lundi 10 décembre 2012

Entretien avec le traducteur (français/espagnol) Wenceslao-Carlos Lozano – par Nadia Salif

1) Nadia Salif. Comment êtes-vous venu à la traduction ?
Wenceslao-Carlos Lozano. Comme je suis espagnol, né au Maroc où j’ai vécu pendant vingt ans, élevé dans une école française, et que mes amis étaient de diverses nationalités, l’idée de la traduction m’est venue naturellement depuis tout jeune. De plus, en 1985, j’ai obtenu un diplôme (trois années d’études) en traduction par l’Université de Grenade et je suis professeur à la Faculté de Traduction de cette même université depuis 1989.

2) N. S. Quelle a été votre première traduction ? Qu'en pensez-vous aujourd'hui ?
W.-C. L. En 1984,  j’ai traduit mon premier roman (Adolphe, de Benjamin Constant) pour une importante maison d’éditions espagnole (Éditorial Cátedra, coll. Letras Universales). D’après la critique, la traduction était bonne, mais en traduction, on n’a jamais fini d’apprendre et d’améliorer ses compétences. Évidemment, si je devais retraduire ce texte aujourd’hui, il y aurait probablement des différences assez prononcées. Le fait est que j’ai réalisé postérieurement une thèse de doctorat (traductologique) sur cet auteur, dont j’ai d’ailleurs traduit et publié d’autres textes.

3) N. S. Choisissez-vous les textes que vous traduisez ?
W.-C. L. Cela m’est parfois arrivé, notamment pour Le serment des barbares, de l’algérien Boualem Sansal, un long roman très difficile que j’ai cherché à traduire parce que je tenais à me mettre à l’épreuve,  et je suis finalement arrivé à convaincre un éditeur aussi important qu’Alianza Editorial. Je dois vous avouer que je me sens fier du résultat. Je suis quand même « le traducteur espagnol » d’auteurs comme Yasmina Khadra, dont j’ai traduit une dizaine de livres depuis 2000. Ou de Max Gallo (neuf romans).

4) N. S. Exercez-vous ce métier à plein temps ?
W.-C. L. Non, je suis professeur d’université, critique littéraire et traducteur. J’ai quand même traduit une quarantaine de romans.

5) N. S. Comment voyez-vous le métier de traducteur aujourd’hui ?
W.-C. L. C’est une activité beaucoup mieux rémunérée en France qu’en Espagne,  parce que les tirages sont beaucoup plus limités ici. Pour vivre exclusivement de la traduction littéraire,  il faut en traduire une bonne flopée par an. Il m’est arrivé d’en traduire cinq en un an et je peux vous assurer que je n’ai pas eu une semaine de répit. Trop c’est trop, mais insuffisant pour nourrir son homme, à moins que l’on bâcle son travail, et c’est quelque chose qui ne m’intéresse pas du tout.

6) N. S. Lorsque vous rencontrez une difficulté, voire que vous êtes bloqué (inquiétude majeure des apprentis traducteurs), comment procédez-vous ?
W.-C. L. Il m’est arrivé de m’embourber dans un paragraphe pendant presque une journée, mais ce n’est pas habituel. Il faut se relaxer, se fier à son instinct littéraire, peut-être laisser de côté,  poursuivre son travail et attendre que l’inspiration se présente. Il faut dire que je suis traducteur de prose ; la poésie ou le théâtre présentent plus de problèmes en ce sens.

7) N. S. Quels sont les principaux outils que vous utilisez ?
W.-C. L. Les dictionnaires, et puis internet, Saint-Google (comme je l’appelle) : il faut savoir chercher,  et ce n’est pas toujours facile, surtout si on travaille avec des écrivains maghrébins et africains en général, qui incorporent souvent des termes autochtones sans en donner la traduction.

8) N. S. Quels rapports entretenez-vous avec les auteurs que vous traduisez ? Et avec les éditeurs ?
W.-C. L. Je consulte les auteurs vivants quand c’est nécessaire (Boualem Sansal, Rachid Boudjedra, Yasmina Khadra, Boubacar Boris Diop). Évidemment, avec Balzac ou Benjamin Constant ce n’est pas possible. Quant aux éditeurs,  le secret d’une bonne entente est de respecter le contrat,  de faire bien son travail,  de remettre en temps voulu,  etc. Il n’est pas nécessaire de se connaître personnellement, c’est même parfois contre-productif.

9) N. S. Quel est votre meilleur souvenir, en tant que traducteur ?
W.-C. L. Les mille et un moments où le traducteur se sent auteur à la fois que passeur. Le plaisir de la bonne écriture, savoir le plaisir que prendra le lecteur à lire quelque chose que personne d’autre n’aurait su exprimer aussi bien que soi. Des choses comme ça…

10) N. S. Y a-t-il un texte en particulier que vous aimeriez traduire ou que vous auriez aimé traduire ?
W.-C. L. Je m’en remets à la question nº 3. Évidemment, il y a des auteurs que l’on rêve de traduire. En ce qui me concerne, l’un d’entre eux est Amin Maalouf.

11) N. S. Le traducteur est-il pour vous un auteur ou un passeur ?
W.-C. L. Il est avant tout un passeur, bien sûr. Il n’empêche qu’il existe des états de grâce et d’empathie où il va plus loin. Le texte porte sa griffe, son label, ce qui n’empêche pas la transparence de sa traduction.

12) N. S. Partagez-vous l'avis de ces traducteurs qui se décrivent avant tout comme des petits artisans ?
W.-C. L. Et pourquoi pas ? Il n’y a aucune honte à se sentir artisan, petit ou pas. Chacun se reconnaît à sa façon,  et dans ses propres termes, dans son travail.

13) N. S. Traduire a-t-il fait de vous un lecteur différent ? Et si oui, quel lecteur ?
W.-C. L. Le traducteur est sans doute un lecteur privilégié, il est aussi bien à table qu’à la cuisine. Mais c’est aussi un écrivain différent. La traduction améliore beaucoup son propre style, quoique certains peuvent penser le contraire.

14) N. S. Quel(s) conseil(s) pourriez-vous donner à un(e) apprenti(e) traducteur(trice) ?
W.-C. L. Je ne suis pas un bon donneur de conseils. Il faut qu’il aime ce qu’il fait, qu’il aime l’expression littéraire, la créativité, qu’il respecte son auteur quant à la fidélité, et qu’il se respecte lui-même quant à sa propre capacité de s’exprimer.

dimanche 9 décembre 2012

Projet Nancy – phrase 17

El silencio, era lo más terrible y lo que más le dolía; el silencio era el no ruido, lo contrario que era él, que era todo el ruido y a él lo aterrorizaba ese silencio, el silencio era la muerte y no la vida, la pólvora era la vida, toda la vida, y los hombres, acostumbrados al sosiego y la oscuridad, buscaban maneras de aniquilarlo para siempre, sin saber que el silencio era lo más peligroso para él y lo que más temía.

Traduction temporaire :
Le silence, c'était ce qu'il y avait de plus terrible et ce qui le faisait le plus souffrir ; le silence, c'était le non bruit, le contraire de ce qu'il était lui, car il était tout le bruit et ce silence le terrorisait ; le silence, c'était la mort et non la vie ; la poudre, c'était la vie,  toute la vie ; et les hommes, habitués au calme et à l'obscurité, cherchaient le moyen de l'anéantir pour toujours, sans savoir que le silence, c'était ce qu'il y avait de plus dangereux pour lui et ce qu'il craignait le plus.

Les Pikimachay – phrases 197-200

Eso desató nuestras carcajadas que rápidamente pasaron a convertirse en burlas. ¡Estás loco huevón! ¡Pemaste, Mamey, petaste! Y no paramos en varios minutos.

Traduction temporaire :
Ça a déclenché notre hilarité,  qui s'est vite muée en moquerie. T'es fou, mon salaud ! Ben faut pas se gêner, Mamey, faut pas se gêner ! Et on s'est pas arrêtés, ça a duré plusieurs minutes.

Projet Elena – phrases 181-184

¿De verdad pensaste que te lo podías levantar con mails ingeniosos? Sos tan corta que no podés ver lo patética que sos. Cuando te reís parecés down. Hasta tu mamá está más buena que vos.

Traduction temporaire :
Tu croyais vraiment que tu pouvais le séduire rien qu'avec tes mails pseudo-drôles ? Tu es sotte au point de ne pas remarquer que tu es pathétique. Lorsque tu ris, on dirait une trisomique. Même ta mère est plus séduisante que toi.

Projet Elena – phrases 178-180

Admití que no gusta de vos. Le parecés feo. Lo único que ve es tu pelada. A ella le gusta la pija, chiquito, ¿sabés qué hace con los regalitos que le hacés?

Traduction temporaire :
Admets que tu ne lui plaît pas. Qu'elle te trouve moche. Qu'elle voit chez toi uniquement ton crane chauve. Elle, mon petit, elle aime la bite. Tu sais ce qu'elle en fait des tes petits cadeaux ?

Projet Elena – phrases 176-177

La que está inquieta todo el día porque tiene parásitos intestinales que se le quedan pegados a la bombacha. El que tiene marcas violetas en la mano porque se muerde cuando está angustiado.

Traduction temporaire :
Le message à celle qui est stressée à longueur de journée parce qu'elle a des parasites intestinaux qui restent collés au fond de sa culotte. Et à celui qui se fait des marques violettes dans la main à force de la mordiller quand il angoisse.

Projet Sonita 5 – phrase 3

En la Sara te prestan las muestras de los perfumes para que te los rocíes y los huelas. 

Traduction temporaire :
Au moins, chez Sara, on peut sentir les échantillons de parfum qu'ils mettent à disposition et s'en asperger.

