mercredi 2 mars 2016

Projet Hadjer / Cécilia – phrases 87-100

Papá recorrió con parsimonia la casa. Le llevó mucho tiempo. Con calma registró cada hueco. El corazón me latía en los oídos. Por primera vez me sentía sola. La angustia me impedía respirar, y desde el día anterior no sabíamos dónde estaba mamá. Papá abrió la puerta del armario, yo ahogué un grito y, de pronto, me reuní con mi gemela.
Desde entonces vagamos juntas. Nunca vimos de nuevo a papá. Nunca hemos visto, de hecho, a nadie más que no sea como nosotras, un proyecto inacabado, una pausa entre la violencia y la angustia. Crecimos, pasaron los años, las décadas, nuestros cabellos blanquearon. Estamos cansadas. Ya apenas salimos. Compartimos una irrefrenable pereza.

Pero tenemos hambre.

Traduction temporaire :


Papa parcourut la maison soigneusement. Cela lui prit beaucoup de temps. Avec calme, il fouilla chaque creux. Mon cœur battait dans mes oreilles. Pour la première fois, je me sentais seule. L'angoisse m'empêchait de respirer, et depuis la veille, nous ignorions où était maman. Papa ouvrit la porte de l'armoire, j’étouffai un cri, et aussitôt, je rejoignis ma jumelle.
 Depuis ce jour-là, nous errons ensemble. Nous n'avons jamais revu papa. En fait, nous n’avons jamais connu personne d’autre qui ne soit comme nous, un projet inachevé, une pause entre la violence et l'angoisse. Nous grandîmes, les années passèrent, les décennies, nos cheveux blanchirent. Nous sommes fatiguées. Nous sortons à peine. Nous partageons une paresse irrépressible.

MAIS NOUS AVONS FAIM.

11 commentaires:

Cécilia Solvez a dit…

Papa parcouru avec lenteur la maison. Il mit beaucoup temps. Avec calme, il fouilla chaque creux. Les battements de mon cœur se ressentait à mes oreilles. Pour la première fois, je me sentais seule. L'angoisse m'empêchait de respirer, et depuis le jour antérieur, nous savions pas où était maman. Papa ouvrit la porte de l'armoire, j'etouffai un cri, et tout d'un coup, je rejoignit ma jumelle.
Depuis ce jour-là, nous errons ensemble. Plus jamais nous vîmes de nouveau à papa. Jamais nous avons vu, de fait, à une personne de plus qui n'ai pas comme nous, un projet inachevé, une pause entre la violence et l'angoisse. Nous grandîmes, les années passèrent, les décennies, nos cheveux blanchirent. Nous sommes fatiguées. Nous sortons à peine. Nous partageons une paresse irrépressible.
MAIS NOUS AVONS FAIM.

Tradabordo a dit…

Papa parcouru [grammaire] avec lenteur [placé à la fin + est-ce exactement le sens ?] la maison. Il mit [ou : « Cela lui prit » ? Je vous laisse trancher…] beaucoup temps. Avec calme, il fouilla chaque creux. Les battements de mon cœur se ressentait à mes oreilles [vous devriez traduire littéralement]. Pour la première fois, je me sentais seule. L'angoisse m'empêchait de respirer, et depuis le jour antérieur [mal dit], nous [manque quelque chose ici] savions pas [pas mieux avec « ignorer » ?] où était maman. Papa ouvrit la porte de l'armoire, j'etouffai [ortho] un cri, et tout d'un coup [tirets ? Vérifiez], je rejoignit [grammaire : attention de prendre le temps de vous relire avant de publier] ma jumelle.
Depuis ce jour-là, nous errons ensemble. Plus jamais nous [manque quelque chose ; vous avez manifestement un problème avec la double négation : NE… PAS] vîmes de nouveau [voir de nouveau = ?] à [incorrect] papa. Jamais nous [grammaire] avons vu, de fait, à une personne de plus qui n'ai pas comme nous, un projet inachevé, une pause entre la violence et l'angoisse. Nous grandîmes, les années passèrent, les décennies, nos cheveux blanchirent. Nous sommes fatiguées. Nous sortons à peine. Nous partageons une paresse irrépressible.

La fin est à reprendre. Faites attention à la grammaire.
MAIS NOUS AVONS FAIM.

