vendredi 13 septembre 2013

Projet Elena 6 – phrase 97

Me llegué hasta Lapa; al pasar junto al café donde había estado por la mañana me sorprendió no haberme fijado entonces en el letrero de neón verde fosforescente que proclamaba su nombre, La Valquiria.

Traduction temporaire :
J’arrivai à Lapa ; en passant près du café où j'étais allé le matin, je fus surpris de ne pas avoir remarqué avant le panneau à néon vert fluo qui affichait son nom : La Valquiria.

Projet Elena 6 – phrases 95-96

Hasta los grises tenían distintos tonos: no era lo mismo el de los marcos de los balcones, mate y blanquecino, que el del Tajo, reluciente y plateado, o el de Cacilhas, el barrio del otro lado del río, que se difuminaba en la bruma hasta convertirse en una sombra azulada, como una acuarela diluída en mucha agua...

Traduction temporaire :
Jusqu'aux gris, qui, eux aussi, avaient des tonalités différentes : celui des encadrements des balcons, mat et blanchâtre, ne ressemblait pas à celui du Tajo, luisant et argenté, ou à celui de Cacilhas, le quartier sur l’autre berge du fleuve, qui se perdait dans la brume jusqu’à devenir une ombre bleuâtre, une aquarelle diluée dans beaucoup d’eau…

Projet Manon / Élise – phrases 53-55

« ¿Quiénes son “todos”?
— Ustedes nos llaman “seres mitológicos”, aunque en los tiempos primigenios convivimos con los humanos. Pero lo que ahora importa son ustedes, ¿cómo se llaman?

Traduction temporaire :
« Qui sont ce "tous" ?
— Vous, vous nous appelez "êtres mythologiques", alors que dans des temps primitifs, nous vivions avec les humains. Mais, maintenant, le plus important, c'est vous. Comment vous appelez-vous ?

Projet Justine – phrase 111

Las enfermeras viejas que se ocupan de bañar a los pacientes jóvenes en los hospitales: protocolo de control de erecciones en público.

Traduction temporaire :
Les vieilles infirmières qui s'occupent de donner le bain aux jeunes patients dans les hôpitaux : protocole de contrôle des érections en public.

Projet Céline – phrase 86

¿Lei conoce Roma? preguntó, con un poquito de lástima, acariciando al hijito más pequeño en la cabeza.

Traduction temporaire :
Lei connaissez Rome ? demanda-t-elle avec un peu de compassion, caressant la tête du plus petit de ses enfants.  

Projet Céline – phrase 85

Estaba enteramente vuelta hacia él, sonriéndole, mirándolo con esa sonrisa, auscultándolo con esa sonrisa, ya que en todas las italianas, e incluso en todas las mujeres, hay finalmente un momento en que descubren en el hombre que las atrae, siquiera un poquito, allá en el fondo de la mirada, allá en la escondida palidez y en las hundidas ojeras, una necesidad de enfermedad urgente que ellas precisan para quedarse junto a la almohada, al velador, a la mesita de noche, a la lámpara de noche.

Traduction temporaire :
Elle était entièrement tournée vers lui et elle lui souriait, elle le regardait avec ce sourire, l’auscultait avec ce sourire, parce que pour toutes les Italiennes, et d'ailleurs pour toutes les femmes, finit par arriver le moment où elles découvrent chez l’homme qui les attire, ne serait-ce qu’un peu, quelque part au fond de son regard, dans sa pâleur cachée et dans ses cernes profonds, un besoin urgent de tomber malade afin de leur permettre de rester à côté de son oreiller, de sa chandelle, de sa table de nuit, de sa lampe de chevet.

Projet Audrey 3 – phrases 34-35

Aquello indicaba, con escaso margen de dudas, que la inclemencia los acompañaría toda la noche. Pero los hábiles marineros aprovecharon la calma y con pocas bogadas estuvieron junto a los restos del naufragio.

Traduction temporaire :
Cela indiquait, presque à coup sûr, que le mauvais temps les poursuivrait toute la nuit. Quoi qu'il en soit, les habiles marins profitèrent de l'accalmie : en quelques coups de rame, ils atteignirent les débris du naufrage.

Question de lexique

Qu'est-ce qu'un = « flûtencul » ?

jeudi 12 septembre 2013

Projet Nadia – phrase 62

SÍ, el poeta, hasta ahora, ha transcurrido solo en el mundo, el mundo ha sido hasta esta hora sólo él mismo, no hay nadie más sobre la tierra grande, sólo un hombre que anda
bajo la luna, su amor, su necesidad desamor, su soledad, su necesidad de soledad, el poeta todavía no se ha recibido de hombre.

