jeudi 19 septembre 2013

Projet Maxime – phrase 43

Caminó hacia la pared y bajó el cuadro de Claude Monet, lo dejó en el suelo como si fuera una imitación.

Traduction temporaire :
Il se dirigea vers le mur et décrocha le tableau de Claude Monet. Il le posa à terre, comme si c'était une simple copie.  

Projet Maxime – phrase 42

Se restregó los ojos y, sólo después, los miró como si se tratase de sirvientes.

Traduction temporaire :
Il se frotta les yeux, et, c'est seulement après qu'il les regarda comme s'ils étaient des domestiques.  

Projet Céline / Sonita – phrases 57-58

Sólo sé que desde entonces aquel indio me persigue. Lo he vuelto a ver en las laderas, en el hospital, en el depósito donde fueron llevados los cadáveres de los soldados para que no se descompusieran, lo veo en el espejo, siempre en cuclillas, siempre como queriendo levantar el vuelo, con una mirada que es una pregunta, que lo mismo es una condenación o un perdón, lo veo con esa baba que le salía de la boca ante los primeros golpes, y con la sangre que se le reventó en los ojos por el balazo pero que no le apagó aquellos dos círculos de pescado que tenía junto a la nariz.

Traduction temporaire :
Tout ce que je sais, c'est que depuis lors, cet Indien me poursuit. Je l'ai revu sur les pentes des montagnes, à l'hôpital, à la morgue, où les corps des soldats ont été amenés pour éviter qu'ils ne se décomposent ; je le vois dans le miroir, toujours accroupi, toujours comme s'il voulait s'envoler, avec un regard qui est une question, une condamnation ou un pardon – à l'arrivée, c'est du pareil au même. Je le revois avec la bave qui lui coulait de la bouche après les premiers coups, et le sang qui a jailli dans ses yeux lorsqu'il a reçu le coup de feu, mais qui n'a pas effacé pour autant les deux cercles blancs qu'il avait près du nez.

Projet Émilie – phrase 80

– El hombre que no escribía libros y que sabe podría escribirlos, pero no se atreve a decirlo públicamenteprivadamente, menos a confesarlo públicamente porque desea, sueña, anhela, que si algún día se decide a escribirlas, como es seguro que los escribirá, no desea que se los quemen o que lo quemen a él, con ellos.

Traduction temporaire :
– L’homme qui n’écrivait pas de livres, mais qui sait qu’il pourrait en écrire, sans oser le dire en privé, et encore moins l’avouer en public, parce qu’il souhaite, rêve, désire que si un jour, il se décide à écrire – car il le fera, c’est certain –, on ne les lui brûle pas, et qu’on ne le brûle pas, lui non plus, par la même occasion.

Projet Céline / Sonita – phrases 54-56

Y yo gritaba, y me arrancaba los cabellos y no podía apagar esos ojos que estaban adentro de mí. Por eso lo maté, padre. Por eso lo maté. Hace tres días ya, o un mes, o un año, no sé bien.

Traduction temporaire :
Et je criais, je m'arrachais les cheveux, mais je ne pouvais pas effacer ces yeux à l'intérieur de moi. C'est pour ça que je l'ai tué, père. C'est pour ça que je l'ai tué. C'était il y a trois jours, ou un mois, ou un an, je ne sais plus.

Projet Nadia / Élise – phrase 95

El chico que estaba con ella, un muchacho pelirrojo, hijo de un marino que vivía en la calle García y García, cumplía tan solo un rol episódico.

Traduction temporaire :
Le garçon qui était avec elle, un roux, le fils d'un marin vivant Calle García y García, ne jouait qu'un rôle épisodique.

Projet Jennifer – phrases 98-100

Ahí mismo, vino un agente de seguridad y la condujo a una oficina. La hizo sentar en una silla.
—Espere, por favor.

Traduction temporaire :
Immédiatement, un agent de la sécurité arriva et la conduisit dans un bureau. Il la fit s'asseoir sur une chaise.
— Attendez, s'il vous plaît.

mardi 17 septembre 2013

Projet Manon / Élise – phrases 58-59

— ¿Esta usted loco?, nunca estuvimos aquí, ¿no vio caer nuestra nave?
— He visto caer el carro de fuego durante siglos, y también he visto morir durante siglos a Edurne… hija de Lur, a Izaskun… hija de Ilargi y a Ainitze…hija de Eguzki.

