mercredi 26 décembre 2012

Exercice d'écriture 6 – par Kévin Cipollini

« Derrière les yeux de l'étudiant »

Quand même, que de chemin parcouru ! Si on y regarde d’un peu plus près, il faut avoir une bonne dose d’endurance et de volonté pour prétendre avoir fait de la route. En tout cas, c’est le sentiment qui l’envahit dès qu’il se replonge dans ses dernières années d’études, loin d’être une sinécure. Qu’importe : « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort », n’est-ce pas M. Nietzche ? Quelque peu orgueilleux, il faut l’admettre, le miroir renvoie à l’étudiant, bien calé sur la rampe de lancement menant vers une destination fascinante et ô combien intimidante, l’image d’un vétéran de guerre couvert de balafres et autre brûlures diverses, le treillis taché de poussière et de terre, et qui a sur le visage l’expression caractéristique du « Bah, j’en ai vu d’autres. »
Et pourtant, il n’a pas de quoi être si confiant, car après tout, il est toujours présent sur le champ de bataille qui, à ses yeux, n’est plus qu’un second foyer. Certes, on a connu plus chaleureux, sauf qu’il sait désormais que la Mort n’est plus vraiment une menace pour lui : il l’a déjà côtoyée à quelques reprises, et finalement, sa faux est bien émoussée. Mais notre étudiant, spécimen fort intéressant de la faune humaine, ouvre l’œil, restant en vigilance constante, un comportement résultant de l’expérience engrangée dès son franchissement des portes imposantes de l’université. Vivant en meute, l’étudiant s’adapte aisément à cet environnement qui n’est hostile qu’aux yeux du profane, et a appris très vite qu’il devait se faire prédateur. Sa proie idéale, c’est ce qu’il a considéré assurément comme un graal à un moment donné lors de son exploration continue dans cette jungle dense où les plus imprudents ont vite fait de s’égarer : un diplôme universitaire, la condition préalable pour devenir, à défaut d’un mâle dominant, un prédateur accompli, un chasseur aguerri apte à survivre dans le monde qui l’attend.
Car oui, cette jungle n’est qu’une façade. Au loin, l’étudiant aperçoit un territoire inconnu, auquel il sait qu’il doit se rendre afin de poursuivre son existence. Ce territoire, c’est la canopée, dont on lui a déjà raconté bien des choses. Là-bas, c’est une toute autre faune à laquelle il lui faudra faire face. Là-bas, il arrive que ses anciens compagnons de chasse deviennent des rivaux, pour la simple et bonne raison que les proies peuvent se faire rares, en fonction de l’alimentation de l’étudiant. Là-bas commencera alors sa vraie existence. Car après tout, l’étudiant est à l’image d’un vieux louveteau, ou d’un jeune loup, selon son point de vue. Quoi qu’il en soit, il voit qu’en dépit de ses talents, il reste, une fois de plus hélas, du chemin à parcourir !

Exercice d'écriture 6 – par Justine Ladaique

« Derrière les yeux de l'étudiant »

Derrière les yeux de l'étudiant, il y a des pages et des pages d'écriture, des signes, des couleurs, des techniques, des fiches, tout ce qu’il acquiert au cours de son apprentissage et qu’il emmagasine dans son cerveau, sa matière grise comme l’appellent certains – situé juste derrière ses yeux, pour l’utiliser quand cela sera nécessaire. Cet organe lui permet, avec l’aide de ses cinq sens, d’appréhender et de percevoir le monde qui l’entoure, en fonction de ses domaines de prédilection mais aussi de sa sensibilité personnelle.
Prenez, par exemple, un étudiant en sciences physiques, les formules bouillonnent sous son crâne et il cherche une explication rationnelle à tous les phénomènes. Un étudiant en Arts exprime ce qu’il ressent à travers un langage musical, pictural, théâtral, corporel, grâce auquel il se libère de ses émotions,  de ses tensions, fait passer des messages…
Un étudiant en lettres ou en langues voit le monde de manière plutôt poétique,  aime jouer avec les mots, composer, inventer, traduire, penser dans une autre langue et fourmille souvent d’idées. Mais tout étudiant sérieux,  motivé, et passionné souhaite avant tout élargir ses horizons,  étendre ses connaissances ; raison pour laquelle il travaille. Mais outre cela, il voit aussi, à plus courte échéance, l’obtention de ses diplômes qui valideront et reconnaîtront son investissement.

mardi 25 décembre 2012

La chanson du mardi – choisie par Elena


Papi Brandao Y Su Ejecutivos - Decidete Mi Amor

dimanche 23 décembre 2012

Projet Kévin – phrase 7

Por donde el fascismo pasa no queda nada, sólo ruinas humeantes, sólo restos de seres humanos, de sus acciones, de sus esfuerzos, de sus meticulosos y fabulosos sueños.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Nadia – phrase 33

Pienso en Carlos  Patricio, de 13 años, hijo de madre viuda, atacada de hemiplejia, enfermo en cama, en la cama desde la que fue arrancado por el fascismo, acusándolo a él, enredado en su fiebre y en sus juguetes, de marxista, de extremista, de revolucionario, fue torturado, fue golpeado con la electricidad que lo iluminaba para apagarlo, y después, esa tarde, en la Quinta Normal de Santiago – se lo digo en voz baja, maestro -,  fue fusilado.

