vendredi 10 février 2012

Version L2 / LTMI – 9 février

Una brisa agradable de primavera acariciaba a la pareja del ático. Estaban sentados sobre unos gruesos cojines de colores chillones.
Frente a ellos el barrio de Gracia se extendía en un incongruente paisaje de casas bajas, muchas de las cuales aún conservaban sus primitivos tejados rojizos. Las superficies brillantes de los paneles solares que cubrían la mayoría de las azoteas permanecían inmóviles y en silencio. De noche desaparecía el omnipresente zumbido que acompañaba su lenta danza diaria en la búsqueda de los rayos del sol.
Gracia era el último superviviente de una ciudad de otros tiempos que los bohemios e intelectuales del siglo pasado habían salvado de la eterna especulación. Ahora el barrio permanecía aislado, diferente, amenazado por los altos edificios de diseño, los rascacielos y las nuevas colmenas.
Barcelona se había desarrollado aprisionada entre la costa y las montañas. Y desde el ático, en las noches más claras, podía adivinarse el mar a la derecha, y al otro lado, el monte que estaba siendo engullido por cientos de lucecillas. Cada una de ellas representaba una nueva construcción que como un ejército de insaciables luciérnagas avanzaba amenazando el Tibidabo, que todavía dominaba la ciudad desde su posición privilegiada.
—¡Enhorabuena! ¡Por nosotros! —la voz de ella resultó mucho más cálida de lo que pretendía.
—¡Por el hundimiento del Muro, por nosotros y por los ausentes! —las dos copas de cristal al chocar produjeron un sonido casi metálico.
La luz de unas pocas estrellas consiguió atravesar la capa de humedad para terminar de decorar una noche turbia y sin luna.
Albert se acomodó sobre los cojines y se acercó un poco más a ella para proponer otro brindis:
—¡Y por los viejos dioses!
—Repelente. No me seas repelente, Alberto Magno —Present buscó su bebida para honrar a esos dioses que ella nunca había conocido.
Él saboreó las burbujas que estallaban contra el velo de su paladar y cerró los ojos.
El sonido de una campanada se impuso sobre el murmullo de una ciudad que comenzaba a apagarse. Las notas de la antigua grabación reverberaron con dejes metálicos.
Dirigió su mirada hacia la torre de la iglesia y las dos curiosas campanas que permanecían inmóviles. Bajo ellas un reloj de dudoso gusto decimonónico proclamaba orgulloso que ya era medianoche.
—¿Qué vas a hacer con tanta pasta? —ella interrumpió sus pensamientos.
—Largarme. Lejos —echó otro trago—. A uno de los últimos paraísos en la Tierra.
—¿En serio crees que existen, Albert? ¡No me fastidies!
—Todo es cuestión de dinero. Algunos paraísos se pueden comprar —la interrumpió—. Y tengo echado el ojo a uno. Es una islita olvidada en medio de la nada.


Susana, Vallejo, Switch en la red

***

Mathieu nous propose sa traduction :

Une agréable brise de printemps caressait le couple du haut de la terrasse. Ils étaient assis sur de gros coussins couleurs criardes.
Devant eux, le bar Gracia apparaissait dans un paysage incongrue de maisons basses, beaucoup d’entre elles conservaient encore leurs archaïques toits rougeâtres. Les grandes surfaces brillantes de panneaux solaires, qui couvraient la majorité des terrasses, restaient immobiles et silencieuses. Il fallait attendre la nuit pour que cesse l'omniprésent bourdonnement, qui accompagnait leur lente danse quotidienne, en quête des rayons du soleil.
Gracia était l'unique survivant d'une ville datant d'une autre époque, que les bohémiens et intellectuels du siècle précédent avaient sauvé de l'éternelle spéculation. Aujourd'hui le bar demeurait isolé, différent, menacé par les grands immeubles de designers, les gratte-ciels et les nouveaux aménagements du territoire organisés tel une ruche. Barcelone s'était rapidement développée entre la côte et les montagnes. De l'attique, lors des nuits les plus claires, on pouvait deviner la mer à droite, et de l'autre côté, le mont qui avait été englouti par des centaines de petites lumières. Chacune d'entre elles représentait une nouvelle construction, formant une armée d'insatiables vers luisants, avançant dangereusement sur le Tibidabo, qui dominait encore la ville depuis son emplacement privilégiéA notre bonne fortune !
— A nous ! – Elle mit plus de chaleur dans sa voix qu'elle n'en ressentait.
— A l'écroulement du Mur, à nous et aux absents ! – En trinquant, les deux coupes de cristal produisirent un son presque métallique.
La lumière des quelques rares étoiles réussissait à traverser la pellicule de brume et achevait la décoration d'une nuit trouble et sans lune.
Albert s'installa sur les coussins et s'approcha un peu plus d'elle pour lui proposer un autre toast.
— Et aux anciens dieux !
— Qu'est-ce que tu es désagréable. Ne sois pas aussi antipathique Albert Magno – Il chercha alors sa boisson pour faire honneur à ces dieux qu'elle n'avait jamais connu.
Il savoura les bulles qui éclataient contre le voile de son palet et ferma les yeux.
Un son de cloche s'imposa sur le murmure d'une ville qui commençait à s'éteindre. Les notes de l'antique mélodie raisonnèrent avec des accents métalliques.
Il dirigea son regard vers la tour de l'église et vit les deux curieuses cloches qui restaient statiques. En dessous de celles-ci ; une horloge du dix-neuvième siècle, d'un goût douteux, annonçait fièrement qu'il était déjà minuit.
— Que vas-tu faire avec autant de fric ? – demanda-t-elle en le sortant de ses pensées.
— Filer. Loin – il but une autre gorgée – Dans l'un des derniers paradis de la Terre.
— Sérieusement tu crois qu'ils existent Albert ? Ne te fiche pas de moi !
— Tout est question d'argent. Certains paradis peuvent s'acheter – dit-il en l'interrompant – Et j'en ai un en vue. C'est une petite île oubliée au milieu de nulle-part.