Projet Nadia 2 – phrase 41

Volvió a la página que estaba abiertarecansado de los recodos y repliegues y, recovecos y refrotes de lo remanoseado, leyó el poema y cerro el libro.

Traduction temporaire :
Elle revint à la page ouverte, refatigué des recoins et des replis et des recourbements et des refrottements de ce qui a été retripoté, elle lut le poème et ferma le livre.

Projet Nadia 2 – phrase 40

Al lado del plato,  había un libro abierto, en su tapa, Encarna reconoció el nombre del poeta del que hablaba por la radio.

Traduction temporaire :
À côté de son assiette, il y avait un livre ouvert ; sur la couverture, Encarna lu le nom du poète dont il parlait à la radio.

Projet Perrine – phrases 28-30

Aunque he tratado de explicármelo, aun ahora no logró dar razón a mi silencio. No le dije nada. Dejé que se vistiera y se despidiera de mí con un beso tierno.

Traduction temporaire :
Bien que j'aie essayé de trouver une explication, même aujourd’hui je n’arrive pas à voir de raison à mon silence. En effet, je ne lui dis rien. Je la laissai se rhabiller et prendre congé avec un tendre baiser.

Question de culture – par Elena


¿Qué son las GLOSAS EMILIANENSES?

Algunas respuestas:
(power point très bien fait à droite):

Un ejemplo:

¿Quién era Emiliano?

Definición de la terminología:

Un estudio interesante:

vendredi 7 décembre 2012

Projet Elena – phrases 174-175

La que meó en otro tacho de basura porque todos los baños estaban ocupados. El que tiene que proponer telos porque todavía vive con la madre.

Traduction temporaire :
Celui à quelqu'un qui avait pissé dans une poubelle parce que les toilettes étaient occupées. Encore un au gars obligé de proposer d'aller dans des hôtels de passe parce qu'il habite avec sa mère.

Projet Elena – phrases 172-173

Como si mi cuenta estuviera ebria y con crédito infinito durante una noche de resentimiento. El que tomó agua de una botella que estaba tirada en el tacho de basura.

Traduction temporaire :
Le message à la personne qui a bu dans une bouteille d'eau récupérée dans la poubelle.

Projet Elena – phrases 170-171

Algunos son sólo insultos a mis contactos, gratuitos pero bien razonados, en alguna medida justos. Pero también están las miserias.

Traduction temporaire :
Quelques-uns se résument à des insultes à l'encontre de mes contacts, gratuites mais bien pensées et justes, dans une certaine mesure. Mais il y a aussi les vacheries.

Entretien avec la traductrice (Hébreu/Français) Laurence Sendrowicz – par Manon Tressol

Laurence Sendrowicz est traductrice littéraire et théâtrale de l’hébreu vers le français. Une partie de son travail est consacrée à la traduction et à la promotion en France de l’auteur Hanokh Levin.

1. Manon Tressol. Vous êtes traductrice littéraire et théâtrale : comment êtes-vous venue à chacune de ces deux activités ?
Laurence Sendrowicz. Je suis venue à la traduction théâtrale au moment de mon retour en France, après 13 ans passés en Israël où j’ai fait des études dans une école supérieure de théâtre et où j’ai travaillé comme comédienne. Connaissant Jacques Nichet, j’ai pu intégrer le tout nouveau comité hébreu de la Maison-Antoine-Vitez et dans ce cadre, nous avons proposé de commencer à traduire des pièces de Hanokh Levin – auteur dont je connaissais l’œuvre (et le génie) grâce à mon séjour en Israël. C’est à ce comité que j’ai rencontré Jacqueline Carnaud,  qui était elle-même depuis des années une grande traductrice (d’anglais, mais hébraïsante) et elle m’a proposé de traduire en duo un roman policier israélien. C’est en travaillant avec elle que j’ai tout appris sur la traduction littéraire et je souhaite à tout futur traducteur une telle école ! Pour ce qui est de la traduction théâtrale, mon expérience de comédienne m’a énormément aidée – d’ailleurs, je dis souvent que je traduis avec mes pieds, c’est-à-dire toujours en imaginant les scènes incarnées – ainsi que le fait que je suis moi-même auteur de théâtre,  et donc que je ne cesse de m’interroger sur l’écriture théâtrale.

2. M. T. Exercez-vous ce métier à plein temps ?
L. S. Oui, il m’arrive aussi de faire quelques « incursions » pratiques dans le théâtre, mais je vis de la traduction.

3. M. T. Quelles distinctions existent, selon vous, entre la traduction littéraire et la traduction théâtrale ?
L. S. Plus j’y réfléchis, moins j’en trouve dans la première partie du travail, c’est-à-dire le travail à la table. Je pense qu’en littérature ainsi qu’en théâtre, il faut respirer avec l’auteur et visualiser les scènes – que ce soit un roman ou une pièce,  en ce qui me concerne, je vois des images et je cherche à me caler sur le rythme intérieur de l’auteur. En revanche, ce qui est très différent, c’est qu’un texte théâtral est, de mon point de vue, fait pour être d’abord et avant tout porté sur une scène. Et donc, à partir du moment où la version « solitaire » existe,  j’estime indispensable de la confronter, encore et encore, au plateau. Le théâtre étant du spectacle vivant il m’arrive de modifier tel ou tel mot/réplique d’un texte déjà publié,  déjà joué…

4. M. T. Quels sont ou quels ont été vos rapports avec les auteurs que vous traduisez ?
L. S. Tout dépend. Avec Levin, j’ai eu peu de rapport, il est mort trop vite ! J’étais subjuguée par lui, et il était assez réservé, mais nous avons suffisamment échangé pour que je comprenne la marge de manœuvre qu’il était prêt à me laisser – là encore, pour lui, l’ultime test était l’efficacité du plateau. Cela me sert aujourd’hui encore. Pour les autres auteurs, mes rapports sont, pour la majorité, excellents. Dans le respect mutuel. Si cela n’était pas le cas, je pense que j’aurais du mal à faire une bonne traduction. À faire une traduction tout court !

5. M. T. Quels sont vos rapports avec les metteurs en scène, les comédiens ou, de manière plus large, avec les compagnies qui jouent les pièces que vous traduisez ?
L. S. Idem. De plus, tous les metteurs en scène désireux de monter du Levin sont obligés, s’ils veulent les droits, de me rencontrer au moins une fois. Et je demande souvent à venir aussi tout au début des répétitions, mais cela n’est pas toujours possible, surtout quand les compagnies sont en province et vu mon emploi du temps. En général cela se passe très bien, il y a certains metteurs en scène qui me demandent d’être présente sur plusieurs jours, et bien sûr, s’instaure un dialogue permanent.

6. M. T. Votre propre expérience de comédienne, metteuse en scène et d’auteur de théâtre a-t-elle une influence sur votre manière de traduire ?
L. S. Mon expérience de théâtreuse induit totalement ma manière de traduire... même de la littérature ! Petite précision : j’ai mis en scène un seul spectacle, cela ne fait pas de moi un metteur en scène.

7. M. T. Quels sont les principaux outils que vous utilisez pour traduire ?
L. S. Un dictionnaire Hébreu/hébreu en ligne, le dictionnaire du CNRTL et Google et j’essaie aussi d’avoir des « indics » capables de me donner des précisions « vécues » quand il s’agit de traduire des textes qui ont pour toile de fond des mondes que je ne connais pas toujours de l’intérieur.

8. M. T. Lorsque vous rencontrez une difficulté, voire que vous êtes bloquée (inquiétude majeure des apprentis traducteurs), comment procédez-vous ?
L. S. Il n’y a aucune formule magique. Parfois je laisse tomber et j’attends que quelque chose se passe, parfois je m’acharne jusqu’à ce que je trouve quelque chose... mais à vrai dire, je suis rarement complètement bloquée. Il m’arrive souvent de ne pas être satisfaite, mais comme je travaille par « couches » successives, un peu comme un sculpteur, je taille, je taille et… j’espère qu’à la fin,  ça prendra forme.

9. M. T. Quel est votre meilleur souvenir, en tant que traductrice ?
L. S. Je ne sais pas trop… chaque fois que j’entends du Levin sur scène et que c’est bien monté, c’est merveilleux… Alors, disons que j’étais récemment à l’Aquarium pour voir (montée pour la première fois) La Putain de l’Ohio que j’ai traduit il y a quelques années, dans une mise en scène de Laurent Gutmann et que tout dans ce spectacle sert tellement le texte, l’auteur, le théâtre, que je peux dire que c’est mon meilleur souvenir.

10. M. T. Et le moins bon ?
L. S. La fois où un auteur que j’ai traduit et qui ne connaît pas un mot de français, m’a fait des réflexions et des propositions sur ma traduction.

11. M. T. Le traducteur est-il pour vous un auteur ou un passeur ?
L. S. Les deux.

12. M. T. Comment voyez-vous le métier de traducteur aujourd’hui ?
L. S. Il me semble que nous existons un peu plus aux yeux du public et des médias, mais la route est encore bien longue. Ce travail reste une école d’humilité.

13. M. T. Traduire a-t-il fait de vous une lectrice différente ? Et si oui,  quelle lectrice ?
L. S. Oui et non. Je suis et je reste une lectrice invétérée de romans, j’ai toujours fait attention au style mais j’y suis encore plus sensible à présent. De plus, je choisis une partie de mes lectures  en fonction de ce que je traduis, ce qui, parfois, m’amène à lire (je parle de la lecture plaisir, qui m’est vitale) des livres que je n’aurais pas lus.

14. M. T. De même, traduire a-t-il changé votre regard sur le théâtre ? Et si oui, de quelle manière ? 
L. S. Non. Ce qui a changé mon regard sur le théâtre, c’est de traduire Hanokh Levin. De savoir que l’on peut écrire ainsi, ça vous bouscule tout le temps.

