dimanche 8 septembre 2013

Projet Céline / Sonita – phrases 37-42

Y el muerto, aquel fue un muerto mío nada más, padre. Sólo mío. Por gusto, o quizás por miedo. ¿Que si me arrepiento? Tal vez, no sé. Era un indio como todos los demás.

Traduction temporaire :
Et le mort, celui-là, c'était un mort rien qu'à moi, père. Juste à moi. Pour le plaisir ou alors par peur. Est-ce que je regrette ? Peut-être, je ne sais pas. C'était un Indien, comme tous les autres.

Projet Céline – phrase 84


Ella estaba abriendo un pequeño maletín con golinas, pasándole galletitas, chocolates, bombones, a sus críos, es decir se los estaba pasando a él, es decir se los estaba pasando a sus hijos para quedarse a solas con él, delante de sus hijos, en el ruido de los papeles plateados y las cintas de colores.

Traduction temporaire :
Elle était en train d’ouvrir une petite valise dans laquelle se trouvaient des friandises, de distribuer des biscuits, des barres chocolatées et des chocolats à sa progéniture, ou plutôt de les lui tendre à lui, c’est-à-dire de les distribuer à ses enfants pour se retrouver en tête-à-tête avec lui, devant ses enfants, dans le bruissement des feuilles d’aluminium et des papiers colorés.

Projet Céline – phrases 82-83

Por qué, si no fuera así, por qué vestía ella, por ejemplo, esa bata tan avejentada, tan seria, tan conventual, tan llena de soledad y desde ella se mostraba, como en un cuadro. Si, dijo él, a Roma, directamente, es decir, no exactamente a Roma, sólo a la estación.

Traduction temporaire :
Pourquoi, dans le cas contraire, pourquoi portait-elle, par exemple, cette blouse si vieille, si stricte, si monacale, tellement empreinte de solitude, dans laquelle elle s’affichait comme dans un tableau. Oui, répondit-il, directement à Rome. Enfin, pas exactement à Rome, seulement à la gare.

Projet Jennifer – phrase 93

De pronto, por los altoparlantes anunciaron que los pasajeros de la sala siete verificaran sus papeles en el counter para luego abordar el avión.

Traduction temporaire :
Soudain,  les haut-parleurs annoncèrent que les passagers de la salle 7 à destination de Sao Paulo devaient présenter leurs papiers au dernier contrôle avant d'embarquer.

Projet Nancy 3 – phrases 6-7

Era una reunión para diplomáticos y gente de negocios, la que debíamos atender esa tarde. Desde temprano, habíamos bajado de las furgonetas todo lo necesario para tener comensales felices.

Traduction temporaire :
Ce soir-là, il s'agissait d'une réunion entre diplomates et hommes d'affaires. Dès le matin, on avait déchargé des utilitaires tout ce qu'il fallait pour satisfaire les convives.

Projet Manon / Nancy – phrases 50-52

Tras eso, Josefina y yo comimos hasta empacharnos. Naturalmente, fui yo quien devoró la mayor parte del cerebro de su hijo Director. No sé qué tienen los Sánchez-Navarro pero en el fondo, créame, son más insípidos de lo que aparentan.

Traduction temporaire :
Ensuite, Josefina et moi avons mangé à satiété. Bien entendu, c'est moi qui ai dévoré la majeure partie du cerveau de votre fils, Monsieur le Directeur. J'ignore ce qu'ont les Sánchez-Navarro, mais en vérité, ils sont plus insipides qu'ils n'y paraît, je vous assure.

samedi 7 septembre 2013

Projet Céline / Sonita – phrases 33-36

¿Cómo saberlo, padre? Dejamos varias rancherías incendiadas a nuestro paso, varios cadáveres sembrados. Las órdenes eran claras: “cácenlos, mátenlos”, nos gritaba el general desde adentro de nuestras cabezas. Y así lo hicimos.

Traduction temporaire :
Comment savoir, père ? Nous avons incendié plusieurs hameaux sur notre passage et semé nombre de cadavres. Les ordres étaient clairs : « Pourchassez-les et tuez-les ! », nous criait le général dans nos têtes. Et c'est ce que nous avons fait.

Projet Chloé – phrases 4-6

Aunque no todo es idílico; desde que llegaron los nuevos inquilinos, estamos bastante preocupados. Algo raro sucede con ellos. No gritan, ni discuten.

