lundi 25 novembre 2013

Projet Céline / Sonita 4 – phrases 21-22

Vine a esta ciudad en pos algarabía y lo primero que recibí fue un asalto a mano armada por el rumbo de la Boca. Viajero inexperto, en los albores de mi llegada me instalé en una pensión de mala muerte a orillas del riachuelo donde me enredé con una ecuatoriana horrorosa que me robó hasta la maleta.

Traduction temporaire :
Je suis venu dans cette ville en quête de sensations ; or la première chose qui m'est arrivée a été un vol à main armée du côté du quartier La Boca. Au début de mon séjour, en voyageur inexpérimenté que j'étais, je me suis installé dans une pension minable au bord du ruisseau, où je me suis amouraché d’une Équatorienne horrible qui m'a même volé ma valise.

Projet Justine / Manon – phrase 23

Empezaron a soñar con parajes lejanos en donde las ramas se adormecían al contacto de la mano y las flores devoraban insectos para chuparles la sangre sin que ellos pudieran hacer nada distinto de engarrotarse, encogerse, volverse un ovillo y disecarse muriendo arrullados en las corolas aterciopeladas.

Traduction temporaire :
Ils se mirent à rêver de contrées lointaines où un simple contact de la main était suffisant pour endormir les branches, où les fleurs dévoraient des insectes dont elles suçaient le sang sans leur laisser d’autre option que de s’engourdir, se contracter, se pelotonner et se dessécher, mourant bercés par les corolles de velours.

dimanche 24 novembre 2013

Projet Morgane / Marie / Émeline – phrase 9

Me voy a clase de latín y vuelvo y la güelfa no se calla; más de una vez he golpeado el techo con el mango de la escoba para que se calle pero nunca lo hace porque la escoba, por lo general, no es arma buena; asimismo he dejado, numerosas veces, notas en la puerta de su departamento pero nunca las respeta porque la escritura, por lo general, tampoco es arma buena; he hablado también con el administrador, CravinPinus, pero no dice nada, se rasca la barriga como mudo y no dice nada.

Traduction temporaire :
Je vais à mon cours de latin, j'en reviens, et la Guelfe ne la boucle toujours pas. Plus d'une fois, j'ai tapé au plafond avec un manche à balai pour qu'elle se taise, en vain, car en général, le balai n'est pas une bonne arme ; j'ai même laissé des messages un tas de fois sur la porte de son appartement, mais elle n'en tient jamais compte, car en général, l'écriture n'est pas une bonne arme non plus ; j'ai également discuté avec le propriétaire, Cravin Pinus, mais il ne dit rien, il se contente de se gratter le ventre, muet, et ne pipe mot.

samedi 23 novembre 2013

Histoire d'une traductrice – récit à 5

Volet 5, Joana

Camille fixait l’horizon, un livre entre les mains. Dans trois mois, il lui faudrait en rendre la traduction complète et la tâche s’annonçait à la fois ardue et exaltante… L'éditeur avait longtemps hésité entre elle et un homme d'un certain âge, qui avait beaucoup plus d'expérience qu'elle dans le métier. Mais il avait fini par lui en confier la traduction. De toute façon, le manuscrit était fait pour elle, Camille le savait. C'est en sortant de la maison d'édition qu'elle avait réalisé ce que cela signifiait pour elle. Quelle chance de pouvoir enfin travailler avec son auteur de prédilection ! Elle ne l'avait pas choisi au hasard, car avant même d'obtenir son diplôme, elle s'attelait déjà à la traduction de plusieurs romans de cet écrivain argentin. Elle avait découvert ses ouvrages par le biais d’un ami chilien et était immédiatement tombée amoureuse de cette plume. Dès le premier chapitre, elle avait voulu partager sa nouvelle passion avec ses proches ; mais elle s’était rendu compte que cet auteur n’était pas encore traduit en France. Il fallait donc qu’elle devienne son passeur. Ni une ni deux, Camille reprit contact avec celle qui avait été sa tutrice à l'université. Celle-ci fut ravie d'apprendre qu'elle avait brillamment décroché un contrat dans une grande maison d'édition. "Entre en contact avec ton auteur et montre-lui que tu es passionnée par son œuvre."

