samedi 8 février 2014

Projet Julie 2 – titre + phrases 1-4

Juan Manuel Valitutti
(Argentine)

Los enviados de Narhitorek


Narhitorek, el nigromante, estudiaba. No era leer, no. Era estudio firme y sostenido. Por eso, la turba lo molestaba.

Traduction temporaire :

Juan Manuel Valitutti (Argentine)

"Les messagers de Narhitorek" 


Narhitorek, le nécromancien, étudiait. Ce n'était pas de la lecture, non. C'était de l'étude pure et dure. Et c'est pour ça que le brouhaha le dérangeait.

Projet Morgane 9 – phrases 64-66

Asomé la cabeza para echarle un vistazo al resto de la habitación; había cambiado su cama King por un colchón inflable y todas sus cosas: ropa, televisor, antigua pecera grande..., estaban arrinconadas a un lado del cuarto. Luego de unos segundos, la sensación de que esa cosa me estaba mirando fue mayor que mi intriga. Salí de allí sin intenciones de regresar.

Traduction temporaire :
Je passai la tête pour jeter un œil au reste de la chambre ; il avait échangé son lit King Size pour un matelas gonflable et toutes ses affaires - vêtements, téléviseur, vieil et grand aquarium… - avaient été mises dans un coin de la pièce. En quelques secondes, la sensation que cette chose me regardait l'emporta sur ma curiosité. Je partis, espérant ne jamais revenir. 

Projet Hélène / Audrey 2 – phrase 50

¿Era un castigo, como el que le daban a sus hermanas en las monjas María de Cervellón cuando no las dejaban salir un domingo y Elena se quedaba furiosa, haciendo dibujos en el suelo de su cuarto, haciendo dibujos en el papel de la muralla, en sus delantales, en los delantales de su hermana Mercedes?

Traduction temporaire :
C’était une punition, comme celle que recevaient ses sœurs au pensionnat María Cervellón quand elles avaient interdiction de sortir le dimanche et qu’Elena, furieuse, faisait des dessins sur le sol de sa chambre, faisait des dessins sur le papier recouvrant la muraille, sur ses tabliers, sur les tabliers de sa sœur Mercedes ?

Projet Nancy 3 – phrases 78-80

Lottie estacionó el carro frente  a una casa  de arquitectura georgiana. Corrimos hacía la puerta  para evitar mojarnos, sin mucho éxito. Ella sacó un manojo de llaves de su cartera  mientras el viento soplaba a nuestras espaldas.

Traduction temporaire :
Lottie a garé son véhicule en face d'une maison à l'architecture géorgienne. Nous avons couru jusqu'à la porte pour éviter de nous mouiller, sans grand succès. Elle a extirpé un trousseau de clés de son sac à main tandis que le vent soufflait derrière nous.

Projet Céline / Justine 2 – phrases 63-64

Mosquera se dio cuenta, con un sobresalto, que conocía a la protagonista: era Yanet, su esposa, tirando con un Papá Noel. Gemía, se retorcía, se tocaba las tetas, se pasaba la lengua por los labios y, mirándolo a los ojos a través de la pantalla del televisor, le decía que ella era su regalo de Navidad.

Traduction temporaire :
Dans un sursaut, Mosquera s'est rendu compte qu'il connaissait la protagoniste : c'était Yanet, son épouse, qui baisait avec un Père Noël. Elle gémissait, se tordait, se caressait les mamelons, se passait la langue sur les lèvres et, en le regardant dans les yeux à travers l'écran, lui susurrait qu'elle était son cadeau de Noël.

Projet Sabrina 3 – phrase 6

Esos sueños me escudaron contra el aburrimiento de una soledad infinita hasta que, de pronto, se vieron interrumpidos.

Traduction temporaire :
Elles m'ont protégée contre l'ennui d'une infinie solitude jusqu'à ce qu'elles soient soudainement interrompues.

Projet Maïté 4 – phrase 5

Y la joven Rhoda está asustada, mientras a su lado, en la fuente, tose un anciano, grita un anciano, derrama en saliva espesa un anciano la vergüenza de los traidores y la dignidad de un pueblo.

Traduction temporaire :
Et la jeune Rhoda est apeurée, pendant qu’à ses côtés, dans la fontaine, un vieillard tousse, un vieillard crie, un vieillard déverse avec son épaisse salive la honte des traîtres et la dignité d’un peuple.

vendredi 7 février 2014

Projet Sabrina 3 – phrase 5

Los años de oscuridad y silencio han transcurrido para mí como un solo instante, embebida como estaba en mis ensoñaciones.