***

Justine nous propose sa traduction :

Une agréable brise de printemps caressait le couple de l'attique. Ils étaient assis sur de gros coussins aux couleurs criardes.
Devant eux,  s'étendait le quartier Gracia et son paysage incongru : des maisons basses, dont beaucoup avaient encore leurs premiers toits rougeâtres. Les surfaces brillantes des panneaux solaires qui couvraient la majorité des toitures demeuraient immobiles et silencieuses. La nuit, disparaissait le bourdonnement omniprésent quu accompagnait leur lente danse quotidienne, à la recherche des rayons du soleil.
Gracia était l'ultime survivant d'une ville d'un autre temps, que les bohémiens et les intellectuels du siècle passé,avaient sauvé de la spéculation éternelle. Désormais le quartier demeurait isolé, différent, menacé par les hauts bâtiments design, les gratte-ciel et les nouveaux H.L.M.
Barcelone s'était developpée, enclavée,  entre la côte et les montagnes. Et depuis l'attique, lors des nuits les plus claires, on pouvait deviner la mer sur la droite, et de l'autre côté, la montagne que des centaines de petites lumières étaient en train d'engloutir. Chacune d'entre elles, représentait une nouvelle construction, qui telle une armée d'insatiables vers luisants avançait en menaçant le Tibidabo, qui depuis sa position privilégiée, surplombait toujours la ville.
— Tchin ! À nous ! — la voix de la femme fut plus chaude qu'elle l'aurait souhaité.
— À l'effondrement du Mur, à nous et aux absents ! — les deux coupes en cristal s'entrechoquèrent, provoquant un son presque métallique.
La lumière de quelques étoiles réussit à percer l'humidité pour mettre la touche finale à la décoration d'une nuit trouble et sans lune.
Albert s'installa confortablement sur les coussins et s'approcha un peu plus d'elle. Il proposa de porter un autre toast :
— Et aux anciens dieux !
— C'est dégoûtant. Ne me dégoûte pas, Albert le Grand — Present chercha sa boisson pour honorer ces dieux qu'elle n'avait jamais connu.
Il savourait les bulles qui éclataient contre le voile de son palais et ferma les yeux. La sonnerie d'une cloche eut le dessus sur le murmure d'une ville qui commençait à s'éteindre. Les notes de l'ancien enregistrement se répercutèrent avec des accents métalliques.
Il dirigea son regard vers la tour de l'église et ses deux curieuses cloches qui demeuraient immobiles ; en dessous desquelles une horloge d'un goût douteux, datant du dix-neuvième siècle, proclamait fièrement qu'il était déjà minuit.
— Que vas-tu faire avec un tel pactole ? — lui demanda-t-elle en interrompant ses pensées.
— Me casser. Loin — il but une autre gorgée —. Dans un des derniers paradis de la Terre.
Sérieusement, tu crois qu'ils existent, Albert ? Arrête de me barber !
— Tout est une question d'argent. Certains paradis peuvent s'acheter — coupa-t-il. Et j'ai déjà jeté un oeil à l'un d'entre eux : une petite île oubliée, au milieu de nulle part.


***
Caroline nous propose sa traduction :

Une agréable brise de printemps caressait le couple sur la terrasse du dernier étage. Ils étaient assis sur d’épais coussins aux couleurs criardes.
En face d’eux, le quartier de Gracia s’étendait en un paysage incongru de maisons basses, dont nombre d’entre elles conservaient encore leur toit rougeâtre d’origine. Les surfaces brillantes des panneaux solaires, qui couvraient la majorité des terrasses, restaient immobiles et silencieuses. La nuit, le bourdonnement omniprésent qui accompagnait leur lent ballet durant le jour, à la recherche des rayons du soleil, disparaissait.
Gracia était le dernier survivant d’une ville d’un autre temps, que les bohémiens et les intellectuels du siècle passé avaient sauvé de l’éternelle spéculation. A présent, le quartier restait isolé, différent, menacé par les hauts édifices modernes, les gratte-ciels et l’effervescence d’une fourmilière naissante.
Barcelone s’était développée en étant emprisonnée entre la côte et les montagnes. Et depuis la terrasse, au cours des nuits les plus claires, on pouvait deviner la mer à droite, et, de l’autre côté, la montagne qui se laissait peu à peu engloutir par des centaines de petites lumières. Chacune d’entre elles était une nouvelle construction, comme une armée insatiable de vers luisants, qui avancerait en menaçant le Tibidabo, dominant toujours la ville depuis son poste privilégié.
« Félicitations ! A nous ! » Sa voix se révéla bien plus chaude que ce qu’elle aurait cru.
« A l’effondrement du Mur, à nous, et aux absents ! » Les deux coupes de cristal produisirent, en trinquant, un son presque métallique.
La lumière de quelques rares étoiles parvint à traverser la couche d’humidité pour achever le décor d’une nuit trouble et sans lune.
Albert s’installa sur les coussins et se rapprocha un peu plus d’elle pour proposer un autre toast :
« Et aux anciens dieux !
— Repoussant. Ne me sois pas repoussant, Albert Magno. » Celui-ci chercha son verre pour honorer ces dieux qu’elle n’avait jamais connus.
Il savoura les bulles qui éclataient contre le voile de son palais et ferma les yeux. Le son d’une cloche émergea par-dessus le murmure d’une ville qui commençait à s’éteindre. Les notes du vieil enregistrement résonnèrent d’un son métallique.
Il jeta un regard vers le clocher de l’église et les deux cloches qui restaient curieusement immobiles. En dessous, une horloge d’un goût douteux et démodé proclamait fièrement qu’il était déjà minuit.
« Que vas-tu faire avec tant d’argent ? l’interrompit-elle dans ses pensées.
— Prendre le large. Loin. » Il but une autre gorgée. « Vers un des derniers paradis de la Terre.
— Tu crois vraiment qu’ils existent, Albert ? Ne me fais pas de blagues !
— Tout est question d’argent. Certains paradis peuvent s’acheter, la coupa-t-il. Et j’ai jeté mon dévolu sur l’un d’eux. C’est une petite île oubliée au milieu de nulle part. »

