samedi 5 janvier 2013

Projet Kévin – phrase 11

Fuera de cementerios clandestinos, ¿qué ha dejado el fascismo a su paso por las fábricas, por los barrios obreros, por las universidades, por las bibliotecas,  por el arte?

Traduction temporaire :
Hormis des cimetières clandestins, qu'est-ce qu'a laissé le fascisme de son passage dans les usines, dans les quartiers ouvriers, dans les universités, dans les bibliothèques, dans l'art ?

Projet Nancy – phrase 22

Optó por encender fogatas de inmediato y así, su paso por los caseríos dormidos y a veces por las calles de las grandes ciudades era señalado por ese terrible, extrañado y apartado juego de pirotecnia y explosiones que iluminaban las sombras solitarias, los portales abandonados, las puertas de los negocios que se golpeaban entreabiertas en el vacío.-

Traduction temporaire :
Il choisit d'allumer directement des brasiers et ainsi,  sa traversée des hameaux endormis et parfois,  des rues des grandes villes était signalée par ce jeu de pyrotechnie terrible,  étrange et isolé,  puis par des explosions qui illuminaient les ombres solitaires, les porches désertés, les portes des commerces qui claquaient, entrouvertes dans le vide.

Question de lexique

Que signifie le terme : BIAURAL ?

vendredi 4 janvier 2013

Les Ollantay – phrases 292-293

Me pongo el polo encima y voy a buscar algo de comer en la cocina y me topo con su gata que se asusta a pesar que ya me había visto un par de veces. Alexa entra a la cocina y le digo que tiene una gata neurótica y que los gatos se parecen a sus dueños.

Traduction temporaire :
J'enfile mon polo et, en allant chercher quelque chose à manger dans la cuisine, je me retrouve nez à nez avec sa chatte, qui prend peur alors qu'elle m'a déjà vu plusieurs fois. Alexa me rejoint. Je lui dis qu'elle a une chatte névrosée, or que les chats ressemblent à leurs maîtres.

Les Ollantay – phrases 290-291

Levanta la cabeza y con cara de sueño me dice “así que hago ruido” y vuelve a enterrar el rostro en la almohada. Me levanto y me doy una ducha.

Traduction temporaire :
Elle lève la tête et, le visage ensommeillé, me rétorque : « Alors comme ça je fais du bruit ? », avant d'enfouir de nouveau son visage dans l'oreiller. Je me lève et prends une douche.

Les Ollantay – phrases 287-289

La mañana siguiente me duelen los músculos de la barriga. Entreabro los ojos y digo a Alexa que hace ruido cuando respira. Ella está echada boca abajo.

Traduction temporaire :
Le lendemain, j'ai mal aux abdos. J'entrouvre les yeux et dis à Alexa qu'elle fait du bruit quand elle respire. Elle est allongée sur le ventre.

Projet Céline – phrase 48


Iba bajando la escalera hacia el subsuelo, el subsuelo que llevaba a la calle, cuando se dio cuenta, y la sorpresa de saberlo ya no le causó risa, y tampoco inquietud, que él no era un viajero como los otros, como cualquiera de los otros viajeros oliendo a tabaco, a whisky, a negocios, a compromisos, a urgencias, urgencias de la vida o de la muerte.

Traduction temporaire :
Il descendait l’escalier menant au sous-sol, qui, lui, débouchait sur la rue, quand il s’aperçut – et la surprise ne le fit plus rire,  sans l’inquiéter pour autant – qu’il n’était pas un voyageur comme les autres, comme n’importe quel autre voyageur sentant le tabac, le whisky, les affaires, les engagements, les urgences, les urgences de la vie ou de la mort.

Projet Sonita 5 – phrase 16

El caso es que el pobre señor tuvo que irse de México, porque aquí en Tijuana ya casi se lo comían vivo con los chismes, y ya no conseguía hacer ningún negocio; un tiempo estuvo probando con embutidos y carnes frías dizque de España; pero todos le daban carrilla con que eran del sótano de su casa, hasta que terminó vendiendo orquídeas en los cabarets de la avenida Revolución y en los restaurantes elegantes, mientras lograba venderla; pero con eso de que estaba maldita por lo de los perfumes derramados y las brujerías, ya nadie quería comprársela.

Traduction temporaire :
Toujours est-il que le pauvre homme dut quitter le Mexique parce qu’ici,  à Tijuana, il se faisait quasiment dévorer tout cru plus aucune de ses affaires ne marchaient ; un temps, il essaya de vendre de la charcuterie et des viandes froides, soi-disant en provenance d'Espagne. Mais tout le monde le charriait en disant que ces produits venaient simplement de son sous-sol ; si bien qu'à l'arrivée, il se retrouva à vendre des orchidées dans les cabarets de l’Avenida Revolución et dans les restaurants chics, du moins aussi longtemps que cela lui a été possible ; mais avec cette histoire d'après laquelle les orchidées étaient maudites à cause de ses parfums qui avaient été renversés et des sorcelleries qu'on lui attribuait, plus personne ne voulait les lui acheter.