Traduction temporaire :
Je pense à Carlos Patricio, 13 ans, malade, fils d'une mère veuve et frappée d'hémiplégie, cloué au lit,  un lit d'où il fut arraché par le fascisme, lui, alors enchevêtré dans sa fièvre et dans ses jouets, sous l'accusation d'être marxiste, extrémiste et révolutionnaire. Il fut torturé, il fut transpercé par l’électricité qui l'illuminait pour l'éteindre aussitôt, et ensuite, cette après-midi-là, à la Quinta Normal de Santiago – je vous le dis à voix basse, maître –,  il fut fusillé.

Question de lexique


Donnez (dans les commentaires) la traduction espagnole des principales couleurs de la robe des chevaux en français.

Blanc
Noir
Alezan
Bai
Bai brun
Palomino
Isabelle
Gris pommelé
Gris souris
Aubère
Louvet
Pie noir
Pie alezan
Appaloosa
Rouan

Projet Elena – phrases 228-229

Decido apagar la computadora. Antes quiero leer una vez más la última conversación que tuve con Brenda, pero la conexión está caída.

Traduction temporaire :
Je dois éteindre mon ordinateur. Avant, j'ai envie de relire une fois de plus la conversation que j'ai eue avec Brenda ; malheureusement, je n'ai plus de connexion.

Projet Elena – phrases 225-227

Mi jefe me llama por blackberry. ¿Seguirán funcionando los sistemas sin mí? Dejo que suene la música del Tetris.

Traduction temporaire :
Mon chef m'appelle sur le BlackBerry. Est-ce que les systèmes continueront de fonctionner sans moi ? Je ne décroche pas, laissant retentir la musique de Tetris.

Projet Elena – phrases 223-224

Por primera vez, le hago un lugar a Mojito bajo las frazadas de mi cama. El hocico está frío y el pelo té con leche está caliente.

Traduction temporaire :
Pour la première fois, je fais de la place à Mojito sous ma couverture. Son museau est froid, son pelage thé au lait est chaud.

Projet Elena – phrase 222

Estoy cansado como una computadora que cada tanto se reinicia pero hace demasiado que no se desenchufa.

Traduction temporaire :
Je suis fatigué, un peu comme un ordinateur qu'on réinitialise régulièrement, mais qu'on n'a pas débranché depuis un bail.

Projet Elena – phrases 220-221

Dejo de ir a trabajar. El ruido del cooler se parece al viento, o a una tormenta de nieve cuando trabaja mucho.

Traduction temporaire :
Je cesse d'aller travailler. Le bruit du refroidisseur, lorsqu'il fonctionne longtemps, ressemble au vent, ou à une tempête de neige.

Projet Elena – phrases 218-219

Tarjetas de crédito, diarios, revistas, juegos, porno. Las páginas o están en mantenimiento o tiran error al finalizar la configuración o simplemente no encuentro la opción.

Traduction temporaire :
: cartes de crédit, journaux, revues, jeux, sites pornos ; or soit les pages sont en cours de maintenance, soit elles affichent un message d'erreur à la fin de la configuration, soit, purement simplement, je ne trouve pas l'option.

Projet Céline 2 – phrase 193

Todo era demasiado fácil: que ella cerrara el negocio, que ya en la calle le agarrara la mano, que del café fueran directo a la amueblada.

Traduction temporaire :
Tout avait été trop facile : qu’elle ait fermé sa boutique, qu’une fois dans la rue, elle lui ait pris la main, qu’ils soient allés directement du bar à son meublé.

Projet Céline 2 – phrase 192

Se acordó de la primera vez, cuando había entrado en la mercería a comprar agujas para Leonor y ella lo había mirado de arriba abajo y enseguida le había aceptado el café.

Traduction temporaire :
Il se rappela la première fois, quand il était entré dans la mercerie afin d’acheter des aiguilles pour Leonor et qu’elle, elle l’avait regardé des pieds à la tête et avait immédiatement accepté d’aller prendre un café.

Projet Céline 2 – phrases 190-191

“¡Dios mío!”, pensó, y recordó que nombrarlo en vano era pecado,  así que dijo “Venga a nosotros tu reino” dos veces, y después una vez más. Había dejado el plato de mondongo casi sin tocar y se había acostado.

Traduction temporaire :
« Mon Dieu ! » pensa-t-il avant de se souvenir que l’invoquer sans raison constituait un péché. Si bien qu’il répéta à deux puis trois reprises : « Que ton règne vienne ». Il avait laissé sa soupe aux tripes sans presque y avoir touché et il était allé se coucher.

samedi 22 décembre 2012

Projet Nadia 2 – phrase 47

Se apoyó sobre la encimera que se alargó hasta donde sus ojos ya no alcanzaban, sempiternìsimamente, archicansado / en todos los sentidos y contrasentidos su mano resbaló y se sintió caer sobre el frío suelo simplemente cansado del cansancio / del,  harto tenso extenso entrenamiento al engusanamiento / y al silencio.