Traduction temporaire :
— Vous êtes fou ? Nous ne sommes jamais venues ici ! N'avez-vous donc pas vu notre navette s'écraser ?
— J'ai vu tomber le char de feu pendant des siècles, de même que j'ai vu mourir pendant des siècles Edurne… fille de Lur, Izaskun… fille d'Ilargi et Ainitze… fille d'Eguzki.

Projet Chloé 2 – phrases 3-5

Sin embargo, aquello no era lo más asombroso. Al poco tiempo descubrí que podía tocar el piano, a pesar de no haberlo hecho en mi vida. Luego me pasó lo mismo con los malabares y la papiroflexia. Incluso llegué a hacer algún truco de magia.

Traduction temporaire :
Néanmoins, ce n'était pas le plus surprenant : peu de temps après, j'ai découvert que je savais jouer du piano alors que je n'en avais jamais fait de ma vie. Il m'est ensuite arrivé la même chose avec les jongleries et l'origami. J'ai même réussi à réaliser une sorte de tour de magie.

Projet Émilie – phrase 79

Un autor ya no está nervioso y neurasténico por concluir el libro que ha imaginado, sino neurótico y odioso porque la imprenta no le entrega aun los tres mil libros que han de ser entregados al verdugo oficial –que es, además, ministro de educación pública–, para obtener el reconocimiento, el respeto por su vida y la tranquilidad que precisa para escribir sucesivos libros que, si el destino y la inspiración lo acompañan, con sus llamas iluminarán su nombre y su figura por largo tiempo.

Traduction temporaire :
Un auteur n’est plus nerveux et neurasthénique parce qu’il a hâte de terminer le livre qu’il a imaginé, non, il est névrosé et odieux parce que l’imprimerie tarde à lui livrer les trois mille exemplaires à remettre au bourreau officiel – qui est, du reste, ministre de l’enseignement public – pour obtenir la reconnaissance, le respect à l'égard de sa vie et la tranquillité dont il a besoin pour écrire une succession de livres qui, si la chance et l’inspiration sont avec lui, illumineront longtemps son nom et sa personne avec les flammes qu'ils produiront.

Projet Jennifer – phrases 96-97

Verificaron en las computadoras. A los dos minutos le informaron que no podría salir del país.

Traduction temporaire :
Ils vérifièrent sur leurs ordinateurs. Deux minutes plus tard, ils lui annoncèrent qu'elle ne pourrait pas quitter le pays. 

Projet Céline / Sonita – phrases 52-53

Entonces grité: “¡Ya cállate, ya cállate!”. Entonces me revolqué por aquel piso de tierra roja y mis compañeros pensaron que deliraba debido a la herida en el dedo.

Traduction temporaire :
Alors j’ai crié : « Tais-toi, tais-toi ! », avant de me rouler sur ce sol de terre rouge. Mes camarades ont pensé que je délirais à cause de ma blessure au doigt.

lundi 16 septembre 2013

Projet Justine – phrases 118-119

Los candidatos buscaban un trabajo sencillo y part time. Algo que les permitiera comprar sus apuntes universitarios. Uno de los chimpancés se lo dijo.

Traduction temporaire :
Les candidats cherchaient un part-time job, quelque chose de simple, leur permettant d'acheter leurs notes de cours de la fac. Un des chimpanzés le lui a dit.

Projet Céline – phrase 89

Se rió y limpió la cara de sus hijos, las manos de todos sus hijos, hubo un momento en que le paso a él, y él lo cogió, un pañolón grande y floreado, un lindo pañuelo italiano, setta pura, de los que él solía comprar en Paris o en Londres hasta en Roma, para llevarles a sus hermanas, a las hermanas de sus amigos, él lo cogió y aun ayudó a cogerle las manos a sus hijos para que ella se los fuera limpiando, sin apurarse y sin dejar de parecer alegre, aunque ya había apagado la risa.

Traduction temporaire :
Elle rit et elle nettoya le visage de ses enfants, les mains de chacun de ses enfants, et à un moment donné, elle lui tendit – et il le prit – un grand mouchoir à fleurs, un joli mouchoir italien, setta pura, comme ceux qu’il avait l’habitude d’acheter à Paris, à Londres ou à Rome, pour les offrir à ses sœurs, aux sœurs de ses amis ; il le prit et il l'aida même à tenir les mains de ses enfants pour qu’elles les nettoie, sans se hâter et sans cesser de sembler joyeuse, bien que son rire se soit déjà éteint.

