mercredi 2 novembre 2016

Projet Jennifer (AI) 2 – texte entier

Eduardo Cerdán (Mexique)

Los jodidos

Espero en la terminal. Frente a mí se sienta una mujer gorda y morena que aprieta contra su seno desnudo a un bebé cachetón. En su derredor discurren una niña y un niño menores de diez años. Ella, de piel tiznada, tiene por bigote una costra blanca de mocos secos. En el cabello aceitoso de él pululan varios piojos. Los hermanos gritan, se empujan, juegan. "Sale que tú venías en tu coche y eras mi chofer", dice ella. En eso se escucha la voz altísima de la que antes amamantaba:
— ¡Les dije que se estén quietos! ¡A ver! Tú—señala a la niñita—, saca la cobija de la pañalera. ¡Ésa no, pendeja! Saca la del Winnie Pooh. Ándale, ahora échamela.
La mocosa cubre con la frazada al bebé y a la madre antes de que ésta se dirija al piojoso:
— ¿No quieres ir al baño, mi'jo?
Él asiente sacudiendo su madeja de pelo en forma de hongo.
— ¡Acompáñalo! —dice la señora mientras empuja con el pie descalzo las nalgas de su hijita.
Los niños caminan tomados de la mano hasta el baño y regresan al cabo de unos minutos. Enseguida vocean el destino de la familia. La gorda se calza sus sandalias de plástico y se levanta con el bebé en brazos; la niña coge la pañalera y se la cruza en el hombro derecho; el criador de piojos no hace nada.
Y así se van los cuatro jodidos, con la pobreza a cuestas. La niñita se detiene y voltea por un brevísimo instante hacia donde estoy sentado. Le dibujo una sonrisa y ella me regala otra a cambio. De lejos noto que espejean sus ojos grandes y tiernísimos: están llenitos de desesperanza.

Traduction temporaire :

Eduardo Cerdán (Mexique)


Les misérables

J’attends dans la gare. Une grosse femme brune qui serre un bébé joufflu contre sa poitrine nue s’assied en face de moi. Autour d’elle, une gamine et un gamin qui ont moins de dix ans gigotent. Une croûte blanche de morve séchée forme une moustache sur la lèvre de la fille, qui a la peau maculée de noir. Des poux grouillent dans les cheveux gras du garçon. La sœur et le frère crient, se poussent, jouent.

25 commentaires:

Jennifer VB a dit…


Eduardo Cerdán (Mexique)

Les miséreux

J’attends dans la gare. Une femme grosse et brune qui serre un bébé joufflu contre sa poitrine nue s’assoie face à moi. Autour d’elle, une fille et un garçon qui ont moins de dix ans bougent. Elle, la peau souillée, avait comme moustache une croute blanche de morve séchée. Dans la chevelure huileuse du garçon pullulent plusieurs poux. Le frère et la sœur crient, se poussent, jouent. «Vas-y, on disait que tu venais en voiture et que tu étais mon chauffeur », lance-elle. C’est alors qu’on entend la voix très forte de celle qui allaitait avant :

Tradabordo a dit…

Eduardo Cerdán (Mexique)

Les miséreux

J’attends dans la gare. Une femme grosse et brune [ou : « grosse femme brune » ?] qui serre un bébé joufflu contre sa poitrine nue s’assoie [« s'assied » ?] face à moi [quand c'est concret, plutôt « en face de »]. Autour d’elle, une fille [inexact] et un garçon [inexact] qui ont moins de dix ans bougent [?] [syntaxe].

Faisons déjà cela.


Elle, la peau souillée, avait comme moustache une croute blanche de morve séchée. Dans la chevelure huileuse du garçon pullulent plusieurs poux. Le frère et la sœur crient, se poussent, jouent. «Vas-y, on disait que tu venais en voiture et que tu étais mon chauffeur », lance-elle. C’est alors qu’on entend la voix très forte de celle qui allaitait avant :

Jennifer VB a dit…

Eduardo Cerdán (Mexique)

Les miséreux

J’attends dans la gare. Une grosse femme brune qui serre un bébé joufflu contre sa poitrine nue s’assied en face de moi. Autour d’elle, s’agitent une gamine et un gamin qui ont moins de dix ans.