Traduction temporaire :
Elle s'appuya sur le plan de travail, qui se prolongea jusque-là où ses yeux ne pouvaient plus voir, sempiternissimement,  archifatigué/ dans tous les sens et contresens sa main glissa et elle se sentit tomber sur le sol froid simplement fatigué de la fatigue/ très tendu étendu entraînement au fourmillement / et au silence.

Projet Nadia 2 – phrase 46

Encarna no se sintió bien, por qué no había probado su comida.

Traduction temporaire :
Encarna se sentit mal ; mais pourquoi donc n'avait-il pas touché à son repas ?

Projet Nadia 2 – phrase 45

Recansadísimo / de tanta tanta estanca remetáfora de la náusea.

Traduction temporaire :
Réexténué / de maintes et maintes étanches remétaphores de la nausée.

Projet Sonita 5 – phrase 7

Porque en San Diego los consiguen pero embotellados en Nueva York, y aquí no, aquí vienen embotellados desde el país de origen.

Traduction temporaire :
Parce qu’à San Diego aussi, les gens peuvent les acheter – à cette différence qu'ils sont mis en bouteille à New York ; or ici non, ici ils arrivent de leur paysd'origine dans leur flacon de départ.

vendredi 21 décembre 2012

Question de lexique

Qu'est-ce qu'un = AKÈNE ?

Les Pikimachay – phrases 208-210

Por eso lo hiciste todo ceremonioso, hablando como si fueses persona adulta. Sé que sentiste vacío, Mamey, que fue el verdadero primer gran vacío que sentiste en tu vida. Los demás, los que siguieron después, continuaron la línea que este primero estaba definiendo.

Traduction temporaire :
Et c’est pour ça que tu nous as fait tout ce petit cérémonial, en parlant comme si t’étais un adulte. Je sais que t'as ressenti un vide, Mamey, que ça a été le premier grand vide que t'as ressenti dans ta vie. Les autres, ceux qui ont suivi, lui ont emboîté le pas en suivant la même ligne.

Les Ollantay – phrase 270

Mientras tanto su madre sigue mirándonos con esa sonrisa arrugada y yo también la miro y trato de sonreír mientras Alexa fuma muy concentrada.

Traduction temporaire :
Pendant ce temps, sa mère continue de nous regarder avec son sourire ridé. Moi, je l'observe aussi et j'essaie d'avoir l'air sympa, alors qu'Alexa, elle, elle fume, très concentrée.

Les Ollantay – phrase 269

El hermano llega y también se despide de nosotros pero se da cuenta que se olvida de algo así que regresa a su cuarto. 

Traduction temporaire :
Son frère arrive. Il nous dit au revoir à son tour, mais se rend compte qu'il oublie un truc et retourne dans sa chambre.

Les Ollantay – phrase 268

Le decimos gracias y que les vaya bien pero se ve que su madre no se atreve a decir algo y vuelve a decirnos buenas noches.

Traduction temporaire :
Nous la remercions et lui souhaitons bon voyage, mais on voit bien qu'il y a quelque chose qu'elle n'ose pas dire. De nouveau, elle prend congé.

Projet Elena – phrases 216-217

Necesito una aplicación que limpie el pis de este teclado. Intento disolver todas mis cuentas, las que tienen mi nombre y las que no. Las que son de trabajo y las que eran por placer.

Traduction temporaire :
J'ai besoin d'une application pour nettoyer l'urine sur mon clavier. J'essaye de clôturer tous mes comptes, aussi bien sous mon nom que ceux sous pseudo, ceux pour le boulot et ceux pour moi.

Projet Elena – phrase 215

Debería encerrarlo en el patio, pero en el fondo me alegra estar con alguien que desconozca qué es el amor,  el comunismo o la internet.

Traduction temporaire :
Je devrais l'enfermer dans la cour, mais au fond de moi, je suis content d'être avec quelqu'un qui ignore l'amour, le communisme ou Internet.

Projet Elena – phrase 214

El perro hizo pis en mis películas piratas, en el canasto de la ropa sucia, en las fotocopias; también en la computadora.

Traduction temporaire :
Le chien a fait pipi sur mes films piratés, sur le panier de linge sale, sur les photocopies ; et aussi sur l'ordinateur.

jeudi 20 décembre 2012

Projet Céline 2 – phrases 188-189

En ese mismo instante, el gusano podía encontrarse a una décima de milímetro de la neurona. ¿Qué le esperaba en el Juicio si su último pensamiento lo malgastaba en imaginarse una erección? 

Traduction temporaire :
À cet instant précis, l’asticot pouvait se trouver à un dixième de millimètre du fameux neurone. Que lui réservait-on lors du Jugement s’il gâchait ainsi sa dernière pensée à imaginer une érection ?

Projet Céline 2 – phrases 185-187

Quizás los primeros habían llegado por ahí, haciendo el camino inverso al de los espermatozoides. Tenía sentido. Enseguida se dio cuenta de lo que estaba pensando.

Traduction temporaire :
Peut-être les premiers étaient-ils arrivés par là, en sens inverse par rapport aux spermatozoïdes. C’était plausible. Aussitôt, il se rendit compte de ce à quoi il était en train de penser.