Traduction temporaire :
Oui, jusqu’à présent, le poète a parcouru le monde seul ; jusqu’à cette heure, le monde n’a été que lui-même, il n’y a personne d’autre sur cette vaste terre, juste un homme qui marche sous la lune ; son amour, son besoin d’amour, sa solitude, son besoin de solitude ; le poète n’a pas encore obtenu le titre d'homme.

Projet delphine 4 – phrase 13

La desesperación iba en aumento, el terremoto continuaba y las casas seguían desprendiéndose, ese sonido retumbante que parecía lejano se escuchaba cada vez más cerca, su proximidad era inminente, en medio del caos y la destrucción aquello que se produjo minutos antes por fin pudo verse en toda su dimensión: un bloque enorme de la parte norte del nevado Huascarán se había desprendido, una avalancha de lodo, piedra y árboles se aproximaba con una velocidad sin límites, como queriendo terminar con todo de una vez.

Traduction temporaire :
Le désespoir grandissait, le séisme durait et les maisons continuaient à s'effondrer. Alors qu'il semblait lointain, le bruit retentissant se rapprochait de plus en plus. Au milieu du chaos et de la destruction, ce qui s'était produit quelques minutes auparavant fut enfin visible dans toute son ampleur : un énorme bloc de la partie nord du glacier de Huascarán s'était détaché, et une avalanche de boue, de pierres et d'arbres déferlait à une vitesse folle, comme voulant tout raser sur son passage.

Projet Maxime – phrases 40-41

Pero Fansi Carlon no miró a nadie. Se detuvo en medio de la sala y descansó los hombros con un movimiento personal.

Traduction temporaire :
Mais Fansi Carlon ne regarda personne. Il s'arrêta au milieu de la pièce et relâcha ses épaules d'un mouvement typique chez lui. 

Projet Justine / Céline – phrases 103-104

El que cae afuera es pesado y lento. El cañón del Smith & Wesson (pequeño, casi de utilería, pero capaz de abrir boquetes en la carne y el hueso, sobre todo a corta distancia), ese cañoncito ridículo me mira fijamente como los cíclopes estudiaban con extrañeza a los hombres que el azar les hacía llegar a sus costas.

Traduction temporaire :
Celui qui tombe dehors est lourd et lent. Le canon du Smith & Wesson (petit, presque un accessoire, mais capable d’ouvrir des brèches dans la chair et l'os, surtout à bout portant), ce canon minuscule et ridicule me regarde fixement, à l'instar des cyclopes qui scrutent bizarrement les hommes arrivant par hasard sur leurs côtes.

Projet Céline / Sonita – phrases 45-46

Estaba sentado en el suelo, con las rodillas dobladas, rodeadas por sus manos toscas. Vestía de blanco y parecía un pájaro a punto de alzar el vuelo, quizás una paloma asustada.

Traduction temporaire :
Il était assis par terre, les genoux pliés sous lui,  ses mains grossières entourant ses genoux. Il était habillé en blanc, on aurait dit un oiseau sur le point de s'envoler, peut-être une colombe effrayée.

Projet Nadia / Élise – phrase 94

Fingiendo que íbamos al baño, el Bebe Souza y yo nos levantamos de nuestros asientos, pasamos junto a la fila en cuestión y, zas, la vimos: gran pachamanca con ávidas manos de pulpo y blusa desabotonada, donde la Zurda, dejándose besar las tetas, ya no era una princesa de hielo, sino la más fogosa de las amantes soñadas.

Traduction temporaire :
Feignant d'aller aux toilettes, Bebe Souza et moi, nous nous levâmes, nous passâmes près de la rangée en question et paf, nous la vîmes : une pachamanca(1) avec des mains avides de poulpe et un chemisier déboutonné, où la Gauchère, se laissant embrasser les nichons, n'était plus une princesse de glace, mais la plus fougueuse des amantes rêvées.

(1) : Pachamanca : plat traditionnel péruvien consistant à cuire un assortiment de viandes et légumes dans un lit de pierres chauffées à blanc dans un trou creusé dans le sol.

mercredi 11 septembre 2013

Projet Audrey 3 – phrases 31-33

La persecución era lenta y a veces parecía imposible, pero se acercaban. Y, en un momento, el turbión se apaciguó. Buen presagio para los que intentaban el salvataje, malo para el capitán.

