dimanche 13 avril 2014

Projet Audrey 4 – phrase 4

 Odiaba este tipo de programas, además porque a pesar de haber presentado argumentos y razones válidas a sus padres para llevar a la hoguera a las habituales presentadoras, seguían viéndolos como si nada.

Traduction temporaire :
Il détestait ce type d'émissions, d'autant plus qu'en dépit des arguments et des raisons valables qu'il avait présentés à ses parents pour envoyer au bûcher ces présentatrices habituelles, ils continuaient de les regarder comme si de rien n'était.

Projet Maïté 5 – phrase 10

Casi siempre, sin embargo, les domina la fiebre hasta buscarse a dentelladas la carne caliente de nalgas, espalda o nuca, donde dejan la marca del clan.

Traduction temporaire :
Néanmoins, ils sont presque toujours dominés par la fièvre, au point d'essayer de planter leurs dents dans la chair chaude des fesses, du dos ou de la nuque, où ils laissent la marque de leur clan.

samedi 12 avril 2014

Projet Élise 4 – phrase 16

Para entonces, el silencio ya estructuró el manto que lo reduce todo a una leve vibración indefinible dentro de esa ausencia sin calafateo por donde escapan breves suspiros, destellos de voces, murmullos agitados por la brisa suave del atardecer, como cuando el viento ensaya su tenue silbo de frescor tras la jornada calurosa.

Traduction temporaire :
À ce moment-là, le silence étendit le manteau qui réduit tout à une légère vibration, indéfinissable dans cette absence perméable d'où s'échappent de brefs soupirs, des éclats de voix, des murmures agités par la douce brise de la tombée du jour, comme quand le vent éprouve son faible sifflement de fraîcheur après une chaude journée.

Projet Sarah 19 – phrase 16

Pero la mamá dice que usted se daba a la bebida, y que el vino es lo peor que le puede pasar a un hombre y a un padre, que después se le olvida todo, nomás por tomar muy mucho, aunque haya prometido que prefería perder la destreza de la mano derecha antes que el olvido, muy bebedor dice que era usted la mamá, y que se le olvidó que nosotros seguimos en el pueblo, que somos su familia, y que pensamos en usted aunque usted esté en la cárcel.

Traduction temporaire :
Mais maman raconte que vous vous adonniez à la boisson, et que le vin est le pire qui puisse arriver à un homme, comme à un père, car il vous suffit d’en boire beaucoup pour perdre la mémoire, alors que vous aviez promis que vous préfériez perdre l’usage de votre main droite plutôt que d’oublier. Selon maman, vous étiez un gros buveur et vous avez oublié que nous vivions toujours au village, que nous sommes votre famille et que nous pensons à vous, même si vous êtes en prison.

Projet Julie 2 – phrases 34-40

—¡Bien! —aprobó el mago, volviendo a la serenidad de sus estudios—. ¡Vayan, hijos míos! ¡Es justo y necesario!
—¡Realmente es justo y necesario! —corearon al unísono las cien copias del nigromante, y comenzaron el descenso escaleras abajo, rumbo a la salida que los depositaría ante el tumultuoso gentío—. ¡Es nuestro deber…
—…para mi salvación! —redondeó Narhitorek, enseñando los dientes. Tomó entonces la pluma y se concentró en la anotación de una sesuda marginalia.

Traduction temporaire :

— Bien ! approuva le magicien, retrouvant la sérénité de ses études. Allez-y, mes enfants ! Ceci est juste et nécessaire !
— C'est vraiment juste et nécessaire ! chantèrent à l'unisson les cent clones du nécromancien. Puis, ils se mirent à descendre les escaliers, en direction de la sortie qui les déposerait face à la foule tumultueuse. C'est notre devoir…
— … Pour mon salut ! conclut Narhitorek en montrant les dents. Il prit alors sa plume, puis se concentra sur l'annotation d'une marginalia sensée.

jeudi 10 avril 2014

Projet Sarah – phrase 129

Roto el hielo, hablaron de las cosas de la vida, él le contó que era divorciado, sin hijos y que le gustaba enamorar a las mujeres bonitas; lo cual era cierto, pero no le dijo que las mujeres, pese a sus buenos modales y apostura, lo abandonaban, espantadas, semanas después que se les pasaba el encanto viperino con el que las conquistaba, porque intuían algo oscuro e inexplicable en Alejandro.

Traduction temporaire :
Après avoir brisé la glace, ils parlèrent des choses de la vie : il lui raconta qu’il était divorcé, sans enfant, et qu’il aimait séduire les jolies femmes ; tout cela était vrai, néanmoins il ne précisa pas que malgré ses bonnes manières et sa prestance, elles l’abandonnaient lâchement au bout de quelques semaines, lorsque le charme venimeux avec lequel il les conquérait ne faisait plus effet et qu'elles décelaient en lui quelque chose d’obscur et d’inexplicable.

Projet Sarah / Marie 2 – phrases 32-34

La banda termina su acto y recibe la ovación de esta audiencia tan heterogénea. Mis aplausos, allá en la última fila, tampoco faltaron. Recuerdo haber oído las palabras de un anciano ciego quien, sosteniendo el bastón como una vara, aseguró que “esto ya lo había soñado”.