Traduction temporaire :
Bien que tout ne soit pas idyllique ; depuis que les nouveaux locataires sont arrivés, nous sommes assez inquiets. Il y a quelque chose d'étrange avec eux : ils ne crient pas et ne se disputent pas.

Projet Delphine 4 – phrase 11

En medio de ese ruido intenso de llanto y destrucción, sobrevino otro de gran potencia proveniente de las alturas, a cientos de metros, fue algo tan grande que quienes lo vimos creímos que el mundo había llegado a su fin.

Traduction temporaire :
Au milieu de ce bruit intense de pleurs et de destruction, il y en eut un autre, d'une grande puissance, en provenance des hauteurs, à cent mètres de là ; quelque chose de si grand que ceux qui le virent crurent que la fin du monde était proche.

Projet Justine / Céline – phrase 102

No lo vi morir y no lo lamento, aunque es posible que hoy mismo reviva de alguna tenebrosa manera ese acto cuando la bala me penetre y me conozca con la intimidad fría que tienen los metales —incluso los calientes, que se despiertan y desperezan en el peor de los inviernos.

Traduction temporaire :
Je ne l’ai pas vu mourir et je ne le regrette pas ; même s'il est fort possible que je revive dès aujourd’hui un événement similaire de bien sombre manière, quand la balle m’atteindra et que je connaîtrai l’intimité froide des métaux – y compris de ceux qui sont chauds, qui se réveillent et sortent de leur torpeur dans le pire des hivers.

Projet Elena 6 – phrases 90-92

Me producían una especie de claustrofobia, como si temiera que a poco que me descuidara podía encontrarme encerrado para siempre jamás en un piso con paredes de búnker, convertido  en vieja con treinta gatos... Necesitaba salir, comprobar que era libre. Opté por ir a dar un paseo.

Traduction temporaire :
Cela provoquait en moi une sorte de claustrophobie, comme si je craignais, à la moindre distraction, d'être enfermé à jamais dans un appartement avec des murs genre bunker, en étant transformé en vieille et avec trente chats… J’avais besoin de sortir, de m’assurer que j’étais libre. Je décidai d’aller me promener.

Projet Céline / Sonita – phrases 31-32

¿Cómo saber en esos momentos dónde estaba la realidad, y dónde empezaba la pesadilla de aquella caminata absurda hacia ninguna parte? ¿Cómo saber si los pueblos que quemábamos, si los viejos que dejábamos tirados por el camino eran reales; si el temblor de nuestras rodillas se justificaba con el frío de la noche, si nuestro sobresalto ante el ruido de un pájaro nocturno o ante un fantasma tenía sentido?

Traduction temporaire :
Comment savoir, à ce moment-là, où était la réalité et où commençait le cauchemar de cette marche absurde vers nulle part ? Comment savoir si les villages que nous brûlions, si les vieux que nous laissions par terre derrière nous, étaient réels ; si le tremblement de nos genoux se justifiait par le froid de la nuit, si notre sursaut en écoutant le bruit d'un oiseau nocturne ou un fantôme avait du sens ?

vendredi 6 septembre 2013

Projet Manon 2 – phrases 279-283

Nasón se entregó discreto, apresurado. Murió tres meses después en la cárcel de Colina. Dejó unas memorias: Homenaje de Nason a su mujer. Ahí incluyó, aparte de lo que había hecho con sus diez víctimas,  los poemas de su mujer. Las editoriales se pelearon por publicar el libro. En las calles de Santiago, se vende pirateado.

Traduction temporaire :
Nasón se rendit discrètement, rapidement. Il mourut trois mois plus tard à la prison de Colina. Il laissa des mémoires : Hommage de Nasón à sa femme. Outre le récit de ce qu'il avait fait avec ses dix victimes, il y inclut les poèmes de son épouse. Les maisons d’édition se battirent pour publier son livre. Dans les rues de Santiago, on en vend des versions piratées.

Projet Manon 2 – phrases 276-278

Le pidió a Carlos que no volviera con él a la casa, que ensayaría una orgía. Carlos obedeció y se tranquilizó. Era sólo eso, una orgía, pensó. Qué bueno que era sólo eso.

