lundi 4 mars 2013

Projet Nadia / Élise – titre + phrase 1

Pour notre projet « Lectures d'ailleurs », Nadia et Élise ont la chance de traduire « Malos modales » du Péruviens Fernando Ampuero. Vous connaissez certainement son « Caramel vert », publié il y a quelques années aux Éditions Métailié. Un de plus que nous sommes fiers de compter dans notre anthologie. Merci à Ricardo Sumalavia de nous l'avoir « obtenu ».

Malos modales

Todos sabíamos que tarde o temprano el mar se iba a salir,  y que ella,  la Zurda,  estaría en peligro.

Traduction temporaire :

Mauvaises manières

Nous savions tous que, tôt ou tard, la mer allait monter et qu'elle, la Gauchère, serait en danger. 

Projet Manon 2 – phrases 67-72

- Ya lo sé. Son escritoras. Pero Nasón, tengo que decirte algo, que yo creo no te va a gustar. La mayoría de ellas están muertas. No las voy a poder traer.
- Carlos, encuentra en esta ciudad, a cada una de sus iguales.

Traduction temporaire :
— OK, ça y est, je sais. Elles sont écrivaines. Mais Nasón, je dois te dire quelque chose qui, je pense, ne va pas te plaire. La plupart d’entre elles sont mortes. Je ne vais pas pouvoir les apporter.
— Carlos, trouve dans cette ville chacune de leurs sosies.

Projet Manon 2 – phrases 62-66

- Es una poetisa, dijo.
Carlos entró a Internet. Reconoció que esas mujeres eran escritoras. Muchas estaban muertas, la mayoría. A los tres días volvió donde Nasón.

Traduction temporaire :
— C’est une poétesse, dit-elle.
Carlos se connecta à Internet. En effet, oui, ces femmes étaient écrivaines. Nombre d’entre elles étaient mortes, la majorité. Trois jours plus tard, il retourna voir Nasón.

Projet Manon 2 – phrases 60-61

Carlos le consultó a su mujer si conocía a alguna de ellas. Ella reconoció el nombre de Gabriela Mistral.

Traduction temporaire :
Carlos demanda à sa femme si elle connaissait l'une d'elles. Elle reconnut le nom de Gabriela Mistral.

Projet Céline – phrase 58


Él se sonrió soñador, mirando a Robertino, al pañuelo, a la mano de la mujer, una mano muy cuidada y mucho mas joven que el brazo que la sostenía, se hizo un poco más hacia el pasillo para demostrar que no trataba de molestar, ni siquiera de hacerse presente en ese rincón de familia, pues tenia la impresión de que la mujer, ¿cómo se llamaría, Assunta, Agostina, Asunzione?, quería improvisar un minúsculo hogar ahí sola con sus hijos, sin nadie junto a ella ni frente a ellos, sus hijos, pero que al mismo tiempo necesitaba, y él ignoraba las razones, tener un testigo permanente de esa fugaz y fluctuante vida que ella improvisaba en el vagón del tren.

Traduction temporaire :
Il sourit, rêveur, les yeux sur Robertino, le mouchoir, la main de la femme, une main très soignée et bien plus jeune que le bras qui la soutenait ; il s’écarta un peu plus vers le couloir pour montrer qu’il avait à cœur de ne pas déranger, voire de ne même pas être présent tout court dans ce recoin familial ; car il avait l’impression que la femme – comment pouvait-elle bien s’appeler, Assunta,  Agostina, Asunzione ? – cherchait à improviser un minuscule foyer, là, seule avec ses enfants, sans personne à côté d’elle ni en face d’eux,  de ses enfants, mais qu’en même temps elle avait besoin – et il en ignorait les raisons – d’avoir un témoin permanent de cette vie fugace et fluctuante qu’elle improvisait dans le wagon du train.

Projet Nadia – phrase 57

Andando el tiempo,  la inmensa y acongojada voz, haría otra clase, de interrogaciones, salida ya de su corazón, de sus entrañas, de su dormitorio desolado y viudo,  enfrentada a la miseria moral y ¿ total, a la injusticia general y colonizada del mundo, a los fabricantes de injusticias y de pobreza, descendería de su,  sufrimiento hacia el sufrimiento de los otros, menos metafísica,  y más terrenal, esencialmente terrestre y más innumerable, frente a la loca, desatada y enlutada, despeinada y única que era en sus,  versos personales e íntimos, era mesurada, clásica, chilena, india, mestiza, americana, constructora y demoledora en sus fulgurantes, y amplias prosas que rotulaba Recados.

