lundi 17 novembre 2014

Projet Joana / Justine – phrases 222-231

Entonces estaba hecho el trato. Ella pasaría de editora a escritora con dos cuentos: uno mío y uno suyo. Cuando se quedó dormida, volví a leer mi cuento. Leí el suyo, que no voy a negarlo, me gustaba. Esa historia tan femenina de una loca caminando por la calle, le iba a gustar a las mujeres, a esas poetas del cuerpo que tanto jodían en los ochenta. Treinta y ocho. Había mentido. Tenía cuarenta y dos. Veinticinco. Quizás hubiera querido que mienta. Una noche me dijo que yo me parecía a su marido muerto.

Traduction temporaire :
Le marché avait donc été conclu. Elle allait passer du statut d'éditeur à celui d'écrivain de deux textes : l'un de moi, l'autre d'elle. Après qu'elle s'était endormie, j'avais relu mon texte. J'avais lu le sien, que j'aimais, je ne vais pas le nier. Cette histoire tellement féminine, d'une folle marchant dans la rue, ça allait plaire aux femmes, à ces poétesses du corps qui faisaient tant chier dans les années quatre-vingt. Trente-huit ans. J'avais menti. J'en avais quarante-deux. Vingt-cinq. J'aurais peut-être voulu qu'elle mente. Une nuit, elle m'a dit que je ressemblais à son défunt mari.

Projet Justine 3 – phrases 54-57

No me respondió. Sólo vi que sus ojos se humedecieron. Luego se puso de pie y se marchó.
No intenté seguirla, pensé que más tarde hablaríamos. Yo tenía que afrontar el problema financiero en el que me había metido, informando primero a mi jefe inmediato.

Traduction temporaire :
Elle ne m’avait pas répondu. J’avais juste vu ses yeux s’embuer. Ensuite, elle s’était levée et était partie. Je n’avais pas cherché à la suivre, me disant qu’on en parlerait plus tard. Je devais d'abord affronter les ennuis financiers dans lesquels je m’étais mis, en commençant par en informer mon supérieur direct.

Projet Sonita 16 – phrases 38-39

Ni un corpúsculo de lo que habían sido debía contaminar la atmósfera. Conseguí una autorización para trasladarlos, los llevé a la pampa desierta, y esperé a prudente distancia que vinieran los primeros cuervos.

Traduction temporaire :
Pas un seul corpuscule de ce qu'ils avaient été ne devait polluer l'atmosphère. Ayant obtenu l'autorisation de les déplacer, je les ai emmenés dans la pampa et j'ai attendu, à une distance prudente, que les premiers corbeaux arrivent.

vendredi 14 novembre 2014

Projet Loïck 4 – texte entier

Mario César Lamique (Uruguay)

PARA NO VERLA CAER

No fue el primero pero quizás el más certero, el golpe más preciso.
Su esposo le dio la espalda para no verla caer.
Cayó de apoco, lentamente como planeando en el aire, cayó como hoja de árbol o de papel, cayó como bolsa llena de papas u otra hortaliza,cayó como visita inesperada, como dentro del área penal, cayó como moneda de diez centavos como chaparrón como balde de lluvia fría.
Cayó, calló.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Justine / Vanessa – phrases 176-178

Hermano Plutard (Últimas anotaciones de su diario)

Mientras hacíamos conocer al mundo la verdad divina, en Roma el Papa caía agonizante de una enfermedad desconocida. En una sola noche en el mundo entero la luz radiante y filuda como un rayo, entró en la morada de todos esos gobernantes falsos y los aniquilo sin piedad. Nadie, ni el jerarca político de las más grande potencia nuclear se salvo, Dios es todo poderoso, este era el verdadero significado del fin del mundo...

Traduction temporaire :
Frère Plutard (dernières annotations de son journal)

Alors que nous donnions à connaître la vérité divine au monde, à Rome, le Pape était à l'agonie, frappé par une maladie inconnue. En une seule nuit, cette lumière aussi rayonnante et violente qu'un éclair, s'infiltra dans les demeures de tous les faux gouvernants du monde entier et les anéantit impitoyablement. Personne, pas même le dirigeant politique de la plus grande puissance nucléaire n'en réchappa. Dieu est tout-puissant, voilà la véritable signification de la fin du monde…

Projet Émilie 5 – phrases 243-250

La señora Ema extendió con cuidado la mano y la posó sobre el lomo del tigre. Un escozor le recorrió la espalda. Es bello, pensó la señora Ema, es bello y oscuro y fuerte y de un solo bocado podría engullirme. Y la señora Ema ya no pudo pensar nada más. El tigre la absorbió por completo. Estuvo así un buen rato, con su mano jugueteando entre las rayas del pelaje. Sus dedos recorrían la piel y, al tacto, sintió las costillas que se inflaban y desinflaban. A la señora Ema le pareció que el tigre ronroneaba al recibir sus caricias.

Traduction temporaire :
Madame Ema tendit la main avec précaution. Un frisson lui parcourut le dos quand elle lui caressa l'échine. Il est beau, songea-t-elle, il est beau, foncé et fort, et il pourrait ne faire de moi qu’une bouchée. Elle ne put rien penser d’autre. Le tigre l’avait complètement absorbée. Elle resta ainsi un bon moment, à faire jouer sa main au milieu des rayures du pelage. Ses doigts parcouraient la peau et, au toucher, elle sentit les côtes se soulever et s'abaisser. Elle eut l’impression que le fauve ronronnait sous ses caresses.