***

Fanny nous propose sa traduction :
Une agréable brise de printemps caressait le couple sur l'attique. Ils étaient assis sur quelques coussins moelleux de couleurs criardes.
Face à eux, le quartier de la Gracia s'étendait en un paysage atypique de maisons basses, dont beaucoup d'entre elles conservaient encore leur toit d'origine rougeâtre. Les surfaces brillantes des panneaux solaires, qui couvraient le plus part des terrasses, demeuraient immobiles et silencieuses. La nuit, disparaissaient l'omniprésent bourdonnement qui accompagnait leur lente danse journalière à la recherche des rayons du soleil.
Gracia était le dernier survivant d'une ville d'un autre temps que les bohémiens et intellectuels du siècle passé avaient sauvé de l'éternelle spéculation. Maintenant, le quartier restait isolé, différent, menacé par les édifices design, les gratte-ciels et les nouvelles ruches.
Barcelone c'était développée, oppressée entre la côte et les montagnes. Et depuis le dernier étage, dans les nuits les plus claires, on pouvait deviner la mer à droite, et de l'autre côté, la montagne qui était engloutie par des centaines de lumières. Chacune d'entre elle représentait une nouvelle construction qui, comme une armée d'insatiables lucioles, avançait menaçant le Tibidabo, qui cependant dominait la ville depuis sa position privilégiée.
« - Enfin ! À nous ! Sa voix parut bien plus chaude que ce qu'elle imaginait.
- À l’effondrement du Muro, à nous et aux absents ! » Les deux coupes de cristal, au moment où elles se choquèrent, produisirent un bruit presque métallique.
La lumières de quelques étoiles réussit à traverser la couche d'humidité pour finir de décorer une nuit trouble et sans lune.
Albert s'installa sur les coussins et s'approcha un peu plus d'elle pour porter un autre toast :
« - Et au vieux dieux !
- Répugnant. Ne me sois pas répugnant, Alberto Magno. »
Present chercha son verre pour honorer ces dieux qu'elle n'avait jamais connus.
Il savoura les bulles qui pétillaient contre le voile de son palais et ferma les yeux.
Le son d'une cloche surgit du murmure de la ville qui commençait à s'éteindre. Les notes du vieil enregistrement se réverbérèrent avec des accents métalliques.
Il dirigea son regard sur la tours de l'église et les deux curieuses cloches qui restaient immobiles. Sous elles, une horloge d'un douteux style du dix-neuvième siècle proclamait orgueilleusement qu'il était déjà minuit.
« - Que vas-tu faire avec tout ce fric ? L'interrompit-elle dans ses pensées.
- Partir. Loin, il prit une autre gorgée. Dans l'un des derniers paradis sur Terre.
- Sérieusement, tu crois qu'ils existent, Albert ? Laisse moi tranquille !
- Tout est une question d'argent. Certains paradis peuvent s'acheter, la coupa-t-il. Et j'en ai repéré un. C'est une petite île oubliée au milieu de nulle part. »

***
Benoît nous propose sa traduction :

Une agréable brise printanière effleurait le couple du dernier étage. Ils étaient assis sur de gros coussins de couleurs criardes. Devant eux s’étalait le quartier de Grâce en un incongru paysage de basses maisons, dont beaucoup encore conservaient les en toits en tuiles d’origine. Les surfaces brillantes des panneaux solaires qui couvraient la plupart des terrasses demeuraient immobiles et silencieuses.
La nuit, le vrombissement permanent qui accompagnait leur lente danse quotidienne à la recherche des rayons du soleil disparaissait.
Grâce était le dernier survivant d’une ville d’un autre temps que les bohèmes et intellectuels du siècle passé avaient sauvé de l’éternel spéculation. Désormais, le quartier restait isolé, différent, menacé par les hauts bâtiments stylisés, les gratte-ciels et les nouvelles tours. Barcelone s’était développée, emprisonnée entre la côte et les montagnes. Et depuis le dernier étage, quand les nuits étaient les plus claires, on pouvait deviner la mer à droite, et de l’autre coté, la montagne qui semblait être engloutit par des centaines de petites lumières. Chacune d’elles représentait une nouvelle construction qui pareil à une armée d’insatiables vers luisants, marchait, menaçant le Tibidabo, qui dominait toujours la ville depuis sa position privilégiée.
- À la bonne heure ! À nous ! – Sa voix apparut beaucoup plus chaleureuse que ce qu’elle prétendait être.
- À l’effondrement du mur, à nous et aux absents ! – les deux verres en cristal, en s’entrechoquant, résonnèrent en un bruit de métal.
La lumière de quelques rares étoiles parvint à traverser la couche d’humidité pour couronner la décoration d’une nuit trouble sans lune.
Albert s’installa sur les coussins et se rapprocha un peu plus d’elle pour lui proposer un autre toast :
- Et aux vieux dieux !
- Impertinent ! Ne sois pas effronté, Alberto Magne !
Present chercha sa boisson pour honorer ces dieux qu’elle n’avait jamais rencontré.
Lui, savoura les bulles qui éclatait contre le voile de son palais et il ferma les yeux.
Le son d’une cloche s’imposa au murmure d’une ville qui commençait à s’éteindre. Les notes du vieil enregistrement se propagèrent avec des accents métalliques.
Il dirigea son regard vers la tour de l’église et vers les deux curieuses cloches qui restaient immobiles.
En dessous d’elles, une horloge d’un douteux goût du XIXème siècle annonçait fièrement qu’il était déjà minuit.
- Que vas tu faire avec autant de blé ? – Elle se tira de ses pensées.
- Me tirer. Loin. – elle prit une autre gorgée – dans un des derniers paradis sur Terre.
- Sérieusement, tu crois qu’ils existent, Albert ? Tu délires !
- Tout est question d’argent. Certains paradis peuvent s’acheter – l’interrompit-il – Et j’en ai un en vue.
C’est une petite île oubliée au milieu du néant.

jeudi 9 février 2012

Les Jupiter – phrases 94-95

—Muchos — respondió sonriendo Catalano.
—Admirable —dijo Robasio, entrecerrando los ojos.

