mardi 4 décembre 2012

Projet Céline – phrase 39

Preguntarlo a un pasajero, o más novelescamente a una pasajera, habría sido idiota, preguntárselo al conductor habría sido peligroso, ya que por aquellos días las estaciones de ferrocarriles, las terminales de buses, los aeropuertos de toda Europa, habrían sido alertados a raíz del asesinato de ese hijo de perra de Schleyer, a quien un grupo de terroristas alemanes había secuestrado y finalmente ajusticiado en la frontera suiza y francesa.

Traduction temporaire :
Le demander à un passager – ou, plus romanesque, à une passagère – aurait été idiot, le demander au contrôleur, dangereux étant donné que ces jours-ci, les gares, les dépôts des bus, les aéroports de toute l’Europe avaient dû être avertis de l’assassinat de ce fils de pute de Schleyer, qu’un groupe de terroristes allemands avait séquestré et finalement exécuté à la frontière entre la Suisse et la France.

Exercice d'écriture 6 – par Manon Tressol

« À la page 65 »

Excusez-moi, cela vous dérange si je lis par-dessus votre épaule ? J’ai oublié mon livre sur le comptoir du kiosque à journaux… Et vu le nombre d’heures que l’on a devant nous, je risque de m’ennuyer quelque peu. Je préfère prévenir que de vous effrayer, de vous coller une angoisse lorsque vous sentirez mon regard peser sur votre roman. Qu’est-ce que vous lisez, à propos ? Ah… Si, si, je suis tenté. Je ne suis pas très fleur bleue, mais pourquoi pas. Ce n’est pas trop ce style-là, dites-vous ? Avec un titre pareil, tout de même ! Non, je ne connais pas l’auteur, je ne suis pas un spécialiste de littérature, mais je suis très curieux, vous allez me le faire découvrir. Tant que nous y sommes, y a-t-il eu un événement particulier au début, qui m’empêcherait de suivre le fil ? L’histoire banale d’un homme. Bon. Pas de traits particuliers, d’anecdotes importantes ? Juste une femme et quelques enfants, je note, merci bien.
Page 65 ! C’est drôle, j’ai fêté mes 65 ans hier ! Ah, regardez les premières phrases, on est pile dans le contexte. D’ailleurs, cela se passe à quelle époque ? C’est avec charbon et vapeur ou non ? Les vieilles inventions me fascinent. Ah, cela se déroule aujourd’hui… Tant pis pour la nostalgie. Je suis désolé, vous allez me trouver envahissant, mais j’ai besoin d’aller aux toilettes, si vous pouviez... Je reviendrai pour la page 66, un 6 de plus et on était bon pour le diable, n’est-ce pas ?, Pardon, madame, je voudrais passer. Je vous ai perturbée dans votre lecture ? C’est drôle, vous lisez la même chose que mon voisin. Page 65, lui aussi. Tiens, votre voisin aussi est abonné on dirait. Il y a eu un prix de gros pour tout le wagon ? Excusez-moi, mais je voudrais vraiment passer, je ne me sens pas très bien. Merci.
Monsieur, s’il vous plaît. Comment ? Non, c’est gentil de vouloir partager votre lecture, mais je viens déjà de voir trois personnes avec le même livre que vous… et qui lisent le même chapitre, à la page 65, eux aussi. Oui, je sais que cela se déroule dans un train, monsieur, c’est cocasse, en effet. Le personnage a des haut-le-cœur, c’est hilarant. C’est gentil, mais pourriez-vous me céder l’accès à la porte s’il vous plaît ? Ce serait vraiment aimable à vous. La porte est bloquée ? Bien, je vais tenter à l’autre bout du wagon.
Mais qu’est-ce que c’est que cette foule ? Pourquoi ont-ils tous le même livre, ouverts à la même page ? Laissez-moi passer ! J’ai besoin de me passer de l’eau sur le visage ! Mais lâchez-moi ! Arrêtez ! Laissez mon bras ! Qu’est-ce qui vous arrive ? Mais qu’est-ce que c’est que ce train ? La lumière ! Pourquoi éteinte ? Lumière ! Aide ! Aaaaah !

Projet Sonita 5 – phrase 2

Así sucede cuando no traes lana, pasas por los escaparates de las tiendas y nomás te sobas las bolsas de los pantalones; nomás sientes cómo te faltan los billetes, cómo te guiñan el ojo los vestidos y las alhajas y los perfumes franceses, y tú, paradota allí, como idiota, como decía el chinito: "nomás milando".

Traduction temporaire :
C’est exactement ce qui arrive lorsqu'on n’a pas de fric : quand on passe devant les vitrines des magasins, on doit se contenter de tripoter les poches de son pantalon ; on sent juste comment on est en galère sans billets, comment les robes, les bijoux et les parfums français nous font de l'œil, tandis que nous, on est debout, là, comme des idiotes, répétant ce que disait le petit Chinois : « rien que legaldé ».

Exercice d'écriture – par Sonia Ferreira

« À la page 65 »

À l’intérieur il y avait quand-même un marque-pages, bon sang ! Une bande, rectangulaire, de papier d’amate dont le rose, le bleu et le vert se mariaient harmonieusement pour offrir une magnifique illustration réalisée dans les règles de l’art mexicain. L’utiliser, n’était pourtant pas sorcier : il suffisait de le placer à la page où la lecture avait été interrompue.
Mais non. Il fallait qu’il la déforme, cette page ! Et que croyez-vous qu’il a fait ? Qu’il a simplement écorné un petit bout de papier au haut ou en bas de la feuille ? Et bien non ! Il l’a pliée à la moitié !
Il faut vraiment ne pas aimer les livres, être un lecteur indigne, pour leur infliger une torture pareille. Marquée à vie, la page 65 de ce livre que je chéris tant, source inépuisable d’inspiration depuis dix ans maintenant, ne s’en remettra jamais et moi non plus !
Une page brisée par un individu dépourvu de sensibilité, dépourvu d’amour pour ces compagnons de vie, guides avisés du voyage intérieur, de la réflexion ou encore de l’apprentissage. Petite Croix, dans sa quête de la couleur bleue, aura sans doute frissonné de tout son être en sentant cet effroyable pliage au moment même où les nuages s’apprêtaient à venir la voir. Sans doute se sont-ils dissous à cet instant, et moi, je ne pourrai peut-être plus jamais sentir leur caresse froide.

lundi 3 décembre 2012

Projet Céline 2 – phrases 58-60

Tenía que repetir “Venga a nosotros tu reino” las veces que fuera necesario. No iba a dejar que el gusano lo tomara por sorpresa. Si podía mantener ese pensamiento hasta el momento preciso, era capaz de afrontar el Purgatorio, el Bardo o lo que viniera después de la muerte.

Traduction temporaire :
Il devait s'en tenir à répéter : « Que ton règne vienne », autant de fois que nécessaire. Il n’allait pas laisser ce fichu asticot le prendre par surprise. S’il pouvait garder cette phrase à l'esprit jusqu’à ce moment précis, il était capable d’affronter le Purgatoire, le Bardo ou ce qui viendrait après la mort.

Projet Céline 2 – phrases 56-57

Pero no. Estaba lejos de sentir la plenitud que alguna vez había comparado con el Nirvana: los primeros acordes de “Extraños en la noche”, el final de “Los santos inocentes”, gritar un gol de San Lorenzo sobre la hora.

Traduction temporaire :
Or non. Il était loin d’éprouver la plénitude qu’il avait un jour comparée au Nirvana : les premiers accords de « Strangers in the night », la fin de « Los santos inocentes », hurler de joie après un but marqué à la dernière minute par l’équipe de San Lorenzo.