Traduction temporaire :
Il pria Carlos de ne pas retourner avec lui à la maison, sous peine d'être témoin d'une orgie. Carlos obéit, rassuré. C’était donc juste cela, une orgie, pensa-t-il. Oui, très bien, ça et seulement ça.

Projet Manon 2 – phrases 273-275

Estaban ya todas muertas, tiradas una sobre la otra. Con rostros de dolor algunas, otras esbozaban sonrisas. Son mis diez víctimas, se decía Nasón en su cabeza, las diez víctimas de Nasón.

Traduction temporaire :
Elles étaient déjà toutes mortes, étendues les unes sur les autres. Certaines le visage marqué par la douleur, d’autres affichant une ébauche de sourire. Ce sont mes dix victimes, se disait Nasón dans sa tête, les dix victimes de Nasón.

Projet Manon 2 – phrases 270-272

Cuando el silencio era total, salió con Carlos a caminar, le pidió que lo acompañara. Carlos le dijo que mejor sería que les avisaran a las chicas. Nasón le dijo que luego, que las dejaran, que debían estar felices.

Traduction temporaire :
Lorsque le silence fut total, il demanda à Carlos de l’accompagner et partit marcher avec lui. Carlos lui fit remarquer qu’il serait mieux de prévenir les filles. Nasón répondit qu’ils verraient ça après, qu’il fallait les laisser, qu’elles devaient être heureuses.

Projet Justine / Céline – phrase 101

Me contaron que la tarde en que le comunicaron el diagnóstico —una metástasis que prometía meses de tratamientos infructuosos, como los que había recibido mi abuelo—llegó a casa, sacó de un armario un rifle de caza y se voló los sesos metiéndose el cañón hasta el paladar.

Traduction temporaire :
On m’a raconté que l’après-midi où on lui a donné le diagnostic – une métastase qui promettait des mois de traitements infructueux, comme ceux reçus par mon grand-père –, il est rentré chez lui, a sorti un fusil de chasse du râtelier et s’est fait sauter la cervelle en pointant le canon sur son palais.

Projet Céline / Sonita – phrase 30

A cada paso sentíamos la presencia de los guerrilleros, imaginábamos que otra vez nos diezmarían, que caeríamos sin ningún remedio, que éramos una especie de fantasmas que habían perdido sus cuerpos durante la balacera y que andábamos, muertos ya, con un balazo metido entre los ojos.

Traduction temporaire :
À chaque pas, nous sentions la présence des guérilleros, nous imaginions qu’une fois encore, ils nous causeraient de terribles pertes, qu’immanquablement, nous nous écroulerions, que nous n'étions plus que des espèces de fantômes ayant perdu leurs corps au cours de la fusillade et que nous marchions, déjà morts, une balle entre les deux yeux.

Projet Elena 6 – phrases 87-89

Pero no sé por qué, no conseguía concentrarme. Ya he dicho que la misión que estaba realizando me desagradaba. Detesto viajar, pero no era sólo eso; era el hecho de visitar pisos.

Traduction temporaire :
Or, j’ignore pourquoi, mais je n’arrivais pas à me concentrer. Comme je viens de le dire, la mission que je menais à bien me déplaisait souverainement. Ça n'est pas seulement que je déteste voyager, c'était surtout le fait de devoir visiter des appartements.

Projet Jennifer – phrase 92

Allí empezaría una nueva vida y un nuevo concepto de creación pictórica con las costumbres y tradiciones que conocería y aprendería de aquel país.

Traduction temporaire :
Là-bas, elle commencerait une nouvelle vie et lancerait un nouveau concept de création graphique en lien avec les coutumes et les traditions qu'elle connaîtrait et apprendrait du pays.

Projet Justine / Céline – phrase 100

Lo ignoro, igual que nunca supe lo que pensaba Yolanda, lo que pensaba Isaac, lo que pensaba mi padre, al que jamás, por cierto, vi morirse de mentira ni de verdad.

Traduction temporaire :
Je n’en ai aucune idée, comme je n’ai jamais su ce que pensait Yolanda, ce que pensait Isaac, ce que pensait mon père, que je n’ai d’ailleurs pas vu mourir une seule fois, que ce soit pour de faux ou pour de vrai.

jeudi 5 septembre 2013

Projet Elena 6 – phrases 85-86

                                                                    *

Tenía pensado aprovechar la tarde para trabajar en mi habitación de hotel. La habitación estaba perfectamente equipada para ello: amplio escritorio, buena iluminación, teléfono e incluso un fax.