Traduction temporaire :
— Beaucoup — triompha Catalano en souriant.
— Inouï ! — s'écria Robasio, en plissant les yeux.

Message à l'attention des Supernovas

Comme vous le voyez, nous commençons une série d'interviews des auteurs que nous traduisons pour l'anthologie SF ; la vôtre étant la seule avec laquelle ni Elena ni moi n'avons de contact, je vous demande de lui envoyer les questions – et éventuellement d'autres, si vous le jugez utile. L'idée est évidemment de les avoir tous… et, surtout, de leur assurer un maximum de visibilité sur le web français.
Merci ! 

Les Supernovas – phrase 45

Los nudillos hundiéndose hasta que la sangre comienza a saltar. La de los dos. Mis colegas no saben lo que se pierden.

Traduction temporaire :
Les phalanges s'enfonçant jusqu'à ce que le sang jaillisse. Le sien et le mien. Mes collègues ne savent pas ce qu’ils ratent.

Message à l'attention des Pictatrades

Que l'un(e) d'entre vous m'envoie la version définitive de ce que nous avons fait mardi – lors de l'atelier de traduction n°2. Cela me permettra de compléter le post dans lequel j'ai publié les phrases des uns et des autres. Nous verrons ainsi où nous en sommes… et ce qu'il reste à faire.

Les Étoiles filantes – phrase 96

El teniente dio la orden y las cargas volaron,  destruyendo el portón y parte del muro fortificado de la entrada,  así como todo lo construido o colocado alrededor.

Traduction temporaire :
Le Lieutenant donna le signal et les charges explosèrent, détruisant la porte, la partie du mur attenante avec tous les ouvrages de renforcement.

mardi 7 février 2012

Entretien avec M.C. Carper – «Continum Pi» – en traduction par les Pictadrades)

dessin réalisé par M.C. Carper

Afin de compléter notre travail de traduction d'une anthologie de nouvelles SF latino-américaines, nous avons projeté de mener à bien une série d'entretiens avec les auteurs que nous avons retenus pour la première série… – le but étant de mieux les connaître et de mieux les faire connaître au public français. Ils le méritent et nous ne répéterons jamais assez que les amateurs du genre seraient bien inspirés de se tourner vers l'autre Amérique pour trouver des histoires étonnantes et différentes à lire… !
Comme toujours, c'est Elena qui s'est chargée de l'opération de « relations publiques » nécessaire, avec l'habilité et la gentillesse qui la caractérisent. Merci à elle ! Et merci à l'auteur, M.C. Carper, d'avoir pris sur son temps pour répondre à nos questions et pour avoir eu la générosité de nous faire don du dessin d'illustration.
Chers amis Pictatrades, vous voyez quels regards sont posés pour vous pour exiger une bonne et fidèle traduction de « Continum Pi » ;-) 

1) Elena Geneau : ¿Desde cuándo escribe?
M.C. Carper : Hola, bien gracias por esta breve entrevista, me agrada responder preguntas referidas a la Cf. Pues escribo desde muy chico, pero en realidad comencé a trabajar con seriedad un poco antes de mi ingreso a un taller Literario de CF llamado Taller Siete. El mismo era coordinado por José Ortuño y varios escritores de ciencia ficción en habla hispana.

2) E.G. ¿Desde cuándo publica?
Desde el 2006 he publicado unos treinta y pico de cuentos en los e-zines del género.

3) E. G. ¿Siempre ha escrito Ciencia Ficción? 
MC. C. Sí, Me encantan los temas relacionados con la tecnología, los viajes espaciales y ese tipo de cosas. Hay preguntas que uno tiene resonando en la mente cada día como ¿De dónde venimos? ¿Qué somos? ¿A dónde vamos? Parate a contemplar las estrellas y ante ese mar infinito la imaginación, parte tanto en un viaje interplanetario como en un laboratorio de biotecnología.

4) E.G. ¿Por qué eligió este género?
M.C. C. La ciencia ficción permite abarcar todos los géneros, algo que Isaac Asimov comentó más de una vez en alusión a sus novelas policiales de robots. Para mí representa la posibilidad de narrar temas considerados tabú o politícamente incorrectos. Muchos relatos son advertencias sobre el mal uso de la ciencia o sobre las tendencias sociales y su futuro. Puedes recordar algunos diálogos del planeta de los Simios. Y puedo nombrarte a escritores en lengua española como Yoss, Giorno y Anaya que exploran todas las variantes que tienen los temas CF.

5) ¿Qué otros textos ha publicado?
He publicado cuentos en Alfa Eridiani que recuerdo con cariño como “Tribulaciones del Cadete Uzpix”, “Puntos de Vista”, “Cazador de Nostalgias”, “La Prueba en la Prueba”, “Leal al Régimen” y algunos más. En NM “Incursión en Aguand” y “El Timo de Sijha”. Son cuentos que transcurren en el mismo universo de unos libros de space opera en los que estoy trabajando. Y en Aurora Bitzine (EL SITIO AHORA ESTÁ CAÍDO) se publicaron en su momento unos dieciocho cuentos que tienen como protagonista a Sálvat, un nómada sobreviviente del holocausto climático. Hay más sitios donde publiqué, como en Axxón, Continum Pi, un relato que gustó más de lo que yo imaginé. Otro cuento al que le tengo mucho cariño es “Hermanos de Sangre” escrito junto a Alexis Brito Delgado donde hicimos un encuentro entre su personaje, Dorian Stark y Sálvat.