Traduction temporaire :

La banda termina sa représentation et reçut l'ovation d'un auditoire on ne peut plus hétérogène. Mes applaudissements, là, au dernier rang, retentirent aussi. Je me rappelle avoir entendu les mots d'un vieil aveugle qui, brandissant sa canne tel un bâton, assura que « ça », il en avait « déjà rêvé ».

mardi 8 avril 2014

La chanson du mardi – choisie par Elena

La Yegros - Viene de Mí

Question de lexique

Qu'est-ce que le : « ZIST » ?

lundi 7 avril 2014

Projet Marie-G. 4 – phrases 26-28

El espejo de mi cuarto, el que todo lo ve desde su lugar, está rodeado por un marco de líneas sinuosas como látigo sobre las olas, como el propio sol. Es precioso. Mide algo más de un metro, pero eso no es lo importante, lo importante es que nadie en el mundo sabe tanto de mí, ni me conoce tan bien como mi propio espejo.

Traduction temporaire :
Le miroir de ma chambre, celui qui voit tout depuis son emplacement a un cadre de lignes sinueuses, tel un coup de fouet sur les vagues, le soleil lui-même. Il est ravissant, mesure un peu plus d'un mètre, mais ça, ça n'est pas important, ce qui est important, c'est que personne au monde ne connait autant de choses de moi ni ne me connait aussi bien que mon miroir.

Projet Céline / Sonita 4 – phrase 61

No nos detendremos en los pormenores de su estúpido trabajo (sobran las parrafadas con aspiraciones literarias, como la que abre su mamotreto: “La lucidez es un animal extraño; a semejanza de las panteras, suele salir de caza por las noches.

Traduction temporaire :
Nous ne nous étendrons pas sur les détails de son stupide travail (on y trouve pléthore de tartines trahissant ses prétentions littéraires, par exemple celle qui ouvre son pavé : « La lucidité est un animal étrange ; à l'instar des panthères, elle a l'habitude de sortir chasser le soir.

Projet Elsa 2 – phrase 2

No entendía el significado de tamaña locura, que incluso le divertía, y que achacó a que no digestionaba bien sus copiosas cenas.

Traduction temporaire :
Il ne comprenait pas le sens d’une pareille folie, qui l'amusait même, mais à laquelle il attribua la responsabilité de la mauvaise digestion de ses dîners copieux.

Question de lexique

Que signifie le terme : « HAVIR » ?

Projet Sarah / Marie 2 – phrases 28-31

Una chica rapada y con armadura se aparece y llama al bartender. Está furiosa. Supo, por un italiano de la otra mesa, que la misma iglesia que la había quemado viva, la declaró santa siglos después y ella ni por enterado. Él la escucha mientras le sirve una copa de Chardonnay.

Traduction temporaire :
Une fille, tête rasée et vêtue d'une armure apparaît et appelle le barman. Elle est furieuse. Elle vient d'apprendre de la bouche d'un italien assis à une autre table que cette même église qui l'avait brûlée vivante, l'a sanctifiée des siècles plus tard, sans qu'elle ne s'en soit rendu compte. En l'écoutant, il lui sert un verre de Chardonnay.

Projet Hélène 2 – phrases 17-19

A veces su padre se zambullía, lo veía bracear, sacudirse al alcanzar la arena; otras veces permanecía en la isla durante horas. No le molesta recordarlo así: conocer a Guiraldes en la lancha a solas, sus historias en altamar, mientras una lectura en la escuela despertaba en él la costumbre de llamarlo en adelante Capitán Nemo. Desde entonces, siempre sería Capitán Nemo para él.

Traduction temporaire :
Parfois, son père plongeait. Il le voyait faire quelques brasses, se secouer tandis qu’il atteignait le sable ; parfois aussi, il restait des heures sur l’île. Il aime se rappeler ces moments : connaître Guiraldes seul à seul dans le canot, ses histoires en haute mer, l'habitude de l’appeler Capitaine Némo à cause d'une lecture à l'école. Pour lui dorénavant, il serait toujours Capitaine Némo.

Projet Margaux 8 – phrases 5-6

En ese entonces yo debía de tener 12 o 14 años. Aquella tarde toco un niño para pedir agua y detrás de él lo siguió toda la pandilla. Abrí la puerta y seguidamente fui por la jarra de agua para que todos pudieran beber.

Traduction temporaire :
En ce temps-là, je devais avoir 12 ou 14 ans. Un après-midi, un enfant, suivi de toute sa bande, frappa à la porte pour demander de l'eau. J'ouvris et allai aussitôt chercher la carafe pour que tous puissent boire.

Projet Sarah 19 – phrases 14-15

Los hombres solamente querían la tierra, y para ellos las gentes no eran gentes, papá, eran no más indios; y los indios no valían nada en ningún país, decían ellos. Yo siempre pensé, papá, que si usted mató a alguien sus razones habrá tenido, porque usted es muy hombre para matar por matar, para andar cuchilleando porque sí a cualquiera.

Traduction temporaire :
Eux, ils voulaient seulement la terre. De leur point de vue, les gens n'étaient pas des gens, papa, juste des Indiens ; et selon eux, quelque soit le pays, les Indiens ne valaient rien. J'ai toujours pensé, papa, que si vous aviez tué quelqu'un, vous deviez bien avoir vos raisons, parce que vous n'êtes pas homme à tuer pour le plaisir de tuer, à poignarder le premier venu sans raison.

Projet Elena 7 – phrases 30-31

Y si el viejo M era la Sabiduría y probablemente la Astucia, y si su hijo mayor era la Fuerza, Alex ya era en ciernes la Elegancia. Nunca había visto hasta entonces alguien que se perfilara de manera tan impecable, ni que se desplazara por la cancha con esa serena anticipación para golpear, como si estuviera posando para un manual.

Traduction temporaire :
Et si le vieux M était la Sagesse incarnée et probablement aussi l'Astuce, si son fils aîné était la Force, Alex, lui, était l’Élégance en personne. Jusque-là, je n'avais jamais rencontré quelqu'un évoluant de manière aussi impeccable, se déplaçant sur le terrain avec cette sereine anticipation pour aller frapper la balle, comme s'il prenait la pose pour un manuel.

