samedi 26 avril 2014

Projet Justine / Vanessa – phrase 62

Justamente ese secreto era, lo que el vaticano no quería que lo divulgásemos, pues temían que al saber el mundo de ese secreto la iglesia católica de Roma y el Vaticano se desmoronaría y desaparecería para siempre.

Traduction temporaire :
Ce secret était justement ce que le Vatican ne voulait pas que nous divulguions, craignant qu'une fois révélé au monde, l'Église Catholique de Rome et le Vatican ne s'effondrent et disparaissent pour toujours.

Projet Élise 4 – phrases 17-18

La habitación adquirió presencia como pared y techo para crear la extraña sensación de ser ella - esa argamasa antigua - la que sorbe y desgasta el esfuerzo del organismo aferrado a la vida. Echó una ojeada a su alrededor: la vieja mesa del comedor con el plato del almuerzo sin tocar, donde un pedazo de carne y una lechuga lucen marchitos.

Traduction temporaire :
La chambre gagna en présence, dans ses murs et son toit, jusqu'à créer l'étrange sensation que c'est elle – ce vieux tas de mortier – qui absorbe et consume l'effort de l'organisme accroché à la vie. Je jetai un œil alentour : l'ancienne table de la salle à manger, avec l'assiette du déjeuner encore intacte, où un morceau de viande et une laitue flétris se trouvaient encore.

Projet Nadia / Élise – phrases 162-166

—Este año cumples los trece, Fernando —me dijo el menor de los Mendieta Solana, que tenía catorce—. Esa era más o menos la edad de Romeo cuando cachaba con Julieta.
—Lo haré —dije.
—Eso esperamos —intervino el hermano mayor.
—Lo haré —repetí.

Traduction temporaire :

— Tu vas avoir treize ans cette année, Fernando, me dit le cadet des Mendieta Solana qui, lui, en avait quatorze. C'était plus ou moins à cet âge-là que Romeo couchait avec Julieta.
— Je vais le faire, lui assurai-je.
— On espère bien ! intervint l'aîné.
— Je vais le faire, répétai-je.

Projet Hélène 2 – phrases 26-28

Esa tarde pescaron poco, devolvieron dos anguilas al mar, y Luizinho, que no tardó mucho en volver de su excursión a la isla, debió admitir que había sido una mala idea utilizar una carnada devuelta por el océano. «Lo que el mar devuelve, nunca más lo acepta de regreso.» Esa tarde su rostro revelaba un pliegue nuevo, apenas perceptible bajo la textura del agua que no se apresuró en secar al subir a la lancha.

Traduction temporaire :
Cet après-midi-là, la pêche fut maigre, d'autant qu'ils remirent deux anguilles à la mer, et Luizinho, qui ne tarda pas à rentrer de son excursion sur l’île, dut admettre que c’était une mauvaise idée d’utiliser un appât que l’océan lui avait donné. « Ce que la mer donne, elle ne le reprend jamais. » Cet après-midi-là, en remontant dans le canot, son visage montrait un nouveau pli, à peine perceptible sous la texture de l’eau qu’il ne se pressa pas d'essuyer.

Projet Céline / Sonita 4 – phrase 63-66

Bastará con señalar que se trata de un cuaderno de notas escandalosamente misógino, cuyos momentos más coherentes son aquellos en que cita al brasileiro Rubem Fonseca –evangelista del diablo– o al sátiro local que respondió al nombre de Adolfo Bioy Casares, cuyas frases epigramáticas encabezan no pocas infamias: “Mujeres. Máquinas de transmitir tensiones. Las encendemos un rato, por placer. Si quedan encendidas nos mandan a la tumba”.

Traduction temporaire :
Il suffira d'indiquer qu'il s'agit d'un cahier de notes scandaleusement misogyne, dont les passages les plus cohérents sont ceux où il cite le Brésilien Rubem Fonseca – évangéliste du diable – ou encore le satyre local répondant au nom de Adolfo Bioy Casares, dont les phrases épigrammatiques regorgent de pas mal d'infamies : « Femmes. Machines à transmettre des tensions. On les allume un instant, pour le plaisir. Si elles restent allumées, elles nous envoient dans la tombe ».

vendredi 25 avril 2014

Projet Maïté 5 – phrase 11

Al día siguiente ―magullados, luminosos―, para evitar las preguntas de los demás, enmascaran con algún pañuelo al cuello esos rastros de vida entre cadáveres.

Traduction temporaire :
Le lendemain, meurtris et lumineux, alors qu'ils sont au milieu des cadavres, ils cachent ces traces de vie avec un foulard autour du cou, cherchant à éviter les questions.

Projet Morgane 12 – phrases 45-47

Esa es la imagen que conservo de ella porque así la conocí. Era una mujercita flaca y pecosa que contaba chistes rojos y nunca dejaba de estar bronceada; se veía como una surfer rebelde aunque no tenía ningún interés en correr olas y decía sentir un poco de asco por el argot relajado de los tablistas. Tenía, además, los ojos grandes, pardos, casi redondos, y la mirada inquisitiva de la adolescente que sabe que va creciendo de prisa.

Traduction temporaire :
Telle est l'image que je garde d'elle, car c'est ainsi que je l'ai connue : une petite femme maigre couverte de tâches de rousseur qui racontait des blagues cochonnes et était bronzée en permanence ; elle se considérait comme une surfeuse rebelle bien que cette activité ne l'intéressât pas, et elle prétendait être un peu dégoûtée par l'argot décontracté des surfers. Elle avait également de grands yeux bruns, presque ronds, et le regard inquisiteur de l'adolescente qui sait qu'elle grandit à toute vitesse.

Projet Chloé 7 – phrases 6-9

Antes solía ser muy duro, pero temo que a estas alturas ya he perdido la memoria del  dolor. Ahora rememoro aquellas mañanas en que abría los ojos de golpe, como de  costumbre. De una forma rotunda; casi automática. Sin que la claridad causase efecto  alguno sobre mis pupilas.

Traduction temporaire :
Avant, c'était souvent très dur, mais maintenant, je crains d'avoir perdu le souvenir même de la douleur. Je me remémore ces matins où j'ouvrais les yeux d'un coup, comme par habitude. D'une façon nette ; presque automatique. Sans que la luminosité n'ait un quelconque effet sur mes pupilles.

Projet Elena 7 – phrases 34-35

En una de las canchas de atrás cuatro chicas que no llegaban a los doce años, todas muy parecidas entre sí,  reían y ensayaban un partido de dobles. Cuando el viejo M salió de la cancha la mujer del banco se incorporó y el viejo la rodeó con un brazo mientras ella le mostraba el avance del pulóver.

