dimanche 8 décembre 2013

Exercice d'écriture 7 – par Sarah

« Post-it »

À chaque fois que je commets un crime, les choses se déroulent exactement de la même manière. Il s’agit de respecter le code que j’ai établi il y a une quinzaine d’années, lorsque j’ai tué pour la première fois. Je l’ai toujours suivi rigoureusement, sans jamais me permettre le moindre écart. Tout est calculé avec minutie et à chaque nouveau meurtre, je choisis un hangar ou une usine désaffectée où je sois sûr d’être à l’abri des regards extérieurs.
Cette fois-là, dans la soirée du 03 décembre, j’avais repéré ma victime au hasard, postée à l’angle de la rue Bouchard. Mon choix s’était arrêté sur un homme d’une cinquantaine d’année qu’il me semblait avoir déjà croisé quelques fois dans le métro. En prétextant chercher mon chemin, je n’avais eu aucun mal à le convaincre de monter dans ma voiture pour qu’il me guide dans cette ville que je connaissais mal. J’avais alors suivi un rituel méticuleux qui consiste à le faire entrer, verrouiller hâtivement les portes, le conduire sur le lieu du crime. Arrivés à l’intérieur du hangar, j’enfilai mes gants et sortis le couteau que je cachais dans la poche de mon pardessus. Avant même que la victime n’ait essayé de s’enfuir, je l’immobilisai et passai la lame aiguisée en travers de sa gorge. Elle ne s’était pas débattue et en quelques minutes, elle se vidait de son sang. Il avait ensuite fallu nettoyer la scène de crime et ne laisser aucune trace de ma présence sur les lieux, ce que j’avais fait à la perfection, avant de m’éclipser aussi vite que je n’étais arrivé…
Personne ne se doute jamais de rien : qui soupçonnerait le père de famille modèle que je suis, cadre d’une entreprise d’import-export, de mener une double vie dans laquelle il se livrerait à ce genre d’activités ? Pourtant, nous sommes le 04 décembre, je suis assis à mon bureau et j’ai devant moi un post-it portant l’inscription : "Je t’ai vu hier soir".

samedi 7 décembre 2013

Projet Céline / Sonita 4 – phrase 25

Luego de aquella amarga experiencia –me refiero a mi aventura con la ecuatoriana–, y durante los veranos asesinos que azotaron el territorio austral durante más de la mitad del 2013 y todo el 2014, gracias al boquete gigantesco en la Capa de Ozono que terminó por calcinar la Patagonia y fundir el Perito Moreno debido a los malos manejos de las industrias materas orientales, me dediqué a una vida de golfo disoluto que, gracias a las prostitutas dominicanas y algunos intrépidos peruanos, me permitió conocer en carne propia las ventajas de ser un estudiante mexicano becado en el extranjero (Groenlandia estaba en flamas pero mi vida era una fiesta).

Traduction temporaire :
Après cette amère expérience – mon aventure avec l'Équatorienne, je veux dire –, et durant les étés assassins qui ont sévi sur le territoire austral pendant plus de la moitié de l'année 2013 et tout 2014, à cause du trou gigantesque dans la couche d’ozone – qui, par la faute de la mauvaise gestion des industries orientales de maté, a fini par calciner la Patagonie et faire fondre le glacier Perito Moreno –, je me suis livré à une existence de voyou absolu qui, grâce aux prostituées dominicaines et à quelques Péruviens intrépides, m'a permis de vivre dans ma propre chair les avantages d'être un étudiant mexicain avec une bourse à l'étranger (le Groenland était en flammes, mais ma vie était une fête).

Projet Justine / Céline 2 – phrase 53

Esta última novedad, materializada en dos oficiales motorizados que descargaban su artillería contra el vidrio trasero, concentró las fuerzas en repeler el ataque antes que en develar la presencia del intruso.

Traduction temporaire :
Avec cet imprévu, matérialisé par deux officiers en moto qui vidaient leurs armes sur le pare-brise arrière, tout le monde a concentré ses forces pour repousser l’attaque et non plus pour éclaircir la raison de la présence de l’intrus.