6) E.G. ¿Es un gran lector de ciencia ficción?
M.C. C. Desde niño. Suelo tomar un libro que ya he leído para hundirme en su historia otra vez. Disfruto mucho leyendo CF.

7) E.G. ¿Cuáles son sus autores preferidos? ¿Por qué?
M.C. C. Hhmmmm, Es difícil respondrer esto. Philp K. Dick, Yoss, Claudio Landete Anaya, Sturgeon, Larry Niven, Arthur Clarke, Gabriel Bermudez Castillo, Asimov, Frank Herbert, Clifford Simak, un montón más. Pero quiero hacer una mención para muchos de los escritores y escritoras de lengua hispana que están trabajando duro para mostrar el fruto de su talento.

8) E.G. ¿Qué autor lo ha inspirado más?
M.C. C. Hay dos autores que me asombran muchísimo por los universos que crearon. Me refiero a Tolkien y a Herbert. Asimov y Niven también son muy buenos. De niño leí casi todos los libros de Emilio Salgari y las aventuras fantásticas de Robert Howard. Ya más adulto me entró curiosidad por leer a Borges, Saramago y muchos cuentistas como Sacheri y Abelardo Castillo.

9) E.G. ¿Se dice que hay muy poca ciencia ficción en su país, es verdad? ¿Por qué?
M.C. C. En realidad hay mucha, pero no tiene la difusión que merece, eso es muy penoso. Sólo espero que tantos buenos autores no pasen desapercibidos y el olvido los aleje de potenciales lectores.

10) E.G. ¿Se dice que la literatura de ciencia ficción es más bien para los adolescentes, piensa que en realidad tiene un alcance más importante?
M.C. C. Yo comencé a leer de adolescente, ahora la costumbre me acompaña, muchos años después. Considero que la adolescencia es la edad ideal para emprender el viaje de la lectura de CF, luego, cada uno verá si continúa leyendo este género.

11) E. G. ¿Qué opina del porvenir de la literatura de Ciencia Ficción en Latinoamérica en general y en su país en particular?
M.C. C. Hay altibajos. Internet es una herramienta ideal para ampliar fronteras y difundir las obras. No sé en que terminará esto, pero confío que con lentitud se sumarán muchos lectores.

12) E.G. ¿La Ciencia Ficción es una manera de expresar la realidad?
M.C. C. Sí, sin duda. Sólo tienes que leer “Se alquila un Planeta” de Yoss y encontrarás muchos paralelismos con el mundo en que vivimos. Puedo darte una docena de ejemplos como ése de amigos argentinos como Néstor Darío Figueiras, Teresa Mira de Echeverría, Paula Ruggeri o Alejandro Alonso y hay otras personas que no conozco tanto en persona, pero he leído con frecuencia en los e-zines.


Pour en savoir plus :
http://www.talenthouse.com/carpermc
http://dialogoscf.blogspot.com/
http://enfrentamientosdelosdioses.blogspot.com/
http://carpermc.blogspot.com/
http://www.rosaspage.com/rosa/signus.html
http://www.casadellibro.com/libros/carper-m-c/carper32m12c1
http://www.portal-cifi.com/scifi/content/blogcategory/70/101/
http://sites.google.com/site/mitosdelrock/autores
http://www.forjadores.net/gal2/main.php?g2_itemIdu003d367u0026g2_pageu003d2
http://www.whohub.com/es/carpermc
http://axxon.com.ar/shocks/sh003.htm

La chanson du mardi – choisie par Elena


Question de lexique

Quel est le sens du mot = HYPOCORISTIQUE ?

Référence culturelle : Santiago de Liniers

http://es.wikipedia.org/wiki/Santiago_de_Liniers

Les Supernovas – phrase 44

No hay arma más sagrada que el cuerpo que el Creador nos ha dado.

Traduction temporaire :
Il n'y a arme plus sacrée que le corps que Dieu nous a donné.

lundi 6 février 2012

Les Étoiles filantes – phrase 95

Sin dificultad, colocaron los artefactos en los puntos indicados del portón y las torres y regresaron a los autobuses mientras las demás patrullas disparaban hacia la parte alta del fuerte, desde donde tropas enemigas contraatacaban.

Traduction temporaire :
Ils placèrent sans difficulté les explosifs aux endroits stratégiques sur la porte et sur les tours et retournèrent aux autobus, pendant que les autres patrouilles mitraillaient le haut du fort, où les troupes ennemies contrattaquaient.

Les Étoiles filantes – phrase 94 bis

Merci à Irène d'avoir remarqué que j'avais sauté une bonne dizaine de lignes – rien que ça ;-)
Donc, je publie la vraie phrase 94 (que j'intitule 94 bis)… mais nous gardons dans un coin la fausse 94 (nous la reprendrons le moment venu).

Cuatro miembros del pelotón sacaron de sus mochilas las cargas explosivas y otros dos prepararon sus armas para acompañarlos.

Traduction temporaire :
Quatre membres de l'unité sortirent les charges explosives de leur sac à dos et deux autres préparèrent leurs armes, prêts à les suivre.

Les Supernovas – phrase 43

Para algo existen las manos, pienso yo, los pies, los hombros, los codos.

Traduction temporaire :
Mon avis, c'est que si nous avons des mains, des pieds, des épaules ou encore des coudes, ça n'est pas pour rien.

Les StelR-2 – phrase 37

Temía que era demasiado el tiempo que los separaba y demasiadas las cosas que su cerebro y su corazón no podían retener.

Traduction temporaire :
Il craignait qu'ayant été séparés trop longtemps, il y ait dorénavant trop de choses que son cerveau et son cœur n'étaient plus en mesure de retenir.

