jeudi 11 septembre 2014

Projet Hélène 3 – phrases 89-95

¿Cómo dejarlo todo si eso era lo único que tenían? ¿Adónde iban a ir? ¿Y Zoya? Nadie quiso responder por el paradero de su esposo. Un soldado le dijo que muchos de los bomberos habían sufrido quemaduras y que por eso fueron transferidos a un hospital lejos de la ciudad. No pudo averiguar más porque la ciudad era un caos. Estaban sacando a todos de sus casas, de los edificios, las tiendas, los lugares de trabajo.

Traduction temporaire :
Comment tout quitter si c'était tout ce qu'ils avaient ? Où iraient-ils ? Et Zoya ? Personne ne voulut lui dire où se trouvait son mari. Un soldat lui affirma que beaucoup de pompiers souffraient de brûlures et qu'ils avaient été transférés dans un hôpital de la périphérie. Elle ne put obtenir davantage d’informations parce que la ville était un véritable chaos. On délogeait les habitants de leur maison, des bâtiments, des boutiques, des lieux de travail.

Projet Justine / Maxime – phrases 127-135

¿Últimos meses? —dijo Aguinaga—. ¡Me dejaron afuera a principio de año! Puse mi sangre, de buena voluntad. Esto se termina acá, doctor.
Fansi Carlon levantó la frente.
Recuerdo cuando luchabas, cuando estabas en contra de las enfermedades y vicios que nos someten día a día. ¿Cuándo cambiaste de parecer?
No me distraiga, profesor. Apague el sustentador.

Traduction etemporaire :
— Ces derniers mois ? s'emporta Aguinaga. Vous m'avez écarté au début de l'année ! J'ai donné mon sang de mon plein gré. Ça s'arrête là, docteur. 
Fansi Carlon releva la tête : 
— Je me rappelle quand tu luttais, quand tu t'opposais aux maladies et aux vices qui nous font plier jour après jour. Quand as-tu changé d'avis ?

— Ne détournez pas mon attention, professeur. Débranchez le sustentateur !

Projet Nadia – phrase 75

Este honorable y corto fragmento poético pareciera escrito ahora mismo en Chile, en la cárcel de Iquique. Y no es una casualidad haberlo escogido, porque ahora, en la hora de ahora, toda nuestra enjuta patria, todo el largo, esquelético, despedazado Chile, está escribiendo sus cartas de amor, de adios, de esperanza, de des - esperanza, en la cárcel de Uquique.

Traduction temporaire :
Cet honorable et court fragment poétique aurait parfaitement pu être écrit aujourd’hui même au Chili, dans la prison d’Iquique. Et l’avoir choisi n’est pas un hasard, parce qu’aujourd’hui, à l’heure d’aujourd’hui, toute notre maigre patrie, tout notre long, squelettique et dépecé Chili, est en train d’écrire ses lettres d’amour, d’adieu, d’espoir, de désespoir, dans la prison d’Uquique.

Projet L'ébène – phrase 15

No quiere abrir el pico, y ella le mete el puré por un lateral que parece una sonrisa amarilla y blanda.

Traduction temporaire :
Comme il ne veut pas ouvrir le bec, elle lui enfonce sa purée sur un côté, qui ressemble à un sourire jaune et doux.

mercredi 10 septembre 2014

Projet Nadia – phrase 74

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habla con Rojas
si no está preso, no llores,
el mundo tiene demasiadas
lágrimas, hace falta otra cosa
y aquí te digo hasta pronto, te
abrasa y besa tu esposo amante
Arturo Carrión Cornejo, cárcel
de Iguigue.

Traduction temporaire :
va voir Rojas
s’il n’est pas arrêté, ne pleure pas,
le monde à trop
de larmes, il lui faut autre chose,
bon, je te dis à bientôt, je
t’embrasse, ton mari qui t’aime
Arturo Carrion Cornejo, prison

d’Iquique.

Projet Élodie 9 – phrases 61-62

Raúl corre a esconderse detrás del sillón; siempre busca un lugar que lo cubra; seguro que ya se hizo pis; en eso es como yo, no habla, no dice nada, pero se hace pis. Siento que el piso es una greda negra, blanda, viscosa, como si me fuera tirando para abajo, mis pies se hunden, las piernas se aflojan, mi cuerpo empieza a temblar, se me traba la mandíbula; voy cayendo, cayendo como si me tragara un pozo, y solo me aparece una imagen: yo, pequeña, en ese ropero oscuro donde papá siempre me encerraba después de darme diez cinturonazos.

Traduction temporaire :
Raúl court se cacher derrière le fauteuil, il cherche toujours un lieu où se tapir ; je suis sûre qu'il a fait pipi dans son pantalon. Pour ça, il est comme moi, il ne parle pas, ne dit rien, mais il se fait dessus. J'ai l'impression que l'appartement est en argile noire, molle, visqueuse, comme si elle me tirait vers le bas : mes pieds s'enfoncent, mes jambes me lâchent, mon corps commence à trembler, ma mâchoire s'ankylose. Je suis en train de tomber, tomber comme si un puits m'avalait et une seule image m'apparaît : moi, petite, dans cette penderie obscure, où papa m'enfermait toujours après m'avoir donné dix coups de ceinture.

mardi 9 septembre 2014

Projet Sabrina 4 – phrases 14-18

Salimos del río y yo no paraba de darle besos, ¿recuerda? Amanda mientras nos observaba a lo lejos. Ella no sonreía y yo pensé que eran los celos. Hoy sé con certeza que no se trataba de eso. En realidad, nunca me planteé el porqué del carácter tan serio de mi hermana. Supongo que lo achaqué a algo innato, probablemente a los genes de la abuela.

Traduction temporaire :
Une fois sortis de là, je ne pouvais m'arrêter de vous embrasser ; vous vous en souvenez ? Pendant ce temps, Amanda nous observait, de loin. Elle ne souriait pas et je m'étais dit qu'elle était jalouse. Aujourd'hui, je sais avec certitude que ce n'était pas cela. En fait, je ne me suis jamais demandé pourquoi ma sœur était si sérieuse. Je suppose que j'attribuai ce trait de caractère à quelque chose d'inné, probablement aux gènes de notre grand-mère.