Hadjer Bouzid a dit…

Papa parcourut la maison avec parcimonie. Cela lui prit beaucoup de temps. Avec calme, il fouilla chaque creux. Mon cœur battait dans mes oreilles. Pour la première fois, je me sentais seule. L'angoisse m'empêchait de respirer, et depuis la veille, nous ignorions où était maman. Papa ouvrit la porte de l'armoire, j’étouffai un cri, et aussitôt, fus réunie avec ma jumelle.
Depuis ce jour-là, nous errons ensemble. Nous n'avons jamais revu papa. Nous n’avons jamais vu, en fait, personne d’autre qui ne soit comme nous, un projet inachevé, une pause entre la violence et l'angoisse. Nous grandîmes, les années passèrent, les décennies, nos cheveux blanchirent. Nous sommes fatiguées. Nous sortons à peine. Nous partageons une paresse irrépressible.

MAIS NOUS AVONS FAIM.

Cécilia Solvez a dit…

Papa parcourut la maison doucement. Cela lui prit beaucoup temps. Avec calme, il fouilla chaque creux. Les battements du cœur me résonnait aux oreilles. Pour la première fois, je me sentais seule. L'angoisse m'empêchait de respirer, et depuis la veille, nous ignorions où était maman. Papa ouvrit la porte de l'armoire, j'étouffai un cri et, tout d'un coup, ( là je vois pas les tirets, dans la VO y a juste une virgule après "pronto") je rejoignis ma jumelle.
Depuis ce jour-là, nous errons ensemble. Plus jamais nous ne revîmes papa. Jamais nous n'avons vu, de fait, une personne qui ne soit pas comme nous, un projet inachevé, une pause entre la violence et l'angoisse. Nous grandîmes, les années passèrent, les décennies, nos cheveux blanchirent. Nous sommes fatiguées. Et, nous sortons à peine. Nous partageons une paresse irrépressible.

MAIS NOUS AVONS FAIM.

Tradabordo a dit…

Papa parcourut la maison avec parcimonie [dans le sens de « précautionneusement » ? Vérifiez]. Cela lui prit beaucoup de temps. Avec calme, il fouilla chaque creux. Mon cœur battait dans mes oreilles. Pour la première fois, je me sentais seule. L'angoisse m'empêchait de respirer, et depuis la veille, nous ignorions où était maman. Papa ouvrit la porte de l'armoire, j’étouffai un cri, et aussitôt, fus réunie avec [« je rejoignis »] ma jumelle.
Depuis ce jour-là, nous errons ensemble. Nous n'avons jamais revu papa. Nous n’avons jamais vu [un moyen de ne pas répéter « voir » ?], en fait [commencez par ça], personne d’autre qui ne soit comme nous, un projet inachevé, une pause entre la violence et l'angoisse. Nous grandîmes, les années passèrent, les décennies, nos cheveux blanchirent. Nous sommes fatiguées. Nous sortons à peine. Nous partageons une paresse irrépressible.
MAIS NOUS AVONS FAIM.

La fin est assez flippante :-))))))

Hadjer Bouzid a dit…

Papa parcourut la maison avec précaution. Cela lui prit beaucoup de temps. Avec calme, il fouilla chaque creux. Mon cœur battait dans mes oreilles. Pour la première fois, je me sentais seule. L'angoisse m'empêchait de respirer, et depuis la veille, nous ignorions où était maman. Papa ouvrit la porte de l'armoire, j’étouffai un cri, et aussitôt, je rejoignis ma jumelle.
 Depuis ce jour-là, nous errons ensemble. Nous n'avons jamais revu papa. En fait, nous n’avons jamais connu personne d’autre qui ne soit comme nous, un projet inachevé, une pause entre la violence et l'angoisse. Nous grandîmes, les années passèrent, les décennies, nos cheveux blanchirent. Nous sommes fatiguées. Nous sortons à peine. Nous partageons une paresse irrépressible.


MAIS NOUS AVONS FAIM.



En effet, la fin est pas mal du tout dans le genre flippant !

Cécilia Solvez a dit…

Papa parcourut la maison avec précaution. (C'est dans le sens qu'il parcourt la maison en faisant attention aux moindres détails) Cela lui prit beaucoup de temps. Avec calme, il fouilla chaque creux. Mon cœur battait dans mes oreilles. Pour la première fois, je me sentais seule. L'angoisse m'empêchait de respirer, et depuis la veille, nous ignorions où était maman. Papa ouvrit la porte de l'armoire, j’étouffai un cri, et aussitôt, je rejoignis ma jumelle.
Depuis ce jour-là, nous errons ensemble. Nous n'avons jamais revu papa. Nous n’avons jamais aperçu, de fait (j'ai pas compris pour "ça", je dois écrire "ça fait"?), personne d’autre qui ne soit comme nous, un projet inachevé, une pause entre la violence et l'angoisse. Nous grandîmes, les années passèrent, les décennies, nos cheveux blanchirent. Nous sommes fatiguées. Nous sortons à peine. Nous partageons une paresse irrépressible.
MAIS NOUS AVONS FAIM.

