vendredi 20 mars 2015

Projet Noemi 4 – phrases 93-95

El Contador sacó de una agenda la dirección de la Secretaria y salió corriendo. Cerca del lugar señalado frenó ante una imagen de ensueño: en un parque de árboles tupidos la Galleta brincaba de un lado a otro mientras arrojaba pétalos de flores. El Contador fue traspasado por una angustia creciente, se colocó su disfraz y fue tras la Galleta.

Traduction temporaire :
Après avoir déniché l'adresse de la Secrétaire dans un agenda, le Comptable partit en courant. Près du lieu indiqué, il freina devant une image de rêve : dans un parc d'arbres touffus, le Biscuit sautillait partout en lançant des pétales de fleurs. Saisi par une angoisse grandissante, le Comptable enfila son déguisement et poursuivit le Biscuit.

Projet Sonita 18 – phrases 54-56

Por eso, precisamente por eso ninguno de los dos hubiera querido estar ahí, en ese momento, en ese encuentro. Por eso, para terminar de un vez con es maldito encuentro, se escuchó un disparo y ambos se desvanecieron. Por eso, no pudieron ya escuchar el asqueroso tronar de fúsiles desatado tras ese primer disparo, tras es primer encuentro, tras esa primera mirada.

Traduction temporaire :
C'est précisément pour cela qu'aucun des deux n'aurait souhaité se trouver là, à cet instant, pour cette rencontre. C'est pour cela, afin d'en finir au plus vite avec cette putain de rencontre, qu'on entendit un coup de feu et qu'ils s'écroulèrent tous les deux. C'est pour cela qu'ils n'avaient pas pu entendre la répugnante détonation des fusils qui se déchaîna après ce premier coup de feu, après ces premières retrouvailles, après ce premier regard.

Projet Ludivine / Élise – phrases 197-199

Recordó Roberto aquel primer viaje y los sucesivos a los lugares más extraños y lejanos, a entornos insólitos y maravillosos. Visitaron juntos tierras conocidas y desconocidas, experimentaron sensaciones mágicas e inolvidables, conocieron a personajes históricos e imaginarios y fueron alguien distinto cada día. Hasta que al niño, inexplicablemente, comenzó a fallarle su imaginación.

Traduction temporaire :
Roberto se rappela ce premier voyage et les suivants dans les endroits les plus étonnants et les plus lointains, dans des environnements insolites et merveilleux. Ensemble, ils avaient visité des terres connues et inconnues, ressenti des sensations magiques et inoubliables, connu des personnages historiques et imaginaires, quelqu'un de différent chaque jour. Jusqu'à ce que inexplicablement, l'enfant vienne à manquer d'imagination.

Projet Caroline 2 – phrases 230-239

Vamos, alejémonos de la multitud —y le agarró por el brazo para conducirlo a un lugar más despejado. Una vez allí, Satanás sonrió.
Tú siempre tan perspicaz, amigo. La respuesta es: mañana. Pero dime, ¿cómo lo averiguaste?
Por tu rechazo al intento de Belcebú de destruir a la humanidad cuando lo propuso en el Consejo. Pero la certeza la tuve el otro día, cuando vi cómo mirabas aquel cuadro. Hasta el menos sagaz de los demonios podría haber leído en tu expresión lo que deseabas, lo que de verdad te importa.
Ya sé que parece una locura, dejar todo esto por algo inferior, en apariencia. Vamos... dime la verdad, ¿no echas de menos lo que es sentir la carne? —preguntó Satanás.

Traduction temporaire :
— Viens, éloignons-nous de la foule, dit-il en l'attrapant par le bras pour l'emmener dans un endroit plus calme. 
Là, Satan sourit.
— Tu es toujours si perspicace, mon ami. La réponse est : demain. Mais au fait, comment as-tu deviné ?
— Parce que tu as refusé le projet de Belzébuth de détruire l'humanité, quand il l'a proposé au Conseil. Mais je n'en ai été certain que l'autre jour, quand j'ai vu la façon dont tu regardais ce tableau. Même le démon le moins sagace aurait pu lire dans tes yeux ce que tu désirais, ce qui te tient vraiment à cœur.

— Je sais bien que c'est de la folie d'abandonner tout cela pour quelque chose d'inférieur, en apparence. Allons, avoue… les plaisirs de la chair ne te manquent pas ? demanda Satan.

Projet Justine 4 – phrases 62-70

Sí, es nuestro. Preguntó por el año. Es del setenta y cuatro. Alemán. Entonces no se hable más. Ustedes me dan el Volkswagen en vez del treinta por ciento restante, y trato hecho, haremos la transacción ahora mismo. Mi esposa y yo nos miramos perplejos porque, obviamente, si esa señora no era vendedora, mucho menos era negociante. Aceptamos regocijados. Ese carro con quince años de antigüedad valía menos que un closet del departamento y, abrumado por el entusiasmo, no fue hasta el momento de despedirme de ella en que algo de suspicacia rondó mis pensamientos.

Traduction temporaire :
Oui, elle est à nous. Elle se renseigna sur l'année. Elle date de soixante-quatre. Allemande. Dans ce cas, l'affaire est entendue ! Vous me cédez la Volkswagen à la place des trente pour cent restants, et on est quittes ! On règle la transaction sur-le-champ. Mon épouse et moi échangeâmes un regard perplexe ; à l'évidence, si cette femme n'était pas vendeuse, elle était encore moins négociatrice. Nous acceptâmes, réjouis. Cette guimbarde, vieille de quinze ans, valait moins qu'un placard de l'appartement, mais embrumé par l’enthousiasme, ce n'est qu'en prenant congé, qu'un soupçon de méfiance plana soudain dans mon esprit.

jeudi 19 mars 2015

Projet Simon / Pablo – phrases 41-44

El canal natural que se formó disparó aromas y sabores intensísimos. Era la instancia de mayor control, donde no debía ceder ante la casi irresistible tentación. Envió el caldo casi hasta el fondo de la garganta, pero antes de que penetrara el esófago hizo volver a la boca el buche y en ese preciso momento respiró con la boca abierta dejando que ésta se impregnara completamente. Pimiento verde y especias.