Traduction temporaire :
Bien que la progression soit lente et leur semble parfois impossible, ils approchaient du but. À un moment donné, la tempête se calma. Bon signe, aux yeux des sauveteurs, mauvais signe aux yeux du capitaine.

Projet Delphine 4 – phrase 12

Así corriéramos ya no tendríamos salvación, los que oyeron esa explosión hubieran deseado verlo para esperar la muerte con dignidad.

Traduction temporaire :
Nous aurions beau courir, nous ne trouverions pas le salut ; ceux qui avaient entendu l'explosion auraient souhaité la voir également pour pouvoir attendre la mort dignement.

Projet Céline / Sonita – phrases 43-44

Lo encontramos en una casita de barro, sentado en la mitad de aquel cuarto oloroso a tierra. No habló ni cuando le rompimos los dientes, o cuando se los rompí yo solo, porque aunque lo cuento en plural, nadie me acompañó en aquel hallazgo.

Traduction temporaire :
Nous l’avons trouvé dans une petite maison d’argile, assis au milieu de cette pièce qui sentait la terre. Il n’a pas dit un mot, pas même quand nous lui avons cassé les dents, ou quand je les lui ai cassées tout seul, parce que bien que je le raconte au pluriel, personne n’était avec moi lorsque j’ai fait cette rencontre.

Projet Julie – phrase 100

El sueño, extrañado por la falta de hábito, me deja imágenes sedientas, de hormigueros destruidos, piedras grandes como montañas, ciudades invadidas por el desierto, una cacería.

Traduction temporaire :
Troublé par le manque de ce qui m'est habituel, mon sommeil me livre des images vides de sens : de fourmilières détruites, de pierres grandes comme des montagnes, de villes envahies par le désert, une partie de chasse.

mardi 10 septembre 2013

Projet Nadia / Élise – phrases 92-93

No se perdía una función, sin importarle siquiera que se repitiera la película del día anterior. Hasta que una noche, a mitad de Superman, exitazo que proyectaban por tercer día consecutivo, fuimos los atónitos testigos de un sordo ruidito procedente de la última fila.

Traduction temporaire :
Elle ne manquait jamais une séance, sans même se soucier que ce soit le même film que la veille. Jusqu’à ce qu’un soir, au milieu de Superman, énorme succès que l’on projetait pour le troisième jour consécutif, nous fûmes les témoins stupéfaits d’un petit bruit sourd en provenance du dernier rang.

Projet Manon / Élise – phrases 49-52

Tal vez por eso no salimos corriendo de aquí muertas de miedo, había una cierta familiaridad en ese ser imposible.
— ¿Dónde estamos? le pregunté.
— No lo sé, sólo es un lugar, le llamamos Jentillarri,1 el lugar donde todos nosotros nos refugiamos. Cuando Kixmi llegó, nuestro tiempo se terminó y nos cobijamos aquí, solo quedó en la gente el recuerdo sobre nosotros y todas las historias que tejieron a nuestro alrededor.

Traduction temporaire :
Peut-être est-ce la raison pour laquelle nous ne enfuîmes pas de là en courant, mortes de peur ; il y avait une certaine familiarité dans cet être irréel.
— Où sommes-nous ? lui demandai-je.
— Je l'ignore, juste un lieu, on l'appelle Jentillari1, le lieu où nous nous réfugions tous. Lorsque Kixmi arriva, cela marqua la fin de notre temps et nous nous abritâmes ici. Seul notre souvenir demeura dans l'esprit des gens, ainsi que toutes les histoires qu'ils tissèrent à propos de nous. 

1) Monument mégalithique sous lequel, d'après les légendes, les Jentils se cachèrent face à l'arrivée de Jésus.

Projet Élodie – phrases 11-13

Regresó como a las cinco, cuando ya me preparaba para recoger y cerrar la tocinería. La oí planeando sobre el mostrador, más tarde orbitaba a mi espalda, ¡La muy cabrona midiéndome!, pero entonces ya sabía que ésa era la última visita de la pinche mosca.