15. M. T. Quel(s) conseil(s) pourriez-vous donner à un(e) apprenti(e) traducteur(trice) ?
L. S. Je ne suis pas pédagogue, donc il m’est difficile de donner des conseils utiles. Je parlerai donc de ce que Jacqueline Carnaud m’a apporté à mes débuts, c’est-à-dire qu’elle m’a appris la rigueur, la cohérence dans les choix… et privilégier toujours le plaisir de lecture dans la langue cible – mais cela n’engage que moi.

Projet Céline 2 – phrases 165-168

En esa época las cosas no eran fáciles para una mujer separada. El divorcio ni siquiera era legal. Además, él era el que más había sufrido. Mantener el secreto para proteger a Leonor había sido demasiado difícil. 

Traduction temporaire :
À cette époque-là, la vie n’était pas facile pour une femme séparée. Le divorce n’était même pas légal. Du reste, c’était lui qui avait le plus souffert. Garder le secret pour protéger Leonor avait été trop difficile.

Projet Céline 2 – phrases 162-164

Hasta entonces tenía que mantenerse dentro de los límites de la misma pura, perfecta y continua idea. Ahora que lo analizaba bien, había hecho lo correcto. Los chicos todavía no habían cumplido diez años y Leonor no trabajaba ni tenía cómo mantenerse.

Traduction temporaire :
D'ici là, il devait se maintenir à l’intérieur des limites de la même idée, pure, parfaite et immuable. Maintenant qu’il analysait bien la situation, il concluait qu’il avait fait ce qu’il fallait : les garçons n’avaient pas encore dix ans et Leonor, sans emploi, ne pouvait pas subvenir à ses besoins.

Projet Céline 2 – phrase 161

El valor de todos los sermones que había escuchado en su vida se jugaba en ese último pensamiento; la profundidad de cada una de las asanas que había intentado iba a ponerse en discusión cuando el gusano viniera por su neurona. 

Traduction temporaire :
La valeur de tous les sermons qu’il avait entendus au cours de sa vie se jouait dans cette dernière pensée ; la profondeur de chacun des asanas qu’il avait essayé de réaliser serait débattue quand l’asticot s’approcherait de son neurone.

Les Ollantay – phrases 245-252

I'm lying on the bed,
crown jewels on my head.

Luego de un minuto de estar sentados en silencio le dije, aburrido.
–Y ahora, ¿ cuál es el plan ?
Alexa voltea y me mira con los párpados caídos y una sonrisa narcótica. Se acerca a mi oído y me dice:
–Lo que venga. Me han dejado la casa sola.

Traduction temporaire :
I'm lying on the bed,
crown jewels on my head.

Au bout d'une minute à rester assis en silence, je lui lâche, lassé d'attendre :
— Et maintenant, c’est quoi le plan ?
Alexa se retourne et me regarde, les paupières tombantes,  un sourire narcotique aux lèvres. Elle s’approche de mon oreille et me répond :
— Ce qui se présente. J'ai la maison pour moi toute seule.

Les Ollantay – phrase 239-244

Come into my window,
it's open every night,
that's where I'll be waiting,
I'll keep off all the lights.

Alexa se da media vuelta sonriendo satisfecha con los ojos entrecerrados. Parece no darse cuenta de mi presencia. Se acerca al sillón y se desparrama sobre él con los ojos cerrados. Sigue la canción con el movimiento de sus labios pero sin producir sonido, como si estuviera rezando.

Traduction temporaire :
Come into my window,
it's open every night,
that's where I'll be waiting,
I'll keep off all the lights.

Alexa fait volte-face, un sourire satisfait sur le visage, les yeux mi-clos. Elle ne paraît pas se rendre compte de ma présence. Elle s’approche du fauteuil et s’y affale, les yeux fermés, à présent. Elle suit la chanson en bougeant les lèvres, sans produire aucun son, comme si elle priait.

Les Ollantay – phrases 236-238

Se sostiene haciendo equilibrio sobre su pierna izquierda cuya pantorrilla acaricia suavemente con la pierna derecha. Una línea de bajo comienza a sonar implacable y sincopada. Le sigue una cadencia de batería lenta y contundente y una sedosa voz de mujer que canta:

Traduction temporaire :
Elle se tient en équilibre sur sa jambe gauche, se caresse doucement le mollet avec la jambe droite. On commence à entendre une ligne de basse,  implacable et syncopée, suivie d'une cadence de batterie, lente et percutante, puis d'une voix féminine soyeuse qui chante :

Projet Hélène / Audrey – phrases 48-50

A la mañana siguiente, Sergio se levantaba a la madrugada, se hacía unos mates y antes de partir en la bicicleta de carrera hacia la obra, hablaba con Martín. Le decía:
- Portate bien. Vengo a la tarde.

Traduction temporaire :
Le lendemain, Sergio se levait à l’aube, buvait quelques matés et, avant de prendre son vélo de course pour se rendre sur le chantier, il avertissait Martín :
— Sois sage. Je rentre ce soir.

Projet Hélène / Audrey – phrases 45-47

- Callate o te hago cagar - decía Sergio.
Pero cuando apagaba la luz, el perro volvía a gemir. Sergio tenía que dormir con la luz prendida, tapándose la cabeza con la almohada, porque al Rey de la casa le daba miedo la oscuridad.

Traduction temporaire :
- Ferme-la ou je t’en colle une – grommelait Sergio.
Et rebelote, dès qu’il éteignait, le chien se remettait à gémir ! Sergio devait donc dormir la lumière allumée, la tête cachée sous l’oreiller, juste parce que Monsieur avait peur du noir.

Projet Hélène / Audrey – phrases 42-44

El perro molestaba a todas horas. Cuando Sergio se acostaba y apagaba la luz, el perro empezaba a llorar. Sergio prendía la luz y el perro se callaba.

Traduction temporaire :
Le chien le dérangeait à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Quand Sergio se couchait et éteignait la lumière, l’animal se mettait à pleurer. Quand Sergio rallumait, il se taisait.

Le Cuttlas du jour


Les Pikimachay – phrases 193-196

Su expresión cabizbaja que apuntaba al vaso era la de la vergüenza. Cuando levantó su rostro para mirarnos notamos que se había sonrojado. Bebió lo que quedaba de trago y dudando, luego de posar su mirada en cada uno de nosotros, en una frase entrecortada, dijo:
–Puta, sentí rico, como si me la hubiese tirado.

Traduction temporaire :
Sa posture, tête baissée dans son verre, était celle de la honte. Quand il releva le visage pour nous regarder, nous remarquâmes qu'il était tout rouge. Il but ce qu'il restait de sa boisson d'un trait et, après avoir détaillé chacun de nous, il lâcha une phrase entrecoupée, hésitant :
— Putain, c’était bon, comme si je me l’étais tirée.

Projet Joachim – phrases 24-25

-Debo confesarte algo,  padre; tanto mi hermano como yo hemos tenido tu amor y tu odio.
-No te comprendo… Nunca le he demostrado la más mínima muestra de cariño.

Traduction temporaire :
— Je dois t'avouer quelque chose, père ; nous avons eu, mon frère comme moi, autant ton amour que ta haine.
— Je ne te comprends pas… Je ne lui ai jamais manifesté la moindre preuve d'affection.

Projet Jennifer –titre + phrases 1-2


« Dueños del mundo »

—Tiene que ser un gato color café —dijo doña Sara, con autoridad y decisión—. De lo contrario, no servirá de nada — concluyó.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Intégration d'une nouvelle recrue dans l'équipe tradabordienne

Nous accueillons Jennifer Mouele, étudiante à l'Université de Lyon 3. Elle participera à notre projet « Lectures d'ailleurs » avec un texte du Péruvien Christian Reynoso, « Dueños del mundo ».

Bienvenue à bord !

Publicado en:
— Revista Pez de Oro Nro 11—12. Puno, noviembre 2006

— www.escritorescontemporaneos.blogspot.com

Christian Reynoso. Escritor y periodista peruano. Ha publicado la novela “Febrero lujuria” (2007), y el libro de relatos “Los testimonios del manto sagrado” (2001). Además, diversos cuentos en revistas y blogs. En el ensayo periodístico ha publicado: “Látigo del Altiplano” (2002) y “El último Laykakota” (2008), biografías de los personajes puneños Samuel Frisancho y Francisco Montoya. El 2013 publicará su siguiente novela titulada “Santificado sea su nombre”. Reside en Lima. Actualmente es editor periodístico de la Asociación SER y cursa la Maestría de Literatura Hispanoamericana de la Pontificia Universidad Católica del Perú.


***

« Dueños del mundo »


—Tiene que ser un gato color café —dijo doña Sara, con autoridad y decisión—. De lo contrario, no servirá de nada — concluyó.
Al otro lado del teléfono, desde New York, Patricio añadió que por supuesto tenía que ser un gato color café y además de diez años.
¿Dónde encontrarlo? Ese era el problema. No tenían la menor idea. Tampoco lo buscarían de techo en techo y menos, se darían el trabajo de visitar los albergues de animales. Fue entonces que Aguirre, amigo de ellos, les recomendó poner un aviso en el periódico. Ensayaron varios textos hasta quedar conformes con uno. El publicado fue el siguiente:


SE COMPRA UN GATO DE COLOR CAFÉ Y DIEZ AÑOS DE EDAD
Buena salud (Indispensable)
Se paga desde $ 50.00
Dirigirse a Pablo Sexto H —10 de 1 a 5 de la tarde el día viernes

Cumplido el plazo, se presentaron treinta y siete ofertas de gatos. Patricio llegó desde New York para la selección. La sala donde recibieron a los gatos y a sus dueños se llenó de ronroneos, maullidos y murmullos. Cada quien pretendía vender a su gato a costa de convincentes e inteligentes argumentos.
Después de una larga y difícil deliberación, doña Sara y Patricio, ayudados del incondicional Aguirre, se decidieron finalmente por dos gatos. El uno, flaco y de pelaje fino; el otro, gordo, bigotón y de pelaje ordinario.
En la noche les dieron abundante agua y trozos de sardina. Luego, con paciencia de relojero, los hicieron dormir haciéndoles suaves caricias en las orejas.
Al día siguiente, desde muy temprano, doña Sara puso en práctica sus buenos oficios culinarios. Patricio destapó una botella de cogñac y esperaron la hora del almuerzo. El plato de fondo fue gato al horno con ensalada mixta.
Aguirre fue el invitado de honor. 