Traduction temporaire :

*

J'avais prévu de profiter de l’après-midi pour travailler dans ma chambre d’hôtel, parfaitement équipée pour ça : un bureau spacieux, une bonne luminosité, un téléphone, et même un fax.

Projet Elena 9 – texte Ildiko Nassr / 3

Ildiko Nassr

(Argentine)

Mujeres


Una mujer estudia inglés después del trabajo. Otra mujer compra una bicicleta y aprende a andar en el patio de su casa. Una tercera mujer escribe cuentos fantásticos y poemas de amor y aventuras. La última, tiene un amante varios años más joven al que le paga una pequeña fortuna que le roba a su marido. Todas con un único deseo: ser libres.

Traduction temporaire :

Ildiko Nassr

(Argentine)

Femmes

Une femme apprend l'anglais après son travail. Une autre femme s'achète un vélo et apprend à en faire dans la cour de sa maison. Une troisième femme écrit des nouvelles fantastiques et des poèmes d'amour et d'aventures. La dernière a un amant, de plusieurs années son cadet, qu'elle paye une petite fortune dérobée à son mari. Toutes ont un seul et unique désir : être libres.

Projet Elena 6 – phrases 79-84

¿Sus gatos? Querrá decir perros, pensé, y me levanté exasperado. No había terminado ni los informes ni la consumición, pero no soportaba más a aquella loca. Mientras estaba pagando en la barra, ella se levantó a su vez y desapareció en el lavabo. Al salir pasé junto a su mesa y vi el teléfono móvil. Era de mentira.

Traduction temporaire :
Leurs chats ? Leurs chiens, plutôt, pensai-je, en me levant, agacé. Je n’avais fini ni mes rapports ni ma consommation, mais je ne supportais plus cette espèce de folle. Pendant que je réglais au comptoir, elle se leva à son tour et disparut dans les toilettes. En sortant, je passai près de sa table, où je vis son téléphone portable. C'était un faux.

Projet Justine / Céline – phrase 99

No puedo saber lo que le pasa por la cabeza a mi hijo en estos instantes —en este instante que se expande hacia dentro—; no sé si entiende que lo que tiene en las manos no es una pistola de cartulina o si su noción de la muerte va más allá de la que se finge en los juegos.

Traduction temporaire :
Je n’ai pas les moyens de savoir ce qui se passe dans la tête de mon fils à cet instant – instant qui s’étire vers l’intérieur. J’ignore s’il a conscience que ce qu’il tient dans les mains n’est pas un pistolet en carton ou si sa notion de la mort va plus loin que celle que nous mimons dans nos jeux. 

Projet Céline / Sonita – phrases 29

Casi en la madrugada perdimos la cuenta del tiempo que llevábamos entre aquellas veredas, y el miedo nos empezó a caer encima como una roca, o como un trozo de hielo, pesado y frío.

Traduction temporaire :
Aux premières lueurs de l'aube, nous ne savions plus depuis combien de temps nous étions sur ces sentiers, et la peur a commencé à nous tomber dessus, comme une pierre, ou comme un bloc de glace, lourd et froid. 

Projet Manon / Nancy – phrases 48-49

Era blanco, sí, blanco como el marfil y suave como el algodón. Con la ayuda del tenedor y el cuchillo corté un pedazo y lo dirigí, directamente a mi boca.

Traduction temporaire :
Il était blanc. Oui, blanc comme l'ivoire et doux comme le coton. À l'aide de la fourchette et du couteau, j'en ai prélevé un bout et l'ai porté directement à ma bouche.

Projet Elena 8 – phrase 26-29

Seguís caminando lentamente, con uniformes y miradas penetrantes que pasan a tu lado y que decidís omitir. Hasta que ves su sonrisa esperándote (eso te gusta pensar: que te espera. Sabe que vas a venir y cuenta los minutos para verte llegar). Recién entonces entendés por qué venís al infierno dos veces por semana.

Traduction temporaire :
Tu continues à marcher lentement, des uniformes et des regards défilant à tes côtés ; tu décides de les ignorer. Jusqu'à ce que tu aperçoives son sourire qui t'attend (tu aimes te dire ça : qu'on t'attend. Qu'on sait que tu vas venir et qu'on compte les minutes avant que tu arrives). Alors tu comprends pourquoi tu te rends en enfer deux fois par semaine.

