mardi 14 janvier 2014

Projet Margaux 4 – phrases 2-3

Después abrió hasta la mitad las consonantes, para templar. Removió el sinsentido con la mano, mientras acababa de llenarse.

Traduction temporaire :
Ensuite, il ouvrit celui des consonnes jusqu’à la moitié, pour refroidir un peu le tout. Il remua ce méli-mélo avec sa main, pendant que ça finissait de se remplir.

Projet Morgane / Marie / Émeline – phrase 31

Hay determinadas prohibiciones en mi vida que me conducen a la admiración de la culieski, una de ellas, creo, es mi imposibilidad para culiar; otra, creo, es mi imposibilidad para dormir, algo que nunca pude porque no tuve sueño, así como tampoco pude cocinar porque nunca tuve ni cocina ni verga acechándome para culiar porque mi ex no tenía ni verga.

Traduction temporaire :
Dans ma vie, il y a certaines interdictions qui m'amènent à admirer la forniqueuse ; l'une d'elles, je crois, est mon incapacité à forniquer ; une autre, je crois, est mon incapacité à dormir, quelque chose que je n'ai jamais su faire, n'ayant jamais ressenti le sommeil, de la même façon que je n'ai jamais pu cuisiner, n'ayant jamais eu de cuisine, pas plus qu'une verge guetteuse pour forniquer, mon ex n'ayant même pas de verge.

Projet Marie-G. 2 – phrase 2

Me gustaba cogerlos entre los dedos, llevármelos todos a la boca y mascarlos como si fueran chicle.

Traduction temporaire :
J'adorais les prendre entre mes doigts, les porter à ma bouche et les mâcher comme un chewing-gum.

Projet Chloé 3 – phrase 2

Los estruendosos resoplidos, el olor rancio de la piel, su aliento pestilente a ron desvelan al niño, que respira apenas con tal de no despertar al intruso.

Traduction temporaire :
Ses reniflements tonitruants, l'odeur rance de sa peau, son haleine empestant le rhum empêchent le petit de dormir, lui qui respire à peine pour ne surtout pas réveiller l'intrus.

Projet Morgane 9 – phrases 24-26

Sonreí y le dije adiós. Luego, mientras bajaba las escaleras, me detuve a calcular cuánto son trescientos kilos en libras. “¡Pero ese animal se come una persona entera y se queda con hambre!”, pensé. Me alarmé.

Traduction temporaire :
Je souris et lui dis au revoir. En descendant les escaliers, je m'arrêtai pour calculer combien de livres font trois cents kilos. « Mais, cet animal peut manger une personne entière et quand même rester sur sa faim ! », pensai-je. Je fus prise de panique.

Projet Élodie 4 – titre + phrases 1-2

Yolanda Nava
(Espagne)

LA PROMESA

Su padre canturreaba en la ducha y su madre recogía los platos de la cena. Ella, sola en su cuarto, se desnudaba muy despacio frente a la webcam.

Traduction temporaire :
Yolanda Nava
(Espagne)
« La promesse »

Son père chantonnait sous la douche et sa mère débarrassait les assiettes du dîner. Seule dans sa chambre, elle se déshabillait très lentement devant la webcam.

Projet Marie-G. – phrases 91-92

Apenas disponía de unas horas. A la mañana siguiente, su padre despertaría al amanecer, subiría al automóvil con Antonio y lo llevaría a un lugar oscuro y malvado, donde un hombre con un mandil manchado de rojo lo observaría con apetito a través de las rejas.

Traduction temporaire :
Il ne disposait que de quelques heures. Le lendemain matin, son père se réveillerait à l’aube, monterait dans l’automobile avec Antonio et l’emmènerait dans un lieu sombre et affreux, où un homme avec un tablier taché de rouge l’observerait à travers les grilles, l'eau à la bouche.

Projet Audrey 3 – phrases 80-82

El barbero subió a la litera donde yacía el moribundo y apoyó las rodillas en sus hombros. Después, teniéndole ya firme, apretó con sus dos pulgares el hueso donde articula la mandíbula. Abrió el náufrago la boca, dilató también sus ojos y sus manos se agitaron, aferrándose en la nada.

Traduction temporaire :
Le barbier monta sur la litière où gisait le moribond ; il lui bloqua les épaules avec les genoux. Puis, tandis qu'il le maintenait fermement, il appuya avec ses deux pouces sur l'os qui articule la mâchoire. Le naufragé ouvrit la bouche, écarquilla les yeux et ses mains s'agitèrent, s'agrippant dans le vide.

Projet Sarah – phrases 75-76

Entre las páginas le llamó la atención un nombre: Ronald Mallet. El cuaderno terminó de convencerlo que el hombre que había asesinado era un científico y no un orate de esos que afirman que han inventado remedios para la melancolía.

Traduction temporaire :
Dans toutes ces pages, un nom attira son attention : Ronald Mallet. Le cahier acheva de le persuader que l'homme qu'il avait assassiné était un scientifique, et pas un de ces fous qui affirment avoir inventé des remèdes contre la mélancolie.