Traduction temporaire :
Les années d'obscurité et de silence me semblent s'être écoulées en un instant, tant j'étais absorbée dans mes rêveries.

Projet Morgane 9 – phrases 58-63

El pez estaba más grande que yo. ¡Qué horror! Me dio la impresión de que me tragaría. Quise huir. Ramón me detuvo y me prometió que no me haría daño. Entonces ganó mi curiosidad.

Traduction temporaire :
Le poisson était plus grand que moi. Quelle horreur ! J'eus l'impression qu'il pouvait m'engloutir. Je voulus fuir. Ramón me retint et me promit qu'il ne me ferait pas de mal. C'est alors qu'il éveilla ma curiosité.

Projet Victor 1 – titre + phrase 1

Héctor Alvarez Castillo (Argentine)

Topología celeste

Los Teólogos equivocaron la ubicación del cielo, del purgatorio y del infierno.

Traduction temporaire :

Héctor Alvarez Castillo
(Argentine)

« Topologie céleste »

Les Théologiens se trompèrent concernant l'emplacement du ciel, du purgatoire et de l'enfer.

Projet Manon 3 – phrases 16-19

La mujer oriental volvió a mirar a García Márquez sin comprender.
—Pero —prosiguió el que en la Tierra llamaban "Gabo" —. ¿Para qué es esta fila? ¿A dónde conduce?

Traduction temporaire :
La femme orientale regarda de nouveau García Márquez sans comprendre.
— Mais, poursuivit celui que, sur terre, on appelait « Gabo », à quoi sert cette file ? Où conduit-elle ?

Projet Lorena 4 – titre + phrase 1

Yolanda Nava (Espagne)

ZOMBIS

Es agradable salir a esta hora amparada en la negrura de la noche, el aire huele bien y los ruidos nocturnos mantienen la cordura que se tambalea haciendo equilibrios sobre un hilo muy fino.

Traduction temporaire :


Yolanda Nava (Espagne)

« Zombis »
Il est agréable de sortir à cette heure de la nuit, protégée par l'obscurité ; l'air sent bon et les bruits nocturnes permettent de préserver la sagesse qui chancelle en faisant l'équilibre sur un fil très fin.



Projet Élodie 5 – titre + phrase 1

PELÍCULAS

Sólo a las niñas guapas y a los hermanos que se las presentaban les era permitido el acceso; mi hermana y yo siempre nos quedábamos fuera pegados a la pared a la caza de algún sonido.

Traduction temporaire :
« Films »

Seuls les jolies filles et leurs frères, qui les accompagnaient, étaient autorisés à entrer ; ma sœur et moi restions toujours dehors, collés au mur, en quête d'un son quelconque.

Projet Nancy 3 – phrases 75-77

Habíamos pasado la estación de Victoria y nos dirigíamos hacia Chelsea. De pronto empezó a llover. El vaso de champán, la voz de K.T. Tunstall y el frío habían logrado entristecerme el alma.

Traduction temporaire :
Nous avions dépassé la gare Victoria et nous nous dirigions vers Chelsea. Soudain, il a commencé à pleuvoir. Le verre de vin, la voix de K.T. Tunstall et le froid avaient contribué à me rendre triste.

Projet Joana / Sarah – phrases 83-86

Dejé algo de jamón para la noche, porque sabía que me daría ganas. Después de comer, tomé la decisión. Entraría a la casa de Juan a robar. Era definitivo, tanto que ya me sentía ladrona.

Traduction temporaire :
Je gardai un peu de jambon pour le soir, parce que je savais que j'en aurais envie. Après manger, je pris ma décision : j'entrerais chez Juan pour voler. C'était définitif, au point que je me sentais déjà dans la peau d'une voleuse.

Projet Joana – phrase 67-69

Casi había gateado. ¡Me reventaba las pelotas la mocosa! El polo que usaba dejaba ver sus tetas apenas cubiertas por un sostén azulado.

Traduction temporaire :
Je ne la consolai pas, mais arrêtai de rire et elle se calma, puis me regarda, prit la nouvelle et s'approcha de moi sans descendre du lit. Elle avait presque marché à quatre pattes. Elle me faisait exploser les couilles, la morveuse ! Le polo qu'elle portait laissait voir ses nichons à peine vêtus d'un soutien-gorge bleuté.

