lundi 10 octobre 2016

Projet Marie / Sophie – fin du texte

Era  sólo un pequeño globo terráqueo de madera de la altura de un hombre, puesto en pie sobre una sencilla peana de madera sin tornear, y con los contornos de tierras vagamente reconocibles como única pretensión científica. Toda la corte, perpleja en su avidez de ojos muy abiertos, afrentada por la simplicidad de tal representación del mundo, miró al rey que, confundido y ultrajado, mandó a sus capitanes detener al cosmógrafo y ajusticiar con el rigor que merecía a quien se burlaba así de los deseos reales. El fraile no profirió queja alguna. Se  limitó a hacer girar suave y resignadamente la esfera y desapareció de la vista de todos, como llevado por la invisible fuerza centrípeta al interior del globo terráqueo, donde la madera no le vedó el paso. Se dijo que aquel día, hasta su declinación, obraron más extraños prodigios en la sala del trono: brisas del lejano sur soplaron sobre los tapices, se oyó al aire restallar en el gratil de unas velas, el ruido en sordina del oleaje, el trémolo metálico de un ancla; y después, con cada giro del globo, los aromas tomaron voz, y todos creyeron recibir en el salón real fragancias de las nueve partes del mundo, árboles de la pimienta, nueces de cayú, campos dilatados de espigas, incienso árabe, el olor meloso de calles entoldadas y el áspero de encuadernaciones de becerro en ciudades levíticas, piedras lavadas por las corrientes, flósculos de girasoles, marismas, parras y olivos, emanaciones telúricas de herrerías, barrunto de animales salvajes, violetas de presbiterio, hedor de miasmas. El rey y sus cortesanos imploraron el cese de las oleadas de esencias, de las infinitas figuraciones de vida que se expandían hacia ellos desde el cuerpo geométrico, alcanzándolos como una pleamar de veloces saetas, de afiladas crestas glaciales, de estrellas cayendo por el cielo hasta que, en su última vuelta, no quedó sobre la esfera terrestre más que una grata oscuridad sin dioses y la voz de un pájaro.

Traduction temporaire :
Ce n'était qu'un petit globe terrestre en bois, de la taille d'un homme, posé sur un simple socle en bois qui ne tournait pas, et dont l'unique prétention scientifique était qu'on reconnaissait vaguement les contours des terres. Perplexe, le regard avide, les yeux grand ouverts, offensée par la simplicité d'une telle représentation du monde, la cour se tourna vers le roi qui, confus et offusqué, ordonna à ses capitaines d'arrêter le cosmographe et de le châtier avec la rigueur que mérite celui qui se moque de la volonté royale. Le frère ne proféra aucune plainte. Il se contenta de faire tourner la sphère d'un geste calme et résigné, puis tous le virent disparaître, comme aspiré par l'invisible force centripète à l'intérieur du globe terrestre, le bois ne lui en interdisant pas l'entrée.

19 commentaires:

Tradabordo a dit…

Bonjour à toutes les deux,

Je vous ai mis toute la fin – de peur de perdre de nouveau le texte – mais nous avancerons cela progressivement. Faisons phrase après phrase. Quand ce sera validé, je collerai dans le poste ; il n'y aura donc pas besoin de recoller…

Sophie Da Silva a dit…

Ce n'était qu'un petit globe terrestre en bois, de la taille d'un homme, posé sur un socle en bois qui ne tournait pas, et avec comme unique prétention scientifique les contours des terres vaguement reconnaissables.

Tradabordo a dit…

Ce n'était qu'un petit globe terrestre en bois, de la taille d'un homme, posé sur un socle [on assume la répétition en ajoutant un « également » ou on laisse comme en V.O. ? Je vous laisse trancher] en bois qui ne tournait pas, et avec comme unique prétention scientifique les contours des terres vaguement reconnaissables [à partir de la virgule, ça n'est pas très clair].

Marie a dit…

Ce n'était qu'un petit globe terrestre en bois, de la taille d'un homme, posé sur un simple socle en bois qui ne tournait pas, et dont l'unique prétention scientifique était qu'on reconnaissait vaguement les contours des terres.

Tradabordo a dit…

Ce n'était qu'un petit globe terrestre en bois, de la taille d'un homme, posé sur un simple socle en bois qui ne tournait pas, et dont l'unique prétention scientifique était qu'on reconnaissait vaguement les contours des terres.

OK.

Sophie ?

Marie, vous pouvez ajouter un peu de la suite.

Sophie Da Silva a dit…

Toute la cour, perplexe, le regard avide, les yeux grand ouverts, offensée par la simplicité d'une telle représentation du monde, regarda le roi qui, confus et outagré, ordonna à ses capitaines d'arrêter le cosmographe et de le supplicier avec la rigueur que méritait celui qui se moquait ainsi des désirs royaux.

Tradabordo a dit…

Sophie, avant d'ajouter la suite, il faut valider.

Sophie Da Silva a dit…

Pardon!
Je valide, évidemment.
Nous nous concertons systématiquement avec Marie avant de vous envoyer nos propositions. C'est pour cela que je n'ai pas validé... Mais je veillerai à le faire à l'avenir.

