dimanche 14 décembre 2014

Projet Sonita 17 – phrases 41-49

Se da una palmada en la frente. ¡Es el colmo! ¿Cómo que quién es Martínez? Buscando calmarse, sin embargo, responde:
—Martínez, el jefe, ¡hombre! El gerente de contabilidad, ¿quién más?
El intruso lo ve y sonríe. Es un tipo alto y robusto, de cuarenta años, piel blanca y mucho cabello, de expresión jovial y animosa. Se levanta de su lugar y hace el gesto de acompañarlo a la salida, con benigno aire de león que no quiere utilizar su fuerza:

Traduction temporaire :
Il se donne une tape sur le front. C'est le comble ! Comment ça, c'est qui Martínez ? Essayant de se calmer, il répond : — Martínez, le patron, tiens ! Le gérant de la comptabilité, qui d'autre ? L'intrus le regarde et sourit. C'est un grand gars robuste, de quarante ans, à la peau blanche et avec beaucoup de cheveux, à l'expression joviale et résolue. Il se lève et lui signifie de l'accompagner à la sortie, avec l'air inoffensif du lion qui ne veut pas utiliser sa force.

vendredi 12 décembre 2014

Projet Annelise 2 – phrases 58-63

No debe ser fácil verlo en esa condición horizontal, recostándose dentro de la tierra. “Igual que papá”, me susurró. Pensé en la esquizofrenia, en el drama de ellos, en ignorar lo que el primer muerto les había dicho. La historia estaba clara en la memoria de Didier. Su papá entró a su habitación y le dijo, con lágrimas en los ojos, que se debía morir porque las luces eran insoportables, que él debía ser quien cuidara todas las plantas del jardín. “Soy el principito que no sabe cuidar sus plantas, loco.”

Traduction temporaire :
Ce doit être difficile de le voir dans cet état-là, à l'horizontale, s'ensevelissant dans la terre. « Pareil que papa », me murmura-t-elle. Je pensai à la schizophrénie, au drame qu'ils traversaient, ignorant ce que le premier qui était mort leur avait confié. L'histoire était claire dans la mémoire de Didier : son père était entré dans sa chambre et lui avait dit, les larmes aux yeux, qu'il devait mourir car les lumières étaient insupportables, que désormais, c'était lui qui devrait s'occuper de toutes les fleurs du jardin. « Je suis le petit prince qui ne sait pas comment prendre soin des fleurs, mec. »

jeudi 11 décembre 2014

Projet Elena 7 – phrases 268-272

-Sólo quiero saber –repetí en inglés- si son felices. Felices.
La mujer abrió los ojos, como si hubiera por fin comprendido y estuviera agradecida por mi preocupación. Quizá me confundió con un empleado de la ciudad que se ocupaba de censar extranjeros, o dar la bienvenida a los recién llegados. Me pregunté cuántas otras mudanzas habrían tenido en esos años.

Traduction temporaire :
— Je veux juste savoir, répétai-je, en anglais, si vous êtes heureux. Heureux. La femme ouvrit grand les yeux, comme si elle avait enfin compris et était reconnaissante que je m'en préoccupe. Elle m'avait peut-être pris pour un employé de la ville effectuant un recensement des étrangers, ou bien souhaitant la bienvenue aux nouveaux arrivants. Je me demandai combien de fois ils avaient déménagé ces dernières années.

Projet Émilie 6 – phrases 52-63

En seguida abrí la ventana de la cocina. Gutiérrez ya no estaba ahí. Gracias a Dios. Gracias. Tomé un café y salí.
Hace una semana que estoy intentando cruzarme con Gutiérrez en el pasillo, en las escaleras o en la puerta del edificio. Me he quedado esperando por horas algún ruido que me indicara la presencia de Gutiérrez. He estado llegando tarde al trabajo y volviendo rapidísimo, pensando que quizá Gutiérrez pudo haber salido en mi ausencia.
Cada noche observo desde mi ventana su ritual privado. Anoche esperé a que saliera al patio para confirmar que estaba en e el departamento Lo vi regar el potus y bajé las escaleras. Llamé a su puerta, toqué el timbre y grité su nombre varias veces pero nada pasó. Cuando regresé a mi departamento, Gutiérrez seguía en la mis posición.

Traduction temporaire :

Aussitôt, j’ai ouvert la fenêtre de la cuisine. Gutiérrez n’était plus là. Dieu merci. Merci. J’ai pris un café et suis sorti.
Cela fait une semaine que j’essaie de croiser Gutiérrez dans le couloir, les escaliers ou à la porte de l’immeuble. J’ai passé des heures à attendre le moindre bruit susceptible de m’indiquer sa présence. Je suis arrivé en retard à mon travail et en suis revenu très vite, m’imaginant qu’il était peut-être sorti pendant mon absence.
Toutes les nuits, de ma fenêtre, j’observe son rituel privé. Hier soir, j’ai attendu qu’il sorte dans la cour pour être sûr qu’il était chez lui. Je l’ai vu arroser le pothos et ai descendu l’escalier. J’ai frappé à sa porte, sonné et crié son nom à plusieurs reprises, mais il ne s’est rien passé. Quand je suis rentré dans mon appartement, Gutiérrez était toujours dans la même position.

Projet Agathe 4 – phrases 9-12

La cuarta vez que entraron los maté.
Mi mamá viene a verme seguido y me cuenta mentiras sobre su vida, continúa diciendo frases incomprensibles aunque ya no me puede abrazar—muy fuerte— como si me fuera a proteger.
Mi padre está tranquilo en casa, a salvo de sobresaltos, ya sin nada verdadero que le puedan robar. Mi hermana a veces emite algún sonido, pero de su boca nunca sale palabra, mientras balancea el cuerpo de atrás para adelante, estando siempre, a punto de caer.

Traduction temporaire :

La quatrième fois qu'ils entrèrent, je les tuai. Maman vient me voir tout de suite et me raconte des mensonges sur sa vie. Elle enchaîne avec des phrases incompréhensibles, bien qu'elle ne puisse plus me serrer dans ses bras – très fort – comme si elle allait me protéger. Papa est tranquille à la maison, à l'abri des émotions, n'ayant plus vraiment rien susceptible de lui être volé. Ma soeur émet parfois un bruit, mais les mots ne sortent jamais de sa bouche, tandis qu'elle balance son corps d'arrière en avant, toujours sur le point de tomber.

