veces recuerdo cómo éramos antes, cómo éramos cuando nos conocimos. Yo,  por entonces, acababa de llegar a Santiago y tenía la inocencia de un cubo. Llevaba el pelo largo, chirucas agujereadas y siempre un libro o un bocata en el bolsillo. Recuerdo aquel deslumbramiento inicial frente a la libertad. Me vi embriagado de posibilidades,  de madurez, de independencia. Fue el año de las grandes borracheras y de la búsqueda.
Vivía en una pensión llena de novatos asquerosos. Recuerdo aquellas comidas acnéicas en las que reinaba el repollo y sólo se hablaba de sexo. Hablábamos de sexo, noche y día, como si estuviésemos en la mili, de un sexo pobre de revista manoseada.
Empecé mis estudios con tan poco entusiasmo como era de esperar. Jamás iba a clase. La economía, ya por entonces, se me antojaba un cúmulo de inmoralidades amparadas por la ley. Ahora, cinco años después, puedo deciros que me importa un pito. En esto consiste ser adulto. Con diecinueve años,  uno obvia el sustento. A los veinticuatro, uno sólo quiere que le renueven la beca y dejarse de virguerías.
Pero volvamos a aquel año. LLovió mucho o eso me dijeron. Yo nunca vi llover tras los cristales de mi cuarto. Mi cuarto era interior, daba a un patio de luces cubierto por donde apenas entraba aire. Pero yo no era como ellos. Yo no era como todos aquellos mocosos granujientos de la pensión. Yo quería ver las cosas, quería conocer gente distinta,  gente original, gente inquieta. Empecé a andar solo, a frecuentar el teatro y los ciclos de cine del Principal. Asistí a miles de fiestas reivindicativas y antiimperialistas,  a cientos de conciertos de música, flok, country o new-age, y a una docena de recitales de poesía erótica. 

Blanca Riestra, Anatol y dos más, Barcelona, Anagrama, 1996, p. 27


***

Nancy nous propose sa traduction :

Souvent, je me rappelle comment nous étions avant, comment nous étions quand nous nous sommes connus. Moi, à ce moment-là, je venais d'arriver à Santiago et j'étais innocent comme un enfant. J'avais les cheveux longs, des chaussures « Chiruca » trouées et toujours un livre ou un sandwich dans la poche. Je me rappelle cet éblouissement initial face à la liberté. Je me suis trouvé enivré par tant de possibilités, de maturité et d'indépendance. Ç'a été l'année des grandes beuveries et de la quête.
Je vivais dans une pension pleine de novices répugnants. Je me rappelle ces repas acnéiques où régnait l'ennui et où l'on ne parlait que de sexe. Nous parlions de sexe, nuit et jour, comme si nous étions à l'armée, d'un sexe pauvre de revue tripotée.
J'ai commencé mes études avec aussi peu d'enthousiasme qu'il fallait s'y attendre. Jamais je n'allais en cours. L'économie, déjà à cette époque, me semblait être un amas d'immoralités protégées par la loi. Maintenant,  cinq ans plus tard,  je peux vous dire que je m'en fiche complètement. Être adulte consiste à cela. À dix-neuf ans,  on fuit les aides. À vingt-quatre ans,  on veut seulement qu'on nous renouvelle les bourses et arrêter les futilités.
Mais revenons à cette année-là. Il a beaucoup plu ou c'est ce que l'on m'a dit.
Moi, je n'ai jamais vu la pluie derrière les vitres de ma chambre. Ma chambre était intérieure,  elle donnait sur un patio couvert,  par lequel l'air entrait à peine. Mais moi, je n'étais pas comme eux. Moi, je n'étais pas comme tous ces morveux boutonneux de la pension. Moi, je voulais voir les choses, je voulais rencontrer des gens différents, des gens originaux, des gens préoccupés. J'ai commencé à partir seul, à fréquenter le théâtre et les cycles de cinéma du Principal. J'ai assisté à des milliers de fêtes revendicatives et anti-impérialistes, à des centaines de concerts de musique folk, country ou new age, et à une douzaine de récitations de poésie érotique.