Traduction temporaire :
Le canal naturel qui se forma lança des arômes et des saveurs extrêmement intenses. C’était l'étape suprême du contrôle, où il ne devait pas céder face à la presque irrésistible tentation. Il envoya le vin quasiment jusqu’au fond de sa gorge, mais avant qu’il ne passe l’œsophage, il fit revenir la rasade dans son gosier et, à ce moment précis, respira la bouche ouverte, de sorte qu'elle s’en imprègne complètement. Poivron vert et épices.

Projet Émilie 8 – phrases 91-94

Las cortesanas, con el seno desnudo según la nueva moda, y apuntalado en deslumbrante coselete, paseaban su indolencia sudando perfumes. Un viejo lenón erguido en su carro manejaba como si fuese una vela una hoja de estaño, que con apropiadas pinturas anunciaba amores monstruosos de fieras: ayunta-mientos de lagartos con cisnes; un mono y una foca; una doncella cubierta por la delirante pedrería de un pavo real. Bello cartel, a fe mía; y garantida la autenticidad de las piezas. Animales amaestrados por no sé qué hechicería bárbara, y desequilibrados con opio y con asafétida.

Traduction temporaire :
Les courtisanes, le sein nu – selon la nouvelle mode – et soutenu par un éblouissant corselet, promenaient leur indolence en suant des parfums. Debout dans sa voiture, un vieil entremetteur maniait une feuille d’étain à la façon d’une voile. Couverte de peintures idoines, elle annonçait les monstrueuses amours de bêtes sauvages : copulations de lézards et de cygnes ; un singe avec un phoque ; une demoiselle couverte du plumage délirant d’un paon bleu. Belle affiche, ma foi ; l’authenticité des pièces étant garantie. Des animaux domptés par je ne sais quel sortilège barbare, perturbés par l’opium et l’ase [? apparemment c'est le nom de la plante, du latin asa foetida] fétide.

Question de lexique

Que signifie le mot : « oestrus » ?

Projet Éléonore / Johanna – phrases 84-85

Ella no tiene herramientas y le da miedo astillarse las manos con esas diminutas espinas que se adhieren imperceptiblemente y que producen incluso más dolor y picazón que el pinchazo de una abeja. No obstante, el fruto ya está a punto de caer, sólo es cuestión de paciencia o de un leve empujón.

Traduction temporaire :
Elle n'a pas d'outils et a peur d'égratigner ses mains avec ces minuscules épines qui adhèrent imperceptiblement et qui produisent davantage de douleur et de picotements que la piqûre d'une abeille. Cependant, le fruit est maintenant sur le point de tomber, ce n'est plus qu'une question de patience, il suffit d'un léger coup.

Projet Odile 2 – phrases 129-136

Se habían ido a la feria, recordó Julio. Me dejaron solo, dormido, para irse a la feria. Para consolarme, me regalaron una pequeña alcancía de lata con forma de reloj. ¿Será por eso que no ahorro? ¿Por eso no entiendo el tiempo? No se había percatado de que ya era de noche. Encendió la lámpara. Les niego mi presencia, los dejos solos, dejo al mundo solo sin mi compañía.

Traduction temporaire :
Ils étaient partis à la foire, se rappela Julio. Ils m’avaient laissé seul, endormi, pour aller à la foire. En guise de consolation, ils m’avaient offert une petite tirelire métallique qui avait la forme d’un réveil. Est-ce pour ça que je n’économise pas ? Que je ne comprends pas le temps ? Il ne s’était pas aperçu qu’il faisait déjà nuit. Il alluma la lampe. Je leur refuse ma présence, je les laisse seuls, je laisse le monde seul, privé de ma compagnie.

Projet Aurélie O 11 – titre + phrases 1-2

Denis Alvarez Betancourt (Cuba)

La cabeza de Pinocho

Desde que Gepetto el carpintero decidiera construir a Pinocho, la famosa marioneta, nadie que yo conozca, se había propuesto tamaño empeño. Pero en la Habana, en uno de sus barrios antiguos, vivía Lorman, un viejo y pobre carpintero como Gepetto que al releer la historia en un libro nuevo de la aventura ilustrado por un famoso pintor decidió inspirarse y construirse un hijo para sí.

Traduction temporaire :


Denis Alvarez Betancourt (Cuba)

La Tête de Pinocchio

Depuis que Gepetto, le menuisier, avait décidé de construire Pinocchio, la célèbre marionnette, personne, à ma connaissance, ne s’était proposé pour réaliser un travail d'une telle ampleur.


Mais à La Havane, dans l’un des quartiers anciens, vivait Lorman, un menuisier âgé et pauvre qui, tout comme Gepetto, décida, après avoir relu cette histoire dans une nouvelle édition, illustré par un célèbre peintre, de s’en inspirer et de se construire un fils juste pour lui.

Projet Chloé T – phrases 23-26

El momento por el que había esperado toda la vida. Una mañana como otra cualquiera, el director de la orquestica de cuerdas le entregó un manojo de pentagramas y le dijo, casi en broma: Va usted a estrenarme esta pieza. Aquella noche, en la soledad de su cuarto, el violinista tuvo un ataque de pánico, abrazó al gato de tal manera que casi lo asfixia, regó las partituras por todo el suelo, agarró el atril, enganchó el manojo de pentagramas que el director le había entregado y se decidió a tocar, y a tocar, y a tocar. Insistentemente.

Traduction temporaire :
Le moment qu'il avait attendu toute sa vie. Un matin comme un autre, le directeur du petit orchestre de cordes lui remit un paquet de portées et lui dit, presque sur le ton de la plaisanterie : c'est vous qui allez jouer cette pièce pour la première fois. Cette nuit-là, le violoniste fut pris d'une crise de panique ; il étreignit son chat au point qu'il manqua de l'étouffer, éparpilla les partitions partout sur le sol, attrapa le pupitre, s'empara du paquet de portées et se décida à jouer, jouer et rejouer, avec obstination.

Projet Justine 6 – phrases 42-47

Ud. debe ser el joven Walker, "el peatón"; el que se ha negado a participar de los beneficios que brinda la electrificación total. ¿No es cierto? –masculló entre dientes el representante del orden.
** Así es –respondió Guillermo, con actitud desafiante–. ¿En qué puedo servirles? –agregó con sorna–. No pueden impedir que use libremente mis piernas. Tendrán que esperar que se cumpla el plazo establecido para detenerme –continuó, con insolencia.