Projet Sabrina 3 – phrase 50

Durante toda la jornada una febril actividad dominaba el despacho: los secretarios entraban y salían con cartas, cotizaciones, balances y otros papeles cuyo contenido nunca pude descifrar, las reuniones se sucedían y en ellas desempeñaban un rol destacado extraños aparatos que, según comprobé, aportaban información desde los lugares más remotos, ya sea verbalmente o por escrito.

Traduction temporaire :
Tout au long de la journée, une activité fébrile régnait dans le bureau : les secrétaires allaient et venaient avec des lettres, des factures, des bilans et autres papiers dont je ne pus jamais déchiffrer le contenu ; les réunions s'enchaînaient, où d'étranges appareils jouaient un rôle important. D'après ce que je pus constater, ils fournissaient des informations en provenance des contrées les plus lointaines, soit verbalement, soit par écrit.

Projet Manon / Justine – phrase 99

Se proclamó vencedor y decidió poner con más vitalidad pepitas verdes, amarillas al sol, madurando granate para secarse grises y tostarse carmelitas, como si fuera lo más sencillo para él aquel tránsito de la depresión a la euforia.

Traduction temporaire :
Il se proclama vainqueur et décida de mettre plus d'ardeur à donner des grains : d'abord verts, puis jaunes au soleil, ils deviendraient grenat en arrivant à maturité, gris en séchant et marron en grillant, comme si, pour lui, il n’y avait rien de plus facile que ce passage de la dépression à l’euphorie.

lundi 8 septembre 2014

Projet Aurélie – phrases 28-29

Consuelo no tenía clientes sino esclavos, señores que empezaron tirándosela duro y parejo pero que terminaron contándole sus pleitos caseros y creando una suerte de dependencia. A Consuelo le pedían lo que nunca se atrevían a pedirle a sus esposas: que se las soplara o que se dejara cachar por atrás, pero también que les pegara o que los pintara como mujeres: con sombras, rimmel, lápiz de labios y todo.

Traduction temporaire :
Consuelo n'avait pas des clients, mais des esclaves, des hommes qui commencèrent par la baiser sauvagement et finirent par lui raconter leurs problèmes conjugaux, créant ainsi un lien de dépendance. Ils lui demandaient ce qu'ils n'osaient jamais demander à leur femme : qu'elle les suce ou qu'elle se laisse prendre par derrière, qu'elle les frappe ou les maquille comme des femmes : avec du fard à paupières, du rimmel et même du rouge à lèvres.

Projet Audrey 4 – phrases 81-83

Tendría que soportarla eventualmente en su casa, un día cualquiera que sus padres estuvieran viendo el programa y él llegara de la calle o del instituto muy cansado, con la sola intensión de pasar desapercibido para recostarse. Se imaginaba el sonoro que pase el desgracia´o presidiéndolo antes de entrar en su casa pronta a dejar de serlo… Lo atormentaba pensar que periódicamente se vería obligado a discutir con una persona tan detestable; era eso o callar y dejar que su incomodidad se hiciera cada vez más incomunicable.

Traduction temporaire :
Il devrait probablement la supporter chez lui, un jour où ses parents regarderaient cette émission et où, lui, il rentrerait épuisé d'une sortie ou du lycée, et voudrait juste passer discrètement pour aller se reposer. Il entendait déjà résonner le fameux "faites entrer l'accusé", avant qu'il ne mette en pied dans une maison qui ne serait bientôt plus vraiment la sienne. Il s'inquiétait à l'idée d'être régulièrement obligé de discuter avec une personne aussi détestable. C'était ça ou se taire et laisser son malaise le rendre de plus en plus asocial.

Projet Miroslaba – titre + phrases 1-4

TRANGRESIÓN

Se levantó lentamente. Su cuerpo de mujer estaba dolorido, cansado. Fue a verse en el espejo y comprendió: no tenía alma para nada. En unas horas de semi-sueño, habían transcurrido días, meses, años.

Traduction temporaire :

Gaby Vallejo Canedo (Bolivie)

« Transgression »


Elle se leva lentement. Son corps de femme était endolori, fatigué. Elle alla se regarder dans le miroir et comprit : elle n'avait pas d'âme du tout. Des jours, des mois, des années s'étaient écoulés en quelques heures de somnolence.

Projet Elena 7 – phrases 174-180

Lo vi hace poco por la calle, me contestó ella, y está exactamente igual, quizá con el pelo un poco más blanco. El que está cada vez peor es papá. Apenas puede respirar por el enfisema. Ahora tiene que dormir sentado. Y del resto, mejor ni hablar.
En las pocas veces que volví a la ciudad durante esos años no me decidí a ir hasta el club y ver. Creo que temía tanto que de verdad estuvieran iguales como que hubieran cambiado, que algo en la superficie brillante y pulida sutilmente se hubiera agrietado y ahora pudiera descubrirlo.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires
Il y a peu, je l'ai vu dans la rue, me répondit-elle, et il est exactement pareil, peut-être a-t-il juste les cheveux un peu plus blancs. Celui qui va de pire en pire, par contre, c'est papa. À cause de son emphysème, il a bien du mal à respirer. Maintenant, il doit dormir assis. Quant au reste, il vaut mieux ne pas en parler.
Lors de mes rares retours, au cours de ces années, je ne me décidai pas à aller au club et à les voir. Je crois que je craignais autant qu'ils aient et n'aient pas changé, que quelque chose sur la surface brillante et polie se soit lézardé et qu'à présent, je sois en mesure de m'en apercevoir.

Projet Audrey 4 – phrases 75-80

Hace rato veíamos la historia de una chica adicta al alcohol antiséptico. Pues interrumpiremos eso por hoy, ya volveremos otro día con esa pobre desgraciada. Ahora tenemos algo más candente señoras y señores—. Los aplausos inundaron de nuevo el set. Aura hacía señales al público para que se tranquilizara.
Noa trataba de almorzar; pensaba en la anécdota que tenía para contarle a sus padres y en que esta no sería la única pelea con Aura.