Projet Élise 2 – phrase 9

Tan buena no serás si ahora te estás presentando en la Argentina, ese arrabal del mundo, me dicen los resentidos (argentinos, ellos).

Traduction temporaire :
Tu ne dois pas être aussi bien que tu le laisses entendre, puisque tu reviens aujourd'hui faire des présentations en Argentine, cette banlieue du monde, me disent les rancuniers (argentins, évidemment).

Projet Céline 2 – phrases 241-242

“¿Por qué llorás?”, se escuchó preguntar a sí mismo, mirando al techo. Adriana se apoyó sobre su hombro.

Traduction temporaire :
« Pourquoi est-ce que tu pleures ? », s’était-il demandé à lui-même, les yeux au plafond. Adriana s’était appuyée sur son épaule.

Projet Céline 2 – phrases 236-240


Ella lo empujó, también con suavidad. “Necesito saber eso”. Arturo la abrazó con más fuerza. “¿No entendés que me volvés loco?”, le dijo y la volvió a besar. Un rato más tarde descansaban entre las cajas.

Traduction temporaire :
Elle l’avait repoussé, également avec douceur. « J’ai besoin de savoir ». Arturo l’avait serrée dans ses bras avec plus de fermeté. « Tu comprends pas que tu me rends fou ? », lui avait-il répondu avant de l’embrasser de nouveau. Quelques instants plus tard,  ils étaient allongés au milieu des cartons.

Projet Céline 2 – phrase 235

Arturo le había puesto la mano bajo la pollera; fue subiendo por la parte de adentro de la pierna, los dedos, suaves, contra la piel.

Traduction temporaire :
Arturo avait glissé une main sous sa jupe, remonté le long de l’intérieur de la cuisse, passant ses doigts, doucement, sur sa peau.

Question de lexique

Que signifie le terme = ACHALER ?

Cuttlas y los Reyes Magos


Entretien avec l'éditeur Laurent Tranier (« Toute Latitude »)


Laurent Tranier et sa maison d'édition « Toute Latitude »  ont été présentés précédemment sur le blog.

1- Nancy Benazeth. Comment êtes-vous devenu éditeur et comment est née votre  maison d'édition ?
Laurent Tranier. Je suis entré dans la vie professionnelle au moment de la bulle Internet, en 2001, dans ce que l'on appelait alors une « start-up » (entreprise de nouvelle technologie à fort potentiel),  spécialisée dans le contenu culturel pour Internet. Au moment de l'éclatement de cette bulle Internet, chacun s'est rendu compte qu'Internet n'était pas un Eldorado, et l'activité de la société dans laquelle je me trouvais s'est diversifiée vers la « vieille économie ». Nous avons créé une collection de livres de divertissement culturel à vocation encyclopédique et c'est moi qui m'en suis occupé. J'ai appris ce métier sur le tas, même si j'ai toujours eu un intérêt pour ce secteur et si ma formation (Sciences-Po, Droit, Lettres) n'en était pas éloignée. Quand j'ai quitté cette société,  j'ai créé une maison d'édition, en 2005 : les Editions Toute Latitude.

2- N. B. Quels sont, selon vous, les avantages et les inconvénients de ce métier ?
L. T. Question difficile… Ce métier peut recouvrir des réalités très différentes suivant le secteur dans lequel on l'exerce (édition professionnelle, littérature, jeunesse, références, etc.) et la taille de la structure dans laquelle on l'exerce. En général, un des grands intérêts est la polyvalence dont on doit faire preuve entre compétences éditoriales (la langue, la maquette, la fabrication, etc.),  commerciales, de gestion et de communication. Un « inconvénient » est la conjoncture économique dans laquelle évolue l'édition. Mais cela oblige à être créatif,  à faire évoluer l'offre et à intégrer les nouveaux usages des lecteurs et les nouvelles technologies.

3- N. B. Qu'est-ce qui motive votre choix de publier des ouvrages d'Amérique Latine ?
L. T. Les Editions Toute Latitude publient dans plusieurs domaines : l'Amérique latine et les livres de région sont les principaux. Le choix s'est porté sur l'Amérique latine, dès la création, en partant du constat que l'offre était relativement faible en librairie sur cette aire culturelle, et qu'il y avait donc une niche à explorer avec des textes de qualité accessibles à une nouvelle maison d'édition. C'était aussi un intérêt personnel. Le succès de ce domaine en librairie a confirmé que c'était un bon choix.

4- N. B. Quels sont vos critères de sélection d'une œuvre ?
L. T. Restons dans le domaine de l'Amérique latine : nous avons défini 4 collections, assez précisément (Pays latino, Roman latino, Esprit latino et Regard latino). Nous avons 2 sources de textes : je sollicite certains auteurs,  identifiés selon leurs compétences, pour qu'ils rédigent un texte correspondant à une collection,  et nous recevons aussi des manuscrits par courrier. Il y a, pour le choix définitif, 2 conditions : le potentiel commercial et la qualité. Le sujet doit être large,  fédérateur,  accessible et, si-possible, susceptible de provoquer des partenariats autour du livre (promotion ou achats). La promesse de Toute Latitude, c'est « qualité et plaisir ». Quand tous les critères sont réunis, ce qui est rare, nous pouvons publier.