Projet Sarah / Joana – phrases 70-72

Ojalá fuese igual de precavida siempre. Sentí alivio, entré a la casa y volví a pensar en la simpleza del dependiente. Me tomó un tiempo regresar al lugar de la disyuntiva a propósito de la decisión que debía tomar.

Traduction temporaire :
Si seulement j’étais toujours aussi prévoyante. Je me sentis soulagée. J’entrai chez moi et repensai à la simplicité d'esprit du vendeur. Je mis un moment à me focaliser sur l’alternative qui s'offrait à moi quant à la décision que je devais prendre.

Projet Julie – phrases 164-166

Allí, dentro de su vagina, hay una boca. Y esa boca está articulando con absoluta claridad, está diciendo algo que tengo que saber. Pero yo no lo entiendo.

Traduction temporaire :
Là, dans son vagin, il y a une bouche. Et cette bouche articule avec une clarté absolue ; elle est en train de dire quelque chose que je dois savoir. Mais je ne le comprends pas.

Projet Morgane / Marie / Émeline – phrases 29-30

Los domingos me doy un descanso de tanto estudiar y me pongo a reflexionar para vivir recuerdos mientras disuelvo el azúcar del café y escucho e imagino a la culieski. Un grito y un bote tras otro, una capacidad para botar y culiar que admiro, que admiro mucho más que nada en el mundo.

Traduction temporaire :
Le dimanche, après avoir travaillé si dur, je me repose et je me mets à réfléchir, pour revivre des souvenirs, tandis que je dissous le sucre dans mon café en écoutant, en imaginant la forniqueuse. Un cri et une culbute, les uns après les autres, une capacité à cabrioler et à forniquer que j'admire, que j'admire plus que toute autre chose dans ce monde.

lundi 13 janvier 2014

Projet Marie-G. – phrase 90

En su lugar dejó un agujero cálido, que el niño empezó a llenar con los detalles del plan concebido tiempo atrás en previsión de una desgracia que sabía inevitable.

Traduction temporaire :
À sa place, il avait laissé un trou chaud que le petit commença à remplir avec les détails du plan conçu quelque temps auparavant, en prévision d’un malheur qui, il le savait, était inévitable. 

Projet Marie-G. 2 – titre + phrases 1

Sol Colmenares
(Colombie)

La visita

Lo mejor de la misa de los domingos era el peto. Y lo mejor del peto eran los pedacitos de queso… yo siempre los dejaba para el final.

Traduction temporaire :

Sol Colmenares
(Colombie)

« La visite »

Le meilleur de la messe du dimanche était le peto. Et le meilleur du peto était sa préparation avec des petits bouts de fromage… Moi, je les gardais toujours pour la fin.

Projet Elsa 2

Fernando VICENTE (Espagne)

Evidencias de un naufragio


En el puerto, todo el mundo me decía que tenía que asumirlo de una vez, cerrar la herida y tratar de continuar con mi vida, pero quién puede aceptar algo así. Continué acudiendo cada tarde a preguntar por él, hasta que, un día, antes de salir de casa, un dolor me rompió por dentro cuando al fin encontré las pruebas de que ya no volvería a verlo: la ausencia de las maletas en el altillo, su armario vacío, la nota de despedida que amarilleaba en la puerta de la nevera.

Traduction temporaire :
Fernando VICENTE
(Espagne)

« Les preuves d’un naufrage »

Au port, tout le monde me disait qu’il fallait que je l’accepte une fois pour toutes, que je m'efforce de refermer la blessure et de reprendre ma vie ; mais qui peut bien accepter quelque chose comme ça ? Je continuai d’aller demander chaque après-midi si quelqu'un l'avait vu, jusqu'au jour où, avant de partir de chez moi, une douleur me déchira à l’intérieur lorsque je tombai sur les preuves que je ne le reverrais plus : l'absence de ses valises sur la mansarde, son armoire vide, le mot de rupture qui jaunissait sur la porte du frigo.

Projet Delphine 6 – phrases 20-22

Nunca pensé tanto en ella, es decir, es una compañera de trabajo, hace años nos conocemos, y la verdad que nunca había pensado en ella fuera del trabajo. Solo es una relación de un “Hola y chau”. Compañeros de trabajo y nada más.

Traduction temporaire :
Je n'avais jamais autant pensé à elle. Je veux dire par là qu'elle a beau être une collègue de travail et nous avons beau nous connaître depuis des années, je n'avais, en vérité, jamais pensé à elle en dehors de cette sphère. Il ne s'agit que d'une relation du genre "Salut, ça va ?". Une collaboratrice, rien de plus.

Projet Morgane 9 – phrases 21-23

Ramón no se volteó a mirarla. Ella me llamó y me dio el recado que debía llevarle a mi abuela. Iba de salida cuando Ramón, casi gritando, me dijo que su Arapaima podía llegar a pesar hasta trescientos kilos.

Traduction temporaire :
Ramón ne se retourna pas pour la regarder. Elle m'appela et me transmit la commission que je devais faire à ma grand-mère. J'étais sur le point de partir, quand Ramón me dit, presque en criant, que son Arapaima pouvait finir par peser jusqu'à trois cents kilos.

