lundi 14 novembre 2016

Projet Justine / Elena – texte 56

CERDO

Era una mujer. La vi venir desde lejos, bajaba la cuesta a tropezones. Se caía, se volvía a levantar. Intentó volverse un par de veces, trepar la sierra. No pudo. Continuó desbarrancándose. Hasta que se topó con el chiquero. Entró temblando —de cansancio— supuse. Y se acostó entre nosotros, en el barro.
Sus piernas, sus brazos, estaban cubiertos de moretones; el pelo en desorden; la blusa y la falda, rotas.
—Viene cayendo desde hace mucho —pensé.
Durmió varias horas.
Cuando reaccionó caminó hasta el comedero.
Una chancha llorando no conmueve a nadie. Es patético. Grotesco. Ella debe saberlo, porque da vuelta la cara, esconde las lágrimas.
Ahora está en mi manada. Tarde o temprano tendrá que entrar en celo. Si todavía llora, será su problema.

Traduction temporaire :

Porc

C'était une femme. Je la vis arriver de loin. Elle descendait la côte en trébuchant. Elle tombait, se relevait. Elle tenta de se retourner par deux fois, d'escalader la montagne. En vain. Elle retomba. Jusqu'à ce qu'elle tombe sur la porcherie. Elle y entra, tremblante – de fatigue, supposai-je. Et s'allongea au milieu de nous, dans la boue.
Ses jambes et ses bras étaient couverts de bleus, elle avait les cheveux en bataille, son chemisier et sa jupe étaient déchirés.
— Elle doit tomber depuis longtemps, me dis-je.
Elle dormit plusieurs heures.
Quand elle se réveilla, elle avança jusqu'à l'auge.
Une truie qui pleure n'émeut personne. C'est pathétique. Grotesque. Elle doit le savoir parce qu'elle tourne la tête et cache ses larmes.
Maintenant, elle est dans mon troupeau. Tôt ou tard, il faudra qu'elle ait ses chaleurs. Si elle pleure toujours, ce sera son problème.

26 commentaires:

Justine a dit…

CERDO

Era una mujer. La vi venir desde lejos, bajaba la cuesta a tropezones. Se caía, se volvía a levantar. Intentó volverse un par de veces, trepar la sierra. No pudo. Continuó desbarrancándose. Hasta que se topó con el chiquero. Entró temblando —de cansancio— supuse. Y se acostó entre nosotros, en el barro.
Sus piernas, sus brazos, estaban cubiertos de moretones; el pelo en desorden; la blusa y la falda, rotas.
—Viene cayendo desde hace mucho —pensé.
Durmió varias horas.

Porc

C'était une femme. Je la vis arriver de loin, elle descendait la côte en trébuchant. Elle tombait, se relevait. Elle tenta de se retourner par deux fois, d'escalader la montagne. En vain. Elle continua de chuter. Jusqu'à ce qu'elle tombe sur la porcherie. Elle y entra, tremblante – de fatigue – supposai-je. Et s'allongea au milieu de nous, dans la boue.
Elle avait les jambes et les bras couverts de bleus, les cheveux en bataille, le chemisier et la jupe déchirés.
— Elle doit tomber depuis longtemps, songeai-je.
Elle dormit plusieurs heures.

Tradabordo a dit…

Pas trop long à la fois. Je sais que toi, tu piaffes parce que tu as envie de traduire, mais moi, je n'ai pas le temps… Donc, si tu ne te limites pas toi-même, je serai obligée de t'en mettre moins en même temps. Maxi deux à trois phrases pour chaque passage.

Justine a dit…

CERDO

Era una mujer. La vi venir desde lejos, bajaba la cuesta a tropezones. Se caía, se volvía a levantar. Intentó volverse un par de veces, trepar la sierra. No pudo. Continuó desbarrancándose.

Porc

C'était une femme. Je la vis arriver de loin, elle descendait la côte en trébuchant. Elle tombait, se relevait. Elle tenta de se retourner par deux fois, d'escalader la montagne. En vain. Elle continua de chuter.

Tradabordo a dit…

Porc

C'était une femme. Je la vis arriver de loin, [point ? J'hésite. Comme tu veux] elle descendait la côte en trébuchant. Elle tombait, se relevait. Elle tenta de se retourner par deux fois, d'escalader la montagne. En vain. Elle continua de chuter [naturel ?].

Justine a dit…

C'était une femme. Je la vis arriver de loin. ELle descendait la côte en trébuchant. Elle tombait, se relevait. Elle tenta de se retourner par deux fois, d'escalader la montagne. En vain. Elle tomba encore.

Justine a dit…

Porc

C'était une femme. Je la vis arriver de loin. ELle descendait la côte en trébuchant. Elle tombait, se relevait. Elle tenta de se retourner par deux fois, d'escalader la montagne. En vain. Elle tomba encore.

Tradabordo a dit…

Porc

C'était une femme. Je la vis arriver de loin. EL[?]le descendait la côte en trébuchant. Elle tombait, se relevait. Elle tenta de se retourner par deux fois, d'escalader la montagne. En vain. Elle tomba encore.

Justine a dit…

Porc

C'était une femme. Je la vis arriver de loin. Elle descendait la côte en trébuchant. Elle tombait, se relevait. Elle tenta de se retourner par deux fois, d'escalader la montagne. En vain. Elle retomba.

Tradabordo a dit…

Porc

C'était une femme. Je la vis arriver de loin. Elle descendait la côte en trébuchant. Elle tombait, se relevait. Elle tenta de se retourner par deux fois, d'escalader la montagne. En vain. Elle retomba.