Tradabordo a dit…

Eduardo Cerdán (Mexique)

Les miséreux

J’attends dans la gare. Une grosse femme brune qui serre un bébé joufflu contre sa poitrine nue s’assied en face de moi. Autour d’elle, s’agitent une gamine [« fillette »] et un gamin [« garçonnet » ? Comme vous préférez, mais pensez à la question du registre] qui ont moins de dix ans.

Jennifer VB a dit…

J’attends dans la gare. Une grosse femme brune qui serre un bébé joufflu contre sa poitrine nue s’assied en face de moi. Autour d’elle, s’agitent une gamine et un gamin [je reste avec "gamine" et "gamin" si ça vous va. Le registre me paraît familier, par le titre, les mots mocosa, piojoso, l'image du criador de piojos, etc] qui ont moins de dix ans.

Tradabordo a dit…

Remettez le nom de l'auteur et le titre – tant que nous ne sommes pas passées à la suite, j'en ai besoin pour le copier-coller final.

J’attends dans la gare. Une grosse femme brune qui serre un bébé joufflu contre sa poitrine nue s’assied en face de moi. Autour d’elle, s’agitent une gamine et un gamin [je reste avec "gamine" et "gamin" si ça vous va. Le registre me paraît familier, par le titre, les mots mocosa, piojoso, l'image du criador de piojos, etc / OK] qui ont moins de dix ans.

Jennifer VB a dit…

Eduardo Cerdán (Mexique)

Les miséreux

J’attends dans la gare. Une grosse femme brune qui serre un bébé joufflu contre sa poitrine nue s’assied en face de moi. Autour d’elle, s’agitent une gamine et un gamin qui ont moins de dix ans.

Jennifer VB a dit…

Elle, la peau souillée, a pour moustache une croute blanche de morve séchée. Dans la chevelure huileuse du garçon pullulent plusieurs poux. La sœur et le frère crient, se poussent, jouent.

Tradabordo a dit…

Eduardo Cerdán (Mexique)

Les miséreux

J’attends dans la gare. Une grosse femme brune qui serre un bébé joufflu contre sa poitrine nue s’assied en face de moi. Autour d’elle, s’agitent une gamine et un gamin qui ont moins de dix ans.

Ella, de piel tiznada, tiene por bigote una costra blanca de mocos secos. En el cabello aceitoso de él pululan varios piojos. Los hermanos gritan, se empujan, juegan.
Elle, la peau souillée [texte ?], a pour moustache une [construction pas très fluide / naturelle] croute blanche de morve séchée. Dans la chevelure huileuse du garçon pullulent plusieurs poux [syntaxe ?]. La sœur et le frère crient, se poussent, jouent.

Jennifer VB a dit…

Elle, la peau tachée, porte sur sa lèvre une croûte blanche de morve séchée. Plusieurs poux pullulent dans les cheveux huileux du garçon. La sœur et le frère crient, se poussent, jouent.

Tradabordo a dit…

Il faut remettre le début puisque je n'ai rien collé dans le post et laisser l'espagnol en regard ; que la comparaison soit facile.

Jennifer VB a dit…

Eduardo Cerdán (Mexique)

Los jodidos

Espero en la terminal. Frente a mí se sienta una mujer gorda y morena que aprieta contra su seno desnudo a un bebé cachetón. En su derredor discurren una niña y un niño menores de diez años.

Eduardo Cerdán (Mexique)

Les miséreux

J’attends dans la gare. Une grosse femme brune qui serre un bébé joufflu contre sa poitrine nue s’assied en face de moi. Autour d’elle, s’agitent une gamine et un gamin qui ont moins de dix ans.

Ella, de piel tiznada, tiene por bigote una costra blanca de mocos secos. En el cabello aceitoso de él pululan varios piojos. Los hermanos gritan, se empujan, juegan.

Elle, la peau tachée, porte sur sa lèvre une croûte blanche de morve séchée. Plusieurs poux pullulent dans les cheveux huileux du garçon. La sœur et le frère crient, se poussent, jouent.