***


Momentos después que Franco Hinojosa vendió a Gaitán, su gato, gordo y bigotón, sintió un enorme vacío. Primero en el estómago y luego en el corazón. Había razón: lo quería pero también necesitaba el dinero. Los 70 dólares que recibió y que ahora llevaba en el bolsillo le servirían para concretar uno de sus proyectos más anhelados.

Lo único que le molestaba era no haberse enterado cuál sería el destino del gato. Era extraño que los compradores pagaran tanto dinero, a pesar de ser un gato ordinario. Al preguntarles, no quisieron dar mayores detalles. Le respondieron que las preguntas no estaban permitidas.
—Nosotros pagamos y usted no pregunta —le dijeron—. Y si no está de acuerdo, ha sido un gusto y hasta luego.
Ni modo, se dijo Franco Hinojosa. Necesitaba el dinero. Por último, la más perjudicada sería su sobrina Gabriela, que esos días terminaba de pintar un cuadro en el que Gaitán hacía de modelo. Sabía que ella pondría el grito en el cielo y le reclamaría no haberla informado con anticipación; pero no importaba, él estaba seguro que había hecho lo correcto. Era justo y necesario.
Con ese dinero podría pagar tres avisos seguidos en el periódico más leído de la ciudad, anunciando la venta de su casa. PRECIO RAZONABLE Y BUENA UBICACIÓN, hizo anotar en la segunda línea; y en la tercera, más grande, el número telefónico al que los interesados podrían llamar.
Una vez vendida la casa y con dinero de sobra, tramitaría sus papeles para salir del país. Quería vivir en una ciudad de Centro América y allí tendría todos los gatos que quisiera porque de todas maneras debía remediar la pérdida de Gaitán.
La casa, como decía el aviso, efectivamente gozaba de una buena ubicación. No sufría de malestar vehicular y el supermercado quedaba a pocas cuadras. Además, estaba vacía. Apenas en el primer piso había un teléfono y un colchón en el que dormía Franco Hinojosa. Hacía poco, Gaitán había sido otro de los ocupantes pero ahora era parte del pasado.
Después de haber cancelado los tres avisos en el periódico, Franco Hinojosa regresó a su casa. Una vez allí se acomodó en el colchón, con el teléfono cerca, dispuesto a contestar las llamadas que recibiría. Entonces pasaron dos y tres días y luego, dos y tres semanas, hasta cumplirse un mes, sin que nadie llamara. Franco Hinojosa quedó seco de sed y muerto de hambre.
En uno de esos días, cuando la situación no podía ser peor, recibió la visita de su sobrina pintora. Gabriela entró alegre y efusiva, diciéndole que lo había estado llamando por teléfono para darle una buena noticia: se iba al Brasil; pero que todas las veces que llamó sólo contestó el tonito que indicaba teléfono fuera de servicio.
—Y claro... —continuó Gabriela, entregándole un papel—. Si desde hace un mes que no pagas la cuenta. ¿Te has olvidado, acaso? —preguntó—. El recibo estaba allí, debajo de la puerta.


***


Por fin, a tanta insistencia, firmaron el papel que le autorizaba la visa de residencia en el Brasil. Gabriela tendría ahora tres semanas para alistar sus maletas, despedirse de los amigos, terminar de pintar unos cuadros y ver que su tío Franco quedara en buenas manos. Los últimos días había sufrido un colapso nervioso.
Gabriela hubiera querido llevarse a Gaitán, el gato del tío, pero había sido vendido a unas extraños compradores que pagaron una suma considerable de dinero, a pesar de que no era un gato fino aunque sí simpático. Por eso, el día que Franco le dijo que Gaitán no estaría más con ellos, se quedó con los crespos hechos. No podría terminar de pintar Los gatos borrachos. Cuadro que tenía como modelo principal a Gaitán. Puso el grito en el cielo y luego, resignándose, guardó el lienzo. Mejor se dedicaría al cuadro de las prostitutas de la calle Tristán.
A pesar de todo no podía quejarse. Las cosas estaban saliendo bien los últimos meses. Había obtenido la visa e incluso recibió la llamada de un comprador, de apellido Aguirre, que había visto uno de sus cuadros —el de los mimos— en una exposición, y que estaba interesado en adquirirlo.
—Por supuesto —respondió ella—. Tendremos que hablar de precios.
Sabía que si concretaba la venta, el dinero le caería a pelo. Mientras más ingresos, estaría mejor en el Brasil.
A los dos días concertaron una cita. Gabriela lo invitó a su taller. Aguirre admiró y elogió sus cuadros. Dijo que el de los mimos le gustaba de manera especial porque le traía recuerdos de la infancia. Lo pondría en el lugar más vistoso de su oficina y estaba dispuesto a pagar lo que ella pidiese. Gabriela puso su mejor sonrisa y terminaron en un buen acuerdo. Aguirre salió contento con el lienzo y Gabriela recibió más dinero de lo que esperaba.
Llegado el día de su viaje, muy temprano recibió una llamada. Era su amiga Azucena que le decía que su tía había fallecido y que por favor le prestara su vestido negro. Lo necesitaba para ir al entierro. Gabriela le dio las condolencias y en la siguiente media hora le llevó el vestido.

—Quédatelo —le dijo al entregárselo.

—Sólo lo quiero para hoy —contestó Azucena. —No te preocupes, sabes que hoy me voy del país.
—Gracias amiga. Te lo agradezco mucho.
Se despidieron con un fuerte abrazo. En seguida, Gabriela tomó un taxi rumbo al aeropuerto. Luego de constatar el itinerario del vuelo, estuvo sentada dos horas en la sala de espera número siete. La impaciencia y la emoción la invadían. Pensó en todo lo que haría. Primero pasaría un tiempo en las playas de Porto Alegre y luego se instalaría en Sao Paulo. Allí empezaría una nueva vida y un nuevo concepto de creación pictórica con las costumbres y tradiciones que conocería y aprendería de aquel país.
De pronto, por los altoparlantes anunciaron que los pasajeros de la sala siete verificaran sus papeles en el counter para luego abordar el avión. Todos hicieron lo propio. Gabriela también. Cuando llegó su turno, entregó el pasaporte y los documentos necesarios.
—Espere un momento —le dijeron, amablemente.
Verificaron en las computadoras. A los dos minutos le informaron que no podría salir del país. Ahí mismo, vino un agente de seguridad y la condujo a una oficina. La hizo sentar en una silla.
—Espere, por favor.
Gabriela quedó muda. No entendía qué pasaba. Esta contrariedad, imprevista, le cortó el habla. No sabía qué decir ni qué hacer. Sólo estaba segura de que se trataba de un error.
Pasaron veinte largos minutos y por fin alguien apareció. No era el agente de seguridad sino un señor alto y de traje oscuro. Gabriela lo reconoció al instante. Era el hombre que le había comprado el cuadro de los mimos. ¿Qué apellidaba? ¿Qué apellidaba? Aguirre, recordó.
—Disculpe señorita —dijo el hombre—. Hemos cometido un error con sus papeles. Esperamos no haberle causado inconvenientes —empezó a darle una serie de explicaciones.
Cuando Gabriela salió de la oficina no pudo contener las lágrimas. Había sucedido un error de homonimia con su nombre.
El avión había partido sin ella.

***


Aguirre a sus cuarenta y cinco años se tiró la gran borrachera de su vida, después de haber almorzado gato al horno con ensalada mixta, en la casa de unos amigos. Fue tal la borrachera que no pudo pararse de la silla sino hasta después de dormir un par de horas. Cuando despertó tampoco pudo. La cabeza le daba vueltas y los efectos de las botellas de cogñac seguían presentes. Tuvieron que levantarlo entre dos, muy a pesar de todas las groserías que dijo. Después de tenerlo en pie, llamaron a Leonor, su amante, para que lo llevara a descansar.

—¡Hombre! —dijo cuando lo vio—. ¡¿Hasta qué extremos tomas?! ¡Es el colmo!
Pero Aguirre, ensimismado en su maravilloso mareo, apenas escuchó. Las voces le venían lejanas y llegaban a su cerebro como ecos disparejos. Sin embargo, lo que sí pudo sentir y reconocer, fue el olor de Leonor: a miel y limón.
Lo subieron a un taxi. Leonor fue al lado del conductor, y él, en el asiento de atrás. Apoyó su cabeza en el espaldar y luego de intentar diferentes posturas, logró acomodarse a sus anchas.
—Leonor, Leonor —logró balbucear—. ¿A dónde vamos?
—¡No fastidies, hombre! —respondió ella—. ¡Duerme de una vez!
Las últimas palabras de Leonor retumbaron en la inconciencia de Aguirre. Duérmete de una vez, duérmete de una vez, duérmete de una vez... En ese continuo tamborileo verbal Aguirre quedó dormido. Antes de que su mente estuviera en negro, tuvo repentinas imágenes: se vio abrazando a Leonor por la cintura y luego desnudándola lentamente. Después le mordía una oreja, le acariciaba los senos y le hacía el amor.
Al día siguiente, cuando Aguirre despertó, lo primero que salió de su boca, fue un grito de terror y angustia.
—¡Por la puta madre! —gritó, muy peruanísimo y cerró los ojos.
En el asiento de adelante del taxi, Leonor dormía apoyada en el pecho del conductor. Estaba desnuda y él la abrazaba por la cintura.
Ambos roncaban de placer.