Projet Céline 2 – phrases 54-55

Eso no se lo habían dicho en ninguna misa, ni siquiera en yoga. Se suponía que éste era el momento de encontrarse con alguno de esos dioses hindúes y de visualizar la Clara Luz para reencarnar en otro ser o, mucho mejor, liberarse y llegar al Nirvana.

Traduction temporaire :
C’est quelque chose qu’on ne lui avait jamais dit à la messe, ni même au yoga. En théorie, le moment était venu de rencontrer un de ces dieux hindous et de visualiser la Lumière Claire pour se réincarner en un autre être, ou, préférable encore, se libérer et atteindre le Nirvana.

Projet Hélène / Audrey – phrases 34-36

Esa noche, cuando llegó del trabajo, Sergio le hizo una cucha al perro con un pullover viejo. Después le dio de comer unos pedacitos de pan mojados con leche, y mientras lo veía comer pensó en un nombre. Lo pensó un largo rato y después lo levantó por el cuero y le dijo:

Traduction temporaire :
Ce soir-là, quand il rentra du travail, Sergio improvisa un panier pour le chien avec un vieux pull-over. Ensuite, il lui donna à manger, quelques morceaux de pain trempés dans du lait, et, tandis qu'il le regardait faire, il réfléchit au nom qu'il allait bien pouvoir lui donner. Après un long moment, il le prit par la peau du cou et lui dit :

Projet Hélène / Audrey – phrase 33

 Es una estantería sobre la pared,  había tres libros fundamentales: El Martín Fierro, La Biblia y un Manual de Física elemental sin tapas.

Traduction temporaire :
Sur une étagère fixée au mur, il y avait trois livres fondamentaux : Martín Fierro, la Bible et un manuel de physique élémentaire sans couverture.

Projet Hélène / Audrey – phrase 32

Sergio tenía pocas cosas, aparte de los insectos: una mesa de madera, una silla, un calentador con garrafa y una pava ennegrecida encima, un tenedor amarillento y un cuchillo.

Traduction temporaire :
Outre des insectes, Sergio ne possédait pas grand-chose : une table en bois, une chaise, une cuisinière à gaz avec une bouilloire noircie posée dessus, une fourchette et un couteau.

Entretien avec le traducteur (Espagnol / Français) François Géal – par Kévin Cipollini

1) Kévin Cipollini. Comment êtes-vous venu à la traduction ?
François Géal. J'aimais beaucoup la version latine, au lycée. Je me suis ensuite spécialisé en littérature espagnole, et après avoir longtemps préféré le thème, j'ai pris de plus en plus goût à la version, ou plutôt à la traduction, car il y a à mes yeux une différence de degré entre traduire de courts extraits d'oeuvres souvent choisies pour les "pièges" qu'elles recèlent, et traduire toute une oeuvre qu'on a choisie pour sa beauté ou sa profondeur.

2) K. V. Quelle a été votre première traduction ? Qu'en pensez-vous aujourd'hui ?
F. G. Un roman de Gabriel Miró intitulé Niño y grande (1922) (titre français : D'un âge l'autre). Je ne l'ai pas relue depuis, mais je m'étais appliqué, et je pense qu'elle tient encore la route!

3) K. V. Choisissez-vous les textes que vous traduisez ?
F. G. Toujours, du moins depuis une dizaine d'années. Avant, il m'est arrivé de faire des traductions "alimentaires"...

4) K. V. Exercez-vous ce métier à plein temps ?
F. G. Non, je suis Maître de conférence dans l'enseignement supérieur.

5) K. V. Comment voyez-vous le métier de traducteur aujourd’hui ?
F. G. Un beau métier, mais lorsqu'on l'exerce à plein temps, à mes yeux on se retrouve fréquemment dans la situation pénible qui consiste à devoir traduire beaucoup (et donc trop vite) pour subsister.

6) K. V. Quels rapports entretenez-vous avec les auteurs que vous traduisez ? Et avec les éditeurs ?
F. G. Jusqu'ici, j'ai toujours eu affaire à des auteurs disparus. Je ne suis évidemment pas hostile à l'idée de traduire des contemporains, mais si le cas se présentait, leur avis m'intéresserait peu (à cet égard, les questions posées par A. Alonso à Pablo Neruda concernant son recueil Residencia en la Tierra suggère qu'un écrivain n'est pas le mieux placé pour commenter sa propre oeuvre). Globalement, je n'ai pas beaucoup d'estime pour les éditeurs français. Ceux qui font bien leur métier sont une minorité. Pour une traduction que je voulais publier il y a quelques années, j'en ai contacté plus de 45, pas même la moitié ont daigné répondre me une ligne. Ils passent leur temps à se plaindre, alors que leurs bénéfices se sont plutôt accrus (cf. sur ce point le rapport Assouline). Cela dit, j'ai rencontré aussi des gens exceptionnels, comme par exemple Thierry Boizet et son épouse, éditeurs de la petite maison Finitude.

7) K. V. Quel est votre meilleur souvenir, en tant que traducteur ?
F. G. J'ai beaucoup d'excellents souvenirs dans le cadre de l'atelier de traduction collective que je dirige chaque semaine à l'Ecole Normale Supérieure. Notamment lorsque, après plusieurs relectures, en fin de cycle, le visage serein de chaque participant suggère que notre traduction "fonctionne" et qu'elle a de bonnes chances d'être accueillie avec intérêt par le public.

8) K. V. Traduire a-t-il fait de vous un lecteur différent ? Et si oui, quel lecteur ?
F. G. Traduire (et notamment dans le cadre de l'expérience évoquée ci-dessus) m'a rendu extrêmement pointilleux vis-à-vis de mes confrères traducteurs : en effet, je repère très vite les maladresses typiques de traducteurs gauches, y compris dans les langues (anglais, italien par exemple) que je lis mais que je ne traduis pas. Il faut dire que la plupart des traductions laissent à désirer…, 

9) K. V. Quel(s) conseil(s) pourriez-vous donner à un(e) apprenti(e) traducteur(trice) ?
F. G. Lire beaucoup de littérature française !

Entretien avec la traductrice (Espagnol/Français) Hélène Barnoncel – par Kévin Cipollini

1) Kévin Cipollini. Comment êtes-vous venu à la traduction ?
Hélène Barnoncel. J’ai toujours aimé étudier les langues et au fil de mes études je me suis spécialisée en traduction. LEA mention traduction spécialisée et Master de Traduction à l’Université de Madrid. Je pense qu’à partir de ma deuxième année d’études j’ai su que la traduction était ce que j’aimais le plus faire.

2) K. V. Quelle a été votre première traduction ? Qu'en pensez-vous aujourd'hui ?
H. B. Ma première traduction était technique, un manuel d’utilisation de microphone haut de gamme je crois. Je ne saurais pas juger le niveau de la traduction, je pense que j’ai certainement beaucoup douté lors de la remise du travail et que j’avais probablement très peur d’avoir mal traduit. En ce qui concerne la traduction littéraire, ma première traduction a été encadrée par Antonio Arévalo au sein des éditions Culture Suds. Le souvenir que j’en ai est une profonde gratitude que l’on m’ait donné une opportunité de traduire un texte littéraire alors que je n’avais aucune expérience dans ce domaine !

3) K. V. Choisissez-vous les textes que vous traduisez ?
H. B. Je pense que l’on choisit les textes que l’on traduit dans la mesure où l’on cible ses clients. Peuvent arriver des textes que l’on aurait pas pensé traduire ou qui ne nous passionnent pas. Dans mon cas,  à de rares exceptions près je ne choisis pas mes traductions.