Projet Sarah 18 – phrase 15

Un reputado crítico de arte publicó un ensayo sobre el supuesto mensaje de los encapuchados, de quienes surgieron torpes imitadores con sus mascotas, que no lograron sino poner más nerviosos a los equipos de seguridad.

Traduction temporaire :
Un critique d'art réputé publia un essai sur le pseudo message des hommes cagoulés, qui inspirèrent de maladroits imitateurs avec leurs animaux de compagnie, ne réussissant qu'à énerver encore plus les équipes de sécurité.

Projet Delphine 6 – phrases 30-31

Pasaron un par de semanas para que a ella se le pasara el enojo, al parecer lo decía muy en serio. Aunque con el tiempo comencé a creerle, sobre todo cuando le pregunté sobre la sonrisa.

Traduction temporaire :
Quelques semaines se sont écoulées avant que sa colère ne retombe. Selon moi, elle le disait très sérieusement. Mais, avec le temps, j'ai commencé à la croire, surtout quand je l'ai questionnée à propos du sourire.

Projet Marie-G. 2 – phrase 20

Con resignación volteo las páginas y busco baluarte para encontrarme con que justo después de balotar la página aparece en blanco y en la página siguiente la primera palabra que hay es banas.

Traduction temporaire :
Je tourne les pages, résignée, en cherchant bastion et tombe, juste après « bans » sur une page vierge, et sur la suivante, le premier mot qui apparaît est « bulletin ».

Projet Marie-G. – phrase 110

El cachorro había crecido en los últimos tiempos, pero se dejaba llevar como un recién nacido.

Traduction temporaire :
Les derniers mois, le petit chien avait grandi, mais se laissait porter comme un chiot nouveau-né.  

Projet Alice 2 – fragment 2

[Resistencia]

Uno de sus ojos estaba tibio y humedo resbalaba de sus dedos. No sabía qué pensar, no podía levantarse, el sonido estaba atrapado en una botella dentro de sus oídos. Era el día. La bomba que estalló a dos kilómetros lo había dejado sordo y tuerto.

Traduction temporaire :
[Résistance]

L’un de ses yeux était tiède et humide, il glissait de ses doigts. Il ne savait pas qu’en penser, il ne pouvait pas se lever, le son était prisonnier à l’intérieur d’une bouteille dans ses oreilles. Il faisait jour. La bombe qui avait explosé à deux kilomètres l’avait rendu sourd et borgne. 

Projet Caroline 2 – phrase 78

Una y otra vez me decía a mí mismo que nuestros datos no podían ser erróneos, que alguna especie inteligente en un nivel avanzado estaría esperándonos en algún lugar, dispuesta a acogernos y a convertirse en adoradores nuestros.

Traduction temporaire :
Inlassablement, je me répétais que nos renseignements ne pouvaient être erronés, qu'une espèce intelligente d'un niveau avancé devait nous attendre quelque part, disposée à nous accueillir et à devenir nos adorateurs.