***

Nadia nous propose sa traduction :

Souvent, je me souviens de comment on était avant, de comment on était quand on s’est connus. À cette époque-là, je venais d’arriver à Santiago et j’avais l’innocence d’un cube. J’avais les cheveux longs, des pataugas trouées et toujours un livre ou un sandwich dans ma poche. Je me souviens de cet éblouissement initial face à la liberté. Je me suis retrouvé ivre de possibilités, de maturité,  d’indépendance. Ce fut l’année des grosses cuites et de la quête.
Je vivais dans une pension remplie de novices dégueulasses. Je me souviens de ces repas acnéiques où régnait le chou pommé et où on ne parlait que de sexe. On parlait de sexe, jour et nuit, comme si on était au service militaire, d’un piètre sexe de magazine tripoté.
J’ai commencé mes études avec très peu d’enthousiasme comme il fallait s’y attendre. Je n’allais jamais en cours. Déjà en ce temps-là, je considérais l’économie comme un cumul d’immoralités protégées par la loi. Maintenant, cinq ans après,  je peux vous dire que je m’en fous. C’est cela être adulte. À dix-neuf ans, on cherche de quoi se nourrir. À vingt-quatre, on veut juste qu’on nous renouvelle notre bourse et arrêter les exploits.
Mais revenons à cette année-là. Il a beaucoup plu, du moins c’est ce que l’on m’a dit. Moi, je n’ai jamais vu pleuvoir de derrière les vitres de ma chambre. Ma chambre était intérieure, elle donnait sur une cour couverte où l’air entrait à peine. Mais moi, je n’étais pas comme eux. Moi, je n’étais pas comme tous ces morveux granuleux de la pension. Moi, je voulais voir des choses, connaître des gens différents, des gens originaux, des gens agités. J’ai commencé à sortir seul, à fréquenter le théâtre et les cycles de cinéma du Principal. J’ai assisté à des milliers de fêtes revendicatives et anti-impérialistes, à des centaines de concerts de musique, folk, country ou new-age et à une douzaine de récitals de poésie érotique.

***

Manon nous propose sa traduction :

Souvent, je me rappelle comment nous étions avant, comment nous étions quand nous nous sommes rencontrés. Moi,  à l’époque, je venais d’arriver à Santiago et j’étais empli d’une grande innocence. J’avais les cheveux longs, des pataugas trouées et toujours un livre ou un sandwich dans mon sac. Je me rappelle cet aveuglement initial devant la liberté. Je me suis vu enivré par les possibilités, par la maturité, par l’indépendance. Ça a été l’année des grandes beuveries et de la recherche.
Je vivais dans une pension pleine de novices répugnants. Je me rappelle ces repas acnéiques où le chou paumé régnait et où on parlait sexe. Nous parlions de sexe, nuit et jour, comme si nous étions dans l’armée ; de sexe pauvre de revue tripotée.
J’ai commencé mes études avec aussi peu d’enthousiasme que ce à quoi on pouvait s’attendre. Je n’allais jamais en cours. Déjà, à l’époque, l’économie me donnait l’impression d’être un ramassis d’immoralités protégées par la loi. Aujourd’hui, cinq ans plus tard, je peux vous affirmer que je m’en fous comme de l’an quarante. Être adulte consiste en cela. À dix-neuf ans, on fuit le soutien. À vingt-quatre, on veut seulement voir ses bourses renouvelées et cesser de faire des choses inutiles.
Mais revenons à cette année-là. Il a beaucoup plu, ou plutôt on m’a dit qu’il avait beaucoup plu. Moi, je n’ai jamais vu de pluie derrière les vitres de ma chambre. Ma chambre ne donnait pas sur la rue, elle donnait sur un patio éclairé et couvert,  par où l’air entrait à peine. Mais moi, je n’étais pas comme eux. Moi, je n’étais pas comme tous ces morveux boutonneux de la pension. Moi, je voulais voir les choses, je voulais connaître des gens différents, originaux, vifs. J’ai commencé à marcher seul,  à fréquenter le théâtre et les cycles du cinéma del Principal. J’ai assisté à des milliers de fêtes revendicatives et anti-impérialistes, à des centaines de concerts de musique, folk, country ou new-age, et à une douzaine de récitals de poésie érotique.

***

Élise nous propose sa traduction :