À toi Marie !

Projet Morgane 8 – phrases 2-3

Movido por esta convicción el Maestro comenzó a elaborar frases. Pronto se dio cuenta que la tarea resultaba, para él solo, francamente imposible, así que consiguió discípulos que le ayudaran en la búsqueda.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Elena 6 – phrases 220-221

Al día siguiente empezó mi nueva vida, con dos cambios notables. El primero: pedí que me relevaran del estudio sobre pisos y he vuelto a trabajar, gracias a Dios, en la sede central de la inmobiliaria en Madrid.

Traduction temporaire :
Le lendemain, une autre vie commença pour moi, avec deux changements de taille. Le premier : je demandai à être dispensé des recherches d’appartements. Grâce à Dieu, je travaille de nouveau au siège de l’agence immobilière, à Madrid.

Projet Joana / Sarah – phrases 17-20


Llevó el paquete hasta la balanza y lo colocó con cuidado casi maternal sobre la bandeja. Levantó la mirada hacia el visor donde aparece el peso. Al ver que éste marcaba “0,150 kgs”, una sonrisa de satisfacción se dibujó en su rostro. Su alegría era tan simple, que me gusta pensar en ella.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Sarah – phrase 37

Le costaba conciliar el sueño y tenía que recurrir a las pastillas para dormir; pero aún así tenía horribles pesadillas, en las que sus víctimas se le aparecían para reclamarle por haberles quitado la vida y  recordarle, desde la más oscura región de su mente, que la muerte no prescribe.

Traduction temporaire :
Il avait du mal à trouver le sommeil et devait prendre des cachets pour y parvenir ; mais il faisait quand même d'horribles cauchemars, où ses victimes apparaissaient, lui reprochant de leur avoir ôté la vie et lui rappelant, dans le recoin le plus sombre de son esprit, que la mort ne prescrit rien. 

jeudi 21 novembre 2013

Projet Sarah 14 – phrases 5-6

Y entonces sus dos compañeros se miran sorprendidos y señalan a la vez hacia el jolgorio. Es tal la autoridad y la sincronía del gesto que al otro no le queda más remedio que cumplir.

Traduction temporaire :
Et alors ses deux compagnons se regardent, surpris, et désignent en même temps les festivités. L'autorité et la synchronie du geste sont telles que l'autre ne peut qu'obéir.

Projet Lorena 2 – phrase 12

Volvió a acercarse a mí una vez más: “aún me quedan estrellas para tu cama”, atacó.

Traduction temporaire :
Il s'est de nouveau approché de moi : « il me reste encore des étoiles pour ton lit », attaqua-t-il.

Projet Julie – phrases 138-139

Antes de salir, le dice algo en voz baja a su hermana. Dao levanta la cabeza con lentitud y responde con una mirada mineral de despedida.

Traduction temporaire :
Avant de sortir, elle murmure quelque chose à sa sœur. Dao relève lentement la tête et lui répond avec un regard d'adieu minéral.

Projet Justine / Vanessa – phrase 21

Todo comenzó cuando la gran juventud burguesa de los países desarrollados; dirigida por el nieto de D. Rockefeller y presidente del famoso club "Bilderberg" había comenzado a dudar sobre la identidad del verdadero Swestneger.

Traduction temporaire :
Cela débuta lorsque, dirigée par le président du célèbre club « Bilderberg » – le petit-fils de D. Rockfeller – la jeunesse de la grande bourgeoisie avait commencé à douter de l'identité du véritable Swestneger.

Projet Justine – phrases 203-205

Fireman no sólo dejaba el registro de sus intervenciones entre comments, eliminando lo que debía eliminar, también dejaba su firma. El calor de la espada que Dios instaló en la puerta del Paraíso, dice Fireman. Háganse el cuadro.

Traduction temporaire :
Lors de ses interventions, Fireman ne laissait pas seulement sa patte au milieu des comments, en éliminant ce qu'il fallait éliminer, il laissait également sa signature. L'ardeur de l'épée que Dieu avait placée aux portes du Paradis, pérore Fireman. Imaginez le tableau.