Projet Céline 2 – phrases 183-184

Se preguntó si también podía sentir una erección. Era probable que los gusanos ya se hubieran comido esa parte: era blanda, aireada, tenía un agujero por donde entrar...

Traduction temporaire :
Il se demanda s’il pouvait également avoir une érection. Probablement les asticots avaient-ils déjà mangé cette partie-là : tendre, aérée, avec un trou par lequel entrer…

Exercice d'écriture 9 – par Nadia Salif

« Sur fond noir »

Tout n’était que chaos, destruction, cris, pleurs. Après une nuit de bombardements pendant laquelle tout tremblait, les vitres volaient en éclat, un bruit insupportable faisait battre mon cœur à deux cent  à l’heure, le calme est soudainement revenu. Tout le monde se réveilla alors de ce cauchemar, se releva du sol, ôta ses mains de ses oreilles et regarda autour de soi comme si on se retrouvait  dans un endroit inconnu où régnait un silence suspect. Des familles commencèrent à déplorer les dégâts, s’ils n’étaient que matériels, elles remerciaient le ciel. Celles qui avaient perdu des êtres chers vécurent un deuxième bombardement, intérieur celui-là et qui serait plus long que tous les autres.
Ma famille faisait partie de la première catégorie mais les réjouissances restèrent très discrètes, la mort rodait toujours autour de nous…
Deux jours plus tard, des hommes armés firent irruption chez nous et assassinèrent de sang-froid tout ce qui bougeait autour d’eux, jusqu’aux chats affamés qui miaulaient en quête de quelque nourriture. Ma mère m’avait caché derrière le canapé, j’entendais tout : des meubles qui tombent, des supplications, des tirs. Le corps crispé, je me retenais tellement de pleurer que j’en avais mal à la gorge. Puis ils repartirent,  satisfaits, avec leur rire tyrannique et leur bestialité assumée. Je restai un moment sans savoir quoi faire, la peur au ventre, puis je me décidai à sortir de ma cachette,  le spectacle qui m’attendais dans le salon… le même que dans la cuisine… le même que dans les chambres,  me glaça le sang et le cerveau. En état de choc, je regardai les corps inertes de mes parents et de ma petite sœur. Pourquoi étais-je encore en vie ? Pourquoi m’as-tu caché maman ? Pourquoi m’avez-vous abandonné, tout seul dans ce monde dont je ne veux pas ?
Je m’allongeai près de ma mère et commençai à fredonner une comptine en anglais que j’avais apprise à l’école comme si les paroles que je ne comprenais pas étaient des formules magiques capables de faire remonter le temps. Épuisé par toutes ces émotions, je finis par m’endormir. Je me réveillai en sursaut, quelqu’un venait d’effleurer ma joue du bout des doigts. Une fille d’environ douze ans me regardait attentivement. Elle était accompagnée de deux autres enfants plus jeunes qu’elle.
—Je m’appelle Dina et toi ?
—Kiko,  murmurai-je.
— Eux, c’est Yacar et Jeytou. Leurs parents sont morts,  les miens aussi alors on reste ensemble. Tu veux venir avec nous ? On va au camp où ils donnent à manger.
Dans ce panorama si triste de maison en ruine, imbibée de sang, la voix douce de Dina représentait la flamme d’une chandelle au bout d’un long tunnel. Je me redressai complètement, lui répondit par un faible sourire puis nous nous mirent en route. Toutes les rues que nous traversions ressemblaient à des paysages d’apocalypse. Nous avions faim et soif,  il n’y avait pas d’eau potable en ville et le camp humanitaire était à plusieurs kilomètres de là, mais personne ne se plaignait et marchait courageusement. En sortant de la cité martyre, nous rejoignîmes le flux de réfugiés qui fuyaient les atrocités. La nuit tomba assez vite et la lune, malgré sa pâle lueur,  devint à mes yeux l’astre le plus merveilleux qui soit. Dans l’obscurité inquiétante, cette faible lumière relevait du miracle, sa présence rassurante nous aida à avancer jusqu’à notre objectif. Nous arrivâmes épuisés mais soulagés.
La guerre s’est terminée deux ans plus tard, j’ai pu continuer mes études grâce à une dame formidable que j’ai rencontrée dans le camp, je suis parti à l’étranger et la peinture est devenue mon moyen d’expression. Mes tableaux ont presque toujours un fond noir, un fond de deuil, un fond de mort qui laisse place au premier plan aux couleurs : aux couleurs chaudes,  aux couleurs froides,  aux couleurs neutres. Tout y est plus éclatant,  plus significatif. Tout acquiert une valeur inestimable : la douceur de Dina, la lueur de la lune, la bonté de ma bienfaitrice, l’entraide, l’espoir.

Projet Nadia 2 – phrases 44

En los cinco años que llevaba trabajando para él, nunca se había dejado la comida.

Traduction temporaire :
Depuis cinq ans qu'elle travaillait pour lui, jamais il n'avait laissé son repas.

Projet Nadia 2 – phrases 42-43

Recogió la comida y la tiró a la basura. Se había nublado el cielo cansado hasta el estrabismo mismo de los huesos / de tanto error errante.

Traduction temporaire :
Elle ramassa la nourriture et la jeta à la poubelle. Le ciel s'était couvert, fatigué jusqu'au strabisme même des os / de tant d'erreur errante.