Projet Aurélie 0 2 – phrases 1-2

Mario César Lamique (Uruguay)


Ninguno de los dos, ni vos ni yo, estuvimos atentos a signos o señales que preanunciaran un mal próximo, una catástrofe natural, un caos provocado o una crisis que de alguna forma se asemejara a una oportunidad.
No presté atención a ningún cartel así que no puedo saber si establecían normas, avisaban peligros, reducción de calzada o simplemente prohibían avanzar.

Traduction temporaire :


Mario César Lamique (Uruguay)

Aucun de nous deux, ni toi ni moi, ne fûmes attentifs aux signes ou aux signaux qui prédisaient une épreuve à venir, une catastrophe naturelle, un chaos volontaire ou une crise qui, d’une certaine manière, ressemblerait à une opportunité.
N’ayant prêté attention à aucun des panneaux, je ne peux donc pas savoir s’ils établissaient des règles, avertissaient d’éventuels dangers, d'un rétrécissement de la chaussée ou simplement s’ils interdisaient d’avancer.

Projet Noemi 3 – phrases 55-61

Han pasado ya varios años. Mi hermana y yo pudimos ir a la universidad. No ejercemos, sin embargo. Con ellos ya retirados, optamos por continuar el negocio familiar. Mirando y calmando, saliendo y entrando. Otorgando nuevos puntos de vista. Y callando cuando hay que hacerlo.

Traduction temporaire :
Bien des années ont passé. Ma sœur et moi, nous pûmes aller à l'Université. Cependant, aucun de nous n'exerce aujourd'hui dans son domaine. Une fois nos parents à la retraite, nous décidâmes de reprendre l'affaire familiale. Observant et rassurant, entrant et sortant, offrant de nouveaux points de vue, mais aussi, nous taisant quand cela est nécessaire.

Projet Émilie 5 – phrases 229-248

Con pasos lentos y sin retirar la mano de su pecho, la señora Ema giró alrededor del acoplado. Las respiraciones acompasadas del tigre y la tigresa dormidos llenaban el galpón. Los zapatos con suela de goma de la señora Ema no hicieron ningún ruido al caminar sobre el polvo del piso. Duilio carraspeó y escupió hacia afuera.
¡Shhh!, exclamó la señora Ema. ¡Los va a despertar!
¿A quién? ¿A éstos? Éstos hasta mañana no se enteran de nada, dijo Duilio y metió un brazo por entre los barrotes, subió los belfos del tigre y lo tomó por uno de sus colmillos.
Le va a arrancar la mano, pensó la señora Ema. Ahora el tigre se va a despertar, va pegarle un zarpazo y le va a arrancar la mano. Duilio hizo como si quisiera aflojar el colmillo. La cabeza del tigre se movió sin oponer resistencia.
Déjelo, no sea molesto, dijo la señora Ema.
¿Quiere tocarlos?, preguntó Duilio.
Me da miedo. Con verlos así de cerca a mí ya me alcanza.
Venga, tóquelos, dijo Duilio.
¿Se puede?
Sí, claro.

Traduction temporaire :

À pas lents et sans ôter la main de sa poitrine, madame Ema contourna la remorque. Les respirations régulières du tigre et de la tigresse endormis emplissaient la remise. Les chaussures à semelle en caoutchouc de madame Ema ne firent aucun bruit lorsqu’elle foula la poussière sur le sol. Duilio se racla la gorge puis cracha vers l’extérieur.
Chuuuut ! s’exclama madame Ema. Vous allez les réveiller !
Qui donc ? Eux ? Ils ne s'apercevront de rien jusqu’à demain, déclara Duilio avant de passer un bras entre les barreaux pour soulever les babines du tigre et toucher un des crocs.
Il va lui arracher la main, pensa madame Ema. Le tigre va se réveiller, lui mettre un coup de griffe et lui arracher la main. Duilio fit mine de vouloir faire bouger le croc. La tête du tigre remua sans opposer la moindre résistance.
Laissez-le, arrêtez de l’embêter, ordonna madame Ema.
Voulez-vous les toucher ? demanda Duilio.
Ça me fait peur. Les voir d'aussi près me suffit.
Allons, touchez-les, insista Duilio.
Je peux ?
Oui, bien sûr.

Question de lexique

Que signifier le verbe : « POUTSER » ?

Projet Aurélie 0 – phrases 5-11

En Sao Paulo, no sabíamos dónde íbamos. Nada importaba. El amor a primera vista era una tormenta devastadora.
Las cosas cambiaron, él golpeaba, insultaba, para que aprendas, me decía.
- Chilena subdesarrollada, para que aprendas, moretones y hematomas por todo el cuerpo, niña mal educada.
Huí por Brasil y Uruguay. Cartas amenazantes me perseguían. Nunca las contesté y jamás me alcanzaron.

Traduction temporaire :

À Sao Paulo, nous ne savions pas où nous allions. Rien n’importait. L’amour, à première vue, était une tempête dévastatrice.
Les choses changèrent, il me battait, m’insultait, pour que tu apprennes, me disait-il.
— Chilienne sous-développée, pour que tu apprennes, bleus et hématomes sur tout le corps, gamine mal élevée.
Je fuis au Brésil et en Uruguay. Des lettres menaçantes me poursuivaient. Jamais je n’y répondis et jamais elles ne m’atteignirent.

Projet Émilie 5 – phrases 231-242

El centro de la habitación lo ocupaba un acoplado sobre el que descansaban dos jaulas estrechas. En una dormía el tigre de Bengala. En la otra dormía la hembra, también anestesiada. Tenía una de las patas envuelta en vendas.
Ahí los tiene, dijo Duilio.
La señora Ema se quedó quieta frente a las jaulas. Aspiró profundamente, pero la emoción hizo que el aire se atravesara en su garganta y le pareció que ya nunca más iba a salir. Se llevó una mano al corazón.
¿Le gustan?, preguntó Duilio.
La señora Ema hizo que sí con la cabeza y el aire escapó en un suspiro.
Son bellísimos, dijo.
Dé la vuelta, así los ve desde este otro lado.