Exercice d'écriture 14 – par Marie

Veines

Elle était penchée sur mon bras, je fermai les yeux ; j’avais toujours détesté ça. Aïe ! Quelle brute ! Elle pourrait faire attention quand même. « Vous avez des veines toutes fines, ce n’est pas évident ». Tu parles ! J’avais de « très belles veines », dixit mon infirmière habituelle, j’étais tombée sur une nulle, et puis c’est tout ! Dire qu’il ne s’agissait que de la première étape… Je n’ose même pas imaginer tout ce qui m’attend. Les nausées, les vertiges, la prise de poids et surtout le final… quelle horreur !!! « Mais non, Clara, tu t’en fais toute une montagne, ce n’est rien du tout, tu oublies tout ça une fois que c’est passé. » Ah bon ? Tu oublies qu’une tête de bébé d’un périmètre crânien d’au moins 32 cm t’a complètement bousillé l’appareil génital féminin, te privant de toutes sensations pendant le restant de tes jours ? OK, si tu le dis… « Oui, c’est ce que l’on appelle l’hormone de l’oubli. » Ah oui ? Vraiment ? Je ne suis pas certaine d’avoir la capacité de générer cette hormone, moi. Mais qu’est-ce qui m’avait pris ? Bon, d’accord, la fameuse horloge biologique avait commencé à faire « tic-tac, tu as bientôt 30 ans, tu n’as toujours pas d’enfants, tic-tac, il faut t’y mettre, tu vieillis, tic-tac ». L’horloge biologique ? Ou juste le discours « bien-pensant » de tous ceux qui m’entouraient ? Je ne sais plus, tiens ! Toujours est-il que je me retrouve embarquée là-dedans sans trop savoir comment, enfin si, ne soyons pas hypocrites, je sais bien comment, mais sans trop savoir pourquoi. Oui, voilà… Pourquoi ? C’est vrai que la naissance de mes neveux a été féerique et que je me rappelle m’être dit « c’est quand même magique de vivre ça, ça vaut le coup ». Mais bon, là, tout de suite, je ne suis plus aussi sûre. J’en ai pour huit mois à me sentir plus grosse qu’une vache, à avoir mal au dos et le pire, à vomir tripes et boyaux sans même pouvoir boire une goutte d’alcool !!! Vraiment, ça n’allait pas être marrant. Quoiqu’à côté du final : « l’accouchement », ça devait être une promenade de santé. Accouchement, du verbe accoucher = se mettre au lit pour cause de maladie. Et bien, voilà, tout est dit ! « Oh ! ça va, tu es enceinte, tu n’es pas malade ». Mais ce n’est pas moi qui le dis, c’est le cnrtl ! Toutes mes amies qui étaient passées par là s’étaient senties dans l’obligation de me raconter leurs expériences respectives dans les moindres détails… Une quoi ? Une contraction ? Tu veux donc parler d’une contracture musculaire qui se répète de plus en plus rapidement, de façon de plus en plus douloureuse jusqu’à ce que tu ne puisses même plus reprendre ton souffle correctement ? Ah OK ! Une quoi ? Une épisiotomie ? Tu veux dire qu’on se sert de ton corps comme dans un TP de bio en fait ? D’accord, pas de problème. Il fallait commencer par là et au lieu de me vendre ça comme « le plus beau jour de ta vie », juste me demander « Acceptes-tu d’offrir ton corps à la science pour le bien de l’humanité ? » Non ! Pas pour le bien de l’humanité, on est déjà trop nombreux sur cette planète ! Et puis, la question n’est pas assez gentiment formulée pour que l’on puisse dire oui. Alors, juste : « Aurais-tu l’extrême bonté d’âme et l’infinie générosité de te soumettre à une expérience, tout à fait désagréable, mais qui fera le bonheur de tes proches et le bonheur de tes jours et de tes nuits ? » Enfin, surtout de tes nuits, pour les dix-huit, dix-neuf ou vingt ans à venir… ou juste, le bonheur de toutes tes nuits jusqu’à la fin de tes jours, en fait. Non, vraiment, je ne savais pas pourquoi j’avais fait ça. Ou alors si, je l’avais fait pour lui… Oui, voilà, par amour. Ah ! C’est beau l’amour ! N’empêche qu’après tout ça, je suis sûre que toutes les femmes sur cette planète pensent la même chose, très fort : « Mi vagina clama una venganza ».

mardi 4 février 2014

La chanson du mardi – choisie par Marie

El Canto del Loco : 

Projet Émeline – phrases 78-80

Él asintió. Dio un paso lento, luego otro. Le explicó a su hija la manera en que debía caminar para no resbalarse.

Traduction temporaire :
Il acquiesça. Lentement, il fit un pas en avant, puis un autre. Il expliqua à sa fille comment marcher pour ne pas glisser.

Projet Sarah – phrases 85-86

El año coincidía con el que él había nacido. Salió a la calle y, el sol lo deslumbró, había partido de noche pero por alguna razón había llegado de día, cómo no entendía de los viajes en el tiempo no quiso preguntarse el porqué y buscó un periódico para cerciorarse de la fecha.

Traduction temporaire :
L’année coïncidait à celle de sa naissance. Il sortit dans la rue, où le soleil l'éblouit. Pour qui sait quelle raison, il était parti de nuit et arrivé de jour ; comme il n'y connaissait rien aux voyages dans le temps, il jugea inutile de se demander pourquoi et chercha un journal afin de s’assurer de la date.

Projet Sarah 18 – phrase 14

Los activistas por los derechos animales, los medios y las redes sociales se dividieron entre quienes denunciaban o admiraban en todo aquello la acción de militantes radicales.