Projet Nadia – phrase 32

Pienso ahora mismo en la infeliz María Cristina, (con cuya madre conversé antes de salir de Chile, mientras ella sollozaba y yo tragaba disimuladamente mis sollozos), sacrificada brutalmente así y después, además, asesinada, despedazada, desaparecida, evaporada, ella, la encantadora niña cuyo retrato me mira mientras le escribo.

Traduction temporaire :
À cet instant précis, je pense à la malheureuse María Cristina (avec la mère de laquelle je me suis entretenu avant de quitter le Chili ; elle, elle sanglotait et moi, je ravalais discrètement mes larmes), sacrifiée brutalement de cette façon-là, et après, comme si cela ne suffisait pas, assassinée, dépecée, dissimulée, éliminée, elle, la charmante petite fille dont le portrait me regarde pendant que je vous écris.

mercredi 19 décembre 2012

Projet Sonita 5 – phrase 6

Porque había de todo el mundo, y más baratos, además de que son embotellados de origen.

Traduction temporaire :
Parce qu’il y en avait qui arrivaient de tous les coins du monde, et bien moins chers ; ce alors même qu'ils sont mis en bouteille dans le pays où ils ont été conçus.

Projet Kévin – phrase 6

Esta involución, esta peste negra, este retroceso abismal que es el fascismo, para subsistir y prosperar necesita alimentarse de un solo alimento: carne humana, una y otra vez, en una y otra época, carne humana, mientras más evolucionada más rebelde y peligrosa, en consecuencia más apetitosa.

Traduction temporaire :
Cette régression, cette peste noire, ce recul abyssal qu'est le fascisme n'a besoin, pour subsister et devenir florissant, que d'un seul et unique aliment en guise de nourriture : de la chair humaine, encore et encore, époque après époque ; de la chair humaine qui n'en paraîtra que plus appétissante d'être évoluée, rebelle et dangereuse.

Projet Elena – phrase 213

Las cosas que emergen sin que yo supiera que existían, las cosas que pensé que ya no existían pero aún existen, las cosas que quedan en el caché incluso cuando yo sé que ya no existen.

Traduction temporaire :
Des trucs qui s'affichent alors que j'ignorais même qu'ils existaient, des trucs que je croyais qui n'existaient plus, et qui, pourtant, existent encore, des trucs qui demeurent dans le cache alors que je suis sûr qu'ils n'existent plus.

Projet Elena – phrase 212

La computadora me exhibe frente a mis contactos,  al igual que un nervio al descubierto, como si de golpe el buscador empezara a mostrar todas nuestras conversaciones y pensamientos cuando alguien ingresa nuestro nombre.

Traduction temporaire :
L'ordinateur m'expose devant mes contacts, tel un nerf à vif ; c'est comme si le moteur de recherche se mettait brutalement à dévoiler l'intégralité de nos conversations et de nos pensées dès que quelqu'un tapait notre prénom.

Projet Elena – phrase 211

Nadie podría saber tanto sobre mí; no hay nadie que sepa la versión exacta de todas mis humillaciones.

Traduction temporaire :
Personne n'était en mesure de savoir autant de choses sur moi ; personne ne connaît la version exacte de la totalité de mes humiliations.

Question de lexique

Que signifie le terme = LOGOGRIPHE ?

Texte d'entraînement au CAPES 2

Vos traductions sont à envoyer pour le 5 janvier – au plus tard.

