mercredi 20 février 2013

Projet Sonita 5 – phrase 80

¡Y lo del trabajo de modelo no es cualquier cosa!, ¿eh?, así que, si no te ven segura desde un principio, pues, ya no te dan chance de nuevo.

Traduction temporaire :
Or, le boulot de mannequin, c'est pas n'importe quoi, hein !? Donc, si dès le début ils te sentent hésiter, eh ben après, ils te donnent pas de deuxième chance.

Projet Céline 3 – phrases 52-53

La gente acud­iría en masa hasta apiñarse en la puerta y él,  de pie sobre una mesa son­rién­doles a todos, les haría saber que esa noche Bor­letti, el máx­imo ilu­sion­ista y pres­tidig­i­ta­dor del Caribe, presen­taría su show en la caseta Méx­ico. Pero aquí ¿quién iba a enter­arse de su debut en el teatro Colón?

Traduction temporaire :
Les gens auraient afflué en masse pour s’entasser devant la porte ; et lui, debout sur une table, affichant un sourire, il leur aurait annoncé que ce soir-là, Borletti, le plus grand illusionniste et prestidigitateur des Caraïbes, présenterait son show à la caseta México. Mais ici, qui saurait qu'il faisait ses débuts au théâtre Colón ?

Projet Céline 3 – phrases 50-51

Allá todo habría resul­tado muy bien. A la primera regen­eración de la barba el bar­bero habría corrido dando gri­tos.

Traduction temporaire :
Là-bas, tout aurait parfaitement fonctionné. À la première régénération de la barbe, le barbier aurait pris ses jambes à son cou en poussant des cris.

Projet Julie S – titre + phrase 1


Lorena Iglesias
(Argentine)

TURISMO

—¿Nombre?
Pregunta mi nombre, aunque puede leerlo perfectamente en el pasaporte que acabo de deslizar a través de la ventanilla.

Traduction temporaire :
TOURISME

— Nom ? Elle me le demande alors qu'elle peut parfaitement le lire sur mon passeport, que je viens de glisser par la vitre du guichet.

Exercice d'écriture – par Sonia Ferreira

« Banquet »

Un régal pour les papilles
Des mets exquis
Fastueux à souhait
Se déploient sous ma fourchette
Avide
De goûter à chacun de ces délices

L'appétit me manque, pourtant
Dans mon estomac
Un noeud siège depuis quelques jours
Et malgré leur succulente apparence
Je n'ai pas l'eau à la bouche

Ma fourchette se remue
Entre les pommes de terre rissolées
Sans que ma main n'ait le coeur
De les porter à ma bouche

Ni la douceur de l'oignon
Que j'aime tant
Ni le doré croustillant des pommes de terre
Réussissent à apaiser mon tourment intérieur

Les effluves du rôti de boeuf
Tentent mes narines
Mais, tel un coeur à jamais fidèle,
Je les ignore superbement

Sur une somptueuse table de desserts
Où se côtoient une ribambelle de douceurs
Des macarons aux couleurs appétissantes
De charmantes religieuses au chocolat et au café
Ou encore une immense charlotte aux fraises
Me font de l'oeil
Dans l'espoir, inutile, de me faire craquer.

Projet Nancy – phrase 34

Eres peligroso, vales en cierto modo, pero estás, lleno de muerte, le contestaban desde la oscuridad.

Traduction temporaire :
Tu es dangereux ; d'une certaine manière, tu as de la valeur, mais tu es plein de mort, lui répondait-on depuis l'obscurité.

Projet Émilie – phrase 8

Porque antes, en el reciente pasado, habían proliferado como nunca, en todas partes asomaban sus anteojos negros, en todas partes sonaba su bastoncillo blanco.

Traduction temporaire :
Parce qu’avant, dans un proche passé, ils avaient proliféré comme jamais, on voyait leurs lunettes noires partout, on entendait leur canne blanche partout.

Projet Joachim 3 – phrase 37

En el ascensor no había espejo, una pena.

Traduction temporaire :
Dans l'ascenseur, il n'y avait pas de miroir ; dommage.

Projet Manon 2 – phrases 43-46

Hace un año Nasón llamó a Carlos, su secretario.
- Carlos, necesito mujeres.
- ¿Cómo Nasón? ¿Quieres que llame a una casa de masaje?

Traduction temporaire :
Un an plus tôt, il avait téléphoné à Carlos, son secrétaire.
— Carlos, j'ai besoin de femmes.
— Comment ça, Nasón ? Tu veux que j'appelle un institut de massage ?

Projet Sabrina – phrase 4

El quiosco hace las veces de almacén, cocina, ocasionalmente prostíbulo, y ahora también dormitorio porque ellas se cansaron de acarrear cada mañana los peroles y las ollas desde la lejana barriada.

Traduction temporaire :
Le kiosque fait office d'épicerie, de cuisine, occasionnellement de maison close, et maintenant aussi de chambre car elles en avaient eu assez de rapporter chaque matin les marmites et les cocottes de leur quartier reculé.

Projet Émilie – phrase 7

Situación y época que dan lugar a un resultado insólito: desaparecen los ciegos de la ciudad,  y desde luego de las clínicas y hospitales donde estaban operados de sus tinieblas.

Traduction temporaire :
Une situation et une époque qui produisent un résultat insolite : les aveugles disparaissent de la ville et, évidemment, des cliniques et hôpitaux où ils se faisaient opérer de leurs ténèbres.

Projet Nadia 2 – phrase 89

Engañar a la gallina con la sabiduría del que ha repetido la misma acción durante toda la eternidad, y llevarla hasta la cocina.

Traduction temporaire :
Tromper la poule avec le savoir-faire acquis tout au long de sa vie, et l'emporter jusqu'à la cuisine.

Projet Nadia 2 – phrases 87-88

Distrajo su mente centrándose en la receta. Imaginó a su abuela, muy pronto, antes de que saliese el sol, encaminarse al corral con pasos decididos.

Traduction temporaire :
Elle détourna le cours de ses pensées en se concentrant sur sa recette. Elle imagina sa grand-mère, très tôt, avant le lever du soleil, se diriger vers la basse-cour d'un pas décidé.

Projet Nadia 2 – phrase 86

No tardó en retomar el hilo, el silencio apenas fue un susto.

Traduction temporaire :
Elle ne tarda pas à reprendre le fil de ses idées, son silence n'avait guère été qu'une belle frayeur.

Projet Nadia – phrase 50

Finalmente, sólo es el artista el que logra ser asesinado, y queda, fatalmente, el arte, ese ojos, esa luz, esa memoria, esa, constancia, ese camino.

Traduction temporaire :
Finalement, il n'y a que l'artiste qui réussisse à être assassiné, et il ne reste plus, fatalement, que l'art, cet œil, cette lumière, cette mémoire, cette constance, ce chemin.

Exercice d'écriture 10 – par Nancy Benazeth

La solennité rassemble, somptueuse,
cordiale et chaleureuse,
couverts parés à la bataille,
les convives qui s'installent pour la ripaille.

Les regards se délectent, se croisent,
les estomacs se creusent.
L'abondance des mets présentés,
et l'ambiance de l'assemblée
la mettent en appétit.