Traduction temporaire :

Au centre de la pièce se trouvait une remorque sur laquelle étaient posées deux cages étroites. Le tigre du Bengale dormait dans l’une d’elles. La femelle, également anesthésiée, dans l’autre. Elle avait une patte bandée.
Les voici, annonça Duilio.
Madame Ema demeura immobile face aux cages. Elle inspira profondément, mais, sous le coup de l’émotion, l’air se bloqua dans sa gorge et il lui sembla qu’il n’allait plus jamais en sortir. Elle porta la main à son cœur.
Ils vous plaisent ? interrogea Duilio.
Madame Ema acquiesça et l’air s’échappa dans un soupir.
Ils sont magnifiques, dit-elle.
Faites le tour, pour les voir depuis l’autre côté.

Projet L'ébène – phrases 19-20

Cuando levantó la mirada vio a un grupo de cuatro soldados acercarse. Ella misma, para demostrar que lo que escondía era inofensivo, volvió a descubrir a su bebé, y lo levantó en sus brazos como una presa de caza para que los soldados pudieran verlo mientras se aproximaban.

Traduction temporaire :
Quand elle leva les yeux, elle vit un groupe de quatre soldats s'approcher. D'elle même, pour prouver que ce qu'elle cachait était inoffensif, elle découvrit de nouveau son bébé et le souleva comme une prise de chasse pour que les soldats puissent le voir.

Projet Chloé 11 – phrases 18-19

Aquí, en mi lugar favorito, me reúno con mis amigos cada vez que podemos y si se puede decir, todos los días lo hacemos. Y cada vez nuestras conversaciones se llenan de nuestras familias, de nuestras amantes, de nuestras estúpidas dolencias que ya me dejaron con los crespos hechos cada vez que Javiercito cuenta sobre la maldita fatiga que tiene antes de levantarse de su cama.

Traduction temporaire :
Ici, dans mon endroit préféré, je retrouve mes amis dès que c'est possible ; tous les jours, à vrai dire. Et systématiquement, nos conversations tournent autour de nos familles, de nos maîtresses, de nos douleurs stupides qui m'ont particulièrement agacé chaque fois que Javiercito nous parle de sa terrible fatigue qui se manifeste au réveil.

Projet Annelise 2 – phrases 44-46

Todo un lugar común, una propia y llana miseria. Sueno pesimista, ahora no me queda duda de eso. Alguna vez Didier me dijo que lo peor del suicidio no es la muerte en sí por mano propia, sino lo que se desencadena luego.

Traduction temporaire :
Un endroit des plus ordinaires, une misère claire et nette. À présent, cela ne fait plus l'ombre d'un doute, même si je passe pour un pessimiste en le disant. Une fois, Didier m'a confié que le pire, dans le suicide, ce n'est pas la mort en soi, donnée de sa propre main, mais ce qui se déclenche ensuite.

Projet Émilie 5 – phrases 223-228


Nueve: el encuentro con los tigres. El depósito de los empleados del zoológico estaba detrás de la casa de los leones. Duilio prendió una bombilla. Era una habitación grande, sin ventanas, con un gran portón corredizo de chapa acanalada. Había fardos y bolsas de granos y una cámara frigorífica donde guardaban las medias reses para alimentar a los animales. Había algunos roperos, bancos, sillas amontonadas cubiertas de polvo, un carrito de pochoclo destartalado al que le faltaba una rueda y, en una esquina, cientos de palas, rastrillos, azadas, escobas e implementos para el jardín.

Traduction temporaire :

Neuf : la rencontre avec les tigres. La remise des employés du zoo se trouvait derrière la maison des lions. Duilio alluma une lampe. La pièce était vaste, dépourvue de fenêtres, et fermée par une grosse porte coulissante en tôle ondulée. Elle contenait des ballots, des sacs de grains et une chambre froide où l’on conservait les demi-carcasses de vaches destinées à nourrir les animaux. Il y avait aussi des penderies, des bancs, des chaises entassées couvertes de poussière, un chariot à pop-corn auquel il manquait une roue et, dans un coin, des centaines de pelles, de râteaux, de bêches, de balais et d’outils de jardin.

Projet Elena / Céline – phrases 100-109

Tuvo que volver mamá de Mar del Plata para que la opera­ción se decidiera. Primero lo vio un traumatólogo, después un neurólogo. "Si no se opera, pierde el pie", le dijeron. Porque papá y mamá no querían. "Está pinzado el ner­vio ciático.¿Le gustaría arrastrar el pie muer­to?", le dijeron. Porque sabían que no le gustaría. "No hay alternativa", le dijeron. "Hay que operarse". Porque querían ver lo que tenía  adentro.

Traduction temporaire :

Maman avait dû revenir de Mar del Plata pour que l'opération se concrétise. D'abord, il avait consulté un traumatologue, puis un neurologue. « Si on ne l’opère pas, il perdra son pied », lui avait-on affirmé. Parce que papa et maman s'y opposaient. « Le nerf sciatique est pincé. Vous aimeriez traîner un pied mort ? », lui avait-on demandé. Parce qu'on savait que ce n’était pas ce qu’il voulait. « Il n'y a pas d'alternative », lui avait-on assuré. « Il faut opérer. » Parce qu'on voulait voir ce qu'il avait à l'intérieur.

Projet Carolina 3 – phrases 5-6

Que no dijera nada, decía, que era nuestro secreto. Sólo cuando al tiempo lo vi haciendo lo mismo con mis dos hermanas menores, comprendí que mi madre no era mi enemiga.