4) K. V. Exercez-vous ce métier à plein temps ?
H. B. Non, pas le métier de traductrice littéraire ; je l’ai partagé jusqu’à présent avec la traduction technique au sein d’une entreprise.

5) K. V. Comment voyez-vous le métier de traducteur aujourd’hui ?
H. B. J’ai du mal à donner un avis global,  je n’ai pas de contact avec beaucoup de traducteurs. D’ailleurs je connais mieux le métier de traducteur en Espagne, et il ne s’exerce (administrativement, légalement et économiquement) pas de la même manière qu’en France.

6) K. V. Quels rapports entretenez-vous avec les auteurs que vous traduisez ? Et avec les éditeurs ?
H. B. Le rapport avec les auteurs et les éditeurs sont différents pour chaque livre. Et à chaque maison d’édition sa stratégie. Pour ma part, j’aime avoir un contact direct avec l’auteur et dialoguer beaucoup avec le responsable de la traduction au sein de la maison d’édition.

7) K. V. Quel est votre meilleur souvenir, en tant que traducteur ?
La traduction d’un livre (mais cela peut s’appliquer aussi à un article technique) est remplie de petits bonheurs et de grandes angoisses, cependant le moment où tout cela se matérialise, l’aboutissement du travail et la fin de l’aventure est un moment émouvant. Je situerai cet instant au jour où l’on tient le livre dans ses mains et où on peut le feuilleter pour la première fois.

8) K. V. Traduire a-t-il fait de vous un lecteur différent? Et si oui,  quel lecteur ?
H. B. Non, je ne lis pas différemment. Il y a peut-être une petite déformation professionnelle qui parfois surgit que lorsque l’on lit une expression qui nous aurait convenu lors d’une traduction, me fait la noter ou regretter de ne pas avoir lu le livre avant !

9) K. V. Quel(s) conseil(s) pourriez-vous donner à un(e) apprenti(e) traducteur(trice) ?
H. B. Je conseillerai à un apprenti traducteur de traduire tout ce qui lui passe sous la main, toute traduction est intéressante et formatrice. Je conseillerai également l’humilité. Se croire le meilleur ou le seul capable de bien traduire (dans ce métier on est souvent tenté de penser cela) n’aide ni à progresser ni à bien traduire.

Exercice d'écriture 7 – par Nadia Salif

Encore un texte de celle qui devient la spécialiste tradabordienne des exercices d'écriture.
Merci Nadia ;-)

« À la page 65 »

En poussant la porte d’entrée de la Bibliothèque municipale, j’étais bien décidée à me dénicher le bouquin qui allait me tenir en haleine toutes les vacances. En passant devant les rayonnages de livres, je n’ai encore aucune idée du genre littéraire dans lequel je veux me plonger. Après avoir feuilleté quelques pages d’un roman historique, je me dirige vers la section des romans policiers et autres thrillers, une couverture attire mon attention, je sors le livre de son étagère. Dessus, une jeune fille rousse me regarde l’air apeuré, je retourne le livre, survole le résumé et remarque que l’auteur a reçu un prix pour cette œuvre, ça n’a pas l’air mal. Après avoir rempli les formalités d’usage pour emprunter mon roman, je rentre chez moi toute satisfaite.
À peine franchi le seuil de mon appartement, j’enlève ma veste, me prépare un thé et commence une lecture qui m’absorbera une bonne partie de l’après-midi. Page après page, je fais la connaissance de Clara, une jeune fille rousse et pleine de vie dont j’apprécie la façon d’être, je sens que je vais bien m’entendre avec elle et j’envisage déjà mes vacances accompagnée de Clara. Les autres personnages sont pour le moins insignifiants. Un voisin taciturne, un clochard philosophe et une amie hypocondriaque.  Pour l’instant, tout à l’air plus ou moins normal. Quand soudain, à la page 65, l’inimaginable vient frapper la rétine de la lectrice pleine d’espoir que je suis ce jour-là. L’incompréhension et la frustration commence à envahir mon cerveau. Clara est retrouvée morte dans sa baignoire, elle git dans son sang !!! Comment cela est-il possible ? Pourquoi elle ? Je ne crois pas ce que je vois. Comment l’auteur a-t-il pu faire une description si détaillée et réussie de son personnage pour le détruire en une page, que dis-je, en une ligne ! Ce portrait si attachant, cette fille si épanouie qui était déjà mon amie, rien, il n’en reste rien. Non, cela n’a pas de sens, je tourne vite les pages suivantes pour voir si ce n’est pas qu’une manœuvre de la part du narrateur pour brouiller les pistes. Mais, à la page 68, c’est encore pire, Clara sera bel et bien enterrée, j’hésite déjà à revêtir un habit sombre pour l’occasion. Mais, qu’est-ce que c’est que ce livre ? Qui parmi les autres imbéciles de personnages va-t-il être en mesure de résoudre l’énigme de ce crime ? Seule Clara avait l’intelligence de le faire, à moins qu’elle ne ressuscite, d’ailleurs je devrais peut-être lire l’histoire jusqu’au bout, on peut basculer à tout moment dans du fantastique avec un auteur pareil. C’est donc endeuillée et à la recherche de la vérité que je lirai ce livre, que je déconseille fortement, jusqu’à la page 424.

dimanche 2 décembre 2012

Projet Manon – phrase 24

Él se niega a hacerlo, lo ve tristem preocupado, enajenado, se torna furiosa y amanezadora, pues cree que en esos momentos hay una amante, una mujer puro ojos, boca, fuego, en la mente de su marido, su ayudante, claro, esa arrastrada, esa putana morena y espléndida de las grandes tandas en la sala de la pequeña opera. 

Traduction temporaire :
Il se refuse à le faire. Remarquant qu'il est triste, inquiet et comme aliéné, elle devient furieuse et le menace. Elle croit en effet qu’en ce moment, il y a une maîtresse dans l’esprit de son mari, une femme tout en yeux, en bouche, en feu ; son assistante, c’est sûr, cette roulure, cette salope brune et splendide chargée des grands spectacles dans la salle du petit opéra.

Projet Elena – phrases 161-162

Necesito una aplicación que impida escribir esto de noche. Necesito una aplicación que impida leer esto de día.

Traduction temporaire :
J'ai besoin d'une application pour éviter qu'on écrive toutes ces horreurs pendant la nuit. J'ai besoin d'une application pour éviter qu'on les lise pendant le jour.

Projet Elena – phrases 159-160

A veces me cuesta recordar que esto me pasa a mí, y no a un desconocido que cuenta su historia en una página de secretos. Pienso si el excesivo brillo de los monitores no me estará desquiciando.

Traduction temporaire :
Parfois, j'ai du mal à réaliser que c'est à moi que ça arrive et non à un inconnu qui raconterait son histoire sur une page spéciale secrets. Je me demande si la luminosité excessive des moniteurs ne me porte pas sur le ciboulot.

Projet Elena – phrases 154-156

Sé que en la oficina hablan de mí porque cada día me hablan menos. Al menos Mojito me ladra cuando llego del trabajo. Después me acuerdo que debe tener hambre.

Traduction temporaire :
Je m'aperçois qu'on colporte des ragots sur moi au bureau parce qu'on s'adresse de moins en moins à moi. Mojito, lui en tout cas, aboie quand je rentre de mon travail. Après, je comprends que c'est sans doute parce qu'il a faim.