Je me souviens souvent de comment nous étions avant, comment nous étions quand nous nous sommes connus. Moi, à cette époque-là, je venais d’arriver à Santiago et j’avais l’innocence d’un cube. J’avais les cheveux longs, des godasses chirucas trouées et toujours un livre ou un sandwich fourré dans la poche. Je me rappelle cet aveuglement initial face à la liberté. Je me suis vu ivre de possibilités, de maturité, d’indépendance. Ça a été l’année des grandes beuveries et de l’exploration.
Je vivais dans une pension remplie de bizuts dégoutants. Je me rappelle ces repas acnéiques où régnait le chou pommé et où ça parlait que de cul. Nous parlions de cul, nuit et jour, comme si nous étions à l’armée, d’un  cul minable digne d’une revue tripotée.
J’ai commencé mes études avec tellement peu d’enthousiasme, comme il fallait s’y attendre. J’allais jamais en cours. L’économie, déjà en ce temps-là, me donnait l’impression d’être un amas d’immoralités protégées par la loi. Maintenant, cinq ans plus tard, je peux vous dire que je m’en balance. Ça consiste à ça, être adulte. Quand on a dix-neuf ans,  on veut gagner sa vie. Quand on en a vingt-quatre, on veut juste qu’on nous reconduise notre bourse et se passer du superflu.
Mais revenons-en à cette année-là. Il a beaucoup plu, enfin, à ce qu’on m’a dit. Moi, j’ai jamais vu pleuvoir à travers les vitres de ma chambre. Ma chambre était une pièce aveugle, elle donnait sur une cour intérieure couverte d’où l’air entrait à peine. Mais moi, j’étais pas comme eux. Moi,  j’étais pas comme tous les morveux bourgeonneux de la pension. Moi, je voulais voir les choses de la vie, je voulais rencontrer des gens différents, des gens originaux, des gens animés. J’ai commencé à trainer tout seul, à aller au théâtre et aux conférences au cinéma du Principal. J’ai assisté à des milliers de fêtes revendicatives et anti-impérialistes, à des centaines de concerts de musique folk, country ou New Age,  et à une douzaine de récitals de poésie érotique. 

Question de lexique

Que signifie le terme = ACROSTICHE ?

Projet Sabrina – titre + phrase 1


« Los zapatos debajo de la cama »

Teresa Pretrel

La caseta de comidas, en la plazuela abierta que dibuja una esquina del jirón González de Prada, tiene licencia municipal.

Traduction temporaire :

Les chaussures sous le lit

Le snack, situé sur la petite place ouverte dessinant un angle avec Gonzalez de Prada, a une autorisation municipale.

Une nouvelle dans la projet « Lectures d'ailleurs »

C'est avec grand plaisir que j'accueille Sabrina Wajntraub, une ancienne étudiante de Bordeaux 3, actuellement prof d'espagnol en lycée… Quelqu'un de très sympathique qui, à n'en pas douter, nous sera d'une grande aide pour nos travaux de traduction.
Bienvenue à bord.

Je lui ai confié une nouvelle très intéressante de Teresa Pretrel (Pérou), « Los zapatos debajo de la cama ».

« Los zapatos debajo de la cama »