Traduction temporaire :
Sur l'un des terrains à l'arrière, quatre filles qui n'avaient pas encore douze ans et se ressemblant toutes riaient et essayaient de jouer en double. Lorsque le vieux M sortit du court, la femme sur le banc se leva. Il posa le bras sur son épaule, tandis qu'elle lui montrait la progression de son pull-over.

Projet Elsa 2 – phrase 3

Dispuso aligerarlas y hacer algo más de ejercicio cruzando unos largos en su piscina cubierta antes de dormir.

Traduction temporaire :
Il décida de les alléger et de faire un peu plus d'exercice en réalisant des longueurs dans sa piscine couverte avant de dormir.

Projet Julie 2 – phrases 41-43

Entretanto, los espéculos descendían los peldaños con isócrona precisión. Su desplazamiento secuencial no parecía desprovisto de gracia, mientras la torva y arrobada mirada del original, multiplicada hasta el hastío, asomaba vertiginosamente bajo la procesión de sombreros de ala ancha. Con un tempo perfecto atacaron la aldaba de la puerta y salieron al exterior.

Traduction temporaire :
Pendant ce temps, les spectres descendaient les marches avec une précision isochrone. Leur déplacement séquentiel ne semblait pas dépourvu de grâce, alors que le regard torve et ravi de l'original, multiplié à l'excès, apparaissait de façon vertigineuse sous la procession de chapeaux à larges bords. C'est sur un tempo parfait qu'ils attaquèrent le loquet de la porte et sortirent.

Projet Alice 3 – phrases 22-23

Al colocar la piedra fundacional en el edificio central de la ciudadela —el módulo de comando de nuestra nave una vez despiezada— pensamos que ése era nuestro castillo ahora, el primero de muchos castillos, que nos establecíamos en la primera de muchas ciudadelas. Nosotros, los humanos, haríamos de este suelo yermo un vergel, nosotros traeríamos vida a este mundo muerto, nosotros... éramos unos estúpidos.

Traduction temporaire :
En posant la première pierre de l’édifice central de la citadelle – une fois le module de commando de notre vaisseau démonté – nous pensions que c’était désormais notre château, le premier d’une longue série, que nous nous établissions dans la première des nombreuses citadelles qui suivraient. Nous, les humains, ferions de ce sol stérile un verger, nous apporterions la vie à ce monde mort, nous… nous étions stupides.

Projet Hélène 2 – phrases 22-25

Una vez en equilibrio, tendió la presa a un lado de la canasta y, apoyándose en un tablero, limpió sus escamas y la destazó con paciencia en varios pedazos regulares.
–Tenemos cebo para media hora más de pesca –dijo Luizinho.
Y como si esa serenidad para entender la vida no alcanzara para resumirlo todo, Capitán Nemo añadió:
–Era sólo un pez viejo.

Traduction temporaire :

Après avoir retrouvé l'équilibre, il déposa sa prise à côté du panier et, en prenant appui sur une planche, l'écailla et la découpa patiemment en plusieurs morceaux réguliers.
– Il nous reste de l’appât pour une demi-heure de pêche, lança Luizinho. Et comme si cette sérénité pour comprendre la vie ne suffisait pas à tout résumer, Capitaine Némo ajouta :
– Ce n’était qu’un vieux poisson.

Projet Morgane 13 – phrases 22-23

Hay un policía que acompaña a lo que correspondería el cuerpo de un hombre barbudo, aproximadamente unos cuarenta y cinco años, con el pantalón remangado en señal de ser alguien que recorría cerca al mar. Sus demás partes están cubiertas parcialmente por la maniobra del guardia que le ha tendido un retazo de plástico.

Traduction temporaire :
Un policier accompagne ce qui semble être le cadavre d'un homme barbu, d'environ quarante-cinq ans, dont le pantalon est retroussé, signe qu'il s'agissait de quelqu'un qui courrait près de la mer. Les autres parties de son corps sont partiellement recouvertes par un morceau de plastique que l'agent a placé dessus.

Projet Sabrina 3 – phrase 21

Ante semejante estado de cosas, sentí que mi fuerza interior se ahogaba en sí misma y con prudencia resignada acepté continuar la condena que mis años de entierro me habían impuesto.

Traduction temporaire :
Devant cet état de faits, je sentis que ma force intérieure s'épuisait toute seule ; avec une prudence résignée, j'acceptai de prolonger la condamnation que mes années d'ensevelissement m'avaient infligée.

Projet Nancy 3 – phrases 127-130

Los días con Lottie fueron como unas vacaciones en el Caribe, en el crucero más lujoso. Hablamos de miles de cosas, paseábamos por los cafés de la ciudad, por galerías de arte, siempre como si el mundo fuera a desaparecer a la vuelta de la esquina.
Un día le pregunté por las pinturas que había en las paredes de las escaleras, eran hombres gordos, serios, pintados con pasteles oscuros. En pequeñas placas de metal estaban inscritos sus nombres, todos apellidaban  Jones-Walker.

Traduction temporaire :

Les jours passés auprès de Lottie ont ressemblé à des vacances aux Caraïbes, à la plus luxueuse des croisières. Nous avons parlé de milliers de choses, nous nous promenions dans les cafés de la ville, dans des galeries d'art, toujours comme si le monde allait disparaître à chaque coin de rue.
Une fois, je l'ai questionnée au sujet des tableaux accrochés dans les escaliers : des hommes gros, sérieux, peints au pastel sombre. Leurs noms étaient inscrits sur des petites plaques en métal, ils s'appelaient tous Jones-Walker.

mercredi 23 avril 2014

Projet Chloé 7 – titre + phrases 1-5

Verónica Villa (Espagne)

MARIONETAS

Me duele la sonrisa. Me duele el parpadeo. Me duelen las muñecas, los tobillos y el cuello. Creo que lo que más me duele es el alma. Más incluso que el cuerpo.

Traduction temporaire :

Verónica Villa (Espagne)

« Marionnettes »


Mon sourire me fait mal. Cligner des yeux me fait mal. Mes poignets, mes chevilles et mon cou me font mal. Je crois que ce qui me fait le plus mal, c'est mon âme. Même plus que mon corps.

Projet Joana / Sarah – phrases 145-149

Después de comer, pensé en mirar detenidamente mi nuevo cuadro. Todavía no había decidido qué hacer con él. Fui al sofá de la sala a buscarlo y no lo encontré. Fui a mi cuarto y no lo encontré. En el estudio, tampoco.