Projet Justine / Vanessa – phrases 36-37

¿Qué contenía esos antiguos y desgarrados papiros? La respuesta forma parte de nuestra historia.

Traduction temporaire :
Que contenait ces vieux papyrus déchirés ? La réponse fait partie de notre histoire.

Projet Justine – phrases 262-263

En ciertos momentos, dice Fireman, hay que instalar protocolos a la fuerza. Mensajes de texto con cosas así pueden llegar a mi celular firmados por Fireman en cualquier momento de la madrugada.

Traduction temporaire :
À certains moments, poursuit Fireman, il faut installer des protocoles de force. Des textos de cette teneur peuvent arriver sur mon portable, signés Fireman, n'importe quand, dès l'aube.

Projet Marie-G. – phrase 89

Entonces se dirigió a su habitación caminando con lentitud, contando cada uno de sus pasos, y cuando al fin pudo echarse en la cama, se había esfumado del todo aquel deseo extraño que se le había manifestado como una sensación de asfixia.

Traduction temporaire :
Il se dirigea alors lentement vers sa chambre, comptant chacun de ses pas, et lorsqu’il put enfin s’étendre sur son lit, le désir bizarre qui s’était manifesté comme une sensation d’asphyxie avait complètement disparu.

Projet Julie – phrases 159-163

Vuelvo sobre el frente, su ombligo diminuto. Cada vez más nítida, sin interferencias, es una voz hablando en un idioma que no conozco. Separo sus piernas. El sonido proviene de su sexo. Me arrodillo temblando.

Traduction temporaire :
Je reviens sur le devant, sur son minuscule nombril. De plus en plus nette, sans interférences, c'est une voix qui parle dans une langue que je ne connais pas. J'écarte ses jambes. Le son vient de son sexe. Je m'agenouille, tremblant.

Projet Nancy 3 – phrase 67-71


No te preocupes. No entendí  cómo no pude retener en mi memoria un rostro como el de ella, era un rostro hermoso. Prendí la radio para olvidarme del día horrible en la embajada australiana, capté la señal de Radio Four. Una mujer le dejaba un mensaje de voz a un tal Andrew, le imploraba que la llame. Un amor no correspondido, un ruego patético.

Traduction temporaire :
— Pas grave. Je n'ai pas compris comment j'avais pu ne pas mémoriser un visage comme celui-ci, un si beau visage. Pour oublier cette journée horrible à l'ambassade d'Australie, j'ai allumé l'autoradio, qui a capté Radio Four. Une femme laissait un message vocal à un certain Andrew, l'implorant de la rappeler. Un amour non partagé, une demande pathétique.

Projet Joana – phrase 63

Le dije que le regalaba el cuento, que podría ponerse como autora o poner a quien ella quisiera, pero que no quería mi nombre impreso ni que se me reconociera como el autor.

Traduction temporaire :
Je lui dis que je lui offrais l'histoire, qu'elle pouvait la signer de sous son nom ou de celui de la personne de son choix, mais que je ne voulais ni que mon nom soit imprimé ni être reconnu comme en étant l'auteur.

Projet Manon / Justine – phrase 42

Tuvo que plegarse en los cuchitriles de las bodegas, junto a los bultos de seda que transportaban los mercaderes orientales, para no perecer aplastado por esas miradas oprobiosas, porque le achacaban los desvelos de los pasajeros, el despabile de las muchachas, las emociones contagiosas de los músicos que en la tormenta de las trompetas, después de aspirar su aroma, se ponían a dar alaridos estentóreos.

Traduction temporaire :
Il dut se plier dans les réduits des caves, à côté des ballots de soie que transportaient les marchands d’Orient, pour ne pas périr écrasé sous ces regards dégradants. En effet, on le rendait responsable des insomnies des passagers, du réveil des jeunes femmes, des émotions contagieuses des musiciens qui, après avoir inhalé son parfum, poussaient des hurlements de stentor dans le tourbillon des trompettes.

Projet Delphine 6 – phrases 18-19

Llegamos a planta baja y cada uno se fue por caminos diferentes. La saludé y ella ni un chau siquiera.

Traduction temporaire :
Nous sommes arrivés au rez-de-chaussée et chacun s'en est allé de son côté. Moi, je lui ai dit au revoir ; quant à elle, même pas un tchao.

Projet Morgane 9 – phrase 20

En ese momento su mamá entró a la habitación y lo interrumpió para añadir que cinco dólares diarios por dos años era más dinero perdido de lo que él pensaba ganarle a ese animal; sin tomar en cuenta que conforme el pez fuera creciendo, comería más.

Traduction temporaire :
À ce moment-là, sa maman entra dans la chambre et l'interrompit pour ajouter que cinq dollars par jour pendant deux ans représentaient plus d'argent jeté par les fenêtres que ce qu'il espérait gagner grâce à l'animal, sans compter que plus il grandirait, plus il mangerait.