Traduction temporaire :
Les activistes défendant les droits des animaux, les médias et les réseaux sociaux se divisèrent en deux clans : ceux qui dénonçaient et ceux qui admiraient l'action de militants radicaux.

Projet Céline / Sonita 4 – phrase 37


Y como yo sí soy un científico profesional, relataré brevemente el origen por la cual me encuentro atrincherado, mientras un contingente de mujeres destempladas y caníbales –tan vasto como sólo vi en las más nutridas marchas peronistas– me busca desaforadamente en medio de la histeria colectiva más intensa que un ser humano haya contemplado nunca (es una ventaja que las damas que saben manejar maquinaria pesada se encuentren repartidas entre Luján y Rosario, tras el campo de fuerza que circunda la General Paz.

Traduction temporaire :
Et comme moi, oui, je suis un scientifique professionnel, je raconterai brièvement la raison pour laquelle je me trouve coincé, tandis qu’un contingent de femmes excitées et cannibales – fourni comme je n’en ai vu que dans les marches péronistes les plus suivies – est obstinément à mes trousses, dans l’hystérie collective la plus intense qu’un être humain ait jamais connue (c’est un avantage que les dames qui savent conduire de lourds engins soient mobilisées entre les villes de Luján et Rosario, derrière le champ de force qui entoure l’avenue General Paz.

Projet Chloé 6 – phrase 2

La niña, sentada al sol, repasaba con puntadas desiguales, en un trozo de sábana, el contorno de un velero; sobre él un círculo amarillo del que surgían líneas rectas –una larga, otra corta, alternadas– representaba el sol.

Traduction temporaire :
Assise par terre, la fillette cousait avec des points inégaux le contour d'un voilier sur un morceau de drap ; au-dessus du voilier, un cercle jaune dont des lignes droites surgissaient – une longue et une petite, alternées – représentait le soleil.

Projet Morgane / Marie / Émeline – phrase 35

Ahorita mismo ha empezado otra vez la culieski a emitir gritos incontrolables con sus acompañantes botes que no aguanto; voy a su departamento ahorita mismo, ya vengo…

Traduction temporaire :
En ce moment même, la forniqueuse a recommencé à pousser des cris accompagnés d'à-coups que je ne supporte pas ; je vais à son appartement tout de suite, j'arrive…

Projet Joana / Sarah – phrases 81-82

Lo cierto es que, en ese momento, decidí servirme jamón serrano con un trozo de pan de agua. Comí despacio, como sin hambre, pero me terminé todo el pan.

Traduction temporaire :
Une chose est sûre : à ce moment-là, je décidai de prendre du jambon avec un morceau de pain. Je mangeai doucement, comme si je n’avais pas faim, mais n'en terminai pas moins…

Projet Morgane 9 – phrases 53-57

Al ver que me dirigía a la puerta, Ramón me agarró por los hombros y me guió hasta su cuarto. 
—No puedes irte sin verlo —dijo sonriendo.
¡Oh no! La pecera era gigantesca. Casi salgo corriendo del espanto.

Traduction temporaire :
En voyant que je me dirigeais vers la porte, Ramón m'attrapa par l'épaule et me conduisit dans sa chambre.
— Tu ne peux pas t'en aller sans l'avoir vu, dit-il souriant. Oh non ! L'aquarium était gigantesque. Désireuse de m'éloigner de cette chose épouvantable, je sortis presque en courant.

Projet Hélène / Audrey 2 – phrases 45-49

¿Por qué lo decían? Sí, su madre estaba enferma, eso decían, pero ¿qué cosa era estar enferma una mujer, aunque fuera la madre del mundo? ¿Era grave? ¿Era prohibido? ¿Era vergonzoso?

Traduction temporaire :
Pourquoi le disaient-ils ? Oui, sa mère était malade, c'est ce qu'ils disaient, mais une femme malade, eût-elle été la mère du monde, c'était quoi ? C'était grave ? C'était interdit ? C'était honteux ?

Projet Audrey 4 – phrase 2


El calor que acompañó al muchacho desde la calle provocándole una comezón en los brazos y la cara había contribuido a su actual disposición de ánimo que se conjugaba en una mirada de comemierda.

Traduction temporaire :
La chaleur de la rue qui entra avec le jeune homme – lui causant des démangeaisons sur les bras et le visage – avait contribué à son humeur, lisible dans son regard de pauvre con.