Traduction temporaire :
Et que je n'en parle pas, disait-il, parce que c'était notre secret. Lorsque, quelque temps après, je le vis faire la même chose avec mes deux sœurs cadettes, je compris soudain que ma mère n'était pas mon ennemie.

Projet Aurélie 0 – titre + phrases 1-4

SILVIA MANRÍQUEZ

Contar para olvidar

Preguntó mi nombre. - Me llamo Yuly- respondí. Tengo 15 años, soy chilena del Puerto de Valparaíso.
- Soy Jorge, húngaro nacido en Budapest.

Traduction temporaire :

SILVIA MANRÍQUEZ

Raconter pour oublier

Il me demanda mon prénom. – Je m’appelle Yuly – répondis-je. J’ai 15ans, je suis chilienne, je viens de Puerto de Valpaíso.

— Moi, c’est Jorge, hongrois né à Budapest.

mercredi 12 novembre 2014

Projet Élodie 9 – phrases 92-96

¿Qué hacía yo cuando papá me pegaba con el cinturón y me encerraba en el ropero de la abuela? Imaginaba que al ropero se le había volado el techo y se veía el cielo. Y yo empezaba a volar, y subía, subía cada vez más alto, miraba para abajo y me veía a mí misma como si fuera dos personas distintas, como las mellizas del tercer piso. Bueno, ahora, que soy más grande, puedo subir más alto aún. Miro para abajo y, para mi sorpresa, solo veo a una mujer, una sola, dispuesta a emprender la marcha tanto tiempo postergada.

Traduction temporaire :
Qu'est-ce que je faisais quand papa me frappait avec sa ceinture et m'enfermait dans la penderie de grand-mère ? J'imaginais que le toit s'envolait et qu'on pouvait voir le ciel. Et je commençais à voler, je montais, montais, de plus en plus haut. Je regardais vers le bas et je me voyais, moi, comme si j'étais deux personnes différentes, pareil que pour les jumelles du troisième étage. Mais bon, maintenant que je suis grande, je peux monter encore plus haut. Je regarde vers le bas et étonnamment, je ne vois qu'une femme, une seule, prête à entreprendre la démarche tant de temps repoussée.

Projet Noemi 3 – phrases 49-54

Si alguien quedaba muy afectado, lo llevaba a dar un breve paseo por el jardín. Más de una idea surgió en las caminatas. Más de un negocio —o un amorío— vio nacer en la sala de espera.
Muchas empresas lo contactaron. Casi no encontró descanso en La guillotina, nombre con el que alegremente llamaba a su oficina.
Una tarde tuvo que rodar la cabeza de su ex jefe.

Traduction temporaire :
Si quelqu’un s'en trouvait particulièrement affecté, il l'emmenait faire un petit tour dans le jardin. Plus d'une idée fusa lors de ces promenades, et il fut témoin de la naissance de plus d'une affaire – ou même d'une amourette – dans la salle d'attente. Beaucoup d’entreprises recoururent à ses services. C'est à peine s'il eut un moment de répit à La guillotine, nom avec lequel il avait joyeusement baptisé son bureau. Un jour, ce fut la tête de son propre ex-patron qu'il dût couper.

Projet Justine 3 – phrases 49-53

Sentí rencor por la desconsideración de Camila, y por lo sencillo que le parecía todo. Ella había nacido en una casa donde siempre hubo dinero. Pensé que no tenía la menor idea de lo que para mí significaba el esfuerzo que estaba realizando. Le eché en cara su superficialidad, su desatino, su descuido. Toda la culpa se la atribuí sólo a ella y le dije que no podíamos tener ese hijo.

Traduction temporaire :
J’avais éprouvé de la rancœur vis-à-vis du manque de considération de Camila et du fait que tout lui paraissait simple. Elle était née dans une maison où l’argent n’avait jamais manqué. J'avais imaginé qu’elle n’avait pas la moindre idée de ce que représentait pour moi l’effort que j’étais en train de fournir. Je lui avais balancé ses quatre vérités : sa superficialité, sa bêtise, son inattention. J’avais rejeté toute la faute sur elle, avant de lui asséner qu’on ne pouvait pas avoir cet enfant.

Projet Joana / Justine – phrases 214-221

Que «Darío del Ollo» esto. Que «Darío del Ollo» lo otro. Seguía hablándome del cuento. Me dijo Ya, está bien, lo publicamos y lo firmo yo, publicamos el tuyo y «La voz de Lidia», si es que no quieres que nadie sepa que andas escribiendo cuentos asquerosos. No le dije nada. Ya para eso «Darío del Ollo» había despertado muchas cosas. Quería escribir alguna cosa más. Pero me quedé callado.

Traduction temporaire :
« Darío du cul » par-ci, « Darío du cul » par-là. Elle me parlait toujours de ce texte. Elle m'a dit : ok, on le publie et moi, je signe. Si tu veux que personne ne sache que tu écris des histoires dégoûtantes, on publie le tien et « La voix de Lidia ». Je n'ai rien répondu. Parce que « Darío du cul » avait réveillé beaucoup de choses en moi. Je voulais écrire autre chose. Pourtant, j'ai gardé le silence.

Projet Caroline 2 – phrases 133-138

—Hazlo si es tu deseo, Samael. Aunque yo no tomaré parte en tus ambiciones personales —contestó Lucifer con firmeza.
—¿Y por qué no sembramos el temor entre esos humanos, Majestad? —Quiso saber el impetuoso Belcebú—. Si destruimos a gran parte de ellos es posible que el resto nos vuelva a tener en consideración. Además, ahora que Yavé está ocupado con la retirada, podríamos quedarnos con gran parte de las posesiones terrenales sin correr riesgos. A fin de cuentas, lo que en su día consiguieron gracias a nosotros, ahora se lo retiraríamos de sus manos —dijo levantando el puño.

