lundi 7 janvier 2013

Projet Manon – phrase 27

Siempre que la besa o la toca, y en el último tiempo, antes de tocarla, su mujer desaparece o se transforma – lo que es peor- en una paloma o en un conejo (su mujer no se da cuenta lo que les ocurre, es como si esa transformación solo la sufriera él para su desgracia), la paloma vuela asustada por el cuarto, golpeando en el suelo los frascos de perfume, cuyos vidrios se abren,   echando a volar la lámpara y anunciando un trágico incendio, el conejo salta a sus brazos y lo muerde, teme que un día no le muerda las manos sino el pescuezo, la vena carótida, siempre, antes, le vibraba la vena carótida y hubo un tiempo no muy lejano en que, además, visito al más famoso especialista en corazón de la ciudad, pues creía obsesivamente que moriría de un infarto en plena actuación en el teatro cuando los aplausos echaban abajo la platea y los focos de la T.V. y los flashes de las fotos lo enceguecían y las flores descendían en los brazos de su ayudante, que, en realidad, estaba enamorada de él y él lo sabía y se dejaba adorar, pero tampoco se atrevía a tocarla o a besarla por temor de que la sorpresa del público y el escándalo fueran mayúsculos,   le cancelaran el contrato y lo encarcelaran por tener secuestrada una muchachita tan joven a la que con seguridad había violado, a la que probablemente había asesinado, pues hace tres días cambio de ayudante.

Traduction temporaire :
Chaque fois qu'il l'embrasse ou la touche,  ces derniers temps avant même de la toucher,  sa femme disparaît ou se transforme – ce qui est pire – en colombe ou en lapin (sa femme, elle, elle ne se rend pas compte de ce qui leur arrive ; c’est comme si cette transformation ne faisait souffrir que lui, c’était sa croix). Effrayée,  la colombe vole à travers la chambre,  renversant les flacons de parfum,  dont le verre se brise,  balayant la lampe et provoquant un tragique incendie ; le lapin saute dans ses bras et le mord ; il a peur qu'un jour,  il ne lui morde plus les mains,  mais le cou,  la veine carotide,  et chaque fois,  sa carotide vibrait à l'avance ; il y eut un temps,  pas si éloigné,  où il avait même consulté le cardiologue le plus célèbre de la ville,  car il était obsédé par l'idée qu'il mourrait d'un infarctus,  au beau milieu d'une représentation théâtrale,  quand les applaudissements ébranlaient le parterre et que les projecteurs de la T.V. et les flashs des photos l’aveuglaient,  que les fleurs débordaient des bras de son assistante,  qui,  en réalité,  était amoureuse de lui. Lui le savait et se laissait adorer,  n'osant pas pour autant la toucher ni l'embrasser craignant de créer la surprise du public et de provoquer un scandale monumental,  qu'on annule son contrat et qu'on l'enferme pour avoir séquestré une gamine qu'il avait assurément violée,  probablement assassinée,  puisqu'il avait changé d’assistante trois jours auparavant.

Projet Nadia 2 – phrase 55

Recogió su bolso y salió de allí con pasos lentos,  inseguros, apoyándose la vida sobre el pasamanos de la escalera.

Traduction temporaire :
Elle prit son sac et quitta les lieux à pas lents, incertains, s'appuyant, corps et âme, sur la rampe de l'escalier.

Projet Nadia 2 – phrases 53-54

No volveré a esta casa. Pegó la nota en la puerta de la nevera.

Traduction temporaire :
Je ne reviendrai pas dans cette maison. Elle colla la note sur la porte du frigo.

Projet Kévin – phrase 12

No, no podemos abarcar tanto en tan breve espacio.

Traduction temporaire :
Non, nous ne pouvons embrasser tant de choses en si peu d'espace.

Entretien avec un éditeur – par Justine Ladaique

L'éditrice interviewée par Justine a préféré rester anonyme… Merci à elle, quoi qu'il en soit.

1) Comment es-tu devenue éditrice. Pourrais-tu me parler de ton parcours ?
J'ai suivi le cursus Lettres modernes appliquées, à Paris IV, avec la possibilité d'effectuer des stages en entreprises. J'ai commencé mon premier stage à la fin de ma première année, au service iconographie du groupe Sejer. Le monde de l'édition est très petit et j'ai donc rencontrer d'autres professionnels qui m'ont aidée à affiner mes choix professionnels en m'orientant vers l'éditorial. En troisième année,  j'ai passé six mois chez Syros (Jeunesse) et six mois chez Nathan (Parascolaire) en tant qu'assistante d'édition. Pendant cette année, j'ai rencontré sur mon lieu de travail des étudiantes en apprentissage,  inscrites à Paris XIII (Villetaneuse), qui m'ont conseillé de poser ma candidature pour le Master 2 "Commercialisation du livre", ce que j'ai fait. J'ai ainsi pu bénéficier d'une année en apprentissage aux éditions Les petits matins,  toujours à l'éditorial. En 2009, une fois mes études terminées, j'ai été embauchée en CDI à l'Ecole pratique des hautes études pour occuper le poste d'assistante d'édition et j'y suis restée deux ans. J'ai ensuite voulu évoluer dans mon métier et j'ai répondu à une offre des éditions Le Manuscrit qui recherchaient une coordinatrice éditoriale en CDI. On m'a par la suite proposé de rejoindre le service commercial de l'équipe du Salon du livre de Paris, poste que j'occupe actuellement.

2) Quels sont les différentes étapes de l'édition d'un ouvrage ?
Tout commence par la sélection des manuscrits par le comité de lecture et l'éditeur. L'assitant d'édition prend ensuite le relais pour son travail de préparation de copie  (relecture, réécriture, correction). Dans le meilleur des cas, il y a un correcteur et plusieurs allers et retours ont lieu pour arriver à une copie propre,  prête à être maquettée. Le graphiste/maquettiste coule le texte dans la maquette,  fait plusieurs propositions de couvertures à l'éditeur. Le fichier final (après avoir reçu le BAT, bon à tirer, peut être envoyé chez l'imprimeur). En parallèle, l'éditeur annonce la prochaine sortie de l'ouvrage aux commerciaux (sauf dans les très petites maisons) qui seront chargés d'annoncer la sortie aux libraires.

3) Quels genres de livres éditez-vous ? (Dans les maisons d'édition où tu as travaillé).
Syros : de la jeunesse, Nathan : livres parascolaires (dans mon service).
Les petits matins : littérature, sciences humaines, essais.
Ecole pratique des hautes études : sciences humaines.
Le Manuscrit : littérature,  sciences humaines,  essais.

4) Quels rapports entretenez-vous avec les auteurs, les traducteurs, les libraires ?
Un lien très proche. Il faut accompagner l'auteur de A à Z pour l'aider à "accoucher" de son livre. Les traducteurs ne sont pas assez mis en valeur mais tiennent une place de premier choix dans la réussite d'un ouvrage. Quant aux libraires,  c'est par eux que le livre touche les lecteurs, grâce à leur amour du métier.

5) Quels sont les critères de choix d'un manuscrit ?
Cela peut être très subjectif. Le sujet, la qualité de l'écriture, la renommée d'un auteur…

6) Quel est le travail de relecture, de correction et de réécriturre effectué sur les textes afin de les rendre plus lisibles sans sacrifier au sens ?
Cela dépend vraiment du manuscrit original. Il arrive qu'un texte soit très bien préparé par son auteur, que l'écriture soit fluide… Il arrive aussi parfois qu'un important travail de réécriture soit nécessaire,  en accord avec l'auteur,  pour la bonne lisibilité du texte par les lecteurs. Dans tous les cas,  il est indispensable de corriger le manuscrit. Malheureusement, il y a de moins en moins de correcteurs dans les maisons d'édition ; ce qui est dramatique.

7) Quelles sont,  selon toi,  les qualités d'un bon éditeur ?
Un bon éditeur doit à la fois avoir une bonne connaissance du secteur et des tendances, avoir un bon relationnel avec ses auteurs, maîtriser le budget de sa maison et savoir travailler en équipe.

8) Que penses-tu du livre numérique, représente-t-il un danger ?
Je ne pense pas que le livre numérique représente un danger. Les ventes n'ont toujours pas explosé, le livre papier a encore de beaux jours devant lui !