Traduction temporaire :

— Vous devez être le jeune Walker, celui qu'on surnomme « le piéton », celui qui a refusé de contribuer aux bienfaits apportés par l'électrification totale, n'est-ce pas ? marmonna le représentant de l'ordre entre ses dents.
— C'est bien ça, répondit Guillermo en adoptant une attitude provocante. Que puis-je faire pour vous ? ajouta-t-il, goguenard. Vous n'avez pas le droit de m'empêcher d'utiliser mes jambes librement. Il faut que vous attendiez que le délai arrive à échéance pour m'arrêter, continua-t-il, insolent.

Projet Marie / Laura – phrase 57

Las manos siguen recorriendo suavemente su cabeza, aumentando y disminuyendo la presión de los dedos hasta parecer formar parte de los latidos que ella puede sentir nacerle en la nuca y acompañar todo el curvado recorrido de la insólita almohada.

Traduction temporaire :
Les mains continuent de parcourir doucement sa tête, les doigts augmentant et diminuant la pression, jusqu'à sembler se fondre dans les battements, qu'elle sent naître dans sa nuque et accompagner toute la courbe explorée de l'insolite oreiller.

mercredi 18 mars 2015

Projet Morgane 13 – phrases 24-26

Tampoco entendía de despedidas, pues era asunto normal en la familia que el abuelo y mi padre viajaran hacia los sitios de encierro del ganado, ausentándose por semanas y hasta por meses, y nadie lloraba a la ida ni en el regreso. Casi a un mes de la partida de mi padre, escuché de labios de la abuela lo que desde su punto de vista significaba la viudez para una mujer en el esplendor de la vida. Mi madre era bella.

Traduction temporaire :
Je n'étais pas non plus expert en au revoir, car dans la famille, nous étions habitués à ce que mon grand-père et mon père partent dans les endroits où l'on parque le bétail, restant absents durant des semaines, voire des mois ; et personne ne pleurait ni à leur départ, ni à leur retour. À presque un mois du jour où mon père devait nous quitter, j'entendais ma grand-mère expliquer ce qui, selon elle, était synonyme de vieillesse pour une femme à l'apogée de sa vie. Ma mère était belle.

Projet Agathe 5 – phrases 40-42

Había descubierto un barrito sobre su mejilla izquierda y pensaba en mis uñas presionando hasta hacer saltar el punto negro. De adolescente me fascinaba la tarea y hasta tuve un vecino enamorado que me ofrecía su cara. Si Tamara se llegase a enterar de que yo distraía mis pensamientos en la descarga sexual que habían representado los granitos, diría que lo mío no es mala suerte sino idiotez.

Traduction temporaire :
J'avais découvert un petit comédon sur sa joue gauche et j'imaginais déjà mes ongles pinçant le point noir jusqu'à le faire éclater. Adolescente, cette tâche me fascinait, et j'avais même eu un voisin amoureux qui me laissait l'entière disposition de son visage. Si Tamara apprenait que je distrayais mes pensées avec le soulagement sexuel qu'avaient été pour moi des boutons, elle dirait que je ne suis pas malchanceuse, mais idiote.

Projet Élise 3 – phrases 296-300

Yahvé es mi fortaleza y mi cántico —corearon las tres voces al unísono—. Ha sido mi salvación. Éste es mi Dios, a quien yo alabaré; el Dios de mi padre, a quien yo enalteceré.
¡Ahora!
Zebrel no sabía de qué era capaz el exoprot, pero la indicación del monitor, acerca de qué controles activar mediante un simple gruñido, fue suficiente para lograr impulsarse hacia adelante como un torpedo e impactar con la cabeza en el pecho del que sujetaba a la chica.

Traduction temporaire :

— Yahvé est ma forteresse et mon cantique, récitèrent en chœur les trois voix. Il a été mon salut. Il est mon Dieu, celui que je louerai ; le Dieu de mon père, celui que j'exalterai.
— Maintenant !
Zebrel ignorait de quoi était capable l'exoprot, mais l'indication du moniteur, expliquant quelles commandes activer grâce à un simple grognement, suffit pour se propulser vers l'avant comme une espèce de torpille tout en frappant avec la tête le torse de celui qui retenait la fille.

Projet Bastien / Andrés – phrases 26-28

En el video de Walk Like an Egyptian, hay un momento en que la cámara se acerca a la cara de Susanna Hoffs y capta un movimiento de sus ojos, que van de un lado al otro fijados en un punto invisible. Es un gesto de película de suspenso. Significa: algo extraño está a punto de suceder.

Traduction temporaire :
Dans la vidéo de Walk Like an Egytian, il y a un moment où la caméra s'approche du visage de Susanna Hoffs et capte un mouvement de ses yeux, qui bougent d'un côté à l'autre, fixés sur un point invisible. C'est une caractéristique des films de suspens. Cela signifie que quelque chose d'étrange va se produire.

mardi 17 mars 2015

La chanson du mardi – choisie par Elena

Los Fabulosos Cadillacs - La Parte De Adelante

Projet Justine 4 – phrases 59-61

Mi esposa soltó mi mano y la señora Carmen soltó, sin querer, esa mueca fugaz, el temor al sello rojo sin duda alguna. Se levantó del sofá sonriendo nuevamente –en ese momento no nos dimos cuenta de su esfuerzo por demostrar serenidad– y se acercó a la ventana de forma ausente y pensativa. Ha sido muy amable señora, disculpe que le hayamos quitado el tiempo, y esta vez sus palabras sonaron a última oportunidad cuando preguntó si aquel escarabajo era nuestro.

Traduction temporaire :

Mon épouse lâcha ma main et madame Carmen, elle, lâcha sans le vouloir cette grimace fugace exprimant sans l'ombre d'un doute sa crainte du tampon rouge. Elle se leva du canapé en souriant de nouveau – à ce moment-là, nous ne perçûmes pas l'effort qu'elle fournissait pour paraître sereine – puis, absente et pensive, elle s'approcha de la fenêtre. Vous avez été très aimable, madame, veuillez nous excuser de vous avoir fait perdre votre temps. Et cette fois, quand elle nous demanda si cette coccinelle était la nôtre, ses mots résonnèrent comme une dernière chance.

lundi 16 mars 2015

Projet Justine 6 – phrases 38-41

Guillermo se aprestaba a cruzar la calle, para dirigirse al centro de la ciudad, cuando notó que un coche patrullero se acercaba a él, como un negro nubarrón que anunciaba tormenta. El solitario caminante se detuvo, disponiéndose a enfrentar a los inflexibles funcionarios.