Projet Sarah / Joana – phrase 69

Había olvidado totalmente – como todas las cosas que hago en automático – que cuando me cedieron el puesto y me senté, guardé el paquete previendo mi futuro e inevitable descuido, como Ulises cuando ordenó que lo ataran al mástil para poder oír el canto de las sirenas sin lanzarse al mar.

Traduction temporaire :
J’avais complètement oublié – comme toutes les choses que je fais machinalement – que, lorsqu’on m’avait cédé la place et que je m’étais assise, j’avais rangé le paquet en anticipant ma future et inévitable inattention, tel Ulysse quand il ordonna qu’on l’attache au mât de son navire pour pouvoir entendre le chant des sirènes sans se jeter à la mer.

Projet Joana – phrase 62

Prefería que nadie supiera que escribía, que ningún sanmarquino huevón me recuerde.

Traduction temporaire :
Je préférais que personne ne sache que j'écrivais, qu'aucun connard de l'Université de San Marcos ne se souvienne de moi.

Projet Margaux 4 – titre + phrase 1

Miguel Ángel Pérez García
(Espagne)

Suicidio Literario

Abrió el grifo de las vocales y tapó la bañera mientras cogían temperatura.

Traduction temporaire :
Miguel Ángel Pérez García

(Espagne)

« Suicide Littéraire »

Il ouvrit le robinet des voyelles et boucha l'évacuation de la baignoire, tandis qu'elles grimpaient en température.

Projet Chloé 3 – titre + phrases 1

Elisa Armas
(Espagne)

Terrores

Lo arrincona de un empujón contra la pared, desparrama su corpachón enorme entre las sábanas estampadas de aviones y comienza a roncar.

Traduction temporaire :

Elisa Armas (Espagne)

« Terreurs »

Il l'accule contre le mur avec brusquerie, il étale son énorme carcasse entre les draps imprimés d'avions et se met à ronfler.

Exercice d'écriture 10 – par Sarah

« À l’orée du bois »

Dans la commune de Belchen, le petit Jakob jouait dans la cour de la ferme de ses parents avec son ami Peter. En rentrant de l’école, sa mère leur avait préparé un chocolat chaud, puis ils étaient partis à la recherche de branches assez épaisses pour y sculpter des épées et devenir de vaillants chevaliers. Les adultes expliquaient aux enfants qu’à quelques kilomètres au nord du village se trouvait la Zauberwald, "la forêt enchantée", et que celle-ci était gardée par un vieillard sanguinaire, habitant une cabane à l’orée du bois. D’aucuns racontaient qu’il jetait un sort aux visiteurs, d’autres qu’il les tuait de ses propres mains. Quoi qu’il en soit, ceux qui s’y étaient aventurés n’en étaient jamais revenus. Les enfants de Belchen faisaient d’horribles cauchemars, où l’ancien apparaissait comme un être hybride, mi-homme, mi-monstre, qui torturait ses victimes dans une cave jusqu’à ce qu’elles agonisent, ou les transformait en grenouille, fourmis ou escargot, les privant à jamais de leurs proches. Jakob et Peter, eux, n’étaient pas de ceux qui se laissent impressionner. En tant que chevaliers, ils se devaient de partir combattre un mal qui mettait en péril le bien être des habitants du village. En possession de leurs épées et de boucliers découpés dans le bois d’une vieille armoire que le père de Peter avait remisé à la cave, ils partiraient au crépuscule affronter le gardien de cette forêt mystérieuse, une fois que tout le monde au village dormirait.
Le soir venu, nos deux aventuriers se mirent en chemin, prenant bien garde à ne réveiller personne, de peur qu’on les empêche d’accomplir leur mission. Trouver la forêt était un jeu d’enfants car il leur suffisait de suivre les écriteaux portant les inscriptions "Danger" et "Forêt hantée". Ils marchèrent environ une demi-heure avant d’apercevoir une lumière à l’horizon, celle d’une maison égarée, au milieu de nulle part. Aucun doute possible, il s’agissait bien de delle dont on leur avait tant parlé. Ils marchèrent donc en direction de la lumière et au bout d’un quart d’heure, ils étaient arrivés à destination. Ils se cachèrent derrière un fourré pour observer ce qu’il se passait derrière les vitres du cabanon. Celles-ci étaient malheureusement embuées et ne laissaient discerner qu’une silhouette à l’intérieur. Ils devaient donc s’avancer un peu plus pour tenter d’en apprendre plus sur cet étrange personnage que tout le monde au village redoutait. Ils s’approchèrent sans faire de bruit mais se rendirent compte trop tard de l’erreur qu’ils avaient commise : sur le pas de la porte, un chien gardait la maison de son maître. Il se mit subitement à aboyer contre Jakob et Peter, qui restèrent paralysés par la peur, ne sachant que faire. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, le vieux, alerté par le bruit, sortit voir ce qu’il se passait car cela faisait des années qu’on ne lui rendait pas visite. Les deux enfants, d’abord terrifiés, se calmèrent rapidement lorsqu’ils le virent apparaître sur le seuil, car il ne correspondait en rien à la description que leurs parents leur en avait fait.
Il n’avait pas une barbe et des cheveux longs de plusieurs années, n’était pas vêtu de peaux de bêtes, comme ce qu’on leur avait laissé imaginer. C’était un petit homme à l’allure bienveillante. Lorsqu’il aperçut ses visiteurs, il sourit et déclara : « Deux petits nouveaux de Belchen ! Il y avait bien longtemps que personne n’était venu me voir… Entrez, n’ayez pas peur, je ne vais pas vous manger ! J’ai d’ailleurs un peu de ragoût, vous devez être affamés ! » Jakob et Peter, d’abord interloqués, le suivirent à l’intérieur. À la vue du ragoût, il n’était plus du tout question de se méfier de leur hôte. Ils se mirent à table sans dire mot, dévorèrent le contenu de leur assiette sans laisser la moindre miette, et ce n’est qu’après avoir fini leur assiette qu’ils se décidèrent à parler. Jakob se risqua à demander :
— Comment se fait-il qu’on raconte tant de choses sur vous au village ?
— L’ignorance, mon garçon –répondit l’homme. Les gens qui parlent de moi ainsi ne me connaissent pas. De temps à autre, des curieux comme vous viennent me voir, croyant trouver une bête maléfique, certains sont même déçus quand ils comprennent que je ne suis pas celui qu’ils cherchaient.
— Mais pourquoi dit-on que les gens qui partent en direction de la forêt ne reviennent jamais ? questionna Peter, à son tour.
— Certainement parce que personne n’a jamais vu quelqu’un en partir ! Les légendes naissent du néant, mes enfants. Je suis un homme âgé maintenant, et j’ai toujours vécu ici. Avant moi, il y avait mon père qui m’a élevé seul car ma mère est morte quand j’étais petit. Les gens ont certainement trouvé suspect qu’un homme vive avec son enfant à l’écart du village, c’est pour ça qu’ils se sont mis à raconter des histoires sur nous. J’ai bien peur de vous décevoir avec cette version des faits, mais c’est malheureusement la triste vérité.