Projet Sabrina 2 – phrase 20

Vuelve a sonar el vidrio y tras halar del cordón que inclina las verticales, me puse a reír sin darle tregua a la garganta: no se trataba del caballero con que había soñado desde niña, el que me rescataría para desposarme y huir juntos a un país ilusorio, sino que se trataba del chico de la limpieza, dedicado a pulir los vidrios por afuera.

Traduction temporaire :
On frappe de nouveau à la vitre et, après avoir tiré sur le fil pour relever les stores, j'éclatai de rire, sans pouvoir m'arrêter : il ne s'agissait pas du chevalier dont j'avais rêvé depuis que j'étais enfant, celui qui me sauverait pour m'épouser et fuir avec moi vers un pays imaginaire, mais de l'agent d'entretien, chargé de faire briller les vitres de l'extérieur.

Projet Margaux 2 – phrases 3-4

Ahora, por fin, y como todo el mundo esperaba de aquella inagotable pasión, había llegado el momento y los dos estaban a punto de darse el sí quiero definitivo: -Estamos aquí reunidos para unir en matrimonio a Armando y Lucía -dijo el cura-.

Traduction temporaire :
Maintenant, enfin, et comme tout le monde l'attendait de cette indéfectible passion, le moment était venu et les deux amants étaient sur le point de se dire le oui je le veux définitif :
— Nous sommes réunis ici pour unir par les liens du mariage Armando et Lucía - dit le curé.

Projet Irène – phrase 127

Como lo fueron los procesos de dictadura en los 70 del siglo veinte, hace unos cuantos años, afirma.

Traduction temporaire :
Comme ça s'est passé pour les processus dictatoriaux des années 70 du vingtième siècle, il y a quelques années de ça, affirme-t-il.

Projet Audrey 3 – phrases 67-68

El náufrago había caído en un letargo que Cornejo creyó irreversible. Entonces pidió la lona para preparar la mortaja, relevo por la vigilia y se encerró en su camarote a descansar.

Traduction temporaire :
Le naufragé était tombé dans un état de léthargie que Cornejo pensa irréversible. Il demanda alors la toile d'Olonne pour préparer le linceul, la relève du quart et s'enferma dans sa cabine pour se reposer.

Projet Maïté 2 – titre + phrases 1-3

David VIVANCOS
(Espagne)

EL BEBÉ

Tiene la nariz de tu madre. ¿No te habías dado cuenta? En realidad, de nariz para arriba es un González, no te quepa la menor duda.

Traduction temporaire :

David VIVANCOS

(Espagne)

« Le bébé »

Il a le nez de ta mère. Tu ne t’en étais pas rendu compte ? En vérité, du nez jusqu'à la racine des cheveux, c’est un González, aucun doute là-dessus.

vendredi 6 décembre 2013

Projet Justine / Manon – phrases 32-34

Café los miró alelado. Plegó las alas sedosas de un verde muy tierno, como recién nacido. Y se quedó tranquilo.

Traduction temporaire :
Café les regarda, hébété. Il plia ses ailes soyeuses d’un vert très tendre, tel un nouveau-né. Puis, il se tint tranquille. 

Projet Elena 6 – phrase 230

A las ocho y cuarto nos despedíamos con un beso: yo me iba a trabajar y ella a abrir su enorme armario para elegir, según las características del piso que hubiera decidido visitar, el disfraz del día.

Traduction temporaire :
À huit heures et quart, nous prenions congé avec un baiser : moi, j'allais à mon travail, tandis qu'elle se postait devant son énorme armoire, pour choisir, en fonction de l’appartement qu’elle avait décidé de visiter, son déguisement de la journée.

Projet Émeline – phrases 40-42

¿Qué receta utilizaría Manuela? Sintió que el abrigo se le empapaba. Los copos se derretían sobre su espalda. Avanzó un par de metros sintiendo ese ruido de anime que hacían los zapatos al hundirse en la nieve.

Traduction temporaire :
Quelle recette Manuela choisirait-elle ? Il sentit que la neige trempait son manteau. Les flocons fondaient sur son dos. Il avança de quelques mètres, entendant ce bruit de caoutchouc que faisaient les chaussures lorsqu'elles s'enfonçaient dans la neige.

Projet Morgane / Marie / Émeline – phrases 14-15

Los miércoles también escapo y voy al supermercado. El supermercado es un escape, una excusa para huir y evitar a la culieski, sus gritos y botes.