Projet Sarah – phrases 35-36

De ese crimen hacía como tres años y, desde entonces, lo venía haciendo cada cuatro o cinco meses. Los remordimientos, que se convirtieron con los meses, en agudas depresiones, no solamente lo acechaban después de cada crimen, sino también lo asaltaban cuando algún cliente o alguna persona en la calle, se parecía físicamente a una de sus víctimas.

Traduction temporaire :
Ce crime-là remontait à environ trois ans et, depuis ce jour, il remettait ça tous les quatre à cinq mois. Les remords ont peu à peu laissé place à de profondes dépressions et l’assaillaient non seulement après chaque crime, mais aussi quand un client, ou une personne dans la rue, ressemblait physiquement à l’une de ses proies.

Projet Joana / Sarah – phrases 14-16

No sé en qué número paró; el cuidado con el que hacía su tarea volvió elástico el tiempo. Sobre el alimento, puso otro plástico transparente. Yo sentía que estaba presenciando un rito, algo parecido a vestir el cadáver de un ser amado antes de confinarlo al ataúd.

Traduction temporaire :

Je ne sais pas à combien il s'arrêta ; le soin avec lequel il accomplissait sa tâche avait rendu le temps élastique. Il posa un autre film transparent sur la nourriture. J'avais l'impression d'assister à un rite consistant à revêtir le cadavre d'un être aimé avant de le déposer dans son cercueil.

Projet Justine / Manon – phrases 21-22

Les dio por pensar en las mujeres y se les revelaron cuerpos cimbreantes, con colinas pronunciadas y caderas redondas. Se les ocurrían caminos nuevos, más claros que los trillados de las meditaciones, los rezos y los salmos.

Traduction temporaire :
Ces baies les firent penser aux femmes et imaginer des corps souples aux courbes prononcées et aux hanches rebondies. De nouveaux horizons s'ouvraient dans leur esprit, plus clairs que ceux de leurs sempiternels méditations, prières et psaumes.

Projet Céline / Justine 2 – phrase 41

Esto fue suficiente para que el empresario dejara a Mosquera y se escabullera hacia el interior del almacén.

Traduction temporaire :
Suffisant pour que le patron relâche Mosquera et court se réfugier dans son magasin.

Projet Céline / Sonita 4 – phrase 20

Los acercamientos iniciales a la realidad porteña me prodigaron discretos cataclismos que con el tiempo no hicieron sino multiplicarse.

Traduction temporaire :
Mes premiers contacts avec la vie à Buenos Aires m'ont gratifié de cataclysmes discrets, qui n’ont fait que se multiplier avec le temps.

mercredi 20 novembre 2013

Projet Margaux 1

Pedro Llamazares
(Espagne)

El sueño de la princesa.

La hija del alcalde soñaba que era una princesa que soñaba que era la hija del alcalde soñando. Las dos se despertaron sobresaltadas, y respiraron aliviadas. La hija del alcalde porque no tuvo que pasar cien años dormida en la torre. La princesa porque al fin habían pasado.

Traduction temporaire :

Pedro Llamazares (Espagne)

« Le rêve de la princesse »

La fille du maire rêvait qu'elle était une princesse qui rêvait qu'elle était la fille du maire en train de rêver. Toutes les deux se réveillèrent en sursaut et reprirent leur souffle, soulagées : la fille du maire, parce qu'elle n'eut pas à passer cent ans endormie dans la tour et la princesse, parce que les cent ans en question étaient enfin derrière elle.

Projet Maïté – phrase 2

Descarte volver a llamar al médico porque, seguramente, le habrá ocurrido lo que a mí: es su termómetro el que tiene fiebre, es usted quien le ha contagiado su enfermedad.

Traduction temporaire :
Écartez l’option consistant à rappeler votre médecin, parce qu’il vous est sûrement arrivé la même chose qu’à moi : c’est votre thermomètre qui a de la fièvre, c’est vous qui l’avez contaminé.  

Projet Sarah 14 – phrase 4

«¿Se dan cuenta –dice de pronto uno de ellos– que yo no debería estar aquí, con ustedes, sino mezclándome con la flor y nata de la literatura universal?»