Entraînement de CAPES – texte 3

À m'envoyer par mail au plus tard le 19 janvier

Es la tercera vez que empiezo estos escritos, tan distintos de mis Relaciones y mis Memoriales, tan lejos de mis Cartas. En ellos apareceré desnudo como mi madre, a quien no conocí nunca, me parió. Tengo más de setenta años: una edad muy desagradecida para desnudarme en público: por eso lo hago en privado. Mis dedos no conducen ya la pluma de forma inteligible. Le dicto lo que quiero decir a mi amigo Gil de Mesa, mi rodamonte, como alguien lo llamaba en Pau: el sinvergüenza del doctor Arbizu,  al principio de mi segunda vida, o más bien de mi muerte; mi paladín, según se decía: qué más quisiera yo. Aunque quizá fue así. Él lo podrá decir mejor. Veo que se interrumpe un instante y sonríe.
Días antes le he dictado mi testamento y mi protesta, más o menos sincera, de catolicismo: creo que me he pasado en ella, qué le vamos a hacer: no quiero que a mis hijos les compliquen la vida. En esa protesta, Gil ha imitado mi letra y la ha firmado. No lo habría hecho yo mejor. En realidad, Gil me ha tenido siempre de su mano, así que no me extraña. Los Mesa y yo somos parientes, si es que yo soy pariente de alguien todavía. Él es de los Mesa de Bubierca: los mejores. Baja ahora la cabeza avergonzado. Tendrá unos cuarenta años, y es muy moreno y bien formado. No muy alto, pero sabe crecerse si hace falta. Es extremoso en todo; pero, más que en cualquier otra cosa, en la fidelidad. Sin él,  no sé qué habría sido de mí: de lo que le dicto se deducirá. Es, como ningún otro, un hombre de recursos; extraordinario y casi milagroso. Dios, si es que existe, lo bendiga... Nunca en mi vida me he sentido tan triste —y cuidado que he tenido ocasiones— como un día en que pensé que Gil me traicionaba. Fue porque un espía portugués hijo de puta, Tinoco,  inventó que Gil quería, harto de Francia,  hacer la paz con el Rey de Castilla, y no la haría sin prestarle el servicio de venderme. Ganas me dieron de entregarme yo; pero pensé que si lo hacia él, la recompensa iba a ser grande y ése sería mi pago por tanta abnegación... Ahora mismo él me mira con sus ojos tan negros; deja un momento de escribir; cruza el índice y el pulgar y se los besa... Lo sé, Gil de Mesa, lo sé hoy, pero el día más triste aquel en que dudaba... Escríbelo, por Dios.

Antonio Gala, El pedestal de las estatuas

Entraînement de CAPES 2 – « correction » de la proposition de Manon


Lunes,  23 — miércoles,  25 de junio

Lundi 23 – mercredi 25 juin

ISIDORO VIDAL conocido en el barrio como don Isidro, desde el último lunes prácticamente no salía de la pieza ni se dejaba ver.
Depuis le lundi précédent, Isidoro Vidal, connu dans le quartier sous le nom de don Isidro, ne sortait quasiment pas [ou « plus » étant donné l'ensemble ?] de sa chambre et ne laissait personne le voir [« et ne laissait personne le voir » / pas du tout naturel… Certes il faut être assez littéral au CAPES, mais là, ça ne fonctionne pas. Le réflexe est alors de revenir à l'essentiel, c'est-à-dire au sens, et simplement de se demander comment toi, en français, tu l'exprimerais spontanément. Attention : ne pas confondre avec un travail de réécriture].

Sin duda más de un inquilino y sobre todo las chicas del taller de costura de la sala del frente, de vez en cuando lo sorprendían fuera de su refugio.
Sans nul doute, plus d’un locataire [l'enchaînement de ce début manque de fluidité ; peut-être à cause du départ avec « Sans nul doute + virgule » / essaie autre chose… Ou alors c'est qu'il faut revoir l'ensemble de la syntaxe. À toi de voir laquelle des deux solutions est la plus eficace], et surtout les filles de l’atelier de couture de la salle [bizarre ; je pense qu'un lecteur lambda a du mal à s'y retrouver / « salle ou « pièce » ?] d’en face, le surprenaient de temps en temps hors de son refuge.

Las distancias, dentro del populoso caserón, eran considerables y, para llegar al baño, había que atravesar dos patios.
Les distances, à l’intérieur de la bâtisse populeuse, étaient considérables, et, pour atteindre la salle de bain, il fallait traverser deux cours.
OK.

Confinado a su cuarto, y al contiguo de su hijo Isidorito, quedó por entonces desvinculado del mundo.
Confiné [ou « cloîtré » ?] dans sa chambre, contigüe à celle de son fils [virgule] Isidorito, il resta, pendant cette période, coupé du monde [manque de fluidité avec toutes ces virgules qui cassent le rythme et déstructurent un peu le sens… La consigne est vraiment la clarté – tout ce que tu écris doit couler / Ce qui ne veut pas dire que tu recomposes et réécris].

El muchacho, alegando sueño atrasado porque trabajaba de celador en la escuela nocturna de la calle Las Heras, solía extraviar el diario que su padre esperaba con ansiedad y persistentemente olvidaba la promesa de llevar el aparato de radio a casa del electricista.
Le garçon, prétextant [pourquoi tu ne gardes pas le verbe de la V.O. ?] du sommeil en retard parce qu’il travaillait comme gardien [ou « veilleur » ?] de nuit à l’école de la rue [je ne commente pas la question de Calle… mais tu sais que je le pense fort ;-)] Las Heras, avait l’habitude d’égarer le quotidien [« journal » sera plus naturel] que son père attendait avec anxiété [ou « impatience » ?] et oubliait constamment sa promesse d’amener [incorrect / APPORTER] [et « aparato » ?] la radio chez l’électricien.

Privado de ese vetusto artefacto, Vidal echaba de menos las cotidianas “charlas de fogón” de un tal Farrell, a quien la opinión señalaba como secreto jefe de los Jóvenes Turcos, movimiento que brilló como una estrella fugaz en nuestra larga noche política.
Privé de ce vétuste artefact [bof… beaucoup moins courant en français qu'en espagnol ; mais bon…], les quotidiennes « discussions autour du feu » [pour « fogón » ; pas sûre… As-tu travaillé à partir du dico ou dans les conditions du concours, c'est-à-dire sans le moindre document ? Le cas échéant, (re)-jette un œil pour compléter…] d’un certain Farrell, que l’opinion publique désignait comme étant le chef secret des Jeunes-Turcs [pourquoi le tiret ? Tu as vérifié ?], [« un »] mouvement qui avait brillé à la manière d’une étoile filante au milieu [« dans » ; tu réécris] de notre longue nuit politique, lui manquaient.

Ante los amigos, que abominaban de Farrell, lo defendía, siquiera con tibieza; deploraba, es verdad, los argumentos del caudillo, más enconados que razonables; condenaba sus calumnias y sus embustes, pero no ocultaba la admiración por sus dotes de orador, por la cálida tonalidad de esa voz tan nuestra y, declarándose objetivo, reconocía en él y en todos los demagogos el mérito de conferir conciencia de la propia dignidad a millones de parias.
Devant les [ou « ses » ?] amis, qui avaient Farrell en horreur, il le défendait,  même modérément [peu clair ainsi formulé… et je me demande même si tu ne changes pas le sens. As-tu bien compris l'idée] ; il déplorait, c’est vrai, les arguments [je me demande s'il ne faudrait pas une cheville ici, genre « avancés » / « brandis » ; tu verras] du caudillo, plus violents [FS ?] que raisonnables ; il condamnait ses calomnies et [tu devrais répéter le possessif… question de rythme + insistance volontaire] mensonges,  mais ne cachait pas son admiration pour ses talents d’orateur, pour le ton chaleureux [FS ?] de cette voix si proche de nous [CS] et, tout en se déclarant objectif, il [pas besoin de répéter « il »] reconnaissait en lui [virgule ?] comme en tous les démagogues [virgule ?] le mérite de doter des millions de parias d’une conscience qui soit la dignité-même [pas de tiret + l'ensemble de la fin de la phrase est à reprendre… Pas assez travaillé].

Responsables de aquel retiro —demasiado prolongado para no ser peligroso— fueron un vago dolor de muelas y la costumbre de llevarse una mano a la boca.
Une vague douleur aux molaires [CS… « dolor de muelas » = mal de dent], et par là [pourquoi ??????] l’habitude de porter une main à sa bouche [mal dit], furent [« LES»] responsables de cette retraite – trop prolongée pour ne pas être dangereuse.
Là, il est dommage que tu aies complètement bouleversé la syntaxe… parce que ça n'était pas inintéressant de dévoiler le contenu de « responsables »… Reviens à la V.O. et fais attention car ça n'est pas la première fois que tu prends l'initiative d'une grosse modification, inutile ou qui introduit d'autres problèmes.

Una tarde, cuando volvía del fondo,  sorpresivamente oyó la pregunta:
Un après-midi, alors qu’il revenait du fond [ou « de l'autre bout » ?] de l’immeuble, il entendit,  surpris, cette question [encore une déstructuration avec trop de virgule… Ça manque de fluidité et ça casse le rythme] :

—¿Qué le pasa?
— Qu’est-ce qui vous arrive ?
ou « Que vous arrive-t-il » – car là, ça n'est pas particulièrement familier, donc pas de raison de passer par « qu'est-ce » / « est-ce que »


Apartó la mano y miró perplejo a su vecino Bogliolo.
Il retira [« écarta »] sa main et regarda, perplexe, [même problème que précédemment ; revoir vraiment la ponctuation] son voisin Bogliolo. 