Traduction temporaire :
Elle revint vers cinq heures, alors que je me préparais à ranger et à fermer la charcuterie. Je l'entendis planer au-dessus du comptoir ; plus tard, elle volait dans mon dos. La plus pénible des mouches se mesurait à moi ! Mais je savais que c'était sa dernière visite, à cette satanée mouche.

lundi 9 septembre 2013

Projet Julie – phrases 98-99

El jetlag hace que un breve descanso se transforme en una siesta de varias horas. Hacía años que no dormía tanto tiempo durante el día.

Traduction temporaire :
Le jetlag transforme un bref repos en une sieste longue de plusieurs heures. Cela faisait des années que je n'avais pas autant dormi pendant la journée.

dimanche 8 septembre 2013

Question de lexique

Que signifie le terme = ÉNERVATION ?

Projet Elena 6 – phrase 94

Los tranvías eran de un vivísimo amarillo, las tres grandes fachadas con soportales que forman la Plaza del Comercio eran verde esmeralda, y en cuanto a las casas que suben de la Baixa hasta el barrio de Alfama, que otras veces, vistas desde un taxi al pasar, me habían parecido “de colores”, sin más, me obligaban ahora a buscar -y cosa sorprendente, los encontraba- nombres para una inacabable gama de matices: amarillo limón, amarillo canario, rosa, teja, coral...

Traduction temporaire :
Les tramways étaient d’un jaune très vif, les trois immenses façades agrémentées de portiques de la Plaza del Comercio étaient vert émeraude. Quant aux maisons grimpant de la Baixa jusqu’au quartier d’Alfama, celles qui, auparavant et vues en passant depuis un taxi, m’avaient semblées « en couleur », et juste cela, m’obligeaient à présent à chercher ‒ et, chose surprenante, à trouver ‒ des noms pour une interminable gamme de nuances : jaune citron, jaune canari, rose, tuile, corail…

Projet Elena 6 – phrase 93

Aunque no era mi primera visita a Lisboa, nunca hasta entonces había reparado en algo que esa tarde me saltó a la vista: su colorido.

Traduction temporaire :
Même si ce n’était pas mon premier séjour à Lisbonne, jamais jusque-là, je n’avais remarqué une chose qui, cet après-midi-là, me sauta aux yeux : ses couleurs.

Projet Céline / Sonita – phrases 37-42

Y el muerto, aquel fue un muerto mío nada más, padre. Sólo mío. Por gusto, o quizás por miedo. ¿Que si me arrepiento? Tal vez, no sé. Era un indio como todos los demás.

Traduction temporaire :
Et le mort, celui-là, c'était un mort rien qu'à moi, père. Juste à moi. Pour le plaisir ou alors par peur. Est-ce que je regrette ? Peut-être, je ne sais pas. C'était un Indien, comme tous les autres.

Projet Céline – phrase 84


Ella estaba abriendo un pequeño maletín con golinas, pasándole galletitas, chocolates, bombones, a sus críos, es decir se los estaba pasando a él, es decir se los estaba pasando a sus hijos para quedarse a solas con él, delante de sus hijos, en el ruido de los papeles plateados y las cintas de colores.

Traduction temporaire :
Elle était en train d’ouvrir une petite valise dans laquelle se trouvaient des friandises, de distribuer des biscuits, des barres chocolatées et des chocolats à sa progéniture, ou plutôt de les lui tendre à lui, c’est-à-dire de les distribuer à ses enfants pour se retrouver en tête-à-tête avec lui, devant ses enfants, dans le bruissement des feuilles d’aluminium et des papiers colorés.

Projet Céline – phrases 82-83

Por qué, si no fuera así, por qué vestía ella, por ejemplo, esa bata tan avejentada, tan seria, tan conventual, tan llena de soledad y desde ella se mostraba, como en un cuadro. Si, dijo él, a Roma, directamente, es decir, no exactamente a Roma, sólo a la estación.

Traduction temporaire :
Pourquoi, dans le cas contraire, pourquoi portait-elle, par exemple, cette blouse si vieille, si stricte, si monacale, tellement empreinte de solitude, dans laquelle elle s’affichait comme dans un tableau. Oui, répondit-il, directement à Rome. Enfin, pas exactement à Rome, seulement à la gare.

Projet Jennifer – phrase 93

De pronto, por los altoparlantes anunciaron que los pasajeros de la sala siete verificaran sus papeles en el counter para luego abordar el avión.

Traduction temporaire :
Soudain,  les haut-parleurs annoncèrent que les passagers de la salle 7 à destination de Sao Paulo devaient présenter leurs papiers au dernier contrôle avant d'embarquer.