Teresa Pretrel

La caseta de comidas, en la plazuela abierta que dibuja una esquina del jirón González de Prada, tiene licencia municipal. La madre, cincuentona, cocina en dos hornillas de kerosén. La hija, treintañera ya, sirve media docena de mesas arrimadas a la sombra de un eucalipto enfermo. El quiosco hace las veces de almacén, cocina, ocasionalmente prostíbulo, y ahora también dormitorio porque ellas se cansaron de acarrear cada mañana los peroles y las ollas desde la lejana barriada.
El cliente que se acaba de sentar acomoda las nalgas en la silla y echa el busto hacia delante. Frunce el entrecejo y arruga los párpados para mirar la lista escrita en la pizarra con tiza blanca y gruesas letras de trazo escolar. Más que leer comprueba que el menú no ha cambiado. Mueve los labios mientras deletrea mentalmente: chupe de camarones, papas a la huancaína, churrasco, anticuchos, picante de chicharrones, humitas, chicha morada, colas y refrescos,  cervesas...
La hija, una chola gorda y culona, sale de detrás del mostrador y se acerca sonriente. Lleva una chompa encarnada, destejida en los puños, y unos pantalones morados, muy ajustados, que le marcan la tripa y las caderas. Se inclina sobre la mesa hasta casi ponerle los pechos encima y pasa un trapo para limpiar las manchas de grasa y barrer hacia el suelo los residuos de una comida anterior.
—¿Una servesita, don? —dice cuando termina, arrimándose; el tono es burlón, insinuante.
Él asiente apenas con un gesto, sin apartar los ojos de las caderas de la chola.
—Luego me sirves también unos anticuchos —ordena poniéndole la manaza en el trasero.
Halagada,  la chola bromea:
—¿Y adónde te agarras cuando estás con la flaca de tu esposa, don?, Una sonrisa le llena la boca ávida al hombre:
—Ya boté a la doña —anuncia displicente—, esta noche vienes a la casa a hacer dormida.
—Se me va a enojar la vieja, dice que le da miedo dormir sola ahí dentro.
Él alza los hombros, ella se da media vuelta y se aleja hacia la caseta, asediada por el humo de los tubos de escape, el bullicio infernal del tráfico, los gritos de los vendedores ambulantes cada día más agresivos. Vuelve con la cerveza en la mano. Descorcha el botellín y mientras él bebe a morro ella pregunta:
—¿De verdad la botaste?, ¡no me mientas, don!, Él golpea la mesa con el culo de la botella:
—Estaba harto de ella y de sus niños tísicos asmáticos; se los dije.
La chola hace un mohín de fingida severidad:
—No seas cojudo: son tus hijos,  don.
—Los hijos son siempre de ustedes, de las madres que los han parido; ¿sabes lo que ella me decía?,  que eran regalo de amor. ¡Pendejadas! Puro gasto, noches enteras de toses, de llantos, vómitos y babas. No conozco hombre que aguante esa vaina.
La chola asiente, comprensiva y zalamera. Le cosquillea el vicio entre los muslos cuando dice:
—Las noches se hicieron para otra cosa, ¿verdad,  don?
—Le mandé que se los llevara donde su madre. De repente te quedas tú también en Chiclayo, le dije,  que aquí ya no pintas un caraju.
Almuerza anticuchos, despacio, saboreando cada bocado. Mientras mastica, recuerda la tranquilidad de las dos últimas noches cuando pudo dormir a su gusto y sólo le medio despertaba a veces el estruendo de sus propios ronquidos. Se acabaron las llantinas de los niños enfermizos, los gimoteos de la zonza de su esposa. Se relame escuchando ya los gemidos de la chola en la próxima noche de joda que le aguarda. De sobremesa pide un matecito de coca. Lo necesita para el trabajo en el grifo,  tres cuadras más arriba. Si no, los vapores de gasoil se le suben a la cabeza y se le malogra la digestión. Prefiere no pensar en ello. Por entre las mesas ronda un niño algo mayor que el Luis Miguel suyo, un poco menos canijo, con fuerzas suficientes para acarrear sobre la cabeza un montón de diarios. Cuando alguien le compra, él deja momentáneamente la pila de periódicos encima de la mesa mientras busca el vuelto en un bolsillo del pantalón. Hijos así le hubiera gustado tener a él; compra La República y en un súbito arranque de ternura le deja dos cobres de propina.
Va a la sección de policiales: le enardece la violencia,  se entusiasma con las balaceras, admira la sangre fría de los victimarios, sin compadecer al taxista abaleado por un puñado de soles ni al transeúnte degollado a la vuelta de una esquina. Al desplegar las páginas,  su mirada tropieza con un titular que le produce un cosquilleo desconocido en la boca del estómago: en habitación de hostal de san juan de miraflores madre envenena a sus dos pequeños hijos y se suicida. Cuando termina de leer la noticia entera alza la vista buscando a la chola y le hace una señal para que se acerque.
—Me parece que ya no tengo esposa —dice cuando ella se sienta—. Escucha esto, cholita, Y empieza a leer despacio,  separando las sílabas,  la voz silbando sobre las eses como una serpiente que reptara entre los recovecos que separan las palabras.
En una de las habitaciones de un hostal situado en San Juan de Miraflores fueron encontrados muertos ayer una mujer joven y dos niños no mayores de ocho años, quienes, aparentemente, serían hijos suyos. Ella estaba colgada del cuello con un cordón de nylon que había sido atado a una de las vigas del techo. Los pequeños yacían, uno al lado del otro, sobre una cama de dos plazas.
Ambos habrían fallecido como consecuencia de envenenamiento, a juzgar por las secreciones que tenían acumuladas en la cavidad bucal y fosas nasales.
Mientras lee, su mano izquierda tantea buscando el matecito de coca. Cuando los dedos tropiezan con el vaso se detiene, bebe dos tragos cortos. El índice de la otra mano permanece fijo sobre la hoja para que los ojos no pierdan la línea. La chola no dice nada., Las víctimas, hasta anoche, no habían sido identificadas. Los cuerpos fueron descubiertos al promediar las 5.00 de la tarde, en un cuarto del hostal "Billinghurts", ubicado en la avenida del mismo nombre Nº 479.
Ana Trinidad Gutiérrez Castro administradora del centro de hospedaje realizó el hallazgo y reportó el hecho en el acto a las autoridades.
La palabra autoridades asusta a la chola que se agita como si le hubiera picado una culebra. Él prosigue, como hipnotizado:
A unos tres metros de la vía de ingreso,  la mujer estaba suspendida en el aire, con una gruesa cuerda atada en el cuello.
Tenía ambos pies a no más de 30 centímetros del suelo. Lucía el rostro amoratado y los ojos semiabiertos. A un costado había una silla de madera volteada, mueble desde el cual se cree saltó. 
La probable suicida era de raza mestiza, piel trigueña, cabellos lacios y negros, contextura delgada y de 1.60 mts. de estatura, aproximadamente. Aparentaba unos 28 años.
Vestía un pantalón negro desteñido,  una blusa blanca y una chompa de lana verde.
—Tu flaquita nunca supo combinar los colores —murmura la chola.
Él se lleva un dedo a los labios sin apartar la vista de las letras de imprenta.
La niña tenía puesto un pantaloncito celeste y un polo de algodón marrón, mientras que el varoncito lucía un short beige y una camisa de franela roja con aplicaciones de color amarillo. Los zapatos de los tres fueron ubicados debajo de la cama.
—¿Has visto?, les compró ropitas nuevas con la plata que se llevó para los boletos del bus —dice él al terminar de leer.
La chola echa un suspiro hondo:
—Tendrás que pasarte por ese hostal mañana a ver si por lo menos te devuelven los tres pares de zapatos.