Traduction temporaire :
Après avoir mangé, j'eus l'idée d'aller regarder attentivement mon nouveau tableau. Je n'avais pas encore décidé de ce que j'en ferais. Je me dirigeai vers le canapé du salon, mais ne le trouvai pas. Il n'était pas non plus dans le bureau.

Projet Céline / Sonita 4 – phrase 62

Tal es el caso de Casanova, que volcando cuando joven su talento en la turgencia de la carne, devora de viejo con palabras y teoremas los cuerpos que el día le rechaza”).

Traduction temporaire :
Tel est le cas de Casanova qui, consacrant son jeune talent à la turgescence de la chair, se met à dévorer, une fois vieux, les corps que le jour lui refuse avec des mots et des théorèmes »).

Projet Élodie 6 – phrases 8-9

Tampoco lo que sucede a este lado, en realidad. Hurga en el bolsillo de la chaqueta, bien abotonada, no sea que el frío regrese, y desliza las monedas entre los dedos, miserables restos de la fortuna que pudo hacer y no hizo, que resbaló de sus manos esa tarde en la plataforma, entre gritos y llamaradas.

Traduction temporaire :
Pas plus que ce qu'il se passe de ce côté-ci, en réalité. Il fouille dans la poche de sa veste, boutonnée comme il faut, au cas où le froid reviendrait, et fait tourner les pièces entre ses doigts, misérables restes de la fortune qu'il aurait pu amasser mais qu'il n'amassa pas, qui fila entre ses doigts cet après-midi-là, sur la plate-forme, au milieu des cris et des explosions.

Projet Hélène 2 – phrase 21

Por eso, mientras Capitán Nemo arrugaba el agua con las extremidades de la embarcación esa tarde, a Guilherme no le sorprendió que Guiraldes hubiera respondido con absoluta docilidad, remando quietamente hasta que el pez estuvo a su alcance, ni que Luizinho estirara su brazo y regresara con el animal goteando en el estómago de su red pocos segundos después de atraparlo.

Traduction temporaire :
Cet après-midi-là, tandis que Capitaine Némo ridait l’eau avec les extrémités de l’embarcation, Guilherme ne fut donc pas surpris que Guiraldes ait répondu avec une absolue docilité ramant doucement, jusqu’à ce que le poisson soit à sa portée, ni que Luizinho tende le bras et revienne, l’animal s’égouttant dans l’estomac de son filet, quelques secondes après l’avoir attrapé.

mardi 22 avril 2014

La chanson du mardi – choisie par Maïté


Projet Elena 7 – phrasess 32-33

No era yo el único que los miraba. Desde uno de los bancos frente a la cancha una mujer de aspecto reposado tejía un pulóver blanco y alzaba cada tanto los ojos con una mirada entre risueña y maternal para seguir las alternativas de un peloteo.

Traduction temporaire :
Je n'étais pas le seul à les observer. Depuis l'un des bancs devant le terrain, une femme à l'air serein tricotait un pull-over blanc, levant les yeux de temps en temps pour suivre les échanges, avec un regard mi-souriant, mi-maternel.

lundi 21 avril 2014

Projet Hélène 2 – phrase 20

No importa cuánto explore en su memoria, Guiraldes siempre obedecía cuando Luizinho señalaba la isla, y el sonido del motor ocultaba lo que los hombres se decían casi a gritos en la proa: la voz de su padre dando la última, definitiva orden antes de desaparecer.

Traduction temporaire :
Quoi qu’il explore dans sa mémoire, Guiraldes obéissait toujours quand Luizinho lui montrait l’île. Le son du moteur couvrait ce que les hommes se disaient presque à tue-tête à la proue : la voix du père donnant l’ordre ultime, définitif, avant de disparaître.

Projet Sarah 19 – phrases 17-19

Yo lo tengo en mi pensamiento, papá, todo el tiempo, a cada momento. Cada cosa que hago, me digo, ¿cómo sería si estuviera el papá conmigo? Y a veces le pregunto a mi hermano, le pregunto, ¿Cómo sería si papá estuviera con nosotros?, pero a mi hermano no le importa, porque no lo perdona a usted, y dice que todo seguiría igual, que las cosas del mundo no cambian por un padre que esté o que no esté, sino que van a cambiar cuando cambien los patrones, los patrones de la tierra, que son los que nos dañan, ellos, aunque la Lili, por nombrarle alguno, que es la hija del Viejo Álvarez, parezca tan calma y tan buena, ellos, los patrones son los que nos hacen mal, dice mi hermano, y que cuando los patrones se terminen se van terminar nuestros problemas, que son muchos y no se los voy a andar numerando, papá, para que no se me ponga triste.

Traduction temporaire :

Vous m'accompagnez dans mes pensées, papa, tout le temps, à chaque instant. Dès que je fais quelque chose, je me dis : comment serait-ce si papa était avec moi ? Parfois, je demande à mon frère, je l'interroge : « Comment serait-ce si papa était avec nous ? » Mon frère, il s'en fiche, parce qu'il ne vous pardonne pas, alors il répond que tout serait identique, le cours des choses de ce monde ne s'altérant pas à cause d'un père, qu'il soit là ou pas, mais qu'elles évolueront lorsque les patrons, les propriétaires de la terre, changeront, eux, car ce sont eux qui nous font du mal, même si, comme tant d'autres, Lili, la fille du vieux Álvarez, paraît tellement calme et gentille, les patrons, eux, nous font souffrir, comme l'affirme mon frère. Lorsque c'en sera fini des patrons, nous n'aurons plus tous ces problèmes que je n'énumèrerai pas, papa, pour ne pas me rendre triste.

Projet Joana – phrases 126-130

Cecilia se cansó de escucharla y me llamó. Fuimos al pasadizo. Estaba oscuro, apenas le veía la cara por la luz del poste que entraba por el tragaluz. Dile que se vaya me dijo. Me besó.

Traduction temporaire :
Cecilia se lassa de l'écouter et m'appela. Nous allâmes dans le couloir. Comme il y faisait sombre, j'entrevoyais à peine son visage grâce à la lumière qui entrait par la lucarne. Demande-lui de s'en aller, me dit-elle. Elle m'embrassa.

Projet Manon 3 – phrases 46-47

2

Tras varios días de hacer fila, García Márquez no cabía de la sorpresa: ¡Absolutamente nadie lo conocía! Acostumbrado como estaba en La Tierra a ser reconocido en todas partes, a firmar autógrafos hasta que la mano se le anestesiara, y a no tener nunca que aguardar turno, el escritor, siempre con la esperanza de que alguien hubiera leído uno de sus libros o al menos hubiera oído hablar de él, había charlado con cientos de personas mientras la fila avanzaba con su paso monótono y resignado.