Traduction temporaire :
Avec le temps, la voix immense et angoissée, sortie de son cœur, de ses entrailles, de sa chambre désolée et veuve, formulerait d’autres interrogations ; une voix confrontée à la misère morale et totale, à l’injustice générale et colonisée du monde, aux fabricants d’injustices et de pauvreté, descendrait de sa souffrance vers la souffrance des autres, moins métaphysique et plus tellurique,  essentiellement terrestre et plus innombrable. Face à la folle, déchaînée et endeuillée, décoiffée et unique qu’elle était dans ses vers personnels et intimes, elle devenait mesurée, classique, chilienne, indienne, métisse, américaine, constructrice et destructrice dans les vastes proses fulgurantes qu’elle écrivait dans « Recados ».

Projet Céline 4 – phrase 10

Acababa de llegar de Austin después de dos años de ausencia y rescato de esa noche sus cabellos cobrizos destellando bajo la luz fragmentada de la araña en el comedor —esa araña cuyos chispazos de cristal conozco ahora hasta la saciedad, hasta la náusea— y su calor sincero al referirse a un Perú arcaico que nos invitó a saborear lentamente en la sobremesa.

Traduction temporaire :
Elle rentrait à peine d’Austin après deux ans d’absence et je garde de cette soirée l’image de ses cheveux cuivrés étincelant sous la lumière fragmentée du lustre de la salle à manger – ce lustre aux étincelles de cristal que je connais maintenant jusqu’à satiété, jusqu’à la nausée – et son enthousiasme sincère quand elle évoquait un Pérou archaïque, qu’elle nous avait invité à savourer lentement après le repas.

Projet Céline 4 – phrase 9

Algo de eso debieron adivinar mi socio, Patricio Canessa y su mujer (qué lejanos, qué imposibles me quedan ambos ahora no obstante su irremediable cercanía),  porque a la comida sólo asistieron ellos,  naturalmente,  yo y Laura, amiga de infancia de Carmen y profesora de antropología en la universidad Católica.

Traduction temporaire :
C’est plus ou moins ce qu’avaient dû deviner mon associé, Patricio Canessa, et sa femme (combien ils me semblent éloignés et inaccessibles maintenant, malgré leur irrémédiable proximité), car à ce fameux dîner, il n’y avait qu’eux, naturellement, moi et Laura, une amie d’enfance de Carmen et professeur d’anthropologie à l’Université Catholique.

Projet Céline 4 – phrase 8

Su venganza era cruel, los derrumbes fatales que se sucedían con horrorosa frecuencia en las minas eran obra suya,  me contó Laura una tarde, a los pocos días de conocernos en la comida que ofrecieron los Canessa y a la que asistí un poco llevado por la ausencia de una excusa válida para no hacerlo y otro poco porque desde que ya no estaba Ángela, los sábados por la noche me resultaban demasiado amplios, demasiado vacíos.

Traduction temporaire :
Sa vengeance était cruelle, les éboulements fatals qui se produisaient à une fréquence effroyable dans les mines étaient son œuvre, d'après ce que m’avait raconté Laura une après-midi, quelques jours après que nous avions fait connaissance lors d’un dîner donné par les Canessa et auquel j’avais assisté, un peu à cause de l’absence d’excuse valable, un peu parce que depuis qu’Ángela était partie, les samedis soir étaient trop vastes,  trop vides.

Projet Émilie – phrase 20

Se insta por las autoridades civiles y militares –que son las mismas, cambiándose súbitamente, por valets de chambre entrenados, los uniformes o las ropas civiles a determinadas horas del día o de la noche– bajo penas infamantes, inconmutables y inexcarcelables, y largas torturas silenciosas (que alcanzan a la familia, incluso a los niños aun no nacidos), a denunciarse uno a sí mismo, a denunciar al marido, al padre, el hijo, al nietecito –que amaneció pensativo y triste esta mañana (pues tristeza es sinónimo de pensar apresurado y turbio).

Traduction temporaire :
On prie instamment chacun, par l’intermédiaire des autorités civiles et militaires – qui sont les mêmes, puisque des valets de chambre entraînés échangent subitement leurs uniformes ou leurs vêtements civils à certaines heures du jour ou de la nuit –, sous la menace de peines infamantes, imprescriptibles, excluant toute possibilité de libération, et de longues tortures silencieuses (qui affectent la famille, y compris les enfants à naître), de se dénoncer, de dénoncer son mari, son père, son fils, son petit-fils – qui, ce matin, s’est réveillé pensif et triste (tristesse étant synonyme de pensée hâtive et louche).