Projet Nancy 3 – phrases 6-7

Era una reunión para diplomáticos y gente de negocios, la que debíamos atender esa tarde. Desde temprano, habíamos bajado de las furgonetas todo lo necesario para tener comensales felices.

Traduction temporaire :
Ce soir-là, il s'agissait d'une réunion entre diplomates et hommes d'affaires. Dès le matin, on avait déchargé des utilitaires tout ce qu'il fallait pour satisfaire les convives.

Projet Manon / Nancy – phrases 50-52

Tras eso, Josefina y yo comimos hasta empacharnos. Naturalmente, fui yo quien devoró la mayor parte del cerebro de su hijo Director. No sé qué tienen los Sánchez-Navarro pero en el fondo, créame, son más insípidos de lo que aparentan.

Traduction temporaire :
Ensuite, Josefina et moi avons mangé à satiété. Bien entendu, c'est moi qui ai dévoré la majeure partie du cerveau de votre fils, Monsieur le Directeur. J'ignore ce qu'ont les Sánchez-Navarro, mais en vérité, ils sont plus insipides qu'ils n'y paraît, je vous assure.

samedi 7 septembre 2013

Projet Céline / Sonita – phrases 33-36

¿Cómo saberlo, padre? Dejamos varias rancherías incendiadas a nuestro paso, varios cadáveres sembrados. Las órdenes eran claras: “cácenlos, mátenlos”, nos gritaba el general desde adentro de nuestras cabezas. Y así lo hicimos.

Traduction temporaire :
Comment savoir, père ? Nous avons incendié plusieurs hameaux sur notre passage et semé nombre de cadavres. Les ordres étaient clairs : « Pourchassez-les et tuez-les ! », nous criait le général dans nos têtes. Et c'est ce que nous avons fait.

Projet Chloé – phrases 4-6

Aunque no todo es idílico; desde que llegaron los nuevos inquilinos, estamos bastante preocupados. Algo raro sucede con ellos. No gritan, ni discuten.

Traduction temporaire :
Bien que tout ne soit pas idyllique ; depuis que les nouveaux locataires sont arrivés, nous sommes assez inquiets. Il y a quelque chose d'étrange avec eux : ils ne crient pas et ne se disputent pas.

Projet Delphine 4 – phrase 11

En medio de ese ruido intenso de llanto y destrucción, sobrevino otro de gran potencia proveniente de las alturas, a cientos de metros, fue algo tan grande que quienes lo vimos creímos que el mundo había llegado a su fin.

Traduction temporaire :
Au milieu de ce bruit intense de pleurs et de destruction, il y en eut un autre, d'une grande puissance, en provenance des hauteurs, à cent mètres de là ; quelque chose de si grand que ceux qui le virent crurent que la fin du monde était proche.

Projet Justine / Céline – phrase 102

No lo vi morir y no lo lamento, aunque es posible que hoy mismo reviva de alguna tenebrosa manera ese acto cuando la bala me penetre y me conozca con la intimidad fría que tienen los metales —incluso los calientes, que se despiertan y desperezan en el peor de los inviernos.

Traduction temporaire :
Je ne l’ai pas vu mourir et je ne le regrette pas ; même s'il est fort possible que je revive dès aujourd’hui un événement similaire de bien sombre manière, quand la balle m’atteindra et que je connaîtrai l’intimité froide des métaux – y compris de ceux qui sont chauds, qui se réveillent et sortent de leur torpeur dans le pire des hivers.

Projet Elena 6 – phrases 90-92

Me producían una especie de claustrofobia, como si temiera que a poco que me descuidara podía encontrarme encerrado para siempre jamás en un piso con paredes de búnker, convertido  en vieja con treinta gatos... Necesitaba salir, comprobar que era libre. Opté por ir a dar un paseo.

Traduction temporaire :
Cela provoquait en moi une sorte de claustrophobie, comme si je craignais, à la moindre distraction, d'être enfermé à jamais dans un appartement avec des murs genre bunker, en étant transformé en vieille et avec trente chats… J’avais besoin de sortir, de m’assurer que j’étais libre. Je décidai d’aller me promener.

Projet Céline / Sonita – phrases 31-32

¿Cómo saber en esos momentos dónde estaba la realidad, y dónde empezaba la pesadilla de aquella caminata absurda hacia ninguna parte? ¿Cómo saber si los pueblos que quemábamos, si los viejos que dejábamos tirados por el camino eran reales; si el temblor de nuestras rodillas se justificaba con el frío de la noche, si nuestro sobresalto ante el ruido de un pájaro nocturno o ante un fantasma tenía sentido?