El coche eléctrico –de último modelo– paró, silenciosamente, junto a él. Un hombre enjuto, vestido con una chaqueta de color gris, bajó parsimoniosamente de la máquina y mirándolo fríamente, interpeló al muchacho en tono autoritario.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Odile 2 – phrases 115-128

Se desgarra. Avanza crispado, vuelve a gritar. Su garganta se adelgaza. Sólo escucha su propia voz como maullido. Tengo ganas de encontrar aunque sea un hombre, una mujer, aunque sea al último ser viviente, para hacerlo pedazos. ¿Por qué me hacen esto? Sube al auto. Hay que telefonear a otras ciudades, a otros países, no puedo ser el último hombre. No quiero. Entra al departamento. Veinte llamadas, treinta. Números conocidos, números al azar, números cabalísticos. La televisión, la radio. Nadie.

Traduction temporaire :
Il se déchire. Il avance, crispé, recommence à crier. Sa gorge se serre. Il n’entend que sa propre voix, un miaulement. J’ai envie de rencontrer quelqu'un, n'importe qui, un homme ou une femme, même le dernier être vivant, pour le mettre en morceaux. Pourquoi me font-ils cela ? Il remonte en voiture. Il faut appeler d’autres villes, d’autres pays, je ne peux pas être le dernier homme. Je ne veux pas. Il regagne l’appartement. Vingt appels, trente. Numéros connus, numéros au hasard, numéros cabalistiques. La télévision, la radio. Personne.

Projet Annelise 2 – phrases 146-151


Me levanto de la cama, le doy la espalda. Celine me observa, siento sus ojos golpeándome hasta que dejo la habitación y cierro la puerta. Prefiero no regresar, camino por ese pasillo que otras veces funcionó como si fuese el de mi casa. La puerta de la habitación de Didier está entreabierta, entro. La cama está tendida, los zapatos en el clóset, mi abrigo entre los suyos. Pienso en la cercanía, en que hay algo que se me escapa pese a ser tan cercanos.

Traduction temporaire :
Je me lève, lui tourne le dos. Celine m'observe, je sens ses yeux m'asséner des coups, jusqu'à ce que je quitte la chambre et referme la porte. Je préfère ne pas faire demi-tour. Je traverse ce couloir qu'autrefois j'empruntais comme si c'était chez moi. La porte de la chambre de Didier est entrouverte, j'entre. Le lit est fait, ses chaussures dans le placard, mon manteau au milieu des siens. Je réfléchis à la proximité, au fait que quelque chose m'échappe alors que nous sommes si proches.

Projet Elena 12 – phrases 14-19

La mujer merodeó a la distancia, hasta que se decidió a encararlo.
¿El señor Borges? ―preguntó con voz aterciopelada y, sin embargo, con aristas metálicas.
El hábito de más de ocho décadas ha logrado persuadirme de que, quizá, sea un individuo particular, que vive en una ciudad particular, en un tiempo particular. Hubiera preferido ser nadie, pero me he resignado a ser Borges.
Soy su admiradora. ¿Me permite sentarme a su lado?

Traduction temporaire :

La femme rôda au loin, jusqu'à ce qu'elle se décide à l'aborder.
— Monsieur Borges ? demanda-t-elle d'une voix de velours et, cependant non dépourvue d'arêtes métalliques.
— Cette habitude, vieille de quatre-vingt décades, a réussi à me persuader que je suis probablement un individu particulier, dans une ville particulière, à une époque particulière. J’aurais préféré n'être personne, mais je me suis résigné à être Borges.
— Je suis une de vos admiratrices. Me permettez-vous de m'assoir à côté de vous ?

Projet Sonita 18 – phrases 48-53

De miradas taladrantes, penetrantes, reflejantes y develadoras. De miradas no deseadas. De miradas, que sin embargo no eran del todo directas. De miradas precedidas por la mira de un fúsil. Un fúsil que cada uno tenía en sus manos. Un fúsil que de un solo disparo los mataría a los dos.

Traduction temporaire :
Des regards perçants, pénétrants, reflétés et démasquants. Des regards non désirés. Des regards qui n'étaient pas exactement directs pourtant. Des regards précédés par la mire d'un fusil. Un fusil que chacun portait dans ses mains. Un fusil qui les tuerait tous deux d'un seul coup de feu.

Projet Hélène 4 – phrases 46-51

Allegro non troppo


Jesse James se ocultó detrás de sus párpados por unos minutos. Lo que afirmaba el demonio Alistair Crowley era tan cierto como las noches sin luna en la ribera del río. Se levantó de la mesa y le afirmó a su amigo: “Me siento mal. Tienes mucha razón. Pero ahora ya no quiero conversar, quiero pensar solo, caminar un poco por estas calles que quizás ni siquiera conozco bien por haber estado tanto tiempo muy metido en mí. Chao, cumpa”.

Traduction temporaire :

Allegro non troppo

Jesse James se cacha quelques minutes derrière ses paupières. Ce qu’affirmait Alistair Crowley, le démon, était aussi certain que les nuits sans lune sur les rives du fleuve. Il se leva de la table et déclara à son ami : « Je me sens mal. Tu as entièrement raison. Mais pour l’instant, je ne veux pas parler, je préfère être seul, marcher un peu dans ces rues que je ne connais même pas tant je suis resté replié sur moi. Ciao, mon ami ».

Projet Déborah / Julie – phrases 126-134

—Te dije que no tengo implante —dijimos malhumorados e incorporándonos. él nos miró como en las otras ocasiones en que le habíamos dicho lo mismo, con una expresión de compasiva recriminación. —¿Qué pasa?
—Será mejor que te consigas una interface. Está quedando la embarrada.
Bueno. Estábamos en medio de la embarrada. Barro por todas partes. Muertos, enfermedades, hambruna. ¿Qué podía ser peor que todo eso? 