Projet Justine / Coralie – phrase 36

Sobre todo en la ciudad, decía, aunque no hay equilibrio, hay más concentración, más preocupación por algunos temas que se repiten y se están convirtiendo en cíclicos, reiterativos: el sexo, la diáspora, la ciudad, entonces el resto de los escritores, es decir donde hay menos concentración, están sacrificando los temas de siempre: el amor, la soledad, la muerte, aunque están tratando de fundir estos temas con una nueva forma de decir que creo se va a demorar un poco, porque tenemos, un lector muy rápido,  que no quiere perder el tiempo, un lector que busca cosas nuevas, pero fáciles de leer, un lector que no quiere complicarse.

Traduction temporaire :
Surtout dans la ville, précisait-il. Bien qu'il n'y ait pas d'équilibre, on se focalise davantage, on accorde plus d'importance à certains thèmes qui se répètent et deviennent cycliques, récurrents : le sexe, la diaspora, la ville. Les autres écrivains – les moins concentrés – sacrifient les thèmes universels : l'amour, la solitude, la mort. Même s'ils essayent de faire fusionner ces sujets avec une nouvelle manière d'exprimer les choses, je crois que ça va prendre un peu de temps, parce que nous avons un lecteur très rapide, qui ne veut pas perdre son temps, un lecteur en quête de nouveautés, mais faciles à lire, un lecteur qui ne veut pas se compliquer la vie.

Projet Justine 3 – phrases 122-131

Cuando llegué a la esquina de su casa, dudé. Detuve al auto y estuve tentado de irme. Miré mi reloj. Faltaban cinco minutos para las once. Tenía que decidirme. Bajé del auto. Volví. Todo me pareció una tontería. Quizá ella no tenía ya ningún sentimiento por mí. La imaginé saliendo, por la mañana, con un vaso de chocolate tibio en la mano y, al ver ese pañuelo atado a las barras de su ventana, sonreír, desatarlo y tirarlo a la basura.

Traduction temporaire :

En arrivant au coin de sa rue, j’ai hésité. J’ai coupé le moteur et j’ai été tenté de m'en aller. J’ai regardé ma montre. Plus que cinq minutes avant vingt-trois heures. Il fallait que je me décide. Je suis descendu de voiture, avant de revenir sur mes pas. La situation me semblait stupide. Elle n’avait peut-être plus le moindre sentiment pour moi. Je l’ai imaginée le lendemain matin, sortant, un chocolat chaud à la main, et à la vue du foulard noué aux barres de sa fenêtre, sourire, l'enlever et le jeter à la poubelle.

Projet Audrey 4 – phrases 122-123

Lo último que salió de la pantalla, además del primer plano a la mirada enfurecida de la presentadora fue “Ya veremos qué pasa más tarde muchacho, cuando estemos con tus padres…” Entre tanto, Noa se escabullía de Moma y del Coma aquí, pensando en la pelea que tendría más tarde.

Traduction temporaire :
La dernière chose qui sortit de l'écran, en plus du gros plan sur le regard furieux de la présentatrice, fut un « On verra ce qu'on verra, mon petit, quand on sera avec tes parents… ». Pendant ce temps-là, Noa avait fui Moma et le Mangez ici, en pensant à la grosse dispute qu'il aurait un jour avec elle.

Projet Hélène 2 – phrases 163-167

El coche. La vegetación. El cerco de ladrillos claros. Una mujer negra que cocinaba con habilidad lo que cada fin de semana celebraban los amigos de su padre: hombres elegantes y altos como él, a oscuras sus risas, que nunca se aplacaban mientras dormía. Luizinho nunca se volvió a casar. Cuando se lo preguntó, años más tarde, dijo que no había encontrado a nadie que le hiciera olvidar a su madre; que a veces morirse es mucho mejor que no morirse del todo.

Traduction temporaire :
La voiture. La végétation. La murette de briques claires. Une femme noire qui cuisinait chaque week-end avec brio des plats auxquels les amis de son père faisaient honneur : des hommes élégants et grands comme lui, riant dans l'obscurité. Si eux, ne s’arrêtaient pas, lui, dormait. Luizinho ne se remaria jamais. Quand Guilherme lui posa la question, des années plus tard, il répondit qu’il n’avait rencontré personne susceptible de remplacer sa mère, ajoutant que, parfois, il vaut mieux mourir que ne pas mourir du tout.  

Projet Hélène 3 – phrases 246-253

El color amarillo de los compartimientos aún se lograba distinguir si detenía fijamente la mirada. Se acordó de Anya y de las innumerables veces que subieron a la rueda. Aunque a Aliaksei le daba vértigo mirar desde arriba, su nieta gritaba riendo cada vez que su carrito llegaba hasta el punto más alto. Desde ahí se podía ver toda la ciudad y a lo lejos la planta. Se acercó a los controles para tratar de hacer funcionar el armatoste de metal, pero fue inútil. Aliaksei volvió a mirarlo quieto, silencioso. Esperando que viniera alguna ráfaga de viento que se lo llevase al olvido. Entonces, sintió sobre su cabeza los primeros copos del invierno.

Traduction temporaire :
En observant attentivement, on pouvait encore percevoir la couleur jaune des wagons. Il se souvint d’Anya et des innombrables fois où ils étaient montés dans cette roue. Alors qu’Aliaksei avait le vertige dès qu’il regardait d’en haut, sa petite-fille, elle, criait et riait chaque fois que la cabine atteignait le point culminant, d’où on voyait toute la ville et, au loin, la centrale. Il s’approcha des manettes pour essayer de mettre en marche l’engin métallique, en vain. Aliaksei l’observa dans le calme et le silence, espérant qu’une rafale de vent l’emporte dans l’oubli. À ce moment-là, il sentit les premiers flocons de l’hiver tomber sur son crâne.

Projet Elena / Céline – phrases 110-115

Dos veces hubo pique en Miramar. Una vez fue el día del cardumen. Era un día de lluvia y estábamos aprovechando para arreglar las lí­neas. Me gustaban los nuditos de náilon en los anzuelos. De repente tocan el timbre y era el Flaco. "Un cardumen en el muelle", dice, y se va corriendo.

Traduction temporaire :
À deux reprises, ça a mordu à Miramar. La première fois, c'était quand le banc de poissons avait fait son apparition. Un jour de pluie où on en profitait pour réparer les lignes. J'aimais les petits nœuds de nylon dans les hameçons. Soudain, on sonne à la porte. C'était le Maigrichon. « Un banc sur la jetée », nous annonce-t-il, avant de repartir en courant.

Projet Miroslaba – phrases 24-25


Decidió romper la cadena, las costumbres, los roles fijos. Se fue a conocer la calle, a indagar lo prohibido para niñas, a escuchar las emocionantes historias del Chaco que contaba el abuelo y dejó que la ropa de los hermanos se quedara en el agua de jabón... para ellos.