Traduction temporaire :
Comment savoir, à ce moment-là, où était la réalité et où commençait le cauchemar de cette marche absurde vers nulle part ? Comment savoir si les villages que nous brûlions, si les vieux que nous laissions par terre derrière nous, étaient réels ; si le tremblement de nos genoux se justifiait par le froid de la nuit, si notre sursaut en écoutant le bruit d'un oiseau nocturne ou un fantôme avait du sens ?

vendredi 6 septembre 2013

Projet Manon 2 – phrases 279-283

Nasón se entregó discreto, apresurado. Murió tres meses después en la cárcel de Colina. Dejó unas memorias: Homenaje de Nason a su mujer. Ahí incluyó, aparte de lo que había hecho con sus diez víctimas,  los poemas de su mujer. Las editoriales se pelearon por publicar el libro. En las calles de Santiago, se vende pirateado.

Traduction temporaire :
Nasón se rendit discrètement, rapidement. Il mourut trois mois plus tard à la prison de Colina. Il laissa des mémoires : Hommage de Nasón à sa femme. Outre le récit de ce qu'il avait fait avec ses dix victimes, il y inclut les poèmes de son épouse. Les maisons d’édition se battirent pour publier son livre. Dans les rues de Santiago, on en vend des versions piratées.

Projet Manon 2 – phrases 276-278

Le pidió a Carlos que no volviera con él a la casa, que ensayaría una orgía. Carlos obedeció y se tranquilizó. Era sólo eso, una orgía, pensó. Qué bueno que era sólo eso.

Traduction temporaire :
Il pria Carlos de ne pas retourner avec lui à la maison, sous peine d'être témoin d'une orgie. Carlos obéit, rassuré. C’était donc juste cela, une orgie, pensa-t-il. Oui, très bien, ça et seulement ça.

Projet Manon 2 – phrases 273-275

Estaban ya todas muertas, tiradas una sobre la otra. Con rostros de dolor algunas, otras esbozaban sonrisas. Son mis diez víctimas, se decía Nasón en su cabeza, las diez víctimas de Nasón.

Traduction temporaire :
Elles étaient déjà toutes mortes, étendues les unes sur les autres. Certaines le visage marqué par la douleur, d’autres affichant une ébauche de sourire. Ce sont mes dix victimes, se disait Nasón dans sa tête, les dix victimes de Nasón.

Projet Manon 2 – phrases 270-272

Cuando el silencio era total, salió con Carlos a caminar, le pidió que lo acompañara. Carlos le dijo que mejor sería que les avisaran a las chicas. Nasón le dijo que luego, que las dejaran, que debían estar felices.

Traduction temporaire :
Lorsque le silence fut total, il demanda à Carlos de l’accompagner et partit marcher avec lui. Carlos lui fit remarquer qu’il serait mieux de prévenir les filles. Nasón répondit qu’ils verraient ça après, qu’il fallait les laisser, qu’elles devaient être heureuses.

Projet Justine / Céline – phrase 101

Me contaron que la tarde en que le comunicaron el diagnóstico —una metástasis que prometía meses de tratamientos infructuosos, como los que había recibido mi abuelo—llegó a casa, sacó de un armario un rifle de caza y se voló los sesos metiéndose el cañón hasta el paladar.

Traduction temporaire :
On m’a raconté que l’après-midi où on lui a donné le diagnostic – une métastase qui promettait des mois de traitements infructueux, comme ceux reçus par mon grand-père –, il est rentré chez lui, a sorti un fusil de chasse du râtelier et s’est fait sauter la cervelle en pointant le canon sur son palais.

Projet Céline / Sonita – phrase 30

A cada paso sentíamos la presencia de los guerrilleros, imaginábamos que otra vez nos diezmarían, que caeríamos sin ningún remedio, que éramos una especie de fantasmas que habían perdido sus cuerpos durante la balacera y que andábamos, muertos ya, con un balazo metido entre los ojos.

Traduction temporaire :
À chaque pas, nous sentions la présence des guérilleros, nous imaginions qu’une fois encore, ils nous causeraient de terribles pertes, qu’immanquablement, nous nous écroulerions, que nous n'étions plus que des espèces de fantômes ayant perdu leurs corps au cours de la fusillade et que nous marchions, déjà morts, une balle entre les deux yeux.