Traduction temporaire :
— Je t'ai dit que je n'ai pas d'implant, lui dîmes-nous de mauvaise humeur, en nous redressant.
Il nous regarda avec une expression de récrimination compatissante, comme les autres fois où nous lui avions affirmé la même chose.
— Que se passe-t-il ?
— Ce serait mieux que tu obtiennes une interface. La boue est toujours là.

Bon. Nous étions en plein milieu de la boue. Envahis de toutes parts. Morts, maladies, disette. Qu’est-ce qui pouvait être pire que tout cela ?

Projet Miroslaba – phrases 15-16

El músico de la familia, el que tocaba el corno, opinó que el espíritu de un gran músico se había encarnado en el pequeño, que no había otra explicación. Por hora seguía entusiasmándose con los ojos del niño que apenas alcanzaba a pronunciar unas sílabas.

Traduction temporaire :
Le musicien de la famille, celui qui jouait du cor, estima que l'esprit d'un grand musicien s'était incarné à l'intérieur du petit, qu'il n'y avait pas d'autre explication. Pour le moment, il continuait de s'enthousiasmer pour les yeux de l'enfant qui arrivait à peine à prononcer quelques syllabes.

Projet Marine / Céleste – phrases 72-78

Mucho tiempo después, una mañana desperté sobresaltado. Rompí en llanto desconsolado. ¿Qué te pasa?, preguntó Silvia. Malena ha muerto, contesté saboreando mis lágrimas. Sentí todo el cuerpo derrumbarse, descomponerse, con los golpes de una pena inmensa. Apagué la radio y empecé a beber en silencio. Silvia también lloraba sin decir una palabra.

Traduction temporaire :
Bien plus tard, je me suis réveillé en sursaut. Je me suis effondré, inconsolable. Qu'est-ce qui te prend ? demanda Silvia. Malena est morte, ai-je répondu en savourant mes larmes. J'ai senti tout mon corps s'écrouler, se décomposer, sous le coup d'une peine immense. J'ai éteint la radio et commencé à boire en silence. Silvia pleurait aussi, sans dire un mot.

Projet Hortense / Morgane – phrases 86-89

Desde entonces, siempre que puedo me deleito observando la salida de la luna llena, hecho que revive en mí los recuerdos de esos momentos mágicos que pasé en un rústico corredor, al lado de una mujer maravillosa que amorosamente ocupó el lugar de mi madre.
Es hora de dormir, mañana hay que levantarse temprano —dijo mi abuela.
Quedamos en silencio y a los pocos minutos ella se quedó dormida.
Yo pensaba en la princesa Selina, en el rey Onán, en el príncipe Igor, en las hadas y demás personajes de esa bella y a la vez triste historia que me conmovió profundamente.

Traduction temporaire :

Depuis, j'aime beaucoup observer la sortie de la pleine lune chaque fois que je le peux ; ce qui ravive en moi les souvenirs de ces moments magiques que je vécus dans un couloir rustique, à côté d'une femme merveilleuse qui occupa tint amoureusement le rôle de ma mère.
— C'est l'heure de dormir, demain il faut se lever tôt, dit ma grand-mère.
Nous restâmes silencieux et, quelques minutes plus tard, elle s'endormit. Moi, je pensais à la Princesse Selina, au roi Onán, au Prince Igor, aux fées et aux autres personnages de cette histoire triste et belle à la fois, qui m'émut profondément.

Projet Chloé T – phrases 15-22

Con el paso del tiempo – tras años y años de práctica- se convirtió en un violinista. Mediocre. Graduado de la academia. Miembro de una orquestica de cuerdas que ensayaba en las afueras del pueblo. Y nada más. Llevaba una vida patética. Su única compañía era un gato tuerto, cuarenta partituras de diferentes compositores y ocho tratados sobre morfología musical. Fue entonces que le llegó su momento.

Traduction temporaire :
Au fil du temps - après des années et des années de pratique - il devint violoniste. Médiocre. Diplômé du conservatoire. Membre d'un petit orchestre de cordes qui répétait dans la périphérie de la ville. Et c'est tout. Il menait une vie pathétique. Il avait pour seule compagnie un chat borgne, quarante partitions de différents compositeurs et huit traités de morphologie musicale. Ce fut à ce moment-là que son heure sonna.

Projet Hadia / Kaina – phrases 28-29

Ella se apresuró a obtener el último número de mi historieta; posiblemente con la esperanza de que estaría más protegida, con la presencia de su superhéroe favorito muy cerca de ella. Mis colores se intensificaron en un brillo de júbilo, de paz y seguridad.

Traduction temporaire :
Elle s'est dépêché pour regarder le dernier numéro de ma bande dessinée ; probablement avec l'espoir qu'elle serait davantage protégée par la présence de son super-héros favori tout près d'elle. Mes couleurs se sont intensifiées présentant une lueur de jubilation, de paix et de sérénité.

Projet Manuel / Thomas – phrases 90-99

Descendió hasta quedar suspendido sobre ella, tan cerca que podía sentir su exhalación. Si la despertaba, pensó de repente, ella podría darse cuenta de que no era un hombre cualquiera. Pero, ¿valía la pena? Lo más probable era que no entendiera nada. Además, lo asaltaba una duda. ¿Le estaría permitido compartir su don con los demás? ¿O desaparecería el encanto y se estrellaría contra el suelo? No obstante, pensó Santiago, ¿de qué servía tener la capacidad de volar si nadie iba a poder apreciarlo? Era injusto. Poseer un don tan maravilloso y tener que mantenerlo en secreto resultaba frustrante.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Odile 2 – phrases 107-114

El terror de estar con uno mismo. El pavor de no poder repartir la propia conciencia insoportable. Después de eso, ¿qué es la compañía? Bebió el último sorbo de café y sintió que sus manos temblaban. Era el peor de los destinos para el niño que fui, que me dejaran solo. ¿A dónde se fueron todos?, grita. Está parado en el Zócalo. El grito se ahueca, reverbera, se reproduce en ecos vibrantes. 

Traduction temporaire :
La terreur de se retrouver face à soi-même. La frayeur de ne pouvoir partager sa propre conscience insupportable. Après ça, qu’est-ce que la compagnie ? Il but la dernière gorgée de café et sentit que ses mains tremblaient. Qu’ils m’aient laissé seul était le pire des destins pour l’enfant que je fus. Où étaient-ils tous partis ? crie-t-il. Il est arrêté sur le Zócalo. Son cri enfle, résonne, se duplique en échos vibrants.