Lunes,  23 — miércoles,  25 de junio

ISIDORO VIDAL conocido en el barrio como don Isidro, desde el último lunes prácticamente no salía de la pieza ni se dejaba ver. Sin duda más de un inquilino y sobre todo las chicas del taller de costura de la sala del frente, de vez en cuando lo sorprendían fuera de su refugio. Las distancias, dentro del populoso caserón, eran considerables y, para llegar al baño, había que atravesar dos patios. Confinado a su cuarto, y al contiguo de su hijo Isidorito, quedó por entonces desvinculado del mundo. El muchacho, alegando sueño atrasado porque trabajaba de celador en la escuela nocturna de la calle Las Heras, solía extraviar el diario que su padre esperaba con ansiedad y persistentemente olvidaba la promesa de llevar el aparato de radio a casa del electricista. Privado de ese vetusto artefacto, Vidal echaba de menos las cotidianas “charlas de fogón” de un tal Farrell, a quien la opinión señalaba como secreto jefe de los Jóvenes Turcos, movimiento que brilló como una estrella fugaz en nuestra larga noche política. Ante los amigos, que abominaban de Farrell, lo defendía, siquiera con tibieza; deploraba, es verdad, los argumentos del caudillo, más enconados que razonables; condenaba sus calumnias y sus embustes, pero no ocultaba la admiración por sus dotes de orador, por la cálida tonalidad de esa voz tan nuestra y, declarándose objetivo, reconocía en él y en todos los demagogos el mérito de conferir conciencia de la propia dignidad a millones de parias.
Responsables de aquel retiro —demasiado prolongado para no ser peligroso— fueron un vago dolor de muelas y la costumbre de llevarse una mano a la boca. Una tarde, cuando volvía del fondo,  sorpresivamente oyó la pregunta:
—¿Qué le pasa?
Apartó la mano y miró perplejo a su vecino Bogliolo. En efecto,  éste lo había saludado. Vidal contestó solícitamente:
—Nada,  señor.
—¿Cómo nada? —protestó Bogliolo que, bien observado,  tenía algo extraño en la expresión—. ¿Por qué se lleva la mano a la boca?
—Una muela. Me duele. No es nada —respondió sonriendo.
Vidal era más bien pequeño, delgado, con pelo que empezaba a ralear y una mirada triste, que se volvía dulce cuando sonreía. El matón sacó del bolsillo una libretita, escribió un nombre y una dirección, arrancó la hoja y se la entregó, mientras comunicaba:
—Un dentista. Vaya hoy mismo. Lo va a dejar como nuevo.
Vidal acudió al consultorio esa tarde. Restregándose las manos, el dentista le explicó que a cierta edad las encías, como si fueran de barro, se ablandan por dentro y que felizmente ahora la ciencia dispone de un remedio práctico: la extirpación de toda la dentadura y su reemplazo por otra más apropiada. Tras mencionar una suma global; procedió el hombre a la paciente carnicería; por fin, sobre carne tumefacta, asentó muelas y dientes y dijo:
—Puede cerrar la boca.
Se oponían a ello el dolor, los cuerpos extraños y aun la desazón moral que le infundía la confrontación con el espejo. Al otro día Vidal despertó con malestar y fiebre. Su hijo le aconsejó que visitara al dentista; pero él ya no quería saber nada con ese individuo. Quedó echado en la cama,  enfermo y apesadumbrado, sin atreverse en las primeras veinte horas a tomar un mate. La debilidad ahondó la pesadumbre; la fiebre le daba pretextos para seguir en el cuarto y no dejarse ver.
El miércoles 25 de junio resolvió concluir con tal situación. Iría al café, a jugar el habitual partidito de truco. Se dijo que la noche era el mejor momento para abordar a los amigos.

Adolfo Bioy Casares, Diario de la guerra del cerdo

« El maniquí » – « correction » de la proposition d'Elise


El maniquí
Le mannequin
OK

Nueve años habían transcunido desde que Luis Santurce se separó de su mujer.
Neuf ans s’étaient écoulés depuis que Luis Santurce se fût [grammaire] séparé de sa femme.

Después la había visto envuelta en sedas y tules en el fondo de elegante carruaje pasando ante él como un relámpago de belleza o la había adivinado desde el paraíso del Real, allá abajo, en un palco, rodeada de señores que se disputaban el murmurar algo a su oído para hacer gala de una intimidad sonriente.
Ensuite, il l’avait vue, enveloppée de soies et de tulles au fond d’un élégant fiacre [Là, vous avez les unes et les autres des solutions différentes ; pour trancher, il faudrait faire une recherche plus approfondie… mais bon, pour le CAPES, je pense que ça irait], passant devant lui tel un éclair de beauté, ou il l’avait devinée depuis le paradis du Real, là [j'hésite parce que ça la rapproche… alors qu'il s'agit semble-t-il de suggérer le contraire], en bas, sur [ou « à » ?] un balcon, entourée d’hommes [ou « messieurs » ?] qui se disputaient son oreille [si l'on visualise cela, c'est assez curieux… OK pour modifier un peu la trad littérale, mais je pense que ce serait en ajoutant une cheville, par exemple : « le privilège » ; essaie] pour y murmurer quelque chose afin de se flatter [c'est plutôt dans le sens d' « exhiber » / « afficher »] de partager une certaine intimité souriante [peu explicite en français].

Estos encuentros removían en él todo el sedimento de la pasada ira: había huído siempre de su mujer como enfermo que teme el recrudecimiento de sus dolencias, y, sin embargo, ahora iba a su encuentro, a verla y hablarle en aquel hotel de la Castellana, cuyo lujo insolente era el testimonio de su deshonra.
Ces rencontres agitaient totalement [presque un CS… Tu devrais revenir à la V.O.] le sédiment de sa fureur passée : il avait toujours fui sa femme, comme un malade qui craint la recrudescence de ses douleurs [ou « maux » ?], [point ?] et pourtant, maintenant [ou « à présent » ?], il allait à sa rencontre, il allait la voir et lui parler dans cet hôtel de la Castellana, dont le luxe insolent était le témoin de son déshonneur.

Los rudos movimientos del coche de alquiler parecían hacer saltar los recuerdos del pasado de todos los rincones de su memoria.
Les rudes mouvements de la voiture de location semblaient faire jaillir les souvenirs du passé depuis [ou « de » ?] tous les recoins de sa mémoire.

