vendredi 14 octobre 2016

Projet Justine / Elena – texte 47

Retrato de mujer con alegría

—¿Para qué te sirve el catalejo, abuela? —preguntan los pibes, por enésima vez, mientras señalan el rollo de cartón que la mendiga siempre tiene a mano.
—¿Qué es un catalejo? —reclama saber Luis, el chiquilín más pequeño del grupo.
—¡No se habla con la boca llena! —replican con impaciencia los mayores.
—El catalejo me servirá para encontrar mi casa —responde ella desde la ribera húmeda donde está sentada; la espalda, deforme, descansa contra el tronco de un sauce criollo que lame la corriente—. Una noche de luna gorda desenterró sus cimientos y se fue con el agua —las palabras con las que explica su situación nunca cambian.
—Tomá —ofrece Luis, de pronto, mientras pone entre las manos ajadas de la anciana la mojarra frita de la que él hasta hace unos instantes comía.
El brazo lento del río refleja al extraño dúo, pareja dispar en la que una figura menuda acepta el tesoro que ofrece un gigante.
El rostro de la agasajada se ilumina; palpa la carne untuosa, traga la saliva que anticipa el festín y ríe agradecida. Ríe con toda su risa.

Traduction temporaire :
Portrait de femme avec joie

— À quoi te sert cette longue-vue, grand-mère ? demandent pour la énième fois les gamins, en désignant le rouleau en carton que la mendiante a toujours à la main.
— C'est quoi une longue-vue ? veut savoir Luis, le plus jeune du groupe.
— On parle pas la bouche pleine ! répliquent les plus grands, impatients.
— La longue-vue me servira à trouver ma maison, répond-elle depuis la berge humide où elle est assise. Son dos déformé repose contre le tronc d'un saule de Humboldt qui lèche le courant.
Une nuit de pleine lune, les fondations ont été ébranlées et elle a été entraînée par l'eau. Les mots avec lesquels elle explique sa situation ne changent jamais.
— Prends, propose aussitôt Luis, en posant dans les mains ridées de la vieille femme la mojarra* frite qu'il était en train de manger quelques instants plus tôt.
Le bras lent du fleuve reflète l'étrange duo, couple disparate dans lequel une silhouette menue accepte le trésor que lui offre un géant.
Le visage de celle qui reçoit ce cadeau s'illumine ; elle palpe la chair onctueuse, avale sa salive en anticipant le festin et rit, reconnaissante. Elle rit à gorge déployée.

*mojarra : poisson d'eau douce ressemblant à l'Ablette

25 commentaires:

Justine a dit…

Retrato de mujer con alegría
—¿Para qué te sirve el catalejo, abuela? —preguntan los pibes, por enésima vez, mientras señalan el rollo de cartón que la mendiga siempre tiene a mano.
—¿Qué es un catalejo? —reclama saber Luis, el chiquilín más pequeño del grupo.
—¡No se habla con la boca llena! —replican con impaciencia los mayores.
—El catalejo me servirá para encontrar mi casa —responde ella desde la ribera húmeda donde está sentada; la espalda, deforme, descansa contra el tronco de un sauce criollo que lame la corriente—.

Portrait de femme avec joie

— À quoi te sert la longue-vue, grand-mère ? demandent les gamins pour la énième fois en désignant le rouleau en carton que la mendiante a toujours à la main.
— C'est quoi une longue-vue ? veut savoir Luis, le plus jeune du groupe.
— On parle pas la bouche pleine ! répliquent les plus grands, énervés.
— La longue-vue me servira à trouver ma maison, répond-elle depuis la berge où elle est assise. Son dos déformé repose contre le tronc d'un saule de Humboldt qui lèche le courant.

Elena a dit…

Idem.

Tradabordo a dit…

Portrait de femme avec joie

— À quoi te sert la [« cette » ?] longue-vue, grand-mère ? demandent les gamins [mets-le après] pour la énième fois [virgule] en désignant le rouleau en carton que la mendiante a toujours à la main.
— C'est quoi une longue-vue ? veut savoir Luis, le plus jeune du groupe.
— On parle pas la bouche pleine ! répliquent les plus grands, énervés [texte ?].
— La longue-vue me servira à trouver ma maison, répond-elle depuis la berge [« húmeda »] où elle est assise. Son dos déformé repose contre le tronc d'un saule de Humboldt qui lèche le courant.

Justine a dit…

Portrait de femme avec joie

— À quoi te sert cette longue-vue, grand-mère ? demandent pour la énième fois les gamins, en désignant le rouleau en carton que la mendiante a toujours à la main.
— C'est quoi une longue-vue ? veut savoir Luis, le plus jeune du groupe.
— On parle pas la bouche pleine ! répliquent les plus grands, impatients.
— La longue-vue me servira à trouver ma maison, répond-elle depuis la berge humide où elle est assise. Son dos déformé repose contre le tronc d'un saule de Humboldt qui lèche le courant.