Projet Maïté 12 – titre + phrases 1-7

LUCÍA NEIRA

Amor golpeado

Calle céntrica, curiosa. Portón y farolillo. Pieza con ropero, inusitado en un motel. Ella lo espera desvestida, ansiosa. Él, sin aviso, la abofetea una, dos veces. Ella, preguntándose el motivo mientras hacen el amor. Dejan el lugar en la oscuridad del amanecer.

Traduction temporaire :

Lucia Neira

« Amour bafoué »


Rue du centre, curieuse. Grande porte et petit réverbère. Chambre avec penderie, fait inusité dans un motel. Elle l’attend, dévêtue, anxieuse. Lui, sans prévenir, il la gifle une fois, puis deux. Elle, elle se demande la raison de ce geste pendant qu’ils font l’amour. Ils abandonnent les lieux plongés dans l’obscurité du lever du jour.

samedi 14 mars 2015

Projet Agathe 5 – phrases 38-39

Los tubos fluorescentes, su claridad de antesala policial y las mesas cubiertas con papeles, iban con la bohemia, los bifes y los fideos, pero nada que ver con mi trajecito de hilo y mi cara de qué hago aquí con esta luz que avejenta. Mientras tanto me acomodaba en el asiento y le decía que lo que él comiera comería yo y que todo me gustaba.

Traduction temporaire :
Les néons, dont la luminosité faisait penser à celle d'un hall de commissariat et les tables recouvertes de nappes en papier allaient avec le cadre bohème, les biftecks et le vermicelle, mais pas avec ma petite robe en lin et ma tête du genre qu'est-ce que je fais ici, sous cet éclairage qui me vieillit. Pendant ce temps, je m'installais sur ma chaise et je lui disais que je prendrais la même chose que lui, et que quoi qu'il en soit, j'aimais tout.

Projet Émilie 8 – phrases 86-90

Acodado al parapeto de la terraza, miraba con un desconocido bienestar solidario la animación vespertina que era todo amor y lujo. El cielo seguía purísimo. Muchachos afanosos recogían en escudillas la granalla de cobre, que los caldereros habían empezado a comprar. Era todo cuanto quedaba de la grande amenaza celeste. Más numerosa que nunca, la gente de placer coloría las calles; y aun recuerdo que sonreí vagamente a un equívoco mancebo, cuya túnica recogida hasta las caderas en un salto de bocacalle, dejó ver sus piernas glabras, jaqueladas de cintas.

Traduction temporaire :
Accoudé au parapet de la terrasse, je goûtais un solitaire bien-être insoupçonné en observant l’animation vespérale, qui n’était qu’amour et luxe. Le ciel était toujours d'une pureté absolue. De jeunes gens affairés récoltaient dans des écuelles la grenaille de cuivre, que les chaudronniers avaient commencé à acheter. Voilà tout ce qu’il restait de la grande menace céleste. Plus nombreux que jamais, les être voués aux plaisirs coloraient les rues ; et je me rappelle encore avoir souri vaguement à un équivoque jouvenceau, dont la tunique, retroussée jusqu’aux hanches lorsqu’il sauta d’une rue à l’autre, laissa voir les jambes glabres, sur lesquelles s’entrecroisaient des rubans.

Projet Sonita 18 – phrases 43-47

* * *

Ahora sus distintos caminos habían vuelto a juntarse y su corta niñez estaba ahí junto a ellos, en aquél encuentro. En aquél encuentro que ninguno de los dos hubiera deseado. Aquél encuentro de guachos y rebeldes. Aquél encuentro de miradas. De miradas oscuras, vidriosas, cansadas, que en aquél instante destellaban resentimiento.

Traduction temporaire :


* * *

Maintenant, leurs différentes routes s'étaient à nouveau croisées et le souvenir de leur courte enfance se trouvait là, à côté d'eux, dans cette rencontre.
Dans cette rencontre qu'aucun des deux n'avait souhaitée. Cette rencontre entre les bâtards de soldats et les rebelles. Cette rencontre de regards. Des regards sombres, vitreux, fatigués et qui, à cet instant-là, étincelaient d'amertume.

Projet Fanny / Laura – phrases 57-65

—¿Y cómo sabes tú que me gustan tanto? No recuerdo ni haber hablado del tema contigo, me has puesto un detective o qué? Ja ja ja ja…
—Uno no, dos; te espían las veinticuatro horas del día, y te hacen fotos siniestras en blanco y negro por la calle. Hasta me dicen de qué color llevas cada día las bragas…
—Ja ja ja ja ja —Se reía muchísimo con sus ocurrencias—. Estás fatal. Eres un poco siniestro, ¿sabes?
—Ja ja ja —reía Josef también—. Yo que sé, me lo habrás comentado en alguna ocasión, ¡soy un tío muy observador!

Traduction temporaire :

— Et comment sais-tu que je les aime tant ? Je ne me souviens pas t'en avoir même parlé. Tu me fais suivre par un détective, ou quoi ? Ha ha ha ha…
— Un ? Non… deux. Ils t'épient vingt-quatre heures sur vingt-quatre et prennent de sinistres photos en noir et blanc de toi dans la rue. Ils me disent même de quelle couleur sont les culottes que tu portes chaque jour…
— Ha ha ha ha ha. Ses blagues la faisaient beaucoup rire. Tu es trop drôle. Tu es un peu inquiétant, tu sais ?
— Ha ha ha. Josef riait aussi. Qu'est-ce que tu veux, tu me l'as certainement déjà dit. Je suis un mec très observateur.

Projet Déborah / Julie – phrases 121-125

Lejos de todo aquello que pudiera recordarme lo que nos habían hecho. Era media tarde y dormitábamos sobre una de las camas de campaña, vencidos por el cansancio y el calor, cuando uno de nuestros colegas, un chileno llamado Sergio, nos fue a avisar.
—Luija, ¿estás conectado?
—¿Qué pasa? —contestamos vacilantes y confundidos.
—¿Estás conectado? —insistió.