Projet Sarah 18 – phrases 12-13

En el atrio del MoMA de Nueva York, sobre el obelisco roto, liberaron una pareja de águilas reales. Y delante de la Tate Modern de Londres, entre el puente del Milenio y el teatro de Shakespeare, dejaron varada una orca.

Traduction temporaire :
Dans la cour intérieure du MoMA de New York, sur l'obélisque brisé, ils libérèrent un couple d'aigles royaux. Et devant la Tate Modern de Londres, entre le pont du Millenium et le théâtre de Shakespeare, ils laissèrent un orque échoué.

Projet Maïté 4 – phrase 4

Recuerda la semántica y el riesgo de burlar el significado de las palabras, el riesgo de vivir demasiado tiempo, dicen los que deciden ahora la sintaxis del mundo, el riesgo de no poder pagarse una vida, dicen desde lejos.

Traduction temporaire :
Elle se rappelle la sémantique et le risque de détourner le signifié des mots, le risque de vivre trop longtemps, disent ceux qui décident à présent de la syntaxe du monde, le risque de ne pas pouvoir se payer une vie, disent-ils, de loin.

Projet Margaux 5 – phrases 3-6

Mamá se quedará sentada a su lado en el sofá, viendo la tele cogidos de la mano. Mientras, su padre preparará la cena. Después se irá a la cama. Un ratito después lo hará su padre, cuando haya colocado a mamá otra vez en el arcón.

Traduction temporaire :
Maman restera assise dans le canapé à côté de lui ; main dans la main, ils regarderont la télé. Pendant ce temps, son père préparera le dîner. Puis elle ira se coucher. Après, ce sera au tour de son père, dès qu'il aura mis maman dans le grand coffre, encore une fois.

La version de l'Agrégation interne d'espagnol 2014

Que ceux et celles qui veulent s'y essayer n'hésitent pas !

« [...] Había empezado a militar en la JEC o en la HOAC, alguno de los grupos cristianos juveniles que estuvieron de moda en aquellos aflos. En su casa, con la tienda de tejidos, el ultramarinos (luego con la llegada del turismo, fue una cadena de supermercados), las plantaciones de naranjos y viñedos de moscatel y, sobre todo, con el carnet de falangista de su padre que le abría tantas puertas a la familia -la camisa azul que paseó al terminar la guerra-, podían permitirse el lujo de comprar las proteinas que se servían en la mesa en vez tener que salir a cazarlas. Si para algo sirve el dinero es para comprarles inocencia a tus descendientes. No está mal. No es poca cosa. Te saca del reino animal y te mete en el reino moral. Te humaniza. Gracias a é1, al dinero, se habían difuminado en la desmemoria de los Marsal las batidas de maquis en la montaña, en el pantano: los  meses en que su padre ponía el reluciente Hispania al servicio del grupo (eso si que era una muta, pervivencia de la jauría originaria). El empleado del ultramarinos, vestido con su guardapolvos gris, le sacaba brillo a la carrocería antes de que don Gregorio Marsal, el propietario, se subiera para hacer de chófer de las patrullas de falangistas que se movían por todas partes. Aparecían de improvisto, cortaban los caminos, registraban la carga de los carros, cacheaban a los carreteros, perseguían a los ciclistas que hacían estraperlo cargados con un par de sacos de arroz o de azúcar y una garrafa de aceite. Requisaban mercancías, pedían documentos, propinaban palizas a estraperlistas, a borrachos, a desgraciados que no eran capaces de justificar su presencia a aquellas horas en la carretera; a sospechosos de haber militado en alguno de los partidos del Frente Popular que tenían mala suerte de pasar por allí. Mi tío y, bastante tiempo después, mi padre me lo contaron, aunque a mi me aburrían aquellas historias. No  entendia la épica de la resistencia con que querían contaminarme. [...] ».

Rafael CHIRBES, En la orilla, Anagrama, 2013. 

lundi 3 février 2014

Projet Audrey 4 – titre + phrase 1

Andrés Felipe Quintero Guevara
(Colombie)

Aura en el continente

El reloj del restaurante Coma aquí estaba próximo a dar las dos de la tarde cuando entró Noa para pedir su almuerzo.

Traduction temporaire :
Andrés Felipe Quintero Guevara
(Colombie)

« Aura sur le continent »  Il était presque deux heures de l'après-midi sur la pendule du restaurant « Mangez ici » quand Noa entra pour commander son déjeuner.