dimanche 3 février 2013

Projet Elena 2 – phrase 61

Wom'mo sabía medir muy bien el tiempo que le llevaba conseguir su presa,  y esta vez iba atrasado.

Traduction temporaire :
Wom'mo était fort capable d'évaluer combien de temps lui prenait de capturer sa proie, et cette fois-ci, il avait du retard.

Projet Elena 2 – phrase 60

Podía ser porque las mujeres eligieran a otro hombre o porque otro hombre se apropiara de ellas, pero el resultado sería el mismo.

Traduction temporaire :
Soit parce que les femmes se choisiraient un autre homme, soit parce qu'entre-temps, un concurrent se les serait appropriées ; quoi qu'il en soit le résultat reviendrait au même.

Projet Elena 2 – phrase 59

Wom'mo sabía muy bien que si tardaba demasiado podía perder a su familia.

Traduction temporaire :
Wom'mo savait très bien que s'il s'attardait trop, il risquait de perdre sa famille.

Projet Kévin – phrase 20

La idea que, aunque acorralada, guillotinada, incinerada, sigue viviendo, sigue de todas maneras viviendo y propagándose como un incendio invisible e inatajable, como un incendio que, por necesidad de vida y no de muerte, viene arrasando con la oscuridad de las razzias, de los pogroms, de las guerras de religión, a pesar de las inquisiciones declaradas o solapadas. 

Traduction temporaire :
L'idée qui, bien qu'acculée, guillotinée, incinérée, continue à vivre, continue quoi qu'il en soit à vivre et se propager tel un incendie invisible et immaîtrisable, tel un incendie qui, répondant au besoin de vie et non de mort, ravage au moyen de l'obscurité des pillages, des pogroms, des guerres de religions, en dépit des inquisitions déclarées ou dissimulées.

Projet Justine – phrases 5-6

Fireman no tiene costos fijos, ni eso que habitualmente llamaríamos vicios. Tampoco gustos excepcionalmente exquisitos.

Traduction temporaire :
Fireman n'a pas de frais fixes, ni ce que nous appellerions communément des vices, pas plus que des goûts particulièrement raffinés.

Projet Sonita 5 – phrase 62

Pero sí me saca de onda que sea tan hipócrita el cabrón y que a mí nomás me hubiera utilizado mientras hallaba el amor de su vida, y que te quieran hacer creer que piensan de manera distinta; de que no son como todos los demás; de que ellos sí son los que llegaron para quedarse, mientras te manipulan ideológicamente para que les sueltes todo lo que ellos necesitan --mientras te necesitan--, y te chupan el tiempo, y el cuerpo, y las ideas y el amor y la nostalgia y los recuerdos y tus anhelos,  y te lavan el coco diciéndote que eres el camino tanto tiempo buscado.

Traduction temporaire :
Mais quand même, ça me met hors de moi que ce salaud soit hypocrite à ce point, qu'il se soit servi de moi en attendant de trouver l'amour de sa vie. J'enrage qu’ils veuillent nous faire croire qu’ils sont différents ; qu’ils ne sont pas comme les autres ; qu'eux, s'ils sont là, c'est pour rester, alors qu'ils te manipulent idéologiquement pour que tu leur lâches tout ce dont ils ont besoin – tant qu’ils ont besoin de toi –, qu'ils te bouffent ton temps, ton corps, tes idées, ton amour, ta nostalgie, tes souvenirs et tes désirs ; et ils te font un lavage de cerveau en te racontant que tu es le chemin qu'ils ont si longtemps recherché.