Les Étoiles filantes – phrase 94

—Atención,  Base. Perdimos el aerodeslizador,  pero la azotea está bajo control. Envíen refuerzos.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

dimanche 5 février 2012

Les Étoiles filantes – phrase 93

—Muy bien,  sargento; envíe a los muchachos. ¡Derriben ese muro!

Traduction temporaire :
— Très bien,  Sergent ; envoyez les gars et démolissez-moi ce mur !

Les Jupiter – phrase 92

—¿Hay muchos que usan sus parches? —le preguntó Robasio a Catalano cuando vio que Muñoz ya no podía escucharlo.

Traduction temporaire :
— Combien sont-ils à avoir recours à vos patchs ? — demanda Robasio à Catalano, lorsqu'il se rendit compte que Muñoz était hors d'atteinte.

Les Croix du Sud – phrase 14

Y después de eso, me ocuparía escribiendo mis memorias, que para entonces serán muchas y muy vendibles.

Traduction temporaire :
Ultérieurement, j'occuperais mes journées à l'écriture de mes mémoires qui, d'ici là, seront volumineuses et,  à coup sûr, un best-seller.

Référence culturelle : Manuel Godoy

http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_Godoy

Les Jupiter – phrase 91

—¡Ladrones,  malditos! La obra es mía,  mía —gritaba Muñoz. Los policías lo arrastraron y lo sacaron del recinto sin mucha delicadeza.

Traduction temporaire :
— Voleurs,  fumiers ! Cette œuvre est à moi, à moi ! — vociférait Muñoz. Les policiers le traînèrent à l’extérieur sans ménagement.

Question de lexique

Quel est le sens du terme = MATOISERIE ?

samedi 4 février 2012

Référence culturelle : el mate

Une idée d'Odile

Question de lexique

Quel est le sens de l'adjectif = BADIN ?

Les Étoiles filantes – phrase 92

Si el equipo de explosivos hacía bien su trabajo,  tanto el portón como las torres defensivas caerían íntegras,  producto del ataque.

Traduction temporaire :
Si les artificiers faisaient correctement leur travail, autant la porte que les tours de défense devraient déjà être balayées.

Les Jupiter – phrase 90

El juez hizo una seña a unos uniformados que esposaron a Muñoz.


Traduction temporaire :
Le juge fit un signe à des agents en uniforme, qui menottèrent Muñoz.

Les StelR-2 – phrase 36

Fue el primero en morir, bastantes años antes que su madre y mucho antes que sus hermanos, y aunque poseía fotografías e imágenes en video de la época,  a su padre lo veía como a un completo extraño, nunca podía dibujar su rostro sin la ayuda de las fotos que guardaba,  ni hablar de los sentimientos, no los sentía más que como una obligación, porque sabía que habían sido muy fuertes alguna vez.

Traduction temporaire
Il avait été le premier à mourir, de nombreuses années avant sa mère et plus longtemps encore avant ses frères, et bien qu'il possédât des photographies et des vidéos de l’époque, son père n'apparaissait plus dans son esprit que sous les traits d'un parfait étranger. Il n’arrivait jamais à convoquer son visage sans avoir recours aux images qu'il conservait, ni à exprimer ses sentiments, qu'il n’éprouvait plus que par obligation, du fait de leur intensité passée.

Les Supernovas – phrase 42

Otros verdugos usan herramientas, pero eso no es de hombres.

Traduction temporaire :
D'autres bourreaux se servent d'instruments, mais cette pratique n'est pas digne d'un homme.

vendredi 3 février 2012

Le poème du vendredi – H. Rega Molina / « Balada de un domingo de mi infancia »

Poème choisi par Elena

Balada de un domingo de mi infancia

Mañana el maestro dará prueba escrita
(Mi infancia no tuvo sino días malos)
Sentada en un banco mi infancia recita
Colón ha partido del puerto de Palos.

Es día domingo. Llovizna. Hace frío.
El cuarto es muy grande, yo estoy solo en él.
Parece que arrastra en el cuarto sombrío
su cola de seda la reina Isabel.

Es día domingo. Con una constancia
Que más dolorosa no pudo haber sido
Sentada en un banco repite mi infancia
Del puerto de Palos Colón ha partido…

Las seis de la tarde, se encienden candelas
Se cierran las puertas. La casa es distinta
dan miedo, dan miedo, las tres carabelas.
La Santa María, la Niña y la Pinta.


Pour en savoir plus sur l'auteur

Les Étoiles filantes – phrase 91

El teniente se asomó por el borde despejado del autobús y sopesó la situación.

Traduction temporaire :
Le lieutenant se pencha par le côté de l'autobus qui avait été défoncé pour évaluer la situation.

Les Jupiter – phrase 89

—Por lo tanto —prosiguió el hombrecito—, “Poseídas” nos pertenece tal como lo dice la licencia de uso violada por el señor Carlos Muñoz, quien además adeuda todas y cada una de las actualizaciones, lo que suma la cantidad de dos millones de créditos internacionales, que si no son pagados en este mismo acto, nuestra empresa pide que sea puesto en custodia hasta tanto cancele la deuda con sus correspondientes intereses.

Traduction temporaire :
— Par conséquent — martela l'homme de petite taille —, « Poseídas » nous appartient, ainsi que le stipule la licence d'utilisation violée par Monsieur Carlos Muñoz qui,  en outre,  est débiteur de chacune des mises à jour qu'il a effectuées ; ce qui augmente le montant de sa dette de deux millions de crédits internationaux. Si la somme n'est pas réglée sur-le-champ, notre entreprise réclamera qu'il soit placé sous contrôle judiciaire jusqu'à ce qu'il nous ait remboursé, intérêts compris.

Les StelR-2 – phrase 35

Había olvidado el rostro de su progenitor y ése era el recuerdo perdido que más le dolía.

Traduction temporaire :
Avoir perdu le souvenir du visage de son géniteur était ce qui le faisait le plus profondément souffrir.

Les Supernovas – phrase 41

Es más divertido que estén sueltos,  corriendo por la mazmorra como ratas histéricas,  creyendo que pueden escapar.