Projet Morgane 9 – phrases 49-52

Ramón leyó en mis ojos mi asombro y me dijo que le gustaba variarle el postre a su Arapaima. Entré al cuarto de su mamá y traté de organizárselo lo mejor posible. La señora lucía tan demacrada como su hijo. Le prometí que volvería y salí rápidamente de allí.

Traduction temporaire :
Ramón vit la stupéfaction dans mes yeux et me dit qu'il aimait varier les desserts qu'il donnait à son Arapaima. J'entrai dans la chambre de sa mère et essayai de la ranger au mieux. La pauvre femme donnait l'impression d'être aussi amaigrie que son fils. Je lui promis de revenir et quittai rapidement la maison.

Projet Marie-G. – phrases 107-109

El muelle se proyectaba hacia un horizonte cubierto de niebla. Por primera vez en la noche, Joaquín esbozó una sonrisa de triunfo. Desenganchó a Antonio, lo cargó con dificultad, y empezó a deslizar sus pantuflas sobre las tablas del muelle.

Traduction temporaire :
Le quai se projetait sur un horizon brumeux. Pour la première fois de la nuit, Joaquín esquissa un sourire de triomphe. Il détacha Antonio, le porta difficilement, et commença à faire glisser ses chaussons sur les planches de la jetée.

Projet Joana / Sarah – phrase 80

Estaba tratando de recrear el orden en el que Juan había colgado algunos de sus cuadros en la sala de su departamento y no lograba ni siquiera recordar cuál era el cuadro que se podía ver desde el umbral de la puerta.

Traduction temporaire :
Je tentais de reconstituer l’ordre dans lequel Juan avait accroché certains de ses tableaux dans le salon de son appartement et n’arrivais même pas à me rappeler quel était celui que l'on pouvait voir depuis le seuil de la porte.


Projet Manon 3 – phrases 11-15

—¡Usted está muerto! —repuso con sorpresa la mujer oriental—. ¿No se ha dado cuenta?
—¿Muerto? —contestó con sorpresa García Márquez—. ¿Así de simple? ¿Esto es todo?

Traduction temporaire :
— Vous êtes mort ! répondit la femme orientale, surprise. Vous ne vous en êtes pas rendu compte ?
— Mort ? répéta García Márquez, surpris. Comme cela, simplement ? Et c'est tout ?

Projet Nadia / Élise – phrase 128

Tres chicos, durante las incursiones de los primeros días, saldrían bastante mal librados (contusiones, heridas sangrantes) al ser revolcados por las aguas en el garaje.

Traduction temporaire :
Lors des incursions des premiers jours, trois garçons devaient s'en sortir assez mal (contusions, blessures saignantes), ayant été malmenés par les flots dans le garage.

Projet Marie-G. 3 – phrases 7-8

Se hace sombra con una mano, suspira y sonríe satisfecha. Tiene los párpados bajos y me mira como si hubiera comprobado algo.

Traduction temporaire :
Elle se fait de l’ombre avec la main, soupire et sourit, satisfaite. Elle a les paupières baissées et me regarde comme si elle venait d'avoir confirmation de quelque chose.

Projet Élodie 4 – phrase 4

Para espantar los pinchazos de la vergüenza y el miedo, se concentró en convencerse de que él cumpliría su promesa, y esta vez sí, esta sería la última.

Traduction temporaire :
Pour oublier les affres de la honte et la peur, elle s'efforça de se convaincre qu'il tiendrait sa promesse, et que cette fois, oui, ce serait la dernière.

Projet Morgane / Marie / Émeline – phrase 34

A lo mejor es la culieski, a lo mejor es el CravinPinus que ya lo estoy viendo como golosina porque alguna vez quise tener un feto, y ahora lo más cerca es él.

Traduction temporaire :
Peut-être est-ce la forniqueuse, peut-être est-ce CravinPinus, que je vois désormais comme une friandise, parce qu'il m'est arrivé de désirer avoir un fœtus, et que maintenant, il est ce qui s'en rapproche le plus.

Projet Émeline – phrases 76-77

Al llegar al paso de cebra su esposa comentó que ya se había formado hielo.
— No han echado sal en las calles.

Traduction temporaire :
En arrivant au passage pour piétons, son épouse fit remarquer que des plaques de verglas s’étaient déjà formées.
— Ils n’ont pas répandu de sel dans les rues.