Traduction temporaire :
« Vous vous rendez compte – s’insurge subitement à coup l’un d’eux – que je ne devrais pas être ici, avec vous, mais en train de frayer parmi la fine fleur de la littérature universelle ? »

mardi 19 novembre 2013

Projet Chloé 2 – phrase 26

Por las noches le gusta escuchar la radio en la cama, casi inaudible de tan baja, como contrabandeando una costumbre que en realidad se gana con el esfuerzo cotidiano.

Traduction temporaire :
Le soir, elle aime écouter la radio dans son lit, à un volume si faible qu'elle est quasiment inaudible, comme si elle faisait, en réalité, la contrebande d'une habitude qu'elle gagne grâce à ses efforts quotidiens.

Projet Morgane 8 – titre + phrase 1

Norberto de la Torre González
(Mexique)

La misión


El Maestro razonó de la siguiente manera: “Si logramos construir todas las frases posibles, con la combinación de veintisiete letras, una de ellas tendrá que ser, indudablemente, la fórmula de la inmortalidad”.

Traduction temporaire :

Norberto de la Torre González
(Mexique)

« La mission »

Le Maître raisonna de la façon suivante : « Si nous réussissons à construire toutes les phrases possibles, en combinant vingt-six lettres, l'une d'entre elles, à n'en pas douter, nous donnera la formule de l'immortalité ».

Projet Sarah – phrase 34

Al que primero mató fue a un médico ginecólogo que hacía abortos, al que le había instalado un equipo de computación y, por casualidad, descubrió el verdadero oficio del profesional.

Traduction temporaire :
Sa première victime était un gynécologue qui pratiquait des avortements. C'est par hasard, en lui installant du matériel informatique, qu'il avait découvert les véritables agissements de ce praticien.

Projet Nancy 3 – phrases 38-39

Me serví en un vaso desechable el remanente de un Moet & Chandon que encontré en una mesa, a lo lejos se escuchaba las conversaciones de la gente, llegaban como un murmullo, indescifrables. Bebí un sorbo y salí a la calle.

Traduction temporaire :

Dans un gobelet en plastique, je me suis servi un reste de Moet & Chandon que j'ai trouvé sur une table ; au loin, on entendait les conversations des gens, elles me parvenaient comme un murmure, indéchiffrables. J'ai avalé une gorgée et suis sorti.

Projet Elena 6 – phrases 218-219

Ella no paraba de hablar. No recuerdo de qué; le dije que sí a todo y me hundí en el mejor sueño que he dormido en muchos años.


*

Traduction temporaire :

Elle n’arrêtait pas de parler. Je ne me souviens pas de quoi ; je lui répondis oui à tout et dormis paisiblement, ce qui ne m'était pas arrivé depuis des années.

*

Projet Sophie – phrases 3-4


Entonces, resignados y algo asustados por el futuro incierto que les esperaba, Don Quijote, Sherlock Homes y Frankenstein, seguidos de un séquito de personajes ilustres, salieron de las páginas de papel en dirección a ese nuevo mundo desconocido de unos y ceros. No es de extrañar que Narciso fuera el primero en lanzarse después de verse reflejado en aquella mágica pantallita de cristal.

Traduction temporaire :
Alors, résignés et un tantinet effrayés par le futur incertain qui les attendait, don Quichotte, Sherlock Holmes et Frankenstein, accompagnés d’une suite de personnages illustres, abandonnèrent les pages de leurs livres pour prendre la direction de ce nouveau monde inconnu, à base de uns et de zéros. Pas étonnant que Narcisse ait été le premier à se lancer, après avoir vu son reflet sur cet écran en verre magique.

La chanson du mardi – choisie par Thomas


lundi 18 novembre 2013

Projet Marie-G 6 – phrases 9-18

ELLA (con ojos inexpresivos): Ya no es momento de nada.
EL: Con esto no termina la existencia, querida.
ELLA: ¡Ja!
Y entre tales razones llega el carruaje al cementerio de Errancis y se detiene sobre un largo quejido. Entonces, dos peones, uno por cada lado, comienzan a descargar los despojos. Y…
ELLA: ¡Eh! ¡No pueden enterrarnos en fosas separadas! ¡Es injusto!

EL: Se acabaron los discursos, Ro. ¡Hasta nunca!