Projet Sonita 5 – phrase 61

¡En fin!, realmente,  me vale madre lo que el Leonardo esté pensando hacer; afortunadamente, ya no estoy enamorada de él.

Traduction temporaire :
Bref ! Franchement, j'en ai rien à foutre de ce que Leonardo a l'intention de faire ; heureusement, je ne suis plus amoureuse de lui.

Projet Sonita 5 – phrase 60

Porque, hasta eso, ¡mira cómo son privilegiadas esas nenas!, las cuidan como ángeles para que les duren muchos años, mientras ellos se divierten con nosotras, y se conserven sanas para cuando ellos envejezcan y poderlas seguir usando.

Traduction temporaire :
Parce que même là-dessus, regarde comment elles sont privilégiées, ces nénettes. Ils les dorlotent comme si elles étaient en porcelaine, pour qu'elles durent plus longtemps,  pendant qu'eux, ils s'amusent avec nous ; et elles,  du coup, elles restent intactes pour que quand ils seront vieux, ils puissent continuer de les utiliser.

Question de lexique

Que signifie le terme : « Oncques » ?

Projet Nancy – phrase 27

Los comunistas, por aquella época, protestaban sólo, levemente en su contra, haciendo consideraciones, materialistas y espiritualistas sobre su peligrosa, profesión, no se atrevían a atacarlo de frente aún, pues no sospechaban hasta qué punto podrían, en el futuro, atraerlo hacia sus células y secretarías.

Traduction temporaire :
À cette époque-là, les communistes ne protestaient que faiblement contre lui, entrant dans des considérations matérialistes ou spiritualistes sur les dangers de sa profession, ils n'osaient pas encore l'attaquer de front, car ils ne doutaient pas jusqu'à quel point ils pourraient, à l'avenir, l'attirer vers leurs cellules et leurs secrétariats.

Projet Justine – phrases 2-4

Fireman dice que las paredes del edificio donde acaba de mudarse son realmente gruesas.
Lo había hecho con sus ahorros del último año.
Es fácil.

Traduction temporaire :
Fireman dit que les murs de l'immeuble où il habite désormais sont vraiment épais. Il avait déménagé grâce à ses économies de l'année passée. C'est facile.

Projet Kévin – phrases 18-19

Había que matar no sólo al ser humano sino que también al libro. No sólo había que mutilar al ser humano, había que mutilar también, romper, triturar, despedazar hasta el cero absoluto de la conciencia sin conciencia a este ser concreto e impalpable, a prueba de destrucción, de negación, de prohibición que es la idea.

Traduction temporaire :
Il fallait non seulement tuer l'être humain,  mais aussi le livre. Il ne suffisait pas seulement de mutiler l'être humain, il fallait également mutiler, briser, triturer, réduire en morceaux jusqu'au zéro absolu de la conscience sans conscience, cet être concret et impalpable, à l'épreuve de la destruction, de la négation, de l'interdiction qu'est l'idée.

samedi 2 février 2013

Projet Justine – titre + phrase 1

Pour « Lectures d'ailleurs », Justine a retenu « Fireman » de l'Argentin Nicolás Mavrakis.
Puisque tu y es habituée, je te laisse la couleur jaune.

Fireman

Si Genghis Khan y tres jinetes mongoles entraran al departamento de al lado y atacaran al equipo olímpico femenino de Corea del Sur, uno recién se enteraría al día siguiente por las noticias en televisión.

Traduction temporaire :
Si Genghis Khan et trois cavaliers mongols entraient dans l'appartement d'à côté et attaquaient l'équipe olympique féminine de Corée du Sud, on l'apprendrait le lendemain au journal télévisé.

Projet Céline 3 – phrase 26

Sus grue­sos anteo­jos res­balaron de su cara y se estrel­laron en tierra con un claro sonido de cristales rotos y sin­tiendo que las pier­nas le flaque­a­ban se aferró al espal­dar de la silla para no caer.

Traduction temporaire :
Ses grosses lunettes glissèrent et heurtèrent le sol dans un bruit évident de verre cassé ; sentant que ses jambes se dérobaient sous lui, il se cramponna au dossier du fauteuil pour ne pas tomber.

Projet Céline 3 – phrase 25

Esta vez el hom­brecito sin­tió un vér­tigo letal, un aban­dono brusco de las fuerzas.

Traduction temporaire :
Cette fois-ci, le petit homme éprouva un vertige létal, ses forces l’abandonnèrent brusquement.