OK.

Elena ?

Elena a dit…

OK.

Justine a dit…

Hasta que se topó con el chiquero. Entró temblando —de cansancio— supuse. Y se acostó entre nosotros, en el barro.
Sus piernas, sus brazos, estaban cubiertos de moretones; el pelo en desorden; la blusa y la falda, rotas.
—Viene cayendo desde hace mucho —pensé.

Jusqu'à ce qu'elle tombe sur la porcherie. Elle y entra, tremblante – de fatigue, supposai-je. Et s'allongea au milieu de nous, dans la boue.
Ses jambes et ses bras étaient couverts de bleus, elle avait les cheveux en bataille, le chemisier et la jupe déchirés.
— Elle doit tomber depuis longtemps, me dis-je.

Tradabordo a dit…

Jusqu'à ce qu'elle tombe sur la porcherie. Elle y entra, tremblante – de fatigue, supposai-je. Et s'allongea au milieu de nous, dans la boue.
Ses jambes et ses bras étaient couverts de bleus, elle avait les cheveux en bataille, le chemisier et la jupe déchirés [j'hésite sur la construction].
— Elle doit tomber depuis longtemps, me dis-je.

Justine a dit…

Jusqu'à ce qu'elle tombe sur la porcherie. Elle y entra, tremblante – de fatigue, supposai-je. Et s'allongea au milieu de nous, dans la boue.
Ses jambes et ses bras étaient couverts de bleus, elle avait les cheveux en bataille, son chemisier et sa jupe étaient déchirés.
— Elle doit tomber depuis longtemps, me dis-je.

Tradabordo a dit…

Jusqu'à ce qu'elle tombe sur la porcherie. Elle y entra, tremblante – de fatigue, supposai-je. Et s'allongea au milieu de nous, dans la boue.
Ses jambes et ses bras étaient couverts de bleus, elle avait les cheveux en bataille, son chemisier et sa jupe étaient déchirés.
— Elle doit tomber depuis longtemps, me dis-je.

OK.

Elena ?

Elena a dit…

OK.

Justine a dit…

Durmió varias horas.
Cuando reaccionó caminó hasta el comedero.
Una chancha llorando no conmueve a nadie. Es patético. Grotesco. Ella debe saberlo, porque da vuelta la cara, esconde las lágrimas.

Elle dormit plusieurs heures.
Quand elle se réveilla, elle avança jusqu'à l'auge.
Une truie qui pleure n'émeut personne. C'est pathétique. Grotesque. Elle doit le savoir parce qu'elle tourne la tête, cache ses larmes.

Tradabordo a dit…

Elle dormit plusieurs heures.
Quand elle se réveilla, elle avança jusqu'à l'auge.
Une truie qui pleure n'émeut personne. C'est pathétique. Grotesque. Elle doit le savoir parce qu'elle tourne la tête, [« et » ?] cache ses larmes.

Justine a dit…

Elle dormit plusieurs heures.
Quand elle se réveilla, elle avança jusqu'à l'auge.
Une truie qui pleure n'émeut personne. C'est pathétique. Grotesque. Elle doit le savoir parce qu'elle tourne la tête et cache ses larmes.

Tradabordo a dit…

Elle dormit plusieurs heures.
Quand elle se réveilla, elle avança jusqu'à l'auge.
Une truie qui pleure n'émeut personne. C'est pathétique. Grotesque. Elle doit le savoir parce qu'elle tourne la tête et cache ses larmes.

OK.

Elena ?

Elena a dit…

OK.

Justine a dit…

Un problème dans le copier-coller, un morceau apparaît à plusieurs reprises… Je te remets la bonne version dans sa globalité :

Porc

C'était une femme. Je la vis arriver de loin. Elle descendait la côte en trébuchant. Elle tombait, se relevait. Elle tenta de se retourner par deux fois, d'escalader la montagne. En vain. Elle retomba. Jusqu'à ce qu'elle tombe sur la porcherie. Elle y entra, tremblante – de fatigue, supposai-je. Et s'allongea au milieu de nous, dans la boue.
Ses jambes et ses bras étaient couverts de bleus, elle avait les cheveux en bataille, son chemisier et sa jupe étaient déchirés.
— Elle doit tomber depuis longtemps, me dis-je.
Elle dormit plusieurs heures.
Quand elle se réveilla, elle avança jusqu'à l'auge.
Une truie qui pleure n'émeut personne. C'est pathétique. Grotesque. Elle doit le savoir parce qu'elle tourne la tête et cache ses larmes.

Justine a dit…

Et pour la fin :

Ahora está en mi manada. Tarde o temprano tendrá que entrar en celo. Si todavía llora, será su problema.

Maintenant, elle est dans mon troupeau. Tôt ou tard, il faudra qu'elle entre en chaleurs. Si elle pleure encore, ce sera son problème.

Tradabordo a dit…

Maintenant, elle est dans mon troupeau. Tôt ou tard, il faudra qu'elle entre [?] en [?] chaleurs. Si elle pleure encore [ambigu], ce sera son problème.

Justine a dit…

Maintenant, elle est dans mon troupeau. Tôt ou tard, il faudra qu'elle ait ses chaleurs. Si elle pleure toujours, ce sera son problème.

Tradabordo a dit…

Maintenant, elle est dans mon troupeau. Tôt ou tard, il faudra qu'elle ait ses chaleurs. Si elle pleure toujours, ce sera son problème.

OK.

Elena ?

Elena a dit…

OK.