Projet Céline – phrase 88

Ella se sonrió, se rió absolutamente alegre, aliviada, despejada, increíblemente sola y libre, como si no tuviera hijos, como si, hacía unos diez años, antes de casarse con el canalla de Ramiro, hubiera debido emprender ese viaje y encontrarse, sola en su vida, en su tren, en su juventud con ese desconocido que había cogido un tren equivocado, pero finalmente no tan equivocado porque la había encontrado a ella.

Traduction temporaire :
Elle sourit, elle rit, absolument joyeuse, soulagée, légère, incroyablement seule et libre, comme si elle n’avait pas d’enfants, comme si, dix ans plus tôt, avant de se marier avec cette canaille de Ramiro, elle avait dû entreprendre ce voyage et rencontrer, seule dans sa vie, dans son train, dans sa jeunesse, cet inconnu qui s’était trompé de train, mais qui ne s’était finalement pas tant trompé que cela puisqu’il l’avait rencontrée, elle.

Projet Elena 6 – phrase 115

La cita era a las seis de la tarde; la empleada me había rogado que fuera puntual, pues había citado a varias personas a la misma hora.

Traduction temporaire :
Le rendez-vous était fixé à six heures de l’après-midi ; l’employée m’avait prié d’être ponctuel, car elle avait prévu de retrouver plusieurs personnes au même moment.

Projet Elena 6 – phrase 114

Estaba yo, en fin, agotado, desequilibrado y de mal humor cuando, unas tres semanas después, quedé con una agencia inmobiliaria para visitar un piso, el más alto de un rascacielos de los años cuarenta, en pleno centro de Madrid, en la Plaza de España.

Traduction temporaire :
Bref, j’étais épuisé, perturbé et de mauvaise humeur, lorsque, trois semaines plus tard, je pris rendez-vous avec une agence immobilière pour visiter un appartement dans les plus haut gratte-ciel des années quarante, en plein centre de Madrid, sur la Plaza de España.

Projet Julie – phrases 101-103

En el territorio intermedio hacia la vigilia creo escuchar un rumor que parece venir del mar. Es imposible, no está tan cerca y la habitación quedó herméticamente cerrada. Con un leve sobresalto descubro que ya han llegado.

Traduction temporaire :
Sur le territoire intermédiaire menant au réveil, je crois entendre une rumeur provenant de la mer. Impossible, elle n'est pas si proche que ça et la chambre est hermétiquement close. C'est avec un léger sursaut que je découvre qu'elles sont arrivées.

Projet Justine / Céline – phrase 106

Un cañón en forma de ¡oh!, como una caricatura; un cañón en forma de cero, en forma de sueño, en forma de miedo, en forma de suerte, de mala suerte, en forma de muerte, mi muerte, la misma a la que los padres condenamos a los hijos cuando los traemos a este mundo del que van a tener que descabalgarse tarde o temprano, no importa que a la vida también estén atados mano con mano, boca con boca hasta llegar a viejos.

Traduction temporaire :
Un canon en forme de oh !, comme une caricature ; un canon en forme de zéro, en forme de rêve, en forme de peur, en forme de chance, de malchance, en forme de mort, ma mort, celle à laquelle nous, parents, nous condamnons nos enfants quand nous les faisons naître dans un monde qu’ils devront tôt ou tard quitter, peu importe s’ils sont également attachés à la vie, mains contre mains, bouches contre bouches, jusqu’à la vieillesse.

Projet Élodie – phrases 14-15

Tener cerca el matamoscas me daba la seguridad que obsequia el cuchillo bien esmerilado; en sigilo lo tomé y esperé a que circunnavegara de nuevo frente a mí. Cuando lo hizo, de un tajo fulminante la azoté contra las carnes.

Traduction temporaire :
Avoir le tue-mouches près de moi me donnait l'assurance qu'offre un couteau bien aiguisé. Discrètement, je l'attrapai et attendis qu'elle virevolte de nouveau devant moi. Là, d'un coup foudroyant, je l'écrasai contre la viande.

Projet Justine / Céline – phrase 105

Trato en vano de desviar mi atención hacia la nieve y las gotas de sudor me suben por los poros.