***


Se cumplían ocho días del entierro de Leonor. Había sido asesinada en circunstancias poco claras aunque los vecinos más cercanos aducían que se había tratado de un crimen pasional.

Azucena, la sobrina de Leonor, seguía sentada en un sillón de la sala, donde se había levantado la capilla ardiente. Una capa de polvo cubría su vestido negro. Sus piernas estaban recogidas y sus ojos, todavía llorosos, se veían confundidos en el limbo de la soledad que ahora le tocaría vivir, sin la tía Leonor.
Había sido como su madre. Aún recordaba los momentos cuando tía Leonor salía todas las mañanas al huerto a recoger los huevos de la codorniz y de la gallina japonesa que criaba con mucho empeño. Aunque no tanto, como el que ponía en las legumbres que sembraba: espinaca, lechuga, acelga, hierba luisa y repollo. Azucena la miraba desde la ventana de su habitación y era feliz. Pero ahora, esos momentos nunca más volverían a repetirse. Lo había entendido hacía ocho días desde que se sentó en el sillón de la sala. Y seguía ahí, desde entonces, pensando y pensando en su nueva vida sin tía Leonor.
Apenas recordaba que el día del entierro, luego de despedir a la gente en el panteón, regresó a su casa y cerró la puerta con llave.
Luego, abrió el estante prohibido y sacó también las pastillas prohibidas de Leonor. Preparó un vaso con agua y las bebió. Todavía dio un paseo por el huerto hasta regresar a la sala y sentarse en el sillón con las piernas recogidas.
Después de ocho días, cuando los vecinos entraron a la casa por la fuerza, preocupados por su ausencia, la encontraron en la misma posición. Su cadáver empezaba a oler mal y una capa de polvo cubría su vestido negro. Sus ojos, todavía llorosos, se veían confundidos en el limbo que ahora viviría sin la tía Leonor.

FIN

Entretien avec la traductrice Alice Gallori – par Kévin Cipollini

Diplômée de l'ESIT et membre de la SFT, de l'ATLF et de l'AAE ESIT, Alice Gallori est traductrice « technique » ; elle travaille à partir de l'italien, de l'anglais et de l'espagnol vers le français.

Comment êtes-vous venu à la traduction ?
Quand j’étais au lycée,  ce choix de métier m’a semblé « logique », vu que j’étais bilingue avec l’italien et le français. Il me semblait que ça allait être extrêmement facile. Avec le temps, j’ai changé d’avis sur la profession, puisque les compétences rédactionnelles dans la langue vers laquelle on traduit (dans mon cas, le français) sont en réalité aussi, voire plus, importantes que la connaissance étendue d’une langue étrangère (même si, bien sûr, il est impossible d’être traducteur si on ne connaît pas de langue étrangère !). Mais j’avais démarré des études dans le domaine et j’ai découvert que j’aime la traduction, tout simplement.

Vous vous êtes plutôt consacrée à la traduction technique, est-ce par choix ?
Oui et non. Disons qu'une fois que j’ai pris conscience du talent nécessaire pour traduire des romans ou des essais (si on veut traduire Tolkien, par exemple), j’ai exclu de devenir traductrice littéraire. Mais la traduction pragmatique en freelance permet aussi de travailler sur des projets où la rédaction est très importante,  ce qui est aussi agréable, et un freelance peut aussi travailler pour l’édition,  ce qui m’est déjà arrivé.

Travaillez-vous pour votre propre compte ou au sein d’une entreprise ?
Je travaille à mon compte, plus précisément sous le statut d’auto-entrepreneur.

Choisissez-vous les textes que vous traduisez ?
Oui et non. Bien entendu, ce sont mes clients qui me proposent des textes en fonction de leurs besoins, donc je n’ai pas de contrôle majeur de ce sur quoi je vais travailler. Par contre, je peux opérer une sélection à l’intérieur de ce que l’on me propose,  par exemple en refusant des textes sur lesquels je ne suis pas à l’aise à cause du domaine, du type de rédaction ou du délai. Je ne suis donc pas non plus obligée de travailler sur tel ou tel texte (dans la mesure où les impératifs économiques le permettent, bien sûr).

Quel est votre rythme de travail ? Comment se déroule pour vous une journée type ?
Impossible de répondre à cette question : le propre du libéral,  c’est de ne pas avoir de journée type. Par exemple,  en période de creux, on peut avoir très peu de travail et en profiter pour faire autres chose (démarcher des clients, prendre l’air), puis on enchaîne avec une semaine horriblement chargée pendant laquelle on ne met pas le pied dehors et on ne mange que des nouilles instantanées.

Quels sont vos clients les plus récurrents ?
Dans mon cas, surtout des agences de traduction, avec des clients directs ponctuellement.

Comme vous travaillez dans divers domaines de spécialité, y en a-t-il un que vous affectionnez tout particulièrement ? Pourquoi ?
Idéalement, j’aimerais répondre : « les dinosaures », car j’ai gardé cette passion d’enfance. Bien entendu, nous aimerions tous gagner notre vie en traduisant des textes sur un sujet qui nous passionne ! Mais, malheureusement, je n’ai jamais travaillé dans ce domaine pour l’instant. (Avis aux éditeurs !)

Pensez-vous qu’il est nécessaire de se spécialiser dans plusieurs domaines pour pouvoir se faire un nom dans ce métier ?
Oui. On peut toujours aborder de nouveaux domaines, mais il est certain qu’on se simplifie la vie en se concentrant sur quelques domaines que l’on maîtrise de mieux en mieux. C’est tout simplement plus facile de traduire un texte si on a pas besoin de se creuser les méninges pendant deux heures pour comprendre le sens de chaque phrase. Ce qui est compliqué, c’est de trouver des clients dans le domaine en question afin d’avoir un suivi et une progression.

Selon vous, faut-il avoir une connaissance approfondie des domaines que vous traduisez ? Cette connaissance doit-elle être égale dans tous les domaines ?
Non, pas forcément égale. En fait je dirais que toute personne a plus ou moins d’affinités avec certains domaines : on maîtrise forcément mieux un sujet pour lequel on se passionne ou un domaine dans lequel on a une longue expérience professionnelle. Mais on peut aussi, progressivement, maîtriser suffisamment un domaine et sa terminologie pour produire des traductions de qualité.

Comment voyez-vous le métier de traducteur aujourd’hui ?
Je ne suis pas très optimiste. Il me semble que beaucoup d’outils informatiques sont utilisés dans le but unique de « payer moins pour avoir autant ou plus et plus vite » et qu’il est difficile de se lancer en indépendant. Mais il y a aussi des traducteurs qui continuent de faire du bon travail pour des clients qui prennent la traduction au sérieux et qui comprennent qu’une bonne traduction demande du temps.

Quel(s) conseil(s) pourriez-vous donner à un(e) apprenti(e) traducteur(trice) ?
Il ne me semble pas avoir assez de recul pour donner des conseils à un jeune traducteur,  mais je dirais : prenez le temps de réseauter, le milieu est petit et c’est important de se connaître et de se soutenir ; pensez aux organisations professionnelles ; penchez-vous sur les règles typographiques de votre langue maternelle, ça ne peut que jouer en votre faveur de les respecter même si la plupart des gens les ignorent complètement ; et n’hésitez pas à acheter d’office une carte SIM pour avoir un numéro professionnel et à ouvrir un compte bancaire séparé pour les paiements de vos clients, ce sont un investissement mineurs, voire nuls dans le cas d’un compte courant, qui vous aideront à séparer vie professionnelle et vie privée !

jeudi 6 décembre 2012

Projet Elise 2 – titre + phrases 1-2


« La llave »
“Cuentos de Hades”,  en los Cuentos completos y unos más

Una muere mil muertes. Yo, sin ir más lejos, muero casi cotidianamente, pero reconozco que si todavía estoy acá para contar el cuento (o para que el cuento sea contado) se lo debo aquello por lo cual tantas veces he sido y todavía soy condenada.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Elise Poullain 2

Dans le cadre de l'anthologie « Lectures d'ailleurs », Elise nous propose un texte d'une grande auteure argentine…, Luisa Valenzuela, que nous sommes fiers de traduire et de publier.

