Plateforme communautaire et participative de traduction espagnol / français ; français / espagnol – Université Paris Nanterre
dimanche 18 décembre 2011
samedi 17 décembre 2011
vendredi 16 décembre 2011
Version de L2 (à rendre pour le 02 janvier)
jeudi 15 décembre 2011
Troisième jet de « Le rêve du robot »
Un peu de lecture SF pour commencer la journée ?
Version de L2 / correction de la proposition d'Estelle
Version de L2 (à rendre pour le 15 décembre)
Tout changea quand elle apparut. Mon regard inattendu absorba en premier, sans lui prêter trop attention, la lumière allumée dans l’appartement en vis à vis du mien. Ensuite, je remarquai que les rideaux étaient ouverts. Finalement, j’observai le pas distrayant de la personne qui occupait le flat d’en face. Je me dis, étant distrait moi aussi :
- C’est une femme.
J’oubliai la nouveauté. Cet appartement était resté inhabité plusieurs années. Moi, j’exécutais mes horaires de travail. Après, j’allais au théâtre. Et seulement à mon retour, vers onze heures du soir, chez moi, je notais l’éclat nocturne de la fenêtre voisine. Etant donné que « la voisine » était la femme qui bougeait à l’intérieur des pièces opposées aux miennes, apparaissant et disparaissant en accord avec ses habitudes personnelles. Elle commença à m’intéresser. Je la regardais toujours de loin, se déplaçant, arrangeant son lit, déménageant ses meubles, assise face à la télévision, se promenant en silence, avec la tête baissée, d’un mur à l’autre. Tout cela seulement à partir de onze heures du soir quand moi, je finissais ma journée théâtrale, ou à partir de sept heures quand je rentrais du bureau.
Le jour, quand j’allais au bureau, les rideaux d’en face étaient tirés, mais le soir, à mon retour, je les trouvais toujours ouverts. J’espérai, involontairement, que la femme s’approcherait à la fenêtre pour mieux la voir. C’était naturel – je me dis-- qu’à onze heures du soir elle s’affairerait aux dernières tâches du jour avant d’éteindre la lumière et d’aller dormir.
mercredi 14 décembre 2011
Pour info – Projet SF
Projet SF – Collectif Constellation du Caméléon
mardi 13 décembre 2011
lundi 12 décembre 2011
Achèvement des relectures du deuxième jet Le Rêve du robot
Roservind était un robot automate affecté aux mines de Yanacocha. À 160 ans, il était encore en service effectif. Il ne se reposait jamais, hormis les jours où il devait recharger ses batteries ou lorsqu'il allait à la maintenance, comme ses semblables. Ce robot était toujours en fonctionnement à une époque pourtant ultérieure à la « Grande Révolution Robotique » (dont l'impact fut bien supérieur à celui de la Révolution Industrielle) et peu après la R.R.I. (Réforme Robotique Industrielle), au cours desquelles des millions et des millions de robots furent détruits par la main de l'homme sur l'ensemble de la planète. Bien que très évoluées grâce à leur intelligence artificielle, ces machines n'avaient jamais représenté un danger pour l'humanité. Pour la simple et bonne raison que leur intelligence n'égalerait jamais celle des humains. Jamais elles ne nourriraient le dessein de tuer des êtres vivants, ni n'auraient ne serait-ce que la malignité d'envisager une chose pareille. Pas plus qu'elles ne seraient pourvues de ce que les humains ont de spécial… ce que l’on appelle une âme. Recouvert d'un métal résistant à la corrosion, Roservind avait la structure morphologique d’un humain ; son visage, cependant, ne reflétait pas la moindre émotion. Employé dans l'industrie, il était nécessairement multitâches ; car en application de la loi numéro 5 de la R.R.I., il ne pouvait y avoir plus de 3 robots par usine. Outre divers travaux, telles étaient ses principales activités : agent d’entretien, médecin, comptabiliseur et poseur de dynamite. Il subissait quotidiennement les humiliations des travailleurs. Son corps avait beau être la cible des crachats, de jets d'urine et de projections de peinture, il ne percevait pas la malice de ceux qui se moquaient de lui. Un jour, Roservind fut envoyé à 4000 mètres sous terre pour aider un groupe de plus de 100 mineurs. Et c'est