Traduction temporaire :
2

Après plusieurs jours de queue, García Márquez ne se remettait toujours pas de sa surprise : absolument personne ne voyait qui il était ! Habitué comme il l'était sur terre à être reconnu partout, à signer des autographes jusqu'à en avoir la main anesthésiée, et à ne jamais devoir attendre son tour, l'écrivain, toujours avec l'espoir que quelqu'un ait lu l'un de ses livres ou ait au moins entendu parler de lui, avait bavardé avec des centaines de gens tandis que la file avançait de son pas monotone et résigné.

Projet Marie-G. 4 – phrases 29-35

Adoro a los espejos. Sobre todo al mío. Es por eso que hoy le declararé mi amor. ¡Sí! Creo que estoy enamorado. ¿Pero cómo lo hago?, ¿le bailo?, ¿le beso?, o ¿le canto? Ya sé, le voy a decir lo que siento con una canción que me encanta:

Traduction temporaire :
J'adore les miroirs. Surtout le mien. C'est pour cette raison qu'aujourd'hui, je lui ai fait ma déclaration. Oui ! Je crois que je suis amoureux. Mais comment m'y prendre ? Je danse ? Je chante pour lui ? Ou je l'embrasse ? Je sais, je vais lui déclarer ce que je ressens grâce à une chanson que j'apprécie beaucoup :

Projet Morgane 11 – phrases 16-17

Sentados en el vaporetto, yo me deleitaba con sus inagotables historias y él se complacía en que le arreglara la camisa cada vez que se le torcía el cuello almidonado. Las viviendas de las poblaciones costeras se derramaban ladera abajo hasta besar la playa en un concierto de techos rojos y sol resplandeciente.

Traduction temporaire :

Assis dans le vaporetto, je me délectais de ses histoires inépuisables et lui, il aimait que je lui arrange sa chemise chaque fois que son col amidonné se pliait. Les logements des villages côtiers s'étendaient sur la partie basse du versant, au point d'embrasser la plage dans un concert de toits rouges et de soleil resplendissant.

Entretien avec Ricardo Sumalavia – Marie-Geneviève Barbero de Saint Vaury

Ricardo Sumalavia (Lima 1968) vit actuellement à Bordeaux. Il a vécu au Pérou et a travaillé en tant que professeur à l’Université Catholique de Lima, puis en Corée du Sud où il a enseigné l’espagnol. Il a publié des recueils de nouvelles Habitaciones (1993), Retratos familiares (2001), Enciclopedia mínima (2004), Todavía la tarde (2007), ainsi que deux romans Que la tierra te sea leve (2008) et Mientras huya el cuerpo (2013).
Son premier livre Habitaciones a été traduit par Robert Amutio et Retratos familiares et Mientras huya el cuerpo sont en cours de traduction.

1) Marie-Geneviève Barbero de Saint Vaury. ¿ Cómo llegó a ser escritor ?
Siempre tengo respuestas diferentes para esta pregunta; lo cual significa que o no tengo ni idea de cómo comenzó todo o fue una acumulación de todas esas anécdotas que he contado en otras entrevistas. Debe ser esto último: Los hechos en mi vida sólo fueron una suerte de detonantes para despertar una sensibilidad que únicamente podría expresarse a través de la escritura.

2) Ricardo Sumalavia. ¿ Qué es un escritor a su parecer ?Hay muchos tipos de escritores. Entre todos ellos, yo quiero ser un escritor cuyo objetivo sea llegar al silencio. Esto es muy difícil, puesto que tienes muchas palabras en medio con las cuales debes lidiar.

3) ¿ Qué es lo que le impulsa a escribir ? Como a todo el mundo, lo que me impulso a escribir fue el amor, pero ese tipo de amor que intuyes que no podrás entender nunca. Y la inspiración es un hábito que te acompaña como un viejo amigo.

4) ¿ El ritmo y la musicalidad de un texto son elementos importantes para usted ?Para mí es fundamental el ritmo de la prosa. Cuando un músico se pone a afinar su violín, en realidad el violín también está afinando al músico. Lo mismo pasa entre el texto y el escritor.

5) ¿ Cuál es el camino entre su primer libro y su última novela ? En mi caso han pasado veinte años entre uno y otro. Yo no sé exactamente el camino de mis libros, sólo sé que en medio de todos mis libros yo me sigo deslumbrando como un niño y decepcionando como un anciano.

6) Al final de una obra, ¿ se siente satisfecho de su trabajo ?La insatisfacción es permanente, y eso es bueno. Lo complicado es saber hasta qué punto de insatisfacción eres capaz de tolerar para poder atreverte a entregar tu manuscrito al editor. Luego te arrepientes, pero ya pasaste a otra cosa. Y te dices que esta vez lo harás mejor.

7) ¿ Está satifecho de la traducción que se ha hecho de su primer libro “habitaciones”? (por Robert Amutio)
Estoy plenamente satisfecho con la traducción. Lo curioso es que al momento de publicarse en francés, mi nivel de francés era precario. Ahora no lo es tanto y puedo ver que el traductor supo captar mi ritmo de escritura.

8) ¿ Le parece importante que el traductor este en contacto con usted para la traducción de sus obras ? 
Esto es muy relativo. Depende del carácter tanto del escritor como del traductor. Puede ir desde un trabajo casi en equipo, en complicidad, hasta la distancia absoluta, y los resultados pueden ser los mismos.

9) En su opinión, ¿ el traductor se puede considerar como un autor ? Es que yo distinguiría al traductor literario. Este requiere también de una sensibilidad muy aguda para compenetrarse con las palabras, el ritmo y la historia. En ese sentido, se acerca más al autor.

dimanche 20 avril 2014

Projet Jennifer – phrase 157

Apenas recordaba que el día del entierro, luego de despedir a la gente en el panteón, regresó a su casa y cerró la puerta con llave.

Traduction temporaire :
Elle se souvenait à peine que le jour de l'enterrement, après avoir dit au revoir aux gens au cimetière, elle était rentrée chez elle et avait fermé la porte à clé.

Entretien avec Philippe Coudray – Émeline Bénard


1) Émeline Bénard. Comment êtes-vous devenu auteur de bandes dessinées ?
Philippe Cudray. Je suis autodidacte. J’ai commencé progressivement à travailler avec des revues puis avec des éditeurs.

