lundi 9 avril 2018

Projet Justine / Elena – texte 210

Fuego

Sabe que debe irse. —Apure profesor —llaman desde fuera. —Ya voy. Ajusta la lente del telescopio y sigue mirando. Contra el negro de la nada los rayos se descomponen en mil colores. La luz. Siempre la misma y sin embargo distinta. El hombre la contempla con ojos de enamorado. Y el calor. Hasta ayer, con una toalla grande y gesto indiferente, secaba el sudor que corría por su cara, por su cuerpo. Hoy ya ha renunciado al intento de mantenerse seco. Al esfuerzo de tomar notas también. —No queda mucho tiempo —insiste la misma voz ya lejana. Mira en derredor. Instrumentos de laboratorio y algunos efectos personales. Amados objetos que debe abandonar. El saxo de su padre. “Esta es una familia de músicos, el científico es nuestra oveja negra”, bromeaba orgulloso el viejo. También está la pintura. Lara, preciosa como era. Viva. Su equipaje ya ha sido cargado. —Sólo lo imprescindible profesor, menos si puede. Usted comprende. Él entiende perfectamente. Las diez de la noche. Sale al horno que es la calle. Cierra con llave. ¿Para qué? Nadie se queda. En pocos días tampoco quedará nada. Aún peor que la temperatura, es el silencio. La ciudad ya ha sido evacuada. La ciudad y el mundo. Quita el cerrojo que acaba de poner, abre la puerta, se sienta en el suelo bajo el marco. Aguarda un rato. De pronto, ciento veinte segundos de ruido ensordecedor. Luego, la más absoluta calma. La nave ha despegado en el horario previsto.  Pasan un par de perros, ahora sin dueño, desorientaos. Mira el cielo. En una hora, a lo sumo dos, no será necesario el telescopio. Se podrá observar un bello espectáculo a simple vista.  El sol continúa agigantándose. No cree estar solo. En algún lugar del planeta habrá otro se humano que, como él, haya decidido quedarse a esperar el amanecer en casa.

Traduction temporaire :

Feu  Il sait qu'il doit s'en aller.
— Dépêchez-vous, professeur, appelle-t-on de l'extérieur.
— J'arrive.
Il ajuste la lentille du télescope et continue de regarder. Contre le noir du néant, les rayons se décomposent en mille couleurs. La lumière. Toujours la même, et pourtant différente. L'homme la contemple avec les yeux d'un amoureux. Et la chaleur. Jusqu'à hier, avec une grande serviette et un geste nonchalant, il essuyait la sueur qui coulait sur son visage, sur son corps. Aujourd'hui, il a déjà renoncé à essayer de rester sec. À l'effort de prendre des notes aussi. — Il ne reste plus beaucoup de temps, insiste la même voix, déjà lointaine. Il regarde autour de lui. Des instruments de laboratoire et quelques effets personnels. Des objets chéris qu'il doit abandonner. Le saxo de son père. « Nous sommes une famille de musiciens, le scientifique est notre mouton noir », plaisantait fièrement le vieil homme. Il y a aussi la peinture. Lara, comme elle était belle ! Vivante. Sa valise a déjà été chargée. — Juste l'indispensable, professeur, ou même moins, si vous le pouvez. Vous comprenez. Il comprend parfaitement. Dix heures du soir. Il sort dans la fournaise qu'est la rue.

49 commentaires:

Justine a dit…

Fuego
Sabe que debe irse.
—Apure profesor —llaman desde fuera.
—Ya voy.

Feu

Il sait qu'il doit s'en aller.
— Dépêchez-vous, professeur, appelle-t-on de l'extérieur.
— J'arrive.

Tradabordo a dit…

Fuego
Sabe que debe irse.
—Apure profesor —llaman desde fuera.
—Ya voy.

Feu

Il sait qu'il doit s'en aller.
— Dépêchez-vous, professeur, appelle-t-on de l'extérieur.
— J'arrive.

OK.

Elena ?

Elena a dit…

Feu

Il sait qu'il doit s'en aller.
— Dépêchez-vous, professeur, appelle-t-on de l'extérieur.
— J'arrive.

OK.

Tradabordo a dit…

VPC.