En efecto,  éste lo había saludado.
En effet, celui-ci l’avait salué.

Vidal contestó solícitamente:
Vidal rétorqua avec prudence [FS / vérifie dans le dico] :

—Nada, señor.
— Rien, monsieur.

—¿Cómo nada? —protestó Bogliolo que, bien observado,  tenía algo extraño en la expresión—.
— Comment ça, rien ? protesta Bogliolo qui, bien réfléchi [NS ; ça n'a guère de sens ainsi formulé], avait quelque chose d’étrange dans l’expression [pas très naturel… mais le sens y est].

¿Por qué se lleva la mano a la boca?
Pourquoi portez-vous [c'est moins le geste en soi que le fait qu'il a sa main devant sa bouche] votre main à votre bouche ?

—Una muela. Me duele. No es nada —respondió sonriendo.
— Une molaire [« dent »]. Qui me fait mal [en le formulant comme ça, le point n'est pas très adapté / « j'ai mal »]. Ce n’est rien – répondit-il en souriant.


Vidal era más bien pequeño, delgado, con pelo que empezaba a ralear y una mirada triste, que se volvía dulce cuando sonreía.
Vidal était bien plus [CS] petit, mince, avait les cheveux qui commençaient à se clairsemer et un regard triste qui s’adoucissait [pas adapté… parce que ça voudrait dire que le reste du temps, il est dur] quand il souriait.

El matón sacó del bolsillo una libretita, escribió un nombre y una dirección, arrancó la hoja y se la entregó, mientras comunicaba:
Le gros dur qu’il était [??????? Qui ?????] sortit de son sac [FS] un carnet, y [ce sera sans doute mieux avec « dedans »] écrivit un nom et une adresse, arracha la feuille et la lui donna [« tendit » ?], pendant qu’il [non, là, c'est le cas typique de « tout en »] expliquait :

—Un dentista. Vaya hoy mismo. Lo va a dejar como nuevo.
— Un dentiste. Allez-y aujourd’hui même. Il va vous la remettre comme neuve [dirait-on cela spontanément en français ?].


Vidal acudió al consultorio esa tarde.
Vidal se présenta au cabinet cet [« l' » – car le texte n'est pas au présent + « dès »] après-midi-là. 

Restregándose las manos, el dentista le explicó que a cierta edad las encías, como si fueran de barro, se ablandan por dentro y que felizmente ahora la ciencia dispone de un remedio práctico: la extirpación de toda la dentadura y su reemplazo por otra más apropiada.
En se frottant les mains, le dentiste lui expliqua [tu l'as déjà mis un peu plus haut… en introduisant d'ailleurs dans le texte une répétition qui n'y était pas / relis !] qu’à un certain âge, les gencives, comme si c’étaient [AIT] de la boue [il faudrait se dégager du littéral, parce que ça n'est pas très naturel en français], se ramollissaient de l’intérieur, et [« MAIS » ; attention : « y » ne veut pas toujours dire « et »] qu’heureusement, aujourd’hui, grâce à la science [encore le problème de la multiplication des virgules], on disposait d’une solution pratique : l’extraction [« arrachage » ?] de toute la dentition et son remplacement par une autre, plus appropriée.

Tras mencionar una suma global; procedió el hombre a la paciente carnicería; por fin, sobre carne tumefacta, asentó muelas y dientes y dijo:
Après avoir évoqué [si tu dois changer de verbe, « indiquer » serait mieux dans ce contexte] une somme globale, l’homme procéda à la longue [pour « paciente » ? Tu appauvris beaucouo] boucherie ; enfin, sur une chair tuméfiée, il installa des molaires et autres dents [bof],  puis annonça :

—Puede cerrar la boca.
— Vous pouvez [« re »- ?]fermer la bouche.

Se oponían a ello el dolor, los cuerpos extraños y aun la desazón moral que le infundía la confrontación con el espejo.
Cela s’était heurté [c'est de l'imparfait + tu changes de verbes et tu modifies un peu le sens] à la douleur, aux corps étrangers et même à la peine morale que lui avait inspirés [texte] la confrontation avec le miroir. 
Tu as fait trop de changements ici… Reviens à la V.O.

Al otro día Vidal despertó con malestar y fiebre.
Le jour suivant [LE LENDEMAIN… Pas de cela au CAPES ;-)], Vidal se réveilla souffrant [ça veut dire quoi « se réveiller souffrant » ? / soit tu as un problème de ponctuation, soit il faut que tu changes] et fiévreux [passe plutôt par « fièvre »].

Su hijo le aconsejó que visitara al dentista; pero él ya no quería saber nada con ese individuo. 
Son fils lui conseilla de rendre visite [pas adapté dans ce contexte] au dentiste, mais il ne voulait déjà plus rien avoir à faire avec cet individu.


Quedó echado en la cama, enfermo y apesadumbrado, sin atreverse en las primeras veinte horas a tomar un mate.
Il resta couché dans son lit, malade et attristé [plus fort en V.O., non ?], sans oser, les vingt premières heures, prendre le moindre maté [encore un problème de ponctuation… Remets donc de la fluidité dans tout cela… Tu sais, à l'arrivée, c'est un peu par facilité qu'on superpose les morceaux de phrases avec des virgules un peu aléatoire. Il faut que tu fasses le parid de te battre davantage ;-)].

La debilidad ahondó la pesadumbre; la fiebre le daba pretextos para seguir en el cuarto y no dejarse ver.
La faiblesse accentua sa tristesse ; la fièvre lui donnait des prétextes pour rester dans sa chambre et ne laisser personne le voir.
OK.

El miércoles 25 de junio resolvió concluir con tal situación.
Le mercredi 25 juin, il se résolut [« décider » ?] à en finir avec cette [« pareille » ?] situation. 

Iría al café, a jugar el habitual partidito de truco.
Il irait au café, jouer à la traditionnelle [en changeant, tu crées un CS] partie de cartes [pas sûre que la neutralisation soit le bon choix].


Se dijo que la noche era el mejor momento para abordar a los amigos.
Il pensa que la nuit était le meilleur moment pour rejoindre [inexact] ses amis.

Adolfo Bioy Casares, Diario de la guerra del cerdo

Manon,

Il faudrait, maintenant, reprendre tout cela et m'envoyer une nouvelle version de ta version… – le travail serait complet et donc certainement très formateur.

***

La proposition 2 de Manon :

Lundi 23 – mercredi 25 juin
Depuis le lundi précédent, Isidoro Vidal, connu dans le quartier sous le nom de don Isidro, ne sortait quasiment plus de sa chambre et n’autorisait personne à le voir. Certains locataires le surprenaient de temps en temps hors de son refuge, surtout les filles de l’atelier de couture de la pièce d’en face,  cela ne faisait aucun doute. Les distances, à l’intérieur de la bâtisse populeuse, étaient considérables, et, pour atteindre la salle de bain, il fallait traverser deux cours. Cloîtré dans sa chambre qui était contigüe à celle de son fils, Isidorito, il resta coupé du monde pendant cette période. Le garçon,  alléguant du sommeil en retard parce qu’il travaillait comme veilleur de nuit à l’école de la rue Las Heras, avait l’habitude d’égarer le journal que son père attendait avec impatience et oubliait constamment sa promesse d’apporter le poste radio chez l’électricien. Privé de cette vieille machine, les quotidiennes « discussions autour du feu » d’un certain Farrell, que l’opinion publique désignait comme étant le chef secret des Jeunes-Turcs, un mouvement qui avait brillé à la manière d’une étoile filante dans notre longue nuit politique,  lui manquaient. Devant ses amis, qui avaient Farrell en horreur, il le défendait,  même s’il y était indifférent ; il déplorait,  c’est vrai, les arguments avancés par le caudillo, plus enflammés que raisonnables ; il condamnait ses calomnies et ses mensonges,  mais ne cachait pas son admiration pour ses talents d’orateur, pour l’intonation habile de cette voix qui pouvait aussi bien être la nôtre et,  tout en se déclarant objectif,  reconnaissait qu’il avait, comme tous les démagogues, le mérite d’inculquer une conscience empreinte de dignité à des millions de parias.
Les responsables de cette retraite – trop prolongée pour ne pas être dangereuse – furent un mal de dent et l’habitude de mettre sa main devant sa bouche. Un après-midi, alors qu’il revenait de l'autre bout de l’immeuble, il entendit avec surprise cette question :
— Que vous arrive-t-il ?
Il écarta sa main et regarda son voisin Bogliolo, perplexe. En effet, celui-ci l’avait salué. Vidal rétorqua poliment :
— Rien, monsieur.
— Comment ça,  rien ? protesta Bogliolo qui, si on l’observait attentivement, avait une expression étrange sur le visage. Pourquoi mettez-vous votre main devant votre bouche ?
— J’ai mal à une dent. Ce n’est rien – répondit-il en souriant.
Vidal était assez petit, mince, avait les cheveux qui commençaient à se clairsemer et un regard triste qui s’allégeait quand il souriait. Ce gros dur sortit de sa poche un carnet,  écrivit dedans un nom et une adresse, arracha la feuille et la lui tendit, tout en disant :
— Un dentiste. Allez-y aujourd’hui même. Il va vous l’arranger.
Vidal se présenta au cabinet dès l’après-midi. Le dentiste lui expliqua en se frottant les mains qu’à partir d’un certain âge, les gencives se ramollissaient de l’intérieur comme si c’était de la guimauve, mais qu’heureusement, aujourd’hui, on disposait d’une solution pratique grâce à la science : l’arrachage de toute la dentition et son remplacement par une autre,  plus appropriée. Après avoir indiqué une somme globale, l’homme procéda à la lente boucherie ; enfin, sur une chair tuméfiée, il installa toutes sortes de dents,  puis annonça :
— Vous pouvez refermer la bouche.
S’opposaient à cela la douleur, les corps étrangers et même la peine morale que lui inspirait la confrontation avec le miroir. Le lendemain,  Vidal se réveilla avec des douleurs et de la fièvre. Son fils lui conseilla d’allez chez le dentiste, mais il ne voulait déjà plus rien avoir à faire avec cet individu. Il resta couché dans son lit, malade et affligé, sans oser prendre le moindre maté au cours des vingt premières heures. La faiblesse accentua sa tristesse ; la fièvre lui donnait des prétextes pour rester dans sa chambre et ne laisser personne le voir.
Le mercredi 25 juin, il se décida à en finir avec pareille situation. Il irait au café, jouer à l’habituelle partie de truco. Il pensa que la nuit était le meilleur moment pour aborder ses amis.