Projet Ana 2 – titre + phrase 1

Pour « Lectures d'ailleurs », Ana Ferrín Novoa (Université de Poitiers) va traduire « Encuentros » de Manuel Espada (Espagne). Merci encore à Félix Terrones de nous avoir trouvé ce texte intéressant… et un auteur, je le cite, « très sympathique ».  

ENCUENTROS

Me encontré con aquel hombre por primera vez en la cola del súper que hay al lado de mi casa,  pero nada en él llamó mi atención.

Traduction temporaire :

Rencontres

Je tombai pour la première fois sur cet homme dans la fil d'attente du supermarché à coté de chez moi, mais rien en lui n'attira mon attention.

Question de lexique

Qu'est-ce qu'un = AFFIQUET ?

Projet Nadia 2 – phrases 134-136

Que no cayese el silencio sobre los que escuchaban. El silencio es el miedo de este siglo. Nos rodeamos de ruidos para huir y no escucharnos.

Traduction temporaire :
Que le silence ne s'abatte pas sur les auditeur. Le silence est la peur de ce siècle. Nous nous entourons de bruit pour fuir et ne pas nous écouter.

Projet Nadia 2 – phrases 132-133

Sus cinco años de periodismo le habían servido para poder hablar a veces de la vida universitaria. Lo importante era hablar.

Traduction temporaire :
Ses cinq années dans le journalisme lui avait permis de parler, parfois, de la vie universitaire. L'important, c'était de parler.

Projet Nadia 2 – phrases 130-131

A veces, política, a veces deporte, a veces literatura. Lo importante era hablar de lo que fuese.

Traduction temporaire :
Parfois de politique, parfois de sport, parfois de littérature. L'important, c'était de parler de quelque chose.

Projet Delphine – phrase 14

Se puso en pie para intimidarlos pero cuatro de ellos le atacaron inmovilizándolo,  el líder de la manada avanzó hacía él gruñendo,  sus ojos brillaban con furia y desprecio,  observo paralizado las fauces del animal antes que destrozaran su garganta.

Traduction temporaire :
Il se dressa sur ses pattes pour les intimider, mais quatre d'entre eux l'attaquèrent, l'immobilisant. Le leader de la bande avança jusqu'à lui en grognant, ses yeux brillants de fureur et de mépris ; il observa, tétanisé, la gueule de l'animal avant qu'ils ne lui déchirent la gorge.

Projet Delphine – phrase 13

Fue en esos momentos cuando entendió que había caído en una trampa; una docena de lobos grises le rodeaban.

Traduction temporaire :
Il comprit alors qu'il était tombé dans un piège ; une douzaine de loups gris l'entouraient.

Mini-traduction 2


« Es calumnioso suponer que la ostra se aburre,  porque está muy entretenida mirándose el ombligo para ver si le crece una perla. »

Ramón Gómez de la Serna


Projet Marie – phrase 4

Primero inclinó el peso hacia adelante, las patas se agazaparon flexibles; en un instante, con un zarpazo rápido, logró coger a la paloma antes de que inicie la huida y le metió un mordisco en la parte más carnosa del cuerpo.

Traduction temporaire :
D'abord, il inclina son poids vers l'avant, ses pattes s'enfoncèrent, souples ; aussitôt, avec un rapide coup de griffe, il réussit à attraper le pigeon avant qu'il ne prenne la fuite et le mordit dans la partie plus charnue de son corps.

samedi 2 mars 2013

Projet Céline 4 – phrase 7

Como la historia del Muki, ese duendecillo que velaba el letargo precolombino de los cerros horadados por la rapiña castellana desde los negros tiempos de la Colonia.

Traduction temporaire :
Comme l’histoire du Muki, ce petit lutin qui veillait sur la léthargie précolombienne des collines perforées par la rapine espagnole depuis l'époque noire de la Colonie.

Projet Céline 4 – phrase 6

Pero también era Laura y sus charlas atropelladas, entusiastas, llenas de urgencia, las veces en que apareció por mi departamento de Camino Real para envolverme con sus proyectos de viajar al interior y conocer más de cerca alguna comunidad indígena o estudiar los mitos ancestrales y convenientemente barnizados de hispanidad que sobrevivían en los Andes.