Justine a dit…

Ajusta la lente del telescopio y sigue mirando. Contra el negro de la nada los rayos se descomponen en mil colores. La luz. Siempre la misma y sin embargo distinta. El hombre la contempla con ojos de enamorado.

Il ajuste la lentille du télescope et continue de regarder. Contre le noir du néant, les rayons se décomposent en mille couleurs. La lumière. Toujours la même, et pourtant, différente. L'homme la contemple avec les yeux d'un amoureux.

Tradabordo a dit…

Ajusta la lente del telescopio y sigue mirando. Contra el negro de la nada los rayos se descomponen en mil colores. La luz. Siempre la misma y sin embargo distinta. El hombre la contempla con ojos de enamorado.

Il ajuste la lentille du télescope et continue de regarder. Contre le noir du néant, les rayons se décomposent en mille couleurs. La lumière. Toujours la même, et pourtant, [la virgule ?] différente. L'homme la contemple avec les yeux d'un amoureux.

Justine a dit…

Ajusta la lente del telescopio y sigue mirando. Contra el negro de la nada los rayos se descomponen en mil colores. La luz. Siempre la misma y sin embargo distinta. El hombre la contempla con ojos de enamorado.

Il ajuste la lentille du télescope et continue de regarder. Contre le noir du néant, les rayons se décomposent en mille couleurs. La lumière. Toujours la même, et pourtant différente. L'homme la contemple avec les yeux d'un amoureux.

Tradabordo a dit…

Ajusta la lente del telescopio y sigue mirando. Contra el negro de la nada los rayos se descomponen en mil colores. La luz. Siempre la misma y sin embargo distinta. El hombre la contempla con ojos de enamorado.

Il ajuste la lentille du télescope et continue de regarder. Contre le noir du néant, les rayons se décomposent en mille couleurs. La lumière. Toujours la même, et pourtant différente. L'homme la contemple avec les yeux d'un amoureux.

OK.

Elena ?

Elena a dit…

Il ajuste la lentille du télescope et continue de regarder. Contre le noir du néant, les rayons se décomposent en mille couleurs. La lumière. Toujours la même, et pourtant différente. L'homme la contemple avec les yeux d'un amoureux.

OK.

Tradabordo a dit…

VPC.

Justine a dit…

Y el calor. Hasta ayer, con una toalla grande y gesto indiferente, secaba el sudor que corría por su cara, por su cuerpo. Hoy ya ha renunciado al intento de mantenerse seco. Al esfuerzo de tomar notas también.

Et la chaleur. Jusqu'à hier, avec une grande serviette et un geste nonchalant, il essuyait la sueur qui coulait sur son visage, sur son corps. Aujourd'hui, il a déjà renoncé à la tentative de rester sec. À l'effort de prendre des notes aussi.

Tradabordo a dit…

Y el calor. Hasta ayer, con una toalla grande y gesto indiferente, secaba el sudor que corría por su cara, por su cuerpo. Hoy ya ha renunciado al intento de mantenerse seco. Al esfuerzo de tomar notas también.

Et la chaleur. Jusqu'à hier, avec une grande serviette et un geste nonchalant, il essuyait la sueur qui coulait sur son visage, sur son corps. Aujourd'hui, il a déjà renoncé à la tentative de [naturel ?] rester sec. À l'effort de prendre des notes aussi.

Justine a dit…

Y el calor. Hasta ayer, con una toalla grande y gesto indiferente, secaba el sudor que corría por su cara, por su cuerpo. Hoy ya ha renunciado al intento de mantenerse seco. Al esfuerzo de tomar notas también.

Et la chaleur. Jusqu'à hier, avec une grande serviette et un geste nonchalant, il essuyait la sueur qui coulait sur son visage, sur son corps. Aujourd'hui, il a déjà renoncé à essayer de rester sec. À l'effort de prendre des notes aussi.

Justine a dit…

Y el calor. Hasta ayer, con una toalla grande y gesto indiferente, secaba el sudor que corría por su cara, por su cuerpo. Hoy ya ha renunciado al intento de mantenerse seco. Al esfuerzo de tomar notas también.

Et la chaleur. Jusqu'à hier, avec une grande serviette et un geste nonchalant, il essuyait la sueur qui coulait sur son visage, sur son corps. Aujourd'hui, il a déjà renoncé à essayer de rester sec. À l'effort de prendre des notes aussi.