2) E. B. Quel lecteur êtes-vous ?
P. C. Je ne lis pas de romans, la narration m’ennuie. Je ne lis pas non plus de bandes dessinées pour la même raison. Je ne lis que des ouvrages scientifiques, naturalistes ou spirituels (bien que je sois non croyant), car je ne m’intéresse qu’aux idées et à la nature.

3) E. B. Où trouvez-vous l’inspiration ? Si elle vous manque, que faites-vous pour la retrouver ?
P. C. Les principales sources d’inspiration sont la nature et l’art. Les artistes s’influencent et se stimulent les uns les autres. La nature est une œuvre d’art.

4) E. B. Vous préférez généralement la forme courte, pour quelle(s) raison(s) ?
P. C. La narration dévie souvent l’art vers sa forme distractive, et l’éloigne de l’essentiel : exprimer la partie irréductible du monde. Les formes courtes échappent à cette dérive. Je comptais même au début me lancer dans le dessin d’humour, mais ce genre a quasiment disparu, remplacé par le dessin de presse (lié à l’actualité). La bande dessinée courte reste une solution pour exprimer des idées.

5) E. B. Vous avez travaillé avec d’autres auteurs, notamment avec votre frère, Jean-Luc Coudray. Comment la collaboration se déroule-t-elle ?
P. C. Entre frères, il y a une relation de confiance, donc aucun problème.

6) E. B. Vous parlez de l’aspect relationnel, mais qu’en est-il de la pratique ? Par exemple, les tâches sont-elles bien séparées, ou le scénariste influence-t-il le dessinateur, voire l’inverse ?
P. C. En ce qui concerne le travail entre mon frère et moi, le scénario et le dessin sont bien séparés. Chacun travaille l'un après l'autre sans s'influencer. La seule partie en commun concerne le choix des scénarios à partir de brouillons.
Je n'ai jamais travaillé avec d'autres scénaristes ou d'autres dessinateurs.

7) E. B. Quel est votre rapport avec vos traducteurs : entrent-ils en contact, vous interrogent-ils sur des points de traductions ? Avez-vous un traducteur attitré pour chaque langue ? Avez-vous eu la curiosité de lire la traduction d’une de vos œuvres ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?
P. C. J’ai été traduit en japonais, chinois, allemand et anglais. Pour les trois premières langues, ne les connaissant pas du tout, je fais confiance aux traducteurs. Pour l’anglais (l’américain plus exactement), j’ai relu les traductions d’autant plus que l’éditeur a ajouté quelquefois des bulles pour faciliter la compréhension pour un public américain. Je n’ai demandé qu’une ou deux petites rectifications pour des ajouts qui me semblaient trop prévenir la chute de l’histoire. Ce n’est que pour l’anglais que l’on m’a envoyé les traductions pour vérification. Le seul pays ou j’ai été traduit chez plusieurs éditeurs est le Japon, je ne me suis pas posé la question de savoir si c’est le même traducteur qui a traduit.

8) E. B. Quel est votre rapport avec les éditeurs ? Sont-ils très impliqués dans le processus de création ?
P. C. Non. Ils ne font que corriger les éventuelles fautes d’orthographe ou me signale les manques de clarté.

9) E. B. À votre avis, le traducteur est-il un auteur ou un passeur ?

P. C. Cela dépend de ce qui est traduit. Dans mon cas, les textes sont simples, mais le sens doit être bien compris. Je dirais que c’est un passeur. Dans le cas du roman, ou de la poésie, il doit être un auteur. Ou un interprète, mais dans le sens noble du terme, comme en musique.

Entrevista con Fernanda García Lao – Morgane Labrousse


Fernanda García Lao est née en 1966 à Mendoza en Argentine. Contrainte à l’exil, elle vécut à Madrid de 1976 à 1993.
Comédienne et dramaturge, elle est l’auteure de pièces de théâtre ainsi que de nouvelles. Elle a également publié plusieurs romans, dont La faim de María Bernabé qui a obtenu, en Argentine, le prix du Fonds national des arts. 
Elle était présente au Salon du Livre, en mars 2013, et j’ai eu l’occasion de la croiser lors de l’atelier de Traduction sur son dernier roman, La peau dure, avec sa traductrice Isabelle Gugnon.

1) Morgane Labrousse ¿Desde cuándo escribe?
Fernanda García Lao. Los primeros intentos de escritura fueron a los doce años. Pequeños fracasos necesarios, pruebas del lenguaje. A los veintiun años, ocurrió algo que alteró el rumbo de mi vida. Me quedé embarazada. En ese estado comencé a escribir. Casi como una sonámbula.

2) M. L. ¿Desde cuándo publica?
F. G. L. Desde el 2005. Antes había publicado cuentos sueltos en antologías.

3) M.L. ¿Cuáles son sus autores preferidos? ¿Por qué?
F. G. L. No sé si tengo autores favoritos. Hay libros, más bien. Pero no quiero esquivar la respuesta. Baudelaire, Beckett y Borges. Por su increible altura poética y manejo de la palabra.

4) M.L. ¿Qué autor lo ha inspirado más?
F. G. L. Gombrowicz y Bruno Shultz. Dos polacos a los que visito con asiduidad.

5) M.L. ¿Qué opina del porvenir de la literatura en Latinoamérica en general y en su país en particular?
F. G. L. Siempre está encendida, es una literatura viva, contradictoria y potente. En Argentina hay más escrtores que lectores. Y cada escritor funda una editorial. Es una borma. Pero bastante cercana a la realidad.

6) M.L. ¿Cuáles son las etapas en la producción de un cuento? Algunos escritores necesitan una palabra, una frase, una escena para empezar a escribir, ¿y usted?
F. G. L. Una frase. Todo surge desde la oralidad. O el misterio. Aunque a veces, el disparador es un sueño.

7) M.L. ¿En su carrera, desde cuándo sus obras empezaron a ser traducidas? Cual fue la primera? Y, hoy, ¿cuantas lo han sido?
F. G. L. La primera fue Muerta de hambre. Pero no conservó el titulo original. Los editores y la traductora decidieron llamarla La faim de Maria Bernabé. Se han traducido dos más. Y varios cuentos. Ahora preparan otras traducciones al inglés.

8) M.L. ¿Le gustaría ver sus obras traducidas en una lengua en particular?
F. G. L. En polaco y en portugués.

9) M.L. ¿Hay países en los que sus obras han conocido gran éxito? ¿Lectores extranjeros la han contactado?
F. G. L. Se han contactado conmigo lectores de Rumania y de Turquía que habían leído mi obra en francés. A pesar de no estar traducida a sus lenguas originales, que lectores se comuniquen por mail me parece un éxito. En términos comerciales, el éxito no me interesa. La literatura es un acto que tiene potencia cuando es de cabeza a cabeza. Quiero decir, un libro es un disparo.