Traduction temporaire :
Mais il y avait aussi Laura et ses bavardages précipités,  enthousiastes, pleins d’urgence, les fois où elle était venue à mon appartement de Camino Real pour me captiver avec ses projets de voyage à l’intérieur du pays afin de connaitre de plus près une communauté indigène ou d’étudier les mythes ancestraux et convenablement mâtinés d’hispanisme qui survivaient dans les Andes.

Projet Céline 4 – phrase 5

Cierto, el Perú que se extendía más allá de Lima era para mí poco más que alguna novela de Arguedas leída en un verano remoto,  un viaje con sabor a queso de cabra y viento cortado a navajazos allá por los años setenta con los amigos de la universidad, y sobre todo esas noticias nefastas que difundía el informativo de las nueve, cuando llegaba cansado de la agencia y encendía la tele antes de acostarme.

Traduction temporaire :
Il est vrai que le Pérou qui s’étendait au-delà de Lima était pour moi à peine plus qu’un roman de Arguedas lu au cours d’un lointain été, un voyage au goût de fromage de chèvre et au vent aussi coupant que des coups de poignards, dans les années soixante-dix, avec les amis de l’université et,  surtout, ces informations funestes diffusées par le journal de neuf heures, quand je rentrais fatigué de l’agence et que j’allumais la télé avant de me coucher.  

Projet Irène – phrases 59-61

Entremos al boliche y ya, determino. Nadie dice nada. Todos nos hacemos los civilizados para que no nos reboten en la puerta.

Traduction temporaire :
Je prends l'initiative : allez, on y va, dans cette boîte, à la fin ! Personne ne moufte. On se la joue gens civilisés pour qu’on ne nous refoule pas à l’entrée.

Projet Sonita 5 – phrase 105

Y sí nos transábamos una lana de lo que daban los gringos para todo lo de los trámites y la planta; pero, en realidad, no era la gran cosa si lo comparas con lo que íbamos a ganar después, y todo nos lo gastábamos.

Traduction temporaire :
Eh ben oui, on piquait un peu du fric que les Ricains nous donnaient pour les démarches administratives, les locaux. Mais bon, ça représentait pas grand-chose si tu compares avec ce qu'on allait gagner après. Et on dépensait tout.

Projet Sonita 5 – phrase 104

Entonces, decidí no volver a trabajar con ellos; pero, como yo les solucionaba un friego de cosas, y trámites, y citas, me salieron con que, si renunciaba, renunciara también al sueldo que me correspondía por todo el tiempo que teníamos trabajando (porque entonces no estábamos cobrando sueldo; eran, cómo te diré, "riesgos compartidos").

Traduction temporaire :
C'est là que j'ai décidé de plus travailler avec eux ; mais comme je leur réglais un tas de choses,  des démarches administratives, des rendez-vous, ils m'ont sorti que si je démissionnais, je renonçais aussi à mon salaire pour le temps que nous avions bossé ensemble (parce qu'à ce moment-là, on nous payait pas ; c'était, comment dire, des « risques partagés »).

Projet Sonita 5 – phrases 102-103

Y al Leonardo también. Y éste me hizo el numerito de que qué digna, que ultimadamente yo no era virgen y ya me había acostado con otros y qué casualidad que saliera con el Miguel, si él nomás traía puras putitas.

Traduction temporaire :
Et à Leonardo aussi. Et lui, il m'a sorti que j'étais une sacrée sainte-nitouche, parce qu'aux dernières nouvelles, je n'étais plus vierge et que j'avais déjà couché avec d'autres gars, que c'était pas un hasard si je traînais avec Miguel, un mec qui ramenait que des petites traînées.

Récompense pour les amateurs de « lo maté porque »

Tenía un forúnculo muy feo. Con la cabeza gorda, llena de pus. El médico aquel —el mío estaba de vacaciones— me dijo:
—¡Bah! Eso no es nada. Un apretón y listos. Ni siquiera lo notará.
Le dije que si no quería darme una inyección para mitigar el dolor.
—No vale la pena.
Lo malo es que al lado había un bisturí. Al segundo apretujón se lo clavé. De abajo arriba: según los cánones.

Max Aub, Crímenes ejemplares

Projet Nadia 2 – phrases 128-129

Su programa era de seis a once de la mañana. Cinco horas, cinco horas de programa para hablar de lo que él quisiese.

Traduction temporaire :
Son créneau à lui, c'était de six heures à onze heures du matin. Cinq heures, cinq heures d'antenne pour parler de ce qu'il voulait.