Quelques questions que Manon pose à celles qui ont également traduit ce texte :
  1. « Sin duda más de un inquilino y sobre todo las chicas del taller de costura de la sala del frente, de vez en cuando lo sorprendían fuera de su refugio. »
« Certains locataires le surprenaient de temps en temps hors de son refuge, surtout les filles de l’atelier de couture de la pièce d’en face, cela ne faisait aucun doute. »
J’ai tourné la phrase dans plusieurs sens, cette syntaxe me semble la mieux, MAIS ! Si je laisse « plus d’un locataire », ce n’est pas naturel ; si je mets « plusieurs », il me semble qu’il faudrait que je remplace l’imparfait par du plus-que-parfait : est-ce un bon choix ? Sinon, il me reste la solution de mettre « certains », et je peux laisser l’imparfait : est-ce le bon choix ?
  1. « Son fils, Isidorito » au lieu de « Son fils Isidorito » : la virgule est-elle toujours obligatoire dans ces cas-là (quand on présente une personne puis que l’on indique son nom) ou c’est juste par rapport au contexte ?
  2. « Journal » à la place de « quotidien » : c’est ce que je voulais mettre au début, mais j’ai hésité... Ma question est donc : est-ce qu’un(e) versionniste pur pourrait sanctionner ça ?
  3. « vetusto artefacto » : est-ce que « vieille machine » convient ?
  4. « charlas de fogón » : je n’ai pas trouvé d’équivalent, mais tous les contextes me donnent des gens en train de discuter autour d’un feu... Donc j’ai laissé tel quel. Ou alors « bavardages autour du feu » ?
  5. Info pour « Jóvenes Turcos »: j’ai revérifié... Les « Jeunes-Turcs », c’est un parti révolutionnaire ottoman, aussi connu dans le monde hispanique, alors que les « Jeunes Turcs » sont un mouvement français (inspiré des Jeunes-Turcs), qui a l’air d’être connu à l’intérieur de nos frontières seulement. Intéressant, non ?
  6. « con tibieza » : est-ce qu’ici ça veut dire qu’il le défend même si ça lui est égal, ou qu’il le défend, mais pas trop non plus ?
  7. « esa voz tan nuestra » : je n’ai pas bien compris... Est-ce que ma deuxième proposition « cette voix qui pouvait aussi bien être la nôtre » contient au moins le sens ?
  8. « partidito de truco » : faut-il laisser la V.O. « truco » ?
  9. Y a-t-il encore trop de virgules (ou de problèmes de ponctuation en général) ?

Entraînement de CAPES – texte 2

Lunes,  23 — miércoles,  25 de junio

ISIDORO VIDAL conocido en el barrio como don Isidro, desde el último lunes prácticamente no salía de la pieza ni se dejaba ver. Sin duda más de un inquilino y sobre todo las chicas del taller de costura de la sala del frente, de vez en cuando lo sorprendían fuera de su refugio. Las distancias, dentro del populoso caserón, eran considerables y, para llegar al baño, había que atravesar dos patios. Confinado a su cuarto, y al contiguo de su hijo Isidorito, quedó por entonces desvinculado del mundo. El muchacho, alegando sueño atrasado porque trabajaba de celador en la escuela nocturna de la calle Las Heras, solía extraviar el diario que su padre esperaba con ansiedad y persistentemente olvidaba la promesa de llevar el aparato de radio a casa del electricista. Privado de ese vetusto artefacto, Vidal echaba de menos las cotidianas “charlas de fogón” de un tal Farrell, a quien la opinión señalaba como secreto jefe de los Jóvenes Turcos, movimiento que brilló como una estrella fugaz en nuestra larga noche política. Ante los amigos, que abominaban de Farrell, lo defendía, siquiera con tibieza; deploraba, es verdad, los argumentos del caudillo, más enconados que razonables; condenaba sus calumnias y sus embustes, pero no ocultaba la admiración por sus dotes de orador, por la cálida tonalidad de esa voz tan nuestra y, declarándose objetivo, reconocía en él y en todos los demagogos el mérito de conferir conciencia de la propia dignidad a millones de parias.
Responsables de aquel retiro —demasiado prolongado para no ser peligroso— fueron un vago dolor de muelas y la costumbre de llevarse una mano a la boca. Una tarde, cuando volvía del fondo,  sorpresivamente oyó la pregunta:
—¿Qué le pasa?
Apartó la mano y miró perplejo a su vecino Bogliolo. En efecto,  éste lo había saludado. Vidal contestó solícitamente:
—Nada,  señor.
—¿Cómo nada? —protestó Bogliolo que, bien observado,  tenía algo extraño en la expresión—. ¿Por qué se lleva la mano a la boca?
—Una muela. Me duele. No es nada —respondió sonriendo.
Vidal era más bien pequeño, delgado, con pelo que empezaba a ralear y una mirada triste, que se volvía dulce cuando sonreía. El matón sacó del bolsillo una libretita, escribió un nombre y una dirección, arrancó la hoja y se la entregó, mientras comunicaba:
—Un dentista. Vaya hoy mismo. Lo va a dejar como nuevo.
Vidal acudió al consultorio esa tarde. Restregándose las manos, el dentista le explicó que a cierta edad las encías, como si fueran de barro, se ablandan por dentro y que felizmente ahora la ciencia dispone de un remedio práctico: la extirpación de toda la dentadura y su reemplazo por otra más apropiada. Tras mencionar una suma global; procedió el hombre a la paciente carnicería; por fin, sobre carne tumefacta, asentó muelas y dientes y dijo:
—Puede cerrar la boca.
Se oponían a ello el dolor, los cuerpos extraños y aun la desazón moral que le infundía la confrontación con el espejo. Al otro día Vidal despertó con malestar y fiebre. Su hijo le aconsejó que visitara al dentista; pero él ya no quería saber nada con ese individuo. Quedó echado en la cama,  enfermo y apesadumbrado, sin atreverse en las primeras veinte horas a tomar un mate. La debilidad ahondó la pesadumbre; la fiebre le daba pretextos para seguir en el cuarto y no dejarse ver.
El miércoles 25 de junio resolvió concluir con tal situación. Iría al café, a jugar el habitual partidito de truco. Se dijo que la noche era el mejor momento para abordar a los amigos.