Traduction temporaire :

Loin de tout ce qui pourrait me rappeler ce qu'ils nous avaient fait. On était au milieu de l'après-midi, nous dormions sur un des lits de camp, vaincus par la fatigue et la chaleur, quand l'un de nos collègues, un Chilien nommé Sergio, vint nous prévenir.
— Luija, es-tu connecté ?
— Que se passe-t-il ? hésitants et confus, nous répondîmes.
— Es-tu connecté ? insista-t-il.

Projet Justine 4 – phrases 56-58

Sentí la mano de mi esposa sobre la mía apretando mis dedos con más fuerza. Mi lado emocional empezó a dejarse llevar por ese piso tan bien pulido, por esa puerta principal de cedro tallada con buen gusto, sin cinceladas de más; por la vista de los impresionantes edificios de San Isidro al fondo y las copas de algunos árboles donde seguramente las golondrinas cantaban muy de mañana; los colores en las paredes elegidos magistralmente, hasta que mi razón dio el zarpazo diciendo lo lamento señora, pero mi presupuesto mensual está calculado hasta el mínimo detalle y no creo que pueda pagarle las cuotas restantes, por más bajas que sean. Eso es lo malo de ser empleado, uno tiene que atenerse al sobre, usted sabe.

Traduction temporaire :
Je sentis la main de ma femme sur la mienne, serrant plus fort mes doigts. C'est d'abord mon côté émotif qui fut touché par cet appartement si joliment décoré, cette porte d'entrée en cèdre, ouvragée avec goût, sans une ciselure de trop, la vue sur les impressionnants immeubles de San Isidro, au fond, et sur les cimes de grands arbres, où les hirondelles devaient chanter très tôt le matin, les couleurs sur les murs, magistralement choisies. Jusqu'à ce que ma raison porte l'estocade, me poussant à dire : je regrette, madame, mais mon budget mensuel est calculé au détail près et je ne pense pas être en mesure de vous payer les échéances restantes, aussi bas soient-elles. C'est l'inconvénient d'être salarié, on doit s'en tenir à l'enveloppe prévue, vous savez.

Projet Justine 6 – phrases 36-37

Los últimos boletines estatales habían informado sobre el éxito total de la campaña de motorización masiva (exceptuando –decían– la actitud insólita de un individuo recalcitrante, que se había negado a gozar de las ventajas que le brindaba el progreso). No sólo tras las lentes de las cámaras de control lo veían con disgusto; también los vecinos del barrio por donde transitaba lo miraban pasar con suma desaprobación.

Traduction temporaire :
Les derniers bulletins de l'État avaient vanté le succès total de la campagne de motorisation massive (à l'exception, était-il indiqué, du comportement étrange d'un individu récalcitrant, qui avait refusé de profiter des avantages que lui offrait le progrès). Il n'y avait pas que derrière l'objectif des caméras qu'on était contrarié de le regarder, les voisins du quartier qu'il traversait, eux aussi, le voyaient passer en désapprouvant prodigieusement.

Projet Sabrina 3 – phrases 79-81

El suelo perdió su consistencia y se volvió tan oscuro y estrellado como el cielo de aquella noche, enanos y gigantes de peluche se desplazaban perezosos y alegres asumiendo las más diversas figuras. Apartados sobre la superficie de un planeta desierto del tamaño de una pelota de fútbol, los monstruos luchaban entre ellos empequeñecidos por la diversión que crecía y variaba constantemente. Tan eufóricos y alegres nos encontrábamos que fuimos incapaces de oir el leve crujido de la puerta.

Traduction temporaire :
Le sol perdit de sa consistance et devint aussi sombre et étoilé que le ciel de cette nuit-là ; des nains et des géants en peluche bougeaient, paresseux et enjoués, incarnant les figures les plus diverses ; à l'écart, sur la surface d'une planète déserte de la taille d'un ballon de football, les monstres se livraient bataille et plus ils s'amusaient, avec des jeux sans cesse différents, plus ils rapetissaient. Nous étions si euphoriques et joyeux, que nous n'entendîmes pas le léger grincement de la porte.  

Projet Caroline 2 – phrases 222-229

En medio de la multitud Mammón intentaba localizar a su maestro en la distancia, envuelto entre la cohorte de demonios que casi siempre solía acompañarle. Con no pocas dificultades logró abrirse paso hasta él.
¿Dónde estabas? No te he visto en todo el día —dijo Satanás en voz alta para que su voz se dejara oír entre el gentío—. Siempre hay un sabor agridulce en toda despedida, ¿verdad?
Así es —respondió Mammón—. Y tú, ¿cuándo te marchas?
La expresión risueña de Lucifer cambió ligeramente ante la pregunta, mezclándose con cierta sorpresa.

Traduction temporaire :
Perdu dans la foule, Mammón essayait de repérer son maître, au loin, entouré de la cohorte de démons qui l'accompagnait presque sans cesse. Non sans difficulté, il parvint à se frayer un chemin jusqu'à lui.
— Où étais-tu ? Je ne t'ai pas vu de toute la journée, dit Satan, d'une voix assez forte pour dominer le fracas de l'attroupement. Les adieux ont toujours une saveur aigre-douce, n'est-ce pas ?
— C'est vrai, répondit Mammón. Et toi, quand pars-tu ?

À cette question, le sourire de Lucifer s'effaça légèrement pour se mêler d'une certaine surprise.

Projet Ludivine / Élise – phrases 183-196

Puedo llevarte a Disneylandia tal y como tú te la imaginas.
O sea que en realidad no estaré allí, ¿no es eso?
Tus viajes conmigo serán fantásticos, no reales. Iremos tan lejos como quieras, veremos y haremos lo que quieras. Todo lo que tu imaginación pueda abarcar.
¿Otros planetas?
Y otros universos. Cualquier cosa que imagines.
En unos segundos cientos de posibilidades se agolparon en su mente. De repente recordó un detalle importante:
¿Por qué has dicho que me esperabas? ¿Por qué yo?
Porque sólo tú puedes conducirme hasta lugares insospechados. Los otros niños jamás saldrían de esta habitación. Nunca verían más allá del papel pintado.