5- N. B. Quel est le premier livre que vous avez édité et qu'en pensez-vous aujourd'hui ?
L. T. Très bonne question… Au départ, nous avons publié simultanément 2 livres, aux destins très différents : Prenez mon cœur, un roman dans la collection « Intrigues » écrit par un auteur français reconnu, accompagné d'un partenariat original avec une maison de disques qui a publié « la BO du roman ». Nous avons eu du mal à percer… L'autre livre, Mexique. Entre l'abîme et le sublime, a lancé la collection Pays latino. Il est devenu une référence sur ce pays !

6- N. B. Comment envisagez-vous l'évolution de "toute latitude" ?
L. T. Après avoir beaucoup exploré (polar, documents, etc.), Toute Latitude est à présent identifié dans le domaine latino, et dans le domaine régional, avec la marque « Terres d'excellence ». Ces 2 domaines ont un important potentiel de développement. Et nous allons aussi explorer prochainement le domaine jeunesse.

7- N. B. Quels rapports entretenez-vous avec les auteurs ?
L. T. Des rapports de proximité. Nous travaillons étroitement ensemble, sur la préparation du livre comme sur la promotion.

8- N. B. Comment travaillez-vous avec les traducteurs ?
L. T. La traduction représente un coût important dans le budget du livre. On peut aussi avoir des aides. Le rapport doit là aussi être très proche et le professionnalisme est indispensable.

9- N. B. Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à un(e) traducteur(trice) qui commence sa carrière et qui souhaiterait travailler avec une maison d'édition ?
L. T. A ma connaissance,  le métier de traducteur s'exerce encore très largement en free-lance. Pour de la traduction littéraire, il est indispensable,  je crois,  que le traducteur ait une connaissance pointue de l'aire linguistique depuis laquelle il traduit vers le français. Qu'il surveille de très prêt la création dans cette langue, qu'il connaisse aussi parfaitement les goûts du public français et qu'il puisse être force de proposition auprès d'un éditeur français, en pensant à tous les paramètres : goûts du public,  qualité du texte,  potentiel de l'auteur,  coûts (achat des droits et traduction). Il doit aussi parfaitement connaître les éditeurs francophones susceptibles de publier ces auteurs. Il y a je pense un intérêt fort à connaître personnellement des auteurs,  à être proche d'eux, voire à « miser » sur eux, mais aussi à connaître les agents, pour savoir décrire le travail de tel ou tel auteur. Il faut enfin s'investir, proposer aux éditeurs des traductions ou des extraits de traduction afin de prouver la pertinence de ce que l'on propose. Traduire de la littérature générale est un difficile mais beau métier !

Projet Jennifer – phrase 7

Tampoco lo buscarían de techo en techo y menos, se darían el trabajo de visitar los albergues de animales.

Traduction temporaire :
Ils n'iraient pas pour autant le chercher sur les toits et encore moins visiter les SPA.

jeudi 3 janvier 2013

Projet Sonita 5 – phrase 15

Después le inventaron que hacía abortos y que los fetos se los ofrecía al diablo en sus rituales mágicos,  y no sé qué otras tonterías.

Traduction temporaire :
Après, on a inventé qu’il pratiquait des avortements et qu’il donnait les fœtus en offrande au diable lors de ses rituels magiques, et je ne sais plus quelles autres bêtises.

Projet Céline 2 – phrases 233-234

Mientras Adriana lo miraba fijo, él la había empezado a desnudar y la había llevado atrás del mostrador. Ella no estaba convencida; las cosas habían cambiado.

Traduction temporaire :
Tandis qu’Adriana le regardait fixement, il avait commencé à la déshabiller et l’avait conduite derrière le comptoir. Elle n’était pas enthousiaste ; la situation avait changé.

Projet Céline 2 – phrases 231-232

“No te pido nada”, le dijo ella, “solamente que me digas si vas a estar cuando nazca”. Arturo la había abrazado, le había dado un beso.

Traduction temporaire :
« Je ne te demande rien », lui avait-elle déclaré, « je veux juste savoir si tu seras là à sa naissance ». Arturo l’avait prise dans ses bras, l’avait embrassée.

Projet Céline 2 – phrase 230

Ella lo había esperado para darle la sorpresa, le había dicho que tenía miedo; él le respondió que no se preocupara.

Traduction temporaire :
Elle l’avait attendu pour lui faire la surprise, lui avait dit qu’elle avait peur ; il lui avait répondu de ne pas s'inquiéter.

Projet Kévin – phrase 10

¿Qué ha significado el fascismo para la mujer, para el niño, para los recluidos en casa de locos?

Traduction temporaire :
Qu'a signifié le fascisme pour la femme, pour l'enfant, pour les internés des asiles ?

Projet Elena 2 – phrase 18

No era fácil ni placentero acercarse a la ladera de fuego, pero Wom'mo conocía un lugar donde corría agua que surgía de las piedras.

Traduction temporaire :
Il n'était ni facile ni agréable de se rendre sur le versant en feu, mais Wom'mo connaissait un endroit où l'eau ruisselait entre les pierres.