Traduction temporaire :
Le mercredi aussi, je m’échappe et je vais au supermarché. Le supermarché est une échappatoire, une excuse pour fuir et éviter la forniqueuse, ses cris et ses culbutes.

Projet Hélène / Audrey – phrase 36

Es una pensión, recuérdalo, es una pensión, una casa que se vende por trozos, que tú compras por algunos días para comer, vestirte, dormir en ella, porque no te puedes llevar la casa como ese bicho feo.

Traduction temporaire :
C'est une pension, ne l'oublie pas, c'est une pension, une maison que l'on vend par petits bouts, que toi tu achètes pour quelques jours afin d'y manger, de t'y habiller, d'y dormir, parce que tu ne peux pas emporter ta maison avec toi, comme cette vilaine bestiole.

Projet Delphine 5 – phrase 4

Chu es un país árido, sembrado de agujas de pino y habitado sólo por hormigas.

Traduction temporaire :
Chu est un pays aride, semé d'aiguilles de pin et habité seulement par des fourmis.

Projet Sarah – phrase 42

Cada vez que la policía descubría una nueva víctima, el hecho era ampliamente difundido por los medios de comunicación hasta el paroxismo y la ciudad entraba en pánico, pánico que se curaba en las próximas horas o días con el descubrimiento de otros crímenes más violentos que los de Alejandro.

Traduction temporaire :
Chaque fois que la police découvrait une nouvelle victime, l'affaire était amplement relayée par les médias, jusqu'à son paroxysme, ce qui semait la panique dans la ville, une panique qui retombait dans les heures ou les jours suivants, lorsque d'autres crimes plus violents que ceux d'Alejandro étaient découverts.

Projet Joana / Sarah – phrases 28-30

Tuve la sospecha, antes de cruzar el umbral de la puerta, que ninguno de ellos iba a tener la misma suerte que yo. Tuve la sensación de que el dependiente no sería tan feliz con ninguno de ellos como conmigo. Creo que se lo dije, casi susurrando, al último de la fila.

Traduction temporaire :
Avant de passer le seuil de la porte, je soupçonnai qu'aucun d'entre eux n'aurait la même chance que moi. J'eus la sensation qu'aucun d'entre eux ne rendrait le vendeur aussi heureux qu'il l'avait été avec moi. Je crois que je le dis, presque en chuchotant, au dernier de la file.

mercredi 4 décembre 2013

Projet Joana – phrases 41-43

Para mí no significaba nada, ni mierda. No sabía por qué era tan importante. Cuando terminó, me llenó de muchos más elogios, lo que me hizo dudar de sus capacidades.

Traduction temporaire :
Pour moi, cela ne signifiait rien du tout, que dalle. Je ne savais pas pourquoi c'était si important. Quand elle termina, elle me couvrit d'encore plus d'éloges ; ce qui me fit douter de ses capacités intellectuelles.

Projet Manon 3 – phrases 3-4

Pocos segundos después de despertar en el Más Allá, García Márquez se encontró haciendo una fila infinita, una fila de personas que delante del puesto que él ocupaba, llegaba hasta el horizonte que la vista alcanzaba y todavía más allá.

Traduction temporaire :
À peine quelques secondes après son réveil dans l'Au-delà, García Márquez se retrouva à faire la queue, une file infinie de personnes allant de la place devant lui jusqu'à l'horizon visible, et bien plus loin encore.

Projet Chloé 2 – phrase 30

Los años, crueles, naturalizaron el hecho de que duerme prácticamente bajo la mesa del comedor.

Traduction temporaire :
Cruelles, les années ont entériné le fait qu'elle se couche pratiquement sous la table de la salle à manger. 

Projet Nancy 3 – phrases 45-47

Me acerqué, entre tanto las lunas bajaban automáticamente. Ella —la mujer sólo había visto en sueños— estaba al volante. Me doblaba la edad pero descubrí que tenía un espíritu de quinceañera, a medida que fui conociéndola.

Traduction temporaire :
Je me suis approché tandis que les vitres descendaient automatiquement. Elle – la femme de mes rêves – se tenait derrière le volant. Elle était deux fois plus âgée que moi, mais, au fil du temps, j'ai découvert qu'elle avait une mentalité de fille de quinze ans.