Tradabordo a dit…

Y el calor. Hasta ayer, con una toalla grande y gesto indiferente, secaba el sudor que corría por su cara, por su cuerpo. Hoy ya ha renunciado al intento de mantenerse seco. Al esfuerzo de tomar notas también.

Et la chaleur. Jusqu'à hier, avec une grande serviette et un geste nonchalant, il essuyait la sueur qui coulait sur son visage, sur son corps. Aujourd'hui, il a déjà renoncé à essayer de rester sec. À l'effort de prendre des notes aussi.

OK.

Elena ?

Elena a dit…

Et la chaleur. Jusqu'à hier, avec une grande serviette et un geste nonchalant, il essuyait la sueur qui coulait sur son visage, sur son corps. Aujourd'hui, il a déjà renoncé à essayer de rester sec. À l'effort de prendre des notes aussi.

OK.

Tradabordo a dit…

VPC.

Justine a dit…

—No queda mucho tiempo —insiste la misma voz ya lejana.
Mira en derredor. Instrumentos de laboratorio y algunos efectos personales. Amados objetos que debe abandonar.

— Il ne reste plus beaucoup de temps, insiste la même voix lointaine.
Il regarde autour de lui. Des instruments de laboratoire et quelques effets personnels. Des objets chéris qu'il doit abandonner.

Tradabordo a dit…

—No queda mucho tiempo —insiste la misma voz ya lejana.
Mira en derredor. Instrumentos de laboratorio y algunos efectos personales. Amados objetos que debe abandonar.

— Il ne reste plus beaucoup de temps, insiste la même voix [et le « ya » ?] lointaine.
Il regarde autour de lui. Des instruments de laboratoire et quelques effets personnels. Des objets chéris qu'il doit abandonner.

Justine a dit…

—No queda mucho tiempo —insiste la misma voz ya lejana.
Mira en derredor. Instrumentos de laboratorio y algunos efectos personales. Amados objetos que debe abandonar.

— Il ne reste plus beaucoup de temps, insiste la même voix déjà lointaine.
Il regarde autour de lui. Des instruments de laboratoire et quelques effets personnels. Des objets chéris qu'il doit abandonner.

Tradabordo a dit…

—No queda mucho tiempo —insiste la misma voz ya lejana.
Mira en derredor. Instrumentos de laboratorio y algunos efectos personales. Amados objetos que debe abandonar.

— Il ne reste plus beaucoup de temps, insiste la même voix [virgule ?] déjà lointaine.
Il regarde autour de lui. Des instruments de laboratoire et quelques effets personnels. Des objets chéris qu'il doit abandonner.

Justine a dit…

—No queda mucho tiempo —insiste la misma voz ya lejana.
Mira en derredor. Instrumentos de laboratorio y algunos efectos personales. Amados objetos que debe abandonar.

— Il ne reste plus beaucoup de temps, insiste la même voix, déjà lointaine.
Il regarde autour de lui. Des instruments de laboratoire et quelques effets personnels. Des objets chéris qu'il doit abandonner.

Tradabordo a dit…

—No queda mucho tiempo —insiste la misma voz ya lejana.
Mira en derredor. Instrumentos de laboratorio y algunos efectos personales. Amados objetos que debe abandonar.

— Il ne reste plus beaucoup de temps, insiste la même voix, déjà lointaine.
Il regarde autour de lui. Des instruments de laboratoire et quelques effets personnels. Des objets chéris qu'il doit abandonner.

OK.

Elena ?

Elena a dit…

— Il ne reste plus beaucoup de temps, insiste la même voix, déjà lointaine.
Il regarde autour de lui. Des instruments de laboratoire et quelques effets personnels. Des objets chéris qu'il doit abandonner.

OK.

Tradabordo a dit…

VPC.

Justine a dit…

El saxo de su padre. “Esta es una familia de músicos, el científico es nuestra oveja negra”, bromeaba orgulloso el viejo.

Le saxo de son père. « Nous sommes une famille de musicien, le scientifique est le mouton noir », plaisantait fièrement le vieil homme.