Projet Elena 2 – phrases 16-17

El lago de fuego se podía observar desde diez pasos, pero no menos. Más cerca la piel ardía de dolor, por más dura que fuera, y se quemaban los pelos de los ojos.

Traduction temporaire :
On pouvait s'approcher du lac de feu à une distance de dix pas,  mais pas moins. Plus près, la peau devenait horriblement douloureuse, aussi dure fût-elle, et les sourcils et les cils s'embrasaient.

Projet Elena 2 – phrases 14-15

Pero podía quemar el bicho con fuego robado a las piedras. En el lago de fuego y en la ladera contigua había piedras ardientes.

Traduction temporaire :
Mais il pouvait se débarrasser de la bestiole avec le feu volé aux pierres. Dans le lac de feu et sur le flanc contigu, on trouvait en effet des pierres brûlantes. 

Projet Élodie – titre + phrases 1-3


« El joven Aira »
« Le jeune Aira »
Juan Terranova

Para Hérnan Vanoli
Pour Hernan Vanoli

Conocí a Carolina por una amiga en común a principios del 2004. Era casi diez años más joven que yo y no había tenido relaciones importantes, más allá de algún novio en el secundario. Vivía en un departamento que le prestaba la madre en Monserrat y tenía dos gatas que se peleaban por los preservativos usados.

Traduction temporaire :
Elle était de dix ans ma cadette et n'avait pas eu de relations importantes, en dehors d'un petit ami dans le secondaire. Elle vivait dans un appartement que lui prêtait sa mère, à Monserrat, et avait deux chattes, qui se battaient pour les préservatifs usagés.

Projet Élodie

Pour l'anthologie « Lectures d'ailleurs », Élodie Peeters prend le train en marche des auteurs argentins (il faudra qu'on diversifie davantage pour la suite). Elle va se charger de traduire « El joven Aira » [du recueil Instructiones para dar el gran batacazo intelectual argentino], de Juan Terranova.

« El joven Aira »