Projet Céline 3 – phrase 24

Dejó la bar­bera en la palan­gana de agua con jabón que tenía a su lado y tomando la silla con la mano derecha la hizo girar de tal man­era que su ros­tro y el del indi­viduo quedaron frente al espejo.

Traduction temporaire :
Il posa le rasoir dans le bol d’eau savonneuse à côté de lui et, plaçant sa main droite sur le fauteuil, le fit pivoter de façon à ce que son visage et celui de l’individu se retrouvent face au miroir.

Projet Nadia 2 – phrase 68

Hablaba de la receta, de cómo conseguía alegría y jolgorio en la familia, de cómo los hombres regresaban del trabajo y rendían miradas de gratitud a sus mujeres ante aquel potaje mágico de ingrediente secreto.

Traduction temporaire :
Elle parlait de la recette, de comment elle apportait joie et allégresse dans la famille, elle évoquait les hommes qui rentraient du travail et qui adressaient des regards de gratitude à leur femme en voyant ce potage magique à l'ingrédient secret.

Projet Nadia 2 – phrase 67

Los otros son siempre una excusa para ser uno mismo.

Traduction temporaire :
Les autres sont toujours une excuse pour être soi-même.

La version de l'agrégation interne d'espagnol – session 2012-2013


Le thème de l'agrégation interne d'espagnol – session 2012-2013


Ana nous propose sa traduction :

Como se le dan bien los idiomas y como siempre ha profesado una oscura pasión por el español, decide estudiar filología clásica. Además de español, estudia portugués y francés en la universidad. De hecho, está dotado de una memoria fuera de lo normal ya que la ha domado cuidadosamente desde que tenía seis años, como reacción y defensa a la pérdida de todos los recuerdos de su niñez.  Lo memoriza todo capturando cada nueva palabra que lee o escucha. Además, también dispone de lo visual. Pero este exceso de memoria, aunque sea una ventaja para los estudios, le supone también una carga. Su memoria trabaja sin parar, graba hasta el más mínimo detalle sin que se le escape nada. Incluso por la noche le atormenta, entremezclando en sus sueños imágenes y palabras en abundancia,  con tal precisión que a veces le hacen despertar de un sobresalto. Entonces, tiene la impresión de que el tiempo se desestructura y de que el pasado y el presente entran en colisión introduciéndose el uno en el otro alterando el orden de los acontecimientos. Conviven en él, intactos, insoportablemente vivos, vivaces, todos los instantes de su vida desde los seis años. Le resulta imposible olvidar a sus padres, alejarse de ellos, de ellos, de sus mentiras, de su locura, de sus crímenes. Sus fechorías le atiborran de vergüenza, de dolor, de ira, emplomban su cuerpo, encarcelan su juventud, cautivan su corazón. Es el rehén póstumo de dos depredadores, cuya muerte les asegura una eterna impunidad y por lo tanto, un mal perpertuo en lo que a él respecta. Que haya o no un juicio final no es asunto suyo, es aquí y ahora, frente al mundo, que el hijo maltratado quisiera vengarse de sus padres, sobre todo de su padre.
Al final del tercer año de carrera, se va cinco semanas a Méjico. Es su primer viaje desde que emigró a Inglaterra y su primera escapada fuera de Europa. Se va, solo, en busca de un país y de una lengua que por ahora sólo conoce por los libros y que le atormenta con un deseo mordaz.

Projet Céline – phrase 54

El altoparlante estaba anunciando, primero en italiano, después en francés, finalmente en alemán, que el tren directo para Roma estaba a punto de salir, primero caminó fuerte, y después echó a correr,  dándose cuenta de que su cuerpo era todavía,  a los 40 anos, ágil y liviano, un cuerpo joven, un cuerpo que recién, por fin, había comenzado a irse.

Traduction temporaire :
Le haut-parleur annonçait, d’abord en italien, puis en français, et finalement en allemand,  que le train direct pour Rome était sur le point de partir ; d’abord,  il marcha d'un pas rapide, puis se mit à courir, se rendant compte qu’à 40 ans, son corps était encore agile et léger,  un corps jeune,  un corps qui, depuis peu, avait enfin commencé à s’en aller.

vendredi 1 février 2013

Projet Joachim 3 – phrases 21-26

La tercera, una señora más grande, fue la que me atendió: Necesito ir a la embajada del Japón. Sí, ¿por qué asunto es? Es para solicitar una entrevista con alguna autoridad. La señora me miró. ¿Pero por qué asunto es? Me acerqué un poco al mostrador.