Traduction temporaire :
Elle décida de rompre la chaîne, les habitudes, les rôles figés des uns et des autres. Elle sortit pour connaître la rue, fouiller ce qui était interdit aux petites filles, écouter les histoires émouvantes de la guerre du Chaco, que le grand-père racontait, et laissa le linge de ses frères à tremper dans de l'eau savonneuse… pour eux.

Projet Loïck 9 – phrases 6-11

En Albacete bajo el único viajero que me acompañaba, y al yerme solo, como habia dormido mal la noche anterior, me estremeci voluptuosamente contemplando los almohadones grises. ¡Todos para mí! ¡Podia extenderme con libertad! ¡Flojo sueño echar hasta Alcázar de San Juan!
Corn el velo verde de la lámpara y el departamento quedó en deli­ciosa penumbra. Envuelto en mi manta, me tendi de espaldas, estirando mis piernas cuanto pude con la deliciosa seguridad de no molestar a nadie.

Traduction temporaire :
L'unique passager qui m'accompagnait est descendu à Albacete. Me voyant seul, et puisque j'avais mal dormi la nuit précédente, j'ai frémi voluptueusement en contemplant les oreillers gris. Tous pour moi ! Je pouvais m'étendre librement ! C'était un doux rêve de pouvoir m'allonger jusqu'à Alcazar de San Juan ! Grâce au voile vert sur la lampe de chevet, le compartiment est resté dans une délicieuse pénombre. Enveloppé dans ma couverture, je me suis étendu sur le dos, tendant mes jambes autant que j'ai pu, avec l'exquise sécurité de ne déranger personne.

Projet Noemi 4 – titre + phrases 1-4

Julio Meza Díaz (Pérou)

El amor de un dinosaurio

Cuando estaba en la oficina el Contador era un individuo sin luz propia. Su trabajo, el mismo desde hacía un lustro, lo encadenaba al escritorio durante sesenta o más horas a la semana. El trajín era repetitivo como el de una máquina incapaz de desgastarse. En la primera etapa del día revisaba las cuentas (manipulaba el debe y el haber como fichas de un rompecabezas).

Traduction temporaire :


Julio Meza Díaz (Pérou)

L'amour d'un dinosaure

Au cabinet, le Comptable était quelqu'un de complètement éteint. Son travail, le même depuis un bon lustre, le retenait à son bureau pendant soixante heures par semaine, voire plus. Ses tâches étaient répétitives, comme celles d'une machine incapable de s'épuiser. Durant la première partie de la journée, il vérifiait les comptes (il trafiquait le débit et le crédit telles les pièces d'un puzzle).

mercredi 10 décembre 2014

Projet Jennifer G – phrases 14-17

Me emocionó saber cuánto valoraba mi voz.
Avancé unos pasos. Me paré dentro del círculo de rejas.
Él cerró la puerta. 

Traduction temporaire :
J'ai été émue d'apprendre combien il appréciait ma voix.
J'ai avancé de quelques pas. Je me suis postée au centre du cercle de barreaux.
Il a refermé la porte

Projet Marine 5 – titre + phrases 1-3

Evangelina Herrera (Argentine)

Confesiones

Chiquitita, como apretadita al medio, las piernitas arqueadas por años y años de carga. Vieja, tan vieja que se hubiese pensado que no había vivido. Requetevieja y bonita, se había arrugado sin deformarse y su cara deba la impresión de un angelito antiguo y ajado.

Traduction temporaire :


Evangelina Herrera (Argentine)

Confessions

Toute petite, comme ratatinée au milieu, avec de minuscules jambes arquées après des années à porter des charges. Vieille, si vieille qu'on eût pensé qu'elle n'avait pas vécu. Ancestrale et belle, elle était ridée, sans pour autant être déformée et son visage donnait l'impression d'être celui d'un petit ange ancien et flétri.

mardi 9 décembre 2014

Projet Caroline 2 – phrases 150-156


—Tienes razón en lo último que has dicho. Y precisamente porque no nos queda nada útil por hacer no creo que os sorprenda el que os anuncie que, desde este momento, dejo de ser vuestro jefe militar. Ya no existe proyecto futuro de largo alcance. Samael y sus demonios aguardarán a que las huestes yaveísticas se marchen del reino, para después tomar el oro y las joyas sobrantes que adornan los templos y las ciudades celestiales. Otros se quedarán aquí, en Pandemonium. Otros pocos intentarán llegar lo más lejos posible, a explorar y explotar nuevos mundos. Y si lo que dice Azazel es cierto, el resto se unirá a nuestro eterno enemigo. Eso es todo lo que hay.

Traduction temporaire :

— Sur ce dernier point, tu as raison. Et puisqu'il ne nous reste justement plus rien d'utile à faire, je ne crois pas vous surprendre en vous annonçant qu'à partir de maintenant, je cesse d'être votre chef militaire. Il n'y a plus de projet à long terme. Samaël et ses démons attendront que les troupes de Yahvé quittent le royaume pour s'emparer de l'or et des bijoux laissés en ornement dans les temples et les cités célestes. D'autres resteront ici, à Pandémonium. Quelques autres encore tenteront d'aller le plus loin possible, pour explorer et exploiter des mondes nouveaux. Et si ce qu'affirme Azazel est vrai, les autres rejoindront notre ennemi de toujours. C'est tout.

Projet Sonita 17 – phrases 29-40

Con arrogancia y sin decir una palabra el contador prosigue su marcha. ¡Si ella no le contestó el saludo hace un rato! Pero al poner un pie en el área contable se queda perplejo. ¿Quién es ese tipo en su escritorio? Y hasta se tomó la libertad de mover su PC. No sale de su asombro cuando desde el cubículo le lanza el intruso una pregunta:
—¿Buscaba usted a alguien?
—¿Qué? ¿Se puede saber qué está... haciendo usted en mi lugar? ¿Dónde está el señor Martínez?
—¿Martínez? ¿Quién es Martínez?

Traduction temporaire :

Avec arrogance et sans un mot, le comptable poursuit son chemin. Elle n'a même pas répondu à son bonjour tout à l'heure ! Mais, en mettant un pied dans la zone de la comptabilité, il reste perplexe. C'est qui ce type à sa table de travail ? Et il s'est même permis de déplacer son PC. Il tombe des nues lorsque, depuis son propre bureau, l'intrus lui lance une question :
— Qui cherchez-vous ?
— Quoi ? Peut-on savoir ce que… vous faites à ma place ? Où est monsieur Martínez ?
— Martínez ? C'est qui Martínez ?