Projet Céline – phrase 38

Ese pensamiento le había venido nítido ahora, ahora que se había ido, y se había ido tan completamente, que, se sonrió al recordarlo, no tenía idea a dónde se dirigía el tren.

Traduction temporaire :
Cette pensée lui était apparue avec netteté à présent, à présent qu’il était parti ; et il était parti si complètement que – il sourit en se le rappelant – il n’avait pas la moindre idée de la destination de son train.

Projet Perrine – phrase 25

Pero fue cuando ella se levantó de la mesa que descubrí con perplejidad el destino de mi poema. 

Traduction temporaire :
Mais lorsqu'elle descendit de la table, je découvris, perplexe, le destin qu'avait subi mon poème.

Projet Céline 2 – phrases 51-53

Si quería salvarse tenía que borrar esos recuerdos. De todos modos, estaba la posibilidad de que las cosas no fueran como le habían enseñado. Por ejemplo, todavía pensaba.

Traduction temporaire :
S’il voulait sauver son âme, il devait effacer ces souvenirs-là. Quoi qu’il en soit, il était possible que les choses ne se passent pas comme on le lui avait appris. Un exemple : il pensait encore.

Projet Céline 2 – phrases 49-50

Otra imagen: unos años después,  la misma calle; la mercería convertida en un centro de belleza. Ese día anduvo por la cuadra y le preguntó al primer vecino que se cruzó,  pero el vecino no sabía nada.

Traduction temporaire :
Une autre image : deux ans plus tard, la même rue ; la mercerie transformée en institut de beauté. Ce jour-là, il avait fait le tour du pâté de maisons et avait questionné la première personne qu’il avait croisée sur ce sujet, mais elle ne savait rien.

Projet Céline 2 – phrases 47-48

En una mercería es difícil notar el paso del tiempo. ¿Eran los mismos los carretes de hilo, las agujas, las hebillas de cinturón? Prefirió no averiguar y quedarse con la duda.

Traduction temporaire :
Dans une mercerie, il est difficile de remarquer le passage du temps. S’agissait-il des mêmes bobines de fil, aiguilles et boucles de ceinture ? Il avait préféré ne pas vérifier et rester dans le doute.

Projet Joachim 2 – phrases 19-20

- Dime, padre.
- Muy pronto abandonaré este mundo, y te quiero dejar todo aquello que he conseguido, en la vida.

Traduction temporaire :
— Je t'écoute, père.
— Très bientôt, je quitterai ce monde, et je souhaite te laisser tout ce que j'ai gagné dans ma vie.

Les Lituma – phrase 283

Así, si aquellos foráneos desaparecieran de las ficciones, ellas mismas perderían realidad, se convertirían en poco menos que ficciones ilusas, amputadas de genialidad.

Traduction temporaire :
Par conséquent, si ces étrangers disparaissaient des fictions, elles-mêmes perdraient leur part de réalité, seraient réduites au rang de fictions chimériques, comme amputées de leur génie.

Les Lituma – phrase 282

Extraña paradoja la del coronel y la del mundano, esos eran los dos personajes peruanos rescatados del olvido literario por Loayza: sus existencias se restringen a un puñado de palabras, pero sin gente como ellos las ficciones que los acogen perderían capacidad de persuasión, no serian más que un amasijo de frases inverosímiles.

Traduction temporaire :
Étrange paradoxe que celui du colonel et du mondain, les deux personnages péruviens tirés de l'oubli littéraire par Loayza. Leurs existences ont beau être restreintes à une poignée de mots, sans figures comme ça, les fictions dans lesquelles elles évoluent perdraient en capacité de persuasion, se résumerait à un ramassis de phrases invraisemblables.

Les Lituma – phrase 281

Tampoco por la perspectiva que había asumido, y que en su momento me cautivó: la de alguien que revela la encarnación de una crisis en personajes que aparecen de refilón en dos novelas.

Traduction temporaire :
Ce n’était pas non plus la perspective qu’il avait adoptée (et qui avait retenu mon attention à un moment donné) : celle de quelqu’un qui décèle l’incarnation d’une crise chez des personnages qui apparaissent en coup de vent dans deux romans. 

Projet Céline – phrase 37

Si piensas irte, se dijo en voz alta, no tienes que resfriarte, ¿te imaginas transpirando en el tren, delirando en el tren, quejándote en el tren sin nadie a tu lado o, lo más probablemente, con alguien desconocido a tu lado?

Traduction temporaire :
Si tu comptes partir, se dit-il à voix haute, tu ne dois pas t’enrhumer ; tu t’imagines transpirant dans le train, délirant dans le train, te plaignant dans le train sans personne à côté de toi ou, plus probablement, avec un inconnu à côté de toi ?

Projet Joachim 2 – phrase 18

Ya en su lecho de muerte, mandó llamar a su hijo Carlos.

Traduction temporaire :
À présent sur son lit de mort, il fit appeler son fils Carlos.

Projet Joachim 2 – phrase 17

Los hijos, cada cual con su destino establecido, alcanzaron la madurez a la par que su padre la, vejez.

Traduction temporaire :
Les garçons, chacun avec son destin déjà tout tracé, atteignirent la maturité en même temps que leur père, lui, atteignit la vieillesse. 

Projet Sonita 5 – titre + phrase 1

¿ESTUDIAS O TRABAJAS?

No traer dinero es como andar sin aretes: te la pasas sobándote las orejas a falta de su presencia; te acostumbras tanto a ellos que pasan a formar parte de ti misma, y ya no sabes que hacer cuando no los traes puestos.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Sonita 5

Sonita se lance dans la traduction d'une autre nouvelle mexicaine pour notre anthologie « Lectures d'ailleurs ». Il s'agit de «¿Estudias o trabajas» de Rosina Conde.


¿ESTUDIAS O TRABAJAS?


