MARISOL IBARRA (Chili)
Perros que ladran
Fue lo de siempre, te sacaste la correa y me la amarraste al cuello. Tu rostro estaba sobre el mío tirando el tufo caliente.
Lo sentí duro entrar una y otra vez, mientras jalabas de la correa con tanta fuerza que apreté los párpados por el dolor que me causabas.
Antes del final, tomaste con tu otra mano el arma, la pusiste haciendo presión sobre mi es- tómago. ¡Mami! gritó ella. Al fin abrí los ojos para verla infinitamente frágil, asustada en el umbral de la habitación.
Corre a ver a tu perro, que está ladrando, le dije.
En cosa de segundos giré el arma contra tu miembro y lo sentí acabar en sangre, por última vez.
Traduction temporaire :
MARISOL IBARRA (Chili)
« Des chiens qui aboient »
Comme d'habitude, tu enlevas la laisse et tu l'attachas à mon cou. Ton visage était près du mien, soufflant de l'air chaud. Je le sentis pénétrer ma peau encore et encore, dur, pendant que tu tirais sur la laisse avec tant de force que je fermai les paupières de douleur.
Avant que cela ne s'arrête, tu saisis l'arme avec ton autre main et enfonças le canon dans mon estomac. Maman ! cria-t-elle.
J'ouvris finalement les yeux et je la vis, infiniment fragile, effrayée sur le seuil de la porte de la chambre. Cours voir ton chien, il est en train d'aboyer, lui ordonnai-je. En quelques secondes à peine, je retournai l'arme contre ton membre et je le sentis exploser en sang, pour la dernière fois.