Adolfo Bioy Casares, Diario de la guerra del cerdo



***

Manon nous propose sa traduction :

Lundi 23 – mercredi 25 juin

Depuis le lundi précédent, Isidoro Vidal, connu dans le quartier sous le nom de don Isidro, ne sortait quasiment pas de sa chambre et ne laissait personne le voir. Sans nul doute, plus d’un locataire, et surtout les filles de l’atelier de couture de la salle d’en face, le surprenaient de temps en temps hors de son refuge. Les distances, à l’intérieur de la bâtisse populeuse,  étaient considérables, et, pour atteindre la salle de bain, il fallait traverser deux cours. Confiné dans sa chambre, contigüe à celle de son fils Isidorito, il resta, pendant cette période, coupé du monde. Le garçon, prétextant du sommeil en retard parce qu’il travaillait comme gardien de nuit à l’école de la rue Las Heras, avait l’habitude d’égarer le quotidien que son père attendait avec anxiété et oubliait constamment sa promesse d’amener la radio chez l’électricien. Privé de ce vétuste artefact, les quotidiennes « discussions autour du feu » d’un certain Farrell, que l’opinion publique désignait comme étant le chef secret des Jeunes-Turcs, mouvement qui avait brillé à la manière d’une étoile filante au milieu de notre longue nuit politique, lui manquaient. Devant les amis, qui avaient Farrell en horreur, il le défendait,  même modérément ; il déplorait, c’est vrai, les arguments du caudillo, plus violents que raisonnables ; il condamnait ses calomnies et mensonges,  mais ne cachait pas son admiration pour ses talents d’orateur,  pour le ton chaleureux de cette voix si proche de nous et, tout en se déclarant objectif, il reconnaissait en lui comme en tous les démagogues le mérite de doter des millions de parias d’une conscience qui soit la dignité-même.
Une vague douleur aux molaires, et par là l’habitude de porter une main à sa bouche,  furent responsables de cette retraite – trop prolongée pour ne pas être dangereuse. Un après-midi,  alors qu’il revenait du fond de l’immeuble, il entendit,  surpris,  cette question :
— Qu’est-ce qui vous arrive ?
Il retira sa main et regarda, perplexe,  son voisin Bogliolo. En effet, celui-ci l’avait salué. Vidal rétorqua avec prudence :
— Rien,  monsieur.
— Comment ça, rien ? protesta Bogliolo qui, bien réfléchi, avait quelque chose d’étrange dans l’expression. Pourquoi portez-vous votre main à votre bouche ?
— Une molaire. Qui me fait mal. Ce n’est rien – répondit-il en souriant.
Vidal était bien plus petit, mince, avait les cheveux qui commençaient à se clairsemer et un regard triste qui s’adoucissait quand il souriait. Le gros dur qu’il était sortit de son sac un carnet, y écrivit un nom et une adresse, arracha la feuille et la lui donna,  pendant qu’il expliquait :
— Un dentiste. Allez-y aujourd’hui même. Il va vous la remettre comme neuve.
Vidal se présenta au cabinet cet après-midi-là. En se frottant les mains, le dentiste lui expliqua qu’à un certain âge, les gencives,  comme si c’étaient de la boue,  se ramollissaient de l’intérieur,  et qu’heureusement, aujourd’hui, grâce à la science, on disposait d’une solution pratique : l’extraction de toute la dentition et son remplacement par une autre, plus appropriée. Après avoir évoqué une somme globale, l’homme procéda à la longue boucherie ; enfin,  sur une chair tuméfiée,  il installa des molaires et autres dents,  puis annonça :
— Vous pouvez fermer la bouche.
Cela s’était heurté à la douleur,  aux corps étrangers et même à la peine morale que lui avait inspirés la confrontation avec le miroir. Le jour suivant, Vidal se réveilla souffrant et fiévreux. Son fils lui conseilla de rendre visite au dentiste, mais il ne voulait déjà plus rien avoir à faire avec cet individu. Il resta couché dans son lit, malade et attristé, sans oser, les vingt premières heures, prendre le moindre maté. La faiblesse accentua sa tristesse ; la fièvre lui donnait des prétextes pour rester dans sa chambre et ne laisser personne le voir.
Le mercredi 25 juin, il se résolut à en finir avec cette situation. Il irait au café, jouer à la traditionnelle partie de cartes. Il pensa que la nuit était le meilleur moment pour rejoindre ses amis.

***

Elena nous propose sa traduction :

Lundi 23 – mercredi 25 juin

ISIDORO VIDAL, connu dans le quartier sous le nom d’Isidorito, ne sortait pas et ne pointait pas le bout de son nez en dehors de sa chambre depuis lundi dernier. Certainement, de temps à autre, quelques locataires, mais aussi et surtout les jeunes filles de l’atelier de couture d’en face, l’avaient surpris hors de son refuge. Les distances à l’intérieur de la peuplée maisonnée étaient considérables et, pour arriver aux toilettes, il fallait traverser deux cours intérieures. Confiné dans sa chambre, à côté de celle de son fils Isidorito, il fut, alors, coupé du monde. Le jeune homme, en arguant qu’il avait sommeil, car il travaillait en tant que surveillant à l’école nocturne de la rue Las Heras,  égarait souvent le journal que son père espérait avec anxiété et très souvent, il oubliait la promesse d’apporter la radio chez l’électricien. Privé de ce vétuste appareil, Vidal regrettait les quotidiennes « conversations près du feu » d’un certain Farrell, que l’opinion publique désignait chef secret des Jeunes Turcs, mouvement qui étincela telle une étoile filante sur notre longue nuit politique. Auprès des amis qui détestaient Farrell, ne serait-ce que légèrement, il le défendait ; il déplorait, certes, les arguments du caudillo, qui étaient plus d’ordre rancunier que raisonnables ; il condamnait ses calomnies et ses mensonges, mais il ne cachait pas son admiration envers ses qualités d’orateur, le ton chaleureux de sa voix, bien de chez nous et, tout en affirmant être objectif,  il lui accordait, lui et tous les démagos, le mérite d’éveiller la conscience sur leur propre dignité à des millions de parias.
Les responsables de cet isolement – trop long pour ne pas être dangereux – furent un vague mal de dents et l’habitude de porter sa main à la bouche. Un après-midi,  lorsqu’il rentrait du fond de la cours, il entendit inespérément la question suivante :
—Qu’est-ce qui vous arrive ?
Il écarta sa main et regarda perplexe son voisin Bogliolo. En effet, celui-ci venait de le saluer. Vidal répondit diligemment :
—Rien,  Monsieur.
—Comment ça, rien ? – protesta Bogliolo lequel, à regarder de près, avait quelque chose d’étrange dans son expression. Pourquoi portez-vous la main à la bouche ?
—Une molaire. Elle me fait mal. C’est rien – rétorqua-il, en souriant.
Vidal était plutôt petit, maigre, ses cheveux commençaient à se clairsemer et il avait un regard triste,  qui devenait tendre quand il souriait. Le maton sortit de sa poche un petit calepin,  y écrit un nom et une adresse, arracha la feuille et la lui donna, en lui disant :
—Un dentiste. Allez-y aujourd’hui même. Il va vous remettre sur pied.
Vidal se rendit au cabinet le soir même. En se frottant les mains, le dentiste lui expliqua qu’à un certain âge les gencives, comme si elles étaient en argile, s’effritaient à l’intérieur et que, heureusement, maintenant la science disposait d’un remède pratique : l’arrachement de toute la dentition et le remplacement par une autre plus appropriée.  Après avoir énoncé le montant global ; l’homme s’attela à la patiente boucherie ; et pour finir,  il posa sur la chair tuméfiée des molaires et des dents et déclara :
—Vous pouvez fermer la bouche.
À ceci s’opposaient la douleur, les corps étrangers et même la souffrance morale que lui produisait la confrontation avec le miroir. Le lendemain, Vidal se réveilla mal en point et avec de la fièvre. Son fils lui conseilla d’aller voir le dentiste ; or lui, il ne voulait plus rien avoir à faire avec cet individu. Il resta au lit, malade et triste, sans même se risquer, durant les premières vingt heures, à boire un maté. La faiblesse accrut son chagrin ; la fièvre lui fournissait des prétextes pour rester dans sa chambre. Le mercredi vingt-cinq juin, il décida venir à bout de cette situation. Il irait au café,  pour jouer son habituelle partie de « truco ». Il se dit que la nuit était le meilleur moment pour aborder les amis.

***

Irène nous propose sa traduction :