No traer dinero es como andar sin aretes: te la pasas sobándote las orejas a falta de su presencia; te acostumbras tanto a ellos que pasan a formar parte de ti misma, y ya no sabes que hacer cuando no los traes puestos. Así sucede cuando no traes lana, pasas por los escaparates de las tiendas y nomás te sobas las bolsas de los pantalones; nomás sientes cómo te faltan los billetes, cómo te guiñan el ojo los vestidos y las alhajas y los perfumes franceses, y tú, paradota allí, como idiota, como decía el chinito: "nomás milando". En la Sara te prestan las muestras de los perfumes para que te los rocíes y los huelas. Son para las clientas, ¡claro!; pero yo allí tengo dos amigas que trabajan en el departamento de perfumería y me dan chance de rociarme todo lo que me da la gana. También, a veces, me consiguen muestras de pinturas de la Revlon, Estée Lauder, Channel, Clinique... Bueno, también les conviene, porque luego yo les llevo muchos clientes, ya ves que a Tijuana le decían "La Ciudad de los Perfumes", y mucha gente no nada más venía a Tijuana para reventar, sino para comprar perfumes. Porque había de todo el mundo, y más baratos, además de que son embotellados de origen. Porque en San Diego los consiguen pero embotellados en Nueva York, y aquí no, aquí vienen embotellados desde el paísdeorigen. Aunque a veces uno ya no sabe, ya ves el español ese que agarraron porque dizque tenía una fábrica de perfumes atrás de su casa, en donde reproducía muchos de los más caros. Debe haber sido muy bueno el señor, porque sus perfumes eran tan finos que pasaban por originales, y se los vendía a las tiendas sin que se enteraran. Cuando lo agarraron, la policía le derramó todos sus tinacos en el jardín de su casa, y era un apestadero como a diez cuadras a la redonda. ¡Lástima!, total, si sus perfumes eran tan finos como los originales, pues, ¡qué más daba!, al señor bien que le costaba su trabajo, ¿no? Entonces, yo estaba muy chica y no entendía muy bien qué onda; pero me acuerdo que nadie quería hablar de eso, y hasta al señor le negaban el saludo. ¡Ni lo volteaban a ver, siquiera! Después, entre las niñas, empezó a correr el mito de que el pobre señor violaba muchachitas, y todas le sacábamos la vuelta a la casa. ¡Ya ves cómo se hacen los chismes!, y mi hermana mayor, alguna vez, se metió junto con sus amigas a escondidas, y luego vinieron con el cuento aquel de que era brujo y que tenía muchos tubos de ensayo y probetas como de alquimista, y que en el centro de su cuarto tenía un círculo para invocar al diablo y hacer sesiones de espiritismo. Después le inventaron que hacía abortos y que los fetos se los ofrecía al diablo en sus rituales mágicos, y no sé qué otras tonterías. El caso es que el pobre señor tuvo que irse de México,  porque aquí en Tijuana ya casi se lo comían vivo con los chismes, y ya no conseguía hacer ningún negocio; un tiempo estuvo probando con embutidos y carnes frías dizque de España; pero todos le daban carrilla con que eran del sótano de su casa, hasta que terminó vendiendo orquídeas en los cabarets de la avenida Revolución y en los restaurantes elegantes, mientras lograba venderla; pero con eso de que estaba maldita por lo de los perfumes derramados y las brujerías, ya nadie quería comprársela. Se fue a Estados Unidos y ya no volvimos a saber de él. ¡Si te digo que después de tener dinero,  ya es bien difícil vivir en la miseria!
Yo nunca había tenido necesidad de nada. Mi padre siempre me dio lo que le pedía; pero ahora ya no. Bueno, sí me da de todo; pero ahora se me antojan otras cosas que él no está en condiciones de comprarme, y como que el dinero no me alcanza igual. Y los novios con dinero no son tan fáciles de hallar. O son muy pichicatos. Ya ves el Antonio, el hijo del de la joyería,  no me daba nunca nada. Con trabajos me invitaba al cine. Y eso que tiene dinero su papá. Bien podría regalarme algo de la joyería, ¿no?, si es que fuera cierto lo que dice que su papá no le da. Pero...,  ¿tú creés que, en realidad, no le den? Él dice que no tiene porque el negocio es de su jefe y no suyo; pero, ¡pues, de perdis, carro debía traer!, ¿o no?, mi padre no tiene tanta lana como el suyo y,  ya ves: me compró carro cuando cumplí quince años.
Cuando empecé con Antonio fue cuando entré a trabajar en la importadora. Me pagaban diez dólares diarios más comisiones, y todo me lo gastaba en ropa y cosméticos. Allí fue en donde conocí a Miguel Ángel. Él era gerente de ventas; pero, además, se había conectado con esta fábrica de ropa americana, que, por cierto, quería poner una maquiladora aquí en Tijuana, eso que les llaman plantas gemelas. ¡Ya ves cómo abundan ahora! El Miguel Ángel me echaba mucho el ojo y un día me preguntó que qué clase de relación tenía yo con el Antonio. Yo le contesté que éramos novios. "¿Y..., se piensan casar?",  cuestionó con una sonrisita medio atrevida. Luego, me dijo, "para ser francos, María Elena", y se me quedó mirando. Entonces me soltó unos rollotes sobre la liberación femenina, y que era muy inteligente y muy audaz y super sexy; que yo no era una mujer para el matrimonio, ¡mucho menos con un chavo como el Antonio!, que nomás me iba a tener encerrada, y que yo era una mujer que emanaba dinamismo y seguridad, con una gran proyección y un futuro extravagante y, ¡zas!, que me la suelta, y me propone que entre a la academia para modelos a tomar clases en San Diego. Yo, de momento, no supe qué decirle; pero te mentiría si te dijera que entonces no me gustó la idea. Yo le contesté que no sabía, que tendría que hablarlo con mi novio y con mis padres; pero que pensaba que ellos no estarían de acuerdo. Entonces,  él me dijo que qué necesidad tenía yo de pedir permiso, si yo ya tenía dieciocho años y no lo necesitaba. Pero, ¡pues,  cómo creés que iban a querer, si ya ves la imagen que se tiene de las modelos! Ya hacía algunas semanas que yo tenía relaciones sexuales con el Antonio y, esa tarde, después de terminar de hacer el amor, que le digo: "Tú, ¿qué harías si yo trabajara de modelo?" Y él que suelta la carcajada. "¡Tú!, ¿de modelo?",  me dijo con cara de idiota. "Sí, yo, ¡de modelo! Pues, a ver, ¡qué tiene que ver!" Y que se ríe más el imbécil. "¿Estás loca?", me dice, y que ya no le contesto. ¡Nombre!, para qué te cuento. Y que me tira todos unos rollotes sobre la liberación femenina, completamente al revés de como me los tiró el Miguel Ángel: me empezó a hablar sobre la mujer convertida en objeto, y que si el artículo de uso, y que si las modelos son lo peor del sistema capitalista porque explotan el cuerpo hasta convertirlo en un artículo de consumo, y que si era eso lo que yo quería. ¡Ay, mira!, hasta que me harté de oírlo y,  entonces, fui yo la que me le quedé mirando y que le contesto: "¿Es que eres comunista?" Yo que me boto de la risa. "¿Un joyero comunista?" Él que se viste, que azota la puerta y que se larga. Realmente, me dio mucho miedo perderlo en esos momentos, ¿sabes?, porque, como quiera que sea,  yo estaba muy clavada con el Antonio y pensaba que si no me casaba con él ya no me podría casar; con eso de que ya no era virgen,  creía que nadie más me iba a querer. Entonces, no sé si era por mi encariñamiento o por el temor de que ya no me fuera a querer otro. Pero, bueno, en realidad eso ahora ya ni me importa: yo ya me convencí de que nunca me voy a casar, porque todos los hombres son unos hipócritas, unos por liberados y otros por mojigatos. ¡Ya ves el cabrón del Leonardo!, que, según él, es muy liberal, y ahora está anulando su matrimonio por la Iglesia para poderse volver a casar de blanco (porque, has de saber, él ya se casó de blanco una vez, como si también él fuera virgencito). ¡El cabrón está divorciado y con un hijo, y anda buscando una muchachita joven y rica que le sirva de criada mientras él se realiza! Aunque, bueno, eso de criada es muy relativo, ¿eh?, ¡porque de criada!, te aseguro que una le va a poner, ¡mínimamente!, para que la nena no se le malgaste mientras cría. Porque, hasta eso, ¡mira cómo son privilegiadas esas nenas!, las cuidan como ángeles para que les duren muchos años, mientras ellos se divierten con nosotras, y se conserven sanas para cuando ellos envejezcan y poderlas seguir usando. ¡En fin!, realmente, me vale madre lo que el Leonardo esté pensando hacer; afortunadamente, ya no estoy enamorada de él. Pero sí me saca de onda que sea tan hipócrita el cabrón y que a mí nomás me hubiera utilizado mientras hallaba el amor de su vida, y que te quieran hacer creer que piensan de manera distinta; de que no son como todos los demás; de que ellos sí son los que llegaron para quedarse, mientras te manipulan ideológicamente para que les sueltes todo lo que ellos necesitan --mientras te necesitan--, y te chupan el tiempo, y el cuerpo, y las ideas y el amor y la nostalgia y los recuerdos y tus anhelos, y te lavan el coco diciéndote que eres el camino tanto tiempo buscado. Y nomás te chupan y chupan sin darte nada a cambio, porque, de pilón, tú tienes que mantenerte y cubrir tus gastos cuando sales con ellos, compartir las cuentas, hacerles regalos... ¡Son como vampiros, los infelices!