Aquella vida que no quería recordar iba desarrollándose ante sus ojos cenados:
Cette vie [virgule ?] dont il ne voulait pas se rappeler [virgule ?] se déroulait devant ses yeux clos :

su luna de miel de empleado modesto, casado con una mujer bonita y educada, hija de una familia venida a menos;
sa lune de miel d’employé modeste, marié à une jolie femme bien éduquée [je pense que tu devrais être plus littérale ; pourquoi cette nécessité de changer ?], fille d’une famille déchue [je ne pense pas que l'adjectif soit adapté ici] ;

la felicidad de aquel pri­mer año de pobreza endulzada por el cariño;
le bonheur de cette première année de pauvreté adoucie par la tendresse ;

después las protestas de Enriqueta revolviéndose contra la estrechez
puis les protestations de Enriqueta se plaignant de l’exiguïté [FS] ;

, el sordo disgusto al oírse llamar hermosa por todos y verse humildemente vestida;
la sourde insatisfaction de s’entendre appelée « belle » [pourquoi ce changement ?????] par tous, mais [c'est plutôt quelque chose comme « tout en »] de se voir modestement vêtue ;

los disgustos surgiendo por el más leve motivo;
les disputes éclatant pour le moindre [tu as un peu changé, mais OK.] motif ;

las reyertas a medianoche en la al­coba conyugal;
les bagarres à minuit dans la chambre conjugale ;
OK

las sospechas royendo poco a poco la confianza del marido,
les soupçons rongeant peu à peu la confiance du mari ;
OK

y de repente el ascenso inesperado, el bienestar material colán­dose por las puertas;
et [virgule ?] soudain, l’ascension inesbpérée [coquille ; relis bien !], le bien-être matériel se faufilant par les portes ;

primero, tímidamente, como evitando el escánda­lo;
timidement d’abord, pour éviter le scandale [tu ne crois pas que le « como » avait une certaine importance ?] ;

después, con insolente ostentación, como creyendo entrar en un mundo de ciegos, hasta que, por fin, Luis tuvo la prueba indudable de su desgracia.
puis avec une ostentation insolente, comme croyant entrer dans un monde d’aveugles [peu clair… Pour le coup, tu restes littérale alors que ça demanderait à être un peu travaillé], jusqu’à ce qu’enfin, Luis eut [temps ? – sachant qu'au début, tu es partie sur du PQP] la preuve indéniable de sa disgrâce [FS].

Se avergonzaba al recordar su debilidad.
Il avait honte en se souvenant [« au souvenir » ?] de sa faiblesse.

No era un co­barde, estaba seguro de ello, pero le faltaba voluntad o la amaba dema­siado, y por esto, cuando tras un vergonzoso espionaje se convenció de su deshonra, sólo supo levantar la crispada mano sobre aquella hermosa cara de muñeca pálida, y acabó por no descargar el golpe:
Il n’était pas un lâche, il en était sûr [un moyen d'éviter « était » + « était » ?], mais il manquait de volonté ou il l’aimait trop, et à cause de cela, quand, par le biais d’un honteux espionnage, il se convainquit [temps ?] de son déshonneur, il sut [temps ?] seulement lever sa main crispée sur ce joli visage de pâle poupée []bizarre, non ?], et il finit [temps ?] par ne pas donner le coup [« frapper » ?] :

Sólo tuvo fuerzas para arrojarla de la casa y llorar como un niño abandonado apenas cerró la puerta.
il eut [temps ?] seulement la force de la jeter hors de la maison [ou « chez lui » ?] et de pleurer comme un enfant abandonné à peine eut-il fermé la porte [simplifie].

Vicente Blasco Ibáñez, El maniquí


Elise,
Je te propose de reprendre cela et de nous en envoyer une version remaniée…

***

La proposition d'Elise, après correction :

Le mannequin

Neuf ans s’étaient écoulés depuis que Luis Santurce s’était séparé de sa femme.
Ensuite, il l’avait vue, enveloppée de soies et de tulles au fond d’un élégant fiacre passant devant lui tel un éclair de beauté, ou il l’avait devinée depuis le paradis du Real, en bas, à un balcon, entourée de messieurs qui se disputaient le privilège de son oreille pour y murmurer quelque chose, afin d’exhiber  le partage d’une certaine intimité rieuse.
Ces rencontres remuaient en lui le sédiment de sa fureur passée : il avait toujours fui sa femme, comme un malade qui craint la recrudescence de ses maux. Et pourtant, à présent, il allait à sa rencontre, il allait la voir et lui parler dans cet hôtel de la Castellana, dont le luxe insolent était le témoin de son déshonneur.
Les rudes mouvements de la voiture de location semblaient faire jaillir les souvenirs du passé de tous les recoins de sa mémoire.
Cette vie, dont il ne voulait pas se rappeler, se déroulait devant ses yeux clos : sa lune de miel d’employé modeste, marié à une femme jolie et éduquée, fille d’une famille ruinée, le bonheur de cette première année de pauvreté adoucie par la tendresse ; puis les protestations de Enriqueta se plaignant de leur dénuement ; la sourde insatisfaction de s’entendre appeler belle par tous, tout en se voyant modestement vêtue ; les disputes éclatant pour le moindre motif ; les bagarres à minuit dans la chambre conjugale ; les soupçons rongeant peu à peu la confiance du mari ; et, soudain, l’ascension inespérée, le bien-être matériel se faufilant par les portes ; timidement d’abord, comme pour éviter le scandale; puis avec une ostentation insolente, le faisant pénétrer dans un monde d’aveugles, jusqu’à ce qu’enfin, Luis avait eu la preuve indéniable de son malheur. Il avait honte au souvenir de sa faiblesse.
Il n’était pas un lâche, c’était pour lui une certitude, mais il manquait de volonté ou il l’aimait trop, et à cause de cela, quand, par le biais d’un honteux espionnage, il s’était convaincu de son déshonneur, il avait seulement su lever sa main crispée sur ce joli  et pâle visage de poupée et il avait fini par ne pas frapper : il avait juste eu la force de la jeter hors de chez lui et de pleurer comme un enfant abandonné dès qu’il avait fermé la porte.