Traduction temporaire :
ELLE (avec des yeux inexpressifs) : Ce n’est plus le moment de rien du tout.
LUI : L’existence ne se termine pas là-dessus, ma chérie.
ELLE : Tu parles !
Et sur ces considérations, la charrette arrive au cimetière d’Errancis et s’immobilise dans une longue plainte. Alors, deux croque-morts, un de chaque côté, commencent à décharger les dépouilles. Et…
ELLE : Hé ! Ils ne peuvent pas nous enterrer dans des fosses séparées ! C’est injuste !

LUI : Fini les discours, Ro. À jamais !

Projet Marie-G 6 – phrases 4-8

EL: Ya ves a lo que conduce la estúpida idea de la libertad.
ELLA: ¿Qué sabrás tu de eso? ¡Cállate!
EL: Ya me callé durante demasiado tiempo. Ahora es momento de que tú me escuches.

Traduction temporaire :

LUI : Tu vois à quoi conduit cette idée stupide de liberté.
ELLE : Et qu’est-ce que tu en sais, toi ? Tais-toi donc !
LUI : Je me suis tu assez longtemps. Maintenant, il est temps que toi, tu m’écoutes.

Projet Sarah 14 – phrases 3

Y allí, haciendo el ángulo de un rincón en penumbra, tres jóvenes escritores que se aferran con tirria a su dolor, a sus recuerdos provincianos, a su muchísima soledad.

Traduction temporaire :
Et là-bas, postés à l’angle d’un recoin dans la pénombre, trois jeunes écrivains cramponnés avec aversion à leur douleur, à leurs souvenirs provinciaux, à leur infinie solitude.

Projet Morgane 6 – phrases 3-5

Se llamaba Margarito y murió infante. Al término de la guerra, ella volvió a Madrid y licenció a los niños de la colonia. Su piso estaba ocupado por una familia así que se instaló con una hermana de él.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Morgane 6 – titre + phrases 1-2

Pablo Gonz (Espagne)

ELLOS

Al término de la guerra, él pasó a Francia, como tantos otros, y fue recluido en un campo de refugiados próximo a Pau. Allí conoció a una mujer, una francesa muy joven que le dio un niño. 

Traduction temporaire :

Pablo Gonz (Espagne)

« Eux »

À la fin de la guerre, il passa en France, comme tant d'autres, où il fut enfermé dans un camp de réfugiés proche de Pau. Il y connut une femme, une française, très jeune, qui lui donna un enfant.

Projet Marie-G – phrase 39

Ignorante de sus cuchicheos, Joaquín había hallado un motivo para asistir a la escuela, que solía aburrirlo hasta las lágrimas, con una sonrisa expectante.

Traduction temporaire :
Ignorant leurs messes basses, Joaquín avait trouvé une raison d'aller à l'école, alors qu'en temps normal, cela l'ennuyait à mourir, s'en tenant à afficher un sourire impatient.

Projet Julie – phrases 135-137

Con su visión periférica sigue cada uno de mis movimientos por el cuarto. Como si fuéramos animales salvajes, toda su atención se concentra en medir la distancia entre mi cuerpo y el suyo. Le doy dinero a Kalaya, insisto en que hasta la mañana no quiero verla.

Traduction temporaire :
De sa vision périphérique, elle suit chacun de mes mouvements à travers la pièce. Comme si nous étions des animaux sauvages, elle concentre toute son attention pour mesurer la distance entre mon corps et le sien. Je donne de l'argent à Kalaya, j'insiste sur le fait que je ne veux pas la revoir avant le lendemain.

Projet Joana / Sarah – phrases 12-13

Trabajar en un deli, en ese momento, era una acción elevada. Se podía ver cómo, con un delicado movimiento de labios, el hombre iba contando las lonjas: “treees, cuaaatro, ciiinco”.

Traduction temporaire :
Travailler chez un traiteur était à ce moment-là une activité noble.

On pouvait voir l'homme compter les tranches avec un délicat mouvement de lèvres : "troiiis, quaaatre, ciiinq".