Projet Elena 6 – phrases 87-89

Pero no sé por qué, no conseguía concentrarme. Ya he dicho que la misión que estaba realizando me desagradaba. Detesto viajar, pero no era sólo eso; era el hecho de visitar pisos.

Traduction temporaire :
Or, j’ignore pourquoi, mais je n’arrivais pas à me concentrer. Comme je viens de le dire, la mission que je menais à bien me déplaisait souverainement. Ça n'est pas seulement que je déteste voyager, c'était surtout le fait de devoir visiter des appartements.

Projet Jennifer – phrase 92

Allí empezaría una nueva vida y un nuevo concepto de creación pictórica con las costumbres y tradiciones que conocería y aprendería de aquel país.

Traduction temporaire :
Là-bas, elle commencerait une nouvelle vie et lancerait un nouveau concept de création graphique en lien avec les coutumes et les traditions qu'elle connaîtrait et apprendrait du pays.

Projet Justine / Céline – phrase 100

Lo ignoro, igual que nunca supe lo que pensaba Yolanda, lo que pensaba Isaac, lo que pensaba mi padre, al que jamás, por cierto, vi morirse de mentira ni de verdad.

Traduction temporaire :
Je n’en ai aucune idée, comme je n’ai jamais su ce que pensait Yolanda, ce que pensait Isaac, ce que pensait mon père, que je n’ai d’ailleurs pas vu mourir une seule fois, que ce soit pour de faux ou pour de vrai.

jeudi 5 septembre 2013

Projet Elena 6 – phrases 85-86

                                                                    *

Tenía pensado aprovechar la tarde para trabajar en mi habitación de hotel. La habitación estaba perfectamente equipada para ello: amplio escritorio, buena iluminación, teléfono e incluso un fax.

Traduction temporaire :

*

J'avais prévu de profiter de l’après-midi pour travailler dans ma chambre d’hôtel, parfaitement équipée pour ça : un bureau spacieux, une bonne luminosité, un téléphone, et même un fax.

Projet Elena 9 – texte Ildiko Nassr / 3

Ildiko Nassr

(Argentine)

Mujeres


Una mujer estudia inglés después del trabajo. Otra mujer compra una bicicleta y aprende a andar en el patio de su casa. Una tercera mujer escribe cuentos fantásticos y poemas de amor y aventuras. La última, tiene un amante varios años más joven al que le paga una pequeña fortuna que le roba a su marido. Todas con un único deseo: ser libres.

Traduction temporaire :

Ildiko Nassr

(Argentine)

Femmes

Une femme apprend l'anglais après son travail. Une autre femme s'achète un vélo et apprend à en faire dans la cour de sa maison. Une troisième femme écrit des nouvelles fantastiques et des poèmes d'amour et d'aventures. La dernière a un amant, de plusieurs années son cadet, qu'elle paye une petite fortune dérobée à son mari. Toutes ont un seul et unique désir : être libres.

Projet Elena 6 – phrases 79-84

¿Sus gatos? Querrá decir perros, pensé, y me levanté exasperado. No había terminado ni los informes ni la consumición, pero no soportaba más a aquella loca. Mientras estaba pagando en la barra, ella se levantó a su vez y desapareció en el lavabo. Al salir pasé junto a su mesa y vi el teléfono móvil. Era de mentira.

Traduction temporaire :
Leurs chats ? Leurs chiens, plutôt, pensai-je, en me levant, agacé. Je n’avais fini ni mes rapports ni ma consommation, mais je ne supportais plus cette espèce de folle. Pendant que je réglais au comptoir, elle se leva à son tour et disparut dans les toilettes. En sortant, je passai près de sa table, où je vis son téléphone portable. C'était un faux.

Projet Justine / Céline – phrase 99

No puedo saber lo que le pasa por la cabeza a mi hijo en estos instantes —en este instante que se expande hacia dentro—; no sé si entiende que lo que tiene en las manos no es una pistola de cartulina o si su noción de la muerte va más allá de la que se finge en los juegos.

Traduction temporaire :
Je n’ai pas les moyens de savoir ce qui se passe dans la tête de mon fils à cet instant – instant qui s’étire vers l’intérieur. J’ignore s’il a conscience que ce qu’il tient dans les mains n’est pas un pistolet en carton ou si sa notion de la mort va plus loin que celle que nous mimons dans nos jeux.