Projet Caroline 2 – phrases 66-67

»En cuanto he llegado me han comunicado los informes negativos que esos otros compañeros aventureros nuestros, enviados antes de mí y aquí presentes, os han traído. Todos esperábamos buenas noticias que nos hicieran levantar la cabeza con júbilo.

Traduction temporaire :

»Dès mon arrivée, on m'a communiqué les rapports négatifs que nos autres compagnons d'aventure ici présents, envoyés avant moi, vous ont remis. Nous espérions tous de bonnes nouvelles, qui nous feraient relever la tête avec allégresse.

Projet Justine – phrases 211-218

Nada quedó fuera de su control. Los comments en su contra eran miles. Fireman leía cada uno con detenimiento. Los analizaba. Los catalogaba. Insultos contra él y contra su familia. Insultos contra cada una de sus aptitudes mentales. Contra sus capacidades técnicas.

Traduction temporaire :
Rien n'échappa à son contrôle. Les comments contre lui se comptaient par milliers. Fireman les lisait tous attentivement. Il les analysait. Les classait. Des insultes dirigées contre lui et contre sa famille. Des insultes dénigrant chacune de ses facultés mentales. Chacune de ses capacités techniques.

Projet Marie-G – phrase 45

El resto del animal, blanco como la nieve que cubría la orilla cercana, estaba sumergido en las aguas del Atlántico, según rezaba una leyenda que incluía el nombre y el origen del perro.

Traduction temporaire :
D'après une légende qui mentionnait le nom et l'origine du chien, le reste de l'animal, blanc comme la neige recouvrant la côte proche, était plongé dans les eaux de l'Atlantique.

Projet Nadia / Élise – phrases 116-117

Desde que la botaran del cine, no se la había vuelto a ver en la calle. Donde se la veía seguido, en cambio, era en mis sueños nocturnos, y yo sospechaba que lo mismo les debía suceder a los demás.

Traduction temporaire :
Depuis qu'on l'avait virée du cinéma, personne ne l'avait plus croisée dans la rue. Là où elle apparaissait constamment par contre, c'était dans mes rêves, et je me doutais qu'il en allait de même pour les autres.

mardi 3 décembre 2013

Les chansons du mardi – choisies par Elena

Erwin Schrott, baryton-basse uruguayen

Los pájaros perdidos

ROJOTANGO - Adios Nonino - Vienna

Rojotango sur arte :

Projet Julie – phrases 145-147

Me descontrolo, de dos o tres manotazos le saco la ropa. Nunca antes había hecho algo así. Ser empujado a la brutalidad me humilla pero a la vez libera un estado nuevo en mí.

Traduction temporaire :
Je perds le contrôle : en deux ou trois mouvements brusques, je lui enlève ses vêtements. Je n'avais jamais fait une chose pareille auparavant. Avoir recours à la brutalité m'humilie, mais en même temps, cela libère en moi quelque chose de nouveau.

Projet Elena 6 – phrases 228-229

                                                                      *


Todo fue bien durante algunos meses. Cada mañana, mientras ella, todavía en bata, preparaba el desayuno, yo bajaba a por el periódico, y una vez sentados a la mesa, lo abría, le entregaba el suplemento donde vienen los anuncios inmobiliarios, y me enfrascaba en las noticias.

Traduction temporaire :
Tout alla à merveille durant quelques mois. Chaque matin, pendant qu’elle préparait le petit-déjeuner, en robe de chambre, je descendais chercher le journal, et, une fois à table, je l’ouvrais, je lui tendait le supplément des annonces immobilières et moi, je me concentrais sur les informations.

Projet Chloé 2 – phrases 28-29

Janis es una de sus preferidas y cada vez que engancha Cry, baby o To love somebody escucha sin saber –por un momento– cuál de las dos es ella. El silloncito rebatible está tan viejo que la mayoría de los resortes se le clavan en el cuerpo.

Traduction temporaire :
Janis est l'une de ses préférées et chaque fois que Cry, baby ou To love somebody passe, elle écoute, sans savoir - pendant un moment - laquelle des deux c'est. Le petit fauteuil pliable est tellement vieux que la plupart des ressorts s'enfoncent dans son corps.