10) M.L. ¿Cuáles son sus relaciones con sus traductores? ¿Cuáles son las preguntas de los distintos traductores? ¿Son las mismas dificultades para todos?
F. G. L. En cada libro se han suscitado diferentes preguntas. Me gusta que el traductor me escriba para intentar aclarar cada punto.

11) M. L. ¿Sus obras son traducidas porque lo pidió o se le propuso?
F. G. L. Ambas.

12) M.L. Es periodista, actriz y dramaturga, ¿Cómo consigue organizar su tiempo?
F. G. L. Llegando tarde a las entrevistas...

Entrevista con el escritor Unai Elorriaga – Joana Barace


En 2002 ganó el Premio Nacional de Narrativa de España con su primera novela SPrako tranbia (Un tranvía en SP)

1) Ha sido usted traductor. ¿ Qué le ha atraído en esta profesión ?

Desde que era pequeño me ha gustado jugar con las palabras, con la lengua y, al fin y al cabo, la traducción es otra especie de juego lingüístico. Siempre se encuentra placer a la hora de poder narrar lo mismo en otra lengua…
Por otro lado, como escritor, la labor de traducción es enormemente valiosa para entender la manera de actuar del autor del texto de partida. Es decir, el traductor es un buen lector, y el buen lector es un buen estudiante de literatura. Hace poco realicé una traducción de un escritor al que admiro (Ádám Bodor) únicamente para entender su manera de hacer literatura.

2) ¿ Cómo llegó a ser escritor ?

En todas las conferencias que me hacen esa pregunta contesto igual: llegué a ser escritor de la misma manera un futbolista llega a ser jugador de primera división… Quiero decir que de la misma manera en que un futbolista que empieza en el equipo de su escuela, después pasa a un equipo local, después pasa a un equipo mejor y finalmente es fichado por un equipo de primer nivel…, un escritor empieza a escribir en la escuela, después gana un concurso local, después uno de nivel comarcal y finalmente es fichado por una gran editorial… A medida de que la gente del entorno ve las cualidades del escritor (futbolista, bailarín, arquitecto…), poco a poco éste se va afianzando en este terreno hasta convertirse en lo que quiso ser desde niño.

3) ¿ Cuando era traductor, que lenguas traducía ?

Traducía principalmente de castellano a euskera. Pero, excepcionalmente, hacía traducciones desde el gallego, portugués o inglés…

4)  Escribe en lengua vasca y ha traducido usted mismo sus obras al castellano. ¿ Hace usted unos cambios en sus traducciones o intenta ameliorar sus textos ? 

Hago muchísimos cambios en las traducciones, pero generalmente no afectan a la estructura principal del texto; son más bien cambios lingüísticos, de ritmo, tono… Y son, por supuesto, para mejorar la calidad del texto. En muchas ocasiones, considero la traducción como una nueva corrección del texto. Es decir, cuando escribes un texto, lo corriges hasta la extenuación, realizas 20, 25, 30 lecturas del mismo (de algunos pasajes incluso el doble). Cuando lo traduces, lo vuelves a corregir; se puede considerar casi como una nueva versión del texto.

5) ¿ En qué otras lenguas han sido traducidas sus obras ? Lee y controla usted las traducciones ?

Hasta ahora mis libros se han traducido a: inglés, alemán, castellano, gallego, catalán, sueco, italiano, serbio, estonio, lituano y ruso. En la medida que me es posible, intento controlar las traducciones, pero en ciertas ocasiones, resulta muy complicado.

6) ¿ Esta usted en relación con los traductores que traducen sus obras ? 

Intento estar siempre en contacto con los traductores. Siempre les ofrezco mi ayuda, les digo que estoy disponible para cualquier pregunta o duda que me puedan plantear. Normalmente se sienten muy complacidos y me hacen preguntas de todo tipo; en ocasiones, sin embargo, no tengo noticias de ellos y no vuelvo a ver el texto hasta que está traducido. Pero, por lo general, mantenemos el contacto… Incluso con alguno de ellos, se ha creado una relación de amistad que ha durado después de la traducción y publicación del libro.

7) Muchas veces, es la editorial quien elige el título de un libro. ¿ Fue su caso ? ¿ Estuvo de acuerdo con la editorial ? 

Jamás me ha sucedido que la editorial decida elegir el título de un libro. Siempre lo he propuesto yo y las editoriales lo han aceptado.

8) Las editoriales extranjeras le preguntan  a veces si esta de acuerdo con la elección del título en otra lengua ?

No me ha sucedido muchas veces que una editorial extranjera quiera cambiar el título original… En realidad, el único cambio sustancial en un título fue la traducción alemana de Un tranvía en SP. Lo titularon ‘Lucas o el cielo sobre Nepal’. Parece ser que SP hacía referencia a una organización nazi en la segunda guerra mundial, y querían evitar esa coincidencia. Lo que me dolió en aquella ocasión fue que no me lo consultaran: recibí el libro ya impreso con el título cambiado…

9) Todavía no ha sido traducido al francés. ¿ Le gustaría que se traduzcan sus obras en esta lengua ?
Por supuesto que me gustaría que se tradujeran al francés, cómo no. Es, podríamos decir, nuestra lengua vecina y, además de eso, es parte de nuestra cultura. Tres provincias en las que se habla euskera, tienen como referente principal el francés y muchos de nuestros términos están recogidos de esa lengua…
Por otra parte, cultural y literariamente, quién podría negarlo, es una de las principales lenguas del mundo. Muchos de los escritores que más admiro eran grandes admiradores de la cultura y la literatura francesa…

10) ¿Qué le aconsejaría a un(a) traductor(a) que recién empieza ?
No creo que sea yo capaz de dar consejos a nadie… Pero como decía un traductor con el que trabajé durante muchos años, “el traductor lo único que debe tener en sentido común…” Me parece un buen consejo que he seguido muchas veces. Quizá añadiría otro: el traductor debe conseguir escribir un gran texto en la lengua de llegada, debe ser tan buen escritor como el autor, y para eso debe entrenar, no debe creer que es un simple “escriba”.

vendredi 18 avril 2014

Projet Aurélie – phrase 12

Según Madame era mejor que comenzara con los «viejitos verdes», para que desde el principio se diera cuenta que "ésto del burdel es como una profesión cualquiera, señorita; y que aquí hay que trabajar y aguantarse con lo que hay".