Tradabordo a dit…

Portrait de femme avec joie

— À quoi te sert cette longue-vue, grand-mère ? demandent pour la énième fois les gamins, en désignant le rouleau en carton que la mendiante a toujours à la main.
— C'est quoi une longue-vue ? veut savoir Luis, le plus jeune du groupe.
— On parle pas la bouche pleine ! répliquent les plus grands, impatients.
— La longue-vue me servira à trouver ma maison, répond-elle depuis la berge humide où elle est assise. Son dos déformé repose contre le tronc d'un saule de Humboldt qui lèche le courant.

OK.

Elena ?

Elena a dit…

OK.

Justine a dit…

Una noche de luna gorda desenterró sus cimientos y se fue con el agua —las palabras con las que explica su situación nunca cambian.

— Une nuit de pleine lune, les fondations se sont retrouvées déterrées et elle est partie, entraînée par l'eau.
Les mots avec lesquels elle explique sa situation ne changent jamais.

—Tomá —ofrece Luis, de pronto, mientras pone entre las manos ajadas de la anciana la mojarra frita de la que él hasta hace unos instantes comía.

— Prends, offre aussitôt Luis, tandis qu'il pose dans les mains ridées de la vieille femme, le poisson frit qu'il était en train de manger quelques instants plus tôt.

El brazo lento del río refleja al extraño dúo, pareja dispar en la que una figura menuda acepta el tesoro que ofrece un gigante.

Le bras lent du fleuve reflète l'étrange duo, couple disparate dans lequel une silhouette menue accepte le trésor que lui tend[pour éviter de répéter « offrir »] un géant.

El rostro de la agasajada se ilumina; palpa la carne untuosa, traga la saliva que anticipa el festín y ríe agradecida. Ríe con toda su risa.

Le visage de celle qui reçoit ce cadeau s'illumine ; elle palpe la chair grasse, avale sa salive en anticipant son festin et rit, reconnaissante. Elle rit à gorge déployée.

Tradabordo a dit…

Justine,

N'en mets pas trop à la fois. Je n'ai plus autant de temps en ce moment.

***

Una noche de luna gorda desenterró sus cimientos y se fue con el agua —las palabras con las que explica su situación nunca cambian.

— [?] Une nuit de pleine lune, les fondations se sont retrouvées [vous étiez bien au PC ?] déterrées [texte ? Je ne dis pas que c'est faux, mais j'ai qd même un doute ; est-ce que tu ne changes pas le sens ? Elena ?] et elle est partie, entraînée par l'eau.
Les mots avec lesquels elle explique sa situation ne changent jamais.

—Tomá —ofrece Luis, de pronto, mientras pone entre las manos ajadas de la anciana la mojarra frita de la que él hasta hace unos instantes comía.

— Prends, offre [bof] aussitôt Luis, tandis qu'il pose dans les mains ridées de la vieille femme, le poisson frit [syntaxe] qu'il était en train de manger quelques instants plus tôt.

Justine a dit…

Una noche de luna gorda desenterró sus cimientos y se fue con el agua —las palabras con las que explica su situación nunca cambian.

— [?]/ Vu la phrase suivante, je comprends que ça fait partie du discours de la femme Une nuit de pleine lune, les fondations se sont retrouvées [vous étiez bien au PC ?/ on était au présent d'où mon choix pour le PC ici] déterrées [texte ? Je ne dis pas que c'est faux, mais j'ai qd même un doute ; est-ce que tu ne changes pas le sens ? Elena ?] et elle est partie, entraînée par l'eau.
Les mots avec lesquels elle explique sa situation ne changent jamais.

—Tomá —ofrece Luis, de pronto, mientras pone entre las manos ajadas de la anciana la mojarra frita de la que él hasta hace unos instantes comía.

— Prends, propose aussitôt Luis, tandis qu'il pose le poisson frit qu'il était en train de manger quelques instants plus tôt, dans les mains ridées de la vieille femme.

Tradabordo a dit…

Una noche de luna gorda desenterró sus cimientos y se fue con el agua —las palabras con las que explica su situación nunca cambian.

— [?]/ Vu la phrase suivante, je comprends que ça fait partie du discours de la femme /// OK, mais y en a-t-il un en V.O. ? Car il faut se caler sur le choix de l'auteure, dans le cas qui nous occupe ; vérifie Une nuit de pleine lune, les fondations se sont retrouvées [vous étiez bien au PC ?/ on était au présent d'où mon choix pour le PC ici /// pas un critère de choix, en l'occurrence. Tu peux opter pour le PC ici, mais pour d'autres raisons] déterrées [texte ? Je ne dis pas que c'est faux, mais j'ai qd même un doute ; est-ce que tu ne changes pas le sens ? Elena ?] et elle est partie, entraînée par l'eau.
Les mots avec lesquels elle explique sa situation ne changent jamais.