là que l'accident se produisit : un éboulement de rochers et de terre boucha toutes les entrées de la mine. Il faudrait huit bons mois pour les délivrer, à condition qu'ils fussent encore en vie d'ici là. Au bout de 4 mois, les travailleurs commençaient déjà à mourir les uns derrière les autres, à cause de la faim et de la soif. Même l'assistance médicale dispensée par le robot s'avéra insuffisante pour ces pauvres malheureux., Sur les 100 qu'il y avait au départ, il n'en restait plus que 10. Le robot assistait, impuissant, à l'agonie des ouvriers. Dépourvu de toute émotion, il pouvait néanmoins réfléchir. Il se remémora par exemple les souvenirs d'une époque passée – sauvegardée dans sa base de données – durant laquelle il avait été au service d'une famille en tant que majordome. Famille qui l'avait vendu à un ferrailleur, sans toutefois... qu'il en ait conçu de l'aigreur. Il ne comprenait jamais pourquoi les gens pleuraient ou riaient…, Ils étaient tellement imprévisibles. Finalement, il vit l'ultime mineur au seuil de la mort ; l'homme avait une photo de sa famille serrée dans une main, un crucifix dans l'autre, et pleurait. Peu après, il mourut. Le robot se trouva complètement seul au milieu des cadavres. Et pour la première fois il s'interrogea sur ce qui le rendait différent des humains. Pourquoi vont-ils au ciel, eux, alors que les robots… non ? Puisque les animaux non plus ne vont pas au ciel – se disait-il intérieurement – pourquoi les humains y vont-ils ? Est-ce que je pourrais y aller au ciel, moi aussi ? Notre robot se posait en effet bien des questions. L'une d'elles était liée au souvenir qu'il conservait d'une grève menée par les mineurs. Ils réclamaient leurs droits, ils avaient des buts dans la vie. Il songeait aux grandes victoires qui avaient marqué l'histoire de l'humanité ; ils avaient atteint leurs objectifs... réalisé leurs rêves. Plusieurs jours après, les lumières de la mine s'éteignirent et le robot demeura dans l'obscurité totale... Là, il se demanda : Moi, quel est mon objectif dans la vie ? Il alluma la frontale de son casque et commença à lire une bible qu'il avait prise sur l'un des cadavres. Plus de neuf mois s'écoulèrent avant que les secouristes n'arrivent… ; ils ne sortirent de là que le robot. À l'extérieur, voici ce qui arriva : tout le monde lui lança des regards haineux. Sans crier gare, un superviseur apostropha le robot :
« Hé, toi, là… retourne au boulot ! », Le superviseur s'étonna de la réaction du robot, qui resta planté devant lui sans bouger ; normalement, en effet, les robots exécutaient sur-le-champ les ordres qu'on leur donnait... ; celui-ci était manifestement différent.
« Retourne au boulot ! » répéta le superviseur.
Sauf que le robot avait compris la différence entre les robots et les humains... l'âme. Selon les Saintes Écritures, chaque être humain a une âme unique, qui va au ciel ou en enfer en quittant son enveloppe charnelle. Roservind était dubitatif : comment est-il possible que je parvienne à penser librement, sans obéir à de complexes lignes de programmation ? Comment faut-il que je m'y prenne pour avoir une âme ? Sans en être conscient, le robot avait désormais un objectif… un rêve. Il ne lui restait plus qu'à donner le coup d'envoi grâce auquel il serait à même d'entamer sa longue quête… ; deux mots : Je démissionne !
Roservind venait de naître.
Deuxième jet – la fin / post commentaires
Deuxième jet « Le rêve du robot » – de « Une ver fuera… » jusqu'à « cuerpo material »
Deuxième jet – partie suivante / post commentaires
Deuxième jet – partie suivante / post commentaires
Deuxième jet « Le rêve du robot » – de « Y por primera vez… » jusqu'à « metas en la vida »
dimanche 11 décembre 2011
Nom du collectif (projet de traduction SF)
Deuxième jet – partie suivante / post commentaires
Deuxième jet « Le rêve du robot » – de « Familia que… » jusqu'à « los cadáveres »
Deuxième jet – partie suivante / post commentaires
Deuxième jet « Le rêve du robot », de « Tardarían » jusqu'à « mayordomo »
samedi 10 décembre 2011
Projet de traduction collective, 2
Photo : De kevkerkev