Traduction temporaire :

— Depuis quelques temps, nous nous intéressons au cas d'une jeune fille accro à l'alcool antiseptique. Mais nous allons laisser cela de côté pour aujourd'hui et nous reviendrons prochainement sur le sort de cette pauvre malheureuse. Pour l'heure, nous avons quelque chose d'encore plus brûlant, mesdames et messieurs. Les applaudissement envahirent de nouveau le plateau. Aura faisait signe au public de se calmer.
Noa essayait de déjeuner, pensant à l'anecdote qu'il avait à raconter à ses parents, et que des disputes avec Aura, il y en aurait d'autres.

Projet Lorena 9 – titre + phrases 1-2

ANALIA KARINA CIGANOTTO

La grandota

Era fuerte la grandota, pero no tanto... Golpes y llantos se escuchaban en las tardes.

Traduction temporaire :

Analia Karina Ciganotto (Argentine)

« La grande asperge »

Elle était forte, la grande asperge, mais pas autant… Les soirs on entendait des coups et des larmes.

Projet L'ébène – phrases 13-14

Recuerda un día de cuando tenía diez años. Se ve a ella misma machacando con un mortero saltamontes y hormigas para darle la papilla a un polluelo caído de un nido.

Traduction temporaire :
Elle a en mémoire un jour, quand elle avait dix ans. Elle se voit écrasant dans un mortier des sauterelles et des fourmis pour donner de la bouillie à un oisillon tombé de son nid.

Projet Sonita 16 – phrase 23

En el Deutsche Bank no brindaban información sobre sus clientes excepto cuando había orden de un juez.

Traduction temporaire :
À la Deutsche Bank, ils ne donnaient pas d'informations sur leurs clients, sauf quand il y avait un ordre d'un juge.

dimanche 7 septembre 2014

Projet Sabrina 3 – phrase 49

Es cierto que allí se actuaba según unas normas que antes habían guiado la conducta de mis adoradores, pero tras la puerta de esa gran sala los valores se subvertían diluidos en la mera apariencia, el respeto se hacía miedo, la admiración lisonja, los honores privilegios, la autoridad despotismo, la abundancia abuso e injusticia, el acuerdo transacción, la cordialidad hipocresía, la razón violencia y, en fin, todo lo que dentro era acierto fuera se convertía en la más vil aberración.

Traduction temporaire :
Nul doute qu'on y agissait conformément aux règles qui avaient auparavant guidé la conduite de mes adorateurs ; sauf que derrière la porte de cette grande pièce, les valeurs s'inversaient, diluées dans la pure apparence : le respect devenait de la peur ; l'admiration, de la flatterie ; les honneurs, des privilèges ; l'autorité, du despotisme ; l'abondance, de l'abus et de l'injustice ; l'accord donné, une transaction ; la cordialité, de l'hypocrisie ; la raison, de la violence ; et, enfin, tout ce qui à l'intérieur était juste se transformait dehors en la plus vile aberration.

Projet Sabrina 4 – phrases 12-13

Aunque ya sabía nadar, mis brazos no eran tan fuertes para resistir aquella corriente y usted no vaciló ni un segundo en lanzarse tras de mí y poner en juego su propia vida. Recuerdo su abrazo salvador cuando ya estaba convencido de que moriría ahogado en aquellas aguas.

Traduction temporaire :
Bien que je susse déjà nager, mes bras n'étaient pas assez forts pour lutter contre le courant et vous n'avez pas hésité une seule seconde à vous lancer à mon secours et à risquer votre propre vie. Je me souviens de votre étreinte salutaire lorsque j'étais déjà convaincu de mourir noyé dans ces eaux.

Projet Morgane 12 – phrases 95-97

Tampoco sé qué hubiera podido decirle porque no me sentía culpable o inmoral obedeciendo pasivamente a mis pulsiones. Sabía, sí, que lo que sentía por Penélope no era nada parecido a lo que me impulsaba a acostarme con Mercedes sin la menor reticencia. Estoy seguro, sin embargo, que si alguien me hubiese preguntado qué era lo que sentía por Penélope, yo me hubiera quedado callado o hubiera dicho cualquier cosa solo para no tener que pensarlo.

Traduction temporaire :
Je ne sais pas non plus ce que j'aurais pu lui dire, parce que je ne me sentais pas coupable et parce qu'il ne me semblait pas immoral d'obéir à mes pulsions. Bien sûr, je savais que ce que je ressentais pour Penélope ne ressemblait en rien à ce qui me poussait à coucher avec Mercedes sans la moindre hésitation. Cependant, je suis certain que si quelqu'un m'avait demandé quels étaient mes sentiments pour Penélope, je me serais tu ou j'aurais changé de sujet, juste pour ne pas avoir à y penser.

Projet Hélène 3 – phrases 79-88

Todo se iba volviendo silencio y luces en el cielo mientras avanzaba la noche. Al otro día, el amanecer tardó en llegar. Una nube oscura cubría a lo lejos la planta. Las radios dejaron de transmitir todo el lunes. Zhulka no quiso enviar a sus hijos al colegio esa mañana. Mientras que Zoya no regresase, ella no los dejaría solos ni un instante. Pero cuando los militares llegaron a Pripyat la mañana del lunes, Zhulka confirmó su temor. Ese incendio no fue como otros. Era sólo cuestión de tiempo para que dieran la orden de evacuar la ciudad. Dejarlo todo. 

Traduction temporaire :
À mesure que la nuit avançait, le ciel devenait silence et lumière. Le lendemain, le jour tarda à se lever. Au loin, un épais nuage planait au-dessus de la centrale. Les radios cessèrent d'émettre toute la journée du lundi. Ce matin-là, Zhulka n’avait pas voulu envoyer ses enfants à l’école. Tant que Zoya ne rentrerait pas, elle refuserait de les laisser un seul instant. Lorsque les militaires arrivèrent à Pripyat, le lundi matin, elle vit ses craintes confirmées. Cet incendie-là n’était pas comme les autres. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’on ne donne l’ordre d’évacuer la ville. Tout quitter.

Question de Lexique

Que signifie le terme : « Niquedouille » ?