—Tomá —ofrece Luis, de pronto, mientras pone entre las manos ajadas de la anciana la mojarra frita de la que él hasta hace unos instantes comía.

— Prends, propose aussitôt Luis, tandis qu'il pose [je pense qu'en passant par un gérondif, ça devrait simplifier / essaie et voyons ce que ça donne] le poisson frit qu'il était en train de manger quelques instants plus tôt, dans les mains ridées de la vieille femme.

Justine a dit…

na noche de luna gorda desenterró sus cimientos y se fue con el agua —las palabras con las que explica su situación nunca cambian.

Une nuit de pleine lune, les fondations se sont retrouvées déterrées [texte ? Je ne dis pas que c'est faux, mais j'ai qd même un doute ; est-ce que tu ne changes pas le sens ? Elena ?] et elle est partie, entraînée par l'eau.
Les mots avec lesquels elle explique sa situation ne changent jamais.

—Tomá —ofrece Luis, de pronto, mientras pone entre las manos ajadas de la anciana la mojarra frita de la que él hasta hace unos instantes comía.

— Prends, propose aussitôt Luis en posant le poisson frit qu'il était en train de manger quelques instants plus tôt, dans les mains ridées de la vieille femme.

Tradabordo a dit…

na noche de luna gorda desenterró sus cimientos y se fue con el agua —las palabras con las que explica su situación nunca cambian.

Une nuit de pleine lune, les fondations se sont retrouvées [est-ce que ce ne serait pas mieux avec un simple « ont été » ?] déterrées [texte ? Je ne dis pas que c'est faux, mais j'ai qd même un doute ; est-ce que tu ne changes pas le sens ? Elena ?] et elle est partie, entraînée par l'eau.
Les mots avec lesquels elle explique sa situation ne changent jamais.

—Tomá —ofrece Luis, de pronto, mientras pone entre las manos ajadas de la anciana la mojarra frita de la que él hasta hace unos instantes comía.

— Prends, propose aussitôt Luis en posant le poisson frit qu'il était en train de manger quelques instants plus tôt, dans les mains ridées de la vieille femme [du coup, tu peux avancer ça].

Elena a dit…

Une nuit de pleine lune, les fondations se sont déchaussées et elle est partie, entraînée par l'eau. Les mots avec lesquels elle explique sa situation ne changent jamais.

—Tomá —ofrece Luis, de pronto, mientras pone entre las manos ajadas de la anciana la mojarra frita de la que él hasta hace unos instantes comía.

— Prends, propose aussitôt Luis, en posant dans les mains ridées de la vieille femme, le poisson frit qu'il était en train de manger quelques instants plus tôt.


Que fait-on pour "mojarra" ?

Pour info : Mojarra = http://www.agroindustria.gob.ar/site/pesca/pesca_continental/04-Especies%20fluviales/mojarra.php

Photo : http://images.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fwww.tucutur.com.ar%2Fcultura%2Fdgzaia%2F031b.jpg&imgrefurl=http%3A%2F%2Fwww.tucutur.com.ar%2Fcultura%2Fdgzaia%2F031b.html&h=600&w=800&tbnid=piq29oruUPrLyM%3A&docid=Z6NWltmXs1Va9M&ei=QJAMWNzRHIL3aM-rq-AH&tbm=isch&iact=rc&uact=3&dur=1711&page=0&start=0&ndsp=20&ved=0ahUKEwjc8e6g2_DPAhWCOxoKHc_VCnwQMwgjKAUwBQ&bih=912&biw=946

Ici, on le trouve dans les aquariums : https://www.aquadebutant.com/fiches-des-tropicaux/topic10874.html
(Celle d'Argentine est tout en bas)

C'est un poisson qui ressemble fortement à l'ablette :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ablette

Tradabordo a dit…

Pas le temps de regarder le détail, pour cette histoire de poisson – si pas d'équivalent, tu laisses en V.O, et tu mets une note.

Justine a dit…

Une nuit de pleine lune, les fondations se sont déchaussées et elle est partie, entraînée par l'eau. Les mots avec lesquels elle explique sa situation ne changent jamais.

—Tomá —ofrece Luis, de pronto, mientras pone entre las manos ajadas de la anciana la mojarra frita de la que él hasta hace unos instantes comía.

— Prends, propose aussitôt Luis, en posant dans les mains ridées de la vieille femme, la mojarra* frite qu'il était en train de manger quelques instants plus tôt.

*mojarra : poisson d'eau douce ressemblant à l'Ablette

Tradabordo a dit…

Une nuit de pleine lune, les fondations se sont déchaussées [???? ça se dit ?] et elle est partie, entraînée [ou juste : « et elle a été entraînée par l'eau » ?] par l'eau. Les mots avec lesquels elle explique sa situation ne changent jamais.