Traduction temporaire :
C'est plus amusant quand ils sont libres de leurs mouvements, à courir dans leur cachot comme des rats hystériques, persuadés de pouvoir s'échapper.

Les Étoiles filantes – phrase 90

—Copiado,  fuera… ¡Maldita sea!

Traduction temporaire :
— Bien reçu, terminé... Merde !

Les Jupiter – phrase 88

¿Cómo saben que usé esos cracks y que la copia es ilegal?, pensaba mientras miraba al abogado sin poder decir palabra.

Traduction temporaire :
Comment sont-ils au courant que j'ai utilisé ces cracks et que la copie est illégale ?, cogitait-il tout en dévisageant l'avocat sans pouvoir dire un mot.

Les Jupiter – phrase 87

Miró hacia atrás y vio a dos policías firmes ante la entrada.


Traduction temporaire :
Il se retourna et découvrit deux policiers au garde-à-vous devant l'entrée.

Référence culturelle : Antonio Luis Beruti

http://es.wikipedia.org/wiki/Antonio_Luis_Beruti

Les Croix su Sud – phrase 13

Y cuando me aburra de curar gente, podría intentar introducirme al tejemaneje de las leyes, ¿por qué no?, sería un excelente abogado.

Traduction temporaire :
Et quand j'en aurai assez de soigner les gens, je pourrais toujours essayer de m'initier aux arcanes de la justice. Pourquoi pas ? Je ferais un excellent avocat.

Question de lexique

Quel est le sens du terme = POSTICHE ?

Et si nous remettions un sondage en route ?

Personnellement, j'aime bien les sondages ; bien sûr, la portée des résultats que nous affichons ici est limitée, avec une trentaine de votes seulement à chaque fois… mais au moins pouvons-nous nous dire qu'il s'agit d'un petit échantillon de personnes en quelque sorte gagnées à la cause de la traduction et qu'à ce titre, ça n'est pas inintéressant. D'ailleurs, si vous vous reportez à la rubrique « sondages » des libellés (colonne de gauche), nous verrez que nous avons déjà soumis quantité de questions aux Tradabordiens… et aux sympathisants. Nous pourrions reprendre cette bonne habitude, perdue depuis quelques mois. Je me tourne donc vers vous pour vous demander si vous avez des idées de sujet. Le cas échéant, mettez-les dans les commentaires. Merci d'avance de votre collaboration.

Résultat du sondage…

« Vous prenez la peine de lire le nom du traducteur… »

Sur 30 votants, nous obtenons les résultats suivants :

Systématiquement = 16 voix (53%)
Régulièrement = 6 voix (20%)
Que pour l'espagnol = 4 voix (13%)
De temps en temps = 2 voix (6%)
Ponctuellement = 1 voix (3%)
Jamais = 1 voix (3%)

Amis traducteurs, vos efforts ne sont pas vains !

Les Étoiles filantes – phrases 87-89

—Enseguida,  teniente — escuchó una estática intermitente durante unos segundos y luego la voz volvió al intercomunicador—. El capitán fue interceptado camino a la entrada suroeste del fuerte. Sigue con vida pero desconocemos su localización actual.

Traduction temporaire :
— Tout de suite, Lieutenant — il entendit des grésillements intermittents durant quelques secondes,  avant que la voix ne lui annonce à l'interphone : Le Capitaine a été intercepté alors qu'il se dirigeait vers l'entrée sud-ouest du fort. Il est toujours en vie, mais nous ignorons sa localisation actuelle.

jeudi 2 février 2012

Les Étoiles filantes – phrase 86

—Adelante,  Base. Me encuentro con el pelotón —señaló—. ¿Cuál es la situación del capitán Madubar?

Traduction temporaire :
— Base, à vous. Je me trouve avec l'unité — indiqua-t-il. Quelle est la situation du Capitaine Madubar ?

Les Supernovas – phrase 40

Cuando nos dejan solos, lo primero es quitarles los grilletes.

Traduction temporaire :
Lorsqu’on nous laisse en tête à tête, il me faut d'abord leur enlever les menottes.

Agrégation interne 2012 – Le thème (propositions de traduction)

Encore merci à Laëtitia, Odile et Sandrine !


Assis dans les souffles de l'Adriatique, dans un bateau sur l'Adriatique,  Michel-Ange regrette. Son estomac se tord, ses oreilles bourdonnent, il a peur. C'est la vengeance divine, cette tempête. Au large de Raguse, puis devant 1a Morée, il a en tête la phrase de saint Paul : « pour apprendre à prier il faut aller sur
la mer », et la comprend. L'immensité de la plaine marine l'effraie. Les mousses parlent un affreux patois nasillard qu'il n'entend qu'à moitié.
Il a quitté Florence le 1er mai pour s'embarquer à Ancône, après six jours d'hésitation. Les franciscains sont revenus à trois reprises, à trois reprises il les a renvoyés en leur demandant d'attendre encore. Il a lu et relu la lettre du sultan, en espérant qu'un signe du pape mette entre-temps fin à ses incertitudes. Jules II devait être trop occupé avec sa basilique et les préparatifs d'une nouvelle guerre. Après tout, servir le sultan de Constantinople voilà une belle revanche sur le pontife belliqueux qui 1'a fait jeter dehors comme un indigent. Et la somme offerte par le Grand Turc est faramineuse. L'équivalent de cinquante mille ducats, soit cinq fois plus que le pape l'a payé pour deux ans de travail. Un mois. C'est tout ce que demande Bayazid. Un mois pour projeter, dessiner et débuter le chantier d'un pont entre Constantinople et Péra, faubourg septentrional. Un pont pour traverser ce que l'on appelle la Corne d'Or, le Khrusokeras des Byzantins. Un pont au milieu du port d'Istanbul. Un ouvrage de plus de neuf cents pieds de long. Michel- Ange a mollement essayé de persuader les franciscains qu'i1 n'était pas qualifié. Si le sultan vous a choisi, c'est que vous l'êtes, maître, ont-ils répondu. Et si votre dessin ne convient pas au Grand Turc, il le refusera, tout comme i1 a déjà refusé celui de Léonard de Vinci. Léonard ? Passer après Léonard de Vinci ? Après ce lourdaud qui méprise la sculpture ? Le moine, sans trop s'en rendre compte, a immédiatement trouvé les mots pour convaincre Michel-Ange: Vous le dépasserez en gloire si vous acceptez, car vous réussirez là où il a échoué, et donnerez au monde un monument sans pareil, comme votre David.