La chanson du mardi – choisie par Elena

Gotan Project - Vuelvo al sur


Projet Florian – phrases 73-75

Pienso que me va a salvar que sólo somos tres pero se abre la portezuela y al fondo aparece un cementerio enorme lleno de cruces blancas alineadas, como las de los americanos que murieron durante la guerra en Europa. El cochero frena delante de un monumento donde arde eternamente una llama y sobre el que descansa una corona de flores. Hay una inscripción en letras de oro: “Al escritor desconocido”.

Traduction temporaire :

Comme nous ne sommes que trois, je pense pouvoir m'en sortir, mais la portière s'ouvre. Au fond, apparaît un immense cimetière plein de croix blanches alignées, comme celles des Américains morts pendant la guerre, en Europe. Le cocher freine devant un monument où brûle éternellement une flamme et sur lequel est posée une couronne de fleurs. Il y a une inscription avec des lettres en or : "À l'écrivain inconnu".

Projet Manon 3 – phrases 129-130

Demasiadas veces él había sentido que los escritores eran más bien aprendices de mago que mediante ciertos sortilegios convocaban criaturas maravillosas que ellos mismos no podían inteligir. García Márquez —como todo artista que no se dijera mentiras a sí mismo— sabía que él realmente no había "creado" nada, tan sólo era —como cualquier pastorcito de Fátima— alguien a quien la Virgen se le había aparecido repetidas veces.

Traduction temporaire :

Il avait maintes fois eu l'intuition que les écrivains étaient surtout des apprentis sorciers qui, grâce à des sortilèges, convoquaient des créatures merveilleuses qu'eux-mêmes ne pouvaient comprendre. García Márquez, comme tout artiste incapable de se mentir, savait qu'il n'avait véritablement rien « créé » de lui-même – à l'instar de n'importe quel petit berger de Fátima (quelqu'un à qui la Vierge était apparue plusieurs fois).

lundi 8 décembre 2014

Projet Audrey 4 – phrases 118-121

La pantalla se quebró y Moma casi le asesta un golpe al muchacho en venganza del daño al aparato. Rápidamente encendió otro de los televisores que había en el lugar. En la blusa blanca de Aura reposaba algo del arroz y los frijoles que la mesera había servido. Indignada, Aura solo acertó a decir “Vamos a unos mensajes comerciales”.

Traduction temporaire :
L'écran se brisa et Moma faillit frapper le jeune homme pour se venger des dommages causés. Elle alluma rapidement l'un des autres téléviseurs qui se trouvaient dans la pièce. Sur le chemisier blanc d'Aura, on pouvait voir un peu du riz et des haricots rouges que la serveuse avait apportés. Outrée, Aura ne put que dire « Et maintenant, quelques pages de pub ».

Projet Elena 7 – phrases 262-267

-Sólo quiero saber –dije- si son verdaderamente felices.
Se lo había dicho, sin pensar, en castellano, y ella hizo un gesto de incomprensión.
-Perdone: no hablo español –dijo con gran esfuerzo, como si tratara de recordar palabra por palabra una lección olvidada.
Por supuesto, pensé. Por supuesto. Debían perder el idioma en cada migración. Debían olvidarlo todo de cada existencia anterior.

Traduction temporaire :

— Je veux juste savoir, demandai-je, si vous êtes vraiment heureux. Sans réfléchir, je m'étais adressé à elle en espagnol, et elle fit une moue d'incompréhension.
— Excusez-moi, je ne parle pas espagnol, répondit-elle, avec beaucoup de difficulté, comme si elle essayait de se rappeler mot à mot une leçon oubliée.
Bien sûr, pensai-je. Bien sûr. À chaque migration, ils oubliaient certainement la langue et toute leur existence antérieure.

Projet Justine / Coralie – phrase 35


Es exactamente eso lo que está pasando entre los jóvenes escritores,  me dijo y se me acercó, podía sentir su aliento, el olor a cerveza y cigarro baratos; sus palabras perdían significado, su voz llegaba a mis oídos como un bálsamo y mi grabadora recogía, disciplinadamente cada uno de sus criterios.

Traduction temporaire :
C'est exactement ce qui se passe en ce moment parmi les jeunes écrivains, affirma-t-il en s'approchant de moi. Je sentais son souffle, l'odeur de bière et de cigarettes bon marché ; ses paroles n'avaient plus de sens, sa voix parvenait à mes oreilles tel un baume, tandis que mon dictaphone enregistrait sagement chacune de ses réponses.

Projet Élodie 10 – titre + phrases 1-4

Marisa Mañana (Espagne)

Fantodio o la enfermedad de los sanos

Al recordar a Micaela, también pienso en los exhibicionistas de mi adolescencia. Se escondían en una cabina, en el interior de un coche o tras unos matorrales; salían al paso de nuestras falditas de tablas, un montón de uniformes de color azul marino que se desperdigaba del susto. Ahora los imagino expectantes, con el miembro preparado para sacudírselo en cuanto vean aparecer niñas uniformadas. Es como si, al recordar a Micaela, el hambre de esos exhibicionistas fuera mío.

Traduction temporaire :


Marisa Mañana (Espagne)

Fantodio ou la maladie des bien-portants

En me souvenant de Micaela, je pense également aux exhibitionnistes de mon adolescence. Ils se cachaient dans une cabine, à l'intérieur d'une voiture ou derrière des fourrés et jaillissaient au passage de nos petites jupes plissées, une volée d'uniformes bleu marine qui s'éparpillait de peur. Maintenant, je les imagine aux aguets, avec leur membre prêt à être secoué au moment où ils verraient apparaître les fillettes en uniforme. C'est comme si en me souvenant de Micaela, la faim de ces exhibitionnistes était la mienne.

Projet Justine 3 – phrases 117-121

Camila se equivocó. Lo recordé, es cierto, fue a última hora, pero lo recordé. Salí de la tienda después de comprar el pañuelo y me dirigí hacia su casa. Durante todos estos años, Iris, su prima, la que me la presentó, me había informado de la vida de Camila. Por Iris supe que mi niña se había casado. También que continuaba trabajando en la televisión, y que pasaría la Navidad con sus padres.

Traduction temporaire :
Camila s’était trompée. Je m’en suis souvenu. À la dernière minute, certes, mais quand même. Je suis sorti du magasin après lui avoir acheté un foulard et je suis allé chez elle. Pendant toutes ces années, j'avais su tout ce qui se passait dans sa vie grâce à sa cousine Iris, qui me l’avait présentée. C’est comme ça que j’avais appris que la prunelle de mes yeux s’était mariée, qu’elle travaillait toujours à la télévision et qu’elle passerait Noël avec ses parents.