Traduction temporaire :
J'essaie en vain de détourner mon attention vers la neige, et les gouttes de sueur envahissent chaque pore de ma peau.

dimanche 15 septembre 2013

Projet Delphine 4 – phrase 16

En medio de tanto dolor nos quedaba elevar plegarias una y otra vez, pero el alud implacable continuaba con su destrucción, muchos abrigaban la esperanza de que esa gigantesca avalancha se desviara por otro lado pero bastó una porción para que esa masa destructora sepulte por completo a la población.

Traduction temporaire :
Au milieu de toute cette douleur, nous nous en remettions aux prières, encore et encore, mais l'implacable avalanche continuait à tout détruire. Beaucoup nourrissaient l'espoir qu'elle dévierait de sa trajectoire, et il s'en fallut d'ailleurs de peu pour que cette masse destructrice n'ensevelisse entièrement la population.

Projet Chloé 2 – titre + phrases 1-2

EL RECHAZO

Todo empezó cuando me trasplantaron las dos manos. En tan solo dos semanas ya era capaz de escribir y manipular objetos casi con normalidad.

Traduction temporaire :

LE REJET

Tout a commencé quand on m'a fait une greffe des deux mains. En seulement quinze jours, j'étais déjà capable d'écrire et de manipuler des objets presque normalement.

samedi 14 septembre 2013

Projet Justine – phrases 115-117

Fireman suele hacer un silencio que nadie sabe cómo interrumpir. Los candidatos se iban de la Unidad indignados. Nadie pensaba en protocolos. A nadie le interesaba pensar en eso.

Traduction temporaire :
Fireman a l'habitude de faire régner un silence que personne ne sait comment briser. Les candidats s'en allaient de l'Unité, indignés. Personne ne pensait aux protocoles. Ça n'intéressait personne d'y penser.

Projet Céline / Sonita – phrase 51

Le pegué hasta cansarme, y cuando sentí su mirada fría le descerrajé un balazo entre las cejas para callar ese delirio, pero los ojos de plato del muerto seguían mirándome.

Traduction temporaire :
Je l'ai frappé jusqu'à l'épuisement et, lorsque j'ai senti son regard froid sur moi, je lui ai tiré une balle en pleine tête afin de mettre un terme à ce délire. Mais les yeux sans expression du mort continuaient à me fixer.

Projet Céline – phrase 87

Sí, él conocía Roma, contestó, había estado en ella, exactamente en la piazza di términi, donde llegarían luego, cerca del aeropuerto de Fiumicino, pero ¿cómo explicarle?, no había cogido el tren debido, andaba bastante distraído, si usted quiere enloquecido por problemas del trabajo, problemas del trabajo y no de la vida, le dijo mirándola a los ojos, que no se había dado cuenta de que había pedido un boleto para el rápido de Roma en vez de pedirlo por el rápido de Parigi.

Traduction temporaire :
Oui, il connaissait Rome, répondit-il, il y était allé, précisément sur la Piazza di Termini, où ils arriveraient plus tard, près de l’aéroport de Fiumicino ; mais, comment vous expliquer ? Il n’avait pas pris le bon train, il était très distrait, préoccupé par des problèmes de travail, des problèmes de travail et non de la vie, si vous voulez, lui dit-il en la regardant dans les yeux, et il ne s’était pas rendu compte qu’il avait demandé un billet pour l’express de Rome au lieu d’un pour l’express de Paris.

Projet Justine – phrases 113-114

«Transportador escribió: NO HE LEIDO LO DEL REYMIMITO, PERO PARECE QUE OTRA VEZ NOS ESCRIBE ¨DESDE SUIZA¨. PREGUNTO porque ando medio desactualizado : ¿LE CAMBIARON EL NOMBRE A LA VILLA 31? OTRA PREGUNTA : ¿ESTE ES UN FORO GAY? No deberian permitirle la opinión a los putos faloperos y peronistas.»

Traduction temporaire :
Transporteur a écrit : JE N'AI PAS LU L'HISTOIRE DU ROI MIMITO, MAIS IL SEMBLE QU'UNE FOIS ENCORE, IL NOUS ÉCRIT "DEPUIS LA SUISSE". JE DEMANDE ÇA, parce que je n'ai suivi qu'à moitié : ON A CHANGÉ LE NOM DE LA VILLA 31 ? UNE AUTRE QUESTION : C'EST UN FORUM GAY ? On devrait interdire aux putes camées et péronistes de donner leur avis. »

Projet Elena 6 – phrase 113

Espoleada por las sensaciones ópticas, mi mente funcionaba a toda marcha en contra de mi voluntad, que no pedía otra cosa que volver a la paz anterior.