De ce festin réussi,
les amphitryons s'enorgueillissent,
les invités se réjouissent,
et tous conversent et dégustent.

Les idées fusent,
la tablée s'amuse.
Les coupes trinquent,
la porcelaine tinte.
Les voix fusionnent,
les rires détonnent.

Le champagne coule à flots,
on s'abreuve, on s'enivre, on s'étourdit ;
les vivres circulent, chauds,
on mâche, on avale, on s'essuie.

C'est un pêle-mêle d'odeurs, de saveurs :
salades composées, crustacés frais,
fromage fondant, pain croustillant,
gibiers grillés, légumes braisés,
fruits confits, desserts exquis.

Après la ripaille pantagruélique,
les gloutons sont repus,
s'ensuivent danse et musique,
liqueurs et digestion dues.

Exercice d'écriture 10 – par Justine Ladaique

« Banquet »

Hier, ma sœur se mariait. Moi, par affection pour elle – je précise car je ne peux pas sentir son mari – j’ai accepté d’être son témoin. Mais qui dit mariage dit cérémonie en grande pompe ; on commence par la mairie, après quoi on passe près de deux heures à l’église,  avant de prendre la pose pour les sempiternelles photos. Puis, viennent enfin les moments les plus festifs des réjouissances ; le vin d’honneur où un grand timide comme moi peut à loisir observer les femmes et tenter, grâce à la boisson – qui échauffera modérément son esprit, de s’enhardir pour en aborder une qui lui plairait.
Néanmoins, le plus propice pour faire une rencontre, c’est sans nul doute le banquet qui s’ensuit. En effet,  étant placés par tables, le choix est moindre ; mais la proximité peut s’avérer un atout pour établir le premier contact… Mon imagination s’envole, poussée par le désir ; ma timidité a toujours empêchée toute concrétisation. En tant que célibataire endurci, j’allais toujours à reculons à ce genre de réceptions,  craignant de m’y ennuyer ferme. Cette fois, je savais que cela ne serait pas le cas,  même si j’ignorais encore la tournure que prendrait cette soirée, je m’étais trouvé une occupation saine : observer les convives. Dans ce flot d’invités, on repérait tout de suite les célibataires en mal d’amour. Hommes et femmes sur leur trente et un, c’était à qui se ferait remarquer le premier ! Ensuite tout n’était qu’affaire de séduction… Mon regard suivait soudain le manège de deux jeunes gens qui avaient l’air d’avoir envie de se plaire l’un à l’autre. Ils se lançaient des regards de braise, il ne cessait de lui murmurer à l’oreille, elle affichait un sourire béat,  et partait  parfois d’un rire cristallin en renversant sa tête en arrière, laissant apparaître la naissance de ses seins.
J’aurais pu contempler ce duo attendrissant des heures durant, assister à un tel spectacle éveillait en moi l’envie de connaître cela un jour. M’arrachant à mes pensées, la musique avait retenti et les mariés avaient rejoint la piste pour ouvrir le bal. Ne sachant pas danser, une fois de plus, je ne faisais que regarder pour ne pas me ridiculiser. C’est alors qu’une jeune femme avenante que je ne connaissais pas, mais que je trouvais jolie est venue me proposer d’aller prendre l’air ; dépassant ma timidité, j’ai accepté et nous avons marché longtemps en discutant. C’étaient les prémices d’une belle histoire.

Exercice d'écriture 9 – par Céline Rollero

Au pays du bien-manger, les douceurs sont reines
Elles trônent fièrement parmi l’argenterie.
Leur piédestal doré sur lit de broderies
Les place pour un soir en dames souveraines.

Babas, macarons, religieuses et madeleines
Fourrés, glacés, dorés en toute coquetterie
Vous enverront dans un monde de féerie
Qui saura sans nul doute atténuer vos peines.

Sous leurs airs innocents, elles rêvent d’être embrassées
Lentement dévêtues par votre bouche pressée
De sentir sous ses dents le parfum de son cœur.

Goûtez, savourez, dévorez, engloutissez
La vie est trop courte pour devoir y renoncer
Laissez-vous charmer par ce banquet aguicheur.

Exercice d'écriture 11 – par Élise Poullain

« Le banquet final »

J’avais passé des jours à y réfléchir, à essayer de savoir de quoi j’aurais envie. Je présume que personne n’y pense jamais. Mais ça a occupé quelques heures, peut-être quelques journées. J’ai tenté d’être méthodique, de me souvenir de ce que je préférais, de faire la liste de mes plats favoris. Seul problème : c’est pas facile de retrouver la saveur de quelque chose qu’on n’a pas mangé depuis des années. Des jours et des jours à abrutir mes papilles avec la fadeur de cette bouffe. Ça, personne n’y pense jamais. On vous dit sans arrêt que la cigarette et l’alcool vous font perdre des saveurs, pourtant personne ne vous prévient que la taule vous arrache le goût. Votre bouche se porte toujours aussi bien, enfin, ça dépend pour qui, Tony s’est fait couper la langue, mais c’est pas le sujet. La mienne est encore là, mais elle se souvient plus de la gourmandise. Depuis sept ans, elle se contente du pain du prisonnier, de la pire bouffe de cantine.
J’ai d’abord pensé à quelque chose de rare, de luxueux, un gros homard ou du caviar. Ils m’ont refusé une bonne bouteille de rouge. Je me suis dit que c’était pas malin de choisir un truc que j’ai jamais gouté, je fais quoi après, si j’aime pas… J’ai essayé d’explorer la veine sentimentale, vous savez,  repenser à la tarte aux pommes de grand-mère, à la pêche aux maquereaux avec tonton, ce genre de truc. Sauf que j’ai pas connu ma grand-mère, tonton se trouve trois blocs plus loin et ma mère cuisinait pas. Des frites surgelées, ça me fait pas saliver.
L’odeur du jus de tomate me revenait à l’esprit. Celle-là, je l’oublierai jamais. Elle a lâché la bouteille quand elle m’a vu tirer sur son mari. La bouteille s’est écrasée sur le carrelage, il s’est écroulé dedans. Jolie scène de crime, pour le coup. S’il avait payé, je serais pas obsédé par ce satané jus de tomate. J’entends les pas du gardien.
— Tiens, profite de ton banquet final, enfoiré. On revient te chercher dans une heure pour ton dernier voyage.
Mon dernier repas : la bouffe de la cantine, un verre de jus de tomate. J’ai pas réussi à demander autre chose. Je renifle cette odeur, c’est tout ce que je voulais. Et de toute façon, j’ai même pas faim.