Projet Elena 6 – phrases 76-78

Se le quebraba la voz.
-¿Sabes? -murmuró-. Es el tipo de piso que uno se imagina cuando lee esas noticias en el periódico, esas viejas que se mueren y nadie se entera y se las encuentran al cabo de tres semanas devoradas por sus gatos...

Traduction temporaire :
Sa voix se brisait.
— Tu sais ? murmura-t-elle. C’est le genre d’appart qu’on imagine quand on lit ces histoires dans le journal, avec des vieilles qui meurent sans que personne s'en rende compte et qu'on retrouve au bout de trois semaines, dévorées par leurs chats… 

Projet Elena 8 – phrases 19-25

Tus zapatos están sucios, llenos de tierra. Tuviste que caminar cuatro cuadras sin asfaltar para llegar. El jardín compensa la desolación y el cúmulo de sensaciones negativas. Virreinas. Por doquier. Nunca imaginaste hacer este recorrido nefasto. Ni en tus peores pesadillas.

Traduction temporaire :
Tes chaussures sont sales, couvertes de boue. Tu as dû marcher sur quatre pâtés de maison, dans des rues non pavées, pour y arriver. Le jardin compense la désolation et la somme des sensations négatives. Des soucis. Partout. Tu n'aurais jamais imaginé suivre ce parcours néfaste. Pas même dans tes pires cauchemars.

Projet Justine / Céline – phrase 98

O no: tal vez no espera ninguna reacción; acaso durante los próximos segundos hará el esfuerzo de apretar el gatillo —que se desliza suave y paciente, de mantequilla— para que su padre, yo, caiga de la silla y dé estirones de pierna y se sacuda y él pueda reírse como esta mañana, con la felicidad compacta de los indios y vaqueros o una primera sesión de fotografía.

Traduction temporaire :
Ou pas. Il est possible qu'il n’attende aucune réaction. Dans les secondes qui vont suivre, peut-être fera-t-il l’effort d'appuyer sur la gâchette – qui glisse, douce et patiente, comme du beurre – pour que moi, son père, je tombe de ma chaise, que mes jambes tremblent, que je sois saisi de convulsions et que lui, il puisse rire comme ce matin, avec la joie intense des Indiens et des cow-boys ou celle d'une première séance photo.

Projet Elena 6 – phrases 72-75

-Camas enormes, pesadas, con cabeceras rococó -decía-... Las ventanas son pequeñas y profundas, me recuerdan las troneras de los castillos. Se ve el Castelo Saõ Jorge y el río... Es un lugar para encerrarse, ¿sabes?... para echarse en un sofá fumando... mirando el río y escuchando lieder y dejarse... dejarse...

Traduction temporaire :
— Des lits énormes, lourds, avec des têtes de lit rococo…, disait-elle. Les fenêtres sont petites et profondes. Ça me fait penser aux meurtrières des châteaux. Le Castelo Saõ Jorge et la rivière sont visibles… C’est un endroit où s’enfermer, tu vois ?… se vautrer dans un canapé avec une cigarette… regarder la rivière, écouter des lieder et se laisser… se laisser…

Projet Julie – phrases 95-97

Sucede que esta habitación ya es una cápsula, un ecosistema a punto de cerrarse. Sólo le falta estar completo. Cualquier gesto por fuera de esta escena es una digresión innecesaria, un rodeo que retrasa lo que vine a hacer.

Traduction temporaire :
Il se trouve que cette chambre est déjà une capsule en soi, un écosystème sur le point de se refermer. Il ne lui reste plus qu'à être complété. Tout geste exécuté en dehors de cette scène est une digression inutile, un détour qui retarde ce que je suis venu faire.

Projet Céline / Sonita – phrase 28

Pero nuestro trabajo no resultó como esperábamos, porque cuando llegábamos a un pueblo lo encontrábamos vacío, algunas veces sólo con los ancianos y los enfermos, otras veces nada más veíamos a los chivos y a las iguanas trepándose en las piedras, o eso parecían en la oscuridad, y quizás no eran sino los mismos indios huyendo de nosotros.