Traduction temporaire :
Éperonné par les sensations visuelles, mon cerveau fonctionnait à plein régime contre ma volonté, qui, elle, souhaitait vivement retrouver la paix intérieure.

Projet Elena 6 – phrase 112

El verde podía ser oliva, espinaca, loden, esmeralda, hierba, pera...  y cada uno de esos tonos tenía a su vez gradaciones: verde pera de agua, verde pera conferencia, verde pera comicio....

Traduction temporaire :
Le vert pouvait être olive, épinard, loden, émeraude, herbe, poire… et, à leur tour, chacun avait ses propres dégradés : vert poire d’eau, vert poire conférence, vert poire comice…

Projet Elena 6 – phrase 111


Iba por la calle y me asaltaban los colores: los distintos rojizos de las fachadas de ladrillo –los había rosados, anaranjados, castaños...-, el gris oscuro del asfalto, el gris azulado de los tejados de pizarra, el gris plata, con un toque de amarillo, de los troncos de los sauces, la gama de blancos, azules, rosas, lilas y morados de las hortensias...

Traduction temporaire :
Je marchais dans la rue et les couleurs m’assaillaient : la variété de rouges des façades en brique – il y en avait des roses, des oranges, des châtains… –, le gris foncé du bitume, le gris bleuté des toits en ardoise, le gris argent, avec une touche de jaune, du tronc des saules, la gamme des blancs, bleus, roses, lilas et mauves des hortensias…

Projet Elena 6 – phrases 109-110

                                                                      *

El problema no era Lisboa: el problema eran mis ojos. Porque cuando volví a Madrid comprobé que el extraño efecto óptico persistía.

Traduction temporaire :

* 

Le problème n’était pas Lisbonne : le problème était mes yeux. Parce que, de retour à Madrid, je constatai que l’étrange effet d’optique persistait.

Projet Céline / Sonita – phrase 50

Sus ojos me taladraban, padre, era aquella visión un grito pesado porque no se oía, pero entraba por mis cuencas, estallaba en mi cerebro y desnudaba lo poco que me quedaba de emociones, arrojándome al miedo, arrojándome a una maldita condenación sin sentido.

Traduction temporaire :
Ses yeux me transperçaient, père. Ce regard-là était un cri lourd, parce qu'on ne l'entendait pas, mais il entrait dans mes orbites, éclatait dans mon cerveau et mettait à nu le peu d'émotions qui me restaient, me livrant à la peur, me livrant à une maudite condamnation sans logique.

Projet Émilie – phrase 78

Quemarle a un escritor un libro llega a ser tan increíble, ensoñador y deseable, que se abren registros al efecto en la biblioteca nacional y en la universidad de Chile, ser autor de libros que son, o serán, quemados es una ambición tan legítimamente esperada como un enorme y jugoso premio de consagración internacional y se recogen conversaciones y advertencias que permanecen: "es un autor tan único y magistral que todos sus libros han sido quemados" (de esta ambición, sueño y anhelo, nacen celos, odios, envidias, zancadillas, delaciones, suicidios, homicidios, toda la suelta condición humana, etc.).

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Elena 6 – phrases 107-108

Una monja lo estaba visitando al mismo tiempo que yo; recuerdo que me llamó la atención su elevada estatura, y que la oí pronunciar una frase. Con la misma voz que yo reconocería luego en Lisboa, pero en un tono muy distinto, humilde y meloso, estaba  diciendo: -Y aquí podríamos poner la capilla.

Traduction temporaire :
Une religieuse le visitait en même temps que moi ; je me rappelle que sa grande taille retint mon attention, et également, l’avoir entendue prononcer une phrase. Avec cette fameuse voix que je reconnaitrais plus tard, à Lisbonne, mais sur un ton différent, humble et mielleux :
— Et là, on pourrait installer la chapelle.

Projet Elena 6 – phrases 105-106

Hacía aproximadamente un mes, yo había visitado un piso en Soria: un quinto, con vistas a la meseta por un lado y por otro a la iglesia románica de San Juan de la Rabanera.

Traduction temporaire :
Environ un mois auparavant, j’avais visité un appartement à Soria : un cinquième étage, avec vue sur le plateau d’un côté, sur l’église romaine de San Juan de la Rabanera, de l'autre.