Projet Elena 7 – phrases 169-173

En mi nueva vida los olvidé al principio casi por completo. De tanto en tanto un comentario al pasar en alguna carta de mi familia los volvía a traer, como un eco lejano de algo que me había importado alguna vez y que ahora se empequeñecía con el tiempo y la distancia. Mi hermana, por ejemplo, no se olvidaba de consignar cuál de ellos ganaba el Torneo Mayor cada año: la alternancia entre la Sabiduría, la Fuerza y la Elegancia se mantenía imperturbable, como si nuestra ciudad no pudiera dar un tenista que pudiera derrotarlos. En el último año de mi carrera me enteré de que el viejo había ganado otra vez la final. ¿Pero cuántos años tiene ya?, le escribí a mi hermana, ¿no debería estar hecho una ruina?

Traduction temporaire :
Au début, dans ma nouvelle vie, je les oubliai presque complètement. De temps à autre, un commentaire au hasard, dans une lettre de ma famille, les ramenait à ma mémoire, tel un écho lointain de quelque chose qui, un jour, avait revêtu de l'importance pour moi et qui, à présent, rétrécissait grâce au temps et à la distance. Ma sœur, par exemple, n'oubliait pas de m'indiquer lequel d'entre eux gagnait chaque année le Grand Tournoi : l'alternance entre la Sagesse, la Force et l’Élégance restait immuable, comme si notre ville avait été incapable de fournir un joueur qui puisse les battre. La dernière année de mes études, j'appris que le vieux avait encore remporté la finale. Mais il a quel âge maintenant ? écrivis-je à ma sœur, il devrait être décrépit ?

samedi 6 septembre 2014

Projet Hélène 2 – phrases 117-121

Tiene el cuerpo hinchado –dijo, en voz baja.
No me atreví a preguntar ni supe si me lo decía a mí o si se lo decía a sí mismo o si se lo había dicho, en realidad, a mi padre. Lo miré con curiosidad y noté que temblaba. Conmovido, pero sabiéndose observado, se santiguó y solicitó que saliéramos. La gente nos miró pasar hasta que llegamos al corredor y a sus sillas vacías, a las personas fumando bajo el umbral, como si no hubiéramos ido a ningún lugar entretanto.

Traduction temporaire :
— Son corps est tout boursoufflé, dit-il à voix basse.
Je n’osai lui demander, ni ne devinai, s’il me le soufflait à moi, à lui-même ou à mon père. Je le regardai avec curiosité et remarquai qu’il tremblait. Ému, mais se sachant observé, il se signa et demanda à partir. Les gens nous regardèrent, jusqu’à ce que nous arrivions dans le couloir, avec ses chaises vides, ses personnes en train de fumer sur le seuil, comme si, dans l'intervalle, nous n’étions allés nulle part.

Projet Noemi 3 – phrases 29-34

La llenaban de tarjetas. Con el paso del tiempo trascendió los hospitales: visitó regularmente a quienes habían sufrido una pérdida. Los ayudaba a retomar sus actividades. Asistencia durante el duelo, le llamó. Ni qué decir de su vínculo con las funerarias, codo a codo. Mamá se convirtió en la cabeza de la familia.

Traduction temporaire :
Ils la couvraient de cartes de visite. Avec le temps, cela alla au-delà des seuls hôpitaux : elle se mit à rendre régulièrement visite à ceux qui avaient subi une perte et les aidait à reprendre leurs activités. Elle baptisa cela « Assistance pendant le deuil ». Sans parler de ses rapports avec les pompes funèbres, main dans la main. Maman devint le chef de famille.

Projet Manon 3 – phrases 89-106

No me ha entendido, señor García —reinició—. Yo le pregunto por cosas buenas que haya hecho usted, no por regalos que haya recibido.
¿Regalos? —gritó furioso el llamado "Gabo" —. ¿Cuales regalos?
Sí, señor García, regalos. Eso que usted me menciona son regalos, no realizaciones suyas. ¿Comprende eso?
El llamado "Gabo" quedó estupefacto. ¿Cómo era eso de que Cien años de soledad no era una realización de él? ¿Qué diablos ocurría?
¿Cómo "regalos"? —gesticuló impaciente "la máxima gloria latinoamericana de las letras en el siglo XX" —¡Yo escribí Cien años de soledad!
Ahora el otro hombre sonrió.
¿Usted sabe dónde está?
¡Esto es El Juicio Final!, ¿cierto?
Llamémoslo así.
¿Entonces?
Entonces sabrá que aquí ya no usamos eufemismos como es usual en el Planeta Tierra, aquí llamamos a las cosas por su nombre: "Malos" a los malos, "buenos" a los buenos, "regalos" a los regalos.

Traduction temporaire :
— Vous ne m'avez pas compris, Monsieur García, reprit-il. Moi, je vous demande les bonnes choses que vous auriez faites, pas les cadeaux que vous auriez reçus.
— Les cadeaux ? brailla « Gabo », furieux. Quels cadeaux ?
— Oui, Monsieur García, les cadeaux. Les choses que vous mentionnez, ce sont des cadeaux, non des réalisations de votre fait. Comprenez-vous ?
« Gabo » resta stupéfait. Comment ça, Cent ans de solitude n'était pas une réalisation émanant de lui ? Que se passait-il, bon sang ?
— « Des cadeaux » ? vociféra impatiemment « la plus grande gloire latino-américaine des lettres du vingtième siècle ». J'ai écrit Cent ans de solitude, moi !
Là, l'autre homme sourit.
— Savez-vous bien où vous vous trouvez ?
— C'est le Jugement Dernier, non ?
— Appelons-le comme cela.
— Et alors ?

— Et alors vous devez savoir qu'ici, nous n'utilisons pas d'euphémisme comme sur la planète Terre ; ici, nous appelons les choses par leur nom : « mauvais » pour les mauvais, « bons » pour les bons, « cadeaux » pour les cadeaux.

Projet Sabrina 4 – phrases 9-11

Quiero que sepa que usted siempre ha sido mi referencia. Miro hacia atrás y en todos los buenos momentos que observo en mi vida está usted presente, apoyando su mano sobre mi hombro. Recuerdo aquel día, siendo yo un adolescente, en que resbalé junto a la orilla y mi cuerpo cayó al Miño con violencia.