Projet Anaïs 2 – fragment 4

# 198
El mago me eligió de entre todo el público para meterme en aquella caja y cortarme con un serrucho por la mitad. En el último momento, viendo mi cara de pánico, me ofreció cambiar el truco y hacerme, simplemente, desaparecer. No lo dudé y acepté el trato.
Lo siguiente que recuerdo es la visión del patio de butacas desde el interior de una chistera y unas ganas enormes de comer lechuga.

# 200

Es el destino: soy un microrrelato y sé que está muy próximo mi final.

Traduction temporaire :
#198 Le magicien me choisit parmi tous les membres du public pour m’introduire dans cette boîte et me couper en deux à l’aide d’une scie. Au dernier moment, voyant mon air paniqué, il me proposa de changer de tour et de simplement me faire disparaître. J’acceptai le marché sans hésiter. Ce dont je me rappelle ensuite, c'est la vue de l’orchestre depuis l’intérieur d’un chapeau haut-de-forme et une terrible envie de manger de la laitue.

#200 C’est le destin : je suis un microrécit et je sais que ma fin est proche.

Projet Élise 4 – phrases 14-15

Cae la noche y estamos solos, el muerto en la cama y yo. Pero el miedo vino después, cuando al día siguiente volví a casa para retirar algo y me recibieron los escombros del tiempo guardados en pequeñas bolsas de basura llenas de las hojas y ramas secas que no pudo sacar a la calle porque las hojas secas, la suciedad y el viento norte lo superaron en tenacidad y fuerzas.

Traduction temporaire :
La nuit tombe et nous sommes seuls, le mort dans son lit et moi. Mais la peur vint plus tard : lorsque, le lendemain, je retournai chez lui pour chercher quelque chose et fus reçu par les décombres du temps, conservés dans des petits sacs poubelle pleins de feuilles et de branches sèches. Il n'avait pas pu les sortir dans la rue parce que les feuilles sèches, la saleté et le vent du nord l'avaient surpassé en ténacité et en force.

Projet Élise 3 – phrases 55-59


—¿Qué hace? ¿Está loca? —balbuceó. La sangre parecía retirarse de su cerebro y el aire de los pulmones; tenía que encontrar el modo de huir ya, o aceptar una muerte segura... A menos que hiciera de cuenta que se dejaba convencer, permaneciendo a merced de la lisiada, prisionero de sus palabras y sus apretones hasta que a ella le viniera en gana. Su voluntad de seguir viviendo excedía largamente las discutibles ventajas de la Salvación que la mujer ofrecía en nombre de los Hermanos del Dolor.

Traduction temporaire :
— Qu'est-ce que vous faites ? Vous êtes folle ? balbutia-t-il. Le sang semblait refluer de son cerveau et l'air, de ses poumons ; il devait trouver le moyen de fuir rapidement ou accepter l'idée d'une mort certaine… À moins qu'il ne feigne de se laisser convaincre, en demeurant à la merci de l'estropiée, prisonnier de ses paroles et de son étreinte aussi longtemps qu'elle le voudrait. Sa volonté de continuer à vivre dépassait largement les avantages discutables du Salut que la femme lui offrait au nom des Frères de la Douleur.

Projet Joana – phrase 125

Cuando citaban momentos de su adolescencia, saltaban nombrecitos, algunos ridículos y otros tan ajenos… pero después el Daytona Park cerró… los jueves íbamos al Bowling… interdiario al cine San Borja, pero después al Jockey… y cuando nos compramos patines al Free Way.

Traduction temporaire :
Quand elles évoquaient des anecdotes de leur adolescence, elles lâchaient quelques petits noms par-ci, par-là, certains ridicules et d'autres tellement étrangers… mais après le Daytona Park ferma… le jeudi, nous allions au Bowling… un jour sur deux au cinéma San Borja, mais après, au Jockey… et quand nous avons acheté des patins au Free Way.

Projet Annelise 1 – phrase 13

Pero el animal continuaba pasando su lengua pequeña y rugosa, cada vez con más fuerza, y entonces hice el esfuerzo más grande del que fui capaz dentro de mi extraña desconexión, y por fin conseguí que mi cuerpo respondiera, que se reactivara como si lo hubieran sometido a una descarga eléctrica, y pude de esa manera reclinarme sobre los codos y reconocer la silueta del animal en la oscuridad.

Traduction temporaire :
Mais l'animal continuait de lécher avec sa petite langue râpeuse, de plus en plus fort. J'ai alors accompli le plus grand effort imaginable à l'intérieur de mon étrange déconnexion et suis enfin parvenu à ce que mon corps réponde, se réactive comme si on lui avait envoyé une décharge électrique, et ainsi, j'ai pu prendre appui sur mes coudes et reconnaître la silhouette de l'animal dans l'obscurité.

dimanche 6 avril 2014

Projet Joana – phrases 122-124

María Lucía era muy guapa y me miraba feliz de conocer a un obrero de Breña. Ella no estudiaba en San Marcos sino en la de Lima, y era amiga de Cecilia de toda la vida.  Amigas de barrio.

Traduction temporaire :
María Lucía était très belle et elle me regardait, heureuse de connaître un ouvrier de Breña. Elle n'étudiait pas à l'Université de San Marcos, mais à celle de Lima, et elle était amie avec Cecilia depuis toujours. Des amies de quartier.

Projet Hélène 2 – phrases 15-16

Cuando salían a la ciudad, Guiraldes los acompañaba a menudo en ese gran coche negro con asientos de cuero y ventanas automáticas. En verdad, Luizinho nunca saldría a la isla sin aquel gigante de sonrisa y brazos categóricos al que le unió siempre un extraño afecto.