Jakob et Peter poursuivirent leur conversation avec le vieil homme jusqu’à une heure avancée de la nuit, puis ce dernier les persuada de ne repartir que le lendemain matin à l’aube. Ils passèrent donc la nuit à l’orée de cette forêt enchantée, sans que rien de surnaturel ne vienne troubler leur sommeil. Le lendemain, au lever du soleil, les deux amis promirent au vieil homme de revenir lui tenir compagnie, et prirent le chemin du retour pour être chez eux avant que personne ne s’aperçoive de leur absence. En rangeant son épée et son bouclier sous son lit, Jakob eut un petit regret : celui de ne pas avoir combattu le gardien sanguinaire de la forêt magique. Mais le monde est plein de lieux hantés et d’êtres maléfiques, alors il se dit en lui-même que les occasions ne manqueraient pas et qu’elles sauraient se présenter bien assez tôt.

samedi 11 janvier 2014

Exercice d'écriture 12 – par Marie-G

À l’orée du bois

À l'orée du bois, j'ai vu se lever la lune
Dans sa pâleur nocturne aux coursiers de brume 
Errant en mon âme comme des chevaux fous
Arabesques de peur, dans la voix du hibou.
Froide était la nuit et brûlantes mes larmes 
Lorsque m'est apparu ton visage de charme
Lové, au creux désespéré des souvenirs 
Serpent d'amour, venant m'enlacer et mourir.
À l'orée du bois, j'ai vu l'or des crépuscules 
Descendre du ciel sur le bleu des campanules 
Danser avec elles un instant puis, disparaître 
Dans un éclair lumineux, sur le flanc des hêtres.
Tendre était mon cœur et doux l'appel du Très-Haut.
Lorsque, sur la terre souffla un vent d'ailleurs 
Frisson d'éternité lévitant mon vieux corps 

Plus haut que les embruns poussiéreux de la mort.

Exercice d'écriture 8 – par Maïté

Sujet : Orée du bois

« L’écureuil »