Lundi 23 - mercredi 25 juin

Isidoro Vidal, connu dans le quartier sous le nom de don Isidoro, ne quittait pratiquement plus sa chambre et ne se montrait plus depuis le lundi précédent. Sans doute plus d’un locataire et en particulier les filles de l’atelier de couture de la pièce qui était en face, le surprenaient-ils de temps à autre à l’extérieur de son refuge. Les distances,  dans cette grande bâtisse populeuse, étaient considérables et, pour atteindre les toilettes, il fallait traverser deux cours. Confiné dans sa chambre attenante à celle de son fils Isidorito, il se retrouva alors détaché du monde. Le jeune homme, alléguant du sommeil en retard dû à son travail de surveillant dans un cours du soir de la rue Las Heras,  égarait en général le journal que son père attendait anxieusement, de même qu’il oubliait de façon persistante, sa promesse de porter la radio chez l’électricien. Privé de cet engin vétuste, Vidal regrettait les quotidiennes « conversations autour du poêle » d’un dénommé Farrell, que l’opinion publique désignait comme le chef secret des Jeunes Turcs, mouvement qui brilla comme une étoile filante dans notre longue nuit politique. Face à ses amis qui maudissaient Farrell, il prenait sa  défense, même si c’était avec tiédeur ; il est vrai qu’il déplorait les arguments du chef, car il étaient plus enflammés que raisonnables ; il condamnait ses calomnies et ses mensonges, mais n’occultait pas l’admiration qu’il avait pour ses dons d’orateur, admiration liée à la chaude tonalité de cette voix bien de chez nous et, se déclarant objectif, il lui reconnaissait comme à tous les démagogues, le mérite de conférer la conscience de leur propre dignité à des milliers de parias., Les responsables de cette retraite – trop prolongée pour ne pas être dangereuse – furent un vague mal aux dents  et l’habitude de mettre sa main devant la bouche. Un après-midi, alors qu’il  revenait du fond, il fut  surpris par la question :
— Que vous arrive t-il ?
Il ôta sa main et regarda avec perplexité son voisin Bogliolo. En effet, celui-ci l’avait salué. Vidal répondit avec empressement :
— Rien, monsieur.
— Comment-ça, rien ? protesta Bogliolo qui, tout bien considéré avait une expression un peu bizarre. Pourquoi mettez-vous votre main devant la bouche ?
— Une dent. J’ai mal. Ce n’est rien – répondit il en souriant.
Vidal était plutôt petit,  maigre, avec une chevelure qui commençait à s’éclaircir et un regard triste qui s’adoucissait lorsqu’il souriait. Le dur tira un carnet de sa poche, écrivit un nom et une adresse, arracha la feuille et la lui tendit en lui expliquant :
— Un dentiste. Allez-y de ce pas. Il va vous remettre à neuf.
Vidal se rendit au cabinet cet après-midi là. Tout en se frottant les mains, le dentiste lui expliqua qu’à un certain âge, les gencives comme si elles étaient faites de boue, ramollissent de l’intérieur et que bien heureusement, la science dispose maintenant d’un remède pratique : l’extraction de toute la dentition et son remplacement par une autre plus appropriée. Après avoir annoncé une somme globale ; l’homme procéda à la patiente opération de boucherie ; enfin, sur la chair tuméfiée, il implanta des molaires et des dents,  puis signala :
— Vous pouvez fermer la bouche.
A cela s’opposaient la douleur, les corps étrangers voire même une certaine contrariété induite par la confrontation avec le miroir. Le lendemain au réveil, Vidal ressentit un malaise et de la fièvre. Son fils lui conseilla d’aller chez le dentiste ; mais lui ne voulait plus entendre parler de cet individu. Il resta au fond du lit, malade et contrarié, sans même oser boire un maté pendant les vingt premières heures. La faiblesse amplifia la contrariété ; la fièvre lui donnait des prétextes pour rester en chambre et ne pas se montrer.
Le mercredi 25 juin il décida d’en finir avec une telle situation. Il irait au café, jouer à l’habituelle partie de cartes. Il se dit que la nuit était le meilleur moment pour affronter ses amis.

***

Nadia nous propose sa traduction :

Lundi 23 — mercredi 25 juin
ISIDORO VIDAL, connu dans le quartier sous le nom de don Isidro, ne sortait pratiquement pas de chez lui ni ne se laissait voir depuis lundi dernier. Nulle doute que plus d’un locataire et, surtout, les filles de l’atelier de couture de la salle d’en face, le surprenaient de temps en temps hors de son refuge.  Les distances, à l’intérieur du grand édifice populeux étaient considérables et, pour atteindre les sanitaires, il fallait traverser deux cours. Confiné dans sa chambre, mitoyenne de celle de son fils Isidorito, il se retrouva alors coupé du monde. Le jeune homme,  alléguant du sommeil en retard parce qu’il travaillait comme gardien à l’école nocturne de la rue Las Heras, avait l’habitude d’égarer le journal que son père attendait avec impatience et oubliait constamment sa promesse d’emmener la radio chez l’électricien. Privé de ce vétuste appareil, Vidal regrettait les quotidiennes “ discussions autour du feu” d’un certain Farrell,  que l’opinion désignait comme étant le chef secret des Jeunes-Turcs,  mouvement qui brilla telle une étoile filante dans notre longue nuit politique. Face à ses amis, qui exécraient Farrell,  il le défendait, et pas mollement ; certes, il déplorait les arguments du caudillo, plus enflammés que raisonnables ; il condamnait ses calomnies et ses mensonges mais il ne cachait pas son admiration pour ses talents d’orateur, pour la chaude tonalité de cette voix tellement nôtre et, se déclarant objectif, il reconnaissait en lui et dans tous les démagogues le mérite de conférer la conscience de sa propre dignité à des millions de parias., Etaient responsables de cette retraite — trop prolongée pour ne pas être dangereuse — une sourde douleur de molaires et l’habitude de mettre sa main devant sa bouche. Une après-midi,  alors qu’il revenait du fond du bâtiment, il entendit,  tout surpris,  la question suivante :
— Qu’est-ce qui vous arrive ?
Il ôta sa main et regarda perplexe son voisin Bogliolo. En effet,  celui-ci l’avait salué. Vidal répondit diligemment :
— Rien,  monsieur.
— Comment ça, rien ? protesta Bogliolo qui, tout bien observé, avait quelque chose d’étrange dans l’expression. Pourquoi mettez-vous votre main devant votre bouche ?
— C’est une molaire. Elle me fait mal. Ce n’est rien, répondit-il en souriant.
Vidal était plutôt petit, mince, avec des cheveux qui commençaient à s’éclaircir et un regard triste qui devenait doux quand il souriait. Le maton sortit un carnet de sa poche, il y inscrit un nom et une adresse, arracha la feuille et lui tendit en même temps qu’il l’informait :
— C’est un dentiste. Allez-y dès maintenant. Il va vous laisser comme neuf.
Vidal se rendit au cabinet l’après-midi même. En se frottant les mains, le dentiste lui expliqua qu’à un certain âge, les gencives, comme si elles étaient faites d’argile, s’amollissent à l’intérieur et qu’heureusement, aujourd’hui, la science dispose d’un remède pratique : l’extirpation de toute la denture et son remplacement par une autre plus appropriée. Après avoir mentionné le montant global de l’opération ; l’homme procéda à la patiente boucherie ; pour finir,  il fixa les molaires et les dents sur la chair tuméfiée puis il déclara :
—Vous pouvez fermer la bouche.
Mais s’y opposaient la douleur, les corps étrangers et la peine morale que lui causait sa confrontation avec le miroir. Le lendemain, Vidal se réveilla malade et fiévreux. Son fils lui conseilla de se rendre chez le dentiste ; mais lui, il ne voulait pas en entendre parler. Il resta au lit, malade et accablé, sans oser, les premières vingt heures, prendre un maté. La faiblesse accentua l’ennui ; la fièvre lui donnait un prétexte pour rester dans la chambre et ne pas se laisser voir.,
Mercredi 25 juin, il décida de mettre fin à cette situation. Il irait au café pour jouer à l’habituelle partie de truc. Il pensa que la nuit était le meilleur moment pour aborder ses amis.

***

Elise nous propose sa traduction :

Texte 2 - Journal de la guerre du cochon., Lundi 23 – mercredi 25 juin.
Depuis le lundi précédent, Isidoro vidal, plus connu dans le quartier en tant que Don Isidro,  ne sortait pratiquement pas de la pièce,  ne se laissait voir par personne. Mais naturellement,  plus d’un locataire, et surtout les filles de l’atelier de couture de la salle d’en face, le surprenaient de temps en temps hors de son refuge. Les distances, à l’intérieur de cette bâtisse grouillant de monde, étaient considérables ; rien que pour arriver aux toilettes, il fallait traverser deux patios. Confiné dans sa chambre, voisine de celle de son fils Isidorito, il resta ainsi coupé du monde. Le garçon, prétextant avoir du sommeil en retard parce qu’il travaillait comme gardien pendant les cours du soir à l’école  de la calle Las Heras, avait pris pour habitude d’égarer le journal que son père attendait avec anxiété, et oubliait continuellement sa promesse d’emmener le poste de radio chez l’électricien. Les quotidiennes « charlas de fogón» d’un certain Farell manquaient à Vidal, désormais privé de ce vétuste appareil. L’opinion publique désignait ce Farell comme chef secret des Jeunes Turcs, mouvement qui brilla tel une étoile filante au cours de notre longue nuit politique. Face à ses amis qui l’avaient en horreur, il le défendait. Avec tiédeur, certes, car, c’est vrai, il déplorait les arguments du caudillo, plus frénétiques que raisonnables. Il condamnait ses calomnies et ses mensonges, toutefois, il ne cachait pas son admiration pour ses dons d’orateur, pour la tonalité chaleureuse de cette voix si proche, et, prônant l’objectivité, il lui reconnaissait, à lui et à tous les démagogues, le mérite de faire prendre conscience à des millions de parias de leur propre dignité.
Une vague douleur de dents et la manie de porter une main à sa bouche furent les responsables de cette retraite – bien trop prolongée pour ne pas être dangereuse. Une après-midi, alors qu’il revenait de l’intérieur, il entendit,  non sans surprise, la question :
— Qu’est-ce qui vous arrive ?
— Rien, Monsieur.
— Comment ça, rien ? Protesta Bogliolo qui, en y regardant de plus près, avait un air un peu bizarre. Pourquoi portez-vous la main à la bouche?
—Une dent. Elle me fait mal. Ce n’est rien, répondit-il en souriant.
Vidal était plutôt petit, maigre, avec des cheveux qui commençaient à s’éclaircir et un regard triste, qui devenait doux dès qu’il souriait. Le voyou sortit de sa poche un carnet, y écrivit un nom et une adresse,  arracha la page et la lui donna, en expliquant :
— Un dentiste. Allez-y dès aujourd’hui. Il va vous remettre d’aplomb.
Vidal se rendit au cabinet cette même après-midi. En se frottant les mains, le dentiste lui expliqua qu’à partir d’un certain âge, les gencives, comme si elles étaient faites de boue, se ramollissaient de l’intérieur, mais qu’heureusement, grâce à la science, il existait à présent un remède bien pratique : l’ablation de toute la dentition et son remplacement par une autre, plus appropriée. Toute en mentionnant une somme globale, l’homme procéda à cette patiente boucherie ; et finalement, sur cette chair tuméfiée, il disposa des molaires et des dents, puis dit :
—Vous pouvez fermer la bouche.
Mais s’opposaient alors à lui la douleur,  les corps étrangers, et surtout la souffrance morale que lui inspirait la confrontation avec le miroir. Le lendemain, Vidal se réveilla avec douleur et fièvre. Son fils lui conseilla de rendre visite au dentiste ; sauf que lui, il ne voulait plus rien savoir de cet individu. Il demeura allongé sur le lit, malade et affligé, sans même se risquer à prendre un maté pendant les vingt premières heures. Sa faiblesse renforça sa peine ; la fièvre lui donnait des prétextes pour pouvoir rester dans sa chambre et empêcher les autres de le voir.
Le mercredi 25 juin, il décida d’en finir avec cette situation. Il irait au café, pour faire sa petite partie habituelle de truco. Il se dit que la nuit était sûrement le meilleur moment pour aborder ses amis.