***

La traduction d'Ana :

He pensado en ello durante días, he intentado saborear de lo que tendría ganas. Supongo que nadie piensa nunca en ello. Pero me ha llevado varias horas, quizás varios días. He intentado ser metódico, acordarme de lo que prefería, hacer la lista de mis comidas favoritas. El único problema es que no es fácil encontrar el sabor de algo que hace años que no se prueba. Día tras día soportando mis papilas la insipidez de esa comida. En eso nadie piensa nunca. La gente no para de decir que el tabaco y el alcohol nos hacen perder el sabor de las cosas,  sin embargo nadie nos advierte de que la cárcel te arrebata el gusto. La boca de uno se porta siempre tan bien… en fin, depende, porque por ejemplo a Tony le cortaron la lengua, pero bueno,  eso ahora no importa, la mía todavía está en su sitio pero ya no recuerda qué es la glotonería. Desde hace siete años se contenta con el pan del prisionero,  con la peor comida de comedor.
Al principio, había pensado en algo exótico,  lujoso,  un buen bogavante o caviar. Me han negado una buena botella de vino tinto, así que me dije que no era muy astuto elegir algo que nunca había probado,  qué hago luego si no me gusta… intenté explorar mi vena sentimental, ya saben, pensar en la tarta de manzana de la abuela, en el bacalao al melocotón con el tío, ese tipo de cosas. Solo que yo no conocí a mi abuela y que el tío se encuentra tres celdas más allá,  y que mi madre no cocinaba. Y las patatas fritas congeladas no me hacen salivar. El olor a zumo de tomate me venía a la mente. Ése no lo olvidaré nunca. Ella había dejado caer la botella cuando me vio disparar a su marido. La botella se rompió sobre la baldosa y él se desplomó encima. Bonita escena de crimen,  la verdad. Si él hubiera pagado,  no estaría obsesionado con aquel maldito zumo de tomate. Oigo los pasos del guarda.
- Toma, disfruta de tu último banquete,  cabrón. Te venimos a buscar en una hora para tu último viaje.
Mi última comida : el plato del comedor, un vaso de zumo de tomate. No fui capaz de pedir otra cosa. Este olor me estremece, es todo lo que quería,  además,  ni siquiera tengo hambre.

Entraînement de CAPES 6 – à rendre pour le 10 mars

Hacía cuatro años y siete meses que no había truelto a ver la casa de columnas blancas, con su frontón de ceñudas molduras que le daban una severidad de palacio de justicia, y ahora, ante muebles y trastos colocados en su lugar invariable,  tenía la casi penosa sensación de que el tiempo se hubiera revertido. Cerca del farol, la cortina de color vino; donde trepaba el rosal, la jaula vacía. Más allá estaban los olmos que yo había ayudado a plantar en los días del entusiasmo primero, cuando todos colaborábamos en la obra común; junto al tronco escamado,  el banco de piedra que hice sonar a madera de un taconazo. Detrás, el camino del río, con sus magnolias enanas, y la verja enrevesada en garabatos, al estilo de la Nueva Orleáns. Como la primera noche, anduve por el soportal, oyendo la misma resonancia hueca bajo mis pasos y atravesé el jardín para llegar más pronto a donde se movían, en grupos, los esclavos marcados al hierro, las amazonas de faldas enrolladas en el brazo y los soldados heridos, harapientos, mal vendados, esperando su hora en sombras hediondas a mastic, a fieltros viejos, a sudor resudado en las mismas levitas. A tiempo salí de la luz, pues sonó el disparo del cazador y un pájaro cayó en escena desde el segundo tercio de bambalinas. El miriñaque de mi esposa voló por sobre mi cabeza, pues me hallaba precisamente donde le tocara entrar, estrechándole el ya angosto paso.

Alejo Carpentier, Los pasos perdidos

Entraînement de CAPES 5 – « correction » de la proposition de Julie

Volvimos a lo nuestro, que era caminar y caminar por el monte.
Nous revînmes à ce qui nous concernait [manque de naturel ; diriez-vous cela en français, a fortiori dans un tel contexte… Disons que là, c'est ce que, malgré eux, ils ont l'habitude de faire], qui consistait [très mal dit ; là, c'est plutôt quelque chose comme « à savoir » ou même « c'est-à-dire », voire carrément rien] à marcher et [ajout d'une cheville : « encore » ? Comme vous voulez] marcher dans la montagne.

Dimos rodeos hasta enfilar hasta Castellote porque seguía la alerta de la Guardia Civil, que veíamos guardias pasar en camión de un lado a otro como si no tuvieran nada mejor que hacer, ¿hasta cuándo iban a estar buscándonos?, le daba yo a la cabeza, ¿no se iban a quedar conformes hasta que nos mataran?
Nous fîmes des détours [ou « tours et détours » ?] [virgule] jusqu'à prendre la direction de Castellote car l'alerte de la Garde Civile persistait [le verbe « persister » ne va pas avec « alerte »], et [pourquoi avoir éludé le « que » – qui avait quand même une certaine incidence sur le sens ? Reprenez en restant plus près de la V.O.] nous voyions des gardes [ennuyeux de le laisser seul… Peut-être est-il plus simple de le remplacer par « hommes », du coup. Vous me donnerez votre avis] passer en camion d'un côté à l'autre [ou « en tous sens » ?] comme s'ils n'avaient rien de mieux à faire, [un point-virgule ?] jusqu'à quand allaient-ils être [peu naturel dans la formulation] à notre recherche ? pensais-je [vous avez quand même un peu changé ; qu'est-ce que donnerait une trad plus littérale ?], ils n'allaient pas rester tels quels [CS] jusqu'à [par « tant que », pour éviter un 3e « jusqu'à » dans cette seule phrase] ce qu'ils nous tuent [pb de temps ; mais lié au CS / morceau de phrase à reprendre intégralement]?

Seguro que estaban muy furiosos porque ya no quedaban maquis a los que casar.
Il est certain qu'ils étaient très furieux [les deux ne vont pas ensemble ; « très en colère » ou « furieux »] parce qu'il ne restait plus d'autres maquisards à chasser [ou « pourchasser » ?]. 

Iban a por nosotros, porque además debían de pensar que ya estábamos en las últimas.
Ils venaient nous chercher [FS], parce qu'en plus [virgule] ils devaient penser que nous étions déjà à l'agonie [mal dit ; c'est plutôt dans le sens de « mauvaise posture » ou quelque chose comme ça]. 

Pero no, podíamos escondernos y vivir.
Mais nous ne pouvions pas nous cacher et vivre [CS… parce que vous n'avez pas tenu compte de la virgule, extrêmement importante ici]. 

Claro que ya no era como antes cuando estaban los compañeros y teníamos puntos de apoyo.
Bien sûr que ce n'était plus comme avant [virgule] quand les camarades étaient là et que nous pouvions nous soutenir [CS ; pourquoi vous changez ? Cela vous pousse vers des CS faciles à éviter].

No, ahora había que ir apañándose día a día.
Non, maintenant [virgule] il fallait se débrouiller au jour le jour. 

Volvimos a robar.
Nous volâmes à [« de »] nouveau.

¡Hasta un par de corderos robamos !, por la noche, cuando no estaba el pastor.
Nous volâmes jusqu'à [dommage, vu que vous en avez trop dans ce texte… – sans compter que ça n'est pas très naturel ; le récit est simple, adaptez-vous] quelques moutons !, de nuit, quand [ou « alors que » ?] le berger n'était pas là.

Nada de presentarse y llevarse las provisiones en nombre del pueblo y la libertad.
Pas question de se présenter ni d'emporter les provisions au nom du peuple et de la liberté. 

Pero ¿ustedes saben lo que es robar un cordero?
Mais, vous savez [ici, il vaut mieux « savez-vous », sinon, ça risque d'être à double sens] ce qu'est voler un mouton ?