—Tomá —ofrece Luis, de pronto, mientras pone entre las manos ajadas de la anciana la mojarra frita de la que él hasta hace unos instantes comía.

— Prends, propose aussitôt Luis, en posant dans les mains ridées de la vieille femme, [la virgule ?] la mojarra* frite qu'il était en train de manger quelques instants plus tôt.

*mojarra : poisson d'eau douce ressemblant à l'Ablette

Justine a dit…

« Les fondations se sont déchaussées » se dit, mais avec très peu d’occurrences (2).

Une nuit de pleine lune, les fondations ont été ébranlées et elle a été entraînée par l'eau. Les mots avec lesquels elle explique sa situation ne changent jamais.

—Tomá —ofrece Luis, de pronto, mientras pone entre las manos ajadas de la anciana la mojarra frita de la que él hasta hace unos instantes comía.

— Prends, propose aussitôt Luis, en posant dans les mains ridées de la vieille femme la mojarra* frite qu'il était en train de manger quelques instants plus tôt.

*mojarra : poisson d'eau douce ressemblant à l'Ablette

Elena a dit…

Je ne sais plus si on doit suivre l'usage ou la règle. Pour "Déchausser" : CNRTLc) MAÇONN. Déchausser un mur. ,,Ôter la terre qui forme une ceinture de ses fondations`` (Chesn. 1857). À mesure que l'on déchausse quelque édifice à Pompeîa, on enlève ce que donne la fouille (Chateaubr., Voy. Amér., Fr. et Ital.,1827, p. 231).
− Emploi pronom. Se dégrader par la base. Les blocs de granit se déchaussent (Verhaeren, Villes tentac.,1895, p. 85).

Tradabordo a dit…

Une nuit de pleine lune, les fondations ont été ébranlées et elle a été entraînée par l'eau. Les mots avec lesquels elle explique sa situation ne changent jamais.
— Prends, propose aussitôt Luis, en posant dans les mains ridées de la vieille femme la mojarra* frite qu'il était en train de manger quelques instants plus tôt.

*mojarra : poisson d'eau douce ressemblant à l'Ablette

OK.

Elena ?

Elena a dit…

OK.

Justine a dit…

Une nuit de pleine lune, les fondations ont été ébranlées et elle a été entraînée par l'eau. Les mots avec lesquels elle explique sa situation ne changent jamais.
— Prends, propose aussitôt Luis, en posant dans les mains ridées de la vieille femme la mojarra* frite qu'il était en train de manger quelques instants plus tôt.

*mojarra : poisson d'eau douce ressemblant à l'Ablette

OK.

El brazo lento del río refleja al extraño dúo, pareja dispar en la que una figura menuda acepta el tesoro que ofrece un gigante.

Le bras lent du fleuve reflète l'étrange duo, couple disparate dans lequel une silhouette menue accepte le trésor que lui offre un géant.

El rostro de la agasajada se ilumina; palpa la carne untuosa, traga la saliva que anticipa el festín y ríe agradecida. Ríe con toda su risa.

Le visage de celle qui reçoit ce cadeau s'illumine ; elle palpe la chair grasse, avale sa salive en anticipant son festin et rit, reconnaissante. Elle rit à gorge déployée.

Tradabordo a dit…

Le bras lent du fleuve reflète l'étrange duo, couple disparate dans lequel une silhouette menue accepte le trésor que lui offre un géant.

El rostro de la agasajada se ilumina; palpa la carne untuosa, traga la saliva que anticipa el festín y ríe agradecida. Ríe con toda su risa.

Le visage de celle qui reçoit ce cadeau s'illumine ; elle palpe la chair grasse [texte ?], avale sa salive en anticipant son [le possessif ? J'hésite] festin et rit, reconnaissante. Elle rit à gorge déployée.

Justine a dit…

Le bras lent du fleuve reflète l'étrange duo, couple disparate dans lequel une silhouette menue accepte le trésor que lui offre un géant.

El rostro de la agasajada se ilumina; palpa la carne untuosa, traga la saliva que anticipa el festín y ríe agradecida. Ríe con toda su risa.

Le visage de celle qui reçoit ce cadeau s'illumine ; elle palpe la chair onctueuse, avale sa salive en anticipant le festin et rit, reconnaissante. Elle rit à gorge déployée.

Tradabordo a dit…

Le bras lent du fleuve reflète l'étrange duo, couple disparate dans lequel une silhouette menue accepte le trésor que lui offre un géant.
Le visage de celle qui reçoit ce cadeau s'illumine ; elle palpe la chair onctueuse, avale sa salive en anticipant le festin et rit, reconnaissante. Elle rit à gorge déployée.

OK.

Elena ?

Elena a dit…

OK.