Mathias Énard, Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, 2010.


***

La proposition de Laëtitia :


Sentado en un barco sobre el Adriático,  en los soplos del Adriático, Miguel Ángel se lamenta. Se le tuerce el estómago, le zumban los oídos, tiene miedo. Es la venganza divina esta tormenta. A la altura de Ragusa y luego delante de la Morea, se le ocurre la frase de San Pablo : « para aprender a rezar hay que ir por el mar », y la comprende. La inmensidad de los espacios marinos le asusta. Los grumetes hablan un horrible dialecto gangoso del que no entiende más que la mitad.
Dejó Florencia el primero de mayo para embarcar en Ancona, después de haber vacilado seis días. Los franciscanos regresaron tres veces, tres veces les despidió rogándoles que siguieran esperando. Leyó y volvió a leer la carta del sultán, con la esperanza de que un gesto del papa pusiera fin mientras tanto a sus incertidumbres. Julio II estaría demasiado ocupado con su basílica y los preparativos de una nueva guerra. Con todo, servir al sultán de Constantinopla eso sí que es una bella revancha sobre el pontífice belicoso que mandó que lo echaran fuera como a un indigente. Y la suma oferta por el Gran Turco es asombrosa. El equivalente de cincuenta mil ducados, o sea cinco veces más de lo que el papa lo pagó por dos años de trabajo. Un mes. Es lo único que pide Bayazid. Un mes para hacer proyectos, dibujar y empezar la construcción de un puente entre Constantinopla y Pera, arrabal septentrional. Un puente para atravesar lo que se llama el Cuerno de Oro, el Khrusokeras de los Bizantinos. Un puente en medio del puerto de Estambul. Una obra de más de novecientos pies de largo. Miguel Ángel intentó persuadir con remolonería a los franciscanos de que no era calificado. Si el sultán lo eligió a usted, es que lo es, maestro, contestaron. Y si su dibujo no le conviene al Gran Turco, éste lo rechazará, así como ya rechazó el de Leonardo da Vinci. ¿ Leonardo ? ¿ Pasar después de Leonardo da Vinci ? ¿ Después de ese zafio que desprecia la escultura ? El monje, sin darse realmente cuenta, encontró de inmediato las palabras para convencer a Miguel Ángel : Usted lo superará en gloria si acepta, ya que logrará lo que él fracasó, y usted dará al mundo un monumento sin par, como su David.


***

La proposition d'Odile et Sandrine

Sentado en las brisas del Adriático, en un barco por las aguas del Adriático, Miguel Ángel se arrepiente. El estómago se le retuerce, le zumban los oídos, tiene miedo. Es la venganza divina esta tempestad. A la altura de Ragusa y luego frente a la Morea, tiene en la mente la frase de San Pablo : « Para aprender a rezar hay que ir por el mar », y la entiende. La inmensidad del espacio marino le espanta. Los grumetes hablan un horrososo dialecto gangoso del que no comprende todo.
El primero de mayo, salió de Florencia para embarcar en Ancona tras seis días de indecisión. Los franciscanos volvieron tres veces, y tres veces los despidió pidiéndoles que esperaran todavía más tiempo. Leyó una y otra vez la carta del sultán, esperando que una señal del papa acabara mientras tanto con su incertidumbre. Julio II debía de estar demasiado ocupado con su basílica y los preparativos de una nueva guerra. Al fin y al cabo, servir al sultán de Constantinopla eso sí que es una buena revancha sobre el pontífice belicoso que lo echó afuera como a un indigente. Y la cantidad de dinero ofrecida por el Gran Turco es enorme. El equivalente de cincuenta mil ducados, o sea cinco veces más de lo que le pagó el papa por dos años de trabajo. Un mes. Es lo único que pide Bayazid. Un mes para proyectar, dibujar y empezar la obra de un puente entre Constantinopla y Péra, arrabal septentrional. Un puente para atravesar lo que llaman el Cuerno de Oro, el Khrusokeras de los bizantinos. Un puente en medio del puerto de Estambul. Una construcción larga de más de nueve cientos pies. Miguel Àngel intentó sin mucho empeño de convencer a los franciscanos de que él no era capacitado. Si el sultán lo eligió a usted, es porque usted lo es, maestro, le contestaron. Y si su dibujo no le conviene al Gran Turco, éste lo rechazará, como ya rechazó el de Leonardo da Vinci. ¿ Leonardo ? ¿ Pasar después de Leonardo da Vinci ? ¿ Después de ese patán que desprecia la escultura ? El fraile, sin darse cuenta realmente, encontró enseguida las palabras para convencer a Miguel Ángel : Usted le sobrepasará en fama si acepta, porque usted triunfará donde él fracasó, y usted dará al mundo un monumento sin par, como su David.

Les Étoiles filantes – phrase 85

Sus oídos sólo recibieron estática.

Traduction temporaire :
Ses oreilles ne reçurent qu'un grésillement.

Les Jupiter – phrase 86

Muñoz no contestó, estaba sudando como cada vez que se ponía nervioso y se acomodó la corbata. 

Traduction temporaire :
Couvert de sueur, comme chaque fois qu'il était nerveux, Muñoz demeura muet et tripota sa cravate.

Question de lexique

Quel est le sens du mot = ALOPÉCIE ?

mercredi 1 février 2012