Projet Manon / Élise – phrases 56-57

Las tres nos miramos y por alguna extraña razón le respondimos una a la vez: Edurne, Izaskun, Ainitze.
« Por fin han vuelto, tal vez esta vez sea la definitiva, sus nombres son los que faltan en la pared.

Traduction temporaire :
Nous nous regardâmes toutes les trois et, étrangement, nous lui répondîmes une par une : Edurne, Izaskun, Ainitze. « Vous êtes enfin revenues. Et cette fois-ci sera peut-être la dernière. Il ne manque que vos noms sur ce mur.

Projet Elena 6 – phrases 101-104

Entonces, sin saber por qué, pensé en la loca de esa mañana y de pronto caí en la cuenta de dónde había oído yo esa voz. No puede ser, dije casi en voz alta.: ¡la monja!... ¿De veras?... Repasé mentalmente la escena.

Traduction temporaire :
Alors, sans savoir pourquoi, je pensai à la folle de ce matin-là et tout à coup, je compris où j’avais entendu cette voix. Impossible, dis-je presque à haute voix : la religieuse !… Vraiment ?… Je revis mentalement la scène.

Projet Chloé – phrases 7-9

Ni siquiera cantan en la ducha. Y lo peor es que esa tranquilidad está empezando a afectarnos en casa. Ahora, todos los días, sin hacer ruido, pegamos la oreja a la pared para escuchar el silencio de los vecinos.

Traduction temporaire :
Ils ne chantent même pas sous la douche. Et le pire, c'est que cette tranquillité nous affecte, nous, chez nous. Maintenant, tous les jours, nous collons notre oreille contre le mur, sans faire de bruit, pour écouter le silence des voisins.

Projet Audrey 3 – phrases 36-37

Mientras uno de ellos mantenía el bote apegado, el otro con un cuchillo cortaba las cuerdas con las que el desgraciado se había amarrado a la batayola. Luego lo alzó con la fuerza de un solo brazo y lo tiró adentro del bote.

Traduction temporaire :
Tandis que l'un d'eux maintenait le canot au plus près du radeau de fortune, un autre coupait avec un couteau les cordes que le malheureux avait utilisées pour s'attacher à la batayole. Ensuite, il le souleva à la force d'un bras et le hissa dans l'embarcation.

Projet Elena 6 – phrase 100

No pude dejar de notar que llevaba un traje gris pizarra, que mis ojos no eran simplemente grises sino de dos tonos de gris -más claro en el centro, más oscuro en los bordes- y que mi pelo gris tenía un reflejo plateado pero mate, como el peltre.

Traduction temporaire :
Je ne pus m’empêcher de constater que je portais un costume gris ardoise, que mes yeux n’étaient pas simplement gris, mais de deux tonalités de gris – plus clair au centre, plus foncé autour – et que mes cheveux présentaient un reflet argenté, mais mate, comme l’étain.

Projet Delphine 4 – phrase 15

Como si fuera poco la tierra seguía temblando, muchos recién en ese momento supimos el verdadero valor de la vida pero ya era tarde. Lloraban, imploraban, en el fondo el hecho de tratar de huir, solo era algo instintivo, el cuerpo actuaba como una máquina porque la voluntad ya estaba resignada.

Traduction temporaire :
Comme si cela ne suffisait pas, la terre tremblait toujours. À ce moment précis, beaucoup comprirent la valeur véritable de la vie, mais il était trop tard. Ils pleuraient, ils imploraient. Dans le fond, tenter de s'échapper était que purement instinctif, le corps se comportait comme une machine, car la volonté, elle, avait déjà abdiqué.

Projet Jennifer – phrases 94-95

Todos hicieron lo propio. Gabriela también. Cuando llegó su turno, entregó el pasaporte y los documentos necesarios.
—Espere un momento —le dijeron, amablemente.

Traduction temporaire :
Tous s'exécutèrent. Gabriela aussi. Quand arriva son tour, elle présenta son passeport et les documents nécessaires.
— Attendez un moment, lui demanda aimablement le personnel de la compagnie.

Projet Céline / Sonita – phrases 49

Sus ojos eran inexpresivos, pero terribles por la ausencia de rencor que había en ellos, terribles porque aunque lo pateara y aunque le pegara con mi arma no dejaban de mirarme, terribles porque callaban lo que hubieran querido gritarme.