Traduction temporaire :

— Fais-le si tel est ton désir, Samaël. Moi, je ne soutiendrai pas tes ambitions personnelles, répondit Lucifer avec fermeté.
— Et pourquoi ne pas semer la terreur parmi ces humains, Majesté ? revint à la charge l'impétueux Belzébuth. Si nous détruisons bon nombre d'entre eux, il est possible que le reste nous respecte à nouveau. De plus, Yahvé étant actuellement occupé à retirer ses troupes, nous pourrions nous emparer d'une grande partie des possessions terrestres sans courir de risques. Finalement, aujourd'hui, nous leur retirerions ce que nous leur avions permis d'obtenir hier ! s'écria-t-il, le poing brandi.

Projet Elsa 3 – phrases 17-19

Finaliza el primer acto, en el que me he sentido una joven esposa en su noche de bodas. Estoy emocionada y comparto mis impresiones con un desconocido compañero de butaca. “No ha sido más que el comienzo –prosigue-.

Traduction temporaire :

Le premier acte s'achève, je m'y suis sentie comme une jeune mariée pendant sa nuit de noces. Je suis émue et je partage mes impressions avec un voisin de fauteuil inconnu. « Ce n'est que le début, poursuit-il.

Projet Émeline / Justine – phrases 23-24

Gonzalo dejó el libro abierto sobre la barra mientras rebuscaba en sus bolsillos un dinero que ya no tenía, se sacó las manos vacías y encogió los hombros ante el encargado, al tiempo que se ponía su sonrisa de sincera disculpa. El encargado le dijo que no importaba, que ya pagaría al día siguiente, hay que joderse con estos muertos de hambre –esto sólo lo pensó-, les deja la mujer y ya se creen que no tienen casa.

Traduction temporaire :
Gonzalo a posé son livre ouvert sur le comptoir pour chercher dans ses poches un argent qu’il n’avait plus. Il en a ressorti ses mains vides, a haussé les épaules et a souri à son interlocuteur, l'air sincèrement désolé. Le patron lui a assuré que cela n’avait pas d’importance, qu’il paierait le lendemain. Il faut se les farcir ces crève-la faim – ça, il l’a juste pensé – leur femme les quittent et, ça y est, ils croient qu’ils n'ont plus de chez-soi.

Projet Annelise 4 – phrases 22-26

Una se había escondido detrás del modular, otra rodó debajo de un sillón, una tercera casi escapa hacia el balcón. Una fría tenaza comprimió su estómago cuando vio ese pedacito de cartón plastificado ir rebotando alegremente hacia el balconcillo. Había llegado justo a tiempo. Su mano se cerró sobre la huidiza pieza justo antes de que llegara una brisa. Entró de vuelta al comedor y cerró el acceso a aquel pozo que casi destruye sus sueños.

Traduction temporaire :
L'une d'elles s'était camouflée derrière l'étagère, une autre roula sous un fauteuil, et une troisième faillit s'échapper par la balustrade. Elle avait senti une douleur glaciale lui comprimer l'estomac lorsqu'elle avait vu ce minuscule morceau de carton en plastique rebondir allègrement vers le petit balcon. Elle était arrivée juste à temps. Sa main s'était refermée sur la pièce fugueuse, à peine avant qu'une brise ne souffle. Elle retourna à la cuisine et bloqua l'accès à cet abîme qui avait été sur le point d'anéantir ses rêves.

Projet Florian – phrases 67-70

Un golpe de mar me obliga a cerrar la portezuela y vuelvo estar ante los dos jugadores. Les digo que no sé jugar al póker, que es un juego del oeste ó de ladrón de guante blanco y que yo sólo juego al mus. Por la pinta de extranjeros que tienen estoy seguro de que no saben de mus y que me dejarán marchar. Pero veo que se ríen.

Traduction temporaire :
Un coup de mer m'oblige à fermer la portière et je me trouve de nouveau devant les deux joueurs de cartes. Je leur dis que je ne sais pas jouer au poker, que c'est un jeu du Far West ou de gentleman cambrioleur et or, moi, je joue uniquement au Mus. Avec l'allure d'étranger qu'ils ont, je suis sûr qu'ils ne savent pas ce qu'est le Mus et qu'ils me laisseront partir. Mais je vois qu'ils rigolent.

mardi 11 novembre 2014

La chanson du mardi – choisie par Elena

No sé por qué te quiero - Ana Belén y Antonio Banderas


Projet Sonita 16 – phrases 35-37

Salvo del odio, el odio persiste, y saborea el hecho de su muerte. Yo no les di con el gusto de enterrarlos, esos cuerpos no merecían la tierra. Tampoco de incinerarlos, no merecían flotar en el aire.

Traduction temporaire :
Tout sauf la haine. La haine, elle, elle demeure et savoure leur mort. Moi, je ne leur ai pas fait le plaisir de leur donner des funérailles, ces corps-là ne méritaient pas d'être en terre. De les incinérer non plus, ils ne méritaient pas de flotter dans les airs.

Projet Hélène 2 – phrases 153-156

Pero a menudo tiene la impresión de estar mintiendo, como lo hacen los niños pequeños cuando han hecho alguna travesura. A veces siente culpa cuando apaga las velas de una torta y sabe que, en cierto modo, celebra la muerte de la mujer que le permitió apagarlas. En muchas formas, su padre ha sido todo para él. Y, aunque a veces ha echado en falta su compañía –que valora precisamente porque es escasa–, siente que lo respeta y admira y nunca ha dejado de acompañarlo cuando ha necesitado su apoyo.