El caso fue que, como el Antonio me había hecho el berrinchito ese,  que le tomo la palabra al Miguel Ángel para lo de la modelada. Me llevó a una casa muy elegante de un diseñador francés en San Diego,  medio putón el ruco. Y éste que me revisa, me toma la estatura, me mira el busto, las caderas, y, pues sí, sí daba el ancho, y el Antonio, quién sabe cómo, que se entera. ¡Hubieras visto el numerito que me hizo! Se puso tan digno que casi llora. Me fue a buscar a mi casa con los ojos colorados de rabia y se soltó gritando que era lo único que me faltaba, que no conforme con ponerle los cuernos con otros cabrones, que todavía me quería ir de puta a San Diego a trabajar dizque de modelo; que si no me daba cuenta de que ese trabajo nada más me iba a conducir a la perdición, porque todas terminaban en lo mismo. ¡Ay,  mira!, fue cuando, de plano, lo corté. Lo mandé derechito a su casa antes de que llegaran mis padres y lo encontraran conmigo y les contara todo. ¡Me pareció el colmo! ¡Mira que tratarme así! El caso es que me quedé como el perro de las dos tortas. Al principio, yo pensé que el Antonio me iba a buscar y a pedirme perdón; pero nada, no lo hizo. Entonces yo empecé a ir a la joyería o le hablaba por teléfono, y él se escondía o se negaba, hasta que me harté de buscarlo, porque por más que le rogué y le aseguré que no iba a irme de modelo, y que no era cierto que le ponía los cuernos, ya no quiso volver a verme. Fue hasta mucho tiempo después que volví a salir con él, luego de que terminé con el Leonardo. Pero entonces, yo ya nomás lo veía --y todavía, de vez en cuando; tú sabes, para no perder la costumbre-- para usarlo, así como ellos la utilizan a una. Pero, entonces, el Miguel Ángel ya no quiso llevarme de nuevo con el francés --por eso te digo que me quedé como el perro de las dos tortas--, porque dijo que era demasiado riesgo conmigo debido a que todavía dependía emocionalmente del novio y de mis padres y eso era muy negativo, ya que una le entra y después duda, y entonces, una los hace quedar mal a ellos y después no les creen cuando llevan a otras; además de que la puntualidad es muy importante y ya habíamos dejado plantado al francés en la siguiente cita --¡si te digo que una es medio boba!, ¡y yo por andar detrás del Antonio!--, y los franceses son muy exigentes. ¡Y lo del trabajo de modelo no es cualquier cosa!¿eh?, así que, si no te ven segura desde un principio, pues, ya no te dan chance de nuevo. Entonces, me propuso lo del conecte de la maquiladora de los gringos estos con los que estaba en pláticas, en la que iba a trabajar como gerente de relaciones públicas, en donde quería que fuera su asistente,  porque, con eso de que estudié turismo y hablo muy bien el inglés me iba a poder manejar muy bien en sus asuntos, y yo, de lela, que acepto. ¿Cuándo me iba a imaginar que el Miguel Ángel era pura transa? Empezamos, pues, a trabajar en lo de la mentada maquiladora. Y trámites por aquí, trámites por allá,  trámites por todos lados. Yo no sé de dónde salía tanta lana para los pagos de los permisos y las mordidas a los aduaneros. Y no faltaban los que me echaban el ojo. Y el Miguel Ángel, ¿cuándo me lo iba a imaginar?, que empieza a ofrecerme con los tipos para que le agilizaran los trámites. Yo, al principio, no me daba cuenta; pero empezó a insinuarme que me vistiera más provocativamente y hasta que les coqueteara a los rucos. No puedo negarte que,  con eso de que ya me había hecho las ilusiones de meterme de modelo, me dio por lucirme un poco con la ropa que, luego, el Miguel Ángel me llevaba. Al cabo era de la fábrica con la que íbamos a trabajar, me decía. Y yo no le prestaba importancia, pensando que, efectivamente, la compañía me la pagaba. Después me enteré que el cabrón se la robaba. El caso es que allí fue en donde conocí al Leonardo; pero nunca me imaginé que el Miguel Ángel me hubiera ofrecido con él. Empezamos a salir con el cuento de los trámites, y el ojete del Miguel me empujaba a que le hiciera ojitos. "Quien quita y hasta consigas marido", me decía el muy puto, "acuérdate que, en Tijuana, no hay hombres, y los pocos que hay ya están acaparados o valen madre. Son como los teléfonos públicos". Así que empecé a reunirme con el Leonardo, primero, por las mañanas a desayunar; después por las tardes y hasta por las noches mientras hacíamos los organigramas, y le ayudaba con lo de los planos de la planta y el mobiliario y todo lo demás. El caso es que éste, luego, luego, empezó con sus confiancitas, que yo pensaba se debían a que había sido amor a primera vista. Luego me enteré que el Miguel Ángel le había dicho que yo no era señorita y hasta le había insinuado que yo era su movida; pero que no había cuento, que le daba chance de que saliera conmigo, que,  al fin y al cabo, ya me había rolado con otros. Yo no me di cuenta hasta mucho después, una vez que le reclamé al Leonardo porque lo vi salir abrazado de un restaurante con una chava, y entonces él me dijo que yo qué,  si nomás andaba conmigo por la movida que traían él y Miguel Ángel. ¡Ya te has de imaginar cómo me encabroné! Le dije al Miguel hasta lo que no. Y al Leonardo también. Y éste me hizo el numerito de que qué digna,  que ultimadamente yo no era virgen y ya me había acostado con otros y qué casualidad que saliera con el Miguel, si él nomás traía puras putitas. Entonces, decidí no volver a trabajar con ellos; pero, como yo les solucionaba un friego de cosas, y trámites, y citas, me salieron con que, si renunciaba,  renunciara también al sueldo que me correspondía por todo el tiempo que teníamos trabajando (porque entonces no estábamos cobrando sueldo; eran, cómo te diré, "riesgos compartidos"). Y sí nos transábamos una lana de lo que daban los gringos para todo lo de los trámites y la planta; pero, en realidad, no era la gran cosa si lo comparas con lo que íbamos a ganar después, y todo nos lo gastábamos. Y yo, aunque estaba recibiendo poco dinero, no la pasaba tan mal porque ellos cubrían gran parte los gastos que, se suponía, eran de la compañía. Así que no hubo manera de dejarlos. Después de ese incidente, Miguel tuvo que pedirme disculpas porque le reclamé delante del Leonardo, y yo pensé que el malentendido se había esclarecido, así que seguí acostándome con él pensando que después de las aclaraciones me iba a tomar en serio. Y éste,  nada pendejo, me hizo todo un teatrito y me aseguró que me amaba y que yo era la mujer de sus sueños, y me obligó a jurarle que el Antonio había sido el único hombre que se había cruzado por mi vida. A mí no me costó mucho trabajo jurárselo, ya que, en realidad, lo había sido; pero ahora me doy cuenta de que una no debe jurar nunca nada, aun cuando sea cierto. Total, si te creen, bueno; si no, también. ¡Al fin y al cabo, sirve para lo mismo!
Lo de la maquiladora no duró mucho. Al Leonardo, el Miguel lo botó de la noche a la mañana, y yo, en solidaridad, lo dejé solo, y el cabrón se apropió de todo nuestro trabajo, así que nos quedamos bailando en la loma. En parte, el Leonardo perdió más, porque, cuando menos, yo vivo con mis padres y me mantienen; pero él... ¡Si te digo que ahora anda buscando suegro que le ponga negocio! Pero lo malo es que te acostumbras a traer centavos y a comer en buenos restaurantes y a vestirte como modelo..., y, ¡mira!, mientras los chavos no se pongan de acuerdo en qué es la liberación, pues, a nosotras nos va a llevar el demonio,  porque ellos la acomodan a su conveniencia. Finalmente, es con ellos con quien te realizas y relacionas, y eso de navegar con bandera de liberada o inteligente no te conviene. Por eso, ahora,  cuando conozco a un chavo y me pregunta "¿estudias o trabajas?', yo le contesto como pendeja: "¡Ay!, ¡pues ni estudio, ni trabajo!", porque eso es lo que ellos quieren: mujercitas idiotas que ni piensen, ni que sean autosuficientes económicamente.
Finalmente, me pagan todo.