Para Hérnan Vanoli

Conocí a Carolina por una amiga en común a principios del 2004. Era casi diez años más joven que yo y no había tenido relaciones importantes, más allá de algún novio en el secundario. Vivía en un departamento que le prestaba la madre en Monserrat y tenía dos gatas que se peleaban por los preservativos usados.
— ¿Por qué se pelean? —le pregunté una vez.
— Por los preservativos —me contestó—. Se los comen.
Pensé que era una broma, hasta que un día fui al baño y una de las gatas terminaba de hacer caca en las piedritas. Asomando entre la mierda se veía el anillo de goma opaca de un preservativo. A veces estábamos en la cama, hablando, desnudos, y veíamos venir a una de las gatas, agazapada, en posición de ataque. Carolina me decía que no pasaba nada. No entiendo cómo no se morían ahogadas. Hacía fin de año me invitó a cenar con su papá que llegaba de Italia para las fiestas. En realidad, no era su papá, sino el tipo que había estado juntado con su vieja mientras ella había hecho la escuela primaria y parte de la secundaria.
— Es divertido. Enseña en la universidad de Bolonia —me dijo.
Carolina estaba haciendo el CBC para Artes. Sonreía, era simpática, tenía cuerpo de bailarina y me gustaba. Así que acepté la invitación y el catorce de diciembre toqué el timbre en un edificio muy antiguo de Almagro. Eran las ocho y media de la noche pero todavía había luz. El timbre del portero eléctrico sonó y empujé la puerta. Nadie me preguntó nada. Subí en un ascensor de rejas. Un hombre de unos sesenta años me esperaba en el palier. Nos dimos la mano.
— Gerardo Salé —se presentó—. Pase, Carolina todavía no llegó.
Era un departamento grande, de pasillos largos y parqué. Estaba oscuro.
Salé me señaló un sillón y me senté. Traía una botella de vino,  se la di y el dueño de cada se puso los anteojos para leer la etiqueta. Después la dejó arriba de la mesa y se acomodó en un sillón de una plaza enfrente de donde yo estaba.
— Estoy recién llegado —me aclaró.
Le hice un par de preguntas y un par de comentarios. Realmente sentía curiosidad. Salé era un viejo afable y enseguida se mostró como ese clásico humanista porteño que prefiere callar dejando entrever que sabe cuando en realidad ignora bastante. Me contó que desde muy joven había sido “un fanático” del Siglo de Oro y que eso lo había llevado primero a estudiar en la universidad y después a convertirse en hispanista. Un poco en frío me largó un par de frases que habrían requerido algo más de confianza.
“Mi madre me leía a Góngora,  ella era de León.”
“Cuando era estudiante sabía casi todas las letrillas satíricas de Quevedo de memoria.”
“En mi época el hispanismo era muy polémico. Ahora solamente lo sigue siendo en México, en Argentina es como si nunca hubiera existido.” Probablemente me hablaba como a alguno de sus alumnos. Según Carolina, había sido docente en Princeton y en Brown antes de mudarse a Italia.
— Me fui en el 73. Estaba cansado de la universidad de acá,  de los líos del país.
Me contó que en Italia no pagan tan bien como en los Estados Unidos “pero,  claro, Europa es otra cosa”.
— Usted va a preguntarme qué hace un hispanista viviendo en Bolonia. La respuesta es que en Bolonia también precisan hispanistas.
Entonces llegó Carolina. Lo besó y lo abrazó mucho. Le dijo que le traía una lasaña especialmente para él y le mostró una fuente de metal envuelta en nylon transparente. Salé también la abrazó con mucho cariño y puso la fuente en el horno. Después pasamos al comedor. Me hizo descorchar el vino a mí y lo sirvió en unas copas de cristal talladas. El pan era muy bueno. Fue una cena simple pero la disfruté.
— Carolina me dijo que usted publica novelas. Desgraciadamente no sé nada de literatura contemporánea —dijo Salé mientras comía.
Se hacía el Borges pero era afable. Empecé a pensar cuánto y cómo robaba con los Nueve ensayos dantescos y Pierre Menard en Bolonia. Pero evite hablar de Borges porque sabía que eso nos iba a llevar a una serie de lugares comunes aburridísimos. Quiero decir, no me aburría. Pero tampoco tenía ningún tipo de expectativa. Como mucho podía llegar a aprender algo más de Cervantes, algunos de esos juegos de espejos, alguna de esas paradojas seductoras para impresionar estudiantes con vocación de escritores. En un momento Salé habló del precio de los libros. Contó que cuando se publicó el primer tomo del Quijote, en 1605, los libros eran pocos y muy caros. Tiró un dato: en Madrid se había publicado apenas setecientos títulos desde 1565. Setecientos libros en cuarenta años. Y no se sabía qué cantidad de ejemplares. Nos explicó que los libros eran tan pocos y caros a principios del siglo XVII que mucha gente los alquilaba para leerlos y casi nadie poseía una biblioteca. Eso estuvo bien. Son datos que impactan a todo lector sensible. Pero fue con la sobremesa que la noche cambió de una manera decisiva. Suele pasar que uno subestima a los académicos,  y es entonces cuando lo envuelven y lo dominan.
— Una vez conocí a un escritor muy joven. Esto fue a principios de los años ochentas. Él trabajaba en una librería del centro que era de un amigo mío. Una librería de libros antiguos, en la calle Junin, creo. Yo iba por allá a ver a mi amigo y charlaba con él. Se llamaba Cesar Aira, supongo que todavía vive, ¿no?
Ah, Salé, viejo zorro. Dije que sí, que Aira vivía y que era uno de los escritores argentinos más importantes. Entonces, él contó que a mediados de los ochentas había vuelto a Buenos Aires a visitar a su familia, se había juntado con la madre de Carolina y se había quedado unos años. Pero con la hiperinflación había decidido probar suerte en Italia donde tenía un grupo de amigos. No se privó del comentario político.
— Los políticos argentinos,  siempre tan tránsfugas. Esos años casi pierdo este departamento., No explicó por qué.
Le pedí que me contara de Aira.
— Me acuerdo que le interesaba la gauchesca —dijo—. A mí la gauchesca nunca me interesó.
Fue largando de a poco, administrando las anécdotas y los recuerdos. Carolina sonreía. Se notaba que lo quería como a un padre.
—Le impresionó mucho que le hablara de Cervantes. Me dijo que los escritores de su generación,  él incluido,  eran muy brutos, muy provincianos. Y yo le dije “por eso miran tanto a Francia”. El comentario le cayó mal, creo que porque era verdad.
Según Salé, Aira sabía mucho de ficción argentina y de ensayo francés, pero conocía el Quijote “por arriba”, y no tenía “ni noticias de lo geniales que era las Novelas ejemplares”.
— Me acuerdo que me prestaba mucha atención. Escuchaba y se dejaba sorprender. En un momento me pidió una lista de autores y se la hice. Era muy joven, se lo notaba con ambición,  con ganas. A la semana me volvió a pedir otra lista. Leía todo, como un burro, me mostró algunas notas que hacía al margen de los libros, me hacía preguntas. Nos hicimos algo amigos.
Salé subrayó el “algo” con una tos.
— La gente con la que se juntaba era poca y desagradable. Se lo notaba fóbico, muy preocupado por la frivolidad,  chismoso inclusive. El momento era de efervescencia político y eso lo disgustaba.
Salé contó que una vez lo había invitado a una reunión de amigos,  todos ex alumnos del Salvador. Y Aira había caído ahí “con cara de marciano”.
— Se quedó un rato en la cocina,  y después se fue. Pero el error lo cometí yo,  no sé por qué lo invité. Aparte,  yo lo cortaba mucho. Si me venía a hablar de Blanchot, de Barthes,  bueno… A mí esas cosas nunca me interesaron.
Entonces Carolina se levantó y dijo que iba a la cocina. Salé aprovechó, se levantó de la mesa y fue hasta un aparador. Sacó una botella de JB y dos vasos. No me ofreció, simplemente nos sirvió y se volvió a sentar. El alcohol lo relajó enseguida. Ya se había satisfecho. Seguía siendo el mismo pero se lo notaba hinchado y orondo como un cerdo. Entonces dejó caer el remate.
— Un día, lo recuerdo muy bien, era martes, me pidió que escribiera algo que habíamos discutido sobre las operaciones de lectura que se daban en el Quijote. Para un hispanista eso no es nada del otro mundo. El Quijote es una gran máquina de lectura,  la más perfecta, la primera. Pero a él se le había metido en la cabeza que yo tenía que escribir un artículo y que lo tenía que dar a publicar en una revista donde él participaba. Pero pagaban una miseria y le dije que a mí no me parecía bien trabajar gratis. Creo que ahí se ofendió.
— ¿Y después qué pasó?— pregunté.
— Y bueno,  yo me fui a Italia.
— ¿Y no lo volvió a ver?
— ¿A Cesarito? No, no lo volví a ver más.
El diminutivo fue bestial. Cuando le iba a preguntar si había leído alguno de sus libros, Carolina volvió al comedor. Había lavado los platos y traía café. En esa época yo todavía no sabía bien qué pensar del enigma Cesar Aira. Ahora sé que es un accidente de la naturaleza, un hombre genial y aristocrático, que desprecia el talento y cualquier ingenio o manualidad en el arte. Pero en ese momento no lo sabía y lo de Salé me llamó la atención. Sin embargo, no volvimos a hablar de Aira. Tomamos el café mientras ellos hablaban de cuánto tiempo se iba a queda Salé en Buenos Aires, y de la visita que ella le iba a hacer en el invierno. Después creo que tomamos algo más, no recuerdo si Salé abrió un champán o algo así. Sí recuerdo bien que bajó a abrirnos y comentó alguna cosa más del edificio. Esa noche dormimos juntos con Carolina. Yo me desperté muy temprano. Ya había amanecido y no me pude volver a dormir. Así que fui hasta la cocina y puse la radio. Un locutor de AM daba la temperatura y decía que había que tomar medida para prevenir los golpes de calor.