« La llave »
“Cuentos de Hades”,  en los Cuentos completos y unos más

Una muere mil muertes. Yo, sin ir más lejos, muero casi cotidianamente, pero reconozco que si todavía estoy acá para contar el cuento (o para que el cuento sea contado) se lo debo aquello por lo cual tantas veces he sido y todavía soy condenada. Confieso que me salvé gracias a esa virtud, como aprendí a llamarla aunque todos la llamaban feo vicios, y gracias a cierta capacidad deductiva que me permite ver a través de las trampas y hasta transmitir lo visto, lo comprendido.
Ay,  todo eran tan difícil en aquel entonces. Dicen que solo Dios pudo salvarme, mejor dicho mis hermanos –mandados por Dios seguramente–, que me liberaron del ogro.
Me lo dijeron desde un principio. Ni un mérito propio supieron reconocerme, más bien todo lo contrario.
Los tiempos han cambiado y si he logrado llegar hasta la postrimerías del siglo XX algo bueno habré hecho, me digo y me repito, aunque cada dos por tres traten de desprestigiarme nuevamente.
Tan buena no serás si ahora te estás presentando en la Argentina, ese arrabal del mundo, me dicen los resentidos (argentinos, ellos).
Aun así, aun aquí, la vida me la gano honradamente aprovechando mis condiciones innatas. Me lo debo repetir a menudo, porque suelen desvalorizarme tanto que acabo perdiéndome confianza, yo, que tan bien supe sacar fuerza de la flaqueza.
De esto sobre todo hablo en mis seminarios: cómo desatender las voces que vienen desde fuera y la condenan a una. Hay que ser fuerte para lograrlo, pero si lo logré yo que era una muchachita inocente, una niña de su casa, mimada, agraciada, cuidada, cepillada, siempre vestida con largas faldas de puntilla clara, lo pueden lograr muchas. Y más en estos tiempos que producen seres tan aguerridos.
Dicto mis seminarios con importante afluencia de público, casi todo femenino, como siempre casi todo femenino. Pero al menos ahora se podría decir que arrastro multitudes. Me siento necesaria. Y eso que, como dije al principio, una muere mil veces y he muerto mil veces mil; con cada nueva versión de mi historia muero un poco más o muero de manera diferente.
Pero hay que reconocer que empecé con suerte, a pesar de aquello que llegó a ser llamado mi defecto por culpa de un tal Perrault –que en paz descanse–, el primero en narrarme.
Ahora me narro sola. , Pero en aquel entonces yo era apenas una dulce muchachita, dulcísima, ni tiempo tuve de dejar atrás el codo de la infancia cuando ya me tenían casada con el hombre grandote y poderoso. Dicen que yo lo elegí a mi señor y él era tan rudo, con su barba de color tan extraño… Quizá hasta logró enternecerme; nadie parecía quererlo.
Cierto es que él no hacía esfuerzos para que lo quisieran. Quizá por eso mismo me enterneció un poco.
No trato es delicado tema en mis seminarios. Al amor no le entiendo demasiado por haberlo rozado apenas con la yema de un dedo. En cambio de lo otro entiendo mucho. Se puede decir que soy una verdadera experta, y quizá por eso mismo el amor se me escapa y los hombres me huyen, a lo largo de siglos me huyen los hombres porque he hecho de pecado virtud y eso no lo perdonan.
Son ellos quienes nos señalan el pecado. Es cosa de mujeres, dicen (pero tampoco quiero meterme por estos vericuetos, hay sobre le tema tanta especialista, hoy día).
Digamos que sólo intento darles vuelta la taba, como se dice por estas latitudes; o más bien invertir el punto de vista.
Desde siempre, repito, se me ha acusado de un defecto que si bien pareció llevarme en un principio al borde de la muerte acabó salvándome,  a la larga. Un “defecto” que aprendí –con gran esfuerzo y bastante dolor y sacrificio– a defender a costa de mi vida.
De esto sí hablo en mis grupos de reflexión y seminarios,  y también en los talleres de fin de semana.
Prefiero los talleres. Los conduzco con sencillez y método. A saber:
El viernes a última hora, durante el primer encuentro, simplemente mi historia. Describo las diversas versiones que se han ido gestando a lo largo de siglos y aclaro por supuesto que la primera es la cierta: me casé muy joven, me tendieron lo que algunos podrían considerar la trampa,  caí en la trampa si se la ve de este punto de vista, me salvé, sí, quizá para salvarlas un poquito a todas.
Hacia el fin de la noche, según la inspiración, lo agrando más y más al ogro de mi ex marido y le pinto la barba de tonos aterradores. No creo exagerar,  de todos modos. Ni siquiera cuando describo su vastísima fortuna.
No fue su fortuna la que me ayudó a llegar hasta acá, me ayudó este mismo talento que tantos me critican. La fortuna de mi marido,  que naturalmente heredé, la repartí entre mis familiares más cercanos y entre los pobres. Al castillo lo dejé para museo aunque sabía que nadie lo iba a cuidar y que finalmente se derrumbaría,  como en realidad ocurrió. No me importa, yo no quise ensuciarme más las manos. Preferí pasar hambre. Me llevó siglos perfeccionar el entendimiento gracias al cual realizo este trabajo de concientización,  como se dice ahora.
El viernes por lo tanto sólo empleo material introductorio, pero las dejo a todas motivadas para los trabajos que las esperan durante el fin de semana. 
El sábado por la mañana, después de unos ejercicios de respiración y relajamiento que fui incorporando a mi técnica cuando dictaba cursos en California, paso a leerles la moraleja que hacia fines de 1600 el tal Perrault escribió de mi historia:
“A pesar de todos sus encantos, la curiosidad causa a menudo mucho dolor. Miles de ejemplos se ven todos los días. Que no se enfade el sexo bello, pero es un efímero placer. En cuanto se lo goza ya deja de ser tal y siempre cuesta demasiado caro.”
¡La sagrada curiosidad, un efímero placer!, repito indignada, y mi indignación permanece intacta a lo largo de los siglos. Un efímero placer, esa curiosidad que me salvó para siempre al impulsar en aquel entonces –cuando mi señor se fue de viaje dejándome el enorme manojo de llaves y la rotunda interdicción de usar la más pequeña– a develar el misterio del cuarto cerrado.
¿Y nadie se pregunta qué habría sido de mí, en un castillo donde había una pieza llena de mujeres degolladas y colgadas de ganchos en las paredes, conviviendo con el hombre que había sido el esposo de dichas mujeres y las había matado seguramente de propia mano?
Algunas mujeres de los seminarios todavía no entienden. Que cuántas piezas tenía en total el castillo, preguntan, y yo les contesto como si no supiera hacia dónde apuntan y ellas me dicen qué puede hacernos una pieza cerrada ante tantas y tantas abiertas y llenas de tesoros y yo las dejo no más hablar porque sé que la respuesta se las darán ellas misma antes de concluir el seminario.
Las hay que insisten. Ellas en principio hubieran optado por una vida sin curiosidad, callada, a cambio de tantas comodidades.
¿Comodidades?, pregunto yo, retóricamente, ¿comodidades, frente a la puerta cerrada de una pieza que tiene el piso cubierto de sangre, una pieza llena de mujeres muertas, desangradas,  colgadas de ganchos y seguramente un gancho allí, limpito, esperándome a mí?
Todas ellas fueron victimas de su propia curiosidad, me dicen los manuales y muchas veces también me lo señala la gente que participa en los talleres.
¿Y la primera?, les pregunto tratando de conservar la calma. ¿Curiosidad de qué tendría la primera, y qué habrá visto?
En mis épocas de joven castellana prisionera –sin saberlo– del ogro, la suerte, mejor llamada mi curiosidad, me ayudó a romper el círculo. De otra forma tengan por seguro que habría ido a integrar el círculo. La sola existencia de ese cuarto secreto hacía invivible la vida en el castillo.
Se genera mucha discusión a esta altura. Porque yo presento las opciones, y entre todas escarbamos en las opciones, y curioseamos, y nos entregamos a actividades bellamente femeninas: desgarramos velos y destapamos ollas y hacemos trizas al mal llamado manto de olvido,  el muy piadoso según dice la gente.
Antes de terminar el trabajo del sábado retomo el tema de la llave, y así como mi ex esposo me entregó cierto remoto día un gran manojo de grandes llaves, yo lo entrego a las participantes un gran manojo de grandes llaves imaginarias y dejo que se las lleven a sus casas y duerman con las llaves y sueñen con las llaves, y que entre las grandes llaves permitidas encuentren la llavecita prohibida,  la de oro, y descubran qué habitación prohibida cierra esa llavecita, y descubran sobre todo si con la llave en la mano le dan la espalda a la habitación prohibida o la encaran de frente.
El domingo transcurre generalmente en un clima cargado de espera. Las mujeres del grupo me cuentan sus historias, el momento de la llavecita prohibida se demora, aparecen primero las puertas abiertas con las llaves permitidas, las ajenas. Hasta que alguna por fin se anima y asi una por una empiezan a mostrar su llavecita de oro: està siempre manchada de sangre.
Hasta yo a veces me asusto. A menudo afloran muertos inesperados en estas exploraciones, pero lo que nunca falta es el miedo. Como me sucedió a mí hace tantísimo tiempo, como les sucede a todas las que se animan a usarlas, la llavecita se les cae al suelo y queda manchada, estigmatizada para siempre. Esa mancha de sangre. En mi momento yo,  para salvarme,  para que el ogro de mi señor marido no supiera de mi desobediencia traté de lavarla con lejía,  con agua hirviendo, con vinagre, con los alcoholes más pesados de la bodega del castillo. Traté de pulirla con arenisca, y nada. Esa mancha es sangre para siempre. Yo traté de limpiar la llavecita de oro que con tantos reparos me había sido encomendada, todas las mujeres que he encontrado hasta ahora en mis talleres han hecho también lo imposible por lavarla,  tratando de ocultar su trasgresión. ¡No usar esta llave! es la orden terminante que yo retransmito el sábado no sin antes haber azuzado a las mujeres. No usar esta llave… aunque ellas saben que sà, que conviene usarla. Pero nunca están dispuestas a pagar el precio. Y tratan a su vez de limpiar su llavecita de oro, o de perderla, niegan el haberla usado o tratan de ocultármela por miedo a las represalias.
Todas siempre igual en todas partes. Menos esta mujer, hoy, en Buenos Aires, ésta tan serena con la cabeza envuelta en un pañuelo blanco. Levanta en alto el brazo como un mástil y en su mano la sangre de su llave luce más reluciente que la propia llave. La mujer la muestra con un orgullo no exento de tristeza, y no puedo contener el aplauso y una lágrima.
Acá hay muchas como yo, algunos todavía nos llaman locas aunque está demostrado que los locos son ellos,  dice la mujer del pañuelo blanco en la cabeza.
Yo la aplaudo y río, aliviada por fin: la lección parece haber cundido. Mi señor Barbazul debe estar retorciéndose en su tumba. 

mercredi 5 décembre 2012

Projet Nadia 2 – phrases 38-39

Los cubiertos no estaban ni sucios. No había probado bocado.