Traduction temporaire :
Quand ils sortaient en ville, Guiraldes les accompagnait souvent dans cette grande voiture noire aux sièges en cuir et aux vitres électriques. À vrai dire, Luizinho ne prendrait jamais la direction de l’île sans ce géant au sourire et aux bras catégoriques auquel il avait toujours été lié par une étrange affection.

Projet Nadia / Élise – phrase 161


Lo que yo temía en verdad era algo que, de tan obvio, daba vergüenza: mi iniciación en el sexo y, lo que aun me asustaba más, aquello de lo que nadie hablaba pero que ninguno de hecho olvidaba nunca: la jetta, los besos de la Zurda, ese estúpido chisme que sabía el diablo quién había inventado y que nos traía locos, incluyendo a los muchachos más grandes, de diecisiete y dieciocho años, que aparecieron al tercer día, atraídos por los rumores, y que se reían diciendo «¡Qué tonterías son esas de que las zurdas traen mala suerte!», pero que, una vez ante ella, precavidos, tampoco se atrevieron a besarla en la boca, a juzgar por las fanfarronadas y los relatos en los que describían exageradamente sus malabares en la colchoneta.

Traduction temporaire :

Ce que je craignais vraiment était évidemment honteux : mon initiation sexuelle. Cependant, j'avais encore plus peur de ce dont personne ne parlait, mais que nul n'oubliait jamais : la jettatura, les baisers de la Gauchère. Ce ragot stupide, inventé par dieu sait qui, nous rendait tous fous, y compris les plus grands, de dix-sept et dix-huit ans, qui arrivèrent au bout du troisième jour, attirés par les rumeurs, et qui se moquaient : « Attends, c'est quoi ces conneries de croire que les gauchères portent malheur ! » Pourtant, une fois devant elle, ils ne se risquaient pas non plus à l'embrasser sur la bouche, par prudence. On l’avait su grâce à leurs fanfaronnades et aux récits exagérés de leurs acrobaties sur le matelas gonflable.

samedi 5 avril 2014

Projet Annelise 1 – phrases 11-12

Pero yo no podía hacer nada para sacarlo de allí. Volví a cerrar los ojos y esperé que se aburriera.

Traduction temporaire :
Mais moi, je ne pouvais pas m'en débarrasser. J'ai refermé les yeux et attendu qu'il finisse par s'ennuyer.

Exercice d'écriture 13 – par Joana

« Tourmentes »

La longue plage de sable fin se révélait d'une beauté particulière ce soir-là. Personne n'aurait cru qu'une violente tempête s'était abattue sur la côte basque quelques jours auparavant. Les digues de protection et les déchets rapportés par la mer avaient totalement disparus. La forte houle avait laissé place à de petites vagues, à peine visibles. Depuis la terrasse du Casino de Biarritz, la vue sur le coucher du soleil était inégalable. Le ciel flamboyant se reflétait parfaitement sur la mer, créant ainsi un miroir d'eau, phénomène plutôt rare en ce début d'hiver. Le sable blanc devenait presque aussi rouge que le corps d'un baigneur resté trop longtemps exposé au soleil. Une légère brise remplaçait les coups de vent permanents de la veille.
Antoine se promenait le long de la jetée, observant la mer avec attention. Quelque chose clochait ce soir-là, mais il n'arrivait pas à savoir quoi. À quelques mètres de lui, un passant poussa un cri strident. Une petite voiture grilla un feu rouge quelques secondes plus tard. Mais depuis quand y avait-il une route à cet endroit-là ? Il faisait de plus en plus sombre. Tous les lampadaires étaient éteints. La pleine lune était la seule source de lumière. Soudain, un bruit sourd provint du ciel. Antoine l'entendait de plus en plus fort. En moins d'une minute, un avion atterrit sur la plage. La marée étant anormalement très basse, l'engin n'eut aucun problème pour se poser. Le pilote et un autre homme sortirent de l'avion. Ils s'approchèrent lentement d'Antoine. Tous deux parlaient une langue étrange qu'il ne chercha même pas à comprendre. Puis l'un des deux lui adressa enfin la parole :
— Quelle belle nuit, n'est-ce pas ?
Antoine ne répondit pas.
— Comment vous sentez-vous ? Avez-vous réfléchi ? reprit l'homme.
— De quoi parlez-vous ? On ne se connaît même pas, répondit Antoine, nerveux.
— De la décision importante que vous devez prendre aujourd'hui.
— Je suis un peu confus. J'hésite encore. Et si c'était une erreur ? Et s'il ne se passait rien ensuite ?
Un bruit de klaxon réveilla brusquement Antoine. Troublé par son rêve, il alluma immédiatement son ordinateur. Il surfa sur le net sans trop savoir ce qu'il cherchait et tomba sur une citation : « Je sais bien ce que je fuis mais non pas ce que je cherche ». Cette phrase lui fit prendre conscience qu'il devait reprendre sa vie en main, se donner les moyens de passer à autre chose, de repartir à zéro. Il devait recommencer à vivre. Son appartement était sans dessus dessous. Il n'avait pas fait le ménage depuis des mois. Cela faisait des semaines que son courrier s'entassait sur la table basse de son salon. Parmi toutes ces lettres, il n'en avait ouvert qu'une seule. Celle qui le tourmentait depuis une quinzaine de jours.
Une semaine plus tard, Antoine était prêt. Avant de partir, il procéda aux vérifications de dernière minute. Puis il regagna la chambre, s'assit au bord du lit et caressa doucement le coussin de droite. Pardonne-moi, mon amour.
À l'extérieur, un taxi l'attendait. Le chauffeur s'impatientait.
— Je suis désolé pour l'attente, mais je devais dire au revoir à quelqu'un.
Antoine avait enfin accepté ce poste à l’étranger. Il adorait sa ville et sa région, mais il ne pouvait plus vivre là où sa fiancée était décédée. L’atmosphère qui régnait dans l’appartement depuis sa mort l’étouffait. Il se sentait oppressé comme si du lierre s’enroulait autour de lui et l’empêchait de respirer, de se battre, d’aller de l’avant. Il était temps de partir, de tout quitter pour commencer une nouvelle vie. Le jeune homme jeta un dernier regard vers son immeuble. Le véhicule pris la direction de l’aéroport.