Traduction temporaire :
Ses yeux étaient inexpressifs, mais terribles, à cause de l'absence de rancœur qu'il y avait dedans, terribles parce que bien que je lui aie donné des coups de pied et bien que je l'aie frappé avec mon arme, ils n'arrêtaient pas de me regarder, terribles parce qu'ils taisaient ce qu'ils auraient voulu me crier.

Projet Céline / Sonita – phrases 47-48

Era un viejo, indudablemente, pero no podría saberse si tenía cien o quinientos años. Sólo me miraba.

Traduction temporaire :
S'il était incontestablement vieux, impossible de savoir s'il avait cent ou cinq cents ans. Il me regardait, juste.  

vendredi 13 septembre 2013

Projet Elena 6 – phrases 98-99

Volví al hotel inquieto y de mal humor. Mientras esperaba que me dieran la llave, me pasó algo que no me ocurre nunca fuera de los cinco minutos que paso afeitándome cada mañana: me vi en un espejo, situado junto a la recepción.

Traduction temporaire :
Je rentrai à l’hôtel, inquiet et de mauvaise humeur. Tandis que j’attendais qu’on me donne ma clé, il m’arriva ce qui ne m’arrive jamais en dehors des cinq minutes que je passe à me raser chaque matin : je me vis dans un miroir situé près de la réception.

Projet Justine – phrase 112

Protocolos, repite Fireman. Por eso ningún médico permite filmar una ecografía de la semana veinte de embarazo antes de confirmar a solas que el feto esté vivo. Protocolo de control de angustia familiar.

Traduction temporaire :
Les protocoles, répète Fireman. C'est pour ça qu'aucun médecin n'autorise à filmer une échographie de la vingtième semaine de grossesse avant qu'il n'ait la confirmation que le fœtus est en vie. Protocole courant pour lutter contre l'angoisse.

Projet Delphine 4 – phrase 14

Ese domingo por la tarde muchos creímos que lo narrado por el apóstol San Juan se estaba dando en ese momento, sería imposible huir, no había otra oportunidad, esa ola gigantesca de más de cuarenta metros simplemente acabaría con nosotros.

Traduction temporaire :
Ce dimanche après-midi, nous fûmes nombreux à croire que ce qu'avait raconté l'apôtre saint Jean était en train de se dérouler. Il était impossible de fuir, il n'y avait pas d'échappatoire, cette vague gigantesque de plus de quarante mètres de haut nous anéantirait.

Projet Delphine 4 – phrase 14

Ese domingo por la tarde muchos creímos que lo narrado por el apóstol San Juan se estaba dando en ese momento, sería imposible huir, no había otra oportunidad, esa ola gigantesca de más de cuarenta metros simplemente acabaría con nosotros.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Émilie – phrases 76-77

Y en algún cuartel lejano, ministerio central u hospital rural, se escuchan tranquilas reiteradas órdenes:
—No le peguen en la cabeza, no le pongan corriente en las sienes, tampoco en las yemas o en las unas, necesitamos libros: muchos libros, cada vez más, este invierno llegará más temprano y según el diario El Mercurio, será el más inclemente y frío desde que asesinaron a Allende.

Traduction temporaire :
Et dans une caserne lointaine, un ministère central ou un hôpital rural, on entend des ordres tranquilles réitérés : — Ne le frappez pas à la tête, ne lui envoyez pas de décharges sur les tempes, ni au bout des doigts ou sur les ongles, il nous faut des livres, beaucoup de livres, toujours plus, cette année, l'hiver sera non seulement précoce, mais aussi, d’après le journal El Mercurio, le plus rude et le plus froid depuis l'assassinat d’Allende.

Projet Émilie – phrase 75

Cuando aprieta llega la noche y aprieta el frío del otoño, la juventud de los barrios se reúne alrededor de la chimenea o del fogón para mirar danzar las llamas y con ellas los funestos personajes, Cecilia Valdés, Amalia, María, Martín Rivas, doña Bárbara, sus charlas, risas, susurros, sollozos, suspiros, intrigas, silencios, etc.

Traduction temporaire :
Quand la nuit et le froid automnal deviennent oppressants, la jeunesse des quartiers se retrouve autour de la cheminée ou du poêle pour regarder danser les flammes, et avec elles, de funestes personnages : Cecilia Valdés, Amalia, María, Martín Rivas, doña Bárbara, leurs conversations, leurs rires, leurs chuchotements, leurs sanglots, leurs soupirs, leurs intrigues, leurs silences, etc.