Projet Joana – phrases 39-40

Se quedó sobre la silla, leyendo, página tras página. Cómo le gustaba esa huevada... se cagaba de risa.

Traduction temporaire :
Elle resta à lire sur la chaise, page après page. Elle adorait cette connerie… elle en pissait de rire.

Projet Lorena 2 – phrase 14

Sólo fueron un par de copas las necesarias y acepté sus juegos de niños.

Traduction temporaire :
Deux verres ont suffi pour que j'accepte ses jeux d'enfants.

lundi 2 décembre 2013

Projet Justine – phrases 209-210

Armaba programas fuera de hora para impedir que pudieran volver con otros nicknames. Fireman había instalado en el portal de noticias la clase de gulag virtual que Stalin hubiese envidiado.

Traduction temporaire :
En dehors de ses heures de travail, il concoctait des programmes destinés à les empêcher de se reconnecter avec d'autres nicknames. Sur le portail d'informations, Fireman avait installé le genre de goulag virtuel dont Staline aurait été jaloux.

Projet Justine / Vanessa – phrases 23-25

Pero la sangre llego al rio unos meses más tarde al salir en el NY Times, una carta anónima con varias fotos del presidente, de su vida privada y donde se preguntaba malévolamente: ¿Por qué el presidente Americano no iba al baño durante horas y horas? Mejor dicho, nadie du su entorno le había visto con la urgencia de defecar en sus largos debates políticos.

Traduction temporaire :
Mais la situation s'envenima quelques mois plus tard, lorsqu'une lettre anonyme, accompagnée de plusieurs photos privées du président, parut dans le NY Times ; on s'y demandait avec malveillance, pourquoi le président n'allait pas aux toilettes pendant des heures et des heures ? Plus exactement, pourquoi personne de son entourage ne l'avait vu pressé de déféquer au cours de ses longs débats politiques.

Projet Justine / Manon – phrases 25-31

-Pastor, son las pepitas lustrosas las que nos abren el entendimiento.
-¿Cómo así?
-Verídico. Varias noches hemos hecho la prueba y quedamos como en vela, para la oración y para las divagaciones.

-Vengan, corran todos –gritó el muchacho-. Hay algo nuevo en el monte. Un espíritu que chisporrotea, el del entendimiento que brota de esas cerezas abrillantadas.

Traduction temporaire :

— Berger, ce sont les baies luisantes qui ouvrent notre entendement.
— Vraiment ?
— Véridique. Plusieurs nuits, nous avons fait l'essai, et nous restons comme éveillés, pour la prière et pour les divagations.
— Venez, courez tous ! cria le garçon. Il y a du nouveau dans la montagne. Un esprit qui crépite, celui de l’entendement qui jaillit de ces cerises à l'aspect lustré.

Projet Morgane – phrases 94-96

En la acera contigua, un transeúnte gritaba pidiendo auxilio; sobre él, una cuadrilla de asaltantes comenzaba a desvalijarlo. La operación duró breves momentos. Uno de los asaltantes, antes de huir, viendo una reacción de defensa en su víctima, clavó el cuchillo que traía en las manos a un costado del desprotegido pecho.

Traduction temporaire :
Sur le trottoir contigu, un passant criait à l'aide ; un groupe d’agresseurs était en train de le dévaliser. L'opération fut rondement menée. Voyant que la victime se défendait, un des agresseurs lui planta le couteau qu'il avait à la main dans la zone de la poitrine, non protégée, avant de s'enfuir.

Projet Irène – phrases 124-126

Un presidente populista sin pueblo hablándoles a sus ministros. Algo extraño. Y cuenta que en su país han puesto en marcha la denominada “LEY SECA” y que los especialistas internacionales proyectan que afectará en breve a toda Latinoamérica como un paradigma inevitable.

Traduction temporaire :
Un président populiste sans peuple s'adressant à ses ministres. Un truc bizarre. Et il raconte que dans son pays, on a commencé à mettre en application la “Loi Sèche”, dont les spécialistes internationaux prévoient qu’elle affectera d’ici peu toute l’Amérique Latine, en une sorte de paradigme inexorable.

Projet Morgane 8 – phrases 9-10

Los disidentes son pocos y tenaces. Por lo que a mí toca ya no hago caso de esas discusiones, me parecen vanas, acabaron por cansarme, sólo escribo frases mientras escucho el grito de dolor y el ruido ensordecedor de las explosiones y derrumbes.