Exercice d'écriture 13 – par Morgane

« Lierre »

Qu’ils soient de terre ou goudronnés, dans les bois ou au bord de la mer, on a tous emprunté à un moment ou à un autre de notre vie des chemins.
Je parle au sens propre, au sens premier du terme, vous l’aurez compris.
Bien que l’on ait souvent utilisé les « chemins semés d’embûches » comme métaphore de la vie humaine, mon but n’est pas là. Tout a été dit et redit sur ce point et, sans bien savoir vers où je me dirige en choisissant ce sujet, je sais que ce chemin-là n’est pas celui que je souhaite emprunter.
Souvent étroits, longs, mêlés à d’autres, entrecroisés, les chemins sont, comme le lierre qui grimpe sauvagement le long des façades d’une maison de campagne, des lignes qui serpentent et divisent notre planète.
La volonté divine a vaincu la géométrie, science des plus exactes et rébarbatives, si je peux me permettre, en créant ces chemins en aucun point rectilignes et droits.
C’est d’ailleurs pour cette raison que l’on s’y engage le plus souvent sans vraiment savoir où ils nous mèneront.
Les chemins ont quelque chose de mystérieux, d’exotique, de mystique que je ne saurais expliquer.

Ils sont décrits comme sombres, tortueux, dangereux ou bien comme ensoleillées, agréables et charmants.
On les trouve partout, ils ont envahi notre espace sans que l’on s’en rende compte et, toujours sans nous en rendre compte, nous les avons intégrés à notre quotidien.
Ils étaient des noms communs et sont devenus des verbes.

Ils étaient considérés comme des voies d’accès et sont devenus des lieux à part entière, comme si chaque parcelle de terre, chaque route, chaque détour, n’étaient en fait qu’un chemin parmi tant d’autres.

Exercice d'écriture 12 – par Émeline

« Liens »

Au début, cela m’amusait. Le temps n’avait pas encore lancé ses saisons à l’assaut de ma vieille carcasse ; du moins, j’étais alors suffisamment fraîche et jeune pour ne pas m’en soucier. Il était apparu à mes pieds, probablement implanté là, comme tant d’autres, arraché à sa terre natale par des mains qui s’approprient tout, qui se font maîtresses de ce qui les entoure. D’abord, je l’ai trouvé incroyablement timide : on aurait dit qu’il n’osait pas grandir, prendre appui, peut-être par crainte de m’offusquer. Puis il a commencé à prendre de l’assurance et se cramponnant à moi, il a accéléré son ascension. J’oscillais entre plusieurs sentiments : une bienveillance presque maternelle envers cet être minuscule, un amusement de vieille dame qui observe la jeunesse, et l’agacement contre ces accrocs – pas vraiment douloureux, peut-être, mais c’était ma première expérience de la détérioration. Depuis, j’ai connu les enfants qui barbouillent, n’importe où, sur n’importe quoi, les clous enfoncés, le sifflement des perceuses, les tranchés ouvertes pour déplacer la tuyauterie, les coups de massue pour abattre une cloison…
Au fil des années, il a étalé son verdoiement pour m’habiller, comme pour me protéger contre les dures gelées d’hiver. Il se dressait, je me tassais. Il déployait sa vivacité, j’étais gagnée par la flétrissure… Mais, même fatiguée, je veillais sur tous avec attendrissement, jusqu’au jour où je n’ai plus été à leur goût. La rupture a été progressive : je suis devenue la dame âgée à qui l’on rend visite en été, celle qui sent le renfermé, qu’il faut aérer au printemps, celle qu’on ne revoit que pendant les grandes vacances. J’ai appris à apprécier, à attendre même avec une réelle impatience, l’écho des rires enfantins, le fumet des grillades, les courants d’air qui font claquer les fenêtres… L’espace d’une saison, ou presque, je pouvais revivre. Cependant, j’imagine qu’il aimait moins ces moments-là, car pour lui, ils étaient synonymes de répression : c’était l’époque de la taille. Il avait pris tant d’aisance, qu’il fallait finalement le contenir, lui imposer des limites, pour qu’il ne m’envahisse pas complètement.
Un matin, un gros camion s’est garé devant l’entrée. Ce n’était pas la période des congés annuels. Quatre hommes en sont descendus, que je n’avais jamais vus. Ils avaient les clés, ils avaient les bras chargés de couvertures, de cartons et de rouleaux de scotch. En fin d’après-midi, ils étaient repartis, me laissant complètement vide. D’autres inconnus, sont venus, mais ils ne se sont jamais installés. Leurs pas résonnaient en moi, qui n’étais plus qu’une coquille, où les souvenirs avaient cessé de vibrer.

Plus personne ne l’empêche de se glisser entre mes tuiles, et sous son feuillage, on peut voir mes fissures, cicatrices laissées par l’usure. Désormais, c’est peut-être lui qui me maintient debout.