Projet Nadia 2 – phrase 50

Sentada, leyó una nota a pie del poema escrita por el Sr. Rinzetti.

Traduction temporaire :
Une fois assise, elle lut une note écrite par M. Rinzetti en bas du poème.

Projet Nadia 2 – phrase 49

Al despertar, Encarna recogió el libro del suelo, recorrió el par de metros que le separaban de la mesa.

Traduction temporaire :
Quand elle revint à elle, Encarna ramassa le livre par terre, franchit les deux mètres qui la séparaient de la table.

Projet Nadia 2 – phrase 48

No pasó más de cinco minutos tendida sobre el duro suelo de la cocina de esa que no era su casa.

Traduction temporaire :
Elle ne resta pas plus de cinq minutes étendue sur le sol dur de la cuisine de cette maison qui n'était pas la sienne.

Projet Nadia – phrase 34

Pienso en Eduardo Patricio, 21 años, estudiante, enfermo de esquizofrenia, detenido y torturado una y otra vez, torturado y cada vez mas loco para que confesara,  el no sabia que,  no recordaba qué, quién era, como se llamaba, la agravada psicosis le había hecho adquirir varias personalidades, entre ellas las de un digno anciano.

Traduction temporaire :
Je pense à Eduardo Patricio, 21 ans, étudiant, atteint de schizophrénie, arrêté et torturé encore et encore, torturé et rendu toujours plus fou pour qu'il avoue ; lui, il ne savait pas quoi, il ne se souvenait plus de quoi, de qui il était, de comment il s’appelait, sa psychose aggravée lui avait fait adopter plusieurs personnalités, parmi lesquelles celles d’un digne vieil homme.

mercredi 2 janvier 2013

Projet Céline – phrase 47

Bajó animado, más lleno de ánimos, sin sentir fatiga, hambre, o desorientación, trataba de mirar entre las caras de los viajeros, entre las caras de los portaequipajes que empujaban sus carritos, entre las luces de las señalizaciones, de los avisos comerciales, entre las voces que anunciaban, en alemán, en italiano, en francés, trenes que llegaban, trenes que estaban por salir, en qué estación, es decir en qué ciudad se encontraba.

Traduction temporaire :
Il descendit, plein d’entrain, débordant d’énergie, sans éprouver de fatigue, la faim ni être désorienté ; il essayait, en se fondant sur les visages des voyageurs, les visages des porteurs qui poussaient leurs chariots, les feux de signalisations, les panneaux publicitaires, les voix qui annonçaient, en allemand, en italien, en français, les trains à l’arrivée, les trains sur le départ, de deviner dans quelle gare, c’est-à-dire dans quelle ville, il se trouvait.

Projet Hélène / Audrey – phrase 75

Los sábados estaba libre, y calentaba agua y se iba con Martín a tomar mates a la costanera, mirando las montañas de escombros, las ramas podridas que el río acumulaba en las orillas, la corriente entre las lajas de cemento.

Traduction temporaire :
Le samedi, comme il était libre, il faisait chauffer de l’eau et partait avec Martín boire des matés sur le front de mer ; là, il observait les montagnes de décombres, les branches pourries que la rivière accumulait sur les rives, l'eau qui s'écoulait entre les plaques de ciment.