Premier janvier, premier jour d’une nouvelle année qui s’annonce fort bien. Ce matin, je me lève et en ouvrant les rideaux, je vois les premières lueurs du jour qui se dessinent sur les hauts-plateaux, un spectacle fantastique. Nous sommes dans un milieu qui peut, aux premiers abords, sembler hostile pour l’homme car la montagne est le lieu de tous les dangers, inaccessible, elle est associée au domaine des Dieux et donne naissance à de nombreux mythes. On pense bien sûr aux montagnes sacrées des Anciens Mayas, mais aussi au Mont Olympe en Grèce où réside Zeus ou le Mont Kailash en Inde, demeure de Shiva. Là, où je me trouve, dans les Alpes du Nord, l’association entre la montagne et le divin est aussi présente par les croix présentes sur les sommets ainsi que par les édifices religieux qui peuvent jalonner les sentiers.
En ouvrant la fenêtre pour y boire mon chocolat chaud, je me laisse aller à mes rêveries en pensant au temps qui passe, aux changements des mentalités, à comment l’homme a appris à dompter un espace qui lui était si inhospitalier : avalanches, éboulements, froid, raideur des pentes,… Aujourd’hui encore, la montagne garde un certain mystère, la nuit, mise à part quelques dameuses le long des pistes de ski, peu sont ceux qui osent s’y aventurer. Je pense aux bergers qui s’occupaient de leurs troupeaux mais aussi aux chasseurs, aux chercheurs de pierres précieuses prêts à tout pour affronter la montagne. Évidemment, il y a aussi ces aventuriers qui marquent les mémoires par leurs prouesses physiques exceptionnelles : Jacques Balmat (chasseur de chamois, cristallier et guide) qui en compagnie du Docteur Paccard a réussi en 1786 la première ascension du Mont Blanc (4810 mètres) ou encore Edmund Hillary et Tensing Norgay, les premiers hommes à avoir atteint le sommet de l’Everest en 1953 (8848 mètres).
Le Mont Blanc,… je ne peux m’empêcher de penser aux descriptions d’Horace-Bénédict de Saussure dans Voyage dans les Alpes : le Mont Pétaret, le Mont Rouge, … Ce que j’aime tout particulièrement, c’est le côté sauvage, indomptable. Mon chocolat fini, je décide d’aller arpenter la montagne, au calme, avant que le village s’éveille. Au chaud, emmitouflée dans mon gros manteau noir, un bonnet en laine d’alpaga sur les oreilles, une écharpe et une bonne paire de moufles, me voilà partie. Je pars guidée par l’émotion de ce beau paysage enneigé en ce premier jour de l’an. Je décide de suivre un joli petit sentier à l’orée du bois.
Je me trouve actuellement à 1800 mètres d’altitude, c’est-à-dire à l’étage alpin d’après les spécialistes, je suis à l’étage dit de « haute-montagne ». Plus haut, c’est l’étage dit « nival », des neiges éternelles (3000 mètres pour la France). Je suis entourée de pins d’une hauteur impressionnante et j’espère croiser des animaux sauvages qui auraient eu la même idée que moi. J’aimerais voir un écureuil mais hélas, ce n’est pas l’endroit adéquat. Par chance, je rencontre sur mon chemin des petites marmottes, toute une famille. Elles ont des petits corps avec des oreilles toutes rondes, leurs membres sont plutôt courts mais elles possèdent une queue d’une longueur impressionnante. Me voilà repartie dans mes songes, … Je repense à une discussion que j’ai eue dans un télésiège quelques jours auparavant avec un ami jurassien. Nous parlions d’écureuils d’où sans doute, mon envie d’en croiser un ce matin-là ! Pour les indigènes, la force de l’écureuil est essentielle et symbolise le mouvement chez l’homme. Rêver d’un écureuil, c’est se préparer à un grand changement. On dit aussi de lui qu’il sait mesurer son énergie pour la réutiliser ultérieurement et que c’est un sage car il sait réserver son jugement pour l’avenir. Pour mon ami, d’après ce que j’ai retenu de notre conversation, l’écureuil est avant tout, un animal qui a du panache, une certaine classe si l’on peut dire, en particulier car il sait se tenir droit et possède une queue touffue, queue qui est plus que digne d’intérêt car c’est elle qui lui donne toute sa splendeur. En plus de la partie purement physique, mon ami ne manque pas de me rappeler le côté « obstiné » de cet animal, qui sait faire des réserves pour l’hiver. J’esquisse un léger sourire car mentalement, une image frappante me vint en tête : celle de l’écureuil plus que maladroit dans l’Âge de Glace (oui, toutes mes références ne sont pas toujours dignes des plus grands auteurs mais je pense qu’au moins, tout le monde en a une image très claire). Un peu plus sérieusement, je pense aussi à l’écureuil de la Caisse d’Épargne, symbole même de l’épargne ! La finalité, est qu’en fait, mon ami, célibataire est actuellement à la recherche d’une compagne de vie et d’après lui, la symbolique de l’écureuil serait ce qui se rapprocherait le plus de ses envies !
Après cette transgression, j’en reviens finalement à mes marmottes. Elles sont adorables et à la différence des écureuils ont une queue tout à fait différente. Ce qui me séduit chez cet animal, c’est qu’elle constitue des réserves de graisses pour l’hiver (elles peuvent peser jusqu’à 8 kilos pour seulement une cinquantaine de centimètres !). Je décide de m’approcher pour en caresser une, elles paraissent si gentilles, de vraies petites peluches.
Mais voilà, je suis en altitude, le relief est marqué et le versant plutôt abrupt, ni une ni deux, je me retrouve les fesses dans la neige, et je prends conscience que malgré tous les efforts des hommes pour contrôler la nature, l’ordonner, il y aura toujours des évènements dont la maîtrise restera parfaitement impossible car « la montagne nous offre le décor … Et, c’est à nous d’inventer l’histoire qui va avec ! » (Citation de Nicolas Helmbacher).

Projet Maïté 3 – phrases 7-8

Las manos sudan, las palpitaciones se aceleran y los labios se resecan. La mente funciona de manera febril y alocada.