Exercice d'écriture 17 – par Sarah

« Lierre »

Il y a quelques années, le béton régnait en maître dans la ville, et le jardin municipal était le seul endroit où l’on pouvait se risquer à côtoyer autre chose que l’asphalte et les pavés des rues piétonnes. De temps à autre, on se trouvait face à ce qui avait jadis été un platane, mais au fil du temps, les passants ne lui avaient plus prêté attention, raison pour laquelle il avait cessé de revêtir de nouvelles feuilles aux beaux jours. Mais depuis un certain temps, les choses sont en train de changer et dans nombre d’endroits improbables, la nature reprend peu à peu des droits. À force de se sentir délaissée, elle a décidé de s’affirmer dans cet univers qui lui était hostile, dans le but de montrer à tous ses opposants qu’ils ne peuvent plus l’ignorer et qu’elle a également sa place dans la sphère urbaine.
À la suite d’une décennie de combat acharné, elle a progressivement réussi à faire valoir ses droits, et aujourd’hui on la trouve un peu partout dans l’agglomération. Ainsi, long de la paroi de l’immeuble qui fait face au supermarché, la forme la plus courante de ces plantes citadines a su, non sans mal, se faire accepter d’un voisinage au départ très réticent. Il s’agit de la famille Araliacées, qui, en raison de la difficulté des autochtones à prononcer son vrai nom, a fini par y renoncer et se faire surnommer « Lierre ». Au début, la cohabitation s’est révélée assez houleuse. Quelques habitants de l’immeuble ont commencé à se réunir dans l’objectif de rédiger une pétition qu’ils ont ensuite donnée à signer à tous les locataires. Ils y évoquaient les nuisances engendrées par l’arrivée des Lierres, telles que la saleté, les insectes qui s’infiltraient dans leurs appartements, le manque de luminosité, entre autres désagréments. Le lierre n’avait dit mot, et supportait en silence toutes les insultes proférées à son égard et les signataires avaient obtenu du syndic qu’on lui coupe le bout des branches qui empiétaient sur leurs fenêtres. De peur qu’on ne l’expulse définitivement, il avait accepté la sanction sans broncher.
Voyant que le lierre se pliait aux décisions de la communauté, les habitants se montrèrent de moins en moins virulents à son égard. Au bout d’un certain temps, certains commencèrent même à voir les avantages que cette nouvelle cohabitation pouvait représenter. Il fut de moins en moins question de nuisances, et on se mit à le voir comme une chance de vivre dans un environnement plus sain. Désormais, quelques opposants subsistent, mais face à eux, des associations de soutien se sont formées, sans compter que ces dernières ont contribué au développement de nombreuses façades à l’image de celle-ci et à l’implantation du lierre en milieu urbain, ce qui satisfait la plupart des riverains.

Projet Margaux 8 – phrases 3-4

Jugaban pelotica de goma (hecha con papel periódico y cinta adhesiva ). Cuando tenían sed sin ningún reparo tocaban las puertas más cercanas para pedir agua.

Traduction temporaire :
Ils jouaient au base-ball local (avec une balle faite de papier journal et de ruban adhésif). Lorsqu'ils avaient soif, ils frappaient aux portes les plus proches, sans aucune gêne, pour demander de l'eau.

Projet Hélène / Audrey – phrase 56

El mundo estaba en la orilla del patio mirando hacia allá, la Ester y la María en la puerta del dormitorio, a veces abrazadas, si eran amigas, a veces apartadas si eran enemigas, si a una le llegaba carta con el cartero y a la otra no, si para una sonaba el timbre de la puerta de la calle y para la otra no, la María se ponía más encendida, como un tomate, quizás como un fósforo, decía la tía Concepción, riéndose apaciguada, la Ester se estremecía entre sus pecas, tal como un ramo de gavillas, tiene cara de quaker esta muchacha, decía la tía Concepción, dejando pensativos sus ojos y dentro de ellos, allá al fondo de sus enormes ojeras una palabra grande, grande como una piedra, con una duda sentada en ella, tal vez con un pequeño y donoso susto.

Traduction temporaire :
Le monde était au bord du patio, les yeux rivés sur l'extérieur, Ester et María, elles, se tenaient dans l’embrasure de la porte de la chambre, tantôt enlacées, lorsqu'elles étaient amies, tantôt éloignées, lorsqu'elles étaient ennemies, c'est-à-dire si une lettre arrivait avec le facteur pour l’une et pas pour l’autre, si la sonnette de la porte donnant sur la rue retentissait pour l’une et pas pour l’autre ; María devenait encore plus rouge, comme une tomate, voire comme une allumette, se moquait la tante Concepción, en riant paisiblement ; Ester tremblait sous ses tâches de rousseur, comme une gerbe de blé, cette fille a la tête du bonhomme des biscuits Quaker, raillait la tante Concepción, les yeux pensifs, et là-bas, tout au fond de ses énormes cernes, on pouvait lire un grand mot, grand comme une pierre, avec un doute assis dessus, ou peut-être une drôle de petite frayeur.

Projet Sarah – phrase 128

La muchacha agradeció el halago y le confesó que era muy amable, “no vienen muchos caballeros por este lugar”, señaló y desplegó una amplia sonrisa que, por un instante, opacó todo el lugar.

Traduction temporaire :
La jeune femme le remercia pour ce compliment et lui dit qu'elle le trouvait très courtois, « on ne voit pas beaucoup de gentlemen par ici », ajouta-t-elle en déployant son plus grand sourire qui, l’espace d’un instant, effaça l'endroit où ils étaient.

Projet Céline / Sonita 4 – phrase 60

El texto, farragoso e ilegible, se pretendía un estudio de caso al respecto de la psique de la mujer argentina, centrándose en el caso de las porteñas, a saber, las mujeres que más despreciaron al mexicano.