Hay que matarlo, desollarlo con la navaja, esperar que se saque la sangre y luego cargarlo monte arriba hasta donde hagas vida.
Il faut le tuer, l'écorcher [« égorger » ?] avec le [ou « un » ici ?] couteau, attendre que le sang sèche [FS] et ensuite le porter en haut de la montagne [virgule] jusqu'où tu vis [peu naturel ; à reprendre].

Una faena muy grande.
Un travail de longue haleine [« long » ou « difficile » ?????].

Acabamos los dos molidos, sin fuerzas ni para hacer fuego y asar algo de carne.
Nous deux terminâmes exténués [charabia à cause du manque de naturel], sans aucune forces [passez par « sans plus de… »] ni même [hispanisme] pour faire du feu et rôtir [ou « griller » ?] un peu de viande. 

Nos echamos a dormir en cuanto llegamos.
Nous nous couchâmes dès que nous arrivâmes.

Yo llevaba sangre del cordero por el cuello que se me había mezclado con el sudor y parecía que me hubieran pegado un tiro.
[le « yo » est nécessaire, puisqu'il fera ensuite la différence avec son compagnon] J'avais du sang de mouton dans le cou [virgule] qui s'était mélangé avec la sueur et [point-virgule à la place du « et »] on aurait dit qu'on m'avait tiré dessus.

Pero el peor era Francisco que, aunque cargaba con el cordero más pequeño, al no tener tanta fuerza como yo arrastraba los pies y más de una costalada se dio.
Mais le pire était Francisco [mal dit] qui, bien qu'il portât le mouton le plus petit, ayant moins de forces que moi [passez par l'adjectif : « fort »], traînait les pieds et il fit plus d'une chute [manque de naturel… à reprendre]. 

Yo, por mí, hubiera dejado los corderos vivos y los hubiera criado para verlos crecer y que nos hicieran compañía, pero Francisco me dijo que si estaba loco, y llevaba razón ; hay que estar muy loco para decir eso.
Moi, en ce qui me concerne [mal dit ; « Si ça n'avait tenu qu'à moi »], j'aurai [grammaire] laissé [« gardé »] les moutons vivants et je les aurait [grammaire ; relisez-vous mieux] élevés pour les voir grandir et pour qu'ils nous tiennent compagnie, mais Francisco me demanda si j'étais fou [mal dit], et il avait raison ; il faut être très dérangé [mal dit] pour dire ça.

Pero es que sin querer me salían esas cosas porque lo que quería era quedarme quieto en algún sitio, hacer como teníamos una vida normal.
Mais c'est que sans le souhaiter [« malgré moi »] ce genre de choses m'échappaient parce que ce que je voulais [« , c' »] était rester tranquille quelque part, faire comme si nous avions une vie normale.



Alicia Gímenez Batlett, Donde nadia te encuentre

Entrainement de CAPES 5

Volvimos a lo nuestro, que era caminar y caminar por el monte. Dimos rodeos hasta enfilar hasta Castellote porque seguía la alerta de la Guardia Civil, que veíamos guardias pasar en camión de un lado a otro como si no tuvieran nada mejor que hacer, ¿hasta cuándo iban a estar buscándonos?, le daba yo a la cabeza, ¿no se iban a quedar conformes hasta que nos mataran? Seguro que estaban muy furiosos porque ya no quedaban maquis a los que casar. Iban a por nosotros, porque además debían de pensar que ya estábamos en las últimas. Pero no, podíamos escondernos y vivir. Claro que ya no era como antes cuando estaban los compañeros y teníamos puntos de apoyo. No, ahora había que ir apañándose día a día. Volvimos a robar. ¡Hasta un par de corderos robamos !, por la noche, cuando no estaba el pastor. Nada de presentarse y llevarse las provisiones en nombre del pueblo y la libertad. Pero ¿ustedes saben lo que es robar un cordero? Hay que matarlo, desollarlo con la navaja, esperar que se saque la sangre y luego cargarlo monte arriba hasta donde hagas vida. Una faena muy grande. Acabamos los dos molidos, sin fuerzas ni para hacer fuego y asar algo de carne. Nos echamos a dormir en cuanto llegamos. Yo llevaba sangre del cordero por el cuello que se me había mezclado con el sudor y parecía que me hubieran pegado un tiro. Pero el peor era Francisco que, aunque cargaba con el cordero más pequeño, al no tener tanta fuerza como yo arrastraba los pies y más de una costalada se dio. Yo, por mí, hubiera dejado los corderos vivos y los hubiera criado para verlos crecer y que nos hicieran compañía, pero Francisco me dijo que si estaba loco, y llevaba razón ; hay que estar muy loco para decir eso. Pero es que sin querer me salían esas cosas porque lo que quería era quedarme quieto en algún sitio, hacer como teníamos una vida normal.

Alicia Gímenez Batlett, Donde nadia te encuentre

***

Julie nous propose sa traduction :

Nous revînmes à ce qui nous concernait, qui consistait à marcher et marcher dans la montagne. Nous fîmes des détours jusqu'à prendre la direction de Castellote car l'alerte de la Garde Civile persistait, et nous voyions des gardes passer en camion d'un côté à l'autre comme s'ils n'avaient rien de mieux à faire, jusqu'à quand allaient-ils être à notre recherche? pensais-je, ils n'allaient pas rester tels quels jusqu'à ce qu'ils nous tuent? Il est certain qu'ils étaient très furieux parce qu'il ne restait plus d'autres maquisards à chasser. Ils venaient nous chercher, parce qu'en plus ils devaient penser que nous étions déjà à l'agonie. Mais nous ne pouvions pas nous cacher et vivre. Bien sûr que ce n'était plus comme avant quand les camarades étaient là et que nous pouvions nous soutenir. Non, maintenant il fallait se débrouiller au jour le jour. Nous volâmes à nouveau. Nous volâmes jusqu'à quelques moutons!, de nuit, quand le berger n'était pas là. Pas question de se présenter ni d'emporter les provisions au nom du peuple et de la liberté. Mais, vous savez ce qu'est voler un mouton? Il faut le tuer, l'écorcher avec le couteau, attendre que le sang sèche et ensuite le porter en haut de la montagne jusqu'où tu vis. Un travail de longue haleine. Nous deux terminâmes exténués, sans aucune forces ni même pour faire du feu et rôtir un peu de viande. Nous nous couchâmes dès que nous arrivâmes. J'avais du sang de mouton dans le cou qui s'était mélangé avec la sueur et on aurait dit qu'on m'avait tiré dessus. Mais le pire était Francisco qui, bien qu'il portât le mouton le plus petit, ayant moins de forces que moi, traînait les pieds et il fit plus d'une chute. Moi, en ce qui me concerne, j'aurai laissé les moutons vivants et je les aurait élevés pour les voir grandir et pour qu'ils nous tiennent compagnie, mais Francisco me demanda si j'étais fou, et il avait raison; il faut être très dérangé pour dire ça. Mais c'est que sans le souhaiter ce genre de choses m'échappaient parce que ce que je voulais était rester tranquille quelque part, faire comme si nous avions une vie normale.