Projet Alice 2 – Fragment 1

Mónica Gameros
(México)

[Eternidad]
-Mamá ya deja, se me hace tarde...

-Espera mi vida tápate bien, que no te apañe la tira, si lo hacen no dejes que esos perros se vayan sin un par de patadas, si caes te chingan ya lo sabes... Ya estás, te puse el lunch en la mochila junto a la bomba molotov... Me traes mi marihuana, me han dolido las manos como no veas, ¡adios hijito, adios!

Traduction temporaire :

Mónica Gameros


(México)

[Eternité]

— Arrête, Maman, je vais être en retard…
— Attends mon ange, couvre-toi bien, ne te fais pas attraper par la police, et sinon, donne à ces chiens quelques coups de pied avant qu’ils s'en aillent. Tu sais que si tu te fais prendre, tu es foutu… Voilà, tu es prêt, je t’ai mis ton déjeuner dans ton sac à dos, avec le cocktail Molotov…Tu me rapporteras ma marijuana, mes mains me font souffrir comme jamais. Au revoir mon chéri, au revoir !

Exercice d'écriture 10 – par Maïté

Sujet : Pile ou face

« Oui ou non »

La vie n’est pas un long fleuve tranquille et heureusement car sinon on s’ennuierait. Ici, sera narrée l’histoire d’une étudiante passionnée par ses études et par la vie en général. Elle est tombée amoureuse, il y a près de sept ans maintenant, d’une contrée fort lointaine nommée Mexance. Sur ces terres sauvages peu connues du grand public, elle y vécu une expérience hors du commun. Elle y découvrit une nouvelle langue, une nouvelle culture, un peuple plein de sagesse. Le choix de cette destinée allait marquer un tournant décisif dans sa vie. En rentrant plus question pour elle de se dédier à des études classiques pour faire un métier banal. Elle avait décidé d’approfondir sa connaissance sur le Mexance, ses origines, sa culture, son histoire, son peuple et bien évidemment sa jolie langue : l’esprançais.
Revenant dans son pays d’origine, la tête pleine de rêves, elle se jeta corps et âme dans ses études sans oublier ses passions qui ,jour après jour, avait fait d’elle ce qu’elle était. Ce sport collectif qu’elle affectionnait tant, le watball et bien sûr la danse, discipline qu’elle avait enrichie de données personnelles au fur et à mesure des années. Le Mexance lui avait fait découvrir de nouvelles facettes de la danse qu’elle avait décidée de travailler pour contribuer à son épanouissement personnel.
Peu à peu, les études continuaient, le niveau augmentait tout comme l’amour de la langue et le désir de repartir un jour vers le Mexance. Néanmoins, elle dut prendre une décision, la plus difficile de sa vie sans aucun doute : continuer pour passer un concours, obtenir la reconnaissance de la société par la validation de ses acquis et, ainsi, pouvoir à son tour transmettre son savoir, ses passions, ce qui l’avait fait s’orienter dans cette voie-là ou tout quitter, repartir pour le Mexance, en abandonnant sa famille, ses amis, finalement : ses racines afin de renouer avec ce pourquoi elle avait changé sa vie, ses plans de carrière. En elle était en train de naître le besoin de répondre à une interrogation « pourquoi ? ». Pourquoi avait-elle décidé qu’elle ne deviendrait pas commissaire de police comme elle l’avait rêvé depuis sa plus tendre enfance ? Pourquoi n’était-elle pas tombée amoureuse d’un beau surfeur blond aux yeux bleus ? Pourquoi malgré ces choix, chaque matin, elle se réveillait en pensant au Mexance ? C’était si irréel que parfois cela ne lui semblait être qu’un songe, qu’elle allait se réveiller et que tout ce qu’elle avait vécu n’avait été que le fruit de son imagination débordante. Puis, elle réalisait que c’était sa vie, elle était partagée, le cœur en deux, incapable de choisir, continuant ses études le plus loin possible afin de reporter l’échéance. Elle se trouvait face à un choix terriblement difficile. Pile ou face ? Un jour elle devrait choisir, faire sa vie, s’assumer, assumer ses choix, aller de l’avant, finir de se construire, mais pour l’instant ce qui compte c’est d’étudier en mettant tout le reste de côté, ne penser à rien et avancer car une chose est sûre ce n’est jamais « oui » ou « non », « blanc » ou « noir ». La vie est toujours à mi-chemin entre les deux.