Tradabordo a dit…

Papa parcourut la maison avec précaution [« soigneusement » ; comme ça, on couvre un champ sémantique plus large]. Cela lui prit beaucoup de temps. Avec calme, il fouilla chaque creux. Mon cœur battait dans mes oreilles. Pour la première fois, je me sentais seule. L'angoisse m'empêchait de respirer, et depuis la veille, nous ignorions où était maman. Papa ouvrit la porte de l'armoire, j’étouffai un cri, et aussitôt, je rejoignis ma jumelle.
 Depuis ce jour-là, nous errons ensemble. Nous n'avons jamais revu papa. En fait, nous n’avons jamais connu personne d’autre qui ne soit comme nous, un projet inachevé, une pause entre la violence et l'angoisse. Nous grandîmes, les années passèrent, les décennies, nos cheveux blanchirent. Nous sommes fatiguées. Nous sortons à peine. Nous partageons une paresse irrépressible.


MAIS NOUS AVONS FAIM.


Hadjer Bouzid a dit…

Papa parcourut la maison soigneusement. Cela lui prit beaucoup de temps. Avec calme, il fouilla chaque creux. Mon cœur battait dans mes oreilles. Pour la première fois, je me sentais seule. L'angoisse m'empêchait de respirer, et depuis la veille, nous ignorions où était maman. Papa ouvrit la porte de l'armoire, j’étouffai un cri, et aussitôt, je rejoignis ma jumelle.
 Depuis ce jour-là, nous errons ensemble. Nous n'avons jamais revu papa. En fait, nous n’avons jamais connu personne d’autre qui ne soit comme nous, un projet inachevé, une pause entre la violence et l'angoisse. Nous grandîmes, les années passèrent, les décennies, nos cheveux blanchirent. Nous sommes fatiguées. Nous sortons à peine. Nous partageons une paresse irrépressible.


MAIS NOUS AVONS FAIM.

Tradabordo a dit…

Papa parcourut la maison soigneusement. Cela lui prit beaucoup de temps. Avec calme, il fouilla chaque creux. Mon cœur battait dans mes oreilles. Pour la première fois, je me sentais seule. L'angoisse m'empêchait de respirer, et depuis la veille, nous ignorions où était maman. Papa ouvrit la porte de l'armoire, j’étouffai un cri, et aussitôt, je rejoignis ma jumelle.
 Depuis ce jour-là, nous errons ensemble. Nous n'avons jamais revu papa. En fait, nous n’avons jamais connu personne d’autre qui ne soit comme nous, un projet inachevé, une pause entre la violence et l'angoisse. Nous grandîmes, les années passèrent, les décennies, nos cheveux blanchirent. Nous sommes fatiguées. Nous sortons à peine. Nous partageons une paresse irrépressible.


MAIS NOUS AVONS FAIM.

OK.

Cécilia ?

Maintenant que c'est fini :
- vous allez dans « Travaux en cours » (colonne de gauche du blog).
- vous prenez votre traduction. Vous la mettez dans un doc Word ou Open Office.
- vous relisez bien, notamment pour vous assurer qu'il ne manque pas une phrase ou deux (qui aurait sauté dans le copier-coller), qu'il n'y a pas de coquilles… et pour voir si tout est OK pour vous.
- vous remettez la mise en page de la V.O.
- quand tout cela est fait, vous m'envoyez votre traduction par mail.
- Là, je relis une petite dernière fois et je publie dans les anthologies de Lectures d'ailleurs.

Par ailleurs, maintenant que vous avez terminé ce travail, vous avez fait ce que vous deviez faire pour le cours. Cela ne vous empêche pas, si vous en avez envie, juste pour le plaisir, de continuer à traduire sur Tradabordo, ensemble ou seules. Si ça vous intéresse, vous m'envoyez un mail pour me le dire. Vous le comprenez, ça n'est pas obligatoire…

Cécilia Solvez a dit…

Oui la traduction du dernier passage me convient