Projet Nadia 2 – phrase 127

Trabajaba durante el sueño de los oyentes de Laura, hablaba en los sueños de los oyentes de Laura, puede que incluso hablase en los sueños de Laura.

Traduction temporaire :
Il travaillait pendant que les auditeurs de Laura dormaient, il parlait dans les rêves des auditeurs de Laura, il se peut même qu'il parlât dans les rêves de Laura.

Projet Nadia 2 – phrase 126

Rinzetti empezaba a trabajar cuando Laura decía a los demás que se fuesen a la cama.

Traduction temporaire :
Rinzetti, lui, commençait à travailler quand Laura disait aux autres d'aller au lit.

Projet Delphine – phrase 12

Se abrió paso entre la maleza, quería verlo tratar de huir, sin embargo no dio señales de nerviosismo; extraño.

Traduction temporaire :
Il se fraya un passage dans les broussailles, il voulait le voir tenter de s'échapper. Pourtant, il ne montra pas de signe de nervosité ; étrange !

Projet Delphine – phrase 11

Un perro no era gran cosa comparado con un venado, pero bastaría por ahora, si estaba con suerte tal vez el dueño lo estuviera buscando cerca de ahí.

Traduction temporaire :
Un chien, ça n'était pas grand-chose comparé à un cerf, mais pour le moment, ça suffirait ; sans compter qu'avec de la chance, peut-être le maître était-il en train de le chercher non loin de là.

Projet Delphine – phrase 10

Aminoró la marcha y poco a poco se fue acercando al objetivo; un perro pequeño, seguramente perdido de algún campamento.

Traduction temporaire :
Il ralentit le pas en se rapprochant lentement de son objectif : un petit chien, certainement égaré d'un quelconque camping.

Exercice d'écriture – par Sonia Ferreira

« Parasites »

De tout temps, la société s'est vue infestée par ces sangsues. Des êtres importuns qui veulent la vie facile aux dépends d'honnêtes gens.
Ces vils individus volent, frappent et vont parfois même jusqu'à tuer afin d'obtenir, d'une manière totalement ignoble, ce qu'ils auraient tout aussi bien pu  avoir s'ils travaillaient.
Ils aiment à tourmenter la tranquilité de ceux qui, chaque jour, s'évertuent au travail. Des hommes et des femmes qui se montrent dignes en allant battre le fer afin de pouvoir manger, s'offrir un toit et un tant soi peu de petits plaisirs.
Il n'est pas rare de rencontrer des gens qui, gagnant leur vie tout à fait honnêtement, ont peur de montrer leur richesse de crainte que ces affreux personnages ne viennent la leur arracher.
Bien sûr, les choses matérielles ne sont que cela et tout est remplaçable à court ou à moyen terme,  mais la terreur elle, elle reste à jamais dans le coeur de ceux qui ont été agressés.
Le sentiment d'impuissance et d'intranquilité restent, au demeurant, une sensation qui ne semble jamais vouloir disparaître.
Les rôles s'inversent, et se sont les victimes qui vivent cloîtrées, dans la peur constante d'être à nouveau agressées, alors que celui qui a perpétré un crime, court libre, en quête d'autres victimes. Emmurées dans cette frayeur, et peu importe quelles mesures de sécurité elles s'acharnent à prendre, les victimes ne trouvent jamais la paix.
Ces sangsues sont un fléau que tout un chacun devrait s'efforcer d'exterminer comme si de parasites il s'agissait.

Mini-traduction…


Juste pour le plaisir, traduisez donc (dans les commentaires, comme d'habitude) ce micro-texte de l'excellent Max Aub, extrait de Crímenes ejemplares :

Lo maté porque, en vez de comer, rumiaba.

Référence culturelle : Las ensaimadas

http://www.mallorcaweb.com/reportajes/tradiciones/la-ensaimada/

Merci à Odile.

Entretien avec Patrick Olaya – Éditions Vents Salés

1) Kévin Cipollini. Comment êtes-vous devenu éditeur ?
Patrick Olaya. C’est un vieux rêve. Avant, j’étais journaliste à l’AFP. Depuis l’âge de 25 ans, je souhaitais faire carrière dans le livre. J’ai écrit pendant 20 ans et j’ai eu envie de tester l’aventure dans ma région il y a 7 ans.