Traduction temporaire :
Selon Madame, il valait mieux qu'elle commence par les "vieux cochons", pour se rendre compte, dès le début, que "le bordel, c'est un métier comme les autres, mademoiselle ; et qu'ici, il faut travailler et faire avec ce qu'on a".

Projet Margaux 8 – phrase 7

Hicieron una larga fila, pero me quedé abrumada cuando aquel niño de apenas unos 8 años alzó sus bracitos para agarrar el vaso; sus brazos llegaban al codo.

Traduction temporaire :
Ils formèrent une longue queue, mais je restai bouche bée en voyant cet enfant d'à peine 8 ans lever ses petits bras pour attraper le verre ; ils s’arrêtaient au niveau des coudes.

Projet Audrey 4 – phrase 5

Es más, creía el muchacho haber detectado que cuando su presencia en casa coincidía con la hora en la que su madre se recostaba plácidamente a ver alguno de los programas, subía el volumen de la televisión un poco con la intención de molestarlo.

Traduction temporaire :
Pire encore, le jeune homme croyait avoir remarqué que lorsque sa présence à la maison coïncidait avec l'heure à laquelle sa mère s'allongeait passivement pour regarder l'une de ces émissions, elle montait un peu le volume de la télévision juste pour l'embêter.

Question de lexique

Que signifie le terme : « miscégénation » ?

Projet Anaïs 3 – titre + phrases 1-2

Verónica Arriaran (Argentine)

Dudosa justificación


- Tenía ganas de mirar la tele tranquilo, comer algo bueno, refrescarme con el ventilador, pero cuando estaba instalado ella apagó el televisor para secar al gato. No pude contenerme y por eso la maté.

Traduction temporaire :

Verónica Arriaran (Argentine)

« Justification douteuse »


— J’avais envie de regarder la télé tranquille, manger quelque chose de bon et profiter du ventilateur pour me rafraîchir. Or, une fois que je fus installé, elle éteignit le téléviseur pour sécher le chat. Alors je n’ai pas pu me retenir et je l’ai tuée.

mardi 15 avril 2014

Projet Émeline 3 – phrases 9-10

Gonzalo salió del despacho olvidando el manuscrito, y con su libro bajo el brazo se fue a tomar un café. Gonzalo fue llamado al despacho de su abogado para que firmase unos documentos de vital importancia.

Traduction temporaire :
Gonzalo est sorti du bureau en oubliant le manuscrit. Son livre sous le bras, il est allé prendre un café. Gonzalo a été convoqué dans le bureau de son avocat afin de signer des documents d’une importance vitale.

Projet Marie-G 3. – phrases 49-53

Dolores, molestias, peligros, precauciones. Se queja de que ahora todos son expertos, y nos reímos con ella. Par hacerse problemas todavía hay tiempo, dice, ya se verá; por ahora es todo disfrute. Cuando termina de hablar, sin darnos cuenta todas estamos diciendo que sí con la cabeza. Itatí sabe, Itatí entiende.

Traduction temporaire :
Des douleurs, des gênes, des dangers, des précautions. Elle déplore que maintenant, tout le monde se prétende expert, et nous rions avec elle. Pour nous créer des problèmes, nous avons encore bien le temps, dit-elle, on verra ça le moment venu ; pour l'instant, on s'amuse et point barre. Quand elle a terminé son speech, sans nous en rendre compte, nous hochons la tête. Itatí sait, Itatí comprend.

Projet Nancy 3 – phrases 123-126

Palpé su rostro con los dedos, se sonrojó  como cuando el sol roza el mar. Luego, pegó su rostro sobre mi mano con fuerza y su cabeza quedó ahí apoyada sobre mi dedos unos segundos.
—Tres semanas —afirmé.
  Después, envié un texto al móvil de mi compañero de cuarto, advirtiéndole que no se preocupara por mi ausencia.

Traduction temporaire :

J'ai palpé son visage avec mes doigts, elle a rougi tel le soleil effleurant la mer. Elle s'est collée contre ma main avec force, sa tête est restée appuyée là quelques secondes.
— Trois semaines, ai-je affirmé.
Ensuite, j'ai envoyé un texto à mon colocataire pour qu'il ne s'inquiète pas de mon absence.

Projet Alice 3 – phrases 19-21

Nada indicaba peligro inmediato y parecía un desperdicio no ocuparla, no aprovechar sus recursos y las comodidades de sus instalaciones. Se dice que los viajeros espaciales somos supersticiosos y no es del todo falso, pero más que ninguna otra cosa somos gente práctica. Habíamos viajado en pos de este mundo durante años y estábamos deseosos de ponernos a trabajar en él de una buena vez.

Traduction temporaire :
Rien n’indiquait la présence d’un danger imminent et nous trouvions dommage de ne pas l’occuper, de ne pas profiter de ses ressources et des commodités de ses installations. On dit que les voyageurs de l’espace sont des gens superstitieux, c’est loin d’être faux, mais nous possédons surtout un grand sens pratique. Nous avions voyagé des années à la recherche de ce monde et nous avions hâte de nous mettre enfin au travail.

Projet Morgane 12 – phrase 44

Cada vez que pienso en Penélope —y esto ocurre a menudo desde que llegué a Nueva York— la veo otra vez en la playa, joven y coqueta y llena de vida; está como detenida en el tiempo y por eso todavía en mi recuerdo es la muchacha castaña de rizos largos que va descalza.

Traduction temporaire :
Chaque fois que je pense à Penélope – et cela arrive souvent dès que je viens à New York – je l'imagine encore sur la plage, jeune, coquette et pleine de vie ; elle est comme arrêtée dans le temps et c'est pour cette raison que dans mon souvenir, elle reste la jeune fille aux cheveux châtains frisés qui marche pieds nus.

Projet Morgane 13 – phrases 19-21

— Mira, parece un muerto –advierte Jorge sin preocuparse.
— ¿Dónde? –no veo más que un paisaje que lo borra todo.
— Dentro de esa bolsa azul –toma el atajo hacia allá.

Traduction temporaire :

— Regarde, on dirait un mort, avait fait remarquer Jorge sans s'inquiéter pour autant.
— Où ça ? Je ne vois rien qu'un paysage qui efface tout.
— Dans ce sac bleu. Prends le raccourci, par là.

Projet Joana / Sarah – phrases 140-144

Mientras lo engullía, pensaba que había hecho bien mi trabajo, que nadie se había dado cuenta de que entré y salí del cuarto. Todo fue exacto. Tuve suerte, por supuesto; no sólo dependió de mí. Como con el dependiente del deli. Tuvimos suerte de que las formas nos favorecieran (en el caso de él, la de la pierna; en mi caso, la muerte, el velorio de Juan).