Traduction temporaire :
Les couverts n'étaient même pas sales. Il n'avait rien avalé.

Projet Nadia 2 – phrases 35-37

De un tal Martín Fierro, ¿o era un grupo?, de Borges. Llegó a la cocina y allí sobre la mesa encontró la comida del día anterior. Intacta.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Les Ollantay – phrases 233-235

Me siento cansado y me dejo caer en el sillón. Alexa está de espaldas diciéndole algo al Dj. Tiene las manos apoyadas sobre la tornamesa doble.

Traduction temporaire :
Je suis fatigué et me laisse tomber dans le fauteuil. Alexa, de dos, est en train de dire quelque chose au DJ. Elle a les mains appuyées sur la double platine.

Les Ollantay – phrases 231-232

Astrid había previsto tanto alcohol que parecía no acabarse. La noche avanza y todo el mundo ha empezado a beber más de la cuenta. 

Traduction temporaire :
Astrid avait prévu tellement d’alcool que les réserves semblaient inépuisables. La nuit avance et tout le monde commence à avoir un bon coup dans le nez.

Les Ollantay – phrase 231

Winnie contaba anécdotas del Servicio Militar en España y de cómo las chicas en Israel estaban tan buenas, porque hacen tres años de Servicio Militar y se ponen muy duras.

Traduction temporaire :
Winnie racontait des anecdotes sur le service militaire en Espagne et expliquait qu’en Israël, les filles étaient super bonnes, parce qu'après leurs trois années de service, elles étaient vachement musclées.

Projet Nancy – phrase 16

Sólo sonrisas llenas de odio, miradas preñadas de miedo, y envidia lo acogían cuando bajaba a la ciudad, y el silencio.

Traduction temporaire :
Quand il descendait en ville, il n'y avait pour l'accueillir que des sourires chargés de haine, des regards empreints de peur et de jalousie, et le silence…

mardi 4 décembre 2012

La chanson du mardi – choisie par Elena


Agustín Barrios Mangoré - Preludio en do menor

La version du CAPES externe d'espagnol 2012-2013

[Pour info : Laëtitia est en train de la faire pour nous proposer sa traduction – à titre purement indicatif, cela va de soi… Si d'autres sont tentés par le défi, envoyez-moi votre travail dès qu'il est prêt.]

Bebió un corto sorbo, de pie,  sin dejar de observarme. Era más baja de lo que parecía en las fotos o en la televisión, pero sus movimientos seguían siendo tranquilos y seguros: como si cada gesto fuera encadenado al siguiente de forma natural, descartada cualquier improvisación o duda. Tal vez ya no dude nunca, pensé de pronto. Confirmé que a los treinta y cinco años era vagamente atractiva. Menos, quizás, que en las fotografías recientes y en las que yo había visto por aquí y por allá, conservadas por quienes la conocieron al otro lado del Atlántico. Eso incluía su frente y su perfil en blanco y negro sobre una vieja ficha policial de la comisaría de Algeciras. También cintas de vídeo, imágenes imprecisas que siempre terminaban con rudos gorilas entrando en cuadro para apartar con violencia el objetivo. Y en todas, ella, con su distinguida apariencia actual,  casi siempre vestida de oscuro y con gafas negras, subía o bajaba de automóviles caros, se asomaba desdibujada por el grano del teleobjetivo a una terraza de Marbella, o tomaba el sol en la cubierta de un yate grande y blanco como la nieve: la Reina del Sur y su leyenda. La que aparecía en las páginas de sociedad al mismo tiempo que en las de sucesos. Pero había otra foto cuya existencia yo ignoraba; y antes de que saliera de aquella casa, dos horas más tarde, Teresa Mendoza decidió mostrármela inesperadamente: una foto muy ajada y recompuesta por detrás con cinta adhesiva, que acabó poniendo sobre la mesa, entre el cenicero repleto y la botella de tequila de la que ella sola había vaciado dos tercios, y la Sig Sauer con tres cargadores que estaba allí como un augurio -de hecho era una fatalista aceptación- de lo que iba a ocurrir esa misma noche. En cuanto a la última foto, en realidad se trataba de la más antigua y sólo era media foto,  porque faltaba todo el lado izquierdo: de él podía verse el brazo de un hombre, enfundado en la manga de una cazadora de piloto, sobre los hombros de una joven morena, delgada, de abundante cabello negro y ojos grandes. La joven debía de tener veintipocos años: vestía pantalones muy ceñidos y fea chamarra tejana con cuello de borrego, y miraba a la cámara con mueca indecisa, a medio camino hacia una sonrisa o quizá de vuelta de ella. Observé que, pese al maquillaje vulgar,  excesivo, las pupilas oscuras tenían una mirada inocente, o vulnerable; y eso acentuaba la juventud del rostro ovalado, los ojos ligeramente rematados en puntas de almendra, la boca muy precisa, las antiguas y rebajadas gotas de sangre indígena manifestándose en la nariz, el tono mate de la piel, la arrogancia del mentón erguido. Esa joven no era hermosa pero era singular, pensé. Poseía una belleza incompleta o lejana, como si ésta hubiera ido diluyéndose durante generaciones hasta dejar sólo rastros aislados de un antiguo esplendor. Y aquella fragilidad quizá serena, o confiada. De no estar familiarizado con el personaje, esa fragilidad me habría enternecido. Supongo.

Arturo Pérez Reverte, La reina del sur


***

Je remercie Laëtitia de nous proposer sa traduction :

Elle but une brève gorgée, debout, sans cesser de m’observer. Elle était plus petite que ce qu’elle paraissait sur les photos ou à la télévision, en revanche, ses gestes demeuraient calmes et assurés, comme si chacun d’eux s’enchaînait naturellement au suivant, toute improvisation ou incertitude ayant été écartée. Peut-être ne doute-t-elle plus jamais, pensai-je aussitôt. Je constatai qu’à trente-cinq ans, elle était vaguement attirante. Probablement moins que sur les photographies récentes et sur celles que j’avais vues par-ci par-là, chez ceux qui l’avaient connue de l’autre côté de l’Atlantique. Cela incluait des clichés en noir et blanc, de face et de profil, sur une vieille fiche de police du commissariat d’Algésiras. Mais aussi des bandes vidéo, images imprécises où l’on voyait toujours à la fin des gorilles mal dégrossis surgir dans le cadre pour détourner violemment l’objectif. Et sur la totalité, elle, qui affichait son air distingué actuel et portait presque toujours des vêtements sombres et des lunettes noires, montait ou descendait de voitures de luxe, apparaissait floue sous le zoom du téléobjectif à une terrasse de Marbella, ou prenait le soleil sur le pont d’un grand yacht blanc comme la neige : la Reine du Sud et sa légende. Celle qui alimentait tant les pages people que celles des faits divers. Mais il y avait une autre photo dont j’ignorais l’existence ; or, avant de sortir de cette maison, deux heures plus tard, Teresa Mendoza avait subitement décidé de me la montrer : une photo très abimée et recollée au dos avec du ruban adhésif, qu’elle avait fini par poser sur la table, entre le cendrier plein, la bouteille de tequila qu’elle avait vidée seule aux deux-tiers, et le Sig Sauer accompagné de trois chargeurs qui gisait là comme un présage – de fait c’était une acceptation fataliste – de ce qui allait arriver cette même nuit. Quant à la dernière photo, il s’agissait en réalité de la plus ancienne, de surcroît, ce n’était qu’une demi-photo, parce qu’il manquait toute la partie gauche : on pouvait seulement voir le bras d’un homme, ayant enfilé la manche d’un blouson d’aviateur, enlacer les épaules d’une jeune fille brune, mince, à l’abondante chevelure noire et aux grands yeux. La jeune fille devait avoir un peu plus de vingt ans : elle était vêtue d’un pantalon très moulant et d’une affreuse veste texane bordée d’un col en mouton retourné, et elle regardait l’appareil avec une moue indécise, à mi-chemin entre ce qui allait être un sourire et éventuellement ce qui l’avait été. Je remarquai que, malgré le maquillage vulgaire, excessif, ses prunelles foncées révélaient un regard innocent, ou vulnérable ; et cela accentuait la jeunesse de son visage ovale, les yeux s’étirant légèrement en amande, la bouche bien dessinée, le nez légèrement injecté de sang à cause d’anciens tatouages indigènes, la couleur mate de la peau, l’arrogance du menton dressé. Cette jeune fille n’était pas belle mais elle était singulière, pensai-je. Elle possédait une beauté incomplète ou lointaine, comme si celle-ci s’était progressivement diluée au fil des générations jusqu’à ne garder que des traits isolés d’une splendeur passée. Et cette fragilité peut-être sereine, ou confiante. Si je ne m’étais pas familiarisé avec le personnage, cette fragilité-là m’aurait attendri. Je suppose.