dimanche 6 janvier 2013

Question de lexique

Que signifie le terme = CÉNOBITE ?

samedi 5 janvier 2013

Projet Élodie – phrases 4-6

— ¿Por qué se pelean? —le pregunté una vez.
— Por los preservativos —me contestó—. Se los comen.

Traduction temporaire :
— Pourquoi se battent-elles ? — lui ai-je demandé une fois.
— Pour les préservatifs — m'a-t-elle répondu. Elles les mangent.

Petit lexique culinaire – B

[Je laisse les définitions, quand il y en a, pour vous aider à trouver l'espagnol. Dans la version définitive, je supprimerai…]

BABA AU RHUM
babá al rhum / babá al ron / babá

BABEURRE
Suero de leche, mais on peut aussi trouver « suero de mantequilla » ou « mazada »

BADIANE
Badián pour l’arbre, badiana pour le fruit

BADIGEONNER
Untar

BAIE (fruit)
baya

BAIN-MARIE
Baño maría

BALLOTINE
ballotine ó "paquete"

BANANE
Plátano
banana (AM),

BAR (poisson)
Lubina ; Sábalo ; Rábalo ; Baila ; Cherne (Canaries) ; Mero (Canaries) ; Robaliza (femelle)

BARBEAU
Barbo

BARBECUE
Barbacoa
Asado (AM)

BARBUE
Remol (parfois orthographié Rémol) ;  Rombo ; Rodaballo ; Corujo

BARDE
Barda

BARDER
Albardar

BARTAVELLE
Perdiz griega

BASILIC
Albahaca

BATAVIA
Batavia

BATTRE
batir

BATTERIE
batería de cocina

BAUDROIE
rape (m.) ou pejesapo (m.)

BAVAROIS
tarta de natillas

BAVETTE
Babilla ou Arrachera (Mexique)

BÉCASSE
becada

BÉCASSINE
agachadiza

BEIGNET
buñuelo

BERGAMOTE
bergamota

BETTE/BLETTE
acelga 

BEURRE
Mantequilla, manteca (AM)
BEURRE EN POMMADE
Mantequilla pomada
UNE NOIX DE BEURE
Una nuez de mantequilla
BEURRE BLANC
Beurre blanc
BEURRE CLARIFIÉ
Mantequilla clarificada
BEURRE D'ANCHOIS
Mantequilla de anchoas
BEURRE DE CACAO
Manteca de cacao
BEURRE DEMI-SEL
Mantequilla semi-salada
BEURRE D'ESCARGOT
Mantequilla de caracol
BEURRE DOUX
Mantequilla dulce
BEURRE FONDU
Mantequilla derretida
BEURRE MAÎTRE D'HÔTEL
Mantequilla Maître d’Hôtel
BEURRE NOIR
Beurre noir ou mantequilla negra

BEURRER
Untar con mantequilla

BICARBONATE DE SOUDE

Bicarbonato sódico

BICHE
Cierva

BIEN CUIT
Bien hecho

BIÈRE

Cerveza
BIÈRE BLONDE
Cerveza rubia
BIÈRE EN BOUTEILLE
Cerveza de botella
BIÈRE PRESSION
Cerveza de barril ou cerveza a presión

BIÈRE D'ABBAYE
Cerveza de abadía
BIÈRE AMBRÉE
Cerveza ambrée ou cerveza dorada
BIÈRE BLANCHE
Cerveza blanca ou cerveza de trigo
BIÈRE BRUNE
cerveza brune ou cerveza negra

BIFTECK
Bistec, Filete, Bife (AM)

BIGARREAU
cereza blanca

BIGORNEAU
Bígaro, Caracolillo

BISCOTTE
Biscote

BISCUIT À LA CUILLER
Biscuit a la cuchara
BISCUIT ROULÉ
Biscuit enrollado
BISCUIT SALÉ
Biscuit salado
BISCUIT SEC
Biscuit seco

BISQUE DE HOMARD
Sopa de cangrejos

BLANC
Caldo blanco o blanco

BLANC DE POULET
Pechuga de pollo

BLANC DE POIREAU
Blanco de puerro

BLANCHIMENT
Blanqueo

BLANCHIR
Blanquear o escaldar (pour la cuisson à l’eau bouillante)

BLÉ
Trigo

BLÉ NOIR
Alforfón, Trigo sarraceno

BLEU
Poco hecho o poco cocido


BLONDIR
Sancochar

BLOQUER
Enfriar ; atemperar

BOUEF
Buey
BOEUF (viande de bœuf)
Res
BOEUF - Aloyau
Solomillo
BOEUF - Collet / Collier
Pescuezo
BOEUF - Contre-filet
Lomo alto
BOEUF - Côte de bœuf
Chuleta de buey
BOEUF - Daube de bœuf
Buey en adobo
BOEUF - Entrecôte
Entrecot
BOEUF - Faux filet
Lomo alto
BOEUF - Filet de bœuf
Lomo bajo de buey
BOEUF - Gite à la noix
Redondo
BOEUF - Jarret
Jarrete
BOEUF - Langue
Lengua
BOEUF - Paleron
Espaldilla
BOEUF - Poitrine
Pecho
BOEUF - Rôti de bœuf
Asado de buey
BOEUF - Rumsteak
Cadera de buey
BOEUF - Tournedos
Tournedó

BOIRE

Imbibir(se)

BOITE DE CONSERVE
Lata de conservas

BOLET
Boleto comestible + calabaza o seta de calabaza o seta calabaza,  seta de Burdeos,  cepe de Burdeos (qui désignent aussi un cèpe).

BONBON
Caramelo

BONITE
Bonito

BOTTE DE CIBOULETTE
Manojo de cebolleta

BORDURE
Bordura

BOUDIN NOIR
Morcilla
BOUDIN BLANC
Morcilla blanca

BOUILLANT
Hirviente

BOUILLIR
Hervir (liquide), cocer (aliments)

BOUILLON
Caldo
BOULLON DE LÉGUMES
Caldo de verduras
BOUILLON DE VIANDE
Caldo de carne

BOULETTES DE VIANDE
Albóndigas

BOULER
Bolear

BOUQUET GARNI
Ramillete de hierbas (aromáticas)

BOURRACHE
borraja

BRAISAGE
Braseado o breseado
BRAISÉ
Braseado o breseado
BRAISER
Asar a la brasa

BREBIS
Oveja

BRÈME
Brema

BRIDE

Cordel de cocina

BRIDER
Atar (mais certaines recettes “brider” est conjugué en espagnol)

BROCHE
espetón, brocheta
CUIT À LA BROCHE
asado al espetón 

BROCHET
Lucio

BROCHETTE
pincho/broqueta

BROCOLI
Brécol, Bróculi, Brócoli

BROSSER
Cepillar

BROUILLER
Revolver

BROYER
Moler, Triturar

BRUGNON
griñón

BRÛLER
Quemar

BRUNOISE
Brunoise

BUFFET
Bufé, buffet

BUISSON
Buisson (en buisson : en buisson)

BULOT
bocina (buccinum undatum) o caracoles de mar 

Projet Céline – phrase 50

Al pensar en estas últimas palabras se dio cuenta de que iba saliendo, sin embargo,  tal como lo hacían los otros compañeros de viaje,  rumbo a la salida de la estación, a la grande estación que indicaba un nombre, cualquier nombre, el que ahora necesitaba, no, él no tenía que iba a tomar un taxi ni a ingresar en la oficina de un hotel, él no tenía que salir de la estación,  ya había hecho demasiado con salir del tren, pero esto último, este necesario y fatal movimiento que todavía lo unica al mundo, tendría que hacerlo siempre, no había otra manera que salir de sus deseos, que cumplirlos, que bajarse de un tren y subirse a otro, algo infantil, algo sensorial de locura, pero que en su situación, era una determinación tan profunda, tan estudiada y acostumbrada como la que el tipo que desde hace muchos anos se prometió a sí mismo, después de una borrachera o antes de una borrachera, una noche de eterno insomnio: cuando cumpla treinta y tres años me suicidaré.