Traduction temporaire :
Les dissidents sont peu nombreux mais tenaces. En ce qui me concerne, je ne fais pas cas de ces disputes ; elles me semblent vaines, et elles ont fini par me fatiguer. J’écris seulement des phrases, en écoutant le cri de douleur et le bruit assourdissant des explosions et des effondrements.

Projet Marie – phrases 43-44

Hasta que un día, después de abrir la enciclopedia de perros en la página marcada el recreo anterior, lo asaltó una revelación. La foto mostraba la cabeza y la cola tiesa, enhiesta como una antena.

Traduction temporaire :
Jusqu’au jour où, après avoir ouvert l’encyclopédie des chiens à la page cornée lors de la récréation précédente, il eut une révélation. La photo montrait la tête et la queue raide, droite comme une antenne.

Projet Sarah – phrase 41

Un avezado periodista de crónicas rojas lo había bautizado como “la bestia del zarpazo”, porque comparó el corte en la garganta de los difuntos con la herida producida por las garras de animales salvajes.

Traduction temporaire :
Un journaliste expérimenté, spécialiste des chroniques criminelles, l'avait baptisé "la bête au coup de griffe", ayant comparé la gorge tranchée des défunts à la blessure causée par les griffes des animaux sauvages.

Projet Joana / Sarah – phrases 26-27

Finalmente no lo hice; fui cerrando los ojos hasta dejarlos apenas abiertos. Avancé hacia la puerta lentamente; por momentos, levantaba la mirada y mis ojos se cruzaban con los de algún otro cliente.

Traduction temporaire :
Je n'en fis rien, finalement ; je fermai pratiquement les yeux, les laissant à peine entrouverts. J'avançai lentement vers la porte ; parfois, je levais le regard et mes yeux croisaient ceux d'un autre client.

Projet Justine / Céline 2 – phrases 46-52

PAPÁ NOEL COPILOTO: ¿Y éste de dónde salió?
PAPÁ NOEL PILOTO: ¡Ni idea, se montó al carro de pronto!
PAPÁ NOEL DEL PUESTO TRASERO: ¿Quién mierdas es usted?
MOSQUERA: ¿Cómo quién?, pues Papá Noel… hip.
PAPÁ NOEL COPILOTO: (apuntándole): ¿Se quiere chupar un plomazo, malparido?
MOSQUERA (sacando una licorera del abrigo): Más bien me voy a chupar un traguito, compadre. ¡Salud!
PAPÁ NOEL PILOTO: ¡La policía!

Traduction temporaire :
LE PAPA NOËL COPILOTE : Mais d'où y sort, celui-là ?
LE PAPA NOËL PILOTE : Aucune idée ! Brusquement, il a sauté dans la voiture.
LE PAPA NOËL SUR LE SIÈGE ARRIÈRE : Qui êtes vous, bordel ?
MOSQUERA : Comment ça, qui je suis ? Mais voyons, le Père Noël… hip.
LE PAPA NOËL COPILOTE (son fusil braqué sur lui) : Vous prendre un plomb, ça vous dirait, espèce d'ordure ?
MOSQUERA (sortant une flasque de liqueur de son manteau) : Je vais plutôt boire un petit coup, camarade. Santé !

LE PAPA NOËL PILOTE : Les flics !

Projet Caroline 2 – phrases 64-65

»Mis objetivos se situaban más allá de los cúmulos globulares de Tannhäuser, siéndome asignada la exploración del mayor número de galaxias lejanas. Es por ello por lo que mi regreso se ha visto demorado tanto.

Traduction temporaire :
»L'exploration du plus grand nombre de galaxies lointaines m'étant attribuée, mes objectifs se situaient au-delà des amas globulaires de Tannhäuser. C'est la raison pour laquelle mon retour s'est vu tellement retardé.

dimanche 1 décembre 2013

Projet Delphine 5 – phrases 2-3

Yo también me dedico a inventar lugares imaginarios. Sin ir más lejos, ayer dibujé un círculo con guijarros en el patio y lo nombré Imperio de Chu.