Les Pikimachay – phrases 205-207

¡Sírvele más trago para que se deje de estupideces!, dijo Toño. Para eso estamos los amigos (¿para qué si no?) para evitar que los hermanos lloren por estupideces. Mamey, sé que sufriste mucho, que nos contaste esto como una forma de depuración personal.

Traduction temporaire :
Mais qu'on lui resserve donc à boire pour qu'il arrête de débiter des conneries !, ordonna Tonio. Les amis, c'est là pour ça (sinon, pour quoi, hein ?), éviter que nos potes chialent pour des conneries. Je sais que tu as vachement souffert, Mamey, et que nous raconter ça, ça a été comme une sorte de purge personnelle.

Les Lituma – phrase 295

Ese es el olor que tiene París por la noche y en el subsuelo,  el mismo olor de cientos,  miles de personas anónimas que llegaron buscando un sueño pero que nos encontramos con el vacío que te niegas a conocer cada vez que subes de nuevo a la ciudad,  y ves de nuevo los edificios y respiras hondo y te dices qué bella que es París de mañana,  a esa hora,  llena de vida,  con tantas nubes y tanta gente alrededor dispuesta a caminar y a levantar los ojos y a sonreír,  y decir que sí.


Tours, septiembre 2011.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires :

C'est l'odeur de Paris la nuit, et, dans ses sous-sols, l'odeur commune de centaines, de milliers de personnes anonymes arrivées ici à la poursuite d'un rêve. Mais nous nous sommes heurtés au néant que tu refuses de voir chaque fois que tu regagnes la surface de la ville et que tu vois de nouveau les immeubles, que tu inspires profondément et que tu te dis que Paris est belle le matin,  à cette heure-là, pleine de vie, avec tous ces nuages, tous ces gens autour disposés à marcher, à lever les yeux, à sourire, et à dire oui.

Tours, septembre 2011


Les Lituma – phrase 294

Simplemente, sonríe, mira a tu mujer y comenta lo linda estuvo la visita,  haz como si revisaras tu mapa o tu guía de la ciudad y tápate la nariz discretamente para no exponerte a la pestilencia.

Traduction temporaire :
Contente-toi de sourire, regarde ta femme et extasie-toi devant la beauté de la visite, fais comme si tu regardais le plan ou le guide de la ville et bouche-toi discrètement le nez pour ne pas sentir cette puanteur.

Les Lituma – phrase 293

Por eso, cuando tomes el metro de París y sientas un olor astringente entre una estación y otra no pienses en lo que acabo de contarte.

Traduction temporaire :
Raison pour laquelle je te conseille de ne pas penser à ce que je viens de te raconter lorsque tu prendras le métro parisien et qu'entre deux stations tu sentiras une odeur astringente.

Les Lituma – phrase 292

Es más, sabes bien que se trata de un cuento, uno de esos relatos que la imaginación ociosa inventa para matar el tiempo o, lo que es aún más retorcido, renegar de la realidad.

Traduction temporaire :
En outre, tu sais bien qu’il ne s’agit là que d’un conte, d'un de ces récits que l’imagination oisive invente pour tuer le temps ou, encore plus tordu, pour renier la réalité.

mardi 18 décembre 2012

Projet Elena – phrases 209-210

Ahora los mails me humillan a mí. La precisión de los detalles me sacude el estómago, como si el enchufe del módem estuviera adherido a mi tubo digestivo.

Traduction temporaire :
Maintenant, les mails sont humiliants pour moi. La précision des détails me vrille l'estomac, comme si la prise du modem était branchée directement à mon tube digestif.

Projet Elena – phrases 204-208

Lo cierto es que no puedo, no sé cómo. ¿Hay algún lugar adonde no pueda traspasar la wifi? No sabría dónde refugiarme. Internet es la próxima Unión Soviética. Algún día se va a desplomar, pero mientras tanto estamos encerrados en sus caprichos.

Traduction temporaire :
Vraiment, je ne peux pas, je ne sais pas comment faire. Ça existe un endroit où le Wi-Fi ne passe pas ? Je ne saurais pas où me réfugier. Internet est la prochaine Union Soviétique. Un jour, il s'effondrera, mais pour l'instant, nous sommes prisonniers de ces caprices.

Projet Elena – phrases 201-203

Brenda me recomienda que abandone la red. No puedo, le digo,  es parte de mi trabajo. Y cómo haríamos para hablar mientras dura tu viaje, pienso.

Traduction temporaire :
Brenda me conseille de quitter le réseau. À quoi je rétorque qu'étant la base de mon travail, je ne peux pas me le permettre. Et intérieurement, je me dis : comment ferais-je pour communiquer avec toi pendant ton voyage.