Les Pikimachay – phrases 187-188

–Me fui detrás de unos arbustos y me escondí mejor. Me arrodillé y allí, mirando su ventana, una de las dos que dan a la calle, cual fuera, no importaba, miraba una, miraba la otra, tras una de esas tendría que estar ella, me desabroché el pantalón, me abrí el cierre, y me la corrí.

Traduction temporaire :
— Je suis allé derrière des arbustes pour mieux me cacher. Je me suis agenouillé et de là, les yeux fixés sur sa fenêtre, l’une des deux qui donnent sur la rue, peu importe laquelle puisque, sachant qu'elle devait être derrière l'une ou l'autre, j'alternais, j’ai déboutonné mon pantalon, j’ai ouvert ma braguette et j’ai éjaculé.

samedi 1 décembre 2012

Projet Elena – phrases 152-153

Cada tanto el jefe me contacta vía blackberry para apurarme con respecto a los sistemas que administro. Todavía nadie ni nada le escribió, aunque es posible que la secretaria ya le haya contado.

Traduction temporaire :
De temps en temps, mon chef me contacte via le Blackberry pour me mettre la pression par rapport aux systèmes que j'administre. Pour le moment, rien ni personne ne l'a prévenu par écrit, même s'il est fort possible que sa secrétaire l'ait déjà mis au courant de ce qui se passe.

Projet Elena – phrases 150-151

Lo demás queda en su imaginación. Quisiera algún día poder googlear “en qué piensa Brenda cuando se pajea” y que aparezcan los resultados.

Traduction temporaire :
Le reste est scellé dans son imagination. Je voudrais un jour pouvoir taper dans Google « à quoi pense Brenda lorsqu'elle se masturbe » et voir les résultats s'afficher.

Projet Elena – phrases 148-149

Si me hubiera quedado en su casa estaría a salvo, pienso. A ella le gusta buscar sobre tartas de zanahoria.

Traduction temporaire :
Je pense que si j'étais resté chez elle, j'aurais été en lieu sûr. Elle aime chercher des recettes de tartes à la carotte.

Révisions pour le CAPES – texte 1

À rendre (par mail) le samedi 15 au plus tard.

El maniquí

Nueve años habían transcunido desde que Luis Santurce se separó de su mujer. Después la había visto envuelta en sedas y tules en el fondo de elegante carruaje pasando ante él como un relámpago de belleza o la había adivinado desde el paraíso del Real, allá abajo, en un palco, rodeada de señores que se disputaban el murmurar algo a su oído para hacer gala de una intimidad sonriente.
Estos encuentros removían en él todo el sedimento de la pasada ira: había huído siempre de su mujer como enfermo que teme el recru-decimiento de sus dolencias, y, sin embargo, ahora iba a su encuentro, a verla y hablarle en aquel hotel de la Castellana, cuyo lujo insolente era el testimonio de su deshonra.
Los rudos movimientos del coche de alquiler parecían hacer saltar los recuerdos del pasado de todos los rincones de su memoria. Aquella vida que no quería recordar iba desarrollándose ante sus ojos cenados:
su luna de miel de empleado modesto, casado con una mujer bonita y educada, hija de una familia venida a menos; la felicidad de aquel pri­mer año de pobreza endulzada por el cariño; después las protestas de Enriqueta revolviéndose contra la estrechez,  el sordo disgusto al oírse llamar hermosa por todos y verse humildemente vestida; los disgustos surgiendo por el más leve motivo; las reyertas a medianoche en la al­coba conyugal; las sospechas royendo poco a poco la confianza del marido,  y de repente el ascenso inesperado,  el bienestar material colán­dose por las puertas; primero, tímidamente, como evitando el escánda­lo; después, con insolente ostentación, como creyendo entrar en un mundo de ciegos,  hasta que, por fin, Luis tuvo la prueba indudable de su desgracia. Se avergonzaba al recordar su debilidad. No era un co­barde, estaba seguro de ello, pero le faltaba voluntad o la amaba dema­siado, y por esto, cuando tras un vergonzoso espionaje se convenció de su deshonra, sólo supo levantar la crispada mano sobre aquella hermosa cara de muñeca pálida, y acabó por no descargar el golpe: Sólo tuvo fuerzas para arrojarla de la casa y llorar como un niño abandonado apenas cerró la puerta.

Vicente Blasco Ibáñez, El maniquí

Projet Céline 2 – phrase 46

Entre las imágenes que había visto (mamá haciendo torrejas para Arturo, mamá tejiendo en el sofá de la sala y Arturo jugando a sus pies, Arturo viendo llegar a papá del trabajo, Arturo casándose, Arturo y los nenes jugando al Cerebro Mágico…) había una de él parado frente a la mercería: estaba cerrada y él se asomaba a espiar por la vidriera; parecía seguir funcionando, pero también era posible que hubiera estado sin abrir desde aquella vez.

Traduction temporaire :
Parmi les images qu’il avait vues (maman cuisinant des torrejas pour Arturo, maman tricotant dans le canapé du salon, Arturo en train de jouer à ses pieds, Arturo voyant papa rentrer du travail, Arturo se mariant, Arturo et les petits jouant à l’Encyclo Électrique…), il y en avait une de lui, debout devant la mercerie fermée,  où il se penchait pour épier à travers la vitrine ; elle paraissait être toujours en activité, mais il était également possible qu’elle n’ait pas rouvert depuis cette fois-là. 

Projet Céline 2 – phrase 44

Lo que más le preocupaba era que si el juicio final se parecía a los de la Tierra, en algún momento le iban a hacer preguntas y no sabía qué respuesta darles cuando le preguntaran por Adriana.

Traduction temporaire :
Ce qui le préoccupait le plus, c’était que si le jugement dernier ressemblait à la justice terrestre, tôt ou tard, on lui poserait des questions ; or il ne saurait pas quelle réponse donner quand on l’interrogerait sur Adriana.

Projet Céline 2 – phrase 43

Ese gusano había nacido para darle el tiro de gracia; la misión que lo enfrentaba con el destino de don Arturo tendría lugar de un momento a otro, cuando se llevara su última, porfiada, neurona.

Traduction temporaire :
Cet asticot était né pour lui donner le coup de grâce ; la mission qui lui faisait affronter le destin de don Arturo serait accomplie d’un moment à l’autre, quand il emporterait son ultime et obstiné neurone.

Projet Céline – phrase 36

Ya no había logrado dormirse, y además, tenía un poco de frío, un poco de escalofrío, una sensación de que se iba a resfriar.