***

Nadia nous propose sa traduction :

Nous sommes revenus à notre réalité, qui était de marcher et de marcher dans la montagne. Nous avons fait des détours avant de prendre la direction de Castellote parce que l’alerte de la Garde Civile était maintenue, nous voyions des gardes passer en camion dans un sens puis dans l’autre comme s’ils n’avaient rien de mieux à faire. Jusqu’à quand allaient-ils être à notre recherche ? Je réfléchissais. N’allaient-ils pas abandonner tant qu’ils ne nous auraient pas tués ? Ils étaient certainement furieux parce qu’ils ne restaient pas d’autres maquisards à chasser. C’est nous qu’ils poursuivaient,  parce qu’en plus ils devaient penser que nous étions à l’article de la mort. Mais non, nous pouvions nous cacher et vivre. Bien sûr, ce n’était pas comme avant, comme quand les camarades étaient là et que nous avions un point d’appui. Non,  maintenant il fallait se débrouiller au jour le jour. Nous avons recommencé à voler. Nous avons même volé deux agneaux ! La nuit, quand le berger n’était pas là. Pas question de se présenter chez les gens et d’emporter des provisions au nom du peuple et de la liberté. Mais, est-ce que vous savez ce que c’est que de voler un agneau ? Il faut le tuer,  le dépecer au couteau, attendre que le sang sèche et ensuite le transporter en grimpant dans la montagne jusqu’à l’endroit où on vit. Un gros travail. Nous étions tous les deux épuisés,  sans force pour faire du feu ni pour rôtir un peu de viande. Nous nous sommes couchés dès que nous sommes arrivés. Moi, j’avais dans le cou du sang d’agneau qui s’était mélangé avec ma sueur et on aurait dit qu’on m’avait tiré dessus.  Mais Francisco était pire que moi,  bien qu’il ait transporté le plus petit agneau, comme il n’avait pas autant de force que moi,  il avait trainé des pieds et il était tombé plus d’une fois. Si ça n’avait tenu qu’à moi, j’aurais laissé vivre les agneaux et je les aurais élevés pour les voir grandir et qu’ils nous tiennent compagnie, mais Francisco m’avait demandé si j’étais fou et il avait raison ; il faut être complètement fou pour dire ça. Mais ça me venait comme ça,  sans faire exprès, parce que ce que je voulais, c’était rester tranquille quelque part,  faire comme si nous avions une vie normale.

***

Manon nous propose sa traduction :

On est retournés à nos affaires, c’est-à-dire à marcher et marcher dans la montagne. On a fait des détours jusqu’à ce que l’on prenne la direction de Castellote,  parce que l’alerte de la Guardia Civil était toujours active et qu’on voyait des gardes civils passer en camion d’un côté à l’autre, comme s’ils ne trouvaient rien de mieux à faire. Jusqu’à quand allaient-ils encore nous traquer ?, me demandai-je en mon for intérieur, allaient-ils continuer comme ça jusqu’à ce qu’ils nous tuent ? Sûr qu’ils étaient très furieux, car il n’y avait plus d’autres maquisards à chasser. Ils nous poursuivaient parce qu’ils devaient, en plus, penser qu’on était déjà dans les derniers instants. Mais non, on pouvait se cacher et vivre. Bien sûr que ce n’était plus comme avant,  quand les camarades étaient là et que l’on avait des points d’appui. Non, maintenant, il fallait avancer en se débrouillant jour après jour. On a recommencé à voler. On a même été jusqu’à voler deux agneaux ! La nuit, quand le berger était parti. Rien à voir avec le fait de se présenter, d’emporter des provisions au nom du peuple et de la liberté. Mais vous,  savez-vous ce que c’est que de voler un agneau ? Il faut le tuer, l’écorcher au couteau, attendre que le sang sèche et, ensuite, le charger sur ses épaules en gravissant la montagne jusqu’à un lieu où il y a de la vie. Un immense travail. Quand on a eu fini, on était tous les deux crevés, on n’avait même plus de force pour faire du feu et griller de la viande. On s’est endormis dès qu’on est arrivés. Moi, j’avais du sang de l’agneau dans le cou qui s’était mélangé à ma sueur et on aurait dit qu’on m’avait tiré une balle. Mais le pire, c’était Francisco qui, n’ayant pas autant de force que moi et bien qu’il ait porté le plus petit agneau, avait traîné des pieds et chuté plus d’une fois. Si ça n’avait tenu qu’à moi, j’aurais laissé les agneaux en vie et je les aurais élevés pour les voir grandir et qu’ils nous tiennent compagnie, mais Francisco m’avait dit que là, j’étais vraiment fou, et il avait raison ; il faut être complètement fou pour dire ça. Sauf que, sans le vouloir, des choses comme ça m’échappaient, car ce que je voulais était de demeurer en paix quelque part, de faire comme si on avait une vie normale.

***

Ana nous propose sa traduction :

Nous nous sommes remis à notre affaire qui consistait à marcher et marcher sans arrêt à travers les montagnes. Nous fîmes des détours jusqu'à prendre le chemin qui menait à Castellote parce que nous étions encore alertés par la Garde Civile que nous voyions se balader en camion d'un coté à l'autre comme s'ils n'avaient rien d'autre de mieux à faire. Jusqu'à quand allaient-ils nous chercher ? Cela me prenait la tête. N'allaient-ils jamais s’arrêter jusqu'à nous tuer? Ils étaient sûrement très furieux du fait qu'il ne restait plus d'autres maquis à chasser. Ils nous cherchaient, et aussi parce qu'ils devaient penser que nous arrivions à l'article de la mort. Mais non, nous pouvions encore nous cacher et vivre. Bien sur que ce n'était pas comme avant,  quand les camarades étaient là et que nous nous appuyions les uns contre les autres. Eh non,  à ce moment,  il fallait se débrouiller seuls jour après jour. Nous nous sommes remis à voler. Nous avons même volé deux agneaux !, le soir, quand le berger n'était pas là. Nous ne nous présentions plus, ni prenions plus des provisions au nom du peuple et de la liberté. Mais savez-vous ce que c'est que  de voler un agneau ? Il faut le tuer, le vider avec un canif, attendre que le sang sèche, et puis, le porter tout en montant la montagne jusqu'à notre lieu de vie. C'est un travail très dur. Nous avons fini tous les deux crevés, sans forces ni pour faire un feu ou griller un peu de viande. Nous nous sommes mis à dormir dès que nous sommes arrivés. Moi, j'avais du sang d'agneau sur mon cou qui s'était mélangé avec la sueur. On aurait dit qu'on m'avait tiré dessus. Mais le pire c'était Francisco, car, malgré qu’il portait l'agneau le plus petit,  n'ayant autant de forces que moi, traînait ses pieds et prit quelques chutes sur les côtés du corps. Si c'était moi,  j'aurais gardé les agneaux vivants et je les aurais élevés pour les voir grandir et pour qu'il nous tiennent compagnie, mais Francisco m'a dit que j'étais fou, et c'est vrai qu'il fallait être fou pour dire cela. Mais toutes ces choses sortaient de ma bouche sans le vouloir. Ce que je voulais vraiment c'était me poser quelque part et faire comme si nous avions une vie normale.