Traduction temporaire :
Moi aussi, j'invente des lieux imaginaires. Pas plus tard qu'hier, j'ai dessiné un cercle avec des cailloux dans la cour ; je l'ai appelé l'Empire de Chu.

Projet Margaux 2 – phrase 2

Se podría decir de sus vidas que desde que se cruzaron en aquel cuento de hadas, él siempre fue un príncipe azul para ella y ella, una doncella de finas maneras para él.

Traduction temporaire :
À propos de leurs vies, on pourrait dire que depuis qu'elles se croisèrent dans ce conte de fées, pour elle, il fut toujours un prince charmant, et pour lui, elle fut une demoiselle aux manières raffinées.

Projet Morgane – phrases 91-93

Cuando comenzaba a dormirse de nuevo, un estrépito lo sacudió del letargo. Era un ruido proveniente de la calle. Instintivamente, cogió del brazo a su mujer; esta se mordía las uñas, parecía consumida por el peso de una turbación repentina.

Traduction temporaire :
Alors qu'elle commençait à se rendormir, un fracas l'arracha à sa léthargie ; un bruit provenant de la rue. Instinctivement, il attrapa sa femme par le bras ; celle-ci se rongeait les ongles, comme consumée par le poids d'une soudaine angoisse.

Projet Maïté – phrases 4-5

Reposo, baño María diario y manténgalo alejado de axilas y corrientes de aire. Son muy contraproducentes.

Traduction temporaire :
Du repos, un bon bain chaud tous les jours et maintenez-le loin des aisselles et des courants d’air. Ils sont très contre-productifs.

Projet Elena 6 – phrases 226-227

Hallándose entonces sin obligaciones y con un subsidio de paro que cubría sus escasos gastos, pudo entregarse en cuerpo y alma al desarrollo y perfeccionamiento de su particular modalidad, original y a fin de cuentas bastante inofensiva, de demencia, consistente en disfrazarse y visitar pisos. Eso es todo, y como ya dije, me da lo mismo.

Traduction temporaire :
Se trouvant alors sans obligations et touchant l’allocation chômage, qui couvrait ses maigres dépenses, elle put s’adonner corps et âme au développement et au perfectionnement de sa forme particulière de démence ‒ originale et, tout compte fait, assez inoffensive : se déguiser et visiter des appartements luxueux. Voilà, en somme, et je confirme : ça m’est égal.

Projet Droguett – phrase 65

Es curioso que durante la guerra civil española, en pleno caos sangriento, en medio del infierno del Madrid sitiado, e poeta haya escrito ese canto esencial y bestial, puramente imputo y sorprendentemente individual, magistral puerta vedada, cuarto cerrado del amor de carne, de la ceremonia del amor, de la religión del amor, mientras los milicianos de la república, los mineros de Asturias, los gitanos de Andalucía, los campesinos del Guadarrama, al lado afuera de sus gemidos de pasión, de sus susurros minuciosos y urgentes de enamorado fijado y sudado, mueren por otra pasión más trascendental, más trágica, más verdadera y concreta.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Joana – phrases 37-38

Me la quería tirar. Era bonita, sí, pero también mórbida y, además, quería algo que yo tenía. Le di el cuento.

Traduction temporaire :
Je voulais me la faire. Elle était glauque, ok, mais jolie aussi, et en plus, elle attendait quelque chose que j'avais. Je lui donnai l'histoire.

Projet Julie – phrases 140--144

Me siento junto a ella. Estoy capturado por su cuerpo. No se qué va a suceder. La repentina torpeza de mis movimientos me impacienta. Mis manos se entumecen, siento que mis dedos son enormes y no puedo conducirlos.

Traduction temporaire :
Je m'assieds auprès d'elle. Je suis happé par son corps. Je ne sais pas ce qui va se passer. La maladresse soudaine de mes mouvements m'impatiente. Mes mains s'engourdissent, j'ai l'impression que mes doigts son énormes et que je ne peux pas les contrôler.

Projet Irène – phrases 122-123

De repente, todos le prestan atención como si fuese el gurú de alguna secta descifrando las verdades escondidas en el cosmos. Un santo de carne y plástico.

Traduction temporaire :
Brusquement, tous les regards se tournent vers lui, comme s’il s’agissait du gourou d’une secte en train de déchiffrer les vérités cachées du cosmos. Un saint de chair et de plastique.