Traduction temporaire :
Les mains sont moites, les palpitations s’accélèrent et les lèvres deviennent sèches. Le cerveau marche fébrilement et follement.

Projet Julie – phrases 155-158

La cadencia es hipnótica. Acerco mi cara a su piel, buscando el origen. Recorro las axilas, la nuca, la espalda. Insiste con firmeza maquinal, no va a detenerse hasta que entienda.

Traduction temporaire :
Le rythme est hypnotique. Je recherche son origine en rapprochant mon visage de sa peau. Je parcours ses aisselles, sa nuque, son dos. Elle continue avec une fermeté machinale, n'arrêtera pas avant que je comprenne.

Projet Sarah – phrases 73-74

Antes de alzar el teclado, sus ojos divisaron un cuaderno de notas sobre el escritorio que se encontraba al fondo la pieza. Fue hasta allí, lo abrió y lo leyó saltando las páginas, de prisa, curioso por saber de qué se trataba todo eso que estaba viendo.

Traduction temporaire :
Avant de prendre le clavier, ses yeux aperçurent un cahier d'observations sur le bureau au fond de la pièce. Il s'avança, l'ouvrit et le lut en sautant des pages, hâtivement, curieux de savoir ce que pouvait bien être tout ce qu'il avait devant lui.

Projet Émeline – phrases 69-73

— Qué pequeña.- murmuró al ver el mínimo cuadrado de hojas de plátano.
— ¿Por qué es tan dura?- preguntó la hija.

— Está congelada. Así puede durar muchos meses. Pero esta misma noche la hiervo.- musitó Rubén.

Traduction temporaire :
— Comme elle est petite ! murmura-t-il en voyant le minuscule carré de feuilles de bananier.
— Pourquoi c’est si dur ? demanda sa fille.

— Elle est congelée. Comme ça, on peut la conserver plusieurs mois. Mais je la ferai bouillir dès ce soir, marmotta Rubén.

Projet Elsa – phrases 8-9

Sonrió desconcertado. Ella fue incapaz de comprender que el gris, también es un color.

Traduction temporaire :
Il sourit, déconcerté. Elle fut incapable de comprendre que le gris aussi, est une couleur.

vendredi 10 janvier 2014

Projet Elsa – phrase 7

-¡No tuviste agallas para cambiar tu miserable vida! –le gritó su mujer antes de pegar un portazo y abandonar el hogar.

Traduction temporaire :
— Tu n’as jamais eu le cran de changer ta misérable vie ! lui cria sa femme avant de claquer la porte et de quitter le domicile conjugal.

Projet Morgane 9 – phrases 14-19

—Lo compré por ciento cincuenta dólares ―me respondió, ufano―. Creo que no es ilegal tenerlo de mascota. Come hasta veinticinco peces al día, que cuestan unos cinco dólares. Debe tener cerca de dos meses. Voy a comprar una pecera más grande, o tal vez decida venderlo. En dos años y dependiendo del tamaño, puede llegar a valer hasta dos mil dólares.

Traduction temporaire :
— Je l'ai acheté cent-cinquante dollars, me répondit-il avec fierté. Je crois que c'est pas illégal d'en posséder un comme animal de compagnie. Il mange jusqu'à vingt-cinq poissons par jour, qui coûte chacun cinq dollars. Il doit avoir près de deux mois. J'achèterai un aquarium plus grand, ou peut-être que je déciderai de le vendre. Au bout de deux ans et suivant la taille, il peut valoir deux mille dollars.

Projet Morgane / Marie / Émeline – phrases 24-28

¡Sólo así se explican sus botes y gritos demenciales! ¡No hay otra aclaración! ¡Nunca paran! ¡Qué imaginación tengo para ser una vieja que estudia latín! Yo misma me sorprendo.

Traduction temporaire :
Ses culbutes et ses cris ne s'expliquent que comme ça ! Il n’y a pas d’autre scénario possible ! Ils n’arrêtent jamais ! Qu'est-ce que j'ai comme imagination pour une vieille qui étudie le latin ! Je me surprends moi-même.

Projet Marie-G. – phrases 87-88

Cuando terminó el discurso de la madre, el padre se acercó a acariciarle la cabeza. Joaquín dio las gracias en voz baja, pues aquella caricia señalaba el término del ritual.

Traduction temporaire :
Le laïus de sa mère terminé, son père s’approcha pour lui caresser la tête. Joaquín le remercia à voix basse, ladite caresse annonçant la fin du rituel.

Projet Céline / Sonita 4 – phrase 32

No ahondaré aquí en el rosario de tristezas y frustraciones que constituyeron mis primeros meses de soltero impenitente (no me interesa darle ese último regocijo a enemigos y parientes); y tampoco esbozaré un catálogo de la mujer argentina: suficiente será con señalar que, por mucho, son las mujeres más hermosas que yo vi sobre la Tierra –húngaras y rusas no son de este planeta– y también las más odiosas.