2) K. C. Pouvez-vous nous présenter les éditions Vents Salés ?
P. O. C’est une maison d’édition régionale, qui s’étend au niveau national. Nous publions des romans régionaux, beaucoup de polars et de polémistes, c’est-à-dire des romans qui bougent les lignes, qui mettent en lumière des secteurs, par exemple la bourgeoisie bordelaise, le bassin d’Arcachon… On joue la carte locale et polémiste, mais pas trop.

3) K. C. Comment vous est venue l’idée de vous spécialiser dans les biographies ?
P. O. À vrai dire, il n’y en a pas beaucoup. J’ai écrit des biographies, une soixantaine de bouquins publiés chez de grands éditeurs,  comme L’otage oublié, mais aussi des faits divers comme Jacques Mesrine avec Otages à perpétuité. Il s’agit surtout de témoignages de notables du coin qui souhaitent faire passer des messages, certains ont eu envie de se livrer complètement. Une biographie est ce qu’il y a de plus dur à faire. Il faut sortir les tripes à l’air, sinon c’est sans intérêt.

4) K. C. Qu’est-ce qui distingue selon vous la biographie du roman ? Et quelle est sa relation avec lui ?
P. O. Une biographie est belle et bonne si elle est romancée. Il ne s’agit pas forcément de travestir la vérité. Imaginez une biographie qui serait une énumération de dates… Cela aurait peu d’intérêt. C’est plus dur pour un auteur qui signe sa biographie. Personne ne peut imaginer sa vie comme un roman. Il faut trouver le lien entre l’ordinaire et l’extraordinaire. Le parallèle est vite fait : si une biographie est romancée tel qu’elle doit l’être, ça peut devenir une belle histoire. Si le lecteur arrive à ne plus savoir si c’est un roman ou une biographie, alors c’est gagné !

5) K. C. Quels rapports entretenez-vous avec les auteurs, comment les sélectionnez-vous ?
P. O. Je reçois environ 50 manuscrit par an. Ils sont soumis au comité de lecture (4 personnes),  environ 2 personnes lisent chaque manuscrit et donnent une note entre 0 et 3 pour l’appréciation. Selon les commentaires,  je lis ou non. Si le commentaire est favorable, j’appelle l’auteur et j’ai un entretien avec lui. Si on publie,  plein de choses sont à revoir. L’auteur va revoir des fautes,  des répétitions, et cætera,  mais il est tellement sûr de son récit qu’il ne voit plus la cohérence. On est là pour améliorer le récit. D’une part, il faut du talent technique et artistique. D’une autre part, il y a la relation humaine, c’est-à-dire que si le manuscrit est admirable et l’auteur caractériel, je ne le prendrai pas, car on va avoir une relation pendant environ deux ans et si la relation n’est pas bonne dès le début, on va droit au clash. Je choisis des auteurs sympathiques. En faisant cela, je me préserve aux yeux des libraires, qui peuvent me reprocher le choix d’un auteur antipathique, pendant une séance de dédicace par exemple. S’il y a une sélection dès le départ, je travaille ma réputation.

6) K. C. Pouvez-vous nous en dire plus sur l’adaptation cinématographique du roman L’Ostréopithèque ?
P. O. Je peux seulement vous dire que L’Ostréopithèque a de grandes chances d’être réalisé par Pascal Thomas. Il vient en vacances tous les ans au Cap Féret, et je le connais par le biais d’un ami qui lui a offert le roman, puis il a pris contact pour faire le film. Il a jugé le roman ciné génique. C’est une grande aventure, et il s’agit là du premier roman pour l’auteur. C’est un coup de maître et la meilleure vente de Vents salés. Là où l’on se sent impuissant, c’est concernant le travail du scénariste : des choses seront différentes,  des choses qui ne passent pas au cinéma. Pour l’auteur, c’est frustrant car ça dénature son œuvre,  mais aussi gratifiant de la voir portée sur grand écran, c’est une chance inouïe !

7) K. C. Comment voyez-vous aujourd’hui le métier d’éditeur ?
P. O. Je vois deux choses : d’abord, le numérique,  qui ne va pas faire grand mal au livre. Les livres scolaires et universitaires ont un avenir certain dans le numérique. Le vrai lecteur, lui, ne peut se passer du papier, de son odeur, du toucher… il est comme un enfant devant des ouvrages. Je suis plus inquiet sur la chaine du livre pour les libraires, à cause d’Amazon, Decitre, et cætera qui cassent les prix et le marché des libraires. Ce qui est dramatique,  car le libraire est une référence. Je suis inquiet devant la multiplication de grandes surfaces, même si elles sont plus compétentes.