Traduction temporaire :
Pendant que je l'engloutissais, je pensais que j'avais bien fait mon travail, que personne ne s'était rendu compte que j'étais entrée et sortie de la chambre. Tout s'était parfaitement déroulé. J'avais eu de la chance, bien sûr ; cela n'avait pas uniquement dépendu de moi. Comme pour le vendeur de chez le traiteur. Nous avions eu de la chance que les formes soient à notre avantage (dans son cas, celle de la patte de porc ; dans le mien, la mort, la veillée funèbre de Juan).

Projet Élise 3 – phrases 60-61

Era inútil. Había caído en su propia trampa al consentir esa especie de fuego cruzado; por un instante trató de olvidarse de quien era, qué hacía, por qué había sido tan débil sólo por aparentar una ridícula superioridad.

Traduction temporaire :
C'était inutile. Il était tombé dans son propre piège en acceptant cette espèce de tir croisé ; un instant, il essaya d'oublier qui il était, ce qu'il faisait, pourquoi il avait été aussi faible tout ça pour afficher une supériorité ridicule.

Projet Irène – phrases 136-138

A pesar de las prohibiciones, en esas microficciones, se los ve felices, con una intimidad mucho más intensa y una vida social menos conflictiva, menos activa, casi nada pública. Como proyecto a largo plazo, además, están estudiando la posibilidad de hacer grandes inversiones para que las personas puedan trabajar desde sus casas. Todos.

Traduction temporaire :
Malgré les interdictions, dans ces micro-fictions, ils ont l’air heureux, ils semblent jouir d'une intimité beaucoup plus intense et d'une vie sociale moins conflictuelle, moins active, quasiment pas publique. En guise de projet de société, on est de surcroît en train d’étudier la possibilité de faire des investissements importants pour que les gens puissent faire du télétravail. Tous.

lundi 14 avril 2014

Exercice d'écriture 18 – par Sarah

« Fax »

À trente à peine, Denis était un jeune homme solitaire. Une semaine auparavant, il avait soufflé ses bougies en tête à tête avec sa mère, dans la salle à manger aux papiers peints jaunis de leur maison de campagne en Normandie. Son père avait quitté le domicile conjugal lorsqu’il était encore enfant, plongeant sa mère dans des dépressions à répétition qu’elle tentait de minimiser en ingurgitant quotidiennement des plaquettes entières d’anxiolytiques, si bien qu’elle avait peu à peu oublié tout un pan de sa vie passée. Si quelqu’un lui avait demandé la raison de ses problèmes, il est probable qu’elle ait été en mal d’y répondre clairement. Avant le départ de son mari, elle avait eu quatre enfants, mais ceux-ci avaient de toute évidence préféré prendre leurs distances avec le cocon familial pour entamer une nouvelle vie qu’ils espéraient différente de celle de leur enfance. Denis était le plus jeune de la fratrie et s’était toujours montré plus réservé que les autres, il n’avait jamais réussi à s’affirmer parmi ses camarades de classe et avait constamment fait l’objet des moqueries des autres enfants.
Une fois le bac en poche, Denis était parti suivre des études de droit à l’université, mais deux mois suffirent à lui faire comprendre que cette filière n’était pas faite pour lui. Il attendit donc la rentrée suivante pour entamer une licence d’Histoire, qu’il obtint brillamment, tout comme le Master et le Doctorat qu’il effectua ensuite. Au cours de toutes ces années d’études, il avait vécu dans la même chambre délabrée de l’unique résidence universitaire du campus, une mansarde étroite et insalubre qui abritait un vieux sommier aux ressorts usés sur lequel reposait un matelas attaqué par les mites, une étagère improvisée avec des planches de bois et une plaque électrique qui ne fonctionna que les deux premières années. Le sérieux du jeune homme était très apprécié par ses professeurs qui l’encouragèrent même une fois à poursuivre son cursus dans cette filière, en intégrant une université étrangère de renommée internationale où il étayerait ses connaissances et dans laquelle il aurait plus de chance de trouver par la suite un poste de chercheur à la hauteur de ses capacités. En vain, car Denis refusait de s’éloigner de sa ville natale, essayant de se convaincre qu’il ne voulait pas abandonner sa mère, même si en réalité, son refus de partir s’apparentait plus à la crainte de partir vers l’inconnu et de devoir se faire accepter par de nouveaux enseignants, alors qu’il se sentait en confiance avec ceux qui le connaissaient.

Au terme de ses études, il obtint donc un poste au sein de sa propre université, en emménageant cette fois-ci dans un appartement plus spacieux que ce qu’il avait connu auparavant, mais tout aussi vétuste. Contrairement à ses anciens camarades de classe, les étudiants l’appréciaient, conscients d’avoir la chance d’étudier avec un professeur si compétent, et il avait de bonnes relations avec ses collègues du département d’Histoire, sans pour autant que celles-ci s’écartent du cadre strictement professionnel. Le soir donc, Denis rentrait seul chez lui et écoutait un air de jazz en préparant ses cours du lendemain. Il ne se sentait pas malheureux ainsi, mais de temps à autre, il lui arrivait de penser avec nostalgie à cette fois où on lui avait proposé de partir. Il était alors incapable de déterminer si oui ou non, il regrettait désormais de ne pas l’avoir fait, mais ne pouvait s’empêcher de se demander quelle aurait été sa vie s’il avait accepté cette offre.

Mais un matin, dans son bureau, alors qu’il corrigeait les copies de ses étudiants de deuxième année, le bip du fax retentit. Il se leva pour regarder de quoi il s’agissait car il attendait les conclusions d’une nouvelle recherche faite par des doctorants d’une université parisienne. Il sortit donc la feuille de la machine et s’aperçut que l’indicatif figurant en bas de la page n’était pas français. Il lut le contenu du message : l’université où il avait refusé de suivre des cours quelques années auparavant lui proposait un poste de chercheur. Il s’affala dans son fauteuil. Il était grand temps pour lui de reprendre son avenir en main s’il voulait que les choses changent.

dimanche 13 avril 2014

Projet Audrey 4 – phrase 4

 Odiaba este tipo de programas, además porque a pesar de haber presentado argumentos y razones válidas a sus padres para llevar a la hoguera a las habituales presentadoras, seguían viéndolos como si nada.

Traduction temporaire :
Il détestait ce type d'émissions, d'autant plus qu'en dépit des arguments et des raisons valables qu'il avait présentés à ses parents pour envoyer au bûcher ces présentatrices habituelles, ils continuaient de les regarder comme si de rien n'était.