Traduction temporaire :
Toutefois, en réfléchissant à ces dernières paroles, il se rendit compte qu’il se dirigeait – comme ses compagnons de voyage – vers la sortie de la gare, de la grande gare qui affichait un nom, n’importe quel nom, celui dont il avait à présent besoin ; non,  lui,  il n’avait pas à prendre de taxi ni à s’enregistrer à la réception d’un hôtel, il n’avait pas à sortir de la gare, il en avait déjà suffisamment fait en descendant du train, mais cela, ce mouvement nécessaire et fatal qui l’unissait encore au monde, il devrait l’accomplir constamment, il n’y avait pas d’autre moyen que d’échapper à ses désirs, que de les réaliser, que de descendre d’un train et montrer dans un autre,  quelque chose d’enfantin, quelque chose d’une folie sensorielle, mais qui, dans sa situation, était une détermination aussi profonde, aussi étudiée et habituelle que celle du type qui, depuis de nombreuses années, s’est promis à lui-même, après une ivresse ou avant une ivresse, une nuit d’éternelle insomnie : quand j’aurai atteint l’âge de trente-trois ans,  je me suiciderai.

Projet Elena – phrase 25

El fuego se anidó en el extremo de la madera.

Traduction temporaire :
La flamme vint se nicher au bout du bâton.

Projet Elena – phrase 24

Cuidándose del agua caliente y de no pisar las partes quebradizas del piso, que eran como una cáscara puesta por encima de un subsuelo donde corría el agua de fuego, apoyó una rama en la pared al rojo.

Traduction temporaire :
Tout en se gardant de s'approcher de l'eau chaude et de marcher sur les parties fissurées du sol, qui ressemblait à une coquille posée sur le sous-sol, là où coulait l'eau bouillante, il appuya une branche sur le mur chauffé au rouge.

Projet Elena – phrases 22-23

Cuando el fuego dormía se volvía de color rojo y también quemaba,  pero un poco menos. Y no se subía a los pelos.

Traduction temporaire :
Lorsque le feu dormait, il devenait rouge. Il ne cessait pas de brûler, certes, mais un peu moins cependant. Là, quoi qu'il en soit, ses poils ne risquaient rien.

Les Ollantay – phrases 298-299

Me tomo un vaso de agua, le digo chau y le doy un beso en la mejilla. Ella me mira unos segundos sin decir nada lo que me hace sentir incómodo así que le dije ahí nos vemos.

Traduction temporaire :
Je bois un verre d’eau, lui dis ciao et l’embrasse sur la joue. Elle me regarde quelques secondes en silence. Comme ça me met mal à l’aise, je me crois obligé d'ajouter qu’on se voit plus tard.

Les Ollantay – phrases 296-297

Yo le digo que no le había enseñado nada, que tenía que mandarla de fiesta y a probar drogas. Me dice que cuando están en celo algunas gatas maúllan y se ponen tan insoportables que algunos dueños las masturban un poco para que los dejen en paz.

Traduction temporaire :
Je lui rétorque qu’elle ne lui a rien appris, qu’elle devrait l’envoyer à des fêtes et lui faire essayer des drogues. Elle me répond que quand elles sont en chaleur, certaines chattes miaulent et deviennent si insupportables que leurs maîtres les masturbent un peu pour avoir la paix.

Les Ollantay – phrases 294-295

Ella me dice sí, se parecen a sus dueños y me arrepiento un poco de haberlo dicho. Me dice que su gata necesita ver más gente.

Traduction temporaire :
Elle me répond oui, ils ressemblent à leurs maîtres, et je regrette un peu d'avoir dit ça. Elle ajoute que sa chatte a besoin de voir davantage de monde.

Projet Hélène / Audrey – phrase 78

Sergio, que había oído que hay que matar a las garrapatas antes de sacarlas, se prendía un 43/70 con olor a bosta de caballo, calaba hondo para formar una brasa y acercaba la punta a una de las garrapatas.

Traduction temporaire :
Sergio,  qui avait entendu dire qu'il fallait tuer les tiques avant de les enlever, allumait une de ces cigarettes brunes qui sentaient le crottin de cheval, aspirait une grosse bouffée pour faire une braise, puis l'approchait de la bête.

Projet Hélène / Audrey – phrase 77

Oyéndolo, Martín levantaba la pata para rascarse la oreja llena de pulgas o una garrapata en el cuello.

Traduction temporaire :
Tout en l'écoutant, Martín levait la patte pour gratter son oreille infestée de puces ou une tique qu'il avait dans le cou.

Projet Hélène / Audrey – phrase 76

Se sentaban uno al lado del otro y Sergio le contaba de cuando era chico y había visto unas ratas devorar a un perro de su tamaño.

Traduction temporaire :
Ils s'asseyaient l'un à côté de l'autre ; Sergio lui racontait la fois où, petit, il avait vu des souris dévorer un chien de la même taille que lui.

Les Pikimachay – phrase 213

Y si no lo recordabas, si por a o b motivo lo sacaste de tu memoria, yo te lo traigo, Mamey, porque sé que leerás este libro.

Traduction temporaire :
Et si tu ne te le rappelais pas, si pour une raison x ou y ça te sortait de la tête, je te rafraîchirais la mémoire, Mamey – car je sais que tu liras ce livre.

Projet Céline – phrase 49

En primer lugar, a él no lo esperaba nadie en esa estación, como nadie lo había despedido cuando tomó el primer tren.

Traduction temporaire :
En premier lieu, lui, personne ne l’attendait dans cette gare, de même que personne ne lui avait dit au revoir quand il avait pris le premier train.

Projet Elena – phrase 21

Si apoyaba una rama seca en la piedra brillante el fuego se abrazaba a la rama y luego se dormía.

Traduction temporaire :
S'il posait une branche sèche sur la pierre étincelante, elle prenait feu et les flammes se rendormaient immédiatement après.

Projet Elena – phrase 20

A la distancia de un brazo, nada más, la pared continuaba con ese brillo de fuego y su olor a espíritu del mal.

Traduction temporaire :
À la distance d'un bras, pas plus, le mur conservait son éclat et son odeur d'esprit maléfique.

Projet Elena – phrase 19

Cerca de este flujo, de por lo menos dos hombres de ancho en la época de lluvias, la pared se mantenía fría lo suficiente como para acercarse.

Traduction temporaire :
Près de cet écoulement, d'une largeur d'au moins deux hommes lors de la saison des pluies, le mur demeurait suffisamment froid pour qu'on s'en approche.

Projet Nadia 2 – phrase 52

Agarró un post-it amarillo, cogió un bolígrafo de una lata vieja y escribió.

Traduction temporaire :
Elle attrapa un post-it jaune, prit un stylo dans une vieille boîte métallique et écrivit.

Projet Nadia 2 – phrase 51

Ya empieza a salir el sol, váyanse a la cama.

Traduction temporaire :
Le soleil commence à se lever, allez vous coucher.

Projet Céline 2 – phrase 246

Todavía se acordaba de la última imagen: Adriana sonriendo, los ojos brillantes, las manos en la panza; Arturo con la aguja de tejer escondida atrás de la espalda.

Traduction temporaire :
Il se souvenait encore de la dernière image : Adriana souriant, les yeux brillants, les mains sur le ventre ; Arturo avec l’aiguille à tricoter cachée derrière son dos.

Projet Céline 2 – phrases 244-245

Adriana le besó la punta de la nariz. “Sos tontito”, dijo y Arturo se puso de pie y empezó a buscar en los cajones.

Traduction temporaire :
Adriana avait déposé un baiser sur le bout de son nez. « T’es bête », avait-elle déclaré. Puis Arturo s’était levé et avait commencé à fouiller dans les cartons.

Projet Céline 2 – phrase 243

“Dejame que yo arreglo todo”, se escuchó otra vez, una grieta en el techo, una mancha de humedad, el reflejo de alguna luz que llegaba desde la vidriera.

Traduction temporaire :
« Laisse-moi arranger tout ça », s’était-il encore entendu dire ; une fissure au plafond, une tache d’humidité, le reflet d’une lumière provenant de la vitrine.