8) K. C. Quelles sont selon vous les qualités nécessaires à un bon éditeur ?
P. O. L’ouverture d’esprit. Ça c’est évident. La faculté de jugement à tout niveau : quand on prend un risque financier, il faut le rentabiliser, être perspicace. D’excellentes qualités relationnelles,  savoir dire « non » : sur 200 manuscrits, seulement 8 passent. Être polyvalent, avoir la maitrise sur toute la chaine du livre : c’est des contacts avec les libraires,  les infographistes… et les lecteurs, qui laissent leurs commentaires par mail. Il faut la connaitre par cœur, connaitre tous les rouages. Il y a aussi la relation avec la presse, sans laquelle on a du mal à réussir.

9) K. C. Comment voyez-vous l’avenir de votre maison d’édition ? Quels sont vos projets ?
P. O. Je le vois bien. Je suis optimiste de nature. Avec une politique d’expansion, petit à petit, on gagne du terrain. On commence à avoir des auteurs plus connu,  ça vient peu à peu et amène des auteurs encore plus connus. Prospérer, mais humainement parlant, faut que ça reste gérable : le marché du livre est fragile. C’est plus facile à l’échelle régionale, mais si la crise ne nous touche pas trop, il ne faut pas perdre de vue que ça va nous toucher un jour. Aller de l’avant, mais avec une extrême prudence. Il y a des années, j’aurais pris plus de risques avec les auteurs (aujourd’hui, je me limite à deux nouveaux par an, car c’est trop aléatoire). Par exemple, il y a trois ans, entre les fêtes de fin d’année et la reprise du pouvoir d’achat, on pouvait partir en vacances en janvier, mais ce mois était devenu un trimestre : rien ne reprenait jusqu’à la mi-mars (des fois avril). On est passé de un mois à trois mois de jachère.

vendredi 1 mars 2013

Projet Justine – phrases 37

Todos los grandes portales de noticias digitales los tienen. También los tenían los blogs y los fotologs y los tumbls. Hordas de individuos con algo que opinar. Nada es pensable, todo es opinable,  dice Fireman.

Traduction temporaire :
Tous les grands portails d'information numériques en ont. Les blogs,  les fotologs et les tumblr aussi. Des hordes d'individus avec un avis à défendre. Rien n'est pensable, tout est défendable – assure Fireman.

Projet Sonita 5 – phrase 101

¡Ya te has de imaginar cómo me encabroné! Le dije al Miguel hasta lo que no.

Traduction temporaire :
Tu penses bien que j'ai été vénère ! J'ai balancé à Miguel même des trucs qu'étaient pas vrais.

Projet Sonita 5 – phrase 100

Yo no me di cuenta hasta mucho después, una vez que le reclamé al Leonardo porque lo vi salir abrazado de un restaurante con una chava, y entonces él me dijo que yo qué,  si nomás andaba conmigo por la movida que traían él y Miguel Ángel.

Traduction temporaire :
Moi, j'ai pigé que bien longtemps après, la fois où j'ai engueulé Leonardo parce que je l'avais vu sortir d'un restaurant bras-dessus, bras-dessous avec une nana. À quoi il m'avait répondu que qu'est-ce que ça pouvait me foutre vu qu'il ne sortait avec moi qu'à cause du business que lui et Miguel Ángel faisaient ensemble.

Projet Sonita 5 – phrase 99

Luego me enteré que el Miguel Ángel le había dicho que yo no era señorita y hasta le había insinuado que yo era su movida; pero que no había cuento, que le daba chance de que saliera conmigo, que, al fin y al cabo, ya me había rolado con otros.

Traduction temporaire :
Ensuite, j'ai appris que Miguel Ángel lui avait dit que je n'étais plus pucelle et lui avait même fait comprendre que j'étais un bon coup ; ajoutant qu'il n'y avait pas d'embrouilles, il ne faisait que lui donner un coup de pouce pour sortir avec moi, puisque, après tout, j'avais déjà couché avec d'autres types.

Projet Caroline – phrases 10-11

El tiempo ha terminado me repetía mentalmente con estúpida obstinación. Aterrorizado abandoné la sala, dejando asustada y confundida a mi amiga, corrí en medio de los autos cuyos conductores lanzaban insultos, la gente me miraba extrañada.