Projet Hélène / Audrey – phrases 73-74

¿Cuánto hacía que trabajaba ya? Ni se acordaba. Le dolían los hombros y los brazos, tenía los huesos desgastados.

Traduction temporaire :
Depuis combien de temps travaillait-il ? Il ne s’en souvenait même pas. Il avait mal aux épaules et aux bras, ses os étaient usés.

Projet Hélène / Audrey – phrases 71-72

Sergio estaba tranquilo porque no trabajaba. Tenía ganas de trabajar pero el cuerpo le dolía.

Traduction temporaire :
Sergio était tranquille parce que ce jour-là, il ne travaillait pas. Ce n'est pas qu’il rechignait à travailler, mais il avait mal dans tout le corps.

À propos du lexique culinaire – la suite

Merci à Elise, Céline et Kévin de faire avancer le travail… Pour plus de clarté, j'ai mis en vert les mots à compléter.

Les Ollantay – phrases 284-286

Hacemos una siesta que pudo haber durado algunos minutos o un par de horas. Nos despertamos y lo hacemos par de veces más. Luego caemos muertos.

Traduction temporaire :
On fait un somme de quelques minutes ou de quelques heures. On se réveille et on remet ça plusieurs fois. Ensuite, on tombe raides morts de fatigue.

Les Ollantay – phrases 280-283

Tiene una cama doble grande, con un edredón muy suave. Nos besamos y nos acariciamos. Al momento de hacerlo ella jala hacia un costado su pequeña braga de encaje y creo que la rasgamos un poco. Terminamos.

Traduction temporaire :
Elle a un grand lit deux places, avec une couette très moelleuse. On s'embrasse, on se caresse. Au moment de passer à l'acte, elle écarte sa petite culotte en dentelle, qu'on déchire un peu. On jouit.

Les Ollantay – phrases 278-279

Nos desvestimos,  nos quedamos en ropa interior y nos acostamos. Miro su cuerpo delgado,  la piel tersa,  pálida y con un ligero rubor en las mejillas y en los hombros.

Traduction temporaire :
Nous nous déshabillons, mais en gardant nos sous-vêtements, puis nous nous couchons. Je contemple son corps maigre, sa peau lisse, pâle avec une légère rougeur sur les joues et les épaules.

Projet Manon – phrase 26

Él la misma con mucha lástima, se acerca, se siente en el borde del lecho y le acaricia la hermosa cabellefa mientras llora silenciosamente, después se tiende a su lado y en el acto, acto de magia desventurada, su mujer desaparece y solo queda su perfume en sus manos y sus labios.

Traduction temporaire :
Elle, à son tour, avec beaucoup de pitié, s'approche, s'assied au bord du lit et caresse sa belle chevelure tandis qu'il pleure en silence, puis s'étend à côté de lui ; dans cet acte, malheureux acte de magie, sa femme disparaît en lui laissant seulement son parfum dans ses mains et sur ses lèvres.

À propos du lexique culinaire en cours

Le travail de traduction est bien avancé grâce à Élise et Manon ; il reste encore quelques termes… [en rouge ceux qui sont « réglés », en noir les autres, à faire]. Quand ce sera complété, j'irai sur d'autres sites pour étoffer A. L'idéal serait que nous arrivions à quelque chose de véritablement riche, si ce n'est exhaustif. Merci de votre aide !

Les Pikimachay – phrases 211-212

Se convirtió así en un sentimiento que de cuando en cuando viene y acompaña desde dentro. El primer vacío es el que más duele, es el peor porque es inexplicable, incomprensible y nuevo, y por eso se recuerda.

Traduction temporaire :
Ainsi, ça s'est transformé en un sentiment qui, depuis, de loin en loin, vient et t'accompagne intérieurement. Le premier vide est le plus douloureux, le pire, parce qu'inexplicable, incompréhensible et nouveau ; raison pour laquelle nous nous le rappelons.

Projet Sonita 5 – phrase 14

¡Ya ves cómo se hacen los chismes!, y mi hermana mayor,  alguna vez, se metió junto con sus amigas a escondidas, y luego vinieron con el cuento aquel de que era brujo y que tenía muchos tubos de ensayo y probetas como de alquimista, y que en el centro de su cuarto tenía un círculo para invocar al diablo y hacer sesiones de espiritismo.

Traduction temporaire :
Tu vois un peu comment naissent les rumeurs ! Une fois, ma grande sœur et ses amies sont entrées chez lui en cachette ; elles en sont ressorties en disant que c'était un sorcier et qu'il avait un tas de tubes à essai et d'éprouvettes, comme un alchimiste, et qu'au milieu de sa chambre, il y avait même un cercle pour invoquer le diable et faire des séances de spiritisme.

Projet Sonita 5 – phrase 13

¡Ni lo volteaban a ver, siquiera! Después, entre las niñas, empezó a correr el mito de que el pobre señor violaba muchachitas,  y todas le sacábamos la vuelta a la casa.