Histoire d'une traductrice – récit à 5

Volet 5, Émeline

Camille fixait l’horizon, un livre entre les mains. Dans trois mois, il lui faudrait en rendre la traduction complète et la tâche s’annonçait à la fois ardue et exaltante… L'éditeur avait longtemps hésité entre elle et un homme d'un certain âge, qui avait beaucoup plus d'expérience qu'elle dans le métier. Mais il avait fini par lui en confier la traduction. De toute façon, le manuscrit était fait pour elle, Camille le savait. C'est en sortant de la maison d'édition qu'elle avait réalisé ce que cela signifiait pour elle. Quelle chance de pouvoir enfin travailler avec son auteur de prédilection ! Elle ne l'avait pas choisi au hasard, car avant même d'obtenir son diplôme, elle s'attelait déjà à la traduction de plusieurs romans de cet écrivain argentin. Elle avait découvert ses ouvrages par le biais d’un ami chilien et était immédiatement tombée amoureuse de cette plume. Dès le premier chapitre, elle avait voulu partager sa nouvelle passion avec ses proches ; mais elle s’était rendu compte que cet auteur n’était pas encore traduit en France. Il fallait donc qu’elle devienne son passeur.

À toi, Joana !

[n'oubliez pas de réfléchir à votre point d'arrive ;-)]

Projet Justine – phrase 202

No se trata de controlar la toxicidad, decía Fireman, sino de convertirse en un contraveneno reconocible.

Traduction temporaire :
Il ne s'agit pas de contrôler la toxicité, expliquait Fireman, mais plutôt de devenir un antidote reconnaissable.  

Projet Delphine 4 – phrases 40-42

Desde la sombra quiso decirle que no estaba muerto pero el cansancio le ganaba. Los murmullos en medio de la nada y desolación se multiplicaban. Solo los perros se hacían notar, aullaban de pena y de miedo como si estuvieran en un pueblo lleno de muertos.

Traduction temporaire :
Depuis l'ombre, il voulut lui dire qu'il n'était pas mort, mais la fatigue avait raison de lui. Les murmures dans le néant et de la désolation se multipliaient. Seuls les chiens se démarquaient ; ils hurlaient de chagrin et de peur, comme s'ils étaient dans un village plein de morts.

Projet Sarah 14 – titre + phrases 1-2

Pablo Gonz (Espagne)

ENTRE LOS MEJORES


París, 1961, recepción anual de la editorial Hachette. En un enorme salón: corros de hombres bulliciosos, en trajes grandes y altivos o pequeños y grises, sonrisas de oro y nicotina, ojos inquietos entre el humo de los cigarros, las melenas rígidas de las damas…

Traduction temporaire :


Pablo Gonz
(Espagne)

« Parmi les meilleurs »

Paris, 1961, réception annuelle de la maison d’édition Hachette.
Dans un immense salon : des cercles d’hommes bruyants, dans des costumes grands et hautains, ou petits et gris, sourires où se mêlent or et nicotine, regards inquiets au milieu de la fumée des cigarettes, les crinières figées des dames…

Projet Marie-G 6 – titre + phrases 1-2

Pablo Gonz (Espagne)

RO/BESPIERRE

Sobre los valientes adoquines de la Place de la Révolution, orlados de sangre roja, rueda un carruaje silencioso y a la vez chillón. Lo conduce un hombre ancho y taciturno: un buey triste tras el cual se discute en voz baja.

Traduction temporaire :
Pablo Gonz (Espagne)

« RO/BESPIERRE »

Sur les vaillants pavés ourlés de sang rouge, Place de la Révolution, une charrette avance à la fois silencieuse et bruyante. Elle est conduite par un homme imposant et taciturne : un bœuf triste derrière lequel on se dispute à voix basse.

Projet Joana – phrases 31-32

Yo le veía las piernas bajo una falda marrón, larga, recatadita, y las tetas, ¿no?, bajo una blusa transparente y cara. Se dio cuenta pero no le importó.

Traduction temporaire :
Je regardais ses jambes sous sa jupe marron, longue, sage, et bien sûr, ses nichons, sous un chemisier transparent et cher. Elle s'en rendit compte, mais n'y accorda pas d'importance.