***

Élise nous propose sa traduction :

Nous sommes revenus à notre occupation, qui consistait à marcher et marcher dans la montagne. Nous avons fait des détours puis pris la direction de Castellote, parce que l’état d’alerte de la garde civile continuait et que nous voyions des gardes passer en camion de tous les côtés, comme s’ils n’avaient rien de mieux à faire. Jusqu’à quand allaient-ils être à notre recherche ?, je me prenais la tête, n’allaient-ils pas être satisfaits tant qu’ils ne nous auraient pas tués ? À coup sûr ils étaient furieux parce qu’il n’y avait pas d’autres maquisards à chasser. Ils nous poursuivaient, car en plus, ils devaient penser que nous étions déjà à l’article de la mort. Mais non, nous pouvions nous cacher et vivre. Évidemment, ce n’était plus comme avant, quand nos compagnons étaient encore là et que nous avions des points d’appui. Non, maintenant il fallait se débrouiller au jour le jour. Nous avons recommencé à voler. Nous avons même volé deux agneaux ! Pendant la nuit, quand le berger n’était pas là. Pas question de se présenter et d’emporter les provisions au nom du peuple et de la liberté. Mais vous savez ce que c’est de voler un agneau ? Il faut le tuer, le dépecer au couteau, attendre que le sang sèche et ensuite le porter jusqu’en haut de la montagne là où tu fais ta vie. Un rude travail. Nous avons fini crevés tous les deux, sans même avoir la force de faire un feu et de faire griller un peu de viande. Nous nous sommes couchés dès que nous sommes arrivés. J’avais du sang d’agneau,  dans le cou, qui s’était mélangé à ma sueur, on aurait dit qu’on m’avait tiré dessus. Mais le pire, c’était Francisco ; même s’il portait le plus petit des deux agneaux, n’ayant pas autant de force que moi,  il traînait les pieds et il s’était pris plus d’une chute sur le côté. Moi, pour ma part, j’aurais laissé les agneaux en vie, je les aurais élevés pour les voir grandir et qu’ils nous tiennent compagnie,  mais Francisco m’a dit que j’étais fou, et il avait raison ; il faut être complètement fou pour dire ça. Mais c’est sans le vouloir que m’échappaient des choses pareilles, parce que ce que je voulais, c’était juste rester tranquille quelque part, faire comme si nous avions une vie normale. 

Exercice d'écriture 11 – par Manon Tressol

« Banquet »

Elle a tout prévu. Elle pose les assiettes, une par une. Elle commence par le coin de la table, puis fait consciencieusement le tour. Elle regarde l’heure. Il lui reste exactement onze minutes avant qu’ils n’arrivent. Méthodiquement, elle place le couteau à droite, dents vers l’assiette, la fourchette à gauche, pics vers le plafond. Elle poursuit son cérémonial. Cuillères, verres, serviettes, bougies.
Sept minutes. Elle s’assied. Dans sa tête, c’est clair, ordonné. Elle se remémore les faits, un par un, comme si chacun d’eux était un argument pour arriver à la conclusion évidente. C’est légitime. Ce banquet a sa profonde raison d’être, ce soir. Elle se demande lequel passera la porte le dernier. Elle sait qu’aucun d’eux ne la franchira dans l’autre sens. Elle y est résolue. Mais il ne faut pas qu’ils se doutent. Pas jusqu’au dessert. Cela pourrait tout faire échouer.
Trois minutes. Peut-être qu’ils seront en retard. Elle s’aperçoit que sa jambe bouge, elle l’arrête : elle ne doit laisser paraître aucun signe de nervosité, seulement sourire et être aimable. Leur renvoyer l’image qu’ils croient donner, celle de gens généreux qui l’ont beaucoup soutenue au moment où elle en avait besoin. Ils avaient compris que ç’avait été dur pour elle d’avoir eu à supporter un tel drame si tôt… « Vous êtes vraiment très forte, Mademoiselle Mars. Cet accident nous a beaucoup affectés, nous aussi. Mais vous avez su relever la tête, Tristan aurait été très fier de votre courage. C’était un employé remarquable. » Elle avait détesté cette empathie,  avant même de savoir que c’était de l’hypocrisie. Ils ne savaient rien de ce qu’elle avait enduré, et encore moins la rage qu’avait été la sienne lorsqu’elle avait découvert ces fameux documents, lorsqu’elle avait compris pourquoi l’enquête n’avançait pas.
Une minute. Ce soir, ils allaient sentir ce que c’était que d’étouffer, d’être impuissant, muet, ce que c’était que de suffoquer, de brûler. Ils allaient sentir ce que Tristan avait senti quelques minutes avant de succomber, et ce qu’elle, elle avait ressenti plus tard. Elle avait tourné et retourné dans sa tête les conséquences de son acte. Elle avait eu peur de la prison, de la justice, du regard des gens. Mais ce soir, rien ne pouvait l’arrêter. Elle les accueillerait, la mine triste, mais chaleureuse, elle les inviterait à s’asseoir, elle leur servirait les apéritifs qu’ils désireraient, puis elle irait chercher la soupe,  elle n’en mangerait pas sous prétexte que les voir réveillait en elle des émotions trop fortes, elle ramènerait le plat, ne mangerait que quelques feuilles de salade tandis qu’ils commenceraient à se plaindre de la chaleur, elle débarrasserait chaque assiette en les observant se relayer aux toilettes, et enfin, elle amènerait le dessert, surmonté de cierges magiques, elle les allumerait, puis elle feindrait d’avoir oublié quelque chose dans la cuisine, elle sortirait par la porte de derrière, s’assurerait d’avoir verrouillé la moindre entrée, puis elle attendrait.
La sonnette retentit. Ils n’étaient pas en retard.

mardi 19 février 2013

Projet Nancy – phrase 33

¿Esto no, vale, no se vende? preguntaba dudoso y rabioso.-

Traduction temporaire :
Ça ne vaut rien, ça ? Ça ne se vend pas ? demandait-il, hésitant et furieux.

Projet Élise 2 – phrases 28-29

En cambio de lo otro entiendo mucho. Se puede decir que soy una verdadera experta, y quizá por eso mismo el amor se me escapa y los hombres me huyen, a lo largo de siglos me huyen los hombres porque he hecho de pecado virtud y eso no lo perdonan.

Traduction temporaire :
En ce qui concerne l'autre sujet, en revanche, je comprends tout. On peut dire que je suis une véritable experte ; et c’est peut-être pour ça que l’amour m’échappe et que les hommes me fuient. Au fil des siècles, les hommes me fuient parce que j’ai fait du pêché une vertu, et ça, ils ne le pardonnent pas.

Projet Sonita 5 – phrase 79

Pero, entonces, el Miguel Ángel ya no quiso llevarme de nuevo con el francés --por eso te digo que me quedé como el perro de las dos tortas--, porque dijo que era demasiado riesgo conmigo debido a que todavía dependía emocionalmente del novio y de mis padres y eso era muy negativo, ya que una le entra y después duda, y entonces, una los hace quedar mal a ellos y después no les creen cuando llevan a otras; además de que la puntualidad es muy importante y ya habíamos dejado plantado al francés en la siguiente cita --¡si te digo que una es medio boba!, ¡y yo por andar detrás del Antonio!--, y los franceses son muy exigentes.