Projet Morgane 13 – titre + phrases 1-5

Róger Mendieta Alfaro (Nicaragua)

El Tren


¡Qué imponente era el tren! A mi corta edad apenas lo había visto de lejos cuando acompañaba a mi madre a la estación del pueblo a contemplar el fascinante espectáculo de su llegada. Algunas veces se me ocurrió pensar que mi madre era gran enamorada del tren. Pensé que algo le habría llamado la atención en él. Hasta que logré saber que ella vivía pendiente de la posible carta enviada por mi padre en el saco postal que lanzaban desde el vagón de carga al derruido andén, en donde un muchacho de pantalón corto de raído dril y gorro azul, pasaba horas enteras esperando.

Traduction temporaire :

Róger Mendieta Alfaro (Nicaragua)

« Le train »

Que le train était imposant ! J'étais si jeune que je ne le voyais pas de loin quand j'accompagnais maman à la gare du village pour contempler le fascinant spectacle de son arrivée.

Parfois, il m'arriva de penser que ma mère était une grande amoureuse du chemin de fer. J'imaginai que quelque chose dans le train devait retenir son attention. Jusqu'à ce que je comprenne qu'elle vivait dans l'espoir de recevoir une lettre de mon père dans le sac postal qu'on lançait depuis le wagon de marchandises sur le quai endommagé, où un garçon portant un pantalon court en coutil râpé et coiffé d'un bonnet bleu passait des heures entières à attendre.

Projet Nancy 4 – phrases 30-34

¿Y tolera que lo interrumpan cuando lee? No doctor, no concibo una traición así. Por eso prefiero leer en lugares apartados, donde no tenga conocidos o lugares donde a nadie le importe lo que esté haciendo. El baño está descartado, siempre hay alguien que quiere entrar en él cuando tú lo ocupas con tu lectura. Últimamente prefiero los parques de distritos que no frecuento, en las mañanas y en días de semana, porque los niños están en la escuela y sólo algunos ancianos pululan por ellos.

Traduction temporaire :
Tolérez-vous qu'on vous interrompe dans votre lecture ? Ah ça non, docteur, je ne conçois pas que l'on me trahisse ainsi. Je préfère d'ailleurs lire dans des endroits tranquilles, où je ne connais pas les gens, ou bien là où personne ne se préoccupe de ce que je suis en train de faire. Les toilettes ne sont pas un lieu envisageable : il y a toujours quelqu'un qui veut y entrer quand on est en pleine lecture à l'intérieur. Ces derniers temps, je privilégie les jardins publics – que je ne fréquente pas le matin ni en semaine : les enfants sont à l'école et on n'y trouve que des vieillards.  

Projet Annelise 4 – phrases 35-41

«Son solo nervios», pensó y cerró los ojos otra vez, intentando calmarse.
Recorrió el último hueco con los dedos, acariciando sus bordes. Imaginó que la pieza encajaba allí perfectamente, naturalmente… pero no, ¡no entraba! Dio un salto hacia atrás, con la pieza aferrada entre las manos. El paisaje inconcluso la observaba bajo la luz de un sol naciente que se filtraba a través de las cortinas.
—No puede ser —murmuró—. El resto de las piezas están bien, lo sé.

Traduction temporaire :
« C'est juste les nerfs », pensa-t-elle, puis elle ferma à nouveau les yeux en essayant de retrouver son calme. Du bout des doigts, elle toucha l'espace vacant, caressant ses bords. Elle imagina que la pièce y entrerait parfaitement, naturellement… Pourtant, non ! Elle ne logeait pas ! Elle fit un bond en arrière, la pièce serrée entre ses mains. Le paysage inachevé l'observait à la lumière d'un soleil naissant qui s'infiltrait à travers les rideaux. — Impossible, murmura-t-elle. Les autres pièces sont là où elles doivent être, je le sais.

Projet Margaux 12 – phrase 2


Sé muy bien que en este circo patético de marionetas y titiriteros usted ha resultado igual que el común denominador; conozco como sus imperfecciones abundan a la luz del plenilunio y aun así me resulta casi imposible dejarla de amar, porque con toda esa humanidad obscena y esa libertad con la que habla, con la que putea al mundo, con la que viola toda censura y reprimenda es con la que logra encantar a cualquiera, porque esa crudeza y el vaho del cigarrillo en su boca hacen que todo se vea real, que el orbe soñado de amores perfectos y poetas idealistas se rompan para que todo tenga sentido, para que la carne y el nervio queden expuestas al sol para sentir lo que los prudentes y pudorosos jamás sentirán porque aún no conocen lo que es embriagarse en anarquía.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Justine / Joana – phrases 293-296


Dos cuentos: «Darío del Ollo» y «La voz de Lidia». Una edición visual, mi amor, Julio, Julio, ¡va a quedar genial! volvería a decir, y bajo el titulo De cabeza sobre el pasto amarillo su nombre: Cecilia Podestá. Mi cuento, que antes me importaba una mierda, ahora hacía que me hierva la sien de pura rabia al ver su nombre como autora de algo que era mío y en una prueba de prueba que era una cojudez.

Traduction temporaire :
Deux nouvelles « Darío du cul » et « La voix de Lidia ». Une édition graphique, mon amour, Julio, Julio, ça va être génial ! répéterait-elle. Et sous le titre « La tête sur l'herbe jaune » : Cecilia Podestá. Mon texte, dont je me foutais éperdument avant, faisait désormais battre la rage dans mes tempes quand je voyais son nom, en tant qu'auteure de quelque chose qui m'appartenait, comme pour que j'aie bien la preuve que c'était une connerie.

Projet Émilie 6 – phrases 35-51

Gutiérrez estaba parado bajo la lluvia, de espaldas a mí, frente a la pared de cal blanca. Dijo «gracias» y se sentó. Luego «de pie» y se levantó. «Siéntese» y se sentó. Yo también. Pegado al marco de la ventana, no pude sacarle los ojos de encima por largo rato. Gutiérrez inmóvil sentado bajo la lluvia. 
Era casi media noche cuando decidí cerrar la ventana. Llovía y Gutiérrez seguía petrificado en su banquito. Me fi a cama preocupado por la hora y el trabajo pendiente.
Apagué la luz pero no podía cerrar los ojos. Me quedé mirando el techo de mi cuarto, la mancha de humedad, las sombras y las luces que se proyectaban en la pared cada vez que pasaba un auto. La última vez que miré el reloj eran las cuatro. A las siete me despertó la alarma. Fui al baño. Me miré al espejo cuando me lavaba la cara. Tenía las mismas ojeras que mi madre.