Traduction temporaire :
Je ne m'appesantirai pas ici sur le chapelet des peines et des frustrations qu'ont été mes premiers mois de célibataire impénitent (cela ne m'intéresse pas de donner cette ultime joie à mes ennemis et à ma famille) ; je n'esquisserai pas non plus un catalogue de la femme argentine : il sera suffisant de dire qu'elles sont, de loin, les femmes les plus belles de la Terre – les Hongroises et les Russes sont des extraterrestres – et aussi les plus odieuses.

Projet Hélène / Audrey 2 – phrase 44

Estaban furiosas, la Ester, la María y ellas no tenían derecho a hacerlo, no eran su madre, ni siquiera su tía, el papá no contaba, el papá andaba lejos riéndose a carcajadas, el mundo podía sentirlo lo alegre que estaba en esas noches de luna, una luna enorme, como limón o quizás como durazno,

Traduction temporaire :
Elles étaient furieuses, Ester et María, mais elles n’avaient pas le droit de faire ça, elles n’étaient pas sa mère, ni même sa tante ; le papa, lui, ne comptait pas, le papa riait aux éclats loin d’eux, le monde pouvait la sentir, sa joie lors de ces nuits de lune, une lune énorme, comme un citron ou une pêche peut-être,

Projet Jennifer – phrases 148-149

Una capa de polvo cubría su vestido negro. Sus piernas estaban recogidas y sus ojos, todavía llorosos, se veían confundidos en el limbo de la soledad que ahora le tocaría vivir, sin la tía Leonor.

Traduction temporaire :
Une couche de poussière couvrait sa robe noire. Ses jambes étaient pliées et ses yeux, toujours larmoyants, paraissaient troublés dans les limbes de la solitude qu'elle devrait maintenant endurer sans la tante Leonor.

Projet Sarah 17 – phrases 20-21

Desengáñate amigo, el cielo no existe; nosotros nos divertimos a vuestras expensas viendo cómo nos llamáis ángeles. Ahora, querido, ya puedes dejar de retorcerte de dolor y morir en paz, no tengo nada más que arrebatarte. La fe era lo único que te quedaba.

Traduction temporaire :
Détrompe-toi, mon ami, le ciel n'existe pas ; nous nous amusons à vos dépens en vous voyant nous appeler "anges". Maintenant, mon cher, tu peux cesser de te tordre de douleur et mourir en paix. Je n'ai rien de plus à t'arracher. La foi était tout ce qu'il te restait.

Projet Sarah – phrases 71-72

El sillón era madera maciza y de las patas sobresalían electrodos de cobre y un casco metálico que permanecía sobre el asiento. El sillón estaba conectado mediante cables a una plataforma giratoria de acero y sobre el apoya brazos izquierdo descansaba un pequeño teclado.

Traduction temporaire :
Le fauteuil était en bois massif. Des électrodes en cuivre dépassaient des pieds. Il y avait aussi un casque métallique, posé sur le siège. Le tout était connecté par des câbles à une plateforme pivotante en acier, et un petit clavier se trouvait sur l'accoudoir droit.

Projet Audrey 3 – phrases 75-79

— ¿De qué habla, Cornejo? …-preguntó Terranove que recién había bajado en compañía del piloto.
— Repite algo que no entiendo-aseguró el cirujano-¿una nueva ruta hacia las Indias …?
El náufrago se había quedado en silencio. Su respiración se notaba superficial y su frecuencia escurridiza.
— ¡Un último esfuerzo, barbero!- pidió Terranove.

Traduction temporaire :
— De quoi parle-t-il, Cornejo ?… demanda Terranove qui venait de descendre, accompagné du pilote.
— Il répète quelque chose que je ne comprends pas, répondit le chirurgien, au sujet d'une nouvelle route vers les Indes… ?
Le naufragé était à présent silencieux, sa respiration superficielle et irrégulière.

— Un dernier effort, barbier !, insista Terranove.

Projet Joana / Sarah – phrases 66-68

Había arrancado incluso antes de que yo posara mis dos pies en el suelo. Caminé otros pocos metros más, hasta la puerta de mi casa. Al abrir mi bolso para sacar las llaves, encontré el paquete de jamón serrano a buen resguardo.

Traduction temporaire :
Il avait démarré avant même que j'ai les deux pieds par terre. Je marchai encore quelques mètres, jusqu’à la porte de chez moi. En ouvrant mon sac pour sortir mes clefs, j'y trouvai le paquet de jambon, en lieu sûr.

Projet Sarah – phrases 69-70

No se parecía en nada a la primorosa carroza que había visto en un filme, que parecía salida de algún cuento de hadas, a la que solamente le faltaban los renos voladores. Como tampoco a la inmensa bola metálica plateada o dorada de la que salían decenas de gruesos cables como si fueran tentáculos.

Traduction temporaire :

Elle ne ressemblait en rien au ravissant carrosse que j'avais vu dans un film et qu'on aurait cru tout droit sorti d'un conte de fées ; seuls manquaient les rennes volants. Elle ne correspondait pas non plus à l'immense boule métallique, argentée ou dorée, de laquelle sortaient des dizaines de câbles épais, comparables à des tentacules.