Traduction temporaire :
Je veux que vous sachiez que vous avez toujours été mon modèle. Quand je regarde en arrière et que je revois tous les bons moments de ma vie, vous êtes là, votre main posée sur mon épaule. Je me souviens de ce jour, lorsque j'étais adolescent, où j'avais glissé sur la rive et où mon corps était violemment tombé dans le Miño.

vendredi 5 septembre 2014

Projet Joachim 3 – phrase 87

No pude decir la frase, no pude decir lo de las bombas atómicas, no pude decir lo de los shogunes, no pude decir nada, el animal estaba ahí,  al lado mío, mirándome.

Traduction temporaire :
Je ne pus prononcer ma phrase, je ne pus parler des bombes atomiques, je ne pus parler des shogunes, je ne pus rien dire à cause du bourrin, qui était là, à côté de moi, en train de me regarder.

jeudi 4 septembre 2014

Projet Sabrina 4 – phrases 4-8

Amanda me contó todo, padre. Se lo explico ahora para que comprenda usted el porqué de mis actos ya que antes no tuve tiempo. Ya lo sabe usted, siempre he sido muy impulsivo, debí haberle explicado todo antes. Pero al menos lo hago ahora, mejor tarde que nunca, dicen. Quizá tenga usted frío, padre, ¿quiere que le traiga una manta?

Traduction temporaire :
Amanda m'a tout raconté, père. Je vous en parle maintenant pour que vous compreniez les raisons de mon geste. Je n'en ai pas eu le temps avant. Vous le savez, j'ai toujours été très impulsif. J'aurais dû tout vous expliquer avant. Mais au moins, je le fais, là ; mieux vaut tard que jamais, comme on dit. Peut-être avez-vous froid, père. Voulez-vous une couverture ?

Projet Sabrina 3 – phrases 47-48

En cambio, en esta nueva estancia todos los comportamientos se duplicaban en el doblez de la malintención, nada era lo que parecía. Y a pesar de que muchos pudieran llegar a creer que ese ambiente era lo más cercano a mi propia esencia y alcurnia, he de decir que nada hay más falso que semejante creencia, porque si yo soy una maestra no es de engaños sino de sueños y fantasía, es decir, de lo único que llega a plasmar la realidad en toda su hondura y amplitud.

Traduction temporaire :
Ici, au contraire, l'hypocrisie des mauvaises intentions se cachait derrière chaque comportement ; rien n'était comme il semblait être. Et même si beaucoup pourraient croire qu'une telle ambiance se rapprochait le plus de ma propre essence et de mes origines, je dois dire qu'il n'y a rien de plus faux, parce que si je suis passée maîtresse, ce n'est pas dans l'art du mensonge, mais dans celui du rêve et de la fantaisie, c'est-à-dire des seules choses capables de refléter la réalité dans toute sa profondeur et sa grandeur.

Projet Justine / Maxime – phrases 124-126


Estás en presencia del futuro. Vas a tener que dispararme para que este nuevo hombre no cobre conciencia —Aguinaga reafirmó su puntería mientras Fansi Carlon seguía hablando—. Sé que en los últimos meses la confusión no te permitió trabajar de la mejor manera, estoy consciente de eso —se acercó al dispositivo criogénico—, pero no creo que un arma pueda cambiar lo que hemos hecho.

Traduction temporaire :
— Te voilà en présence du futur. Tu vas devoir me tirer dessus, si tu ne veux pas que cet homme accède à la conscience. Aguinaga ajusta sa visée, tandis que Fansi Carlon continuait de parler : Je sais que ces derniers mois, l'humiliation ne t'a pas permis de travailler de la meilleure manière, j'en suis conscient. Il s'approcha du dispositif cryogénique. Mais je ne crois pas qu'une arme puisse changer ce que nous avons fait.

Projet Julie 2 – phrases 103-111

Pero la imagen duplicada de Narhitorek ya se encaminaba a la salida. Abrió la puerta, y, antes de abandonar el aposento, se volvió:
He dicho que no quiero volver al espejo, compañero. ¿Qué quieres que te diga? ¡Me ha ganado la curiosidad! —Acto seguido, se limitó a bajar las escaleras.
Narhitorek trató de sentarse, pero se desplomó con todo y silla. Lucía furioso, desencajado, aunque irremisiblemente vencido luego del tránsito por el Valle de las Sombras.
La voz de su imitador, peldaños abajo, volvió a cobrar vida:

Traduction temporaire :
Mais l'image dupliquée de Narhitorek se dirigeait déjà vers la sortie. Il ouvrit la porte et, avant de quitter la pièce, se retourna :
— J'ai dit que je ne voulais pas repartir dans le miroir, camarade. Je n'ai rien à ajouter. Je suis devenu curieux !
Sur ce, il se contenta de descendre les escaliers. Narhitorek tenta de s'asseoir, mais il s'effondra de tout son long et la chaise avec. Il avait l'air furieux, déconfit, bien qu'irrémédiablement vaincu après son passage par la Vallée des Ombres.

La voix de son imitateur, s'éleva de nouveau, en bas des marches :

Projet Hélène 3 – phrases 75-78

Su esposo, uno de los bomberos de la Estación Principal, fue a apagar el incendio que se produjo el día anterior cerca de las once de la noche en la planta. Aunque no se encontraba en la estación, una llamada telefónica lo levantó de la cama. Zhulka lo esperaría despierta. Eso fue lo último que le dijo antes de verlo salir por la puerta de la casa. Lo que siguió fue la angustia. Los ojos cansados, los brazos recogidos sobre la mesa esperando un golpe a la puerta, una llamada telefónica.

Traduction temporaire :
Son mari, l’un des pompiers de la Caserne Principale, alla éteindre l’incendie qui s’était déclaré dans la centrale la veille, vers onze heures du soir. Bien qu'il ne se trouvât pas sur place, un appel téléphonique l'avait fait sortir de son lit. Zhulka l’attendrait avant de se rendormir. Ce sont les derniers mots qu’elle lui avait adressés lorsqu'il avait franchi le seuil de la maison. L’angoisse vint ensuite. Les yeux fatigués, les bras sur la table, à attendre qu’on frappe à la porte, qu'on appelle.