Traduction temporaire :
Il n’avait pas réussi à se rendormir, d'autant moins qu’il avait un peu froid, il frissonnait légèrement, il avait l’impression qu’il allait s’enrhumer.

De la part d'Elena



Nos es grato comunicarles que Quino, Joaquín Salvador Lavado, recibe el día de hoy - 1ro de Diciembre - por parte del Ministerio de Cultura de Francia, la medalla oficial de la Orden de las Artes y las Letras, Compartimos entonces esta noticia con alegría y con orgullo y le enviamos nuestro más cálido saludo tradabordiano. Felicitaciones por este reconocimiento a la obra de quien, sin ninguna duda, ha marcado para siempre la historia.
Para más información :


Quino, site officiel :

Entretien avec la traductrice (Anglais/Français) Judith Silberfeld

1) Tradabordo. Comment êtes-vous venue à la traduction ?
Judith Silberfeld. J'étais étudiante, je cherchais un petit boulot. Un éditeur m'a proposé de lire des manuscrits en anglais,  puis il a parlé de moi à une collègue et amie. C'est elle qui m'a suggéré de m'essayer à la traduction.

2) T. Exercez-vous le métier de traductrice à plein temps ?
J.S. Non. Aujourd'hui je suis essentiellement journaliste (même si la traduction me tente à nouveau de temps en temps au fil de mes lectures).

3) T. Quel est votre plus beau souvenir de traduction ?
J.S. Ma première traduction (Elle s'appelait Elle s'appelait Catastrophe, de Nancy Farmer, à L'École des Loisirs). Parce qu'elle était difficile et donc gratifiante. Et parce que lorsque la correctrice me l'a renvoyée,  elle l'a accompagnée d'un post-it sur lequel elle avait écrit "Bravo!", ce qui m'a beaucoup émue. 

4) T. Que faites-vous face à une difficulté de traduction que vous peinez à résoudre ?
J.S. Je demande de l'aide. Auprès d'autres traducteurs (des connaissances, ou par le biais de l'ATLF),  de l'auteur éventuellement si c'est un problème de compréhension plutôt que de tournure de phrase. Et internet est un outil merveilleux, qui permet d'entrer en relation avec des spécialistes de tout dans le monde entier.

5) T. Pour vous, le traducteur est-il un auteur ou un passeur ?
J.S. Juridiquement c'est un auteur. Intellectuellement aussi, mais il/elle doit – souvent – savoir s'effacer derrière l'auteur originel. Souvent mais pas toujours. Certains livres sont formidables dans le fond mais mal écrits. La traduction peut permettre de les améliorer. Les règles qu'appliquait François Truffaut à l'adaptation sont, dans une certaine mesure, transposables à la traduction:
« Opposer fidélité à la lettre et fidélité à l'esprit me paraît fausser les données du problème de l'adaptation si toutefois problème il y a... Aucune règle possible, chaque cas est particulier. Tous les coups sont permis hormis les coups bas ; en d'autres termes, la trahison de la lettre ou de l'esprit est tolérable si le cinéaste ne s'intéressait qu'à l'une ou l'autre et s'il réussit à faire : a) la même chose ; b) la même chose, en mieux ; c) autre chose, de mieux. Inadmissibles sont l'affadissement, le rapetissement, l'édulcoration... » (Revue des lettres modernes).

6) Auriez-vous des conseils à donner à un futur traducteur ?
J.S. On ne traduit pas pour l'auteur mais pour le lecteur, c'est lui qu'il faut garder à l'esprit lorsque des choix difficiles se présentent. Lorsque l'on lit un livre, on ne réfléchit pas toujours à la langue dans laquelle il a été écrit, et c'est très bien comme ça. La traduction ne doit pas se sentir, elle ne doit pas être un obstacle à la lecture. Le traducteur doit comprendre la langue de départ, évidemment, mais surtout maîtriser la langue d'arrivée. Et ne restez pas seul. Posez des questions, partagez vos expériences, profitez de celles des autres.

Question de lexique

Que signifie le mot = EREUTHOPHOBIE ?

Projet Nancy – phrase 15

Pero la verdad era que ni regalada aceptaban un poco de su pólvora y, sin embargo, no se atrevían a recharzarlo violentamente, a darle un portazo, a echarle los perros.

Traduction temporaire :
Mais en réalité, même s'il l'offrait, personne n'acceptait de lui la plus petite quantité de poudre ; pour autant, on n'osait pas le repousser violemment, lui claquer la porte au nez, le chasser.

Projet Nadia 2 – phrases 32-34

Ella, mientras, limpió el salón entero. De América y de la situación en Argentina hace un tiempo. Limpió el baño, barrió el pasillo,  hizo la cama.

Traduction temporaire :
Elle,  pendant ce temps-là, nettoya le salon de fond en comble. De l'Amérique et de la situation en Argentine, il y a quelque temps. Elle s'occupa de la salle de bain,  balaya le couloir, fit le lit.

Projet Nadia 2 – phrase 31

El Sr. Rinzetti hablaba de un escritor, Oliverio Girondo, hablaba del sueño y de no se qué vanguardias.

Traduction temporaire :
M.Rinzetti parlait d'un écrivain, Oliverio Girondo, il parlait du rêve et de je ne sais quelles avant-gardes.

Projet Kévin 2 – phrase 5

Porque el fascismo, que acompaña como atroz comentario todas las tentativas que en el curso de su dramática trayectoria, ha inventado el hombre para convertirse en un ser humano, en un ser espiritualmente racional, ansioso de esa constante que es la civilización y sus medrados frutos: la cultura, el arte, las inquietudes metafísicas que se vacían en la religión o en la sociología, el fascismo, decimos, es una totalidad que abarca al mundo para ahogarlo hasta el último aliento, hasta la postrera palabra.

Traduction temporaire :
Car le fascisme (dont la trajectoire dramatique accompagne, tel un atroce témoignage, toutes les tentatives de l'homme pour devenir un être humain, un être à l'esprit rationnel, avide de cette constante qu'est la civilisation et ses fruits prospères : la culture, l'art, les préoccupations métaphysiques qui se déversent dans la religion ou la sociologie),  le fascisme,  nous disions,  est une totalité qui englobe le monde pour l'étouffer jusqu'à lui faire rendre son dernier souffle,  son ultime mot.

Les Lituma – phrases 279-280

Ahora me daba cuenta de por qué ese ensayo me había conmovido tanto. No era por la inteligencia o la fina ironía que exhibía.

Traduction temporaire :
Je comprenais pourquoi ce texte m'avait autant touché. Non pas à cause de l'intelligence ou de l'ironie fine qui s'y exprimaient.

Les Lituma – phrase 278

A diferencia de la primera vez que leí ese texto,  en esta ocasión encontraba, detrás de cada línea, un sentido escondido, solamente accesible para mí.

Traduction temporaire :
Contrairement à la première fois où j’avais lu ce texte, je trouvais à présent derrière chaque ligne un sens caché, accessible à moi seulement.

Les Lituma – phrase 277

Cuando terminé el ensayo lo hice con esa sensación que debe tener quien regresa, después de muchos años, a un lugar determinante para la experiencia, querido por los afectos, dejado detrás por culpa de los azares y las contingencias tan veleidosos como intransigentes.

Traduction temporaire :
En achevant ma lecture, j'avais la sensation que doit avoir celui qui, des années après, regagne un endroit décisif pour l'expérience vécue, que les démonstrations de tendresse lui ont fait aimer, abandonné à cause des hasards et de contingences aussi vélleitaires qu'intransigeants.