Traduction temporaire :
Mais du coup, Miguel Ángel n'a plus voulu m'emmener chez le Français – d'où le fait que j'ai perdu le beurre et l'argent du beurre – parce qu'il m'a dit, qu'avec moi, il y avait trop de risques du fait que je dépendais encore affectivement de mon petit ami et de mes parents, et que ça, c'était très négatif, parce qu'on entre dans le milieu et ensuite on a des doutes, alors on les  met dans le pétrin et eux, on ne les croit plus après, lorsqu'ils emmènent d'autres nanas. Sans compter que la ponctualité est très importante et nous,  on avait déjà planté le Français au rendez-vous suivant – c'est bien ce que je te dis,  je suis un peu bebête ; tout ça parce que je courais après Antonio – et les Français sont des gens très exigeants !

Projet Sonita 5 – phrase 78

Pero entonces, yo ya nomás lo veía --y todavía, de vez en cuando; tú sabes, para no perder la costumbre-- para usarlo, así como ellos la utilizan a una.

Traduction temporaire :
Mais, suite à ça, je le voyais juste – et encore, que de temps en temps ; tu vois le genre, pour pas perdre l'habitude – pour me servir de lui de la même façon qu'eux,  ils le font avec nous.

Projet Sonita 5 – phrase 77

Fue hasta mucho tiempo después que volví a salir con él, luego de que terminé con el Leonardo.

Traduction temporaire :
C'est bien longtemps après que je me suis remise avec lui, après avoir cassé avec Leonardo.

La chanson du mardi – choisie par Elena


Peret + Jarabedepalo - "EL LUNAR DE MARÍA"

Projet Elena 2 – phrase 90

Después de varias pruebas, finalmente logró enganchar la rama en el cuerpo del chancho y despacio, despacio, un poco rodándolo y un poco arrastrándolo, logró acercarlo hacia él.

Traduction temporaire :
Finalement, après plusieurs tentatives, il parvint à harponner le corps du porc et doucement, tout doucement, en tournant et en tirant, il réussit à l'approcher de lui.

Projet Elena 2 – phrase 89

Buscó, explorando con las plantas de los pies, el sitio más cercano posible. 

Traduction temporaire :
En tâtonnant avec la plante des pieds, il chercha l'endroit le plus près possible.

Projet Elena 2 – phrases 87-88

La rama principal era recta y fuerte y el tocón del extremo se veía sólido. Estaba muy bien.

Traduction temporaire :
La branche principale était droite et robuste, l'extrémité semblait solide. Parfait.

Projet Émilie – phrase 6

Especialmente los ojos del ser humano son los sospechosos, los que son detectados día a día en clínicas, hospitales, comisarías, mercados,  iglesias,  cárceles por los oculistas del pensamiento, ya que todo pasa por los ojos, toda la vida y toda la muerte, todo el horror y toda la dicha, la esperanza y la desesperanza, el apasionado odio y el apasionado amor.

Traduction temporaire :
Les yeux de l'être humain éveillent tout spécialement les soupçons, et sont repérés jour après jour dans des cliniques, des hôpitaux, des commissariats, des marchés, des églises, des prisons par les oculistes de la pensée, dès lors que tout passe par les yeux, toute la vie et toute la mort, toute l’horreur et tout le bonheur, l’espoir et le désespoir, la haine passionnée et l’amour passionné.

Projet Nadia – phrase 49

El fascismo no quiere ser iluminado en sus tinieblas, en su trabajo, negro.

Traduction temporaire :
Le fascisme ne veut pas être illuminé dans ses ténèbres, dans son travail,  noir.

Projet Élise 2 – phrases 26-27

No trato es delicado tema en mis seminarios. Al amor no le entiendo demasiado por haberlo rozado apenas con la yema de un dedo.

Traduction temporaire :
Je n’aborde pas ce sujet délicat dans mes séminaires. Je ne comprends pas vraiment l’amour, l'ayant à peine effleuré du bout du doigt. 

Projet Élise 2 – phrases 24-25

Cierto es que él no hacía esfuerzos para que lo quisieran. Quizá por eso mismo me enterneció un poco.

Traduction temporaire :
Certes, il ne faisait pas d'efforts pour qu’on l’apprécie ; et c’est d'ailleurs peut-être la raison pour laquelle il m’a un peu attendrie.

Projet Nadia – phrase 48

Por eso el fascismo lo prohíbe, lo encadena, lo tortura, lo suprime.

Traduction temporaire :
Voilà pourquoi le fascisme l'interdit, l'enchaîne, le torture, le supprime.

Projet Manon 2 – phrases 35-42

Nasón es un tipo extraño, extravagante. Desde niño se incubaron en su mente fantasías peculiares. Siempre las ha llevado a cabo. Tiene 80 años. Está enfermo de los riñones. El médico le ha dicho que le quedan sólo algunos meses. Tiene mucho dinero. Vive solo en un departamento frente al Parque Forestal.

Traduction temporaire :
Nasón est un type étrange, extravagant. Depuis qu'il est enfant, son esprit a incubé des fantasmes particuliers. Il les a toujours menés à bien. Il a 80 ans. Il est malade des reins. Le médecin lui a annoncé qu'il n'en n'avait plus que pour quelques mois. Il a beaucoup d'argent. Il vit seul, dans un appartement en face du Parque Forestal.

Projet Justine – phrase 18

Fireman no es ese típico nerd obeso del que podrían burlarse en la preparatoria (dice preparatoria, otra deformación mediática).

Traduction temporaire :
Fireman n'est pas le nerd obsédé typique dont on pourrait se moquer dans le secondaire (il dit secondaire – autre déformation médiatique).

Exercice d'écriture 13 – par Nadia Salif

« Banquet »

Dans la salle d’apparat ornée d’orfèvrerie et de tapisseries, les réjouissances ont commencé au son des chalémies et des citoles. Autour des tables recouvertes de nappes blanches, les convives font honneur aux mets préparés par les maîtres queux. Après l’ouvre-bouche et les brouets, voici arrivé leur plat de prédilection : le Rôt. A peine déposé devant eux,  ils se servent à pleine main pour remplir leur tranchoir de morceaux de viande et les déguster au couteau. Entre deux services, les jongleurs,  les troubadours et les ménestrels animent les agapes. Les échansons veillent à ce que les hôtes ne manquent pas de vin. Tout le monde festoie,  sauf elle,  dans sa robe en velours brodée de fil d’or et aux manches évasées, Aénor fait bonne figure mais son estomac est noué ; toutes ces victuailles lui donnent la nausée, le mélange des effluves qui en émanent l’étourdit encore davantage. Ce sont ses noces et tous les invités semblent ravis de faire bombance. Son père est heureux, il se goinfre tout autant que les autres, quant à sa mère, elle reste dans son rôle de représentation. Aujourd’hui, devant Dieu, la fille des châtelains a été unie à cet homme plus âgé assis là, à côté d'elle. Aénor ne l’aime pas, sa présence l’incommode. Elle appréhende le moment où elle se retrouvera seule avec lui. Elle observe les dames qui l’entourent et lui sourient, elles aussi étaient passées par là, comment avaient-elles survécu à pareille humiliation ? Elle ferme les yeux un instant, s’imagine veuve et entrant dans les ordres,  loin de l’univers essentiellement viril qui marque son quotidien. La musique s’arrête soudainement. La desserte vient d’être apportée : tous ces gâteaux, tartes et flans lui font envie maintenant. Elle ne se fait donc pas prier. Quoi de plus efficace pour compenser son désespoir que quelques douceurs… en attendant que son rêve devienne réalité.