Traduction temporaire :

— Je peux t'emmener à Disneyland, comme tu te l'imagines.
— C'est-à-dire qu'en réalité, je ne serai pas là-bas, c'est ça ?
— Tes voyages avec moi seront fantastiques, irréels. Nous irons aussi loin que tu le voudras, nous verrons et ferons ce que tu souhaiteras. Tout ce que ton imagination peut renfermer.
— D'autres planètes ?
— Et d'autres univers. N'importe quoi dont tu peux rêver.
En quelques secondes, des centaines de possibilités s'étaient bousculées dans son esprit. Soudain, il s'était rappelé un détail important :
— Pourquoi as-tu dit que tu m'attendais ? Pourquoi moi ?
— Parce que tu es le seul qui puisse me conduire jusqu'à des lieux insoupçonnés. Les autres enfants ne sortiraient jamais de cette pièce. Ils ne verraient jamais au-delà du papier peint.

Projet Nancy 4 – phrases 61-67

De pronto empiezo a entender la conducta de Leo. Está obsesionado con acarrear conocimiento. Y quién no en estos días. Al menos en mi círculo de amistades todos comentan lo último que leyeron con no poca vanidad. Sacan cara y alzan la voz cuando se toca un tema que dominan, y se dan el lujo de citar a algún personaje célebre como si fuera un mérito. Seguro con las amistades de Leo esto debe ser aún peor. Los investigadores y periodistas ven la información como una presea dorada que lucir y resguardar.

Traduction temporaire :
Là, je commence à comprendre le comportement de Leo : il est en proie à l'obsession d'emmagasiner des connaissances. Qui ne l'est pas, de nos jours ? Mes amis proches, pour le moins, se plaisent à commenter leurs dernières lectures avec beaucoup de vanité. Lorsqu'il s'agit d'un sujet qu'ils maîtrisent, ils se mettent en avant, élèvent la voix et se paient le luxe de citer quelqu'un de célèbre, comme si c'était un titre de gloire. Je suis sûr que cela doit être encore pire avec l'entourage de Leo. Les chercheurs et les journalistes considèrent l'information comme un joyau doré à faire briller et à protéger.

Projet Annelise 5 – phrases 4-7

Y esa es mi situación actual, estoy viviendo una vida donde mi única motivación es mi pronta muerte, para que podamos volver a vernos tal cual como me lo prometiste con tu último respiro en aquel terrible momento en el que te tenía en mis brazos y tu alma abandonó por siempre este mundo.
Espero que tú estés bien por allá, y que estés esperando mi llegada tanto como yo estoy esperando emprender mi viaje hacia ti.
Siempre tuyo.

Sir. D.W.

Traduction temporaire :

Telle est ma situation actuelle, je mène une vie dont la seule motivation se trouve être ma mort imminente, afin que nous puissions nous revoir, exactement comme tu me l'avais promis au moment terrible où tu exhalais ton dernier soupir, alors que je te tenais entre mes bras et que ton âme a abandonné ce monde à jamais.
J'espère que tu vas bien, là-bas, et que tu attends mon arrivée autant que j'attends moi-même d'entreprendre mon voyage jusqu'à toi.

Ton éternel ami.

Sir. D. W.

Projet Annelise 2 – phrases 139-145

 —Didier me dijo que iba a pasar…
De qué hablas, Celine.
Hoy me vi frente a mí. Hay otra como yo.
¿Otra?
Sí, una doble, no sé. La última vez que vi a Didier me dijo que iba a pasar esto. Que no podían existir dos iguales en esta ciudad. Que hay otros como él.
Mejor descansa, ¿si?
Me dijo que me iba a morir, que no podíamos estar las dos en la misma ciudad.
¿Te dijo eso Didier?
No, él no; ella, mi doble.
Trata de dormir algo, ¿si?

Traduction temporaire :

— Didier m'a dit qu'il allait passer…
— Qu'est-ce que tu racontes, Celine ?
— Aujourd'hui, je me suis vue face à moi-même. Il y en a une autre, pareille que moi.
— Une autre ?
— Oui, un double, je ne sais pas. La dernière fois que j'ai vu Didier, il m'a prévenue que ça arriverait. Que deux personnes identiques ne pourraient pas exister dans cette ville. Qu'il y a d'autres gens comme lui.
— Il vaut mieux que tu te reposes, d'accord ?
— Elle m'a dit que j'allais mourir, qu'on ne pourrait pas rester toutes les deux dans la même ville.
— Didier t'a dit ça ?
— Non, pas lui, elle, mon double.
— Essaye de dormir un peu, tu veux ?

Projet Simon / Pablo – phrases 39-40

Se imaginó irrumpiendo en la escena con sus copas en la mano, solicitando lo dejaran probar su teoría en cada caso hasta encontrar la contención más adecuada para todas y cada una. Las rubias accederían gentilmente, colaboradoras desinteresadas en el progreso de la anatomía, y sus breteles se deslizarían bajo sus hombros grácilmente y con celeridad.

Traduction temporaire :
Il s’imagina faisant irruption sur scène, ses coupes à la main, demandant qu'on lui permette de prouver sa théorie au cas par cas, jusqu’à trouver la formule la plus appropriée pour toutes sans exception. Les blondes accepteraient gentiment, altruistes collaboratrices du progrès de l’anatomie, et leurs bretelles glisseraient gracilement et rapidement sous leurs épaules. 

vendredi 13 mars 2015

Projet Éléonore / Johanna – phrases 81-83

Roja, a punto de explotar, ha crecido más que otras, parece un tesoro, un descubrimiento milagroso. La niña sonríe cómplice cada vez que la avista, y guarda el secreto entre sus ojos por temor a despertar las sospechas de su hermano, que la mataría por coger aunque sea uno de los frutos de su propiedad. Pero no sabe qué hacer con ella, y se desespera de sólo imaginar que un día no la encontrará allí. 

Traduction temporaire :
Rouge, sur le point d'exploser, elle a mûri plus que les autres ; on dirait un trésor, une découverte miraculeuse. La fillette sourit, l'air complice, chaque fois qu'elle l’aperçoit, et garde le secret pour elle, de crainte d'éveiller les soupçons de son frère, qui la tuerait pour avoir pris ne serait-ce qu'un seul des fruits, sa propriété. Mais elle ne sait pas quoi en faire, et se désespère de seulement imaginer qu'un jour, elle ne le trouvera plus là.