Traduction temporaire :
On ne se retournait même pas pour le regarder ! Ensuite, une légende commença à se répandre parmi les jeunes filles, selon laquelle il violait les petites filles. Voilà pourquoi, on évitait toutes de passer près de chez lui.

Projet Elena 2 – phrase 13

No podía acercarles fuego directo —en su aldea se usaba para mantener alejados a los dientudos y garrudos— porque el fuego se comía los pelos y dolía mucho; lo sabía por experiencia.

Traduction temporaire :
Impossible de les brûler directement – chez lui, on se servait du feu pour maintenir les grosses dents et les grosses griffes à distance – parce que les flammes dévoraient aussi les poils et ça faisait mal ; il le savait d'expérience.

Projet Elena 2 – phrase 12

Una de ellas era que los chupasangre se soltaban con el fuego.

Traduction temporaire :
L'une d'elles était qu'on pouvait décrocher les sangsues au moyen du feu.

Projet Elena 2 – phrase 11

Sus vecinos se horrorizaban al olerlo a la distancia; pero Wom'mo lo había explorado, primero junto a su abuelo y luego por su cuenta, y el lugar no sólo no lo había hechizado, sino que le había aportado nuevas ideas.

Traduction temporaire :
Même de loin, les voisins étaient écœurés par l'odeur de cet endroit. Wom'mo, lui, l'avait exploré, d'abord avec son grand-père, puis seul ; or, non seulement il avait été captivé, mais il y avait reçu de nouvelles idées.

mardi 1 janvier 2013

La chanson du mardi – choisie par Elena


Version originale :


D'autres versions :


Yo era un hombre bueno
si hay alguien bueno en este lugar.
Pagué todas mis deudas,
pagué mi oportunidad de amar.

Sin embargo, estoy tirado,
y nadie se acuerda de mí,
paso a través de la gente,
como el fantasma de Canterville.

Me han ofendido mucho
y nadie dio una explicación.
Ay! si pudiera matarlos,
lo haría sin ningún temor.

Pero siempre fui un tonto
que creyó en la legalidad
ahora que estoy afuera,
ya sé lo que es la libertad.

Ahora que puedo amarte, nena,
yo voy a amarte de verdad,
mientras me quede aire,
calor nunca te va a faltar,

y jamás volveré a fijarme
en la cara de los demás.
Esa careta idiota
que tira y tira para atrás.

He muerto muchas veces
acribillado en la ciudad,
pero es mejor ser muerto
que un número que viene y va.

Y en mi tumba tengo memos
y cosas que no te hacen mal.
Después de muerta, nena,
vos me vendrás a visitar.

Exercice d'écriture 8 – par Élise Poullain

« 1er janvier »

Entre deux ans, comme hors du temps, c’est le jour de l’an. Ou plutôt le jour des lents. Certains disent ressentir le vent nouveau d’une année pleine de promesses, si invraisemblables ; les autres, les capitulards, sont toujours submergés par cette nostalgie. Noyé par le flot chimérique qui a rendu cette nuit de transition plus légère, mon cerveau refuse de synthétiser autre chose que l’enzyme de cette déprime,  désormais familière. Comme si l’unique but de cette dépravation orchestrée était de viser un mal-être physique, pour atténuer l’angoisse ambiante. L’atténuer, ou l’occulter. Une journée qui commence avec autant de bises hypocrites et de faux sentiments ne peut qu’être remplie de doutes. Sur tous ces vœux, ce foisonnement, combien ont la chance d’être sincèrement souhaités ? Ô éthyle idyllique qui délie les langues. La magie innocente a disparu, et avec elle, elle a embarqué la naïveté. Une journée égarée pour humains désœuvrés. Où ceux qui doivent se lever haïssent ceux qui dorment, et ceux qui dorment rêvent de ne jamais se réveiller,  de rester coincé dans les limbes du changement, dans cette faille d’optimisme. Ce bref instant où l’on s’autorise à espérer que tout est permis ; je ne le trouve plus. Le réalisme affligeant de tous les autres jours a eu raison de mes aspirations, je me contente à présent de cette lenteur. Et je savoure les miettes de nostalgie, même si elles ne croustillent plus. 

2013 !




L'équipage de Tradabordo salue amicalement (et remercie de nouveau) les auteurs, les traducteurs, les collaborateurs assidus et les lecteurs du blog et leur souhaite à tous une excellente année 2013. De somptueuses lectures, tentantes et stimulantes pour les traducteurs et lecteurs de traductions que nous sommes !

La tripulación de Tradabordo saluda a los autores, traductores y asiduos colaboradores y lectores del blog deseándoles un excelente año nuevo. 
¡FELIZ 2013!!

lundi 31 décembre 2012

Les Ollantay – phrase 277

Le digo que creo que no voy a tardar en acostarme, y me dice que es una buena idea así que guardamos las botellas que ella había sacado, que eran varias.

Traduction temporaire :
J'annonce à Alexa que je ne vais pas tarder à aller me coucher ; elle me répond que c'est une bonne idée. Du coup, on range les bouteilles qu'elle avait sorties – un tas, d'ailleurs.