Projet Sarah – phrases 32-33

Alejandro ya había perdido la cuenta de a cuántos hombres había asesinado, pero eso sí nunca pensó siquiera en matar a mujeres ni a niños, él tampoco podía explicarse con claridad este impedimento. Era un asesino en serie que tenía sus límites, pensaba Alejandro de sí mismo.

Traduction temporaire :
Alejandro avait perdu le compte du nombre d'hommes qu'il avait assassinés ; en revanche, il n'avait jamais songé à tuer des femmes ou des enfants, sans pourtant pouvoir expliquer clairement cette restriction. Il était un tueur en série qui avait ses limites, pensait-il de lui-même.

Projet Irène – phrases 117-120

10.

En eso, el brasilero se incorpora cuando ve a un pibe aproximarse al bar desde la calle paralela a la principal. Se saludan con dos besos. El visitante dirige un gesto de manos hacia la mesa, dice hi, y se sienta entre Rodrigo y yo. Habla español.

Traduction temporaire :

10.

Sur ce, le Brésilien se lève lorsqu’il aperçoit un mec qui, venant de la rue parallèle à l’artère principale, se dirige vers le bar. Ils se font deux bises. Le nouveau venu salue d’un geste de la main à l'attention de notre table, lance un hey ! puis s’assied entre Rodrigo et moi. Il parle espagnol.

Projet Chloé 2 – phrases 24-25

La conocen porque las recetas son siempre iguales y periódicas. La compadecen, pero sn prolijas: siempre esperan a que haya salido para tocar madera y pedir en voz baja que Dios las libre y guarde.

Traduction temporaire :

Elles la connaissent parce que ses ordonnances sont toujours pareilles et périodiques. Elles compatissent à sa douleur, mais sans s'éterniser : elles attendent toujours qu'elle soit sortie pour toucher du bois et demander à Dieu, à voix basse, de les sauver et de les protéger.

Projet Élodie 3 – phrases 5-8

Le pegaba con el puño amacizado sobre el rostro, aunque escuchaba a Juanito, ¡Esa máscara no, pendejo!, que me gritaba a lo lejos. En ese momento entendí que no era la cara la que había que romperle, sino la máscara de luchador que llevaba puesta cuando paseaba nuestro amigo por la calle de la mano de su madre. Pero como nunca me lo aclaró, le pegué con el puño en su jeta. No le pasó nada, profesor, apenas le brotó sangre de la nariz.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Sabrina 2 – phrases 16-18

Martes en la mañana: (o el hombre mosca) ¡Es él! Suena la ventana por un fuerte golpe desde el exterior, descruzó las piernas, giro con alegría y me levanto para recibirlo.

Traduction temporaire :
Mardi matin : (ou l'homme-mouche) C'est lui ! Un gros coup à ma fenêtre retentit de l'extérieur, je décroise les jambes, je me retourne avec joie et je me lève pour le recevoir.

Projet Lorena 2 – phrases 9-11

Rubio, ojos azules, esbelto y bien vestido; además, no estaba bebido. Inusual en aquel bar. Diferente a lo típico de esas noches.

Traduction temporaire :
Blond, yeux bleus, svelte et bien habillé ; sans compter qu'il n'était pas saoul. Inhabituel dans ce bar. Différent de ce qui est typique de ces nuits.

Projet Céline / Sonita 4 – phrases 18-19

Mis primeros días en Buenos Aires fueron caóticos y confusos. Llegar a una ciudad desconocida supone una suerte de extravío consensuado: no sabemos dónde estamos y para el mundo que nos circunda valemos menos que un pepino.

Traduction temporaire :
Mes premiers jours à Buenos Aires ont été chaotiques et confus. Arriver dans une ville inconnue suppose une sorte d'égarement consensuel : nous ne savons pas où nous nous trouvons et tout le monde s'en fout de nous.

Projet Céline / Justine 2 – phrases 39-40

El conductor amagó con abrir la puerta y arreglar el asunto a los trancazos. En ese momento, los Papás Noel salieron del banco empuñando sendas escopetas.

Traduction temporaire :
Le conducteur a fait mine d'ouvrir sa portière et de vouloir régler cette affaire à coups de poing. Au même moment, les Pères Noël sont sortis de la banque en brandissant chacun un fusil.