Traduction temporaire :
Mais il a souvent l’impression de mentir, comme les enfants lorsqu’ils ont fait une bêtise. Parfois, il se sent coupable de souffler les bougies de son gâteau d’anniversaire, sachant que, d’une certaine manière, il fête la mort d’une femme qui lui a permis de les éteindre. Son père était tout pour lui, à bien des égards. Et, même si sa présence lui a parfois manqué — c’est précisément parce qu’elle est rare qu’elle est si précieuse à ses yeux — il le respecte, l’admire et l’accompagne à chaque fois qu’il a besoin de son aide.

Projet Miroslaba – phrases 17-19

Al rededor de sus ojos y su boca, las arrugas avanzaron implacables. La vejez llegó de pronto, solapada, ocupando todo su cuerpo. Desde sus ojos casi ciegos intentó mirar - añadiendo los contornos que recordaba de las cosas y personas - cada vez más desolada.

Traduction temporaire :
Autour de ses yeux et de sa bouche les rides progressaient, implacables. La vieillesse arriva d'un coup, rusée, occupant tout son corps. Elle essaya de regarder à travers ses yeux presque aveugles - en ajoutant les contours des choses et des personnes dont elle se souvenait-, de plus en plus éplorée.

lundi 10 novembre 2014

Projet Margaux 11 – phrases 6-9

Tantas emociones puse a masticar agua, esperando un llamado. Ahora, sin plumas ni antifaz, no hace falta quebrar el reflejo de mis naturalezas. Hay sólo una que me permite hundir un poco más el puñal. No sentí tu alarido.

Traduction temporaire :
J'ai ressenti tant d'émotions alors que je mâchais l'eau, attendant un appel. Maintenant, sans plumes ni masque, il n'est pas nécessaire de briser le reflet de ma nature ; seul un de ses aspects me permet de planter un peu plus le poignard. Je n'ai pas perçu ton hurlement.

Projet Irène – phrases 209-211

Rozo con mis dedos el glande, liberado por un prepucio mortal, del revólver 38 que sostiene el cinturón en la retaguardia de mi cuerpo, enfriándose.
Trato de no atormentarme pensando en lo ocurrido. Pero es difícil. Cuento obsesivamente los patrulleros que nos cruzamos. Van tres.

Traduction temporaire :
Du bout des doigts, je frôle le gland, libéré par un prépuce mortel, du 38 accroché à ma ceinture, au niveau de mon postérieur, et qui est en train de refroidir. J’essaie de ne pas me torturer en pensant à ce qui vient de se passer. Mais c’est difficile. De façon obsessionnelle je compte les patrouilles que nous croisons. Il y en a trois.

vendredi 7 novembre 2014

Projet Carolina 3 – phrase 4

Un día, mientras hacía mis primeros intentos en la cocina, me abrazó por detrás, me tomó la cintura, me dio vuelta, y vi sus ojos cerca, muy cerca, antes de que me pincharan los pelos de su bigote en la cara y algo mojado entreabriera mi boca.

Traduction temporaire :
Un jour, alors que je faisais mes premiers essais en cuisine, il m'attrapa par derrière, me serra à la taille, me retourna, et je vis ses yeux de près, de très près, juste avant que les poils de sa moustache ne me piquent le visage, et que quelque chose de mouillé n'entrouvre ma bouche.

Projet Justine / Vanessa – phrases 171-175

Una luz potente que venía de una claraboya de la iglesia, como un reflector atómico, se clavo en la figura del niño. Todos quedaron íntegramente paralizados cuando el niño vestido completamente de blanco se volvió y estos vieron su rostro.
¡Es...es...es…! balbuceo una periodista inglesa.
¡Pero por todos los cielos, dijo otro, Jesús era...!
Centenares de fotos se tomaron en ese instante y el hermano Plutard con el niño de la mano salieron a la plaza de Notre Dame para dirigirse a los miles de creyentes que se encontraban afuera rezando.

Traduction temporaire :

Provenant d'une claire-voie de l'église, une lumière puissante darda ses rayons sur le visage de l'enfant, tel un réflecteur atomique. L'assistance se retrouva complètement paralysée quand, tout de blanc vêtu, il se retourna, donnant à voir son visage. C'est… C'est… C'est… ! balbutia une journaliste anglaise. Par tous les saints ! s'exclama un autre, Jésus était… ! À cet instant précis, des centaines de photos furent prises et, tenant le petit par la main, Frère Plutard sortit sur le parvis de Notre-Dame pour s'adresser aux milliers de croyants qui priaient là.

jeudi 6 novembre 2014

Projet Sonita 16 – phrases 32-34

En mí no gastaron ni un centavo desde que tuve quince años. Ni siquiera me pagaron un viaje a la costa cuando me recibí de bachiller. Ahora ya puedo olvidarme de todo aquello.

Traduction temporaire :
Ils n'ont plus dépensé un sou pour moi depuis mes quinze ans. Ils ne m'ont même pas payé un voyage à la mer lorsque j'ai eu mon bac. Maintenant, je peux enfin oublier tout cela.

Projet Victor 2 – phrases 43-49

El hombre contestó:
-¿Urashima? ¿Cómo preguntas por él, si hace cuatrocientos años que desapareció pescando? Su padre, su madre, sus hermanos, los nietos de sus hermanos, ha siglos que murieron. Esa es una historia muy antigua. Loco debes de estar cuando buscas aún la tal choza. Hace centenares de años que era escombros.