Traduction temporaire :
La troisième, une dame plus grande, est celle qui s'est occupée de moi : J'ai besoin d'aller à l'ambassade du Japon. Oui,  pour quel motif ? Pour solliciter une entrevue avec un représentant des autorités. Elle m'a regardé. Mais pour quel motif ? Je me suis un peu approché du comptoir.

Projet Sonita 5 – phrase 59

Aunque, bueno, eso de criada es muy relativo, ¿eh?, ¡porque de criada!, te aseguro que una le va a poner, ¡mínimamente!, para que la nena no se le malgaste mientras cría.

Traduction temporaire :
Quoique, bon, cette histoire de bonne, c’est très relatif, parce qu'il va lui en prendre au moins une. Ça, je peux te l’assurer ! Pour pas que la nénette vieillisse pas prématurément.

Projet Sonita 5 – phrase 58

¡El cabrón está divorciado y con un hijo,  y anda buscando una muchachita joven y rica que le sirva de criada mientras él se realiza!

Traduction temporaire :
Ce salaud, alors qu'il est divorcé et a un gosse, là, il se cherche une gamine, jeune et riche, pour lui servir de boniche pendant que lui, il se réalise.

Projet Sonita 5 – phrase 57

¡Ya ves el cabrón del Leonardo!, que, según él, es muy liberal, y ahora está anulando su matrimonio por la Iglesia para poderse volver a casar de blanco (porque, has de saber, él ya se casó de blanco una vez, como si también él fuera virgencito).

Traduction temporaire :
Idem pour ce salaud de Leonardo, qui se prétend super ouvert, alors qu’il est en train faire annuler son mariage par l’Église pour pouvoir se remarier en blanc (parce que, tu dois le savoir, il s’est déjà marié une fois en blanc, comme si lui aussi, il était puceau) !

Question de lexique

Que signifie le terme : « Onychophagie » ?

Projet Elena 2 – phrase 58

Si bien a veces tardaba algo más en volver con una pieza de caza al hombro, por lo general sus salidas no eran más largas que las de los otros.

Traduction temporaire :
Même si, parfois, il mettait légèrement plus de temps que les autres à revenir avec du gibier sur l'épaule, en règle générale, ses expéditions n'étaient guère plus longues.

Projet Elena 2 – phrase 57

Él había salido para eso, para buscar comida, pues todos los suyos —incluso él— estaban con el dolor de panza de tanto comer raíces y vegetales.

Traduction temporaire :
Telle avait été la raison de sa sortie : chercher de la nourriture,  car les siens — lui compris — avaient mal au ventre à force de manger toutes ces racines et herbes.

Projet Elena 2 – phrase 56

Los otros hombres de la aldea no sólo no hubiesen ido a ese lugar con tanto fuego, sino que estarían dedicándose a buscar comida para su familia, sin pensar en otras cosas.

Traduction temporaire :
Les autres hommes du hameau, eux, non seulement ils ne seraient pas allés dans un tel endroit, mais ils se seraient consacrés à chercher de la nourriture pour leur famille, sans se soucier de rien d'autre.

Version de Licence 1

À l'attention des étudiants de L1 de LLCE et LTMI
(à rendre par mail le 16 février au plus tard)

Como decía,  me llamo Juan Pablo Castel. Podrán preguntarse qué me mueve a escribir la historia de mi crimen (no sé si ya dije que voy a relatar mi crimen) y, sobre todo, a buscar un editor. Conozco bastante bien el alma humana para prever que pensarán en la vanidad. Piensen lo que quieran: me importa un bledo; hace rato que me importan un bledo la opinión y la justicia de los hombres. Supongan, pues, que publico esta historia por vanidad. Al fin de cuentas estoy hecho de carne, huesos, pelo y uñas como cualquier otro hombre y me parecería muy injusto que exigiesen de mí, precisamente de mí, cualidades especiales; uno se cree a veces un superhombre, hasta que advierte que también es mezquino, sucio y pérfido. De la vanidad no digo nada: creo que nadie está desprovisto de este notable motor del Progreso Humano. Me hacen reír esos señores que salen con la modestia de Einstein o gente por el estilo; respuesta: es fácil ser modesto cuando se es célebre; quiero decir parecer modesto. Aun cuando se imagina que no existe en absoluto,  se la descubre de pronto en su forma más sutil: la vanidad de la modestia. ¡Cuántas veces tropezamos con esa clase de individuos! Hasta un hombre, real o simbólico, como Cristo, pronunció palabras sugeridas por la vanidad o al menos por la soberbia. ¿Qué decir de León Bloy, que se defendía de la acusación de soberbia argumentando que se había pasado la vida sirviendo a individuos que no le llegaban a las rodillas?

Ernesto Sábato, El túnel