***

Irène nous propose sa traduction :

Elle but une petite gorgée, debout, sans arrêter de m’observer. Elle était plus petite qu’elle ne paraissait sur les photos ou à la télé, mais ses mouvements demeuraient clames et surs comme si chaque geste était enchaîné au suivant de façon naturelle, une fois exclus toute improvisation ou doute. Peut-être ne doute t-elle plus jamais,  pensai-je soudain. Je confirmai qu’à trente-cinq ans, elle était vaguement attirante. Moins peut-être que sur les photos récentes et sur celles que j’avais vues ici ou là, conservées par ceux qui l’avaient connue de l’autre côté de l’Atlantique. Cela comprenait son portrait de face et de profil,  en noir et blanc, sur une vieille fiche de police du Commissariat d’Algésiras. Egalement des vidéos,  des images floues qui se terminaient toujours par de  rudes gorilles entrant dans le champ pour écarter violemment l’objectif. Et dans toutes, elle, avec son apparence distinguée d’aujourd’hui, portant presque toujours des vêtements de couleur foncée et des lunettes noires, montant ou descendant des véhicules hors de prix, apparaissait floutée par le grain du télé objectif, à une terrasse de Marbella ou bronzant sur le pont d’un grand yacht blanc comme neige : la Reine du Sud et sa légende. Celle qui apparaissait dans les pages mondaines aussi bien que dans celles des faits-divers. Mais il y avait une autre photo dont j’ignorais l’existence et avant de quitter cette maison, deux heures plus tard, Teresa Mendoza décida inopinément de me la montrer : une photo très abimée et recollée sur l’envers avec du scotch,  qu’elle finit par poser sur la table entre le cendrier plein à ras-bord, la bouteille de téquila qu’elle avait vidée aux deux tiers à elle seule, et la Sig Sauer avec trois chargeurs qui était là  comme un augure – c’était de fait une acceptation fataliste – de ce qui allait se passer cette nuit là. Quant à la dernière photo, il s’agissait en réalité de la plus ancienne et ce n’était qu’une demi photo parce qu’il manquait toute la partie gauche : sur celle-ci on pouvait voir le bras d’un homme enveloppé dans la manche d’un blouson de pilote, posé sur les épaules d’une jeune femme brune, mince, à l’abondante chevelure et aux grands yeux. La jeune femme devait avoir un peu plus de vingt ans : elle portait un pantalon très moulant, une vilaine veste en jean avec un col en mouton et regardait l’objectif avec une moue indécise, mi-figue, mi-raisin. Je remarquai que,  malgré le maquillage vulgaire, excessif, ses pupilles foncées avaient un regard innocent, ou vulnérable ; et cela accentuait la jeunesse de son  visage ovale, ses yeux légèrement allongés en amandes, sa bouche très bien dessinée, ses ancestrales gouttes de sang indien mêlé se manifestant sur son nez,  le ton mat de sa peau,  l’arrogance de son menton pointé. Cette jeune femme n’était pas belle mais elle était singulière pensai-je. Elle avait une beauté incomplète ou lointaine qui semblait s’être diluée pendant des générations, pour ne garder que les traces isolées d’une ancienne  splendeur. Ainsi que cette fragilité quasiment sereine ou confiante. Si je n’avais pas été familiarisé avec le personnage, cette fragilité m’aurait attendri. Je suppose.

***

Elena nous propose sa traduction :

Elle but une petite gorgée, debout, sans s’arrêter de m’observer. Elle était plus petite que dans les photos ou qu’à la télévision,  mais ses mouvements demeuraient tranquilles et sûrs : comme si chaque geste s’enchaînait avec le suivant naturellement, laissant de côté toute improvisation ou doute. Peut-être qu’elle ne doute plus du tout,  pensai-je soudain. Je confirmai qu’à trente-cinq ans, elle était vaguement attractive. Vraisemblablement, moins que sur les photos récentes que j’avais vues par-ci par-là, conservées par ceux qui l’avaient connue de l’autre côté de l’Atlantique. Ce qui incluait son front et son profil en noir et blanc sur une vieille fiche de police du commissariat d’Algésiras. Ainsi que des vidéos aux images floues qui se terminaient toujours par de rudes gorilles qui entraient dans le champ pour écarter violemment l’objectif. Et, avec son apparence distinguée actuelle,  presque toujours habillée de couleur foncée et avec des lunettes noires,  montant et descendant de voitures de luxe,  par tout, elle apparaissait floue à cause de l’effet de grain du téléobjectif,  sur une terrasse à Marbella, ou en bronzant sur le pont d’un grand yacht et blanc comme neige : la Reine du Sud et sa légende. Celle qui apparaissait dans les rubriques mondaines et simultanément, dans celles des faits divers. Mais il y avait une photo dont j’ignorais l’existence ; et avant que je ne sortisse de cette maison deux heures plus tard, Teresa Mendoza décida inopinément de me la montrer : une photo très froissée et recollée sur l’envers avec du Scotch, qu’elle finit par poser sur la table,  entre le cendrier qui débordait et la bouteille de tequila qu’elle seule avait vidée aux deux tiers,  et le Sig Sauer avec trois chargeurs qui était là, comme un présage – en fait, c’était une acceptation fataliste – de ce qui allait arriver le soir même. Quant à la dernière photo,  en réalité, il s’agissait de la plus ancienne et ce n’était qu’une demi-photo, parce qu’il manquait toute la partie gauche : on pouvait y apercevoir le bras d’un homme,  fourré dans la manche d’un blouson de pilote,  sur les épaules d’une jeune femme brune,  maigre,  à l’abondante chevelure noire et aux yeux grands. La jeune femme devait avoir vingt et quelques années : elle portait des pantalons très serrés et une vilaine veste en jean avec le col en peau de mouton,  et regardait la caméra avec une moue indécise,  à mi-chemin d’un sourire ou peut-être de retour de celui-ci. Je remarquai que, malgré son maquillage vulgaire, excessif,  ses pupilles foncées avaient un regard innocent, ou vulnérable ; et cela accentuait la jeunesse de son visage ovale, ses yeux légèrement allongés en amande, sa bouche bien dessinée, les gouttes de sang indien ancestrales et métissées qui se manifestaient dans son nez, le teint mat de sa peau, l’arrogance de son menton levé. Cette jeune femme n’était pas belle, mais elle était singulière,  pensai-je. Elle avait une beauté incomplète ou lointaine, comme si elle s’était diluée durant des générations pour ne laisser que des traits isolés d’une ancienne splendeur. Et cette fragilité un tant soit peu sereine, ou confiante. Si je n’avais pas été familiarisé avec le personnage, cette fragilité m’aurait attendri. Je suppose.

Projet Joachim 2 – phrases 21-23

- Padre. ¿No sería el momento de perdonar a Pedro?
- ¡Jamás! –Bramó.- si por algo me voy satisfecho, es por la vida que le he dado.

Traduction temporaire :
— Père, ne serait-il pas temps de pardonner à Pedro ?
— Jamais ! – mugit-il. Si je dois partir satisfait de quelque chose, c'est de lui avoir donné la vie.

Projet Hélène / Audrey – phrases 40-41

Una vez que uno le ponía un nombre algo, ese algo era suyo para siempre, y uno se hacía responsable de él. Así pensaba Sergio.

Traduction temporaire :
Une fois que l'on donne un nom à une chose, on se l’approprie pour toujours et on en devient responsable. C'est ce que pensait Sergio.

Projet Hélène / Audrey – phrase 39

Enseguida se arrepentió de haber llevado a ese perro a su casa, de haberle dado de comer y sobre todo de haberle puesto un nombre.

Traduction temporaire :
Il regretta aussitôt d’avoir ramené ce chien chez lui, de l'avoir nourri et surtout de l'avoir baptisé.

Projet Hélène / Audrey – phrases 37-38

- Te llamás Martín, por Martín Fierro.
El perro tenía el hocico lleno de leche.

Traduction temporaire :
— Te t’appelleras Martín, comme Martín Fierro.
Le chien avait le museau dégoulinant de lait.

Les Pikimachay – phrases 189-192

Mamey enterró su cara en su vaso medio vacío. Nosotros guardamos un largo silencio. Para entonces ya nadie ponía en duda lo que estaba contando. Lo mirábamos todos. Carlomagno, Valerio, Selvanegra, el Chino, Cebolla, Toño, Corradi, Kanashiro,  etc.

Traduction temporaire :
Mamey plongea le nez dans son verre à moitié vide. Nous, nous observâmes un long silence. Là, plus personne n'avait de doute sur ce qu'il racontait. Nous le regardâmes tous. Charlemagne, Valerio, Forêt-Noire, le Chinois, Cebolla, Toño, Corradi, Kanashiro, etc.

Projet Elena – phrases 168-169

Miro las caras de mis compañeros y los imagino armando, entre todos, los mensajes. Incluso a los que también son víctimas de la burla.

Traduction temporaire :
J'observe les visages de mes collègues et je les imagine en train de rédiger les messages collectivement, y compris ceux qui en sont ensuite victimes.

Projet Elena – phrases 166-167

Sintetizo en una tabla de excel la procedencia y el contenido del mensaje. Tendría que ser un grupo de personas, que me odian en secreto.

Traduction temporaire :
Je synthétise dans un tableau excel la provenance et le contenu des messages. Ça doit être un groupe de personnes qui me détestent à mon insu.

Projet Elena – phrases 163-165

Mientras me baño pienso: yo también puedo rastrear a quien me persigue. Siempre algo se filtra. Transcribo todos los mails, todos los chats y todos los mensajes a un único documento.

Traduction temporaire :
Sous la douche, je me fais las réflexion suivante : moi aussi, je peux pister celui qui me harcèle. Il reste toujours des traces. Je copie tous mes mails, mes tchats et mes messages dans un seul et même document.

Projet Perrine – phrases 26-27

Éste estaba impreso sobre la espalda de la mujer. En realidad,  los primeros versos, que se hallaban en la zona lumbar, los podía leer con bastante claridad sobre su piel blanca, pero los últimos, que alcanzaban las extensas nalgas de ella, sólo eran borrones, manchas de tinta sin concierto. 

Traduction temporaire :
Il s'était imprimé sur le dos de la femme. D'ailleurs, les premiers vers, qui se trouvaient au niveau de la chute des reins, étaient assez nettement lisibles sur sa peau blanche ; les derniers, en revanche, qui descendaient jusqu'à ses larges fesses, n’étaient que des pâtés, des taches d’encre sans harmonie.