Traduction temporaire :
— Urashima ? Pourquoi demander de ses nouvelles alors qu'il a disparu à la pêche il y a quatre-cents ans ? Votre père, votre mère, vos frères, les petits-enfants de vos frères, cela fait des siècles qu’ils sont morts. C’est une histoire très ancienne. Vous devez être fou pour chercher cette hutte. Il n’en reste que des décombres depuis des centaines d’années.

mercredi 5 novembre 2014

Projet Elena 7 – phrases 257-261

Mi vista ya no era tan buena como antes, pero sabía que sí. El viejo M jugaba con Freddy y su golpe de derecha resonaba como el mandoble en la batalla de un rey. Su pelo, enteramente de color caramelo, no necesitaba todavía del lento disimulo de la pomada blanca. En un banco junto a la cancha una mujer tejía a la sombra y cada tanto alzaba la mirada para seguir las alternativas de un peloteo. ¿Era ella?

Traduction temporaire :
Ma vue n'était plus aussi bonne qu'avant, mais j'en étais certain : le vieux M était bel et bien en train de jouer avec Freddy et son coup droit résonnait comme en pleine bataille, un roi assène un coup avec son épée à deux mains. D'un ton caramel, ses cheveux n'avaient pas encore besoin d'être parcimonieusement oints avec de la pommade blanche. Sur un banc, près du terrain, une femme tricotait à l'ombre, levant les yeux de temps en temps pour suivre les échanges. Était-ce elle ? 

Projet Elena / Céline – phrases 94-99

Sin embargo, nunca me decep­cionaba porque papá, examinando el picadillo, me daba una larga explicación sobre lo que habían co­mido los pescados. Además a veces encontrá­bamos caracoles o cangrejitos. Una vez pesca­mos una corvina negra con las huevas hincha­das de huevitos. Como era muy grande papá se sacó una foto con la corvina todavía engan­chada en el anzuelo. La foto la tengo. Y sin embargo mi papá se murió. ¿No es increíble?

Traduction temporaire :
Cela dit, je n'étais jamais déçue, parce que tandis qu'il examinait cette bouillie, papa me donnait une longue explication sur ce que les poissons avaient mangé. Sans compter que parfois, on trouvait des coquillages ou des petits crabes. Un jour, on a pêché un maigre noir, dont les poches étaient pleines d’œufs minuscules. Suspendu à l'hameçon, il était très grand et papa s'est fait prendre en photo avec. Ce cliché, je l'ai toujours. Et pourtant, mon papa, lui, il est mort. Incroyable, non ?

Projet Émilie 5 – phrases 223-230

¿Quién?
El elefante.
No tiene nombre. Se llama Elefante, nada más, contestó Duilio.
¿Falta mucho para llegar donde están los tigres?, preguntó la señora Ema.
Es aquí cerca, dijo Duilio.
Estoy cansada, dijo la señora Ema.
Duilio no contestó.

Traduction temporaire :

Qui ?
L’éléphant.
Il n’a pas de nom. Il s’appelle Élephant, c’est tout, répondit Duilio.
Sommes-nous encore loin des tigres ? demanda madame Ema.
C’est tout près, assura Duilio.
Je suis fatiguée, précisa madame Ema.
Duilio ne réagit pas.

Projet Émilie 5 – phrases 215-222

El elefante alzó la trompa, la extendió y bramó bien fuerte.
Bien, muy bien, buen muchacho, exclamó Duilio y le dio una palmada. El elefante bajó la trompa y volvió a pararse en cuatro patas. Duilio corrió hasta el refugio y le trajo como premio un gran puñado de pasto seco.
Ya era de noche. Las luces de la vía blanca de tanto en tanto sobrepasaban los árboles y las barrancas e iluminaban algún sector de zoológico. Murciélagos salvajes volaban entre los corrales y las jaulas. En sus cubos de cristal, las serpientes comenzaban a desenrollarse y a oler con sus lenguas húmedas el aire alrededor.
¿Cómo se llama?, preguntó la señora Ema.

Traduction temporaire :
L’éléphant leva sa trompe, la dressa et barrit très fort.
Bien, très bien, bon garçon, s’exclama Duilio avant de le flatter de la main. L’éléphant abaissa sa trompe et se remit sur ses quatre pattes. Duilio courut jusqu’au refuge et lui rapporta une grosse poignée de foin en guise de récompense. Il faisait déjà nuit. De temps à autre, les lumières de la route éclairaient certaines zones du zoo au-delà des arbres et des fosses. Des chauves-souris sauvages voletaient entre les enclos et les cages. Dans leurs cubes de verre, les serpents commençaient à se dérouler et à humer l’air environnant avec leurs langues humides.
Comment s’appelle-t-il ? demanda madame Ema.

Projet Élodie 9 – phrases 90-91


Al entrar me pregunto si la secretaria será la misma. Supongo que no, me respondo; no tiene mucha importancia. Mis papeles, guardados en alguno de los cajones del viejo armario, que se parece tanto al de mi abuela, esperan el momento de salir de nuevo a la luz después de tantos años.

Traduction temporaire :
En entrant, je me demande si la secrétaire sera la même qu'avant. Je suppose que non, me dis-je ; ça n'a pas beaucoup d'importance. Conservés dans un des tiroirs de la vieille armoire qui ressemble énormément à celle de ma grand-mère, mes papiers attendent le moment de ressortir à la lumière du jour après tant d'années.

Projet Joana / Justine – phrases 208-213


Pensé que Cecilia también lo haría, pero cuando ya la había penetrado y dejó de luchar, empezó a besarme como en el corredor. Terminó arañándome y dejándome la piel de la espalda en carne viva después del primer orgasmo. Supe mientras ella gritaba que no podría dejarla fácilmente. Ella sabía quién era yo y no le importaba. Estaba enchuchado, como se dice, al principio. Después, seducido por su soledad y su locura.