Projet Hélène 2 – phrases 113-116

Sabía que no se acostumbraba a ser tratado así: él, que siempre había estado del otro lado. Lo tomé del brazo y caminamos hacia el ataúd. Pensé que sería un trayecto inútil porque tampoco podría verlo; pero insistió tanto en llegar, y luego en darle el pésame a mi mujer y a mi pequeño hijo, que no conseguí negarme. Cuando por fin estuvimos junto a mi padre muerto, sentí que Guiraldes se apretaba más fuerte de mi brazo y que su corazón latía acelerado.

Traduction temporaire :
Je savais qu’il ne s'habituait pas à être traité de la sorte. Lui, qui avait toujours été de l’autre côté. Je le pris par le bras et nous avançâmes vers le cercueil. Je pensai que c'était inutile, parce qu'il ne parviendrait pas à le voir ; mais il insista tellement pour s’y rendre et ensuite présenter ses condoléances à ma femme et à mon petit garçon, que je ne pus refuser. Quand, enfin, nous fûmes à côté de mon défunt père, je sentis Guiraldes serrer plus fermement mon bras et son cœur battre la chamade.

mercredi 3 septembre 2014

Projet Maïté 7 – texte entier

Laura Ramírez Vides (Argentine)

Lágrimas

Huir del dolor.
Escapar sin saber adónde.
El túnel está claramente demarcado aunque el camino sea incierto.
El miedo me atraviesa, profundo.
Las lágrimas se amontonan, se embotellan y me ahogan.
De a ratos ruedan suavemente, estallan y se escapan.  
Parecen no acabarse nunca.
Cada una lleva una porción de sufrimiento fuera de mi cuerpo.
Cada una hace lugar para que lo roto en mi se enmiende.

Quiero curarme a lágrima pura; por ahora solo logro remendarme.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Justine / Maxime – phrases 120-123

Dentro del cubículo, el rostro de otro Aguinaga despertaba al mundo. Y el Aguinaga que sostenía el revólver trató de que eso no lo turbara.
Desconecte el sustentador, doctor. Se lo advierto.

Traduction temporaire :

À l'intérieur du caisson, le visage d'un autre Aguinaga s'éveillait au monde. Mais l'Aguinaga qui tenait le revolver tenta de ne pas se laisser troubler.
— Un conseil, docteur : débranchez le sustentateur !

Projet Elena 7 – phrases 164-168

(blanco)

Cuando terminé el secundario me fui a estudiar a Buenos Aires. No me extrañó que tanto Freddy como después Alex hubieran preferido quedarse en la ciudad y estudiar en la universidad local (ambos eligieron Agronomía).  No era sólo que en la vasta dispersión de Buenos Aires perderían el halo de príncipes. O que ya no ganarían torneos. Era antes que nada, intuía yo, que esa familia no podía separarse, que ellos eran, en el fondo, todos uno, un clan misteriosamente unido y sellado, por algo que una y otra vez se me escapaba.

Traduction temporaire :
(blanc)  À la fin du secondaire, je partis suivre mes études supérieures à Buenos Aires. Je ne fus guère étonné que Freddy, de même qu'Alex, plus tard, ait décidé de ne pas bouger et de s'inscrire à l'université locale (tous deux choisirent Agronomie). Ce n'était pas seulement parce que dans la vaste confusion de Buenos Aires, ils perdraient leur aura de princes. Ou qu’ils ne gagneraient plus de tournois. C’était avant tout, d'après mon intuition, parce que les membres de cette famille ne pouvaient pas se séparer. Au fond, ils ne faisaient qu’un, un clan mystérieusement uni et soudé par quelque chose qui m’échappait encore et encore. 

Projet L'ébène – phrases 9-12

De vez en cuando vuelve a poner su pezón en la boca del hijo, que con el llanto ha dejado de succionar. Al contacto con la piel en sus labios el niño calla por un segundo. Pero no sale nada, y vuelve a llorar. Xiuying mira las latas de comida en el suelo, el pan duro, un trozo de pescado seco.

Traduction temporaire :
De temps en temps, elle replace son sein dans la bouche de l'enfant, qui a arrêté de téter à cause de ses larmes. Au contact de ses lèvres avec la peau, le petit se tait l'espace d'une seconde. Mais rien ne vient et il se remet à pleurer. Xiuying regarde les boîtes de conserves par terre, le pain dur et le morceau de poisson séché.

Projet Sonita 16 – phrase 22

Recién cuando reparé que de seguir levantando pisos tendría que tirar abajo la casa entera, desistí de la búsqueda culpándome por haber gastado mis ínfimos ahorros en el obrero que había contratado.

Traduction temporaire :
Au moment où je me suis rendu compte que si je continuais à faire soulever le parquet, il allait falloir détruire toute la maison, j'ai abandonné mes recherches, me reprochant d'avoir dépensé mes petites économies pour payer l'ouvrier que j'avais embauché.

lundi 1 septembre 2014

Projet Émilie 5 – phrases 16-27

En el parque, justo al frente del edificio de la señora Ema, se encuentra el Jardín Zoológico. La señora Ema no fue nunca, pero a la tardecita se instala en el balcón y mira los tigres de Bengala que pasean dentro de su jaula. Son dos, una pareja. Algún amanecer que la encontró desvelada, la señora Ema vio al cuidador arrojar grandes trozos de carne a los tigres. Y vio a los tigres devorársela.
Marilén va tres veces por semana a limpiar el departamento. La señora Ema odia no hacer nada mientras Marilén trabaja. Da algunas órdenes, controla y cuando advierte que está comenzando a exigir de más, se busca una labor. La señora Ema aprovecha las tardes en que Marilén limpia su casa para acomodar las facturas de teléfono, o para embalar la ropa de verano y ventilar la de invierno, o para tirar papeles viejos. Cuando ya todo está hecho, deja a Marilén a cargo y sale a tomar el te con amigas. A Marilén le dice que se va al centro, a pagar cuentas. De tanto en tanto, la señora Ema se encierra en su dormitorio a leer novelas románticas. Antes le aclara a Marilén que tiene una fuerte migraña o que volvió el lumbago y que, por favor, no la moleste.