Traduction temporaire :
Gutiérrez se tenait debout sous la pluie, me tournant le dos, face au mur blanchi à la chaux. Il a dit « merci » et s’est assis. Puis « debout », et il s’est levé. « Asseyez-vous », et il s’est rassis. J’ai fait de même. Collé au cadre de la fenêtre, je n’ai pas pu en détacher mes yeux pendant un long moment. Gutiérrez immobile, assis sous la pluie. Il était presque minuit quand j’ai décidé de fermer la fenêtre. Il pleuvait et Gutiérrez était toujours là, pétrifié sur son petit banc. Je suis allé au lit en m’inquiétant de l’heure tardive et de tout le travail qui m’attendait. J’ai éteint la lumière, mais je ne parvenais pas à fermer les yeux. Je suis resté à fixer le plafond de ma chambre, la tache d’humidité, les ombres et les lumières projetées sur le mur chaque fois qu’une voiture passait. La dernière fois que j’ai regardé l’horloge, il était quatre heures. À sept heures, le réveil m’a tiré du sommeil. Je suis allé dans la salle de bain. J’ai examiné mon visage dans le miroir au moment de me débarbouiller. J’avais les mêmes cernes que ma mère.

mercredi 3 décembre 2014

Projet Justine / Coralie – phrases 79-84

Es mediodía, la algarabía de los gorriones no les molesta, no les importa, están concentrados en el edificio donde pondrán la bomba. No tienen un plan previo. Me soltó el brazo, su temperatura y el sudor de sus manos permanecieron en mi piel unos, segundos que me parecieron suficientes para desearlo. Él estaba apasionado con su historia, con su cuento. La siguiente pregunta también fue un lugar común: ¿Crees que la narrativa cubana está en un proceso de ósmosis?

Traduction temporaire :

Il est midi. Le vacarme des moineaux ne les dérange pas, ils s'en fichent. Ils sont concentrés sur l'immeuble dans lequel ils vont poser la bombe. Ils n'ont prévu aucun plan. Il lâcha mon bras, sa chaleur et la sueur de ses mains restèrent imprimées sur ma peau quelques secondes – laps de temps suffisant pour que j'éprouve du désir. Il était passionné par son histoire, sa nouvelle. La question suivante aussi se révéla être un lieu commun : Crois-tu que le roman cubain soit dans un processus d'osmose ?

Projet Loïck 9 – titre + phrases 1-5

Vicente Blasco Ibañez

El parásito del tren

-Si -dijo el amigo Pérez a todos sus contertulios de café-; en este periódico acabo de leer la noticia de la muerte de un amigo. Sólo lo vi una vez, y, sin embargo, lo he recordado en muchas ocasiones. ¡Vaya un amigo!
Lo conoci una noche viniendo a Madrid en el tren correo de Valencia. Iba yo en el departamento de primera.

Traduction temporaire :

Vicente Blasco Ibañez

Le parasite du train

— Oui, dit l'ami Pérez à tous ses camarades de comptoir ; je viens de lire dans ce journal l'annonce de la mort d'un ami. J'ai beau ne l'avoir vu qu'une seule fois, je me le suis rappelé à maintes occasions. Un sacré ami ! Je l'ai connu une nuit, alors que j'allais à Madrid par le train postal de Valence. Je voyageais en première classe.

Projet Hélène 3 – phrases 240-245

Contuvo la respiración y luego exhaló para escuchar algo en la avenida. Siguió avanzando por las calles abandonadas, el centro de comercio desierto. Ninguna calle poseía ya nombre, la radiación se los había llevado. El silencio se hacía más profundo mientras más se acercaba al parque de diversiones. Ahí, también los fierros retorcidos se confundían con la maleza que crecía por todas partes atropellándose. A pocos metros, la rueda del diablo, ese armatoste detenido en el tiempo, se alzaba sin darle más explicaciones.

Traduction temporaire :
Ayant entendu un son en provenance de l’avenue, il retint sa respiration, avant de souffler. Il poursuivit son chemin dans les rues abandonnées, puis dans le centre commercial désert. Plus aucune rue ne portait de nom, les radiations les avaient emportés. À mesure qu’il s’approchait du parc, le silence devint de plus en plus profond. Là-bas, la ferraille tordue se confondait avec les broussailles qui poussaient de toutes parts en s’entremêlant. À quelques mètres, la roue du diable, cet engin arrêté dans le temps, se dressait devant lui sans donner d’explication.

Projet Elsa 3 – phrases 20-22

Ahora, consiente que la música te envuelva; déjate besar por las notas; permite que el calor y el amor te abracen; abandónate a los sonidos y siéntete acariciada por cada instrumento. Estás sola y desnuda, a punto de ser poseída”. Fin del segundo acto.

Traduction temporaire :
Maintenant, consens à ce que la musique t'enveloppe ; laisse-toi embrasser par les notes ; accepte que la chaleur et l'amour t'enlacent ; abandonne-toi aux sons et sens-toi caressée par chaque instrument. Tu es seule et nue, sur le point d'être possédée. » Fin du deuxième acte.

Projet Caroline 2 – phrases 147-149


—No perderíamos más energía que la que emplearán los que luchen al lado de Samael, Majestad. Además ¿en qué otras cosas podemos aprovechar mejor el tiempo? ¿Es que acaso nos queda mucho por hacer? —preguntó Belcebú, algo confundido.

Traduction temporaire :

— Nous ne perdrions pas plus d'énergie que ceux qui lutteront aux côtés de Samaël, Majesté. En outre, à quoi d'autre pouvons-nous mieux employer notre temps ? Est-ce qu'il nous reste beaucoup à faire, peut-être ? demanda Belzébuth, un peu déconcerté.

Projet Émilie 6 – phrases 19-34

Aquella primera vez, la recuerdo bien, regó la planta, volvió a entrar a su departamento y salió al patio de nuevo. Yo fumaba en la ventana, tratando de que el humo no entrara a la cocina.
Se paró frente al banquito blanco. Dijo en voz alta: «Siéntate». Lo hizo. Permaneció sentado aproximadamente dos minutos. Ordenó: «De pie». Se paró. Entró y cerró el ventanal que está exactamente debajo de mi ventana.
Levántese.
De pie.
La voz de Gutiérrez me despertó a la mañana siguiente. No supe si realmente había oído. Me duché, tomé un café rápido y no quise abrir la ventana. Sabía que si lo veía ahí, llegaría tarde al trabajo. Para cuando volví era ya más de las nueve de la noche y llovía torrencialmente. Estaba cansado y hambriento, de lo que menos me acordaba era de mi vecino de PB. Mi hice un sándwich, comí, tomé una lata de cerveza, un cigarrillo y abrí la ventana.