Traduction temporaire :
J'avais imaginé que Cecilia aurait la même réaction, mais après que je l'ai pénétrée et qu'elle a cessé de se débattre, elle s'est mise à m'embrasser comme dans le couloir. Elle a fini par me griffer, me laissant la peau du dos à vif après le premier orgasme. Tandis qu'elle criait, j'ai compris que je n'arriverais pas à la quitter facilement. Elle savait qui j'étais, mais ça ne la gênait pas. Au début, j'en pinçais juste pour elle comme on dit. Puis, j'ai été séduit par sa solitude et sa folie.

mardi 4 novembre 2014

Projet Elsa 3 – phrases 14-16

Acerca sus labios a mi oído y, en voz muy baja, casi en un murmullo, me pide que cierre los ojos y que deje a mis sentidos empaparse de la música. ¡Qué buenas palabras para comenzar mi crónica! Le agradezco su gentileza.

Traduction temporaire :
Il approche ses lèvres de mon oreille et, à voix très basse, presque dans un murmure, me demande de fermer les yeux et de laisser mes sens s’imprégner de la musique. De bien jolis mots pour commencer ma chronique ! Je le remercie de sa gentillesse !

Projet Annelise 4 – phrases 16-21

Lo había observado tantas veces en la tapa de la caja del rompecabezas. Un rostro triste en el centro de aquella escena maravillosa. ¡Cuántas veces se había preguntado el porqué de esa tristeza! Ella estaría tan feliz si estuviera entre aquellos árboles, si pudiera acercarse a ellos aunque fuera una sola vez…
Quedaban cinco piezas, una nariz, una boca y dos ojos. Se le resbalaban entre los dedos y tuvo que agacharse varias veces para buscarlas por el piso.

Traduction temporaire :
Elle l'avait observée tellement de fois sur le couvercle de la boîte du puzzle. Un visage triste dans cette merveilleuse scène. Combien de fois s'était-elle interrogée sur les raisons de cette tristesse ! Elle qui serait si heureuse de se trouver au milieu de ces arbres ; si seulement elle pouvait s'approcher d'eux, rien qu'une fois… Il restait cinq pièces, un nez, une bouche et deux yeux qui, lui échappant des mains, l'obligèrent à se pencher à plusieurs reprises pour les ramasser.

Projet Hélène 2 – phrases 150-152

El día del funeral el sacerdote leyó un salmo, su voz arrullando el cabello del pequeño Guilherme, recostado sobre el hombro de una tía anciana habituada a la comprensión y a los consuelos. Al terminar, Luizinho agradeció al sacerdote, le dio un beso a su hijo y condujo alrededor del pueblo hasta que agotó la gasolina del coche. Cuando le preguntan a Guilherme si recuerda a su madre, él responde que no.

Traduction temporaire :
Le jour de l’enterrement, le prête lut un psaume, sa voix berçant la chevelure du petit Guilherme, blotti tout contre l’épaule d’une vieille tante habituée à comprendre et à consoler. À la fin, Luizinho remercia l'homme d'église, embrassa son fils et fit le tour du village en voiture, jusqu’à ce qu'elle tombe en panne d’essence. Quand on demande à Guilherme s’il se souvient de sa mère, il répond que non.

Projet Marine 3 – phrases 11-14

Desearían ser cíclopes. Y se esfuerzan, tapando con una mano su ojo derecho, o quizás el izquierdo, o uno y otro alternativamente. Pero todo resulta inútil. Lo único que consiguen es angustiarse cada vez más, ahondando en el inmenso vacío que asola el centro de su frente.

Traduction temporaire :
Elles aspireraient à être des cyclopes. Et elles s'y efforcent, en se cachant avec une main soit l'œil droit, soit éventuellement le gauche, soit l'un et l'autre alternativement. Mais tout cela est vain. Elles n'en tirent qu'une angoisse de plus en plus intense, qui les plonge dans le vide immense asséchant le centre de leur front.

Projet Élise 3 – phrases 284-289

—Un hermano está oculto detrás del contenedor que ves a pocos pasos de donde estás ahora, el que tiene el letrero que dice RUNZ S.A.
—Hola, Manos —dijo una voz áspera en el canal auxiliar—; soy Faso, ¿me recuerda? Les vamos a dar para que tengan. Espere a que se acerquen. Vaya sobre los dos blandos que yo tomo al duro por sorpresa. A mi voz.

Traduction temporaire :
— Un frère est caché derrière le container à quelques mètres de toi, celui portant l'écriteau RUNZ S.A.

— Salut, Frangins, émit une voix râpeuse sur le canal auxiliaire. C'est Faso, tu me remets ? On va leur en mettre plein la tronche. Attends qu'ils s'approchent. Tu te charges des deux gringalets et moi, je prends le balaise par surprise. À mon signal.

Projet Agathe 3 – phrases 5-9

Medio siglo de matrimonio me ha tomado comenzar a olvidar mi artrosis, mis pulmones gastados y esa aridez inconfe- sable (tan injusta, si aún deseo). Camino del terminal, antes de olvidarlo todo, me detengo en el edificio donde vive mi bisnieta. “Cuando sea grande quiero ser como tú”, me ha dicho tantas veces. Dios nunca lo permita. A modo de despedida, mis tijeras de regalo.

Traduction temporaire :
Il m'a fallu un demi-siècle de mariage pour commencer à oublier mon arthrose, mes poumons usés et cette aridité inavouable (tellement injuste, alors que j'ai encore du désir). Vers la fin, avant de tout oublier, je m'arrête dans l'immeuble où vit mon arrière-petite-fille. « Quand je serai grande, je voudrais être comme toi », m'a-t-elle dit de nombreuses fois. J'espère que Dieu ne le permettra jamais. En guise d'adieux, mes ciseaux comme cadeau.