Tradabordo a dit…

Pas grave. Oui, je comprends votre système… mais vu le nombre de binômes que je suis, je vais rapidement oublier que vous, vous fonctionnez comme ça. Donc, le plus simple est de valider qd même.

Tradabordo a dit…

Toda la corte, perpleja en su avidez de ojos muy abiertos, afrentada por la simplicidad de tal representación del mundo, miró al rey que, confundido y ultrajado, mandó a sus capitanes detener al cosmógrafo y ajusticiar con el rigor que merecía a quien se burlaba así de los deseos reales.

Toute la cour [ou placé après ? Essayez et voyez ce qui est mieux…], perplexe, le regard avide, les yeux grand ouverts, offensée par la simplicité d'une telle représentation du monde, regarda [comme on a « regard » avant, essayez de trouver un moyen de contourner la répétition] le roi qui, confus et outagré [j'hésite ; est-ce que c'est le mieux ici ? Bon, faites un tour dans le dico des synonyme… Si la pêche n'est pas fructueuse, laissez ça], ordonna à ses capitaines d'arrêter le cosmographe et de le supplicier [sûres ? Je ne dis pas que c'est faux…] avec la rigueur que méritait celui qui se moquait [une solution pour éviter « que » + « qui » ?] ainsi des désirs royaux [« la volonté royale » / « le bon vouloir royal » ? Comme vous voulez].

Sophie Da Silva a dit…

Je ne sais pas trop où j'ai posté la dernière proposition j'ai dû m'emmeler les pinceaux... désolée.

Perplexe, le regard avide, les yeux grand ouverts, offensée par la simplicité d'une telle représentation du monde, la cour se tourna vers le roi qui, confus et offusqué ordonna à ses capitaines d'arrêter le cosmographe et de le châtier avec la rigueur que mérite celui qui se moque de la volonté royale.

(Marie valide)

Tradabordo a dit…

Perplexe, le regard avide, les yeux grand ouverts, offensée par la simplicité d'une telle représentation du monde, la cour se tourna vers le roi qui, confus et offusqué [virgule] ordonna à ses capitaines d'arrêter le cosmographe et de le châtier avec la rigueur que mérite celui qui se moque de la volonté royale.

marie a dit…

Perplexe, le regard avide, les yeux grand ouverts, offensée par la simplicité d'une telle représentation du monde, la cour se tourna vers le roi qui, confus et offusqué, ordonna à ses capitaines d'arrêter le cosmographe et de le châtier avec la rigueur que mérite celui qui se moque de la volonté royale.

sophie valide

Tradabordo a dit…

Perplexe, le regard avide, les yeux grand ouverts, offensée par la simplicité d'une telle représentation du monde, la cour se tourna vers le roi qui, confus et offusqué, ordonna à ses capitaines d'arrêter le cosmographe et de le châtier avec la rigueur que mérite celui qui se moque de la volonté royale.

OK.

Tradabordo a dit…

J'ai collé dans le post. Du coup, vous pouvez enchaîner avec la suite.

Sophie Da Silva a dit…

Le frère ne proféra aucune plainte. Il se contenta de faire tourner la sphère d'un geste calme et résigné,et disparut de la vue de tous comme aspiré, par l'invisible force centripète, à l'intérieur du globe terrestre, dont le bois ne lui interdit pas l'entrée.

Validé par Marie

Tradabordo a dit…

Mettez-moi l'espagnol du fragment que vous traduisez. Ce sera plus simple pour moi de me repérer.

El fraile no profirió queja alguna. Se limitó a hacer girar suave y resignadamente la esfera y desapareció de la vista de todos, como llevado por la invisible fuerza centrípeta al interior del globo terráqueo, donde la madera no le vedó el paso.

Le frère ne proféra aucune plainte [vérifiez que le verbe est adapté en français / je ne dis pas non ; juste un nano-doute ;-)]. Il se contenta de faire tourner la sphère d'un geste calme et résigné,[espace après la virgule]et [ou « puis » ? Comme vous voulez] disparut de la vue de [correct ? Ou en tout cas : naturel ? J'hésite…] tous [virgule] comme aspiré, [pas de virgule] par l'invisible force centripète, [pas la virgule] à l'intérieur du globe terrestre, dont le bois ne lui interdit pas l'entrée [ou : « le bois ne lui en interdisant pas l'entrée » ? Je vous laisse voir ce qui est mieux].

marie a dit…

Le frère ne proféra aucune plainte. Il se contenta de faire tourner la sphère d'un geste calme et résigné, puis tous le virent disparaître, comme aspiré par l'invisible force centripète à l'intérieur du globe terrestre, le bois ne lui en interdisant pas l'entrée.

("proférer" vérifié)
(sophie valide)

Tradabordo a dit…

Le frère ne proféra aucune plainte. Il se contenta de faire tourner la sphère d'un geste calme et résigné, puis tous le virent disparaître, comme aspiré par l'invisible force centripète à l'intérieur du globe terrestre, le bois ne lui en interdisant pas l'entrée.

OK. Je colle dans le post. Mettez la suite en n'oubliant pas la V.O.