Traduction temporaire :
Sauf que notre mission n'a pas eu l'effet escompté : lorsque nous arrivions dans un village, il était vide. Parfois, il n'y avait que des vieux et des malades, d'autres fois, nous ne voyions que des boucs et des iguanes escaladant des rochers, ou c'est du moins ce qu'il nous semblait distinguer dans le noir, mais peut-être n'était-ce jamais que les Indiens eux-mêmes en train de s'enfuir.

Projet Elena 8 – phrases 15-18

Pensás en el calor de tu hogar, en las manos pequeñas de tu hija. En los cuadros que adornan tus paredes, en las risas de los amigos. Y te preguntás qué te hace venir a este lugar. Caminás con la mirada hacia el piso. 

Traduction temporaire :
Tu penses à la chaleur de ton foyer, aux petites mains de ta fille. Aux cadres qui ornent tes murs, aux rires de tes amis. Et tu te demandes ce qui te fait venir à cet endroit. Tu marches en regardant par terre.

Projet Manon / Élise – phrases 47-48

Nuestros corazones comenzaron a palpitar muy rápido. Todo esto no podía ser real, debíamos estar en una especie de sueño comatoso. El agujero negro debía haber afectado nuestra mente, haciendo que armásemos esta “realidad” con los personajes de las viejas historias que oíamos de nuestros aitonak,1cuando éramos niñas, frente al fuego de las kebideak.2 

Traduction temporaire :
Nos cœurs se mirent à battre à tout rompre. Cela ne pouvait être réel, nous devions être dans une espèce de rêve comateux. Le trou noir avait dû affecter notre esprit, nous faisant construire cette « réalité » avec les protagonistes des vieilles histoires que nous entendions de nos aitonak1, quand nous étions petites, devant le feu des kebideak2.

1 : Mot au pluriel en basque, qui signifie « grands-parents ».
2 : Mot au pluriel en basque, qui signifie « cheminées ».

mercredi 4 septembre 2013

Projet Jennifer – phrases 89-91

La impaciencia y la emoción la invadían. Pensó en todo lo que haría. Primero pasaría un tiempo en las playas de Porto Alegre y luego se instalaría en Sao Paulo.

Traduction temporaire :
L'impatience et l'émotion l'envahissaient. Elle pensa à tout ce qu'elle ferait. Pour commencer, elle passerait du temps sur les plages de Porto Alegre, puis elle s'installerait à Sao Paulo.

Projet Maxime – phrase 39

Aguinaga levantó el mentón, como para atajar cualquier contrariedad y se dispuso a luchar contra a los acérrimos ideales del doctor.

Traduction temporaire :
Aguinaga leva le menton, comme s'il voulait couper court à la moindre contradiction. Il s’apprêta à se battre contre les idéaux tenaces du docteur.

Projet Chloé – phrases 2-3

Nos comunicamos con los vecinos sin necesidad de salir de casa, a grito pelado. Además, gracias al del quinto, que es pianista, tenemos nuestro propio hilo musical.

Traduction temporaire :
Nous communiquons avec les voisins sans avoir à sortir de chez nous, purement et simplement en hurlant à tue-tête. Par ailleurs, grâce au locataire du cinquième, qui est pianiste, nous avons notre propre fond musical.

Question de lexique

Que signifie le terme = AVERS ?

lundi 2 septembre 2013

Projet Delphine 4 – phrase 10

En esos minutos eternos de gran desesperación solo deseábamos el fin de la tortura aunque sabíamos que las cosas ya no volverían a ser las mismas, bastaba levantar la mirada para saber que el desastre se manifestaba en su máxima expresión.

Traduction temporaire :
Lors de ces interminables minutes de grand désespoir, nous souhaitions seulement que la torture s'achève, bien que nous eussions conscience que les choses ne seraient plus jamais les mêmes ; il suffisait de lever les yeux pour savoir que le désastre se manifestait dans son expression la plus totale.

dimanche 1 septembre 2013

Projet Céline / Sonita – phrase 27

Entonces iniciamos nosotros la cacería: subir y bajar por los cerros, llegar a los pueblitos a la media noche, asaltar, poner a la gente con la cara al piso y ejecutarlos ahí mismo si se resistían.