Traduction temporaire :
Le Jardin Zoologique se trouve dans le parc, juste devant l’immeuble de madame Ema. Madame Ema n’y est jamais allée, mais en fin d’après-midi, elle s’installe sur son balcon et observe les tigres du Bengale, qui se promènent dans leur cage. Ils sont deux, un mâle et une femelle. Un matin où elle n’arrivait plus à dormir, elle avait vu le soigneur leur jeter de gros morceaux de viande. Et elle les avait regardés les dévorer. Marilén vient faire le ménage trois fois par semaine. Madame Ema déteste rester les bras croisés pendant que Marilén travaille. Elle donne quelques ordres, vérifie qu’ils sont exécutés et lorsqu’elle réalise qu’elle en demande trop, elle cherche une tâche à accomplir. Madame Ema profite des après-midi où Marilén est là pour trier les factures de téléphone, emballer les vêtements d’été et aérer ceux d’hiver, ou jeter de vieux papiers. Une fois que tout est en ordre, elle laisse les lieux à Marilén et sort prendre le thé avec des amies. Elle prétend qu’elle va en ville payer des dettes. De temps à autre, elle s’enferme dans sa chambre pour lire des romans d’amour. Avant, elle prévient Marilén qu’elle a une forte migraine ou que son lumbago est revenu et la prie de ne pas la déranger.

Chloé Projet 11 – phrases 12-13

Y me reconforto, dejando el periódico sobre la mesa, viendo cuanta gente pasa frente a mí en ese rinconcito de una Lima nueva y antigua, tugurizada y absorta de gente que no sabe a dónde dirigirse aun conociendo su rumbo. Buscan probar lo nuevo si es turista, lo viejo recordando lo antiguo y ambos si eres tan joven que no has vivido nada.

Traduction temporaire :
Alors, laissant le journal sur la table, je me remonte le moral en regardant défiler toutes ces personnes devant moi, dans ce recoin d'une Lima à la fois nouvelle et ancienne, taudifiée et noire de gens qui ne savent pas quelle direction prendre alors même qu'ils connaissent leur route. Si ce sont des touristes, ils cherchent à découvrir ce qui est récent, d'autres veulent voir ce qui est vieux parce que ça leur rappelle autrefois. Et les jeunes, qui n'ont encore rien vécu de tout cela, cherchent les deux à la fois.

Projet Élodie 9 – phrases 54-60

Me levanto de la silla transpirando. Él llora en silencio, no emite ni un sonido, se agarra la cara con sus dos manitos, y eso me enoja más. Lo empujo con fuerza contra la mesa; se caen todos los lápices y dos cuadernos. Pateo la silla, una y otra vez, hasta lastimarme el pie. Al alzar la vista veo a Mariana en el rincón del living; está pálida, paralizada. Por sus mejillas caen las lágrimas a borbotones, y tiene las manos apretadas sobre el pecho, como si me rogara, lo sé, quiere que pare, y yo no puedo. La miro como diciéndole que no puedo parar, que no sé parar; la tristeza de sus ojos me parte en diez mil pedacitos.

Traduction temporaire :

Transpirante, je me lève de ma chaise. Lui, il pleure en silence, il n'émet pas le moindre son, il tient son visage dans ses deux petites mains ; ce qui me met encore plus en colère. Je le pousse violemment contre la table, tous les crayons et deux cahiers tombent. Je donne plusieurs coups de pied dans la chaise, jusqu'à me faire mal. En levant les yeux, je vois Mariana dans le coin du salon ; elle est pâle, paralysée. Des larmes ruissellent le long de ses joues et ses mains sont posées sur sa poitrine, comme si elle priait ; je le sais, elle veut que j'arrête, or moi, je ne peux pas. Je la regarde comme si je lui disais que je ne peux pas m'arrêter, que je ne sais pas m'arrêter ; la tristesse de ses yeux me brise en mille morceaux.

Projet Justine / Vanessa – phrases 134-135

El presidente Ahmadinejad un mes antes de las pruebas con los misiles habló ante millones de tele-espectadores que los verdaderos judíos no son los que pueblan ahora Israel, los verdaderos judíos fueron y seguirán siendo nómades porque esa es su verdadera idiosincrasia. Y, en una audaz reflexión puso en tela de juicio que, dudaba que el holocausto hubiera en verdad existido.

Traduction temporaire :
Un mois avant les tests de ces missiles, le président Ahmadinejad avait déclaré devant des millions de téléspectateurs que les vrais Juifs n'étaient pas ceux qui peuplaient actuellement Israël, mais ceux qui avaient été et étaient toujours des nomades, car telle était leur véritable idiosyncrasie. Et il s'était livré à une périlleuse réflexion où il remettait en question l'existence réelle de l'holocauste.

Projet Joachim 3 – phrase 86

Yo apenas si pude balbucear unas palabras: dije que estaba muy dolido con la tragedia y que me ofrecía como voluntario,  no mucho más.

Traduction temporaire :
C'est à peine si je pus balbutier quelques mots : j'expliquai que j'étais très affecté par la tragédie et que je me proposais comme volontaire, pas beaucoup plus.

Projet Aurélie – phrases 25-27

Los cadetitos se iban contentísimos y ella anotaba sus nombres y les pedía cartitas de amor porque algún día serían almirantes o ministros y entonces se mataría de la risa diciendo "al de Educación se la chupé" y "el de Economía la tiene chica". Milagros se podía hacer 24 servicios en una sola tarde y por eso Madame estaba convencida de que en verdad era milagrosa. No como la Consuelo, que apenas tenía tres o cuatro polvos a la semana.

Traduction temporaire :
Les cadets repartaient comblés, et elle, elle notait leur nom et leur demandait de lui écrire des lettres d'amour, sachant qu'un jour, ils seraient amiraux ou ministres, et qu'alors elle crèverait de rire en disant « j'ai sucé le ministre de l'Éducation » et « le ministre de l'Économie en a une toute petite ». Milagros pouvait faire 24 passes en un après-midi, un vrai miracle, aux yeux de Madame. Rien à voir avec la Consuelo, qui ne tirait pas plus de trois ou quatre coups par semaine.