Tradabordo a dit…

Eduardo Cerdán (Mexique)

Los jodidos

En su derredor discurren una niña y un niño menores de diez años.

Eduardo Cerdán (Mexique)

Les miséreux [je demande à Elena ce qu'elle pense de cette trad du titre]

J’attends dans la gare. Une grosse femme brune qui serre un bébé joufflu contre sa poitrine nue s’assied en face de moi. Autour d’elle, s’agitent [vous avez bien vérifié ?] une gamine et un gamin qui ont moins de dix ans [la syntaxe de cette phrase est à reprendre ; ça n'est pas affreux, mais ça manque un peu de naturel].

Ella, de piel tiznada, tiene por bigote una costra blanca de mocos secos. En el cabello aceitoso de él pululan varios piojos. Los hermanos gritan, se empujan, juegan.

Elle, [il vaudrait mieux ajouter un verbe ici] la peau tachée [sûre ?], porte sur sa lèvre [texte] une croûte blanche de morve séchée. Plusieurs [« Des »] poux pullulent [« grouillent »] dans les cheveux huileux [il y a mieux ici] du garçon. La sœur et le frère crient, se poussent, jouent.

Elena a dit…

Bonjour, je pense que dans ce contexte, "Les misérables" serait mieux adapté.

Tradabordo a dit…

Merci, Elena.

Jennifer VB a dit…

Eduardo Cerdán (Mexique)

Los jodidos


Eduardo Cerdán (Mexique)

Les misérables [Parfait, merci ! je n'avais pas osé]

J’attends dans la gare. Une grosse femme brune qui serre un bébé joufflu contre sa poitrine nue s’assied en face de moi. Autour d’elle, une gamine et un gamin qui ont moins de dix ans gigotent.

Ella, de piel tiznada, tiene por bigote una costra blanca de mocos secos. En el cabello aceitoso de él pululan varios piojos. Los hermanos gritan, se empujan, juegan.

Elle, qui avait la peau tachée de noir, porte sur sa lèvre une moustache en croûte blanche de morve séchée. Des poux grouillent dans les cheveux gras du garçon. La sœur et le frère crient, se poussent, jouent.

Tradabordo a dit…

Eduardo Cerdán (Mexique)

Les misérables

J’attends dans la gare. Une grosse femme brune qui serre un bébé joufflu contre sa poitrine nue s’assied en face de moi. Autour d’elle, une gamine et un gamin qui ont moins de dix ans gigotent.

Ella, de piel tiznada, tiene por bigote una costra blanca de mocos secos. En el cabello aceitoso de él pululan varios piojos. Los hermanos gritan, se empujan, juegan.

Elle, qui avait [pourquoi au passé ? Et ce « qui » ? Ou alors, pour régler le pb, on peut mettre ça au début… essayez] la peau tachée [« maculée » ?] de noir, porte [mal dit] sur sa lèvre une moustache en croûte blanche de morve séchée. Des poux grouillent dans les cheveux gras du garçon. La sœur et le frère crient, se poussent, jouent.

Jennifer VB a dit…

Eduardo Cerdán (Mexique)

Les misérables

J’attends dans la gare. Une grosse femme brune qui serre un bébé joufflu contre sa poitrine nue s’assied en face de moi. Autour d’elle, une gamine et un gamin qui ont moins de dix ans gigotent.

Ella, de piel tiznada, tiene por bigote una costra blanca de mocos secos. En el cabello aceitoso de él pululan varios piojos. Los hermanos gritan, se empujan, juegan.

La peau maculée de noir, elle a sur la lèvre une moustache en croûte blanche de morve séchée. Des poux grouillent dans les cheveux gras du garçon. La sœur et le frère crient, se poussent, jouent.

Tradabordo a dit…

Eduardo Cerdán (Mexique)

Les misérables

J’attends dans la gare. Une grosse femme brune qui serre un bébé joufflu contre sa poitrine nue s’assied en face de moi. Autour d’elle, une gamine et un gamin qui ont moins de dix ans gigotent.