Projet Céline 3 – phrase 49

Tomó la cha­queta de paño oscuro de la per­cha y salió a la noche helada de los Andes, lamen­tando que la nat­u­raleza de esta gente fuera como el clima de su ciu­dad.

Traduction temporaire :
Il décrocha sa veste en tissu foncé du portemanteau et sortit dans la nuit glaciale des Andes, regrettant que le tempérament de ces gens-là soit à l'image du climat de leur ville.

Projet Céline 3 – phrase 48

Luego se acercó al bar­bero que yacía despatar­rado en un charco de espuma de afeitar y lo miró un instante con ter­nura, casi con piedad.

Traduction temporaire :
Puis il s’approcha du barbier qui gisait, les quatre fers en l’air, dans une flaque de mousse à raser et le regarda un instant avec tendresse, presque avec pitié.

Projet Céline 3 – phrase 47

El decap­i­tado se incor­poró, avanzó unos pasos hacia la puerta, se inclinó y tomando del suelo la cabeza como quien recoge un som­brero la ajustó nue­va­mente sobre su cuello.

Traduction temporaire :
Le décapité se leva, avança de quelques pas vers la porte, se pencha et, prenant sa tête par terre comme on ramasse un chapeau, la rajusta sur son cou.

Question de lexique

Que signifie le terme : « Ecornifler » ?

Projet Élise 2 – phrases 22-23

Dicen que yo lo elegí a mi señor y él era tan rudo, con su barba de color tan extraño… Quizá hasta logró enternecerme; nadie parecía quererlo.

Traduction temporaire :
On dit que c’est moi qui ai choisi mon époux, lui si rustre, avec sa barbe de cette étrange couleur… Peut-être a-t-il fini par m’attendrir ; personne ne semblait l’aimer.

Exercice d'écriture 9 – par Kévin Cipolloni

« Banquet »

Il y avait quelque chose de pittoresque dans cette scène (et non « cette Cène », car ce funeste repas entre le fils de Dieu et ses apôtres ne tenait pas la comparaison avec cette orgie de victuailles présentée sur les longues tables en bois). Sous le chapiteau d’étoiles, une tablée impressionnante en nombre et en vacarme, disposée en demi-cercle, des plats débordants de viandes en tout genre, de fruits et légumes, de poissons et de fromages, des pichets en veux-tu en voilà, remplis de quelques boissons propices à l’excès, des tonneaux et du gibier à la broche au milieu de tous ces ripailleurs, le tout dans une ambiance bon enfant à rendre vert de jalousie le premier misanthrope venu, lequel, en catimini, avait certainement rejoint les autres, entre deux fêtards déjà bien ronds, suffisamment en tout cas pour qu’il puisse passer inaperçu. Le curieux de passage n’aurait su dire depuis quand les hostilités gastronomiques avaient été engagées : les braises sous les broches étaient suffisamment rougeâtre pour deviner que les festivités n’en étaient plus à leurs balbutiements et les cendres trop peu nombreuses pour laisser entendre que cette joyeuse pagaille n’était pas prête à aller se coucher. Quant au repas en lui-même, c’était l’anarchie : chacun saisissait ce qui était à portée de main, sans se soucier des mariages d’aliments plus qu’improbables qui avaient lieu dans leurs bouches. Il n’était pas rare de remarquer de-ci de-là quelques compagnons d’un soir se fendre la poire en constatant les tronches qu’ils tiraient, suite à des défis de plus en plus ignobles. Visiblement, les épinards à la vinaigrette se disputaient la palme du plat le plus écœurant avec les huitres à la mayonnaise, les pauvres malheureux qui s’étaient retirés pour vomir un peu plus loin pouvaient en être garants. La tête haute,  des restes entre les poils de sa moustache, et une nouvelle assiette engloutie devant soi, un champion se révélait à l’assemblée. Il avait avalé sans broncher tout ce qu’on lui avait présenté, et il en redemandait, l’insolent ! Entre les hourras et autres bravos, il s’était levé sur la table pour mieux s’incliner devant l’assemblée, flatté par tant d’admirations.
 Une fois les nuages apparus devant le ciel étoilé, le spectacle était tout autre. Un champ de bataille à l’abandon, avec des corps avachis sur l’herbe, des couverts et des verres brisés sur les tables désormais collantes, et des chiens qui y dérobent les restes avec délectation. Seuls quelques soldats vaillants tenaient encore debout,  résistant tant bien que mal à la somnolence qui les envahissait et cherchant à faire perdurer l’esprit de gauloiserie. L’heure n’était plus à la bâfrerie, mais à la franche rigolade entre deux verres de rouge « pour faire digérer le tout », comme ils disaient. Leurs yeux se faisaient larmoyants et leurs visages, rouges. On refusait de plus en plus les « Allez, tends voir ton verre », et la poignée de gaillards avait beau se faire violence pour terminer les dernières assiettes provocatrices, ils devaient se rendre à l’évidence et s’avouer vaincu dans cette guerre. Mais c’était une belle guerre.   

Projet Audrey 3 – phrases 8-12

Tú ves, yo veo. ¿Tienes miedo? Las palabras fueron casi un susurro, pero lo sobresaltaron. Miró alrededor, nada. Tú ves, yo veo. Aliméntame.

Traduction temporaire :
Tu vois, je vois. Tu as peur ? Ces mots furent à peine un chuchotement, mais il sursauta. Il regarda autour de lui ; rien. Tu vois, je vois. Nourris-moi.

Projet Delphine – phrase 2

La luna llena empezaba a causar efectos, la adrenalina estaba disparada,  tenía que llegar al bosque lo antes posible o sufriría la transformación en el auto.

Traduction temporaire :
La pleine lune commençait à produire ses effets, l'adrénaline était lâchée ; il devait rejoindre le bois au plus vite ou bien il subirait la transformation dans la voiture.

Projet Joachim 3 – phrases 35-36

Cuando volví, a los 15 minutos, la señora no tenía idea quién era yo. Otra vez las chicas más jóvenes se burlaron; y un seguridad que antes no estaba,  ahora también se río en silencio.

Traduction temporaire :
Quand j'y suis retourné, 15 minutes plus tard, la dame n'avait pas la moindre idée de qui j'étais. Les jeunes filles se sont de nouveau moquées de moi ; et un agent de sécurité qui n'était pas là avant, a lui aussi ri dans sa barbe.

Projet Justine – phrase 17

Fireman había dejado de comer BigMacs y pechugas Honey Mustard Grills cuando las empleadas aceitunadas que se los servían empezaron a resultarle cada vez más jóvenes.

Traduction temporaire :
Fireman avait arrêté de manger des BigMacs et des blancs de poulet Honey Mustard Grills quand les employées au teint olive qui les lui servaient ont commencé à lui sembler de plus en plus jeunes.