Traduction temporaire :
Cette première fois, je me la rappelle bien, il a arrosé la plante, a regagné son appartement avant de ressortir dans la cour. Je fumais à la fenêtre, tentant d’empêcher la fumée de pénétrer dans la cuisine.
Il s’est immobilisé face au petit banc blanc. Il a ordonné à voix haute : « Assieds-toi ». Il s’est exécuté. Il est resté assis à peu près deux minutes. « Debout », a-t-il exigé ensuite. Il s’est levé. Il est rentré et a refermé la baie vitrée située précisément sous ma fenêtre.
Levez-vous.
Debout.

Le lendemain matin, la voix de Gutiérrez m’a réveillé. Je n’ai pas su si je l’avais vraiment entendue. J’ai pris une douche, bu un café rapidement et n’ai pas voulu ouvrir la fenêtre. Je savais que si je le voyais là, j’arriverais en retard à mon travail. Quand je suis revenu, il était déjà vingt et une heures passées et il pleuvait des cordes. J’étais fatigué, affamé, et mon voisin du RdC m’était complètement sorti de la tête. Je me suis préparé un sandwich, que j’ai mangé, j’ai bu une canette de bière, fumé une cigarette et ouvert la fenêtre.

mardi 2 décembre 2014

La chanson du mardi – choisie par Elena

Lila Downs - Un poco más


Projet Émilie 6 – titre + phrases 1-18

Mariana Graciano (Argentina)

Ese hombre

Siéntese.
De pie.
Gracias.
Siéntese.
Buenos días.
Gracias.
De pie.
Vivo en un edificio de dos departamentos. Yo estoy en el primero. En la planta baja vive Gutiérrez. Su apellido se lee en el buzón: «PB: Gutiérrez». No  «Familia Gutiérrez». Solo Gutiérrez.
La primera semana que pasé en este departamento lo vi salir al patio y regar la única planta que tiene, un potus. Nada me llamó la atención. Noté que tenía las paredes pintadas con cal. La planta a la izquierda y un banquito, también blanco, a la derecha. Habrá sido cerca del medio día porque el son sobre tanto blanco encandilaba.

Traduction temporaire :


Mariana Graciano (Argentine)

Cet homme-là

Asseyez-vous.
Debout.
Merci.
Asseyez-vous.
Bonjour.
Merci.
Debout.
J’habite dans un immeuble où il y a deux appartements. Moi, j’occupe le premier étage, Gutiérrez, le rez-de-chaussée. On peut lire son nom sur la boîte aux lettres : « RdC : Gutiérrez ». Pas « Famille Gutiérrez ». Juste « Gutiérrez ».
Durant ma première semaine ici, je l’ai vu sortir dans la cour pour arroser la seule plante qu’il possède, un pothos. Rien de particulier n’a attiré mon attention. J’ai seulement remarqué que les murs de son appartement étaient peints à la chaux. La plante à gauche et un petit banc, également blanc, à droite. Il devait être environ midi, car le soleil éblouissait, irradiant toute cette blancheur.

Projet Miroslaba – phrases 20-23

Los otros transitaban sin verla, sin hablarle. No existía para ellos. La sirvienta indígena le hacía comer y le limpiaba los desechos.  Desde el espejo, una niña de interrogantes ojos intuía cómo ella, iría a ocupar con los años, un espacio anodino de madre envejecida.

Traduction temporaire :

Les autres passaient sans la voir, sans lui parler. Pour eux, elle n'existait pas. La domestique indienne lui donnait à manger et lui faisait sa toilette intime. Une petite fille aux yeux observateurs devinait, depuis le miroir, la façon dont elle irait, avec les ans, occuper cet espace anodin de mère vieillie.

Projet Annelise 2 – phrases 52-57

Lo enterramos con el ataúd cerrado. La madre lo pidió. El tío lo llevó a cabo. En esos casos no queda más que la familia. Celine se me acerca y me da un abrazo. Le respondo de la misma manera, no la quiero soltar porque imagino lo que debe estar pensando. Si bien hay una diferencia de siete años entre ellos, un hermano es un hermano.

Traduction temporaire :

Son cercueil fermé, suivant le vœu de sa mère, nous l'enterrâmes. Son oncle s'en chargea. Dans ces cas-là, seule la famille reste présente. Celine s'approche de moi et m'enlace. Je fais pareil, je ne veux pas la lâcher car je m'imagine ce qui lui passe par la tête. Bien qu'il y ait une différence de sept ans entre eux, un frère est toujours un frère.

Projet Sonita 17 – phrases 22-28

La mujer lo ve apenas; se levanta y sin responderle se da media vuelta. Igual es medio sorda, él intuye. Busca su tarjeta del lado del reloj. ¿Eh?, ¿quién la habrá tomado? Abandona la recepción y se encamina hacia su cubículo.
—¿Qué se le ofrece?
Vuelve la vista; es la voz siseante de la nueva.

Traduction temporaire :

C'est à peine si la femme le regarde ; elle se lève et, sans lui répondre, fait demi-tour. Peut-être est-elle un peu sourde, devine-t-il. Il cherche sa carte d'accès dans sa poche gauche. Quoi ? Qui est-ce qui me l'a prise ? Il quitte l'accueil et se dirige vers son bureau.
— Que désirez-vous ?
Il se retourne. Il s'agit de la voix sifflante de la nouvelle.

lundi 1 décembre 2014

Projet Marine 4 – phrases 8-14

A veces, sin quererlo, traspasan un muro de agua o se golpean contra la arista de una roca. Si eso sucede, empapados hasta la médula o con la frente ensangrentada, destapan uno de sus ojos. Sólo uno. Y, al mirar, experimentan una hiriente incertidumbre. Un sentimiento de profundo extravío, al mirar. Sensaciones tan dolorosas que, ciñéndose otra vez el pañuelo, vuelven a internarse en el laberinto. Y así continúan vagando, imaginándose ignorantes, impedidos, ciegos.

Traduction temporaire :

Parfois, sans le vouloir, ils traversent un mur d'eau ou se cognent contre l'arête d'un rocher. Trempés jusqu'à la moelle ou le front en sang, ils ôtent leur main de sur leur œil. Seulement un. Et, en regardant, ils éprouvent une incertitude qui les blesse. Le sentiment d'avoir subi une importante perte, en un simple coup d’œil. Ce sont des sensations si douloureuses que remettant leurs foulards, ils replongent dans le labyrinthe. Et ainsi, ils continuent à errer, ignorants, impotents, aveugles.