Ella, de piel tiznada, tiene por bigote una costra blanca de mocos secos. En el cabello aceitoso de él pululan varios piojos. Los hermanos gritan, se empujan, juegan.

La peau maculée de noir, elle a sur la lèvre une moustache en croûte blanche de morve séchée [ou, plus naturel : une croute de………… fait une………… ? Essayez]. Des poux grouillent dans les cheveux gras du garçon. La sœur et le frère crient, se poussent, jouent.

Jennifer VB a dit…

Les misérables

J’attends dans la gare. Une grosse femme brune qui serre un bébé joufflu contre sa poitrine nue s’assied en face de moi. Autour d’elle, une gamine et un gamin qui ont moins de dix ans gigotent.

Ella, de piel tiznada, tiene por bigote una costra blanca de mocos secos. En el cabello aceitoso de él pululan varios piojos. Los hermanos gritan, se empujan, juegan.

La peau maculée de noir, une croûte blanche de morve séchée forme une moustache sur la lèvre de la fille. Des poux grouillent dans les cheveux gras du garçon. La sœur et le frère crient, se poussent, jouent.

Tradabordo a dit…

Le nom de l'auteur / à la fin, je dois faire un copier-coller global du texte.

Les misérables

J’attends dans la gare. Une grosse femme brune qui serre un bébé joufflu contre sa poitrine nue s’assied en face de moi. Autour d’elle, une gamine et un gamin qui ont moins de dix ans gigotent.

Ella, de piel tiznada, tiene por bigote una costra blanca de mocos secos. En el cabello aceitoso de él pululan varios piojos. Los hermanos gritan, se empujan, juegan.

La peau maculée de noir, une croûte blanche de morve séchée forme une moustache sur la lèvre de la fille [ou : « Une croûte blanche de morve séchée forme une moustache sur la lèvre de la fille, qui a la peau maculée de noir » ?]. Des poux grouillent dans les cheveux gras du garçon. La sœur et le frère crient, se poussent, jouent.

Jennifer VB a dit…

Les misérables

J’attends dans la gare. Une grosse femme brune qui serre un bébé joufflu contre sa poitrine nue s’assied en face de moi. Autour d’elle, une gamine et un gamin qui ont moins de dix ans gigotent.

Ella, de piel tiznada, tiene por bigote una costra blanca de mocos secos. En el cabello aceitoso de él pululan varios piojos. Los hermanos gritan, se empujan, juegan.

Une croûte blanche de morve séchée forme une moustache sur la lèvre de la fille, qui a la peau maculée de noir. Des poux grouillent dans les cheveux gras du garçon. La sœur et le frère crient, se poussent, jouent.

Tradabordo a dit…

Les misérables

J’attends dans la gare. Une grosse femme brune qui serre un bébé joufflu contre sa poitrine nue s’assied en face de moi. Autour d’elle, une gamine et un gamin qui ont moins de dix ans gigotent. Une croûte blanche de morve séchée forme une moustache sur la lèvre de la fille, qui a la peau maculée de noir. Des poux grouillent dans les cheveux gras du garçon. La sœur et le frère crient, se poussent, jouent.

OK.

Je colle le début dans le post. Du coup, vous n'aurez plus besoin de le mettre… Et vous pouvez enchaîner avec la suite. Une phrase ou deux.

Jennifer VB a dit…

"Sale que tú venías en tu coche y eras mi chofer" dice ella. En eso se escucha la voz altísima de la que antes amamantaba:

"Vas-y, tu venais dans ta voiture et tu étais mon chauffeur", dit-elle. À cet instant, on entend la voix très forte de celle qui allaitait plus tôt :

Tradabordo a dit…

"Sale que tú venías en tu coche y eras mi chofer" dice ella. En eso se escucha la voz altísima de la que antes amamantaba:

"[guillemets français = «», avec des espaces]Vas-y, tu venais dans ta [gros manque de naturel] voiture et tu étais mon chauffeur", dit-elle. À cet instant, on entend la voix très forte de celle qui allaitait plus tôt [syntaxe] :