Projet Émilie 5 – phrases 8-15

La señora Ema tiene un talante levemente poético y es usual que sus pensamientos se tiñan de metáforas y comparaciones. Pero pronto lo olvida y encarga a Marilén que termine rápido con esas copas, porque también hay que limpiar el balcón.
La señora Ema vive frente al parque, en un piso muy alto. Es viuda y madre de dos hijos a los que sólo ve los fines de semana. Tiene un nieto, pero no se lleva para nada bien con él. La última vez que vino de visita podría jurar que le robó dinero. Eran cincuenta dólares escondidos en una cartuchera vieja, en el primer cajón del escritorio. Ahora ya no están más.

Traduction temporaire :

Madame Ema a l’âme légèrement poétique et il arrive souvent que ses pensées se teignent de métaphores et de comparaisons. Mais rapidement, elle l’oublie et charge Marilén d’en finir au plus vite avec tous ces verres, parce qu’il faut aussi laver le balcon.
Madame Ema habite en face du parc, dans un appartement en hauteur. Elle est veuve et mère de deux enfants, qu’elle voit seulement le week-end. Elle a un petit-fils, mais ne s’entend pas du tout avec lui. La dernière fois qu’il lui a rendu visite, elle pourrait jurer qu’il lui a volé de l’argent. Il y avait cinquante dollars cachés dans une vieille cartouchière, au fond du premier tiroir du bureau. Maintenant, ils n’y sont plus.

Projet Nancy 3 – phrases 161-165

Un domingo por la tarde vi a Daniel, a través de las pantalla de CCTV sujetando a una mujer. Le quité el control a Peter, un muchacho rubio, de Manchester, que solo  trabajaba por las tardes. Pulsé el zoom y la imagen se agrando en mi pantalla. El rostro me era familiar, tardé unos segundos en reconocerla. Era Lottie no me cabía la menor duda.

Traduction temporaire :
Un dimanche après-midi, j'ai aperçu Daniel sur les écrans de contrôle. Il avait intercepté une femme. J'ai remplacé Peter – un garçon blond de Manchester qui ne travaillait qu'à ces heures-là – aux commandes. J'ai appuyé sur le bouton du zoom et l'image s'est agrandie. Le visage de cette personne m'était familier, mais il m'a fallu quelques secondes avant de la reconnaître : il s'agissait de Lottie, pas le moindre doute.

Projet Émilie 5 – titre + phrases 1-7

Federico Falco (Argentine)

Las aventuras de la señora Ema

Uno: presentación de la señora Ema. La señora Ema es dada a los pensamientos. Piensa, por ejemplo, que sin saber muy bien cómo, se ha vuelto una vieja. Mientras tanto Marilén, la chica de la limpieza, saca las copas de cristal de la estantería más alta y las repasa. Me imaginaba la vejez como una zona de mucha libertad, piensa la señora Ema. Mis obligaciones ya estarían cumplidas, sería hora de descansar, dice. Y, sin embargo, no es así. La vejez es sólo perderse en pasillos y vericuetos cada vez más oscuros.

Traduction temporaire :

Federico Falco (Argentine)

Les aventures de madame Ema

Un : présentation de madame Ema. Madame Ema est encline à la réflexion. Elle pense, par exemple, que sans bien savoir comment, elle est devenue vieille. Pendant ce temps, Marilén, la femme de ménage, descend les verres en cristal de l’étagère la plus haute et les passe en revue. J’imaginais la vieillesse comme un espace de pleine liberté, songe madame Ema. Que m'étant acquittée de mes obligations, le temps du repos serait venu, se dit-elle. Or, il n’en est rien. La vieillesse, c’est seulement se perdre dans des couloirs et des sentiers de plus en plus obscurs.

Projet Élise / Nadia – phrases 241-243

Tan intensas y novedosas eran las sensaciones, tan vertiginosas sus manos y sus gemidos, tan aterciopelada su piel que besaban mis labios, que todo, todo lo bueno y lo malo del mundo, todo lo vivido y lo soñado, se iba desvaneciendo dentro de mí en una bruma cálida. Mis manos, mi cuerpo, mis más íntimos temblores, se veían por primera vez, piel contra piel, apretados a un sueño. Esta bella y fabulosa experiencia, cuyas huellas ahora son más que evidentes, la repetiría tres veces.

Traduction temporaire :
Mes lèvres embrassaient sa peau si veloutée, les sensations étaient si intenses et nouvelles, ses mains et ses gémissements, si vertigineux, que tout, tout le bien et le mal du monde, le vécu et le rêvé, se dissipait peu à peu à l'intérieur de moi en une brume chaude. Mes mains, mon corps, mes plus intimes tremblements, se retrouvaient pour la première fois, peau contre peau, pris dans un rêve. Je revivrais cette belle et fabuleuse expérience, dont les marques sont plus qu'évidentes maintenant, trois fois.

Projet Élise 3 – phrases 240-248

Zebrel se contuvo. No era sólo por las descargas: no valía la pena. Podía putearlo hasta cansarse que no lograría nada. Necesitaba una estrategia, sí, pero debía ser algo mucho más sofisticado que lo que había pensado.
Todo eso es mentira, y lo sabe. —Zebrel hizo una pausa, como para darle tiempo al monitor para que replicara, pero él habló de nuevo antes que el otro. —Sin embargo, voy a plegarme a sus deseos...
No son mis deseos —dijo el monitor.
¿Sus órdenes, directrices, mandatos? No importa el nombre que les dé. Ustedes quieren que haga algo y yo lo haré.

Traduction temporaire :

Zebrel prit sur lui. Pas seulement à cause des décharges, cela n'en valait pas la peine. Il pouvait emmerder le moniteur jusqu'à son dernier souffle qu'il n'obtiendrait rien. Il lui fallait un plan, oui, mais quelque chose de bien plus sophistiqué que ce qu'il avait imaginé.
— Tout ça n'est qu'un tissu de mensonges, et vous le savez. Zebrel marqua une pause, comme pour donner à son interlocuteur le temps de répliquer, puis il reprit la parole avant lui. Pourtant, je vais me plier à vos désirs…
— Ce ne sont pas mes désirs.
— Vos ordres, vos directives, vos consignes ? Peu importe le nom que vous leur donnez. Vous exigez que je fasse quelque chose, et bien soit, je le ferai.