Projet Justine 3 – phrases 106-116

Fue Camila la primera que se puso de pie. Aún intenté tomarla de la mano. Pero ella se zafó con furia. Sólo entonces lloré. Por un segundo se enterneció. Me abrazó. Le dije que no había manera de que yo me perdonara por lo que había hecho, y ella dijo:
—Lo sé, no tienes perdón.
Entonces, cuando se estaba yendo, yo dije.
—Dentro de tres años iré una hora antes de Navidad a atar un pañuelo en tu ventana. Y si sales y me das un beso sabré que ya no me odias.
—No lo recordarás —dijo ella—, seguramente no lo recordarás.

Traduction temporaire :

Camila s’était levée la première. Là encore, j'avais essayé de lui prendre la main. Mais sous le coup de la colère, elle s’était dérobée. Alors seulement, j’avais pleuré. L'espace d'un instant, ça l’avait attendrie. Elle m’avait embrassé. Je lui avais avoué que je n’arrivais pas à me pardonner ce que j’avais fait ; à quoi elle avait répondu :
— Je sais, tu ne mérites pas mon pardon.
Alors qu’elle tournait les talons, j’avais lancé :
— Dans trois ans, une heure avant Noël, je viendrai accrocher un foulard à ta fenêtre. Et si tu sors m’embrasser, je saurai que tu ne me hais plus.
— Tu ne te le rappelleras pas, avait-elle assuré. Tu ne te le rappelleras sûrement pas.

Proj-t Elena 7 – phrases 262-267

Me acerqué un poco más, y al oír el ruido de mis pasos se dio vuelta hacia mí, con una mirada amable y algo intrigada. No había en esa mirada ni la menor señal de reconocimiento. Pero ¿cómo hubiera podido reconocerme? Habían pasado casi cuarenta años, calculé. Di un paso más y algo en su expresión se retrajo, como una señal de alarma, quizá por la fijeza con que yo la miraba. Me detuve, para tranquilizarla.

Traduction temporaire :

Je m'approchai encore. Au bruit de mes pas, elle pivota vers moi, le regard aimable et quelque peu intrigué, sans me reconnaître. Comment l'aurait-elle pu ? Selon mes calculs, quarante ans s'étaient écoulés. J’avançai d'un pas et son expression se durcit, comme un signal d'alarme, peut-être à cause de la fermeté avec laquelle je l'observais. Je marquai une pause pour la rassurer.

Projet Julie S 2 – phrases 8-14

- Somossss amiiiigosssss
-Veniiimoos en sooon de pazzz-, hablaban deletreando, por alguna razón se suele pensar que si no conocemos cómo habla la otra persona, si alargamos las sílabas, de esta manera sí nos hacemos comprender.
Como respuesta el líder disparó directamente a la rodilla de Walter.
- Venimos de la Tierraaaa-, pudo decir, aún herido.
- ¿Planeta Tierra?-, preguntó el líder.
- Si-, contestó Walter, sin deletrear.
- Oh, Tierra… Maradona-, dijo el líder.

Traduction temporaire :

— Nous sooommes des amiiis. Nous venooons en paiiix. Ils s'exprimaient en détachant chaque syllabe ; pour une raison inconnue, on pense généralement que lorsqu'on ne sait pas quelle langue parle l'autre personne, on se fait mieux comprendre en allongeant les syllabes.
Pour toute réponse, le chef tira directement dans le genou de Walter.
— Nous venons de la Teeerre, parvint-il à ajouter, bien qu'il fût blessé.
— De la planète Terre ? demanda le chef.
— Oui, répondit Walter, en parlant normalement.
— Oh, la Terre… Maradona, dit le chef.

Projet Maïté 10 – phrases 4-5

Su cabeza a centímetros del filo de la pared (Miedo); el cuchillo sobre la mesa (Miedo); los dedos en la puerta (Miedo); las manos de él en su cuello (Miedo); el balcón (Miedo). Las cosas aterrorizan si se imaginan; pero solo suceden cuando se las ve. Si yo no miraba, la tragedia no se concretaría.

Traduction temporaire :
Sa tête à quelques centimètres du tranchant du mur (Peur) ; le couteau sur la table (Peur) ; les doigts sur la porte (Peur) ; ses mains à lui sur son cou (Peur) ; le balcon (Peur). Les choses terrorisent si on se les imagine ; mais elles arrivent seulement lorsqu’on les voit. Si je ne regardais pas, la tragédie ne se concrétiserait pas.

Projet Sonita 17 – phrases 16-21

Vaya que aprovecharon el domingo, se dice. Frente a la computadora del escritorio descubre a la nueva recepcionista, una muchacha alta, de ojos grandes y apariencia felina. El viernes su jefe le dijo que a partir de hoy una secretaria muy guapa tomaría el lugar de Selene. Así le gustan a Martínez, claro —piensa—: mujerones.
Carraspea y meloso pronuncia:
—Buenos días, señorita.

Traduction temporaire :

Ça, c'est qu'on appelle mettre son dimanche à profit, songe-t-il. Devant l'ordinateur de l'accueil, il aperçoit la nouvelle réceptionniste : une grande jeune femme, avec des yeux immenses et à l'apparence féline. Le vendredi, son patron l'avait prévenu qu'aujourd'hui, une très belle secrétaire prendrait la place de Selene. Exactement comme Martínez les aime, bien sûr, pense-t-il, des canons. Il se racle la gorge et dit d'une voix mielleuse :
— Bonjour, mademoiselle.

Projet Aurélie 0 2 – phrases 7-11


Cómo puede ser que no viéramos el tropel desbocado de personas en plena carrera, plena huida, lejos de su hogar.
Al otro día al despertar no leimos los diarios ni sus titulares, simplemente preparamos el desayuno pensando en nuevas maneras de escapar de lo habitual.
Recién entrada la tarde prestamos atención al silencio circundante a la quietud reinante, fue quizás por esa sensación de vacío o libertad que uno de los dos;fuiste vos? fui yo?; le dijo al otro
- me parece que estamos solos en la ciudad.
Creo que fuiste vos quien lo dijo.

Traduction temporaire :
Comment est-ce possible que nous n’ayons pas vu la foule déchaînée en pleine course, fuyant, loin de son foyer.
Au réveil, le lendemain, nous ne lûmes pas les journaux ni même les titres, nous préparâmes simplement le petit déjeuner en pensant à de nouvelles façons d’échapper à la routine.
C’est seulement l’après-midi que nous prêtâmes attention au silence environnant, à la tranquillité qui régnait : peut-être était-ce à cause de la sensation de vide ou de liberté qu’un de nous deux – peut-être toi ? ou bien moi ? – fit la remarque à l’autre.
– J'ai l'impression qu'on est seuls dans la ville.

Je crois que c'est toi qui me le dis.