Traduction temporaire :
Le texte, embrouillé et illisible, prétendait être une étude de cas au sujet de la psyché de la femme argentine, se centrant sur le cas des habitantes de Buenos Aires, c'est-à-dire, celles qui ont le plus méprisé le Mexicain.

Projet Morgane 11 – phrases 14-15

La libertad, Piccolina, no se puede ultrajar  impunemente,  rubricaba el meneo blanco de su melena, mientras descendíamos tanteando los escalones de piedra. La libertad no es lo único que el Dictador ultraja impunemente, le contesta Dalila desde este ahora y este aquí anquilosado por el enclaustramiento, rememorando aquel verano durante el cual su abuelo decidió enseñarle la costa malfitana.

Traduction temporaire :

La liberté, Piccolina, ne peut pas être impunément outragée, affirmait le mouvement blanc de sa longue chevelure, alors que nous descendions à tâtons les marches de pierre. La liberté n'est pas la seule chose que le Dictateur outrage impunément, lui répond Dalila, depuis cet ici et ce maintenant paralysés par la claustration, se remémorant ce fameux été, où son grand-père avait décidé de lui faire découvrir la Côte amalfitaine.

vendredi 4 avril 2014

Projet Morgane 13 – phrases 18

Más adelante, la playa era un revuelco de troncos y plástico que la marea nocturna había expulsado de sus aguas. Apreciaba ese comportamiento de la naturaleza, ir de tanto en tanto purgando lo que no cabe en nuestros basurales, devolviéndonos lo que no tiene lugar.

Traduction temporaire :
Plus loin, la plage n'était qu'un amas de troncs et de plastique, déchets que la marée nocturne avait expulsé de ses eaux. J'appréciais ce comportement de la nature, purgeant parfois ce qui n'entre pas dans nos dépotoirs, nous rendant ce qui n'a pas de place.

Projet Nadia / Élise – phrases 159-160

Luego, el resto se hace fácil. Sin embargo, aunque yo no era un nadador de los mejores, ese no era mi principal miedo.

Traduction temporaire :

Ensuite, le reste, c'est facile.
Sauf que moi, même si je n'étais pas un nageur hors pair, ce n'était pas ça, ma principale peur.

jeudi 3 avril 2014

Projet Annelise 1 – phrases 9-10

Y entonces el conejo, el conejo que Emilia y yo compramos al inicio de nuestra relación y que se quedó viviendo conmigo después de su partida, había subido a la cama y me lamía las plantas de los pies. Sentía el contacto con su lengua como un aguijón, áspero, punzante.

Traduction temporaire :
Et alors le lapin, le lapin qu'Emilia et moi avions acheté au début de notre relation et qui est resté vivre avec moi après son départ, avait grimpé sur le lit et me léchait les plantes des pieds. Le contact de sa langue me faisait l'effet d'un aiguillon, rugueux, piquant.

Projet Elena 7 – phrases 29

Lo vi pasar junto a mí, el pelo del mismo color que su padre, y con un bolso alargado por el que asomaban los cabos de cuatro raquetas. Era quizá apenas un año mayor que yo, pero ya se veía despuntar en él, con la irrupción de la adolescencia, el cuerpo largo y espigado de su hermano.

Traduction temporaire :
Il est passé près de moi. Il a les cheveux de la même couleur que son père. Il portait un sac long d'où sortait le manche de quatre raquettes. Il avait à peu près un an de plus que moi, mais on percevait déjà chez lui, avec l'irruption de l'adolescence, le même corps longiligne et élancé de son frère.

Projet Morgane 12 – phrases 41-43


Yo, que estoy stone y entiendo a medias su pregunta, le respondo con una vaguedad: que no sé, que de repente sí. Penélope me atrae desde el inicio pero no sé muy bien por qué. Soy, pues, una especie de gandul, un adolescente chalado y no me hago ese tipo de preguntas.

Traduction temporaire :
Moi qui suis stone et ne comprends sa question qu'à moitié, je lui donne une réponse vague : que je sais pas, puis soudain, que oui. Penélope m'attire depuis le début, mais j'ignore pourquoi. Je suis plutôt une espèce de fainéant, un adolescent cinglé même, et je ne me pose pas ce genre de questions.

Projet Sabrina 3 – phrase 20

Y no me quejo de mi suerte, si bien nunca me he considerado un objeto ni mucho menos un ser susceptible de medición o cuantificación alguna, es verdad que de todas las posibles actividades humanas el arte es la que siempre ha estado más cerca de mí, aunque -todo hay que decirlo- desde un principio me incomodó sentirme arrojada a una categoría definida por contraposición a la falta de utilidad, como a un gran cajón al que va a parar todo lo que se desecha, pues esto ponía de relieve cuál de los valores en juego era más conocido y más querido por la civilización que el azar paradójicamente me había asignado como mi liberadora.

Traduction temporaire :
Mais je ne me plains pas de mon sort, même si je ne me suis jamais considérée comme un objet et encore moins comme un être susceptible d'être mesuré ou quantifié d'une quelconque façon ; il est vrai que de toutes les activités humaines possibles, l'art est celle dont j'ai toujours été la plus proche, bien que dans un premier temps - soyons tout à fait honnêtes - cela m'ait gênée de me sentir jetée dans une case définie sur la base de mon manque d'utilité, comme dans un grand tiroir où finit tout ce dont on se débarrasse, soulignant ainsi quelle valeur, parmi celles en jeu, la civilisation, que paradoxalement le hasard avait désignée comme ma libératrice, connaissait et chérissait le plus.