Traduction temporaire :
Du coup, on a lancé la chasse : monter et descendre à travers les collines, atteindre les petits villages à minuit, attaquer, mettre les gens à plat ventre et les exécuter s'ils opposaient une résistance.

Projet Justine / Céline – phrases 95-97

La arboleda resplandece bajo el gris compacto del cielo, como si la escarcha hubiese traído consigo su propia luz. Miro todo eso por la ventana que tengo enfrente. Pero Eddie sigue apuntándome y espera que reaccione de una u otra manera.

Traduction temporaire :
Le bois resplendit sous le gris compact du ciel, comme si la rosée avait amené sa propre lumière avec elle. Je regarde tout cela à travers la fenêtre en face de moi. Mais Eddie est toujours en train de me viser, attendant que je réagisse, d'une manière ou d'une autre.

Projet Céline / Sonita – phrase 24-26

Déjeme contarle. A las diez de la noche ya se habían levantado los cuerpos: ocho en total, ningún guerrillero entre ellos. Entonces dijo el general: “hay que seguirlos. Cácenlos, mátenlos, pero no regresen con las manos vacías”.

Traduction temporaire :
Laissez-moi vous raconter. À dix heures du soir, on avait déjà enlevé les corps : huit en tout, dont pas un guérillero. Alors, le général a ordonné : « Il faut les poursuivre. Chassez-les, tuez-les, mais ne revenez pas les mains vides ! »

Projet Chloé – titre + phrase 1

Francesc Barberá Pascual
(Espagne)

SILENCIO

En mi edificio somos muy ruidosos, y estamos orgullosos de ello.

Traduction temporaire :
Dans mon immeuble, nous sommes très bruyants, et nous en sommes fiers.  

Projet Elena 8 – phrases 9-14

Como si cada puerta que se cierra fuera una posibilidad menos de escapar. Acaso la sensación será similar a la que el Dante le dio a sus círculos del infierno. Acá no son círculos, son pasillos interminables, cuyas puertas se cierran después de que las atravesás. No hay vuelta atrás. No hay lugar para los débiles aquí. Quienes no tienen la fortaleza de seguir, pierden la chance de salir.

Traduction temporaire :
Comme si chaque porte se fermant était une possibilité en moins de s'échapper. Peut-être une sensation similaire à celle que Dante attribua à ses fameux cercles de l'enfer. Là, il ne s'agit pas de cercles, mais de couloirs interminables, dont les portes se ferment une fois qu'on les a franchies. Il n'y a pas de marche arrière. Ici, il n'y a pas de place pour les faibles. Ceux qui n'ont pas la force de continuer perdent leur chance de sortir.

Projet Nadia / Élise – phrases 90-91

Al inicio fue una leve brisa,  luego un viento levantisco y, a la hora de los loros, un desaforado huracán que nos puso a todos de vuelta y media. Se le dio por extraviarse en la penumbra del cine Nido, a la hora de la vermut.

Traduction temporaire :
Au début, ce fut juste une brise légère, puis un vent fort, et, à l'heure fatidique, un ouragan déchaîné qui nous fit ravaler notre sourire. Elle avait décidé de s'égarer dans la pénombre du Nid, le cinéma, pendant la première séance du soir.

Projet Manon / Élise – phrases 46

— Parece un Jentil1 salido de un libro de cuentos », nos dijo Edurne por lo bajo.
— No se asusten, soy el patriarca de los Jentilak, el guardián de este lugar.

Traduction temporaire :
« Il a l'air d'un Jentil(1) tout droit sorti d'un livre de contes, nous chuchota Edurne. — N'ayez crainte, je suis le patriarche des Jentilak, le gardien de ce lieu.

1) Les Jentils sont des figures mythologiques basques d'une taille et d'une force incroyables.

Projet Delphine 4 – phrase 9

Las casas antiguas seguían desmoronándose con todos sus habitantes dentro,  el suelo se abría, la gente seguía muriendo, los heridos buscaban salvarse como sea, apenas podían mantenerse en pie.

Traduction temporaire :
Les maisons anciennes continuaient à s'écrouler,leurs habitants à l'intérieur,le sol s'ouvrait,les gens continuaient à mourir, les blessés cherchaient le salut comme ils le pouvaient,mais c'est à peine s'ils parvenaient à rester debout.

vendredi 30 août 2013

Question de lexique

Que signifie le terme = « maritorne » ?