Traduction temporaire :
C'est fini, me répétais-je mentalement avec une obstination stupide. Terrorisé, j'ai quitté la salle, laissant là mon amie, effrayée et déconcertée, j'ai couru au milieu des voitures dont les conducteurs m'abreuvaient d'insultes, les gens me regardaient bizarrement.

Projet Julie – phrase 27

Recuerdo los mensajes en los contestadores de familiares y amigos de los pasajeros que en minutos iban a aplastarse contra las Torres Gemelas.

Traduction temporaire :
Je me rappelle les messages sur les répondeurs des proches et amis des passagers qui, quelques minutes plus tard, allaient s'écraser contre les Tours Jumelles.

Projet Julie – phrase 26

O se dejan invadir por la conciencia de lo poco que podrían hacer para evitar la muerte en el caso de que sucediera un accidente.

Traduction temporaire :
Ou bien se laissent-elles envahir par la l'évidence du peu de choses qu'elles seraient en mesure de faire pour éviter la mort en cas d'accident.

Projet Julie – phrase 25

Quizás no puedan manejar sus fantasías de no tener el control sobre una situación.

Traduction temporaire :
Peut-être qu'elles ne peuvent pas surmonter leur hantise de ne pas avoir le contrôle sur une situation.

Projet Céline 4 – phrase 4

Para mí sólo correspondían a esa nomenclatura patria de puntitos negros trazados con cartográfica decisión en el atlas que consulté sin mucho entusiasmo a los pocos días de empezar a vernos, algo avergonzado porque ella me había dicho riendo no sabes nada de tu propio país, tonto, es una vergüenza.

Traduction temporaire :
Pour moi, ils ne correspondaient guère qu’à cette nomenclature nationale de petits points noirs dessinés avec une détermination cartographique sur l’atlas que j’avais consulté sans trop d’enthousiasme quelques jours après que nous avions commencé à nous voir, vaguement honteux car elle m’avait dit en riant : idiot, tu ne sais rien de ton propre pays, c’est une honte.

Projet Céline 4 – phrase 3

Por eso me divertía y resultaba sorprendente advertir la rapidez con que Laura decidía si la vestimenta era de Sinccos o de Tarma, si de Cajamarca o de Oxapampa o incluso de cualquier otro lugar menos conocido y cuyo nombre —de inflexiones casi siempre quechuas— en sus ojos parecía llenarse de paisajes escarpados y aire limpio.

Traduction temporaire :
Aussi étais-je amusé et surpris de voir la rapidité avec laquelle Laura déterminait si les vêtements étaient de Sinccos ou de Tarma, de Cajamarca ou de Oxapampa, voire de n’importe quel autre lieu moins connu et dont le nom – aux inflexions presque toujours quechuas – semblait emplir ses yeux de paysages escarpés et d’air pur.

Projet Céline 4 – phrase 2

No era necesario ser un experto para saber que el poncho y los pantalones negros de bayeta eran serranos, con toda seguridad habrían muchas versiones de él, claro que sí, su inmemorial necesidad de venganza había brotado como una hidra devastadora, ya Laura me lo aclararía después, pero para alguien de referencias tan completamente urbanas como era yo en aquellos días, el hombrecillo de yeso simplemente iba vestido con algún traje típico del altiplano.

Traduction temporaire :
Pas besoin d’être un expert pour savoir que le poncho et le pantalon noir en flanelle étaient propres aux gens de la montagne. Nul doute qu’il devait y en avoir de nombreuses versions ; tu parles, son immémoriale soif de vengeance avait surgi comme une hydre dévastatrice – Laura me l’expliquerait plus tard –, mais pour quelqu’un dont les références étaient aussi entièrement urbaines que les miennes à cette époque-là, le petit homme en plâtre était simplement vêtu d’un costume typique de l’altiplano.

Projet Ana – phrase 7

La geriatra refunfuñó en voz alta: “Pues sólo falta que un abuelo mutante contagie al resto y me quede sin trabajo”.

Traduction temporaire :
La gériatre ronchonna à voix haute : « Il manquerait plus qu'un pépé mutant contamine les autres et qu'à cause de ça, je me retrouve sans travail. »

Projet Delphine – phrase 9

Corrió a cuatro patas disfrutando del ruido que producían sus garras contra el suelo, su olfato le indicó la presencia de una presa más adelante.

Traduction temporaire :
Il courut à quatre pattes, jouissant du bruit que produisaient ses griffes contre le sol ; son odorat lui indiqua la présence d'une proie, un peu plus loin.