Projet Émeline 2 – phrases 23-26

Beatrice no soltó ni una lágrima, únicamente quedó afónica. Los padres, destrozados por el remordimiento y la impotencia, optaron por confiar en el sacerdote. Al menos él no era un bruto ignorante. Efectivamente, Darius era listo.

Traduction temporaire :
Si Beatrice ne versa pas une larme, elle devint aphone. Brisés par le remord et l’impuissance, ses parents choisirent de se confier au prêtre. Lui, au moins, n’était pas une brute ignorante.

Projet Marie-G. 3 – phrases 47-48

El pelo largo y negro, en hebras, y el tono oscuro de su piel me hacen pensar en tierra colorada, en una selva fresca, sombreada, tranquila. Con su vocecita cuenta cómo va creciendo la panza, y se fastidia cuando relata que todo el mundo la previene sobre ésto y sobre aquéllo.

Traduction temporaire :
Ses longs cheveux noirs lâchés et le ton hâlé de sa peau me font penser à une terre colorée, à une forêt fraîche, ombragée, calme. Avec sa petite voix, elle raconte comment son ventre s'arrondit et se met en colère en se plaignant que tout le monde lui recommande de faire attention à ceci ou à cela.

Projet Nancy 3 – phrases 117-122

—¿Tienes hijos?’—inquirí. Un sentimiento de culpa brotó en mí inopinadamente.
—No —dijo y bajó la cabeza como si la culpa también hubiese penetrado en ella. No, no puedo concebir —  como  quien confiesa una pena, agregó. — Es como si toda mi vida estuviese destinada a ser solo  una adolescente como Peter Pan.

Traduction temporaire :
— Tu as des enfants ? Un sentiment de culpabilité m'a inopinément envahi.

— Non. Elle a baissé la tête, la culpabilité semblait avoir pénétré en elle aussi. Je ne peux pas en avoir, a-t-elle ajouté comme quelqu'un confesse une faute. J'ai l'impression d'être condamnée à rester une adolescente toute ma vie, comme Peter Pan.

Projet Sarah 19 – phrases 12-13

Y la madrina de la mamá y la mamá misma les replicaron que ellos no eran hombres, no eran gentes buenas, que ellos eran buitres, que eran peor que los cuervos y los perros del desierto cuando están muertos de hambre. Y a los hombres no les importó nada.

Traduction temporaire :
En réponse, la marraine de maman et maman elle-même leur répliquèrent qu'ils n'étaient pas des hommes, des gens honnêtes, mais des vautours, pires que les corbeaux et les chiens du désert quand ils sont affamés. Les hommes s'en fichèrent complètement.

mercredi 2 avril 2014

Projet Élise 4 – phrases 10-13


Lo miré incrédulo y dije “a la pinta... ¡te moriste! “, como si creyera que eso fuera imposible. Después lo toqué para acomodarlo. En partes estaba frío, tibio en otras. “Se sigue muriendo”, pensé.

Traduction temporaire :
Incrédule, je le regardai et dis « De toute évidence… tu es mort ! », comme si je pensais que c'était impossible. Ensuite, je le touchai pour le déplacer. À certains endroits, il était froid, à d'autres, tiède. « Il continue à mourir… », songeai-je.

Projet Nadia / Élise – phrases 155-158

Mi primo soltó una carcajada y enseguida me revolvió el cabello con una mano:
—¡Vamos, no seas ridículo! —dijo entonces, campeoncito, mirando en forma desafiante las olas—. El truco consiste en atravesar el garaje inmediatamente después de la resaca y trepar el muro. Y lo mejor es hacerlo cuando el agua te llegue a la cintura, cerca de la mitad del muro, donde hay algunos salientes para apoyar los pies.

Traduction temporaire :
Mon cousin éclata de rire et ébouriffa mes cheveux : — Allez, sois pas ridicule ! s'exclama-t-il, l'air conquérant, regardant les vagues avec défi. Le truc, c'est de traverser le garage immédiatement après le ressac et d'escalader le mur. Et le mieux, c'est de le faire quand l'eau t'arrive à la taille, vers la moitié du mur, là où il y a des prises pour appuyer les pieds.

Projet Annelise 1 – phrases 6-8

Me ha ocurrido muchas veces, cada vez con más frecuencia desde que Emilia se fue de casa, y por eso ya no me desespero como antes. Ya aprendí a no perder el control. Sé que la inmovilidad se prolonga unos minutos y después todo volverá a ser como antes.

Traduction temporaire :
Cela m'est souvent arrivé, et de plus en plus fréquemment depuis qu'Emilia a quitté la maison. Voilà pourquoi je ne suis plus aussi désespéré qu'avant. J'ai appris à ne pas perdre le contrôle. Je sais que l'immobilité dure quelques minutes et qu'après, tout redeviendra comme avant.

Projet Élise 3 – phrases 52-54

A esa altura de los hechos, Zebrel se daba por bien servido con una derrota económica, sin más pérdidas que las ya experimentadas. Retrocedió un paso y trató de dar la espalda a la mujer, pero el exoprot no sólo mantuvo la presión sobre su muñeca, sino que ahora proyectó un tentáculo formado por infinitas piezas de metal, exquisitamente articuladas, que se enroscó en su cuello. El tirón y la presión estuvieron a punto de estrangularlo.

Traduction temporaire :
À ce stade, Zebrel s'estimait chanceux d'avoir subi un échec modéré, sans pertes supplémentaires. Il recula d'un pas et essaya de tourner le dos à la femme. Mais l'exoprot maintint non seulement la prise autour de son poignet, mais projeta alors un tentacule formé d'innombrables pièces de métal magnifiquement articulées qui s'enroula autour de son cou. Le coup et la pression faillirent l'étrangler.