Tradabordo a dit…

El saxo de su padre. “Esta es una familia de músicos, el científico es nuestra oveja negra”, bromeaba orgulloso el viejo.

Le saxo de son père. « Nous sommes une famille de musicien [grammaire], le scientifique est le [le possessif ?] mouton noir », plaisantait fièrement le vieil homme.

Justine a dit…

El saxo de su padre. “Esta es una familia de músicos, el científico es nuestra oveja negra”, bromeaba orgulloso el viejo.

Le saxo de son père. « Nous sommes une famille de musiciens, le scientifique est notre mouton noir », plaisantait fièrement le vieil homme.

Tradabordo a dit…

El saxo de su padre. “Esta es una familia de músicos, el científico es nuestra oveja negra”, bromeaba orgulloso el viejo.

Le saxo de son père. « Nous sommes une famille de musiciens, le scientifique est notre mouton noir », plaisantait fièrement le vieil homme.

OK.

Elena ?

Elena a dit…

Le saxo de son père. « Nous sommes une famille de musiciens, le scientifique est notre mouton noir », plaisantait fièrement le vieil homme.

OK.

Tradabordo a dit…

VPC.

Justine a dit…

También está la pintura.
Lara, preciosa como era. Viva.
Su equipaje ya ha sido cargado.

Il y a aussi la peinture.
Lara, comme elle était belle ! Vivante.
Sa valise a déjà été chargée.

Tradabordo a dit…

También está la pintura.
Lara, preciosa como era. Viva.
Su equipaje ya ha sido cargado.

Il y a aussi la peinture.
Lara, comme elle était belle ! Vivante.
Sa valise a déjà été chargée.

OK.

Elena ?

Elena a dit…


Il y a aussi la peinture.
Lara, comme elle était belle ! Vivante.
Sa valise a déjà été chargée.
OK.

Tradabordo a dit…

VPC.

Justine a dit…

—Sólo lo imprescindible profesor, menos si puede. Usted comprende.

— Juste l'indispensable professeur, encore moins si vous pouvez. Vous comprenez.

Tradabordo a dit…

—Sólo lo imprescindible profesor, menos si puede. Usted comprende.

— Juste l'indispensable [virgule ?] professeur, encore [nécessaire ?] moins si vous pouvez [Elena ?]. Vous comprenez.

Justine a dit…

—Sólo lo imprescindible profesor, menos si puede. Usted comprende.

— Juste l'indispensable, professeur, moins si possible. Vous comprenez.

Elena a dit…

—Sólo lo imprescindible profesor, menos si puede. Usted comprende.

— Juste l'indispensable, professeur, ou encore moins, si vous le pouvez. Vous comprenez.

Tradabordo a dit…

—Sólo lo imprescindible profesor, menos si puede. Usted comprende.

— Juste l'indispensable, professeur, ou encore [« même »] moins, si vous le pouvez. Vous comprenez.

Elena a dit…

—Sólo lo imprescindible profesor, menos si puede. Usted comprende.

— Juste l'indispensable, professeur, ou même moins, si vous le pouvez. Vous comprenez.

Tradabordo a dit…

—Sólo lo imprescindible profesor, menos si puede. Usted comprende.

— Juste l'indispensable, professeur, ou même moins, si vous le pouvez. Vous comprenez.

OK.

Justine ?

Justine a dit…

—Sólo lo imprescindible profesor, menos si puede. Usted comprende.

— Juste l'indispensable, professeur, ou même moins, si vous le pouvez. Vous comprenez.

OK.

Tradabordo a dit…

VPC.

Justine a dit…

Él entiende perfectamente.
Las diez de la noche. Sale al horno que es la calle.

Il comprend parfaitement.
Dix heures du soir. Il sort dans la fournaise qu'est la rue.

Justine a dit…

Él entiende perfectamente.
Las diez de la noche. Sale al horno que es la calle.

Il comprend parfaitement.
Dix heures du soir. Il sort dans la fournaise qu'est la rue.

Tradabordo a dit…

Él entiende perfectamente.
Las diez de la noche. Sale al horno que es la calle.

Il comprend parfaitement.
Dix heures du soir. Il sort dans la fournaise qu'est la rue.

OK.

Elena ?

Elena a dit…

OK.

Tradabordo a dit…

VPC.